Les utilisateurs - Jean-Philippe Accart https://www.jpaccart.ch/articles/les-utilisateurs/feed/atom/ 2025-04-16T21:37:17+00:00 Jean-Philippe Accart bs@sturmundbraem.ch Joomla! - Open Source Content Management (2018) Médiation : suivez les 5 recommandations d'un pro ! 2018-06-20T05:52:26+00:00 2018-06-20T05:52:26+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/2018-mediation-suivez-les-5-recommandations-dun-pro.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> <!-- START IMAGE 1 --> <div class="page-image"> <div id="lightbox-zoom"> <a class="fancybox" href="https://www.jpaccart.ch/images/content//couv315_size2.jpg" title="Archimag, juin 2018"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/content//couv315_size1.jpg" alt="Archimag, juin 2018" /></a> </div> <p class="image-caption"> Archimag, juin 2018 </p> </div> <!-- END IMAGE 1 --> </div> <div class="page-intro"> <!-- START IMAGE 1 --> <div class="page-image"> <div id="lightbox-zoom"> <a class="fancybox" href="https://www.jpaccart.ch/images/content//couv315_size2.jpg" title="Archimag, juin 2018"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/content//couv315_size1.jpg" alt="Archimag, juin 2018" /></a> </div> <p class="image-caption"> Archimag, juin 2018 </p> </div> <!-- END IMAGE 1 --> </div> (2017) - Compétences informationnelles et employabilité : y a-t-il un lien de cause à effet ? 2017-10-27T11:18:44+00:00 2017-10-27T11:18:44+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/2017-competences-informationnelles-et-employabilite-y-a-t-il-un-lien-de-cause-a-effet.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (2015) - De l’identité sociale à l’identité numérique. Territoires, composantes et traces 2015-12-01T15:15:18+00:00 2015-12-01T15:15:18+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/2015-de-l-identite-sociale-a-l-identite-numerique-territoires-composantes-et-traces.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> <!-- START IMAGE 1 --> <div class="page-image"> <div id="lightbox-zoom"> <a class="fancybox" href="https://www.jpaccart.ch/images/content//fabden_size2.png" title="FABDEN"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/content//fabden_size1.png" alt="FABDEN" /></a> </div> <p class="image-caption"> FABDEN </p> </div> <!-- END IMAGE 1 --> Résumé <br /> <br />L’identité sociale (ou la sphère privée d’un individu) est relativement aisée à déterminer, elle comporte un certain nombre d’attributs donnés par la société, la famille ou le cercle amical et professionnel. L’identité numérique n’est pas très éloignée, mais est une sorte de double créé.... </div> <div class="page-intro"> <!-- START IMAGE 1 --> <div class="page-image"> <div id="lightbox-zoom"> <a class="fancybox" href="https://www.jpaccart.ch/images/content//fabden_size2.png" title="FABDEN"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/content//fabden_size1.png" alt="FABDEN" /></a> </div> <p class="image-caption"> FABDEN </p> </div> <!-- END IMAGE 1 --> Résumé <br /> <br />L’identité sociale (ou la sphère privée d’un individu) est relativement aisée à déterminer, elle comporte un certain nombre d’attributs donnés par la société, la famille ou le cercle amical et professionnel. L’identité numérique n’est pas très éloignée, mais est une sorte de double créé.... </div> (2015) - "Dialogue et lien intergénérationnel: que fait la bibliothèque ?" 2015-06-23T07:00:36+00:00 2015-06-23T07:00:36+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/2015-dialogue-et-lien-intergenerationnel-que-fait-la-bibliotheque.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> <!-- START IMAGE 1 --> <div class="page-image"> <div id="lightbox-zoom"> <a class="fancybox" href="https://www.jpaccart.ch/images/content//seniors-2_size2.jpg" title="in Dossier 191 : Seniors en bibliothèque"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/content//seniors-2_size1.jpg" alt="in Dossier 191 : Seniors en bibliothèque" /></a> </div> <p class="image-caption"> in Dossier 191 : Seniors en bibliothèque </p> </div> <!-- END IMAGE 1 --> </div> <div class="page-intro"> <!-- START IMAGE 1 --> <div class="page-image"> <div id="lightbox-zoom"> <a class="fancybox" href="https://www.jpaccart.ch/images/content//seniors-2_size2.jpg" title="in Dossier 191 : Seniors en bibliothèque"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/content//seniors-2_size1.jpg" alt="in Dossier 191 : Seniors en bibliothèque" /></a> </div> <p class="image-caption"> in Dossier 191 : Seniors en bibliothèque </p> </div> <!-- END IMAGE 1 --> </div> (2012) - La médiation: un peu d’humain dans un monde de technologie 2013-03-31T15:55:19+00:00 2013-03-31T15:55:19+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/2012-la-mediation-un-peu-d-humain-dans-un-monde-de-technologie.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p>in <strong>Argus, hiver 2012, vol. 40, n&deg;3, p. 16-18</strong><span ></span></p><p><span ></span></p><p><strong>R&eacute;sum&eacute;:</strong> </p><p>Une des formes prises par la communication envers le public dans les services d&#39;archives, de biblioth&egrave;que ou de documentation (ABD) - ainsi que dans les mus&eacute;es ou d&#39;autres institutions culturelles ou &eacute;ducatives - est la forme de la m&eacute;diation, concept qui tend &agrave; se d&eacute;velopper et qui s&#39;adapte parfaitement &agrave; leur situation actuelle&nbsp;: le lien avec l&#39;usager ne demande qu&#39;&agrave; &ecirc;tre renforc&eacute; au travers de la m&eacute;diation. Certains services de biblioth&egrave;ques n&#39;h&eacute;sitent pas &agrave; proposer des postes de m&eacute;diateur qu&#39;ils soient culturel ou num&eacute;rique, ils seront sans doute suivis par les services de documentation et d&#39;archives. Des formations &agrave; la m&eacute;diation se mettent en place.</p><p><br /><strong>Une des origines du d&eacute;veloppement du concept de m&eacute;diation</strong> - ou d&#39;interm&eacute;diation - depuis les ann&eacute;es 1980-1990 est l&#39;arriv&eacute;e des technologies de l&#39;information qui permettent d&#39;orienter diff&eacute;remment les services et les prestations documentaires et de proposer de nouveaux services. Les domaines d&#39;intervention des professionnels de l&#39;information s&#39;&eacute;largissent consid&eacute;rablement&nbsp;: formation des utilisateurs aux outils informatiques (interrogation de catalogues en ligne, de bases de donn&eacute;es, de moteurs de recherche, utilisation de la traduction en ligne...), assistance (&agrave; l&#39;utilisation du ou des service[s] propos&eacute;[s]), conception de nouveaux produits d&#39;information, application de techniques de marketing, veille informationnelle...</p><p><br /><strong>La m&eacute;diation est multiple</strong>, elle peut se concevoir du point de vue du professionnel de l&#39;information, de celui de l&#39;usager ou du fonds documentaire lui-m&ecirc;me. Elle s&#39;amplifie avec l&#39;offre d&#39;une organisation th&eacute;matique des collections faite par certaines institutions : autour d&#39;un p&ocirc;le th&eacute;matique sont r&eacute;unis plusieurs supports d&#39;information (ouvrages, p&eacute;riodiques, audiovisuels, banques de donn&eacute;es...) qui auparavant &eacute;t&eacute; r&eacute;partis de mani&egrave;re traditionnelle en s&eacute;parant les supports. L&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information ne se fait plus selon le support lui-m&ecirc;me (la salle de r&eacute;f&eacute;rence&nbsp;; la salle des p&eacute;riodiques&nbsp;; l&#39;espace multim&eacute;dia...), mais autour d&#39;un th&egrave;me particulier, &agrave; l&#39;exemple de la biblioth&egrave;que municipale de Lyon (BmL), qui a organis&eacute; ses collections de cette mani&egrave;re ou de la Biblioth&egrave;que nationale suisse &agrave; Berne, ce qui a permis dans le m&ecirc;me temps de r&eacute;nover les salles ouvertes au public, tout en &eacute;tant en ad&eacute;quation avec la strat&eacute;gie et les missions de l&#39;institution. Le recours &agrave; un sp&eacute;cialiste du th&egrave;me, &agrave; un expert, renforce l&#39;offre de service. Chaque<br />p&ocirc;le th&eacute;matique peut comporter un bureau de r&eacute;f&eacute;rence sp&eacute;cialis&eacute;.</p><p><br /><strong>Un autre type de m&eacute;diation</strong> est la proposition faite, dans des secteurs vari&eacute;s, de prestations d&#39;aide personnalis&eacute;e &agrave; la recherche, avec l&#39;assistance d&#39;un professionnel. Cette prestation prend le nom de &laquo;&nbsp;Book a Librarian&nbsp;&raquo; donnant la possibilit&eacute; &agrave; un utilisateur qui le souhaite de &laquo;&nbsp;r&eacute;server&nbsp;&raquo; les services d&#39;un professionnel comp&eacute;tent. Cette orientation vers une individualisation des prestations est certainement une voie d&#39;avenir pour les professions de l&#39;information, elle correspond &eacute;galement aux &eacute;volutions actuelles de la soci&eacute;t&eacute;, avec des offres de produits et de services de plus en plus personnalis&eacute;es.<br /><br />En parall&egrave;le aux fonctions traditionnelles, la fonction de m&eacute;diation vers de nouvelles prestations d&#39;information entra&icirc;ne l&#39;acquisition de comp&eacute;tences et de savoirs suppl&eacute;mentaires&nbsp;: technicit&eacute;, expertise, p&eacute;dagogie, communication.<br /><br />Selon J.-C.&nbsp;Brochard, auteur du blog <em>Biblioth&egrave;que publique</em>, &laquo;&nbsp;le constat n&#39;est plus &agrave; faire, les biblioth&egrave;ques &eacute;tant de moins en moins un passage oblig&eacute; pour acc&eacute;der &agrave; la formation, elles doivent d&eacute;velopper leurs activit&eacute;s de m&eacute;diation dans l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information et &eacute;laborer de nouvelles offres de services si elles veulent continuer &agrave; &ecirc;tre utiles &agrave; leurs usagers. Les biblioth&eacute;caires sont par d&eacute;finition des sp&eacute;cialistes de la gestion et de la recherche d&#39;information. Il me semble qu&#39;ils ont tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; continuer &agrave; d&eacute;velopper ces comp&eacute;tences, en ayant constamment &agrave; l&#39;esprit qu&#39;il leur appartient de transmettre au public, qui est de plus en plus amen&eacute; &agrave; utiliser par lui-m&ecirc;me des outils complexes de recherche d&#39;information, des connaissances utiles et adapt&eacute;es &agrave; ses besoins sur<br />es moyens qui sont &agrave; sa disposition pour trouver et g&eacute;rer de l&#39;information&nbsp;&raquo;.</p><p><br /><strong>La notion de m&eacute;diation induit</strong> de toute &eacute;vidence un aspect humain important, mais &eacute;galement un aspect relationnel fort avec une mise en relation entre une demande (celle du public) et une offre (celle du professionnel) : il s&#39;agit donc d&#39;une relation de service. Elle comporte, enfin, un aspect professionnel : comportement, attitude et r&eacute;ponse apport&eacute;e &agrave; un besoin d&#39;information.</p><p><br />La m&eacute;diation concerne&nbsp;:<br /></p><p>-&nbsp;l&#39;ensemble des m&eacute;tiers de l&#39;accueil dans les services ABD : service de r&eacute;f&eacute;rence sur place ou en ligne, de renseignement, d&#39;orientation...</p><p><br />-&nbsp;les responsables des formations aupr&egrave;s du&nbsp;public : &agrave; la recherche d&#39;information, sur le catalogue (OPAC), &agrave; Internet...</p><p><br />-&nbsp;&nbsp;les charg&eacute;s de l&#39;animation : pour l&#39;accueil des publics scolaires, jeunes et autres publics...</p><p><br /><strong>D&eacute;finir la (les) m&eacute;diation(s)</strong></p><p><br />La m&eacute;diation est avant tout une mise en relation du public et des collections, elle se traduit par un transfert d&#39;informations : renseignements, orientation, aide, recherche d&#39;information et de documents, formation &agrave; l&#39;information... Il&nbsp; s&#39;agit de la m&eacute;diation d&#39;information ou m&eacute;diation documentaire - la plus &laquo; &eacute;vidente &raquo;. Il existe d&#39;autres aspects&nbsp;:</p><p><br />-&nbsp;<strong>la m&eacute;diation sociale</strong>, qui s&#39;adresse &agrave; des publics diff&eacute;rents issus par exemple de l&#39;immigration ou de milieux d&eacute;favoris&eacute;s n&#39;ayant pas acc&egrave;s au livre ou &agrave; la culture. Il s&#39;agit aussi de publics dit &laquo; emp&ecirc;ch&eacute;s &raquo; qui incluent les prisonniers, les malades, les personnes handicap&eacute;es. Dans tous ces cas de figures, avec un travail en profondeur avec les associations locales, les services d&#39;archives, biblioth&egrave;que, ou de documentation peuvent apporter des r&eacute;ponses avec la mise en place de collections, de services et d&#39;animations adapt&eacute;s. La m&eacute;diation sociale montre &agrave; l&#39;&eacute;vidence qu&#39;il s&#39;agit d&#39;un des rares endroits dans la cit&eacute; o&ugrave; se construit le lien social. </p><p><br />-&nbsp;<strong>la m&eacute;diation culturelle</strong> qui s&#39;applique &agrave; la politique culturelle en lien avec celle de la ville, de la r&eacute;gion, de l&#39;universit&eacute;, du pays... Elle permet l&#39;organisation d&#39;expositions, vernissages, la venue d&#39;artistes, d&#39;&eacute;crivains, des conf&eacute;rences et d&eacute;bats, la mise en valeur de<br />collections particuli&egrave;res, de fonds locaux ou patrimoniaux. Un rapprochement biblioth&egrave;que et mus&eacute;e est alors possible.</p><p><br />-&nbsp;<strong>la m&eacute;diation num&eacute;rique</strong>, qui am&egrave;ne au web social, car la m&eacute;diation num&eacute;rique se d&eacute;veloppe depuis l&#39;apparition du web social. Fr&eacute;d&eacute;ric Cavazza, sp&eacute;cialiste des m&eacute;dias sociaux, les d&eacute;finit ainsi&nbsp;: &quot;<em>Les m&eacute;dias sociaux d&eacute;signent un ensemble de services permettant<br />&nbsp;de d&eacute;velopper des conversations et des interactions sociales sur Internet ou en situation de mobilit&eacute; &raquo;. </em>La relation de service qui se d&eacute;veloppe avec l&#39;utilisateur en situation r&eacute;elle, peut aussi &ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;e de mani&egrave;re virtuelle&nbsp;: la m&eacute;diation num&eacute;rique prend en compte la dimension virtuelle des r&eacute;seaux et facilite l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information num&eacute;rique.</p><p><br />De tels d&eacute;veloppements dans les m&eacute;tiers de l&#39;information documentaire - &agrave; la fois technologiques, humains, sociaux, culturels - am&egrave;nent l&#39;enseignant que je suis &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir sur l&#39;&eacute;volution des formations, celles-ci &eacute;tant &eacute;troitement imbriqu&eacute;es avec la vie professionnelle et permettant d&#39;envisager l&#39;avenir. La notion de &laquo;&nbsp;m&eacute;diation&nbsp;&raquo; englobe un certain nombre d&#39;aspects sur lesquels je travaille depuis de nombreuses ann&eacute;es et notamment, ce qui est en lien avec l&#39;usager. Les Universit&eacute;s de Berne et de Lausanne en Suisse ont ainsi d&eacute;cid&eacute; de proposer un programme sur cette th&eacute;matique.<br /><br /><strong>Proposition d&#39;une formation &agrave; la communication et &agrave; la m&eacute;diation dans le cadre du Programme de Master ALIS des Universit&eacute;s de Berne et de Lausanne</strong><br /><br />Les services d&#39;information documentaire montrent un int&eacute;r&ecirc;t grandissant pour ces diff&eacute;rentes m&eacute;diations et, &agrave; raison, souhaitent renforcer les comp&eacute;tences de leurs &eacute;quipes. C&#39;est dans cet objectif que le Programme de Master ALIS des Universit&eacute;s de Berne et de Lausanne a r&eacute;fl&eacute;chi en 2011 &agrave; la mise en place de deux modules sp&eacute;cifiquement consacr&eacute;s &agrave; la communication et &agrave; la m&eacute;diation,<br />th&egrave;mes g&eacute;n&eacute;ralement peu couverts par les formations continues en g&eacute;n&eacute;ral. &nbsp;Ces modules d&eacute;butent en janvier 2012 et<br />pr&eacute;sentent les caract&eacute;ristiques suivantes&nbsp;: </p><p>- ils se rapportent aux archives, aux biblioth&egrave;ques et &agrave; la documentation vus comme des domaines connexes int&eacute;gr&eacute;s aux sciences de l&#39;information et de la communication, elles-m&ecirc;mes discipline &agrave; part enti&egrave;re des sciences humaines et sociales;<br /><br />- ils consid&egrave;rent les publics, les services, l&#39;orientation-utilisateurs, la relation de service;<br /><br />- ils mettent en avant le contact avec l&#39;usager, son accueil, l&#39;aide et l&#39;orientation apport&eacute;es;<br /><br />- ils sugg&egrave;rent la comparaison possible avec d&#39;autres types de m&eacute;diation, dont la m&eacute;diation culturelle dans les mus&eacute;es;<br /><br />- ils abordent les grands principes de la communication, mais &eacute;galement ceux du marketing et du lobbying&nbsp;;</p><p><br />- ils font intervenir des experts de ces domaines en provenance de Suisse, d&#39;Allemagne, de France et du Canada.<br /><br /><br /><strong>Comment &ecirc;tre un v&eacute;ritable &laquo;communicateur&raquo; et m&eacute;diateur ABD&nbsp;?</strong> Il s&#39;agit d&#39;un vrai d&eacute;fi, que cette formation souhaite relever&nbsp;avec la connaissance approfondie des principes de communication dans ce domaine ainsi que la ma&icirc;trise des outils traditionnels et nouveaux: outils num&eacute;riques et du Web 2.0. A la suite de la formation - dont il est possible de ne suivre qu&#39;un des deux modules - le professionnel de l&#39;information sera en mesure de:<br /></p><ul> <li>proposer &agrave; son institution et d&#39;utiliser les outils de communication traditionnels et num&eacute;riques&nbsp;;</li><br /> <li>ma&icirc;triser les techniques de pr&eacute;sentation &eacute;crite et visuelle sur le Web </li><br /> <li>analyser le contenu et la qualit&eacute; de documents sp&eacute;cialis&eacute;s, d&#39;&eacute;valuer la fiabilit&eacute; et la validit&eacute; du contenu informationnel.<br /> <br /> </li></ul><p>Pour les aspects pratiques, ces deux modules <em>Communication et information </em>et <em>M&eacute;diation d&#39;information </em>sont offerts entre janvier 2012 et juin 2012. Ils sont compos&eacute;s de 80 le&ccedil;ons (chacun en 40 le&ccedil;ons soit 4 ECTS) en 4 sessions (2 pour la <em>Communication</em>, 2 pour la <em>M&eacute;diation d&#39;information</em>) et se d&eacute;rouleront en alternance soit du mercredi au samedi, soit du jeudi au samedi. Enseignements th&eacute;oriques et pratiques, travaux de groupes et interactivit&eacute; sont les composantes de ce programme, avec des intervenants de renom, reconnus dans leur sp&eacute;cialit&eacute;. L&#39;enseignement se d&eacute;roulera &agrave; Berne et &agrave; Lausanne. <br /><br /><strong>Module 1 Communication et information</strong>: </p><p><br />Session 1: du mercredi 25 janvier au samedi 28 janvier 2012 </p><p>Session 2: du jeudi 23 f&eacute;vrier au samedi 25 f&eacute;vrier 2012 </p><p><br /><strong>Module 2 M&eacute;diation d&#39;information:</strong> </p><p><br />Session 1: du mercredi 30 mai au samedi 2 juin 2012 </p><p><br />Session 2: du jeudi 28 juin au samedi 30 juin 2012</p><p><br />Toutes les personnes ayant particip&eacute; avec succ&egrave;s re&ccedil;oivent une attestation &eacute;quivalente &agrave; 4 ECTS pour chaque module.<br /><br />Les intervenants pr&eacute;vus sont des experts suisses et internationaux reconnus venant d&#39;Allemagne, de France et du Canada, repr&eacute;sentants des institutions priv&eacute;es ou publiques reconnues et communicantes&nbsp;: la Biblioth&egrave;que nationale suisse, les Archives f&eacute;d&eacute;rales suisses, le CERN, les Archives de France, la Ville de Montr&eacute;al, les Archives f&eacute;d&eacute;rales d&#39;Allemagne, la Biblioth&egrave;que centrale de Berlin, la Deutschen Bibliotheksverband<strong> </strong>&nbsp;etc. &nbsp;Certains experts exercent &agrave; titre priv&eacute; comme consultant, enseignant, ou web designer. </p><p><br /><strong>Faire en sorte que les professionnels de l&#39;information puissent acqu&eacute;rir les outils n&eacute;cessaires &agrave; une communication et une m&eacute;diation utile et efficace repr&eacute;sente l&#39;enjeu essentiel de cette formation, et finalement des m&eacute;tiers de l&#39;information en g&eacute;n&eacute;ral. La m&eacute;diation&nbsp; peut instiller un peu d&#39;humain dans un monde de technologie.</strong><br /><br /><br />JP Accart, cop. 2013<br /><br /></p><hr /><p><strong>Bibliographie</strong><br /><br />- Voir le dossier du <em>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France</em> intitul&eacute; &laquo;&thinsp;Les topographies du savoir&thinsp;&raquo;, t. 46, n&deg; 1, 2001, [en ligne], [consult&eacute; le 20 janvier 2012], adresse URL&thinsp;: &lt;http://bbf.enssib.fr/&gt;.<br /><br /><em>- </em><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bm-lyon.fr">www.bm-lyon.fr</a></p><p><br />- <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch">http://www.nb.admin.ch</a><br /><br /><br />- Voir&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/org/00779/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/org/00779/index.html?lang=fr</a><br /><br /><br />- Voir la Bodleian Library en Grande-Bretagne&nbsp;: <a href=<br />http://www.bodleian.ox.ac.uk/law/services/book-a-librarian">http://www.bodleian.ox.ac.uk/law/services/book-a-librarian</a> </p><p><br />- In <em>Biblioth&egrave;que publique</em>, 2008, [blog en ligne], [consult&eacute; le 20 janvier 2012], adresse URL&thinsp;:<br /><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://bibliothequepublic.blogspot.com/search/label/formation">http://bibliothequepublic.blogspot.com/search/label/formation</a>&nbsp; <br /><br /><br />- La Biblioth&egrave;que nationale de France a ouvert r&eacute;cemment un blog consacr&eacute; &agrave; cette th&eacute;matique : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://blog.bnf.fr/diversification_publics/" target="_parent">http://blog.bnf.fr/diversification_publics/</a><br /><br />- Les m&eacute;dias sociaux [blog en ligne], [consult&eacute; le 20 janvier 2012], adresse URL: &nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.mediassociaux.fr/2009/06/29/une-definition-des-medias-sociaux">http://www.mediassociaux.fr/2009/06/29/une-definition-des-medias-sociaux</a><br /><br />- Voir&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.archivistique.ch">http://www.archivistique.ch</a> </p><p><br /><br /><br /><br /><br /><br />&nbsp;</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p>in <strong>Argus, hiver 2012, vol. 40, n&deg;3, p. 16-18</strong><span ></span></p><p><span ></span></p><p><strong>R&eacute;sum&eacute;:</strong> </p><p>Une des formes prises par la communication envers le public dans les services d&#39;archives, de biblioth&egrave;que ou de documentation (ABD) - ainsi que dans les mus&eacute;es ou d&#39;autres institutions culturelles ou &eacute;ducatives - est la forme de la m&eacute;diation, concept qui tend &agrave; se d&eacute;velopper et qui s&#39;adapte parfaitement &agrave; leur situation actuelle&nbsp;: le lien avec l&#39;usager ne demande qu&#39;&agrave; &ecirc;tre renforc&eacute; au travers de la m&eacute;diation. Certains services de biblioth&egrave;ques n&#39;h&eacute;sitent pas &agrave; proposer des postes de m&eacute;diateur qu&#39;ils soient culturel ou num&eacute;rique, ils seront sans doute suivis par les services de documentation et d&#39;archives. Des formations &agrave; la m&eacute;diation se mettent en place.</p><p><br /><strong>Une des origines du d&eacute;veloppement du concept de m&eacute;diation</strong> - ou d&#39;interm&eacute;diation - depuis les ann&eacute;es 1980-1990 est l&#39;arriv&eacute;e des technologies de l&#39;information qui permettent d&#39;orienter diff&eacute;remment les services et les prestations documentaires et de proposer de nouveaux services. Les domaines d&#39;intervention des professionnels de l&#39;information s&#39;&eacute;largissent consid&eacute;rablement&nbsp;: formation des utilisateurs aux outils informatiques (interrogation de catalogues en ligne, de bases de donn&eacute;es, de moteurs de recherche, utilisation de la traduction en ligne...), assistance (&agrave; l&#39;utilisation du ou des service[s] propos&eacute;[s]), conception de nouveaux produits d&#39;information, application de techniques de marketing, veille informationnelle...</p><p><br /><strong>La m&eacute;diation est multiple</strong>, elle peut se concevoir du point de vue du professionnel de l&#39;information, de celui de l&#39;usager ou du fonds documentaire lui-m&ecirc;me. Elle s&#39;amplifie avec l&#39;offre d&#39;une organisation th&eacute;matique des collections faite par certaines institutions : autour d&#39;un p&ocirc;le th&eacute;matique sont r&eacute;unis plusieurs supports d&#39;information (ouvrages, p&eacute;riodiques, audiovisuels, banques de donn&eacute;es...) qui auparavant &eacute;t&eacute; r&eacute;partis de mani&egrave;re traditionnelle en s&eacute;parant les supports. L&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information ne se fait plus selon le support lui-m&ecirc;me (la salle de r&eacute;f&eacute;rence&nbsp;; la salle des p&eacute;riodiques&nbsp;; l&#39;espace multim&eacute;dia...), mais autour d&#39;un th&egrave;me particulier, &agrave; l&#39;exemple de la biblioth&egrave;que municipale de Lyon (BmL), qui a organis&eacute; ses collections de cette mani&egrave;re ou de la Biblioth&egrave;que nationale suisse &agrave; Berne, ce qui a permis dans le m&ecirc;me temps de r&eacute;nover les salles ouvertes au public, tout en &eacute;tant en ad&eacute;quation avec la strat&eacute;gie et les missions de l&#39;institution. Le recours &agrave; un sp&eacute;cialiste du th&egrave;me, &agrave; un expert, renforce l&#39;offre de service. Chaque<br />p&ocirc;le th&eacute;matique peut comporter un bureau de r&eacute;f&eacute;rence sp&eacute;cialis&eacute;.</p><p><br /><strong>Un autre type de m&eacute;diation</strong> est la proposition faite, dans des secteurs vari&eacute;s, de prestations d&#39;aide personnalis&eacute;e &agrave; la recherche, avec l&#39;assistance d&#39;un professionnel. Cette prestation prend le nom de &laquo;&nbsp;Book a Librarian&nbsp;&raquo; donnant la possibilit&eacute; &agrave; un utilisateur qui le souhaite de &laquo;&nbsp;r&eacute;server&nbsp;&raquo; les services d&#39;un professionnel comp&eacute;tent. Cette orientation vers une individualisation des prestations est certainement une voie d&#39;avenir pour les professions de l&#39;information, elle correspond &eacute;galement aux &eacute;volutions actuelles de la soci&eacute;t&eacute;, avec des offres de produits et de services de plus en plus personnalis&eacute;es.<br /><br />En parall&egrave;le aux fonctions traditionnelles, la fonction de m&eacute;diation vers de nouvelles prestations d&#39;information entra&icirc;ne l&#39;acquisition de comp&eacute;tences et de savoirs suppl&eacute;mentaires&nbsp;: technicit&eacute;, expertise, p&eacute;dagogie, communication.<br /><br />Selon J.-C.&nbsp;Brochard, auteur du blog <em>Biblioth&egrave;que publique</em>, &laquo;&nbsp;le constat n&#39;est plus &agrave; faire, les biblioth&egrave;ques &eacute;tant de moins en moins un passage oblig&eacute; pour acc&eacute;der &agrave; la formation, elles doivent d&eacute;velopper leurs activit&eacute;s de m&eacute;diation dans l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information et &eacute;laborer de nouvelles offres de services si elles veulent continuer &agrave; &ecirc;tre utiles &agrave; leurs usagers. Les biblioth&eacute;caires sont par d&eacute;finition des sp&eacute;cialistes de la gestion et de la recherche d&#39;information. Il me semble qu&#39;ils ont tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; continuer &agrave; d&eacute;velopper ces comp&eacute;tences, en ayant constamment &agrave; l&#39;esprit qu&#39;il leur appartient de transmettre au public, qui est de plus en plus amen&eacute; &agrave; utiliser par lui-m&ecirc;me des outils complexes de recherche d&#39;information, des connaissances utiles et adapt&eacute;es &agrave; ses besoins sur<br />es moyens qui sont &agrave; sa disposition pour trouver et g&eacute;rer de l&#39;information&nbsp;&raquo;.</p><p><br /><strong>La notion de m&eacute;diation induit</strong> de toute &eacute;vidence un aspect humain important, mais &eacute;galement un aspect relationnel fort avec une mise en relation entre une demande (celle du public) et une offre (celle du professionnel) : il s&#39;agit donc d&#39;une relation de service. Elle comporte, enfin, un aspect professionnel : comportement, attitude et r&eacute;ponse apport&eacute;e &agrave; un besoin d&#39;information.</p><p><br />La m&eacute;diation concerne&nbsp;:<br /></p><p>-&nbsp;l&#39;ensemble des m&eacute;tiers de l&#39;accueil dans les services ABD : service de r&eacute;f&eacute;rence sur place ou en ligne, de renseignement, d&#39;orientation...</p><p><br />-&nbsp;les responsables des formations aupr&egrave;s du&nbsp;public : &agrave; la recherche d&#39;information, sur le catalogue (OPAC), &agrave; Internet...</p><p><br />-&nbsp;&nbsp;les charg&eacute;s de l&#39;animation : pour l&#39;accueil des publics scolaires, jeunes et autres publics...</p><p><br /><strong>D&eacute;finir la (les) m&eacute;diation(s)</strong></p><p><br />La m&eacute;diation est avant tout une mise en relation du public et des collections, elle se traduit par un transfert d&#39;informations : renseignements, orientation, aide, recherche d&#39;information et de documents, formation &agrave; l&#39;information... Il&nbsp; s&#39;agit de la m&eacute;diation d&#39;information ou m&eacute;diation documentaire - la plus &laquo; &eacute;vidente &raquo;. Il existe d&#39;autres aspects&nbsp;:</p><p><br />-&nbsp;<strong>la m&eacute;diation sociale</strong>, qui s&#39;adresse &agrave; des publics diff&eacute;rents issus par exemple de l&#39;immigration ou de milieux d&eacute;favoris&eacute;s n&#39;ayant pas acc&egrave;s au livre ou &agrave; la culture. Il s&#39;agit aussi de publics dit &laquo; emp&ecirc;ch&eacute;s &raquo; qui incluent les prisonniers, les malades, les personnes handicap&eacute;es. Dans tous ces cas de figures, avec un travail en profondeur avec les associations locales, les services d&#39;archives, biblioth&egrave;que, ou de documentation peuvent apporter des r&eacute;ponses avec la mise en place de collections, de services et d&#39;animations adapt&eacute;s. La m&eacute;diation sociale montre &agrave; l&#39;&eacute;vidence qu&#39;il s&#39;agit d&#39;un des rares endroits dans la cit&eacute; o&ugrave; se construit le lien social. </p><p><br />-&nbsp;<strong>la m&eacute;diation culturelle</strong> qui s&#39;applique &agrave; la politique culturelle en lien avec celle de la ville, de la r&eacute;gion, de l&#39;universit&eacute;, du pays... Elle permet l&#39;organisation d&#39;expositions, vernissages, la venue d&#39;artistes, d&#39;&eacute;crivains, des conf&eacute;rences et d&eacute;bats, la mise en valeur de<br />collections particuli&egrave;res, de fonds locaux ou patrimoniaux. Un rapprochement biblioth&egrave;que et mus&eacute;e est alors possible.</p><p><br />-&nbsp;<strong>la m&eacute;diation num&eacute;rique</strong>, qui am&egrave;ne au web social, car la m&eacute;diation num&eacute;rique se d&eacute;veloppe depuis l&#39;apparition du web social. Fr&eacute;d&eacute;ric Cavazza, sp&eacute;cialiste des m&eacute;dias sociaux, les d&eacute;finit ainsi&nbsp;: &quot;<em>Les m&eacute;dias sociaux d&eacute;signent un ensemble de services permettant<br />&nbsp;de d&eacute;velopper des conversations et des interactions sociales sur Internet ou en situation de mobilit&eacute; &raquo;. </em>La relation de service qui se d&eacute;veloppe avec l&#39;utilisateur en situation r&eacute;elle, peut aussi &ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;e de mani&egrave;re virtuelle&nbsp;: la m&eacute;diation num&eacute;rique prend en compte la dimension virtuelle des r&eacute;seaux et facilite l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information num&eacute;rique.</p><p><br />De tels d&eacute;veloppements dans les m&eacute;tiers de l&#39;information documentaire - &agrave; la fois technologiques, humains, sociaux, culturels - am&egrave;nent l&#39;enseignant que je suis &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir sur l&#39;&eacute;volution des formations, celles-ci &eacute;tant &eacute;troitement imbriqu&eacute;es avec la vie professionnelle et permettant d&#39;envisager l&#39;avenir. La notion de &laquo;&nbsp;m&eacute;diation&nbsp;&raquo; englobe un certain nombre d&#39;aspects sur lesquels je travaille depuis de nombreuses ann&eacute;es et notamment, ce qui est en lien avec l&#39;usager. Les Universit&eacute;s de Berne et de Lausanne en Suisse ont ainsi d&eacute;cid&eacute; de proposer un programme sur cette th&eacute;matique.<br /><br /><strong>Proposition d&#39;une formation &agrave; la communication et &agrave; la m&eacute;diation dans le cadre du Programme de Master ALIS des Universit&eacute;s de Berne et de Lausanne</strong><br /><br />Les services d&#39;information documentaire montrent un int&eacute;r&ecirc;t grandissant pour ces diff&eacute;rentes m&eacute;diations et, &agrave; raison, souhaitent renforcer les comp&eacute;tences de leurs &eacute;quipes. C&#39;est dans cet objectif que le Programme de Master ALIS des Universit&eacute;s de Berne et de Lausanne a r&eacute;fl&eacute;chi en 2011 &agrave; la mise en place de deux modules sp&eacute;cifiquement consacr&eacute;s &agrave; la communication et &agrave; la m&eacute;diation,<br />th&egrave;mes g&eacute;n&eacute;ralement peu couverts par les formations continues en g&eacute;n&eacute;ral. &nbsp;Ces modules d&eacute;butent en janvier 2012 et<br />pr&eacute;sentent les caract&eacute;ristiques suivantes&nbsp;: </p><p>- ils se rapportent aux archives, aux biblioth&egrave;ques et &agrave; la documentation vus comme des domaines connexes int&eacute;gr&eacute;s aux sciences de l&#39;information et de la communication, elles-m&ecirc;mes discipline &agrave; part enti&egrave;re des sciences humaines et sociales;<br /><br />- ils consid&egrave;rent les publics, les services, l&#39;orientation-utilisateurs, la relation de service;<br /><br />- ils mettent en avant le contact avec l&#39;usager, son accueil, l&#39;aide et l&#39;orientation apport&eacute;es;<br /><br />- ils sugg&egrave;rent la comparaison possible avec d&#39;autres types de m&eacute;diation, dont la m&eacute;diation culturelle dans les mus&eacute;es;<br /><br />- ils abordent les grands principes de la communication, mais &eacute;galement ceux du marketing et du lobbying&nbsp;;</p><p><br />- ils font intervenir des experts de ces domaines en provenance de Suisse, d&#39;Allemagne, de France et du Canada.<br /><br /><br /><strong>Comment &ecirc;tre un v&eacute;ritable &laquo;communicateur&raquo; et m&eacute;diateur ABD&nbsp;?</strong> Il s&#39;agit d&#39;un vrai d&eacute;fi, que cette formation souhaite relever&nbsp;avec la connaissance approfondie des principes de communication dans ce domaine ainsi que la ma&icirc;trise des outils traditionnels et nouveaux: outils num&eacute;riques et du Web 2.0. A la suite de la formation - dont il est possible de ne suivre qu&#39;un des deux modules - le professionnel de l&#39;information sera en mesure de:<br /></p><ul> <li>proposer &agrave; son institution et d&#39;utiliser les outils de communication traditionnels et num&eacute;riques&nbsp;;</li><br /> <li>ma&icirc;triser les techniques de pr&eacute;sentation &eacute;crite et visuelle sur le Web </li><br /> <li>analyser le contenu et la qualit&eacute; de documents sp&eacute;cialis&eacute;s, d&#39;&eacute;valuer la fiabilit&eacute; et la validit&eacute; du contenu informationnel.<br /> <br /> </li></ul><p>Pour les aspects pratiques, ces deux modules <em>Communication et information </em>et <em>M&eacute;diation d&#39;information </em>sont offerts entre janvier 2012 et juin 2012. Ils sont compos&eacute;s de 80 le&ccedil;ons (chacun en 40 le&ccedil;ons soit 4 ECTS) en 4 sessions (2 pour la <em>Communication</em>, 2 pour la <em>M&eacute;diation d&#39;information</em>) et se d&eacute;rouleront en alternance soit du mercredi au samedi, soit du jeudi au samedi. Enseignements th&eacute;oriques et pratiques, travaux de groupes et interactivit&eacute; sont les composantes de ce programme, avec des intervenants de renom, reconnus dans leur sp&eacute;cialit&eacute;. L&#39;enseignement se d&eacute;roulera &agrave; Berne et &agrave; Lausanne. <br /><br /><strong>Module 1 Communication et information</strong>: </p><p><br />Session 1: du mercredi 25 janvier au samedi 28 janvier 2012 </p><p>Session 2: du jeudi 23 f&eacute;vrier au samedi 25 f&eacute;vrier 2012 </p><p><br /><strong>Module 2 M&eacute;diation d&#39;information:</strong> </p><p><br />Session 1: du mercredi 30 mai au samedi 2 juin 2012 </p><p><br />Session 2: du jeudi 28 juin au samedi 30 juin 2012</p><p><br />Toutes les personnes ayant particip&eacute; avec succ&egrave;s re&ccedil;oivent une attestation &eacute;quivalente &agrave; 4 ECTS pour chaque module.<br /><br />Les intervenants pr&eacute;vus sont des experts suisses et internationaux reconnus venant d&#39;Allemagne, de France et du Canada, repr&eacute;sentants des institutions priv&eacute;es ou publiques reconnues et communicantes&nbsp;: la Biblioth&egrave;que nationale suisse, les Archives f&eacute;d&eacute;rales suisses, le CERN, les Archives de France, la Ville de Montr&eacute;al, les Archives f&eacute;d&eacute;rales d&#39;Allemagne, la Biblioth&egrave;que centrale de Berlin, la Deutschen Bibliotheksverband<strong> </strong>&nbsp;etc. &nbsp;Certains experts exercent &agrave; titre priv&eacute; comme consultant, enseignant, ou web designer. </p><p><br /><strong>Faire en sorte que les professionnels de l&#39;information puissent acqu&eacute;rir les outils n&eacute;cessaires &agrave; une communication et une m&eacute;diation utile et efficace repr&eacute;sente l&#39;enjeu essentiel de cette formation, et finalement des m&eacute;tiers de l&#39;information en g&eacute;n&eacute;ral. La m&eacute;diation&nbsp; peut instiller un peu d&#39;humain dans un monde de technologie.</strong><br /><br /><br />JP Accart, cop. 2013<br /><br /></p><hr /><p><strong>Bibliographie</strong><br /><br />- Voir le dossier du <em>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France</em> intitul&eacute; &laquo;&thinsp;Les topographies du savoir&thinsp;&raquo;, t. 46, n&deg; 1, 2001, [en ligne], [consult&eacute; le 20 janvier 2012], adresse URL&thinsp;: &lt;http://bbf.enssib.fr/&gt;.<br /><br /><em>- </em><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bm-lyon.fr">www.bm-lyon.fr</a></p><p><br />- <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch">http://www.nb.admin.ch</a><br /><br /><br />- Voir&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/org/00779/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/org/00779/index.html?lang=fr</a><br /><br /><br />- Voir la Bodleian Library en Grande-Bretagne&nbsp;: <a href=<br />http://www.bodleian.ox.ac.uk/law/services/book-a-librarian">http://www.bodleian.ox.ac.uk/law/services/book-a-librarian</a> </p><p><br />- In <em>Biblioth&egrave;que publique</em>, 2008, [blog en ligne], [consult&eacute; le 20 janvier 2012], adresse URL&thinsp;:<br /><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://bibliothequepublic.blogspot.com/search/label/formation">http://bibliothequepublic.blogspot.com/search/label/formation</a>&nbsp; <br /><br /><br />- La Biblioth&egrave;que nationale de France a ouvert r&eacute;cemment un blog consacr&eacute; &agrave; cette th&eacute;matique : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://blog.bnf.fr/diversification_publics/" target="_parent">http://blog.bnf.fr/diversification_publics/</a><br /><br />- Les m&eacute;dias sociaux [blog en ligne], [consult&eacute; le 20 janvier 2012], adresse URL: &nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.mediassociaux.fr/2009/06/29/une-definition-des-medias-sociaux">http://www.mediassociaux.fr/2009/06/29/une-definition-des-medias-sociaux</a><br /><br />- Voir&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.archivistique.ch">http://www.archivistique.ch</a> </p><p><br /><br /><br /><br /><br /><br />&nbsp;</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2004) - L’IFLA et l’illettrisme: quelques recommandations. 2007-04-03T18:13:49+00:00 2007-04-03T18:13:49+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/2004-l-ifla-et-l-illettrisme-quelques-recommandations.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Arbido, 2004, n&deg; 10, pp. 24-25.</strong> </p><p>Depuis sa cr&eacute;ation en 1927, l&rsquo;IFLA (International Federation of Libraries Associations and Institutions) axe son action essentiellement sur la lecture publique et plus g&eacute;n&eacute;ralement, sur l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;information pour tous, ce dernier th&egrave;me &eacute;tant devenu par ailleurs un des slogans du Sommet mondial sur la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information. Cette action se d&eacute;cline de diverses mani&egrave;res, dans les principes et sur le terrain. De nombreuses sections au sein de l&rsquo;IFLA travaillent sur ces th&egrave;mes, sous des angles diff&eacute;rents : le plus souvent, cela aboutit &agrave; des recommandations pour les biblioth&egrave;ques. Celles-ci s&rsquo;av&egrave;rent fort utiles dans de nombreux cas, car elles servent de r&eacute;f&eacute;rence dans le monde biblioth&eacute;conomique, vise &agrave; unifier les actions entreprises et fournissent un sch&eacute;ma directeur. Tous les aspects du travail biblioth&eacute;conomique sont ainsi touch&eacute;s. </p><p>Dans le cas qui nous occupe, c&rsquo;est la Section Lecture (Reading) de l&rsquo;IFLA qui a pris en charge l&rsquo;illettrisme. Un document tr&egrave;s clair a &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute; : Guidelelines for Library-Based Literacy Program qui existe en cinq langues (anglais, fran&ccedil;ais, allemand, espagnol, portugais) t&eacute;l&eacute;chargable &agrave; partir du site de l&rsquo;IFLA (cf Bibliographie). </p><p>L&rsquo;illettrisme, dans le contexte de la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information, reste un ph&eacute;nom&egrave;ne pr&eacute;coccupant surtout dans les pays du Sud. Selon l&rsquo;UNESCO, &laquo; le taux d&rsquo;alphab&eacute;tisation des pays de l&rsquo;OCDE approche 100%, celui des pays les moins avanc&eacute;s (PMA) est encore proche de 50% &raquo;. A l&rsquo;heure d&rsquo;Internet, cela siginifie qu&rsquo;une grande partie de la population mondiale n&rsquo;y a pas acc&egrave;s ou n&rsquo;a pas acc&egrave;s &agrave; la connaissance tout court. Les biblioth&egrave;ques, en tant qu&rsquo;institutions culturelles, peuvent jouer un r&ocirc;le d&eacute;terminant et certaines r&eacute;alisent de nombreux efforts en la mati&egrave;re. Ce en quoi elles participent pleinement &agrave; la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information. </p><p>Mais revenons sur les travaux de la Section Lecture de l&rsquo;IFLA en mati&egrave;re d&rsquo;illettrisme. </p><h2>Les recommandations de la Section Lecture de l&rsquo;IFLA</h2><p>La section Lecture de l&rsquo;IFLA propose un certain nombre de recommandations pour lutter contre l&rsquo;illettrisme, estimant &agrave; juste titre que les biblioth&egrave;ques ont un r&ocirc;le important &agrave; jouer en la mati&egrave;re. Un programme de lutte contre l&rsquo;illettrisme peut ainsi &ecirc;tre mis en place. </p><p>Partant du principe que &laquo; savoir lire et &eacute;crire contribue grandement au bien &ecirc;tre &eacute;conomique, social et culturel des communaut&eacute;s et des nations &raquo;, la Section Lecture &eacute;tudie les publics touch&eacute;s (jeunes, ch&ocirc;meurs, adultes en difficult&eacute;, groupes ethniques, travailleurs immigr&eacute;s, r&eacute;fug&eacute;s, publics emp&ecirc;ch&eacute;s) ; les coop&eacute;rations &agrave; mettre en place, les partenaires &agrave; contacter (agents et services d&rsquo;action culturelle, &eacute;coles, associations, syndicats&hellip;) et le mat&eacute;riel n&eacute;cessaire notamment pour la lecture (brochures, presse et revues, moyens audiovisuels ou technologiques). </p><p>Une insistance particuli&egrave;re est mise sur le choix du mat&eacute;riel &eacute;crit qui sert de support p&eacute;dagogique : la forme (caract&egrave;res, mise en page, illustrations) ; le langage (clart&eacute;, compr&eacute;hension) ; le vocabulaire (mots courts, usuels) ; la structure des textes et des phrases (pr&eacute;sentation et d&eacute;veloppement des id&eacute;es). </p><p>L&rsquo;accent est mis ensuite sur la pr&eacute;paration d&rsquo;une &eacute;quipe pour participer &agrave; un programme de lutte contre l&rsquo;illettrisme, et notamment sur les connaissances et les comp&eacute;tences requises : </p><ul> <li>comprendre le ph&eacute;nom&egrave;ne de l&rsquo;illettrisme ; </li> <li>comprendre les besoins des personnes illettr&eacute;es et le r&ocirc;le des biblioth&egrave;ques ; </li> <li>identifier les populations &agrave; toucher ; </li> <li>et conna&icirc;tre les partenaires possibles. </li></ul><p>Biblioth&eacute;caires et formateurs travaillent donc en &eacute;troite collaboration, avec parfois l&rsquo;aide de tuteurs en alphab&eacute;tisation qui sont des b&eacute;n&eacute;voles form&eacute;s &agrave; cette p&eacute;dagogie particuli&egrave;re. </p><h2>La promotion de la lutte contre l&rsquo;illetrisme</h2><p>Les biblioth&egrave;ques qui proposent des programmes de lutte contre l&rsquo;illettrisme doivent mettre en place une politique de marketing, la promotion &eacute;tant en effet un aspect essentiel. Un groupe de projet permet de r&eacute;unir les biblioth&eacute;caires, les utilisateurs, les repr&eacute;sentants de la collectivit&eacute;, des associations, les m&eacute;dias. Le spectre repr&eacute;sent&eacute; des acteurs concern&eacute;s doit &ecirc;tre tr&egrave;s large si l&rsquo;on ne veut pas laisser de c&ocirc;t&eacute; certaines cat&eacute;gories de population et sensibiliser les politiques. </p><p>La promotion se fait au moyen d&rsquo;affiches, de tracts d&rsquo;information, de contacts divers avec les partenaires potentiels. </p><h2>L&rsquo;&eacute;valuation du programme mis en place</h2><p>Il est important d&rsquo;&eacute;valuer si les actions entreprises ont port&eacute; leurs fruits. Des entretiens (individuels ou en groupe) s&rsquo;av&egrave;rent de bons moyens d&rsquo;&eacute;valuation et permettent de calculer l&rsquo;efficacit&eacute; du programme. Les questions portent g&eacute;n&eacute;ralement sur le mat&eacute;riel &eacute;crit propos&eacute;, son accessibilit&eacute; et sa compr&eacute;hension ; sur la p&eacute;dagogie adopt&eacute;e ; sur les ressources utilis&eacute;es. </p><h2>En conclusion</h2><p>Il appara&icirc;t que m&ecirc;me en ce d&eacute;but de XXI&egrave;me si&egrave;cle, de nombreux progr&egrave;s restent &agrave; faire en mati&egrave;re d&rsquo;illettrisme. Des programmes locaux, nationaux et internationaux sont mis en place : l&rsquo;Union europ&eacute;enne avec <em>EU Read Manifesto</em> ou le programme de l&rsquo;ONU intitul&eacute; <em>United Nations Literacy Decade : Education for All (2003-2012)</em> sont parmi les exemples les plus marquants. Les recommandations de la Section Lecture de l&rsquo;IFLA n&rsquo;en sont que plus actuelles. </p><h2>En savoir plus </h2><ol> <li>Section Lecture de l&rsquo;IFLA : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/VII/s33/" target="_blank">http://www.ifla.org/VII/s33/</a> (recommandations, programmes, bibliographies, lettres d&rsquo;information). </li> <li>Comit&eacute; suisse de l&rsquo;UNESCO contre l&rsquo;illettrisme : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.unesco.ch/work-f/alphabetisierung_ch.htm" target="_blank">http://www.unesco.ch/work-f/alphabetisierung_ch.htm</a> </li></ol> <p> cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Arbido, 2004, n&deg; 10, pp. 24-25.</strong> </p><p>Depuis sa cr&eacute;ation en 1927, l&rsquo;IFLA (International Federation of Libraries Associations and Institutions) axe son action essentiellement sur la lecture publique et plus g&eacute;n&eacute;ralement, sur l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;information pour tous, ce dernier th&egrave;me &eacute;tant devenu par ailleurs un des slogans du Sommet mondial sur la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information. Cette action se d&eacute;cline de diverses mani&egrave;res, dans les principes et sur le terrain. De nombreuses sections au sein de l&rsquo;IFLA travaillent sur ces th&egrave;mes, sous des angles diff&eacute;rents : le plus souvent, cela aboutit &agrave; des recommandations pour les biblioth&egrave;ques. Celles-ci s&rsquo;av&egrave;rent fort utiles dans de nombreux cas, car elles servent de r&eacute;f&eacute;rence dans le monde biblioth&eacute;conomique, vise &agrave; unifier les actions entreprises et fournissent un sch&eacute;ma directeur. Tous les aspects du travail biblioth&eacute;conomique sont ainsi touch&eacute;s. </p><p>Dans le cas qui nous occupe, c&rsquo;est la Section Lecture (Reading) de l&rsquo;IFLA qui a pris en charge l&rsquo;illettrisme. Un document tr&egrave;s clair a &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute; : Guidelelines for Library-Based Literacy Program qui existe en cinq langues (anglais, fran&ccedil;ais, allemand, espagnol, portugais) t&eacute;l&eacute;chargable &agrave; partir du site de l&rsquo;IFLA (cf Bibliographie). </p><p>L&rsquo;illettrisme, dans le contexte de la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information, reste un ph&eacute;nom&egrave;ne pr&eacute;coccupant surtout dans les pays du Sud. Selon l&rsquo;UNESCO, &laquo; le taux d&rsquo;alphab&eacute;tisation des pays de l&rsquo;OCDE approche 100%, celui des pays les moins avanc&eacute;s (PMA) est encore proche de 50% &raquo;. A l&rsquo;heure d&rsquo;Internet, cela siginifie qu&rsquo;une grande partie de la population mondiale n&rsquo;y a pas acc&egrave;s ou n&rsquo;a pas acc&egrave;s &agrave; la connaissance tout court. Les biblioth&egrave;ques, en tant qu&rsquo;institutions culturelles, peuvent jouer un r&ocirc;le d&eacute;terminant et certaines r&eacute;alisent de nombreux efforts en la mati&egrave;re. Ce en quoi elles participent pleinement &agrave; la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information. </p><p>Mais revenons sur les travaux de la Section Lecture de l&rsquo;IFLA en mati&egrave;re d&rsquo;illettrisme. </p><h2>Les recommandations de la Section Lecture de l&rsquo;IFLA</h2><p>La section Lecture de l&rsquo;IFLA propose un certain nombre de recommandations pour lutter contre l&rsquo;illettrisme, estimant &agrave; juste titre que les biblioth&egrave;ques ont un r&ocirc;le important &agrave; jouer en la mati&egrave;re. Un programme de lutte contre l&rsquo;illettrisme peut ainsi &ecirc;tre mis en place. </p><p>Partant du principe que &laquo; savoir lire et &eacute;crire contribue grandement au bien &ecirc;tre &eacute;conomique, social et culturel des communaut&eacute;s et des nations &raquo;, la Section Lecture &eacute;tudie les publics touch&eacute;s (jeunes, ch&ocirc;meurs, adultes en difficult&eacute;, groupes ethniques, travailleurs immigr&eacute;s, r&eacute;fug&eacute;s, publics emp&ecirc;ch&eacute;s) ; les coop&eacute;rations &agrave; mettre en place, les partenaires &agrave; contacter (agents et services d&rsquo;action culturelle, &eacute;coles, associations, syndicats&hellip;) et le mat&eacute;riel n&eacute;cessaire notamment pour la lecture (brochures, presse et revues, moyens audiovisuels ou technologiques). </p><p>Une insistance particuli&egrave;re est mise sur le choix du mat&eacute;riel &eacute;crit qui sert de support p&eacute;dagogique : la forme (caract&egrave;res, mise en page, illustrations) ; le langage (clart&eacute;, compr&eacute;hension) ; le vocabulaire (mots courts, usuels) ; la structure des textes et des phrases (pr&eacute;sentation et d&eacute;veloppement des id&eacute;es). </p><p>L&rsquo;accent est mis ensuite sur la pr&eacute;paration d&rsquo;une &eacute;quipe pour participer &agrave; un programme de lutte contre l&rsquo;illettrisme, et notamment sur les connaissances et les comp&eacute;tences requises : </p><ul> <li>comprendre le ph&eacute;nom&egrave;ne de l&rsquo;illettrisme ; </li> <li>comprendre les besoins des personnes illettr&eacute;es et le r&ocirc;le des biblioth&egrave;ques ; </li> <li>identifier les populations &agrave; toucher ; </li> <li>et conna&icirc;tre les partenaires possibles. </li></ul><p>Biblioth&eacute;caires et formateurs travaillent donc en &eacute;troite collaboration, avec parfois l&rsquo;aide de tuteurs en alphab&eacute;tisation qui sont des b&eacute;n&eacute;voles form&eacute;s &agrave; cette p&eacute;dagogie particuli&egrave;re. </p><h2>La promotion de la lutte contre l&rsquo;illetrisme</h2><p>Les biblioth&egrave;ques qui proposent des programmes de lutte contre l&rsquo;illettrisme doivent mettre en place une politique de marketing, la promotion &eacute;tant en effet un aspect essentiel. Un groupe de projet permet de r&eacute;unir les biblioth&eacute;caires, les utilisateurs, les repr&eacute;sentants de la collectivit&eacute;, des associations, les m&eacute;dias. Le spectre repr&eacute;sent&eacute; des acteurs concern&eacute;s doit &ecirc;tre tr&egrave;s large si l&rsquo;on ne veut pas laisser de c&ocirc;t&eacute; certaines cat&eacute;gories de population et sensibiliser les politiques. </p><p>La promotion se fait au moyen d&rsquo;affiches, de tracts d&rsquo;information, de contacts divers avec les partenaires potentiels. </p><h2>L&rsquo;&eacute;valuation du programme mis en place</h2><p>Il est important d&rsquo;&eacute;valuer si les actions entreprises ont port&eacute; leurs fruits. Des entretiens (individuels ou en groupe) s&rsquo;av&egrave;rent de bons moyens d&rsquo;&eacute;valuation et permettent de calculer l&rsquo;efficacit&eacute; du programme. Les questions portent g&eacute;n&eacute;ralement sur le mat&eacute;riel &eacute;crit propos&eacute;, son accessibilit&eacute; et sa compr&eacute;hension ; sur la p&eacute;dagogie adopt&eacute;e ; sur les ressources utilis&eacute;es. </p><h2>En conclusion</h2><p>Il appara&icirc;t que m&ecirc;me en ce d&eacute;but de XXI&egrave;me si&egrave;cle, de nombreux progr&egrave;s restent &agrave; faire en mati&egrave;re d&rsquo;illettrisme. Des programmes locaux, nationaux et internationaux sont mis en place : l&rsquo;Union europ&eacute;enne avec <em>EU Read Manifesto</em> ou le programme de l&rsquo;ONU intitul&eacute; <em>United Nations Literacy Decade : Education for All (2003-2012)</em> sont parmi les exemples les plus marquants. Les recommandations de la Section Lecture de l&rsquo;IFLA n&rsquo;en sont que plus actuelles. </p><h2>En savoir plus </h2><ol> <li>Section Lecture de l&rsquo;IFLA : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/VII/s33/" target="_blank">http://www.ifla.org/VII/s33/</a> (recommandations, programmes, bibliographies, lettres d&rsquo;information). </li> <li>Comit&eacute; suisse de l&rsquo;UNESCO contre l&rsquo;illettrisme : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.unesco.ch/work-f/alphabetisierung_ch.htm" target="_blank">http://www.unesco.ch/work-f/alphabetisierung_ch.htm</a> </li></ol> <p> cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - L'enseignement de la documentation en médecine. 2007-04-03T18:21:42+00:00 2007-04-03T18:21:42+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/1994-l-enseignement-de-la-documentation-en-medecine.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1994, t. 39, n&deg; 4, pp. 111-112.</strong> </p><p>Une typologie des diff&eacute;rents professionnels de sant&eacute; int&eacute;ress&eacute;s par la documentation se dessine tr&egrave;s nettement avec le d&eacute;veloppement actuel des besoins en documentation m&eacute;dicale et en soins infirmiers et de son enseignement. Ecoles de biblioth&eacute;caires, facult&eacute;s de m&eacute;decine fran&ccedil;aises et francophones, instituts de formation en soins infirmiers (destin&eacute;s &agrave; former les infirmier(e)s), &eacute;coles de cadres infirmiers, formation continue des m&eacute;decins, sont des demandeurs potentiels pour cet enseignement. </p><h2>Les documentalistes</h2><h3>Les Ecoles de biblioth&eacute;caires</h3><p>Il est r&eacute;v&eacute;lateur de constater que certaines &eacute;coles de biblioth&eacute;caires (en l&#39;occurrence, l&#39;<em>ENSSIB</em>, l&#39;<em>INFB</em>, <em>M&eacute;diadix</em> ou l&#39;<em>Ecole de Biblioth&eacute;caires-Documentalistes</em> (EBD) de l&#39;Institut Catholique de Paris, par exemple) accordent, dans leur programme, une place non n&eacute;gligeable &agrave; l&#39;enseignement de la bibliographie m&eacute;dicale et scientifique, ainsi qu&#39;&agrave; l&#39;interrogation des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es telles <em>Medline</em>, <em>PASCAL</em>, <em>SCISearch</em>. Cet enseignement est, en fait, destin&eacute; &agrave; des &eacute;tudiants susceptibles de travailler en biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou en documentation pharmaceutique ; de nombreux d&eacute;bouch&eacute;s sont offerts dans cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e. L&#39;enseignement est dispens&eacute; sous la forme d&#39;une liste d&#39;ouvrages de base : une m&eacute;thodologie de recherche bibliographique en m&eacute;decine et en sciences est d&eacute;velopp&eacute;e avec, &agrave; l&#39;appui, des s&eacute;ances de travaux pratiques portant sur les outils papiers (type <em>Index Medicus</em>, <em>Current Contents</em>, <em>Science Citation Index</em>) et l&#39;interrogation en ligne des banques de donn&eacute;es correspondantes. </p><h3>Les biblioth&eacute;caires francophones</h3><p>Un certain nombre d&#39;organismes institutionnels, tels le <em>Centre International de l&#39;Enfance</em>, <em>la Conf&eacute;rence Internationale des Doyens des Facult&eacute;s de M&eacute;decine d&#39;Expression Fran&ccedil;aise</em>, d&eacute;livrent des stages de formation pour des biblioth&eacute;caires francophones travaillant dans le domaine de la sant&eacute;. Ces stages, d&#39;une dur&eacute;e de 15 jours &agrave; un mois, accueillent une vingtaine de biblioth&eacute;caires et permettent des &eacute;changes fructueux entre formateurs et &quot;form&eacute;s&quot;, bien que les niveaux d&#39;&eacute;tudes, les exp&eacute;riences professionnelles, les repr&eacute;sentations linguistiques (Afrique Noire, Maghreb, Asie, Europe de l&#39;Est, Cara&iuml;bes) soient pour le moins diff&eacute;rentes. Les besoins en documentation m&eacute;dicale sont &agrave; la fois tr&egrave;s pratiques (comment se procurer des ouvrages m&eacute;dicaux, comment s&#39;abonner &agrave; des revues scientifiques, qu&#39;est-ce-qu&#39;un r&eacute;seau etc...?) et tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rales (la gestion d&#39;une biblioth&egrave;que, son informatisation). L&#39;int&eacute;r&ecirc;t pour les nouvelles technologies est cependant tr&egrave;s fort, en mettant bien entendu l&#39;accent sur les avantages du CDROM et des banques de donn&eacute;es destin&eacute;es &agrave; ces pays, la plupart en voie de d&eacute;veloppement (<em>BIRD</em>, <em>PASCAL</em>, <em>MEDIDOC REDOSI</em>, <em>EXTRAMED</em>, etc...). </p><h3>Les biblioth&eacute;caires europ&eacute;ens de sant&eacute;</h3><p>Tous les deux ans, ou au cours de congr&egrave;s et s&eacute;minaires internationaux (<em>Section des Sciences Biologiques et M&eacute;dicales de l&#39;IFLA</em>), la jeune et dynamique <em>Assocation Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute;</em> (<em>AEIBS-Bruxelles</em>) , cr&eacute;&eacute;e en 1986 sous l&#39;&eacute;gide de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;, propose &agrave; ses membres (quelques 700 biblioth&eacute;caires de 23 pays diff&eacute;rents), des cours de formation continue en fran&ccedil;ais et en anglais dans le domaine de l&#39;information biom&eacute;dicale. Tr&egrave;s suivis, ces cours permettent &agrave; ces professionnels de l&#39;information de sant&eacute; d&#39;&ecirc;tre au courant des derniers d&eacute;veloppements de la technologie (CDROM et banques de donn&eacute;es) et de la biblioth&eacute;conomie (gestion, personnel). De plus en plus, mais c&#39;est aussi vrai dans les autres domaines de la documentation, l&#39;attention se porte sur le r&ocirc;le futur du biblioth&eacute;caire, le concept de &quot;biblioth&egrave;que virtuelle&quot; et sur les nouveaux r&eacute;seaux de la communication scientifique type <em>Internet</em>. </p><p>En ce qui concerne la formation continue, il existe &agrave; l&#39;heure actuelle, peu de formations organis&eacute;es sauf celle de l&#39;IMA-INSERM sur Medline et PASCAL, et celle des URFIST. </p><h2>Les m&eacute;decins </h2><h3>Les &eacute;tudiants en m&eacute;decine</h3><p>Outre le fait que certaines facult&eacute;s de m&eacute;decine (Nancy, Lyon par exemple) dispensent aux &eacute;tudiants des cours en documentation, les &eacute;tudiants en m&eacute;decine, afin de parfaire un enseignement magistral de plusieurs ann&eacute;es, effectuent des stages dans les h&ocirc;pitaux et font fonction d&#39;internes. Ils participent ainsi de fa&ccedil;on &eacute;troite &agrave; la vie des services m&eacute;dicaux. Les <em>staffs de bibliographie</em> d&eacute;j&agrave; nomm&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment, l&#39;&eacute;tude de cas m&eacute;dicaux et, finalement la constitution de leur bibliographie pour la th&egrave;se de doctorat sont autant de raisons pour les amener &agrave; utiliser la bibliographie m&eacute;dicale. Les biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux organisent des cours de bibliographie, qui sont &agrave; la fois l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie de la recherche bibliographique, et une approche des possibilit&eacute;s offertes par les banques de donn&eacute;es, et ce, quel que soit leur support. C&#39;est aussi, pour ces futurs praticiens, une mani&egrave;re de les amener &agrave; compl&eacute;ter et &agrave; faire &eacute;voluer efficacement, par la lecture, des connaissances th&eacute;oriques. </p><h3>Le corps m&eacute;dical</h3><p>Le corps m&eacute;dical, et les m&eacute;decins hospitaliers en particulier, ont pour obligation de mettre &agrave; jour de fa&ccedil;on constante leurs connaissances scientifiques afin d&#39;assurer des soins de qualit&eacute; : c&#39;est vrai de par la nature m&ecirc;me d&#39;un enseignement qui doit &ecirc;tre r&eacute;actualis&eacute;, par le fait que les d&eacute;couvertes scientifiques et m&eacute;dicales se p&eacute;riment au bout de cinq ann&eacute;es en moyenne ; et &eacute;galement qu&#39;un m&eacute;decin, s&#39;il veut &eacute;voluer dans sa carri&egrave;re, se doit d&#39;&eacute;crire un certain nombre d&#39;articles scientifiques, et si possible, dans des revues internationales index&eacute;es dans les banques de donn&eacute;es m&eacute;dicales (type <em>Medline</em> par exemple). </p><p>La formation continue des m&eacute;decins empreinte donc plusieurs chemins : </p><ul> <li><em>la lecture r&eacute;guli&egrave;re de la presse sp&eacute;cialis&eacute;e</em>, soit par abonnement personnel ou gr&acirc;ce &agrave; la fr&eacute;quentation d&#39;une biblioth&egrave;que (dans les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers g&eacute;n&eacute;raux, les facult&eacute;s de m&eacute;decine, les laboratoires de recherche) : cette lecture s&#39;av&egrave;re cependant de plus en plus difficile de par l&#39;abondance des publications (20 000 journaux biom&eacute;dicaux et 17 000 nouveaux ouvrages publi&eacute;s annuellement). Les <em>staffs de bibliographie</em> sont, en g&eacute;n&eacute;ral, un bon exercice pour le maintien des connaissances dans un domaine particulier au sein d&#39;un service hospitalier par exemple ; de nombreux m&eacute;decins r&eacute;alisent &eacute;galement des synth&egrave;ses bibliographiques pour une revue ou le bulletin bibliographique d&#39;un laboratoire pharmaceutique (dans ce cas, c&#39;est, pour eux, une voie d&#39;acc&egrave;s aux centres de documentation de l&#39;industrie pharmaceutique) </li> <li><em>la participation &agrave; des congr&egrave;s m&eacute;dicaux</em> : on ne dira jamais assez l&#39;importance des &eacute;changes personnels au cours de ces congr&egrave;s, une ou deux fois par an. Il existe, en g&eacute;n&eacute;ral, des congr&egrave;s pour chaque sp&eacute;cialit&eacute;. </li> <li>enfin, <em>des cours de formation continue</em> dans les facult&eacute;s de m&eacute;decine et les h&ocirc;pitaux avec l&#39;enseignement post-universitaire. </li></ul><p>D&#39;une mani&egrave;re ou d&#39;une autre, la formation continue est en interaction avec la documentation. L&#39;informatique, les nouvelles technologies (CDROM), les banques de donn&eacute;es (300 dans le domaine biom&eacute;dical) ont r&eacute;volutionn&eacute; l&#39;acc&egrave;s &agrave; la documentation m&eacute;dicale. Impuls&eacute;s par la n&eacute;cessit&eacute; pour les m&eacute;decins d&#39;&ecirc;tre inform&eacute; le plus rapidement et compl&egrave;tement possible, les biblioth&egrave;ques et centres de documentation ont tr&egrave;s vite adopt&eacute; ces technologies, et organisent des cours de formation &agrave; leur utilisation. </p><p>L&#39; <em>A.F.M.H.A</em> (Association pour la Formation des M&eacute;decins Hospitaliers &agrave; la gestion Administrative- H&ocirc;tel-Dieu-Paris), propose, depuis 1992, des sessions de formation avec pour th&egrave;me &quot;<em>Les Nouvelles Technologies au service de la Documentation M&eacute;dicale</em>&quot; : une douzaine de praticiens hospitaliers sont ainsi initi&eacute;s, durant deux jours, &agrave; tous les nouveaux produits offerts par la technologie actuelle : acc&egrave;s Minitel, banques de donn&eacute;es classiques ASCII ou sur disquettes, CDROM bibliographiques ou pr&eacute;sentant des p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral. </p><h3>Archives m&eacute;dicales et documentation</h3><p>Dans les h&ocirc;pitaux, le dossier du patient est g&eacute;r&eacute; par un service d&#39;Archives m&eacute;dicales en relation &eacute;troite avec les D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale (DIM). Ces DIM sont sous la responsabilit&eacute; d&#39;un m&eacute;decin et codifie toute l&#39;activit&eacute; hospitali&egrave;re : dur&eacute;e de s&eacute;jour, patients trait&eacute;s, pathologies. De plus en plus, DIM et documentation m&eacute;dicale sont coupl&eacute;s : la cons&eacute;quence d&#39;un tel regroupement est une meilleure circulation de l&#39;information de sant&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral centr&eacute;e autour du patient (avec une interaction possible entre la lecture d&#39;un article scientifique, son adaptation avec un cas trait&eacute; dans un service de soins et la codification de ce cas), et une approche originale, quasi exp&eacute;rimentale et compl&eacute;mentaire des m&eacute;tiers de documentaliste, biblioth&eacute;caire et archiviste dans un cadre institutionnel. </p><h2>Les infirmi&egrave;res</h2><p>Le biblioth&eacute;caire de sant&eacute; voit son r&ocirc;le &eacute;largi &agrave; d&#39;autres populations, celle des infirmier(e)s dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI, qui ont remplac&eacute; les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res), des cadres infirmiers et cadres infirmiers sup&eacute;rieurs dans les &eacute;coles de cadres. Pour les premiers, il s&#39;agit surtout, depuis la r&eacute;cente r&eacute;forme du dipl&ocirc;me d&#39;Etat en 1992, de s&#39;adapter au module obligatoire de recherche. Cela passe par des &eacute;tudes ponctuelles sur des sujets &eacute;tudi&eacute;s en cours et la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Pour les seconds, c&#39;est l&#39;&eacute;volution dans la carri&egrave;re qui est envisag&eacute; avec &eacute;galement la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire. Depuis peu, les Instituts et Ecoles ont int&eacute;gr&eacute; un module de recherche documentaire en faisant appel &agrave; des biblioth&eacute;caires ou documentalistes (c&#39;est le cas &agrave; l&#39;AP-HP, dans des &eacute;coles de cadres ou des instituts de formation en soins infirmiers). <br />A l&#39;instar de la population m&eacute;dicale, le corps infirmier, &agrave; toutes les &eacute;tapes de sa carri&egrave;re, se doit de se former et de s&#39;informer : les techniques &eacute;voluent, les rapports au malade &eacute;galement. Une r&eacute;flexion sur les soins infirmiers a &eacute;merg&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es, et cette r&eacute;flexion passe obligatoirement par un savoir bien int&eacute;gr&eacute;. </p><h2>Le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical, m&eacute;diateur de l&#39;information</h2><p>Ainsi, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical voit son champ d&#39;action s&#39;&eacute;largir en fonction de la diversit&eacute; des demandes et des types d&#39;utilisateurs, et &eacute;galement de l&#39;&eacute;volution des technologies qu&#39;il lui faut dominer et ma&icirc;triser. L&#39;impulsion donn&eacute;e par la connaissance scientifique est un des moteurs essentiels qui font de cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e de la documentation, un domaine &eacute;volutif, passionnant et ouvert sur un avenir prometteur. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1994, t. 39, n&deg; 4, pp. 111-112.</strong> </p><p>Une typologie des diff&eacute;rents professionnels de sant&eacute; int&eacute;ress&eacute;s par la documentation se dessine tr&egrave;s nettement avec le d&eacute;veloppement actuel des besoins en documentation m&eacute;dicale et en soins infirmiers et de son enseignement. Ecoles de biblioth&eacute;caires, facult&eacute;s de m&eacute;decine fran&ccedil;aises et francophones, instituts de formation en soins infirmiers (destin&eacute;s &agrave; former les infirmier(e)s), &eacute;coles de cadres infirmiers, formation continue des m&eacute;decins, sont des demandeurs potentiels pour cet enseignement. </p><h2>Les documentalistes</h2><h3>Les Ecoles de biblioth&eacute;caires</h3><p>Il est r&eacute;v&eacute;lateur de constater que certaines &eacute;coles de biblioth&eacute;caires (en l&#39;occurrence, l&#39;<em>ENSSIB</em>, l&#39;<em>INFB</em>, <em>M&eacute;diadix</em> ou l&#39;<em>Ecole de Biblioth&eacute;caires-Documentalistes</em> (EBD) de l&#39;Institut Catholique de Paris, par exemple) accordent, dans leur programme, une place non n&eacute;gligeable &agrave; l&#39;enseignement de la bibliographie m&eacute;dicale et scientifique, ainsi qu&#39;&agrave; l&#39;interrogation des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es telles <em>Medline</em>, <em>PASCAL</em>, <em>SCISearch</em>. Cet enseignement est, en fait, destin&eacute; &agrave; des &eacute;tudiants susceptibles de travailler en biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou en documentation pharmaceutique ; de nombreux d&eacute;bouch&eacute;s sont offerts dans cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e. L&#39;enseignement est dispens&eacute; sous la forme d&#39;une liste d&#39;ouvrages de base : une m&eacute;thodologie de recherche bibliographique en m&eacute;decine et en sciences est d&eacute;velopp&eacute;e avec, &agrave; l&#39;appui, des s&eacute;ances de travaux pratiques portant sur les outils papiers (type <em>Index Medicus</em>, <em>Current Contents</em>, <em>Science Citation Index</em>) et l&#39;interrogation en ligne des banques de donn&eacute;es correspondantes. </p><h3>Les biblioth&eacute;caires francophones</h3><p>Un certain nombre d&#39;organismes institutionnels, tels le <em>Centre International de l&#39;Enfance</em>, <em>la Conf&eacute;rence Internationale des Doyens des Facult&eacute;s de M&eacute;decine d&#39;Expression Fran&ccedil;aise</em>, d&eacute;livrent des stages de formation pour des biblioth&eacute;caires francophones travaillant dans le domaine de la sant&eacute;. Ces stages, d&#39;une dur&eacute;e de 15 jours &agrave; un mois, accueillent une vingtaine de biblioth&eacute;caires et permettent des &eacute;changes fructueux entre formateurs et &quot;form&eacute;s&quot;, bien que les niveaux d&#39;&eacute;tudes, les exp&eacute;riences professionnelles, les repr&eacute;sentations linguistiques (Afrique Noire, Maghreb, Asie, Europe de l&#39;Est, Cara&iuml;bes) soient pour le moins diff&eacute;rentes. Les besoins en documentation m&eacute;dicale sont &agrave; la fois tr&egrave;s pratiques (comment se procurer des ouvrages m&eacute;dicaux, comment s&#39;abonner &agrave; des revues scientifiques, qu&#39;est-ce-qu&#39;un r&eacute;seau etc...?) et tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rales (la gestion d&#39;une biblioth&egrave;que, son informatisation). L&#39;int&eacute;r&ecirc;t pour les nouvelles technologies est cependant tr&egrave;s fort, en mettant bien entendu l&#39;accent sur les avantages du CDROM et des banques de donn&eacute;es destin&eacute;es &agrave; ces pays, la plupart en voie de d&eacute;veloppement (<em>BIRD</em>, <em>PASCAL</em>, <em>MEDIDOC REDOSI</em>, <em>EXTRAMED</em>, etc...). </p><h3>Les biblioth&eacute;caires europ&eacute;ens de sant&eacute;</h3><p>Tous les deux ans, ou au cours de congr&egrave;s et s&eacute;minaires internationaux (<em>Section des Sciences Biologiques et M&eacute;dicales de l&#39;IFLA</em>), la jeune et dynamique <em>Assocation Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute;</em> (<em>AEIBS-Bruxelles</em>) , cr&eacute;&eacute;e en 1986 sous l&#39;&eacute;gide de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;, propose &agrave; ses membres (quelques 700 biblioth&eacute;caires de 23 pays diff&eacute;rents), des cours de formation continue en fran&ccedil;ais et en anglais dans le domaine de l&#39;information biom&eacute;dicale. Tr&egrave;s suivis, ces cours permettent &agrave; ces professionnels de l&#39;information de sant&eacute; d&#39;&ecirc;tre au courant des derniers d&eacute;veloppements de la technologie (CDROM et banques de donn&eacute;es) et de la biblioth&eacute;conomie (gestion, personnel). De plus en plus, mais c&#39;est aussi vrai dans les autres domaines de la documentation, l&#39;attention se porte sur le r&ocirc;le futur du biblioth&eacute;caire, le concept de &quot;biblioth&egrave;que virtuelle&quot; et sur les nouveaux r&eacute;seaux de la communication scientifique type <em>Internet</em>. </p><p>En ce qui concerne la formation continue, il existe &agrave; l&#39;heure actuelle, peu de formations organis&eacute;es sauf celle de l&#39;IMA-INSERM sur Medline et PASCAL, et celle des URFIST. </p><h2>Les m&eacute;decins </h2><h3>Les &eacute;tudiants en m&eacute;decine</h3><p>Outre le fait que certaines facult&eacute;s de m&eacute;decine (Nancy, Lyon par exemple) dispensent aux &eacute;tudiants des cours en documentation, les &eacute;tudiants en m&eacute;decine, afin de parfaire un enseignement magistral de plusieurs ann&eacute;es, effectuent des stages dans les h&ocirc;pitaux et font fonction d&#39;internes. Ils participent ainsi de fa&ccedil;on &eacute;troite &agrave; la vie des services m&eacute;dicaux. Les <em>staffs de bibliographie</em> d&eacute;j&agrave; nomm&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment, l&#39;&eacute;tude de cas m&eacute;dicaux et, finalement la constitution de leur bibliographie pour la th&egrave;se de doctorat sont autant de raisons pour les amener &agrave; utiliser la bibliographie m&eacute;dicale. Les biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux organisent des cours de bibliographie, qui sont &agrave; la fois l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie de la recherche bibliographique, et une approche des possibilit&eacute;s offertes par les banques de donn&eacute;es, et ce, quel que soit leur support. C&#39;est aussi, pour ces futurs praticiens, une mani&egrave;re de les amener &agrave; compl&eacute;ter et &agrave; faire &eacute;voluer efficacement, par la lecture, des connaissances th&eacute;oriques. </p><h3>Le corps m&eacute;dical</h3><p>Le corps m&eacute;dical, et les m&eacute;decins hospitaliers en particulier, ont pour obligation de mettre &agrave; jour de fa&ccedil;on constante leurs connaissances scientifiques afin d&#39;assurer des soins de qualit&eacute; : c&#39;est vrai de par la nature m&ecirc;me d&#39;un enseignement qui doit &ecirc;tre r&eacute;actualis&eacute;, par le fait que les d&eacute;couvertes scientifiques et m&eacute;dicales se p&eacute;riment au bout de cinq ann&eacute;es en moyenne ; et &eacute;galement qu&#39;un m&eacute;decin, s&#39;il veut &eacute;voluer dans sa carri&egrave;re, se doit d&#39;&eacute;crire un certain nombre d&#39;articles scientifiques, et si possible, dans des revues internationales index&eacute;es dans les banques de donn&eacute;es m&eacute;dicales (type <em>Medline</em> par exemple). </p><p>La formation continue des m&eacute;decins empreinte donc plusieurs chemins : </p><ul> <li><em>la lecture r&eacute;guli&egrave;re de la presse sp&eacute;cialis&eacute;e</em>, soit par abonnement personnel ou gr&acirc;ce &agrave; la fr&eacute;quentation d&#39;une biblioth&egrave;que (dans les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers g&eacute;n&eacute;raux, les facult&eacute;s de m&eacute;decine, les laboratoires de recherche) : cette lecture s&#39;av&egrave;re cependant de plus en plus difficile de par l&#39;abondance des publications (20 000 journaux biom&eacute;dicaux et 17 000 nouveaux ouvrages publi&eacute;s annuellement). Les <em>staffs de bibliographie</em> sont, en g&eacute;n&eacute;ral, un bon exercice pour le maintien des connaissances dans un domaine particulier au sein d&#39;un service hospitalier par exemple ; de nombreux m&eacute;decins r&eacute;alisent &eacute;galement des synth&egrave;ses bibliographiques pour une revue ou le bulletin bibliographique d&#39;un laboratoire pharmaceutique (dans ce cas, c&#39;est, pour eux, une voie d&#39;acc&egrave;s aux centres de documentation de l&#39;industrie pharmaceutique) </li> <li><em>la participation &agrave; des congr&egrave;s m&eacute;dicaux</em> : on ne dira jamais assez l&#39;importance des &eacute;changes personnels au cours de ces congr&egrave;s, une ou deux fois par an. Il existe, en g&eacute;n&eacute;ral, des congr&egrave;s pour chaque sp&eacute;cialit&eacute;. </li> <li>enfin, <em>des cours de formation continue</em> dans les facult&eacute;s de m&eacute;decine et les h&ocirc;pitaux avec l&#39;enseignement post-universitaire. </li></ul><p>D&#39;une mani&egrave;re ou d&#39;une autre, la formation continue est en interaction avec la documentation. L&#39;informatique, les nouvelles technologies (CDROM), les banques de donn&eacute;es (300 dans le domaine biom&eacute;dical) ont r&eacute;volutionn&eacute; l&#39;acc&egrave;s &agrave; la documentation m&eacute;dicale. Impuls&eacute;s par la n&eacute;cessit&eacute; pour les m&eacute;decins d&#39;&ecirc;tre inform&eacute; le plus rapidement et compl&egrave;tement possible, les biblioth&egrave;ques et centres de documentation ont tr&egrave;s vite adopt&eacute; ces technologies, et organisent des cours de formation &agrave; leur utilisation. </p><p>L&#39; <em>A.F.M.H.A</em> (Association pour la Formation des M&eacute;decins Hospitaliers &agrave; la gestion Administrative- H&ocirc;tel-Dieu-Paris), propose, depuis 1992, des sessions de formation avec pour th&egrave;me &quot;<em>Les Nouvelles Technologies au service de la Documentation M&eacute;dicale</em>&quot; : une douzaine de praticiens hospitaliers sont ainsi initi&eacute;s, durant deux jours, &agrave; tous les nouveaux produits offerts par la technologie actuelle : acc&egrave;s Minitel, banques de donn&eacute;es classiques ASCII ou sur disquettes, CDROM bibliographiques ou pr&eacute;sentant des p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral. </p><h3>Archives m&eacute;dicales et documentation</h3><p>Dans les h&ocirc;pitaux, le dossier du patient est g&eacute;r&eacute; par un service d&#39;Archives m&eacute;dicales en relation &eacute;troite avec les D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale (DIM). Ces DIM sont sous la responsabilit&eacute; d&#39;un m&eacute;decin et codifie toute l&#39;activit&eacute; hospitali&egrave;re : dur&eacute;e de s&eacute;jour, patients trait&eacute;s, pathologies. De plus en plus, DIM et documentation m&eacute;dicale sont coupl&eacute;s : la cons&eacute;quence d&#39;un tel regroupement est une meilleure circulation de l&#39;information de sant&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral centr&eacute;e autour du patient (avec une interaction possible entre la lecture d&#39;un article scientifique, son adaptation avec un cas trait&eacute; dans un service de soins et la codification de ce cas), et une approche originale, quasi exp&eacute;rimentale et compl&eacute;mentaire des m&eacute;tiers de documentaliste, biblioth&eacute;caire et archiviste dans un cadre institutionnel. </p><h2>Les infirmi&egrave;res</h2><p>Le biblioth&eacute;caire de sant&eacute; voit son r&ocirc;le &eacute;largi &agrave; d&#39;autres populations, celle des infirmier(e)s dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI, qui ont remplac&eacute; les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res), des cadres infirmiers et cadres infirmiers sup&eacute;rieurs dans les &eacute;coles de cadres. Pour les premiers, il s&#39;agit surtout, depuis la r&eacute;cente r&eacute;forme du dipl&ocirc;me d&#39;Etat en 1992, de s&#39;adapter au module obligatoire de recherche. Cela passe par des &eacute;tudes ponctuelles sur des sujets &eacute;tudi&eacute;s en cours et la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Pour les seconds, c&#39;est l&#39;&eacute;volution dans la carri&egrave;re qui est envisag&eacute; avec &eacute;galement la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire. Depuis peu, les Instituts et Ecoles ont int&eacute;gr&eacute; un module de recherche documentaire en faisant appel &agrave; des biblioth&eacute;caires ou documentalistes (c&#39;est le cas &agrave; l&#39;AP-HP, dans des &eacute;coles de cadres ou des instituts de formation en soins infirmiers). <br />A l&#39;instar de la population m&eacute;dicale, le corps infirmier, &agrave; toutes les &eacute;tapes de sa carri&egrave;re, se doit de se former et de s&#39;informer : les techniques &eacute;voluent, les rapports au malade &eacute;galement. Une r&eacute;flexion sur les soins infirmiers a &eacute;merg&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es, et cette r&eacute;flexion passe obligatoirement par un savoir bien int&eacute;gr&eacute;. </p><h2>Le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical, m&eacute;diateur de l&#39;information</h2><p>Ainsi, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical voit son champ d&#39;action s&#39;&eacute;largir en fonction de la diversit&eacute; des demandes et des types d&#39;utilisateurs, et &eacute;galement de l&#39;&eacute;volution des technologies qu&#39;il lui faut dominer et ma&icirc;triser. L&#39;impulsion donn&eacute;e par la connaissance scientifique est un des moteurs essentiels qui font de cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e de la documentation, un domaine &eacute;volutif, passionnant et ouvert sur un avenir prometteur. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - L'émancipation par l'information 2007-04-03T18:19:59+00:00 2007-04-03T18:19:59+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/1994-l-emancipation-par-l-information.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>IFLA booklet 3, La Havane 1994, pp. 9-11.</strong> </p><h2>French abstract</h2><p>Une enqu&ecirc;te nationale sur <em>la Lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital</em> a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e en France en 1992. Le texte pr&eacute;sente, gr&acirc;ce &agrave; quelques chiffres indicatifs, les r&eacute;sultats de cette enqu&ecirc;te : ils d&eacute;montrent qu&#39;il y a un r&eacute;el besoin d&#39;information et de lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, et que l&#39;institution hospitali&egrave;re a pris conscience d&#39;un tel besoin. Le biblioth&eacute;caire repr&eacute;sente donc l&#39;interm&eacute;diaire id&eacute;al entre le patient hospitalis&eacute; et l&#39;information. <br />Choisis parmi de nombreux exemples, deux cas particuliers viennent &eacute;tayer cette assertion : une bande dessin&eacute;e destin&eacute;e aux enfants leuc&eacute;miques et le cas de la lecture en milieu g&eacute;riatrique. </p><h2>English abstract</h2><p>In 1992, the French Ministry of Culture and the Foundation of France (Paris) had made a survey on <em>Reading at hospital</em>. The following paper shows the results of this survey and it appears, looking at the statistics, that the needs for information and reading inside the hospital are growing. The hospital librarian is the main intermediary between the patient and information. Ill children and elderly persons are two examples taken as illustrations. </p><h2>Aper&ccedil;u historique de la lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital</h2><p>La lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital marque ses origines, en France, en 1634 sous le vocable de &quot;distraction des malades&quot;. Il fallut attendre deux si&egrave;cles (1845) pour que des mesures concr&egrave;tes soient prises en faveur de son d&eacute;veloppement, et ce n&#39;est qu&#39;en 1947-1948 que circulaires et arr&ecirc;t&eacute;s du minist&egrave;re de la Sant&eacute; publique institu&egrave;rent l&#39;obligation de cr&eacute;er une biblioth&egrave;que et d&#39;y consacrer des cr&eacute;dits. <br />Il reste que, dans l&#39;histoire de l&#39;h&ocirc;pital, cette pratique culturelle, d&eacute;velopp&eacute;e majoritairement par des associations caritatives et un b&eacute;n&eacute;volat de plus en plus organis&eacute;, se heurte &agrave; une disparit&eacute;, voire &agrave; une pauvret&eacute; de moyens dans nombre d&#39;&eacute;tablissements hospitaliers. Mais l&#39;offre de lecture s&#39; inscrit de plus en plus largement dans la vie des &eacute;tablissements hospitaliers : cela signifie donc pour le patient la possibilit&eacute; d&#39;&ecirc;tre mieux inform&eacute;, et pour le biblioth&eacute;caire un r&ocirc;le de plus en plus affirm&eacute; dans cette &eacute;mancipation des malades et dans leur droit d&#39;acc&eacute;der &agrave; plus d&#39;informations. </p><h2>Etat des lieux de la lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital en 1992</h2><p>Le th&egrave;me de la lecture, objectif non prioritaire &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, a cependant retenu l&#39;attention des directeurs d&#39;&eacute;tablissements. Cela indique une attente et un besoin de reconnaissance dans ce domaine. Tous les types d&#39;&eacute;tablissement hospitalier ont r&eacute;pondu &agrave; l&#39;enqu&ecirc;te nationale lanc&eacute;e en 1992 : </p><ul> <li>le plus fort pourcentage de r&eacute;ponses ( 45 % ) provient des centres hospitaliers (universitaires inclus ) ; </li> <li>148 h&ocirc;pitaux locaux ont &eacute;galement r&eacute;pondu, </li> <li>124 centres sp&eacute;cialis&eacute;s en psychiatrie ont largement particip&eacute; &agrave; l&#39;enqu&ecirc;te </li> <li>enfin, les 157 r&eacute;ponses obtenues des centres de moyen et long s&eacute;jour traduisent une dynamique moins forte que dans le secteur psychiatrique, ce qui peut para&icirc;tre paradoxal pour des &eacute;tablissements de ce type. </li></ul><p>De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, il ressort de ces chiffres que le livre est pr&eacute;sent dans beaucoup d&#39;h&ocirc;pitaux, mais cet acquis tr&egrave;s ancien est souvent mal connu au sein m&ecirc;me des &eacute;tablissements, &agrave; la fois par la structure et par les patients, car il est peu organis&eacute; et insuffisamment d&eacute;velopp&eacute;. <br />Autrement dit, 90, 6 % des lieux de lecture sont accessibles aux malades. Le probl&egrave;me de l&#39;acc&egrave;s au livre s&#39;est toujours pos&eacute; de fa&ccedil;on particuli&egrave;rement aigu&egrave; &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, en raison des difficult&eacute;s de d&eacute;placement qu&#39;&eacute;prouvent certains malades. 70 % des &eacute;tablissements proposent un acc&egrave;s direct et 30 % un acc&egrave;s indirect, c&#39;est-&agrave;-dire offrent aux malades la possibilit&eacute; de choisir les ouvrages sur une liste ou sur un chariot dans leur chambre m&ecirc;me. Relativement d&eacute;velopp&eacute; dans les centres de moyen et long s&eacute;jour o&ugrave; les malades ont souvent des probl&egrave;mes pour acc&eacute;der &agrave; la biblioth&egrave;que, ce service est r&eacute;duit dans les centres sp&eacute;cialis&eacute;s en psychiatrie. Quant au pr&ecirc;t en chariot, s&#39;il est quantitativement moins fort, il conserve qualitativement une valeur symbolique que les chiffres ne peuvent mesurer, mais qui est clairement indiqu&eacute;e par les t&eacute;moignages. <br />Voici deux exemples significatifs, concrets, qui d&eacute;montrent le r&ocirc;le &eacute;minent jou&eacute; par le biblitoth&eacute;caire au sein de l&#39;institution hospitali&egrave;re pour d&eacute;velopper l&#39;acc&egrave;s &agrave; la lecture, et donc, &agrave; l&#39;information. </p><h2>1er exemple : l&#39;Association Locomotive</h2><p>L&#39;Association Locomotive pr&eacute;sente un projet de bande dessin&eacute;e &quot;<em>Pascal et Caline contre Leukemia</em>&quot; : afin de promouvoir l&#39;information sur la leuc&eacute;mie et le cancer de l&#39;enfant, tout d&#39;abord aupr&egrave;s de l&#39;enfant malade, de sa famille, de tout son entourage : &eacute;cole, amis, etc. Les enfants rep&eacute;sent&eacute;s dans la bande dessin&eacute;e <em>Pascal et Caline contre Leukemia</em> vont accompagner l&#39;enfant malade tout au long de son traitement, qui dure au moins deux ans, et aider sa famille par l&#39;histoire illustr&eacute;e... </p><h3>Les objectifs</h3><p>Le but de ce travail est d&#39;expliquer aux enfants leur maladie, le traitement et les rouages de la machine hospitali&egrave;re &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de laquelle ils p&eacute;n&egrave;trent. Une partie consid&eacute;rable de la souffrance est li&eacute;e &agrave; l&#39;angoisse et &agrave; la situation de passivit&eacute; o&ugrave; l&#39;on se trouve en cas de maladie grave. Il est donc tr&egrave;s important d&#39;inverser l&#39;attitude du malade, d&#39;en faire un &ecirc;tre actif, menant l&#39;assaut contre la maladie. <br />Le support image-histoire avec lequel l&#39;enfant s&#39;identifie totalement concr&eacute;tisera la &quot; visualisation positive&quot; pour permettre &agrave; l&#39;enfant de trouver &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de lui-m&ecirc;me l&#39;&eacute;nergie, la force et le courage; il polarisera son attention sur une offensive personnelle : l&#39;enfance face au mal. Il s&#39;identifiera &agrave; <em>Pascal et Caline</em>, les deux h&eacute;ros de la bande dessin&eacute;e, qui luttent contre <em>Leukemia</em>. </p><h3>L&#39;impact de la bande dessin&eacute;e</h3><p>Apr&egrave;s environ six mois de fonctionnement, la bande dessin&eacute;e r&eacute;pond &agrave; certains espoirs. On peut situer son efficacit&eacute; &agrave; divers niveaux : </p><ul> <li>celui de l&#39;enfant malade : gr&acirc;ce aux dessins expliquant les divers examens (ponction lombaire, pansement du cath&eacute;ter), comme celui du chat qui fait le gros dos, l&#39;enfant sait ce qui va se passer, ce qu&#39;il a &agrave; faire et a moins peur. Il prend partie dans ce ce combat qu&#39;il m&egrave;ne avec sa famille et son &eacute;quipe soignante. Pour certains enfants, la bande dessin&eacute;e repr&eacute;sente &quot;le copain&quot; quand il est hospitalis&eacute;. </li> <li>Celui des parents et de la famille : la bande dessin&eacute;e sert de point de rep&egrave;re dans la chronologie des examens et du traitement. On s&#39;y replonge r&eacute;guli&egrave;rement. Les images compl&egrave;tent et illustrent le discours du m&eacute;decin. Elle sert de lien entre l&#39;enfant malade et ses fr&egrave;res et soeurs. L&#39;enfant malade qui rentre &agrave; la maison est content et fier de montrer &agrave; ses fr&egrave;res et soeurs ce qu&#39;on lui a fait. Les fr&egrave;res et soeurs peuvent ainsi comprendre et participer &agrave; leur fa&ccedil;on. </li></ul><h2>2&egrave;me exemple : La lecture du 3&egrave;me &acirc;ge</h2><p>La question de la lecture pour les personnes du troisi&egrave;me &acirc;ge a d&eacute;j&agrave; donn&eacute; lieu &agrave; des recherches. En 1989, le Minist&egrave;re de la Culture publiait &quot;<em>Un nouvel &acirc;ge pour lire</em>&quot;. Dans cette &eacute;tude, on trouvait un t&eacute;moignage qui r&eacute;sume la situation rencontr&eacute;e dans la plupart des services de g&eacute;riatrie. </p><h3>Le milieu g&eacute;riatrique</h3><p>En institution g&eacute;riatrique, comme partout ailleurs, la lecture suppose vouloir, pouvoir et ... savoir lire. Ces conditions, malheureusement, sont trop souvent absentes dans les tranches de population n&eacute;es au d&eacute;but du si&egrave;cle, qui forment en 1989 la majorit&eacute; des personnes h&eacute;berg&eacute;es ou hospitalis&eacute;es dans les services de g&eacute;riatrie. <br />La politique de maintien &agrave; domicile, l&#39;am&eacute;lioration g&eacute;n&eacute;rale de l&#39;&eacute;tat de sant&eacute;, l&#39;allongement de la dur&eacute;e moyenne de vie font que, actuellement, les &eacute;tablissements, maisons de retraite ou services g&eacute;riatriques, accueillent des personnes de plus en plus &acirc;g&eacute;es : 5 % des plus de 60 ans vivent en institution. Ces personnes sont physiquement diminu&eacute;es, rarement ais&eacute;es et toujours seules. Cette population ne constitue pas, il est vrai, un groupe homog&egrave;ne. Pr&eacute;domine tout de m&ecirc;me une origine socioculturelle d&eacute;favoris&eacute;e <br />Les m&eacute;tiers exerc&eacute;s ne facilitant pas la lecture, une notion de loisirs peu r&eacute;pandue (lire &eacute;tant consid&eacute;r&eacute; comme une perte de temps ) et, bien s&ucirc;r, une fr&eacute;quentation scolaire insuffisante. <br />Par ailleurs, le vieillissement en institution accentue le repli sur soi, provoque des abandons successifs li&eacute;s aux d&eacute;pressions et &agrave; une d&eacute;sorientation spatio-temporelle. L&#39;acc&egrave;s au livre, proprement dit, n&#39;est pas toujours facilit&eacute; : les livres propos&eacute;s ne correspondent pas aux besoins. Ce qui est en cause, c&#39;est la typographie, le poids, la taille et la maniabilit&eacute; de l&#39;ouvrage. Comment une personne h&eacute;mipl&eacute;gique, par exemple, pourra-t-elle tenir son livre en main ? </p><h3>L&#39;importance de la relation personnelle</h3><p>Certes, on dispose aujourd&#39;hui de livres-cassettes. Malheureusement, cette forme nouvelle de lecture, si int&eacute;ressante soit-elle, n&#39;est pas adapt&eacute;e &agrave; la personne &acirc;g&eacute;e vivant en institution. La cassette demande un effort de concentration trop important. Seule, elle n&#39;est pas suffisamment vivante, suffisamment stimulante, et la pr&eacute;sence physique d&#39;un lecteur s&#39;av&egrave;re le plus souvent indispensable pour soutenir l&#39;attention de l&#39;auditeur. Sur le plan pratique, il faut &eacute;galement manipuler cassette et magn&eacute;tophone qui sont des outils relativement contemporains, en tout cas &eacute;trangers aux personnes &acirc;g&eacute;es. Celles-ci doivent disposer d&#39;une chambre individuelle pour ne pas g&ecirc;ner les voisins, ou acqu&eacute;rir un baladeur... En fait, bien des difficult&eacute;s restent encore &agrave; surmonter. <br />D&eacute;ficits physiques et d&eacute;ficits affectifs sont difficilement compens&eacute;s. Citons simplement les d&eacute;ficits visuels, handicap majeur s&#39;il en est. Il existe aujourd&#39;hui, pour les personnes souffrant de d&eacute;ficiences de la vue, des livres dits &agrave; large vision. Dans ce domaine, un effort &eacute;norme a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es. <br />La lecture en tant que telle ne correspond pas &agrave; un besoin fondamental chez l&#39;homme, ni &agrave; une activit&eacute; spontan&eacute;e. Elle n&eacute;cessite une &eacute;ducation ou tout au moins une initiation. Or, le manque de stimulations &agrave; la lecture reste encore trop fr&eacute;quent. Quels sont les rapports des personnels soignants &agrave; la lecture ? Lisent-ils? Aiment-ils parler de leurs lectures avec les personnes &acirc;g&eacute;es? Autant de questions dont on ne peut &eacute;luder l&#39;importance. <br />De la m&ecirc;me mani&egrave;re, les personnes charg&eacute;es des biblioth&egrave;ques en &eacute;tablisements ne sont pas toujours suffisamment attentives aux besoins des personnes &acirc;g&eacute;es. Il est n&eacute;cessaire de bien conna&icirc;tre la personne &agrave; qui l&#39;on s&#39;adresse, ses go&ucirc;ts, ses aptitudes. Il est pr&eacute;f&eacute;rable de converser quelque peu avant de recommander un livre. </p><h3>Le besoin de communiquer</h3><p>Quelques pr&eacute;cautions sont &agrave; prendre pour &eacute;tablir un meilleur contact avec la personne. Il est bon de parler lentement, avec pr&eacute;cision, expliciter, ne pas h&eacute;siter &agrave; r&eacute;p&egrave;ter si besoin est. Il faut aussi avoir une bonne connaissance de l&#39;ouvrage qui est propos&eacute; pour &eacute;ventuellement en faire un r&eacute;sum&eacute; ou en discuter avec le lecteur. Si les r&eacute;sidants lisent d&#39;eux-m&ecirc;mes, s&#39;ils choisissent leurs lectures, il suffit alors de leur apporter un &eacute;ventail de livres suffisamment large pour qu&#39;ils puissent op&eacute;rer ce choix. </p><h2>Conclusion</h2><p>Ces deux exemples sont repr&eacute;sentatifs de l&#39;&eacute;tat de la lecture en milieu hospitalier : l&#39;enfant malade et la personne &acirc;g&eacute;e sont les deux types de populations suceptibles de rester le plus longtemps en traitement &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. Le livre, la lecture constituent, chacun &agrave; leur niveau, un moyen important et n&eacute;cessaire d&#39;appr&eacute;hender la maladie, un traitement long et douloureux ou un handicap. Ces exemples montrent ais&eacute;ment l&#39;importance du r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire par rapport &agrave; l&#39;&eacute;mancipation du malade : que celui-ci soit un enfant ou une personne &acirc;g&eacute;e, le biblioth&eacute;caire repr&eacute;sente un des moyens de lui faire acc&eacute;der ou de recouvrer selon les cas &agrave; une certaine ind&eacute;pendance et autonomie. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rence</h2>Fondation de France. <em>La Lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : &eacute;tat des lieux de l&#39;offre de lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital en 1992</em>. Paris : Minist&egrave;re de la Culture, 1993. <h4>60th IFLA General Conference <br />Havana - Cuba - 1994 - 21-27 August</h4><p><br /><em>Libraries serving the general public <br />Section libraries serving the disadvantaged persons</em> </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>IFLA booklet 3, La Havane 1994, pp. 9-11.</strong> </p><h2>French abstract</h2><p>Une enqu&ecirc;te nationale sur <em>la Lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital</em> a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e en France en 1992. Le texte pr&eacute;sente, gr&acirc;ce &agrave; quelques chiffres indicatifs, les r&eacute;sultats de cette enqu&ecirc;te : ils d&eacute;montrent qu&#39;il y a un r&eacute;el besoin d&#39;information et de lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, et que l&#39;institution hospitali&egrave;re a pris conscience d&#39;un tel besoin. Le biblioth&eacute;caire repr&eacute;sente donc l&#39;interm&eacute;diaire id&eacute;al entre le patient hospitalis&eacute; et l&#39;information. <br />Choisis parmi de nombreux exemples, deux cas particuliers viennent &eacute;tayer cette assertion : une bande dessin&eacute;e destin&eacute;e aux enfants leuc&eacute;miques et le cas de la lecture en milieu g&eacute;riatrique. </p><h2>English abstract</h2><p>In 1992, the French Ministry of Culture and the Foundation of France (Paris) had made a survey on <em>Reading at hospital</em>. The following paper shows the results of this survey and it appears, looking at the statistics, that the needs for information and reading inside the hospital are growing. The hospital librarian is the main intermediary between the patient and information. Ill children and elderly persons are two examples taken as illustrations. </p><h2>Aper&ccedil;u historique de la lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital</h2><p>La lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital marque ses origines, en France, en 1634 sous le vocable de &quot;distraction des malades&quot;. Il fallut attendre deux si&egrave;cles (1845) pour que des mesures concr&egrave;tes soient prises en faveur de son d&eacute;veloppement, et ce n&#39;est qu&#39;en 1947-1948 que circulaires et arr&ecirc;t&eacute;s du minist&egrave;re de la Sant&eacute; publique institu&egrave;rent l&#39;obligation de cr&eacute;er une biblioth&egrave;que et d&#39;y consacrer des cr&eacute;dits. <br />Il reste que, dans l&#39;histoire de l&#39;h&ocirc;pital, cette pratique culturelle, d&eacute;velopp&eacute;e majoritairement par des associations caritatives et un b&eacute;n&eacute;volat de plus en plus organis&eacute;, se heurte &agrave; une disparit&eacute;, voire &agrave; une pauvret&eacute; de moyens dans nombre d&#39;&eacute;tablissements hospitaliers. Mais l&#39;offre de lecture s&#39; inscrit de plus en plus largement dans la vie des &eacute;tablissements hospitaliers : cela signifie donc pour le patient la possibilit&eacute; d&#39;&ecirc;tre mieux inform&eacute;, et pour le biblioth&eacute;caire un r&ocirc;le de plus en plus affirm&eacute; dans cette &eacute;mancipation des malades et dans leur droit d&#39;acc&eacute;der &agrave; plus d&#39;informations. </p><h2>Etat des lieux de la lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital en 1992</h2><p>Le th&egrave;me de la lecture, objectif non prioritaire &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, a cependant retenu l&#39;attention des directeurs d&#39;&eacute;tablissements. Cela indique une attente et un besoin de reconnaissance dans ce domaine. Tous les types d&#39;&eacute;tablissement hospitalier ont r&eacute;pondu &agrave; l&#39;enqu&ecirc;te nationale lanc&eacute;e en 1992 : </p><ul> <li>le plus fort pourcentage de r&eacute;ponses ( 45 % ) provient des centres hospitaliers (universitaires inclus ) ; </li> <li>148 h&ocirc;pitaux locaux ont &eacute;galement r&eacute;pondu, </li> <li>124 centres sp&eacute;cialis&eacute;s en psychiatrie ont largement particip&eacute; &agrave; l&#39;enqu&ecirc;te </li> <li>enfin, les 157 r&eacute;ponses obtenues des centres de moyen et long s&eacute;jour traduisent une dynamique moins forte que dans le secteur psychiatrique, ce qui peut para&icirc;tre paradoxal pour des &eacute;tablissements de ce type. </li></ul><p>De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, il ressort de ces chiffres que le livre est pr&eacute;sent dans beaucoup d&#39;h&ocirc;pitaux, mais cet acquis tr&egrave;s ancien est souvent mal connu au sein m&ecirc;me des &eacute;tablissements, &agrave; la fois par la structure et par les patients, car il est peu organis&eacute; et insuffisamment d&eacute;velopp&eacute;. <br />Autrement dit, 90, 6 % des lieux de lecture sont accessibles aux malades. Le probl&egrave;me de l&#39;acc&egrave;s au livre s&#39;est toujours pos&eacute; de fa&ccedil;on particuli&egrave;rement aigu&egrave; &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, en raison des difficult&eacute;s de d&eacute;placement qu&#39;&eacute;prouvent certains malades. 70 % des &eacute;tablissements proposent un acc&egrave;s direct et 30 % un acc&egrave;s indirect, c&#39;est-&agrave;-dire offrent aux malades la possibilit&eacute; de choisir les ouvrages sur une liste ou sur un chariot dans leur chambre m&ecirc;me. Relativement d&eacute;velopp&eacute; dans les centres de moyen et long s&eacute;jour o&ugrave; les malades ont souvent des probl&egrave;mes pour acc&eacute;der &agrave; la biblioth&egrave;que, ce service est r&eacute;duit dans les centres sp&eacute;cialis&eacute;s en psychiatrie. Quant au pr&ecirc;t en chariot, s&#39;il est quantitativement moins fort, il conserve qualitativement une valeur symbolique que les chiffres ne peuvent mesurer, mais qui est clairement indiqu&eacute;e par les t&eacute;moignages. <br />Voici deux exemples significatifs, concrets, qui d&eacute;montrent le r&ocirc;le &eacute;minent jou&eacute; par le biblitoth&eacute;caire au sein de l&#39;institution hospitali&egrave;re pour d&eacute;velopper l&#39;acc&egrave;s &agrave; la lecture, et donc, &agrave; l&#39;information. </p><h2>1er exemple : l&#39;Association Locomotive</h2><p>L&#39;Association Locomotive pr&eacute;sente un projet de bande dessin&eacute;e &quot;<em>Pascal et Caline contre Leukemia</em>&quot; : afin de promouvoir l&#39;information sur la leuc&eacute;mie et le cancer de l&#39;enfant, tout d&#39;abord aupr&egrave;s de l&#39;enfant malade, de sa famille, de tout son entourage : &eacute;cole, amis, etc. Les enfants rep&eacute;sent&eacute;s dans la bande dessin&eacute;e <em>Pascal et Caline contre Leukemia</em> vont accompagner l&#39;enfant malade tout au long de son traitement, qui dure au moins deux ans, et aider sa famille par l&#39;histoire illustr&eacute;e... </p><h3>Les objectifs</h3><p>Le but de ce travail est d&#39;expliquer aux enfants leur maladie, le traitement et les rouages de la machine hospitali&egrave;re &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de laquelle ils p&eacute;n&egrave;trent. Une partie consid&eacute;rable de la souffrance est li&eacute;e &agrave; l&#39;angoisse et &agrave; la situation de passivit&eacute; o&ugrave; l&#39;on se trouve en cas de maladie grave. Il est donc tr&egrave;s important d&#39;inverser l&#39;attitude du malade, d&#39;en faire un &ecirc;tre actif, menant l&#39;assaut contre la maladie. <br />Le support image-histoire avec lequel l&#39;enfant s&#39;identifie totalement concr&eacute;tisera la &quot; visualisation positive&quot; pour permettre &agrave; l&#39;enfant de trouver &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de lui-m&ecirc;me l&#39;&eacute;nergie, la force et le courage; il polarisera son attention sur une offensive personnelle : l&#39;enfance face au mal. Il s&#39;identifiera &agrave; <em>Pascal et Caline</em>, les deux h&eacute;ros de la bande dessin&eacute;e, qui luttent contre <em>Leukemia</em>. </p><h3>L&#39;impact de la bande dessin&eacute;e</h3><p>Apr&egrave;s environ six mois de fonctionnement, la bande dessin&eacute;e r&eacute;pond &agrave; certains espoirs. On peut situer son efficacit&eacute; &agrave; divers niveaux : </p><ul> <li>celui de l&#39;enfant malade : gr&acirc;ce aux dessins expliquant les divers examens (ponction lombaire, pansement du cath&eacute;ter), comme celui du chat qui fait le gros dos, l&#39;enfant sait ce qui va se passer, ce qu&#39;il a &agrave; faire et a moins peur. Il prend partie dans ce ce combat qu&#39;il m&egrave;ne avec sa famille et son &eacute;quipe soignante. Pour certains enfants, la bande dessin&eacute;e repr&eacute;sente &quot;le copain&quot; quand il est hospitalis&eacute;. </li> <li>Celui des parents et de la famille : la bande dessin&eacute;e sert de point de rep&egrave;re dans la chronologie des examens et du traitement. On s&#39;y replonge r&eacute;guli&egrave;rement. Les images compl&egrave;tent et illustrent le discours du m&eacute;decin. Elle sert de lien entre l&#39;enfant malade et ses fr&egrave;res et soeurs. L&#39;enfant malade qui rentre &agrave; la maison est content et fier de montrer &agrave; ses fr&egrave;res et soeurs ce qu&#39;on lui a fait. Les fr&egrave;res et soeurs peuvent ainsi comprendre et participer &agrave; leur fa&ccedil;on. </li></ul><h2>2&egrave;me exemple : La lecture du 3&egrave;me &acirc;ge</h2><p>La question de la lecture pour les personnes du troisi&egrave;me &acirc;ge a d&eacute;j&agrave; donn&eacute; lieu &agrave; des recherches. En 1989, le Minist&egrave;re de la Culture publiait &quot;<em>Un nouvel &acirc;ge pour lire</em>&quot;. Dans cette &eacute;tude, on trouvait un t&eacute;moignage qui r&eacute;sume la situation rencontr&eacute;e dans la plupart des services de g&eacute;riatrie. </p><h3>Le milieu g&eacute;riatrique</h3><p>En institution g&eacute;riatrique, comme partout ailleurs, la lecture suppose vouloir, pouvoir et ... savoir lire. Ces conditions, malheureusement, sont trop souvent absentes dans les tranches de population n&eacute;es au d&eacute;but du si&egrave;cle, qui forment en 1989 la majorit&eacute; des personnes h&eacute;berg&eacute;es ou hospitalis&eacute;es dans les services de g&eacute;riatrie. <br />La politique de maintien &agrave; domicile, l&#39;am&eacute;lioration g&eacute;n&eacute;rale de l&#39;&eacute;tat de sant&eacute;, l&#39;allongement de la dur&eacute;e moyenne de vie font que, actuellement, les &eacute;tablissements, maisons de retraite ou services g&eacute;riatriques, accueillent des personnes de plus en plus &acirc;g&eacute;es : 5 % des plus de 60 ans vivent en institution. Ces personnes sont physiquement diminu&eacute;es, rarement ais&eacute;es et toujours seules. Cette population ne constitue pas, il est vrai, un groupe homog&egrave;ne. Pr&eacute;domine tout de m&ecirc;me une origine socioculturelle d&eacute;favoris&eacute;e <br />Les m&eacute;tiers exerc&eacute;s ne facilitant pas la lecture, une notion de loisirs peu r&eacute;pandue (lire &eacute;tant consid&eacute;r&eacute; comme une perte de temps ) et, bien s&ucirc;r, une fr&eacute;quentation scolaire insuffisante. <br />Par ailleurs, le vieillissement en institution accentue le repli sur soi, provoque des abandons successifs li&eacute;s aux d&eacute;pressions et &agrave; une d&eacute;sorientation spatio-temporelle. L&#39;acc&egrave;s au livre, proprement dit, n&#39;est pas toujours facilit&eacute; : les livres propos&eacute;s ne correspondent pas aux besoins. Ce qui est en cause, c&#39;est la typographie, le poids, la taille et la maniabilit&eacute; de l&#39;ouvrage. Comment une personne h&eacute;mipl&eacute;gique, par exemple, pourra-t-elle tenir son livre en main ? </p><h3>L&#39;importance de la relation personnelle</h3><p>Certes, on dispose aujourd&#39;hui de livres-cassettes. Malheureusement, cette forme nouvelle de lecture, si int&eacute;ressante soit-elle, n&#39;est pas adapt&eacute;e &agrave; la personne &acirc;g&eacute;e vivant en institution. La cassette demande un effort de concentration trop important. Seule, elle n&#39;est pas suffisamment vivante, suffisamment stimulante, et la pr&eacute;sence physique d&#39;un lecteur s&#39;av&egrave;re le plus souvent indispensable pour soutenir l&#39;attention de l&#39;auditeur. Sur le plan pratique, il faut &eacute;galement manipuler cassette et magn&eacute;tophone qui sont des outils relativement contemporains, en tout cas &eacute;trangers aux personnes &acirc;g&eacute;es. Celles-ci doivent disposer d&#39;une chambre individuelle pour ne pas g&ecirc;ner les voisins, ou acqu&eacute;rir un baladeur... En fait, bien des difficult&eacute;s restent encore &agrave; surmonter. <br />D&eacute;ficits physiques et d&eacute;ficits affectifs sont difficilement compens&eacute;s. Citons simplement les d&eacute;ficits visuels, handicap majeur s&#39;il en est. Il existe aujourd&#39;hui, pour les personnes souffrant de d&eacute;ficiences de la vue, des livres dits &agrave; large vision. Dans ce domaine, un effort &eacute;norme a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es. <br />La lecture en tant que telle ne correspond pas &agrave; un besoin fondamental chez l&#39;homme, ni &agrave; une activit&eacute; spontan&eacute;e. Elle n&eacute;cessite une &eacute;ducation ou tout au moins une initiation. Or, le manque de stimulations &agrave; la lecture reste encore trop fr&eacute;quent. Quels sont les rapports des personnels soignants &agrave; la lecture ? Lisent-ils? Aiment-ils parler de leurs lectures avec les personnes &acirc;g&eacute;es? Autant de questions dont on ne peut &eacute;luder l&#39;importance. <br />De la m&ecirc;me mani&egrave;re, les personnes charg&eacute;es des biblioth&egrave;ques en &eacute;tablisements ne sont pas toujours suffisamment attentives aux besoins des personnes &acirc;g&eacute;es. Il est n&eacute;cessaire de bien conna&icirc;tre la personne &agrave; qui l&#39;on s&#39;adresse, ses go&ucirc;ts, ses aptitudes. Il est pr&eacute;f&eacute;rable de converser quelque peu avant de recommander un livre. </p><h3>Le besoin de communiquer</h3><p>Quelques pr&eacute;cautions sont &agrave; prendre pour &eacute;tablir un meilleur contact avec la personne. Il est bon de parler lentement, avec pr&eacute;cision, expliciter, ne pas h&eacute;siter &agrave; r&eacute;p&egrave;ter si besoin est. Il faut aussi avoir une bonne connaissance de l&#39;ouvrage qui est propos&eacute; pour &eacute;ventuellement en faire un r&eacute;sum&eacute; ou en discuter avec le lecteur. Si les r&eacute;sidants lisent d&#39;eux-m&ecirc;mes, s&#39;ils choisissent leurs lectures, il suffit alors de leur apporter un &eacute;ventail de livres suffisamment large pour qu&#39;ils puissent op&eacute;rer ce choix. </p><h2>Conclusion</h2><p>Ces deux exemples sont repr&eacute;sentatifs de l&#39;&eacute;tat de la lecture en milieu hospitalier : l&#39;enfant malade et la personne &acirc;g&eacute;e sont les deux types de populations suceptibles de rester le plus longtemps en traitement &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. Le livre, la lecture constituent, chacun &agrave; leur niveau, un moyen important et n&eacute;cessaire d&#39;appr&eacute;hender la maladie, un traitement long et douloureux ou un handicap. Ces exemples montrent ais&eacute;ment l&#39;importance du r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire par rapport &agrave; l&#39;&eacute;mancipation du malade : que celui-ci soit un enfant ou une personne &acirc;g&eacute;e, le biblioth&eacute;caire repr&eacute;sente un des moyens de lui faire acc&eacute;der ou de recouvrer selon les cas &agrave; une certaine ind&eacute;pendance et autonomie. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rence</h2>Fondation de France. <em>La Lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : &eacute;tat des lieux de l&#39;offre de lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital en 1992</em>. Paris : Minist&egrave;re de la Culture, 1993. <h4>60th IFLA General Conference <br />Havana - Cuba - 1994 - 21-27 August</h4><p><br /><em>Libraries serving the general public <br />Section libraries serving the disadvantaged persons</em> </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - L'émancipation des publics défavorisés 2007-04-03T18:16:59+00:00 2007-04-03T18:16:59+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/1994-l-emancipation-des-publics-defavorises.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>IFLA Section of Libraries Serving Disadvantaged Persons Newsletter, 1994, n&deg; 39, pp. 2-3.</strong> </p><p>En tant que professionnels de l&#39;information, il faut apprendre &agrave; nos utilisateurs, les publics dits d&eacute;favoris&eacute;s, &agrave; savoir trouver et utiliser l&#39;information : marginalis&eacute;s de par leur position (prisonniers, personnes incapables ou d&eacute;ficientes, &eacute;tudiants handicap&eacute;s, malades hospitalis&eacute;s), ils doivent cependant pouvoir poss&eacute;der les moyens de la recherche documentaire, les outils bibliographiques, et en dominer suffisamment le contenu afin de r&eacute;soudre eux-m&ecirc;mes les probl&egrave;mes pos&eacute;s par leur incapacit&eacute;, que celle-ci soit temporaire ou non. </p><p><em>&quot;Les ouvrages et p&eacute;riodiques facilement accessibles &agrave; un public handicap&eacute; mentalement&quot;, &quot;l&#39;information m&eacute;dicale d&eacute;livr&eacute;e aux patients hospitalis&eacute;s&quot;, &quot;l&#39;information juridique pour les prisonniers&quot; ainsi que &quot;les possibilit&eacute;s offertes aux &eacute;tudiants handicap&eacute;s&quot;, tels &eacute;taient les quatre th&egrave;mes parall&egrave;les retenus de la session pour les publics d&eacute;favoris&eacute;s avec pour th&egrave;me g&eacute;n&eacute;rique : l&#39;Emancipation gr&acirc;ce &agrave; l&#39;information. </em></p><h2>&quot;Les ouvrages et p&eacute;riodiques facilement accessibles &agrave; un public handicap&eacute; mentalement&quot; / Lisbeth Rosenschold (ER Foundation) - Su&egrave;de. </h2><p>Il s&#39;agit d&#39;un des th&egrave;mes qui a &eacute;t&eacute; le plus &eacute;tudi&eacute; par la Section des publics d&eacute;favoris&eacute;s. Les handicap&eacute;s mentaux ont des probl&egrave;mes de langage, de compr&eacute;hension. Les biblioth&egrave;ques publiques n&#39;offrent g&eacute;n&eacute;ralement pas la litt&eacute;rature ad&eacute;quate pour ces utilisateurs : il faut, en effet, mettre sur pied des fonds de documents adapt&eacute;s, et cela rel&egrave;ve plus d&#39;une biblioth&egrave;que sp&eacute;cialis&eacute;e que d&#39;une biblioth&egrave;que municipale. <br />Depuis plusieurs ann&eacute;es, un groupe d&#39;&eacute;tude s&#39;est mis en place au sein de la Section, et ses travaux ont port&eacute; sur, d&#39;une part, la connaissance du mat&eacute;riel n&eacute;cessaire, et d&#39;autre part, les recommandations concernant des listes de documents de r&eacute;f&eacute;rence. Ces travaux sont en cours, et sont en relation directe avec le <em>6&egrave;me IFLA Core Programme</em> : &quot; la Promotion de l&#39;instruction et de la lecture gr&acirc;ce aux biblioth&egrave;ques&quot;. </p><p>Un exemple int&eacute;ressant est celui de la la Su&egrave;de, o&ugrave; la <em>ER</em> (<em>Easy to Read</em>) <em>Foundation</em> existe depuis 1987. Elle a men&eacute; un certain nombre de travaux : </p><ul> <li>l&#39;&eacute;dition d&#39;ouvrages, et la cr&eacute;ation d&#39; une maison d&#39;&eacute;dition </li> <li>la publication d&#39;un journal de 8 pages </li> <li>l&#39;envoi d&#39; ouvrages de la Fondation gr&acirc;ce &agrave; un service postal rapide </li> <li>et la cr&eacute;ation d&#39;une communaut&eacute; d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts autour de la Fondation </li></ul><p>L&#39;exp&eacute;rience de la <em>ER Foundation</em> s&#39;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e tr&egrave;s encourageante : des personnes handicap&eacute;es se sont vues proposer, au sein de la Fondation, des activit&eacute;s de lecture en groupe. Apr&egrave;s un temps assez court, elles ont demand&eacute; par elles-m&ecirc;mes &agrave; lire des livres ou des journaux. </p><h2>&quot;L&#39;information m&eacute;dicale d&eacute;livr&eacute;e aux patients hospitalis&eacute;s&quot;/ Jean-Philippe Accart (Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil) - France. </h2><p>Une enqu&ecirc;te nationale a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e en France en 1992 par la Direction des H&ocirc;pitaux et la Fondation de France avec pour th&egrave;me &quot;<em>La lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital</em>&quot;. En voici les conclusions principales : <br />Dans l&#39;histoire de l&#39;h&ocirc;pital, la pratique culturelle de la lecture, d&eacute;velopp&eacute;e majoritairement par des associations caritatives et un b&eacute;n&eacute;volat de plus en plus organis&eacute;, se heurte &agrave; une disparit&eacute;, voire &agrave; une pauvret&eacute; de moyens dans nombre d&#39;&eacute;tablissements hospitaliers. Mais l&#39;offre de lecture s&#39;inscrit de plus en plus largement dans la vie des &eacute;tablissements hospitaliers : cela signifie donc pour le patient la possibilit&eacute; d&#39;&ecirc;tre mieux inform&eacute;, et pour le biblioth&eacute;caire, un r&ocirc;le de plus en plus affirm&eacute; dans cette &eacute;mancipation des malades et dans leur droit d&#39;acc&eacute;der &agrave; plus d&#39;informations. <br />De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, il ressort des chiffres que le livre est pr&eacute;sent dans beaucoup d&#39;h&ocirc;pitaux, mais cet acquis tr&egrave;s ancien est souvent mal connu au sein m&ecirc;me des &eacute;tablissements, &agrave; la fois par la structure et par les patients, car il est peu organis&eacute; et insuffisamment d&eacute;velopp&eacute;. <br />Autrement dit, 90, 6 % des lieux de lecture sont accessibles aux malades. Le probl&egrave;me de l&#39;acc&egrave;s au livre s&#39;est toujours pos&eacute; de fa&ccedil;on particuli&egrave;rement aig&uuml;e &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, en raison des difficult&eacute;s de d&eacute;placement qu&#39;&eacute;prouvent certains malades. 70 % des &eacute;tablissements proposent un acc&egrave;s direct et 30 % un acc&egrave;s indirect. Relativement d&eacute;velopp&eacute; dans les centres de moyen et long s&eacute;jour o&ugrave; les malades ont souvent des probl&egrave;mes pour acc&eacute;der &agrave; la biblioth&egrave;que, ce service est r&eacute;duit dans les centres sp&eacute;cialis&eacute;s en psychiatrie. </p><p>L&#39;enqu&ecirc;te donne de nombreux exemples r&eacute;ussis de la pratique de la lecture en milieu hospitalier. Deux ont &eacute;t&eacute; retenus : </p><ul> <li>l&#39;<em>Association Locomotive</em> qui, au travers d&#39;une bande dessin&eacute;e &quot;Pascal et Caline contre Leukemia&quot;, aide les enfants (mais &eacute;galement leurs familles) trait&eacute;s pour des cas de leuc&eacute;mie, &agrave; mieux comprendre la maladie, &agrave; l&#39;appr&eacute;hender, et &agrave; la traiter. <br /> Le fonctionnement de l&#39;institution hospitali&egrave;re est &eacute;galement d&eacute;crit. </li> <li><em>la lecture en milieu g&eacute;riatrique</em> est le deuxi&egrave;me exemple. L&#39;accent est mis sur la difficult&eacute; de lire pour les personnes &acirc;g&eacute;es pour des raisons socio-culturelles, mais &eacute;galement mat&eacute;rielles, ainsi que de confort, notamment (caract&egrave;res trop petits ; livres trop lourds &agrave; porter). Le comportement des &eacute;quipes soignantes, par l&#39;attention et l&#39;affection montr&eacute;es aux personnes mises en institution, est un des meilleurs vecteurs vers la lecture. </li></ul><p>Ces deux exemples sont repr&eacute;sentatifs de l&#39;&eacute;tat de la lecture en milieu hospitalier : l&#39;enfant malade et la personne &acirc;g&eacute;e sont les deux types de populations susceptibles de rester le plus longtemps en traitement &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. Le livre, la lecture constituent un moyen important et n&eacute;cessaire d&#39;appr&eacute;hender la maladie, un traitement long ou un handicap. Ces exemples d&eacute;montrent ais&eacute;ment l&#39;importance du r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire par rapport &agrave; l&#39;&eacute;mancipation du malade : que celui-ci soit un enfant ou une personne &acirc;g&eacute;e, le biblioth&eacute;caire repr&eacute;sente un des moyens de lui faire acc&eacute;der (ou de recouvrer selon les cas) &agrave; une certaine ind&eacute;pendance et autonomie. </p><h2>&quot;L&#39;information juridique pour les prisonniers&quot; / Vibeke Lehnmann (Library services coordinator- Madison) - USA</h2><p>L&#39;information juridique pour les prisonniers est un ph&eacute;nom&egrave;ne peu d&eacute;velopp&eacute; pour l&#39;instant en France. L&#39;exemple am&eacute;ricain est tr&egrave;s frappant, mais correspond &agrave; une l&eacute;gislation diff&eacute;rente de la l&eacute;gislation fran&ccedil;aise : la Constitution am&eacute;ricaine soutient le droit des prisonniers et leur donne le droit d&#39;acc&egrave;s aux informations produites par les tribunaux. C&#39;est &agrave; partir de 1960 qu&#39;ils peuvent consulter l&#39;information produite par les cours, et en 1971, un minimum de mat&eacute;riel juridique doit leur &ecirc;tre donn&eacute;. Les d&eacute;tenus illettr&eacute;s ont &eacute;galement des garanties d&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information juridique. Des biblioth&egrave;ques l&eacute;gales voient donc le jour dans les prisons, afin de desservir une population d&#39;un million de d&eacute;tenus. Leurs objectifs sont de deux ordres : </p><ul> <li>d&eacute;livrer l&#39;information en concordance avec les instructions donn&eacute;es par les tribunaux </li> <li>offrir des collections de livres aux prisonniers </li></ul><p>Les biblioth&eacute;caires doivent donc poss&eacute;der une formation juridique et se voient assigner un certain nombre de responsabilit&eacute;s : </p><ul> <li>la transmission des documents l&eacute;gaux </li> <li>la coordination et la standardisation des normes en mati&egrave;re d&#39;information juridique </li></ul><p>Un certain nombre de difficult&eacute;s existent cependant, li&eacute;es &agrave; la formation des biblioth&eacute;caires, car la ma&icirc;trise de l&#39;information juridique n&#39;est pas ais&eacute;e ; l&#39;acc&egrave;s mat&eacute;riel &agrave; l&#39;information, le fait que la mise en place d&#39;une biblioth&egrave;que l&eacute;gale demande des moyens financiers (les biblioth&egrave;ques pr&eacute;sentent un co&ucirc;t certain), et enfin l&#39;augmentation constante de la population carc&eacute;rale am&eacute;ricaine repr&eacute;sentent d&#39;autres difficult&eacute;s. </p><h2>&quot;Les possibilit&eacute;s offertes aux &eacute;tudiants handicap&eacute;s&quot; / Diane Bays (Biblioth&egrave;que Nationale du Canada) </h2><p>Ce th&egrave;me est une des pr&eacute;occupations actuelles de la Biblioth&egrave;que Nationale du Canada et des biblioth&egrave;ques des 250 universit&eacute;s et coll&egrave;ges canadiens. La Constitution canadienne reconnait aux &eacute;tudiants le droit &agrave; l&#39;&eacute;ducation sans discrimination. Sur une population d&#39;un million et demi d&#39;&eacute;tudiants, 112 000 pr&eacute;sentent un degr&eacute; d&#39;incapacit&eacute;. <br />Les services scolaires et &eacute;tudiants ont mis sur pied des actions adapt&eacute;es, ainsi que des possibilit&eacute;s d&#39;acc&egrave;s facilit&eacute;es aux structures documentaires. Parmi celles-ci : des rampes d&#39;acc&egrave;s aux b&acirc;timents ; l&#39;enregistrement t&eacute;l&eacute;vis&eacute; des cours ; du temps suppl&eacute;mentaire accord&eacute; durant les &eacute;preuves d&#39;examen ; des ouvrages en braille pour les &eacute;tudiants aveugles. </p><p><strong>Un programme en neuf points</strong> a &eacute;t&eacute; d&eacute;gag&eacute; visant essentiellement &agrave; coordonner les actions des universit&eacute;s et coll&egrave;ges entre eux. Voici les neufs points : </p><ul> <li>la coop&eacute;ration entre biblioth&egrave;ques et Bureaux pour les &eacute;tudiants d&eacute;favoris&eacute;s : un biblioth&eacute;caire est charg&eacute; de cette population particuli&egrave;re dans deux universit&eacute;s </li> <li>la d&eacute;signation d&#39;un biblioth&eacute;caire afin qu&#39;il d&eacute;veloppe ce type de service pour les &eacute;tudiants handicap&eacute;s, ceci pour faciliter l&#39;acc&egrave;s aux biblioth&egrave;ques </li> <li>la connaissance des besoins pratiques des &eacute;tudiants par tous les membres de l&#39;&eacute;quipe, en allant de l&#39;&eacute;quipe de s&eacute;curit&eacute; jusqu&#39;&agrave; celle des biblioth&eacute;caires </li> <li>la consultation r&eacute;guli&egrave;re des &eacute;tudiants en vue d&#39;adapter les moyens aux demandes </li> <li>la mise en oeuvre d&#39;une &eacute;tude sur les &eacute;quipements n&eacute;cessaires dans les biblioth&egrave;ques, le but &eacute;tant de rendre les &eacute;tudiants plus autonomes </li> <li>l&#39;accessibilit&eacute; des b&acirc;timents </li> <li>l&#39;accessibilit&eacute; des services offerts par les biblioth&egrave;ques </li> <li>la d&eacute;livrance d&#39;informations sur l&#39;utilisation des outils bibliographiques </li> <li>la fourniture de documents dans diff&eacute;rents formats </li></ul><h2>En conclusion</h2><p>Ces quatre communications montrent l&#39;importance de l&#39;information dans l&#39;autonomie et l&#39;&eacute;mancipation des publics d&eacute;favoris&eacute;s. Arriver &agrave; int&eacute;grer dans les institutions (prisons, h&ocirc;pitaux, universit&eacute;s, centre de soins psychiatriques) les structures ad&eacute;quates &agrave; chaque type de besoins soul&egrave;vent un certain nombre de difficult&eacute;s, tant au plan mat&eacute;riel qu&#39;au plan des mentalit&eacute;s. <br />Inscrit dans le th&egrave;me plus g&eacute;n&eacute;ral de la 60&egrave;me Conf&eacute;rence G&eacute;n&eacute;rale de l&#39;IFLA, &quot;<em>Le D&eacute;veloppement social des biblioth&egrave;ques</em>&quot;, le th&egrave;me de &quot;<em>l&#39;Emancipation gr&acirc;ce &agrave; l&#39;information</em>&quot; a pris, &agrave; Cuba, tout son sens. La preuve en &eacute;tait l&#39;int&eacute;r&ecirc;t des participants cubains pour chaque intervention, et notamment des biblioth&eacute;caires pour les prisons. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>IFLA Section of Libraries Serving Disadvantaged Persons Newsletter, 1994, n&deg; 39, pp. 2-3.</strong> </p><p>En tant que professionnels de l&#39;information, il faut apprendre &agrave; nos utilisateurs, les publics dits d&eacute;favoris&eacute;s, &agrave; savoir trouver et utiliser l&#39;information : marginalis&eacute;s de par leur position (prisonniers, personnes incapables ou d&eacute;ficientes, &eacute;tudiants handicap&eacute;s, malades hospitalis&eacute;s), ils doivent cependant pouvoir poss&eacute;der les moyens de la recherche documentaire, les outils bibliographiques, et en dominer suffisamment le contenu afin de r&eacute;soudre eux-m&ecirc;mes les probl&egrave;mes pos&eacute;s par leur incapacit&eacute;, que celle-ci soit temporaire ou non. </p><p><em>&quot;Les ouvrages et p&eacute;riodiques facilement accessibles &agrave; un public handicap&eacute; mentalement&quot;, &quot;l&#39;information m&eacute;dicale d&eacute;livr&eacute;e aux patients hospitalis&eacute;s&quot;, &quot;l&#39;information juridique pour les prisonniers&quot; ainsi que &quot;les possibilit&eacute;s offertes aux &eacute;tudiants handicap&eacute;s&quot;, tels &eacute;taient les quatre th&egrave;mes parall&egrave;les retenus de la session pour les publics d&eacute;favoris&eacute;s avec pour th&egrave;me g&eacute;n&eacute;rique : l&#39;Emancipation gr&acirc;ce &agrave; l&#39;information. </em></p><h2>&quot;Les ouvrages et p&eacute;riodiques facilement accessibles &agrave; un public handicap&eacute; mentalement&quot; / Lisbeth Rosenschold (ER Foundation) - Su&egrave;de. </h2><p>Il s&#39;agit d&#39;un des th&egrave;mes qui a &eacute;t&eacute; le plus &eacute;tudi&eacute; par la Section des publics d&eacute;favoris&eacute;s. Les handicap&eacute;s mentaux ont des probl&egrave;mes de langage, de compr&eacute;hension. Les biblioth&egrave;ques publiques n&#39;offrent g&eacute;n&eacute;ralement pas la litt&eacute;rature ad&eacute;quate pour ces utilisateurs : il faut, en effet, mettre sur pied des fonds de documents adapt&eacute;s, et cela rel&egrave;ve plus d&#39;une biblioth&egrave;que sp&eacute;cialis&eacute;e que d&#39;une biblioth&egrave;que municipale. <br />Depuis plusieurs ann&eacute;es, un groupe d&#39;&eacute;tude s&#39;est mis en place au sein de la Section, et ses travaux ont port&eacute; sur, d&#39;une part, la connaissance du mat&eacute;riel n&eacute;cessaire, et d&#39;autre part, les recommandations concernant des listes de documents de r&eacute;f&eacute;rence. Ces travaux sont en cours, et sont en relation directe avec le <em>6&egrave;me IFLA Core Programme</em> : &quot; la Promotion de l&#39;instruction et de la lecture gr&acirc;ce aux biblioth&egrave;ques&quot;. </p><p>Un exemple int&eacute;ressant est celui de la la Su&egrave;de, o&ugrave; la <em>ER</em> (<em>Easy to Read</em>) <em>Foundation</em> existe depuis 1987. Elle a men&eacute; un certain nombre de travaux : </p><ul> <li>l&#39;&eacute;dition d&#39;ouvrages, et la cr&eacute;ation d&#39; une maison d&#39;&eacute;dition </li> <li>la publication d&#39;un journal de 8 pages </li> <li>l&#39;envoi d&#39; ouvrages de la Fondation gr&acirc;ce &agrave; un service postal rapide </li> <li>et la cr&eacute;ation d&#39;une communaut&eacute; d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts autour de la Fondation </li></ul><p>L&#39;exp&eacute;rience de la <em>ER Foundation</em> s&#39;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e tr&egrave;s encourageante : des personnes handicap&eacute;es se sont vues proposer, au sein de la Fondation, des activit&eacute;s de lecture en groupe. Apr&egrave;s un temps assez court, elles ont demand&eacute; par elles-m&ecirc;mes &agrave; lire des livres ou des journaux. </p><h2>&quot;L&#39;information m&eacute;dicale d&eacute;livr&eacute;e aux patients hospitalis&eacute;s&quot;/ Jean-Philippe Accart (Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil) - France. </h2><p>Une enqu&ecirc;te nationale a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e en France en 1992 par la Direction des H&ocirc;pitaux et la Fondation de France avec pour th&egrave;me &quot;<em>La lecture &agrave; l&#39;h&ocirc;pital</em>&quot;. En voici les conclusions principales : <br />Dans l&#39;histoire de l&#39;h&ocirc;pital, la pratique culturelle de la lecture, d&eacute;velopp&eacute;e majoritairement par des associations caritatives et un b&eacute;n&eacute;volat de plus en plus organis&eacute;, se heurte &agrave; une disparit&eacute;, voire &agrave; une pauvret&eacute; de moyens dans nombre d&#39;&eacute;tablissements hospitaliers. Mais l&#39;offre de lecture s&#39;inscrit de plus en plus largement dans la vie des &eacute;tablissements hospitaliers : cela signifie donc pour le patient la possibilit&eacute; d&#39;&ecirc;tre mieux inform&eacute;, et pour le biblioth&eacute;caire, un r&ocirc;le de plus en plus affirm&eacute; dans cette &eacute;mancipation des malades et dans leur droit d&#39;acc&eacute;der &agrave; plus d&#39;informations. <br />De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, il ressort des chiffres que le livre est pr&eacute;sent dans beaucoup d&#39;h&ocirc;pitaux, mais cet acquis tr&egrave;s ancien est souvent mal connu au sein m&ecirc;me des &eacute;tablissements, &agrave; la fois par la structure et par les patients, car il est peu organis&eacute; et insuffisamment d&eacute;velopp&eacute;. <br />Autrement dit, 90, 6 % des lieux de lecture sont accessibles aux malades. Le probl&egrave;me de l&#39;acc&egrave;s au livre s&#39;est toujours pos&eacute; de fa&ccedil;on particuli&egrave;rement aig&uuml;e &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, en raison des difficult&eacute;s de d&eacute;placement qu&#39;&eacute;prouvent certains malades. 70 % des &eacute;tablissements proposent un acc&egrave;s direct et 30 % un acc&egrave;s indirect. Relativement d&eacute;velopp&eacute; dans les centres de moyen et long s&eacute;jour o&ugrave; les malades ont souvent des probl&egrave;mes pour acc&eacute;der &agrave; la biblioth&egrave;que, ce service est r&eacute;duit dans les centres sp&eacute;cialis&eacute;s en psychiatrie. </p><p>L&#39;enqu&ecirc;te donne de nombreux exemples r&eacute;ussis de la pratique de la lecture en milieu hospitalier. Deux ont &eacute;t&eacute; retenus : </p><ul> <li>l&#39;<em>Association Locomotive</em> qui, au travers d&#39;une bande dessin&eacute;e &quot;Pascal et Caline contre Leukemia&quot;, aide les enfants (mais &eacute;galement leurs familles) trait&eacute;s pour des cas de leuc&eacute;mie, &agrave; mieux comprendre la maladie, &agrave; l&#39;appr&eacute;hender, et &agrave; la traiter. <br /> Le fonctionnement de l&#39;institution hospitali&egrave;re est &eacute;galement d&eacute;crit. </li> <li><em>la lecture en milieu g&eacute;riatrique</em> est le deuxi&egrave;me exemple. L&#39;accent est mis sur la difficult&eacute; de lire pour les personnes &acirc;g&eacute;es pour des raisons socio-culturelles, mais &eacute;galement mat&eacute;rielles, ainsi que de confort, notamment (caract&egrave;res trop petits ; livres trop lourds &agrave; porter). Le comportement des &eacute;quipes soignantes, par l&#39;attention et l&#39;affection montr&eacute;es aux personnes mises en institution, est un des meilleurs vecteurs vers la lecture. </li></ul><p>Ces deux exemples sont repr&eacute;sentatifs de l&#39;&eacute;tat de la lecture en milieu hospitalier : l&#39;enfant malade et la personne &acirc;g&eacute;e sont les deux types de populations susceptibles de rester le plus longtemps en traitement &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. Le livre, la lecture constituent un moyen important et n&eacute;cessaire d&#39;appr&eacute;hender la maladie, un traitement long ou un handicap. Ces exemples d&eacute;montrent ais&eacute;ment l&#39;importance du r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire par rapport &agrave; l&#39;&eacute;mancipation du malade : que celui-ci soit un enfant ou une personne &acirc;g&eacute;e, le biblioth&eacute;caire repr&eacute;sente un des moyens de lui faire acc&eacute;der (ou de recouvrer selon les cas) &agrave; une certaine ind&eacute;pendance et autonomie. </p><h2>&quot;L&#39;information juridique pour les prisonniers&quot; / Vibeke Lehnmann (Library services coordinator- Madison) - USA</h2><p>L&#39;information juridique pour les prisonniers est un ph&eacute;nom&egrave;ne peu d&eacute;velopp&eacute; pour l&#39;instant en France. L&#39;exemple am&eacute;ricain est tr&egrave;s frappant, mais correspond &agrave; une l&eacute;gislation diff&eacute;rente de la l&eacute;gislation fran&ccedil;aise : la Constitution am&eacute;ricaine soutient le droit des prisonniers et leur donne le droit d&#39;acc&egrave;s aux informations produites par les tribunaux. C&#39;est &agrave; partir de 1960 qu&#39;ils peuvent consulter l&#39;information produite par les cours, et en 1971, un minimum de mat&eacute;riel juridique doit leur &ecirc;tre donn&eacute;. Les d&eacute;tenus illettr&eacute;s ont &eacute;galement des garanties d&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information juridique. Des biblioth&egrave;ques l&eacute;gales voient donc le jour dans les prisons, afin de desservir une population d&#39;un million de d&eacute;tenus. Leurs objectifs sont de deux ordres : </p><ul> <li>d&eacute;livrer l&#39;information en concordance avec les instructions donn&eacute;es par les tribunaux </li> <li>offrir des collections de livres aux prisonniers </li></ul><p>Les biblioth&eacute;caires doivent donc poss&eacute;der une formation juridique et se voient assigner un certain nombre de responsabilit&eacute;s : </p><ul> <li>la transmission des documents l&eacute;gaux </li> <li>la coordination et la standardisation des normes en mati&egrave;re d&#39;information juridique </li></ul><p>Un certain nombre de difficult&eacute;s existent cependant, li&eacute;es &agrave; la formation des biblioth&eacute;caires, car la ma&icirc;trise de l&#39;information juridique n&#39;est pas ais&eacute;e ; l&#39;acc&egrave;s mat&eacute;riel &agrave; l&#39;information, le fait que la mise en place d&#39;une biblioth&egrave;que l&eacute;gale demande des moyens financiers (les biblioth&egrave;ques pr&eacute;sentent un co&ucirc;t certain), et enfin l&#39;augmentation constante de la population carc&eacute;rale am&eacute;ricaine repr&eacute;sentent d&#39;autres difficult&eacute;s. </p><h2>&quot;Les possibilit&eacute;s offertes aux &eacute;tudiants handicap&eacute;s&quot; / Diane Bays (Biblioth&egrave;que Nationale du Canada) </h2><p>Ce th&egrave;me est une des pr&eacute;occupations actuelles de la Biblioth&egrave;que Nationale du Canada et des biblioth&egrave;ques des 250 universit&eacute;s et coll&egrave;ges canadiens. La Constitution canadienne reconnait aux &eacute;tudiants le droit &agrave; l&#39;&eacute;ducation sans discrimination. Sur une population d&#39;un million et demi d&#39;&eacute;tudiants, 112 000 pr&eacute;sentent un degr&eacute; d&#39;incapacit&eacute;. <br />Les services scolaires et &eacute;tudiants ont mis sur pied des actions adapt&eacute;es, ainsi que des possibilit&eacute;s d&#39;acc&egrave;s facilit&eacute;es aux structures documentaires. Parmi celles-ci : des rampes d&#39;acc&egrave;s aux b&acirc;timents ; l&#39;enregistrement t&eacute;l&eacute;vis&eacute; des cours ; du temps suppl&eacute;mentaire accord&eacute; durant les &eacute;preuves d&#39;examen ; des ouvrages en braille pour les &eacute;tudiants aveugles. </p><p><strong>Un programme en neuf points</strong> a &eacute;t&eacute; d&eacute;gag&eacute; visant essentiellement &agrave; coordonner les actions des universit&eacute;s et coll&egrave;ges entre eux. Voici les neufs points : </p><ul> <li>la coop&eacute;ration entre biblioth&egrave;ques et Bureaux pour les &eacute;tudiants d&eacute;favoris&eacute;s : un biblioth&eacute;caire est charg&eacute; de cette population particuli&egrave;re dans deux universit&eacute;s </li> <li>la d&eacute;signation d&#39;un biblioth&eacute;caire afin qu&#39;il d&eacute;veloppe ce type de service pour les &eacute;tudiants handicap&eacute;s, ceci pour faciliter l&#39;acc&egrave;s aux biblioth&egrave;ques </li> <li>la connaissance des besoins pratiques des &eacute;tudiants par tous les membres de l&#39;&eacute;quipe, en allant de l&#39;&eacute;quipe de s&eacute;curit&eacute; jusqu&#39;&agrave; celle des biblioth&eacute;caires </li> <li>la consultation r&eacute;guli&egrave;re des &eacute;tudiants en vue d&#39;adapter les moyens aux demandes </li> <li>la mise en oeuvre d&#39;une &eacute;tude sur les &eacute;quipements n&eacute;cessaires dans les biblioth&egrave;ques, le but &eacute;tant de rendre les &eacute;tudiants plus autonomes </li> <li>l&#39;accessibilit&eacute; des b&acirc;timents </li> <li>l&#39;accessibilit&eacute; des services offerts par les biblioth&egrave;ques </li> <li>la d&eacute;livrance d&#39;informations sur l&#39;utilisation des outils bibliographiques </li> <li>la fourniture de documents dans diff&eacute;rents formats </li></ul><h2>En conclusion</h2><p>Ces quatre communications montrent l&#39;importance de l&#39;information dans l&#39;autonomie et l&#39;&eacute;mancipation des publics d&eacute;favoris&eacute;s. Arriver &agrave; int&eacute;grer dans les institutions (prisons, h&ocirc;pitaux, universit&eacute;s, centre de soins psychiatriques) les structures ad&eacute;quates &agrave; chaque type de besoins soul&egrave;vent un certain nombre de difficult&eacute;s, tant au plan mat&eacute;riel qu&#39;au plan des mentalit&eacute;s. <br />Inscrit dans le th&egrave;me plus g&eacute;n&eacute;ral de la 60&egrave;me Conf&eacute;rence G&eacute;n&eacute;rale de l&#39;IFLA, &quot;<em>Le D&eacute;veloppement social des biblioth&egrave;ques</em>&quot;, le th&egrave;me de &quot;<em>l&#39;Emancipation gr&acirc;ce &agrave; l&#39;information</em>&quot; a pris, &agrave; Cuba, tout son sens. La preuve en &eacute;tait l&#39;int&eacute;r&ecirc;t des participants cubains pour chaque intervention, et notamment des biblioth&eacute;caires pour les prisons. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1993) - Les nouvelles technologies et la documentation en soins infirmiers. 2007-04-03T18:25:27+00:00 2007-04-03T18:25:27+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/1993-les-nouvelles-technologies-et-la-documentation-en-soins-infirmiers.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Revue de l&#39;infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 11, pp. 8-14</strong> </p><p>Dans l&#39;article pr&eacute;c&eacute;dent, plusieurs points ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s: <br /></p><ul> <li>l&#39;importance de l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie documentaire en soins infirmiers durant les &eacute;tudes, mais aussi au cours de la pratique professionnelle, </li> <li>&nbsp;l&#39;&eacute;laboration d&#39;une strat&eacute;gie de recherche rigoureuse, </li> <li>&nbsp;et enfin, savoir o&ugrave; se documenter et quelles sont les sources de donn&eacute;es consultables. </li> <li>Ce sont, en fait, les m&eacute;thodes classiques de recherche qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;es. L&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies telles que les banques de donn&eacute;es, les CD-ROM <a href="https://www.jpaccart.ch/#1">[1]</a> les didacticiels sont en train de faire &eacute;voluer de fa&ccedil;on significative la documentation.</li></ul><h2>Les nouvelles technologies </h2><p>Durant des si&egrave;cles, l&#39;enseignement a &eacute;t&eacute; fait par des ma&icirc;tres, ils repr&eacute;sentaient pour leurs &eacute;l&egrave;ves la seule source d&#39;information. Aujourd&#39;hui, tout un chacun a la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; de multiples informations, sp&eacute;cialis&eacute;es ou non: ma&icirc;triser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie. <br />Un acc&egrave;s rapide &agrave; ces sources est rendu possible &agrave; l&#39;heure actuelle: la Sant&eacute; publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d&#39;avoir un acc&egrave;s facilit&eacute; aux connaissances. La masse d&#39;informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), rend possible d&#39;.acc&eacute;der &agrave; ces informations apr&egrave;s leur traitement. <br />Une reproduction facile, une transmission rapide, sont des donn&eacute;es qui font &eacute;voluer la documentation et notamment la documentation appliqu&eacute;e aux soins infirmiers. <br />Qu&#39;est-ce qu&#39;une interrogation en ligne sur un sujet particulier? Qu&#39;est-ce qu&#39;un acc&egrave;s vid&eacute;otex? La t&eacute;l&eacute;matique? Comment est constitu&eacute;e une banque de donn&eacute;es? Ces termes peuvent para&icirc;tre barbares; ils n&#39;en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines cl&eacute;s indispensables pour comprendre ce qu&#39;est la documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers. </p><h2>Th&eacute;orie et pratique de l&#39;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es (BDD) </h2><h3>Th&eacute;orie de l&#39;interrogation</h3><p>L&#39;interrogation d&#39;une BDD est l&#39;aboutissement d&#39;une recherche documentaire. Sur un sujet donn&eacute;, il faut d&#39;abord commencer par consulter les supports papiers tels qu&#39;ouvrages g&eacute;n&eacute;raux, dictionnaires, encyclop&eacute;dies, p&eacute;riodiques, trait&eacute;s, m&eacute;moires: en terme de documentation, c&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux documents primaires. <br />Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, d&#39;&eacute;tablir une bibliographie r&eacute;trospective (remontant &agrave; plusieurs ann&eacute;es) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours &agrave; une banque de donn&eacute;es: celle-ci donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux documents secondaires. </p><h3>D&eacute;finition d&#39;une banque de donn&eacute;es</h3><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/jpai3.jpg&amp;title=Figure_1&amp;w=323&amp;h=600&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;Figure_1&#39;,&#39;height=600,width=323,top=225,left=678.5,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpai3.jpg" alt="Figure 1" title="Figure 1" width="81" height="150" /></a> Une banque de donn&eacute;es est construite &agrave; partir de documents originaux (livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents, photos, etc.). Le producteur de la banque se charge, &agrave; l&#39;aide d&#39;une &eacute;quipe de documentalistes et/ou &laquo;d&#39;indexeurs&raquo;, de d&eacute;pouiller ces documents, d&#39;en extraire les r&eacute;f&eacute;rences et de les indexer selon les termes d&eacute;finis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un thesaurus ou un lexique. C&#39;est un fichier informatis&eacute;. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatis&eacute;s. <br />Tous les champs de la notice (auteur, titre, p&eacute;riodique) sont interrogeables: la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magn&eacute;tiques, ou CD-ROM (Compact Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin </p><h3>Les diff&eacute;rents acc&egrave;s aux BDD</h3><p>Les deux principaux acc&egrave;s aux BDD sont: </p><ul> <li>l&#39;acc&egrave;s en ligne &agrave; partir d&#39;un ordinateur, </li> <li>l&#39;acc&egrave;s vid&eacute;otex &agrave; partir d&#39;un Minitel. </li></ul><br />Les donn&eacute;es informatiques, m&eacute;moris&eacute;es sur ordinateur, transitent par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique: c&#39;est en 1980 que la France acc&egrave;de &agrave; l&#39;interrogation des BDD gr&acirc;ce &agrave; l&#39;ouverture du r&eacute;seau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n&#39;ont cess&eacute; de se d&eacute;velopper dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD: disquette, CD-ROM, disque optique num&eacute;rique (DON). <p>On distingue 4 types de BDD: </p><ul> <li><strong>les banques factuelles ou num&eacute;riques</strong> fournissent des informations brutes, des donn&eacute;es chiffr&eacute;es (par exemple les statistiques de l&#39;INSEE, les cours de la Bourse), </li> <li><strong>les banques textuelles</strong>: extraits de presse (APM = Agence de presse m&eacute;dicale), ou textes de lois (Lexis), </li> <li><strong>les banques bibliographiques</strong> qui recensent des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, de p&eacute;riodiques ou de monographies. On les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique, </li> <li><strong>les BDD en texte int&eacute;gral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherch&eacute; (le journal Le Monde depuis janvier 1987). </li></ul><br />Nous n&#39;aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilis&eacute;es en documentation. <h2>La pratique de l&#39;interrogation</h2><h3>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h3><table > <tbody> <tr> <td><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/jpai7.jpg&amp;title=Figure_2&amp;w=600&amp;h=202&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;Figure_2&#39;,&#39;height=202,width=600,top=424,left=540,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpai7.jpg" alt="Figure 2" title="Figure 2" width="150" height="51" /></a> <br /> </td> <td><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/jpai8.jpg&amp;title=Figure_2&amp;w=214&amp;h=600&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;Figure_2&#39;,&#39;height=600,width=214,top=225,left=733,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpai8.jpg" alt="Figure 2" title="Figure 2" width="54" height="150" /></a></td> <td><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/jpai9.jpg&amp;title=Figure_3&amp;w=214&amp;h=600&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;Figure_3&#39;,&#39;height=600,width=214,top=225,left=733,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpai9.jpg" alt="Figure 3" title="Figure 3" width="54" height="150" /></a> <br /> </td> </tr> </tbody></table><p>Elles sont constitu&eacute;es de notices bibliographiques: cellesci se pr&eacute;sentent comme une suite d&#39;informations sur le document analys&eacute;, et sont organis&eacute;es en champs. </p><h3>Comment interroger une banque de donn&eacute;es? </h3><p><strong>Intellectuellement</strong> <br />Il faut reprendre la strat&eacute;gie d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e lors d&#39;une recherche sur support papier: d&eacute;limitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts &agrave; ceux d&eacute;finis par la banque de donn&eacute;es dans le thesaurus ou le lexique. La banque de donn&eacute;es va permettre d&#39;effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets crois&eacute;s et sur une p&eacute;riode de temps d&eacute;finie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier . </p><p>Exemple: le sujet &eacute;tant <strong>la m&eacute;ningite chez l&#39;enfant</strong> sur une p&eacute;riode allant de <strong>1985 &agrave; 1992</strong>, vous pourrez (ET, OU, SAUF) obtenir l&#39;&eacute;quation de recherche suivante: Question 1: <strong>M&eacute;ningite</strong> ET <strong>Enfant</strong> Question 2: ET <strong>1985 &agrave; 1992</strong> </p><p>La banque de donn&eacute;es va vous donner un certain nombre de r&eacute;ponses sous forme de notices (cf. sch&eacute;ma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander aupr&egrave;s du serveur. </p><p><strong>Mat&eacute;riellement</strong> <br />Pour acc&eacute;der &agrave; des banques de donn&eacute;es bibliographiques, le mat&eacute;riel suivant est souhaitable: </p><ul> <li>un micro-ordinateur, </li> <li>un logiciel de communication, </li> <li>un modem qui permet d&#39;avoir acc&egrave;s au serveur de la banque de donn&eacute;es en passant par une ligne t&eacute;l&eacute;phonique, </li> <li>une imprimante pour imprimer les r&eacute;ponses. </li></ul><br />L&#39;acc&egrave;s &laquo; en ligne&raquo; aux BDD est conditionn&eacute; par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir &eacute;galement que les interrogations peuvent &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;. Seules des biblioth&egrave;ques ou des centres de documentation ont la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services &eacute;quivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CD-ROM. <h2>Les sources de donn&eacute;es en soins infirmiers</h2><h3>Les acc&egrave;s en ligne aux banques de donn&eacute;es</h3><p>Ces BDD r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignements. Mais par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Cependant, il existe peu de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en soins infirmiers. </p><p>Voici les principales BDD: </p><p><strong>Pascal</strong> est une BDD multidisciplinaire d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS anstitut national de l&#39;information scientifique et technique -Centre national de la recherche scientifique). La moiti&eacute; des documents sont en langue anglaise, 10 % en fran&ccedil;ais. Deux rubriques sont consacr&eacute;es &agrave; la Sant&eacute; publique: &laquo;Sant&eacute; publique Hygi&egrave;ne&quot; (&eacute;pid&eacute;miologie, organisation, enseignement, l~gislation et hygi&egrave;ne) et &laquo;Informatique et statistique biom&eacute;dicales&quot;. </p><p><strong>Francis</strong> d&eacute;veloppe les aspects juridiques, &eacute;conomiques, sociologiques, psychologiques, d&eacute;mographiques et historiques de la sant&eacute;. 13 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1977. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable de Pascal. </p><p><strong>Bird</strong> est produite par le Centre international de l&#39;enfance et concerne tous les aspects de l&#39;enfance de la conception &agrave; l&#39;adolescence. 74000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1981, </p><p><strong>Ramis</strong> pr&eacute;sente des r&eacute;f&eacute;rences en Sant&eacute; publique, en &eacute;ducation de la Sant&eacute;. Son volume est de 8 000 r&eacute;f&eacute;rences. </p><p><strong>Nursing and allied Health</strong> s&#39;int&eacute;resse aux soins m&eacute;dicaux, &agrave; la formation du personnel, sant&eacute;, m&eacute;decine. 89 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1983. </p><p><strong>Medline</strong>, BDD am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la m&eacute;decine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3 000 p&eacute;riodiques du monde entier sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1971, ce qui repr&eacute;sente plus de 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences. </p><p><strong>Bioethics</strong> &eacute;galement produite par la NLM, est orient&eacute;e sur les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et de d&eacute;ontologie. </p><h2>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (acc&egrave;s vid&eacute;otex Minitel) </h2><p>Les proc&eacute;dures de connexion sont simples: il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36 13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction connexion/fin, et de taper le code de la BDD. L&#39;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionner votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les BDD (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche sommaire en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. </p><p>A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel: </p><p><strong>36 14 ANFH</strong>: service de l&#39;Association nationale de formation permanente du personnel hospitalier </p><p><strong>36 16 KSP</strong>: &agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes </p><p><strong>36 16 REDATEL</strong>: la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s </p><p><strong>36 15 SIDA</strong>: des informations sur le sida ainsi qu&#39;un annuaire des centres de d&eacute;pistage. </p><p><strong>36 29 00 14; la BDD JURISANT&amp;EACUTE;</strong>: droit hospitalier, actualit&eacute;s <a href="https://www.jpaccart.ch/#2">[2]</a>. </p><p><strong>36 29 00 36; la BDD MEDLINE</strong>: bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l&#39;objectif est de-toucher un public large, non initi&eacute; aux techniques documentaires. </p><p>Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel: </p><p><strong>36 29 00 36; la BDD BIOETHICS</strong>: 26 000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute;. </p><p><strong>36 14 APHP</strong>: annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance publique de Paris. </p><p><strong>36 16 EMC</strong>: service de l&#39;Encyclop&eacute;die m&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 r&eacute;f&eacute;rences parmi lesquelles le personnel param&eacute;dical peut trouver des informations: techniques chirurgicales, th&eacute;rapeutique, sida, urgences. </p><p><strong>36 16 VIDAL</strong>: consultation du dictionnaire Vidal. </p><h2>Les banques de donn&eacute;es sur CD-ROM (Compact Disc Read Only Memory) </h2><h3>Qu&rsquo;est-ce qu&#39;un CDROM? </h3><p>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est <br />mpressionnante: un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280 000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graphiques et des sons. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &laquo;en ligne&quot; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un interm&eacute;diaire: le biblioth&egrave;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40 % des fournisseurs BDD envisagent une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CD-ROM. <br />De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur {m&eacute;decin, infirmi&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. Medline, Pascal, Bird sont disponibles sur ce support. </p><p>On peut trouver maintenant sur CD-ROM des dictionnaires (le Vidal), des annuaires, des catalogues et des revues m&eacute;dicales. Le CD-ROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une BDD interroge able en ligne: croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc.). Un micro-ordinateur, un lecteur de CD-ROM, et un abonnement au CD-ROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. </p><p>L&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CD-ROM n&#39;est pas prise en compte: le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2,50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). </p><p>La documentation informatis&eacute;e fait appel &agrave; de nombreux supports d&eacute;velopp&eacute;s par les nouvelles technologies. L&#39;Enseignement assist&eacute; par ordinateur (EAO) &agrave; l&#39;aide de didacticiels est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de se former &agrave; la fois durant les &eacute;tudes et tout au long de la vie professionnelle. </p><h2>L&#39;enseignement assiste par ordinateur (EAO) </h2><h3>Qu&#39;est-ce que l&#39;EAO? </h3><p>L&rsquo;enseignement assist&eacute; par ordinateur permet, soit &agrave; l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), soit &agrave; l&#39;infirmier(e) confirm&eacute;(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise &agrave; jour des connaissances sans l&#39;intervention d&#39;un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel n&eacute;cessite un microordinateur pour &ecirc;tre utilis&eacute;; il est con&ccedil;u &agrave; l&#39;aide d&#39;un programme informatique et sa pr&eacute;sentation ressemble &agrave; celle des jeux vid&eacute;os. L&#39;utilisateur n&#39;a besoin que d&#39;appuyer sur des touches ou d&#39;utiliser une souris pour progresser, en r&eacute;pondant par oui ou par non, ou choisissant une r&eacute;ponse parmi d&#39;autres. Il ne pourra progresser que si les r&eacute;ponses sont positives. On le voit, le c&ocirc;t&eacute; ludique n&#39;a pas &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;, alli&eacute; &agrave; une mise en images souvent tr&egrave;s soign&eacute;e. <br />Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans les h&ocirc;pitaux par l&#39;interm&eacute;diaire du service de la formation continue. </p><h2>Quelques exp&eacute;riences hospitali&egrave;res</h2>L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale: une &laquo;Formath&egrave;que&raquo; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital, proposant un catalogue de didacticiels. <br />Le Centre hospitalier d&#39;Argenteuil, pour sa part, r&eacute;fl&eacute;chit sur la question. Le Centre hospitalier universitaire de Saint-&amp;EACUTE;tienne a d&eacute;velopp&eacute; ce m&ecirc;me type de structure de formation pour.le personnel param&eacute;dical, et les heures de formation se chiffrent &agrave; plus d&#39;un millier par an. Fort de cette exp&eacute;rience, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1983, le SHIP (Service hospitalier d&#39;ing&eacute;nierie p&eacute;dagogique): ce service con&ccedil;oit et r&eacute;alise des didacticiels de sant&eacute;. Parmi ceux-ci : &laquo;Le Coeur c&ocirc;t&eacute; pile&raquo; destin&eacute; aux infirmi&egrave;res de salles d&#39;op&eacute;ration afin d&#39;&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments de connaissances anatomo-physiopathologiques qui conduisent &agrave; l&#39;implantation d&#39;un stimulateur cardiaque, et les &eacute;tapes de l&#39;hospitalisation d&#39;un malade simul&eacute;. <br />D&#39;autres didacticiels concernent &laquo;l&#39;Hygi&egrave;ne dans les services de soins&raquo;, &quot;la S&eacute;curit&eacute; dans les blocs op&eacute;ratoires&raquo;... <p>Cette forme d&#39;apprentissage, totalement nouvelle et qui tend &agrave; se d&eacute;velopper, est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de placer l&#39;infirmier(e) devant l&#39;&eacute;tat de ses connaissances, et de les faire ainsi &eacute;voluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en m&eacute;decine. La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette a ainsi d&eacute;velopp&eacute; une didacth&egrave;que professionnelle. <a href="https://www.jpaccart.ch/#3">[3]</a> </p><p>Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation, en Instituts de formation en soins infirmiers ou &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, ne sont plus seulement des lieux o&ugrave; l&#39;on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d&#39;articles. </p><p>Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de v&eacute;ritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l&#39;ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e. Pour que ce m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne touche la France, les besoins doivent s&#39;exprimer. Cet article, en d&eacute;montrant les acc&egrave;s possibles gr&acirc;ce &agrave; l&#39;informatique aux sources de donn&eacute;es, devrait y contribuer. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p><em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>. Paris: 1992, A Jour. <br />Batifoulier C., Pasquier M.-H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d&#39;autres sources</em>. Paris: CFPJ, 1990. <br />Barr&eacute; F. <em>Les nouvel/es technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale: CD-ROM et EAO: rapport de stage</em>. Paris: ENSIB, 1990. <br />Gu&eacute;not C., Goupil M. <em>S&#39;informer, se documenter: Guides des sources de donn&eacute;es en Sant&eacute; publique</em>. Rennes: ENSP, 1990. <br />Houpier J.-Ch. <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales: acc&egrave;s Minitel et terminal informatique</em>. Paris: Mediscript, 1991. <br /><em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles</em>. Paris: ADBS, ANRJ 1990. <br />Sutter E. <em>Le disque optique compact (CD-ROM), l&#39;usage au quotidien: dossier documentaire</em>. Paris: ADBS, 1991. </p><h2>Adresses</h2><p>La Formath&egrave;que, H&ocirc;pital de Colombes, 178, rue des Renou;1/ers 92701 COLOMBES Cedex. T&eacute;l.: (1) 47606471 (M. A. Preschel). <br />Service hospitalier d&#39;ing&eacute;nierie p&eacute;dagogique (SHIP), H&ocirc;pital de Bellevue -Pavillon 54, 25, boulevard Pasteur 42023 SAINT-&amp;EACUTE;TIENNE Cedex 2. T&eacute;l.: 77427768 (M. J.-C. Banet). <br />Didacth&egrave;que professionnelle, Cit&eacute; des sciences et de l&#39;industrie, 30, avenue Corentin-Cariou 75930 PARIS Cedex 19 R&eacute;servation au (1) 40058291 ou t&eacute;l.: (1) 40057054 (Mme J. Muller). <br />Centre de documentation-biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, Centre hospitalier d&#39;Argenteuil, 69, rue du Lt-Cl.-Prudhon 95107 ARGENTEUIL Cedex. T&eacute;l.: (1) 34 23 24 69 (M. J.-P. Accart, M1/e A. Loury). </p><h2>Note</h2><p><a name="1" title="1"></a>1 -Compact Disc Read Only Memory . <br /><a name="2" title="2"></a>2- C&rsquo;est nouveau et utile </p><p>cop. JP Accart, 2007<br /><a name="3" title="3"></a>3- Nous rem&eacute;dions ult&eacute;rieurement et plus pr&eacute;cis&eacute;ment sur l&#39;EAO. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Revue de l&#39;infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 11, pp. 8-14</strong> </p><p>Dans l&#39;article pr&eacute;c&eacute;dent, plusieurs points ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s: <br /></p><ul> <li>l&#39;importance de l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie documentaire en soins infirmiers durant les &eacute;tudes, mais aussi au cours de la pratique professionnelle, </li> <li>&nbsp;l&#39;&eacute;laboration d&#39;une strat&eacute;gie de recherche rigoureuse, </li> <li>&nbsp;et enfin, savoir o&ugrave; se documenter et quelles sont les sources de donn&eacute;es consultables. </li> <li>Ce sont, en fait, les m&eacute;thodes classiques de recherche qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;es. L&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies telles que les banques de donn&eacute;es, les CD-ROM <a href="https://www.jpaccart.ch/#1">[1]</a> les didacticiels sont en train de faire &eacute;voluer de fa&ccedil;on significative la documentation.</li></ul><h2>Les nouvelles technologies </h2><p>Durant des si&egrave;cles, l&#39;enseignement a &eacute;t&eacute; fait par des ma&icirc;tres, ils repr&eacute;sentaient pour leurs &eacute;l&egrave;ves la seule source d&#39;information. Aujourd&#39;hui, tout un chacun a la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; de multiples informations, sp&eacute;cialis&eacute;es ou non: ma&icirc;triser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie. <br />Un acc&egrave;s rapide &agrave; ces sources est rendu possible &agrave; l&#39;heure actuelle: la Sant&eacute; publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d&#39;avoir un acc&egrave;s facilit&eacute; aux connaissances. La masse d&#39;informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), rend possible d&#39;.acc&eacute;der &agrave; ces informations apr&egrave;s leur traitement. <br />Une reproduction facile, une transmission rapide, sont des donn&eacute;es qui font &eacute;voluer la documentation et notamment la documentation appliqu&eacute;e aux soins infirmiers. <br />Qu&#39;est-ce qu&#39;une interrogation en ligne sur un sujet particulier? Qu&#39;est-ce qu&#39;un acc&egrave;s vid&eacute;otex? La t&eacute;l&eacute;matique? Comment est constitu&eacute;e une banque de donn&eacute;es? Ces termes peuvent para&icirc;tre barbares; ils n&#39;en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines cl&eacute;s indispensables pour comprendre ce qu&#39;est la documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers. </p><h2>Th&eacute;orie et pratique de l&#39;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es (BDD) </h2><h3>Th&eacute;orie de l&#39;interrogation</h3><p>L&#39;interrogation d&#39;une BDD est l&#39;aboutissement d&#39;une recherche documentaire. Sur un sujet donn&eacute;, il faut d&#39;abord commencer par consulter les supports papiers tels qu&#39;ouvrages g&eacute;n&eacute;raux, dictionnaires, encyclop&eacute;dies, p&eacute;riodiques, trait&eacute;s, m&eacute;moires: en terme de documentation, c&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux documents primaires. <br />Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, d&#39;&eacute;tablir une bibliographie r&eacute;trospective (remontant &agrave; plusieurs ann&eacute;es) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours &agrave; une banque de donn&eacute;es: celle-ci donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux documents secondaires. </p><h3>D&eacute;finition d&#39;une banque de donn&eacute;es</h3><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/jpai3.jpg&amp;title=Figure_1&amp;w=323&amp;h=600&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;Figure_1&#39;,&#39;height=600,width=323,top=225,left=678.5,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpai3.jpg" alt="Figure 1" title="Figure 1" width="81" height="150" /></a> Une banque de donn&eacute;es est construite &agrave; partir de documents originaux (livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents, photos, etc.). Le producteur de la banque se charge, &agrave; l&#39;aide d&#39;une &eacute;quipe de documentalistes et/ou &laquo;d&#39;indexeurs&raquo;, de d&eacute;pouiller ces documents, d&#39;en extraire les r&eacute;f&eacute;rences et de les indexer selon les termes d&eacute;finis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un thesaurus ou un lexique. C&#39;est un fichier informatis&eacute;. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatis&eacute;s. <br />Tous les champs de la notice (auteur, titre, p&eacute;riodique) sont interrogeables: la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magn&eacute;tiques, ou CD-ROM (Compact Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin </p><h3>Les diff&eacute;rents acc&egrave;s aux BDD</h3><p>Les deux principaux acc&egrave;s aux BDD sont: </p><ul> <li>l&#39;acc&egrave;s en ligne &agrave; partir d&#39;un ordinateur, </li> <li>l&#39;acc&egrave;s vid&eacute;otex &agrave; partir d&#39;un Minitel. </li></ul><br />Les donn&eacute;es informatiques, m&eacute;moris&eacute;es sur ordinateur, transitent par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique: c&#39;est en 1980 que la France acc&egrave;de &agrave; l&#39;interrogation des BDD gr&acirc;ce &agrave; l&#39;ouverture du r&eacute;seau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n&#39;ont cess&eacute; de se d&eacute;velopper dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD: disquette, CD-ROM, disque optique num&eacute;rique (DON). <p>On distingue 4 types de BDD: </p><ul> <li><strong>les banques factuelles ou num&eacute;riques</strong> fournissent des informations brutes, des donn&eacute;es chiffr&eacute;es (par exemple les statistiques de l&#39;INSEE, les cours de la Bourse), </li> <li><strong>les banques textuelles</strong>: extraits de presse (APM = Agence de presse m&eacute;dicale), ou textes de lois (Lexis), </li> <li><strong>les banques bibliographiques</strong> qui recensent des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, de p&eacute;riodiques ou de monographies. On les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique, </li> <li><strong>les BDD en texte int&eacute;gral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherch&eacute; (le journal Le Monde depuis janvier 1987). </li></ul><br />Nous n&#39;aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilis&eacute;es en documentation. <h2>La pratique de l&#39;interrogation</h2><h3>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h3><table > <tbody> <tr> <td><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/jpai7.jpg&amp;title=Figure_2&amp;w=600&amp;h=202&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;Figure_2&#39;,&#39;height=202,width=600,top=424,left=540,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpai7.jpg" alt="Figure 2" title="Figure 2" width="150" height="51" /></a> <br /> </td> <td><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/jpai8.jpg&amp;title=Figure_2&amp;w=214&amp;h=600&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;Figure_2&#39;,&#39;height=600,width=214,top=225,left=733,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpai8.jpg" alt="Figure 2" title="Figure 2" width="54" height="150" /></a></td> <td><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/jpai9.jpg&amp;title=Figure_3&amp;w=214&amp;h=600&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;Figure_3&#39;,&#39;height=600,width=214,top=225,left=733,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpai9.jpg" alt="Figure 3" title="Figure 3" width="54" height="150" /></a> <br /> </td> </tr> </tbody></table><p>Elles sont constitu&eacute;es de notices bibliographiques: cellesci se pr&eacute;sentent comme une suite d&#39;informations sur le document analys&eacute;, et sont organis&eacute;es en champs. </p><h3>Comment interroger une banque de donn&eacute;es? </h3><p><strong>Intellectuellement</strong> <br />Il faut reprendre la strat&eacute;gie d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e lors d&#39;une recherche sur support papier: d&eacute;limitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts &agrave; ceux d&eacute;finis par la banque de donn&eacute;es dans le thesaurus ou le lexique. La banque de donn&eacute;es va permettre d&#39;effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets crois&eacute;s et sur une p&eacute;riode de temps d&eacute;finie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier . </p><p>Exemple: le sujet &eacute;tant <strong>la m&eacute;ningite chez l&#39;enfant</strong> sur une p&eacute;riode allant de <strong>1985 &agrave; 1992</strong>, vous pourrez (ET, OU, SAUF) obtenir l&#39;&eacute;quation de recherche suivante: Question 1: <strong>M&eacute;ningite</strong> ET <strong>Enfant</strong> Question 2: ET <strong>1985 &agrave; 1992</strong> </p><p>La banque de donn&eacute;es va vous donner un certain nombre de r&eacute;ponses sous forme de notices (cf. sch&eacute;ma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander aupr&egrave;s du serveur. </p><p><strong>Mat&eacute;riellement</strong> <br />Pour acc&eacute;der &agrave; des banques de donn&eacute;es bibliographiques, le mat&eacute;riel suivant est souhaitable: </p><ul> <li>un micro-ordinateur, </li> <li>un logiciel de communication, </li> <li>un modem qui permet d&#39;avoir acc&egrave;s au serveur de la banque de donn&eacute;es en passant par une ligne t&eacute;l&eacute;phonique, </li> <li>une imprimante pour imprimer les r&eacute;ponses. </li></ul><br />L&#39;acc&egrave;s &laquo; en ligne&raquo; aux BDD est conditionn&eacute; par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir &eacute;galement que les interrogations peuvent &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;. Seules des biblioth&egrave;ques ou des centres de documentation ont la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services &eacute;quivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CD-ROM. <h2>Les sources de donn&eacute;es en soins infirmiers</h2><h3>Les acc&egrave;s en ligne aux banques de donn&eacute;es</h3><p>Ces BDD r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignements. Mais par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Cependant, il existe peu de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en soins infirmiers. </p><p>Voici les principales BDD: </p><p><strong>Pascal</strong> est une BDD multidisciplinaire d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS anstitut national de l&#39;information scientifique et technique -Centre national de la recherche scientifique). La moiti&eacute; des documents sont en langue anglaise, 10 % en fran&ccedil;ais. Deux rubriques sont consacr&eacute;es &agrave; la Sant&eacute; publique: &laquo;Sant&eacute; publique Hygi&egrave;ne&quot; (&eacute;pid&eacute;miologie, organisation, enseignement, l~gislation et hygi&egrave;ne) et &laquo;Informatique et statistique biom&eacute;dicales&quot;. </p><p><strong>Francis</strong> d&eacute;veloppe les aspects juridiques, &eacute;conomiques, sociologiques, psychologiques, d&eacute;mographiques et historiques de la sant&eacute;. 13 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1977. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable de Pascal. </p><p><strong>Bird</strong> est produite par le Centre international de l&#39;enfance et concerne tous les aspects de l&#39;enfance de la conception &agrave; l&#39;adolescence. 74000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1981, </p><p><strong>Ramis</strong> pr&eacute;sente des r&eacute;f&eacute;rences en Sant&eacute; publique, en &eacute;ducation de la Sant&eacute;. Son volume est de 8 000 r&eacute;f&eacute;rences. </p><p><strong>Nursing and allied Health</strong> s&#39;int&eacute;resse aux soins m&eacute;dicaux, &agrave; la formation du personnel, sant&eacute;, m&eacute;decine. 89 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1983. </p><p><strong>Medline</strong>, BDD am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la m&eacute;decine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3 000 p&eacute;riodiques du monde entier sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1971, ce qui repr&eacute;sente plus de 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences. </p><p><strong>Bioethics</strong> &eacute;galement produite par la NLM, est orient&eacute;e sur les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et de d&eacute;ontologie. </p><h2>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (acc&egrave;s vid&eacute;otex Minitel) </h2><p>Les proc&eacute;dures de connexion sont simples: il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36 13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction connexion/fin, et de taper le code de la BDD. L&#39;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionner votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les BDD (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche sommaire en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. </p><p>A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel: </p><p><strong>36 14 ANFH</strong>: service de l&#39;Association nationale de formation permanente du personnel hospitalier </p><p><strong>36 16 KSP</strong>: &agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes </p><p><strong>36 16 REDATEL</strong>: la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s </p><p><strong>36 15 SIDA</strong>: des informations sur le sida ainsi qu&#39;un annuaire des centres de d&eacute;pistage. </p><p><strong>36 29 00 14; la BDD JURISANT&amp;EACUTE;</strong>: droit hospitalier, actualit&eacute;s <a href="https://www.jpaccart.ch/#2">[2]</a>. </p><p><strong>36 29 00 36; la BDD MEDLINE</strong>: bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l&#39;objectif est de-toucher un public large, non initi&eacute; aux techniques documentaires. </p><p>Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel: </p><p><strong>36 29 00 36; la BDD BIOETHICS</strong>: 26 000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute;. </p><p><strong>36 14 APHP</strong>: annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance publique de Paris. </p><p><strong>36 16 EMC</strong>: service de l&#39;Encyclop&eacute;die m&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 r&eacute;f&eacute;rences parmi lesquelles le personnel param&eacute;dical peut trouver des informations: techniques chirurgicales, th&eacute;rapeutique, sida, urgences. </p><p><strong>36 16 VIDAL</strong>: consultation du dictionnaire Vidal. </p><h2>Les banques de donn&eacute;es sur CD-ROM (Compact Disc Read Only Memory) </h2><h3>Qu&rsquo;est-ce qu&#39;un CDROM? </h3><p>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est <br />mpressionnante: un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280 000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graphiques et des sons. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &laquo;en ligne&quot; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un interm&eacute;diaire: le biblioth&egrave;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40 % des fournisseurs BDD envisagent une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CD-ROM. <br />De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur {m&eacute;decin, infirmi&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. Medline, Pascal, Bird sont disponibles sur ce support. </p><p>On peut trouver maintenant sur CD-ROM des dictionnaires (le Vidal), des annuaires, des catalogues et des revues m&eacute;dicales. Le CD-ROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une BDD interroge able en ligne: croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc.). Un micro-ordinateur, un lecteur de CD-ROM, et un abonnement au CD-ROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. </p><p>L&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CD-ROM n&#39;est pas prise en compte: le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2,50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). </p><p>La documentation informatis&eacute;e fait appel &agrave; de nombreux supports d&eacute;velopp&eacute;s par les nouvelles technologies. L&#39;Enseignement assist&eacute; par ordinateur (EAO) &agrave; l&#39;aide de didacticiels est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de se former &agrave; la fois durant les &eacute;tudes et tout au long de la vie professionnelle. </p><h2>L&#39;enseignement assiste par ordinateur (EAO) </h2><h3>Qu&#39;est-ce que l&#39;EAO? </h3><p>L&rsquo;enseignement assist&eacute; par ordinateur permet, soit &agrave; l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), soit &agrave; l&#39;infirmier(e) confirm&eacute;(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise &agrave; jour des connaissances sans l&#39;intervention d&#39;un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel n&eacute;cessite un microordinateur pour &ecirc;tre utilis&eacute;; il est con&ccedil;u &agrave; l&#39;aide d&#39;un programme informatique et sa pr&eacute;sentation ressemble &agrave; celle des jeux vid&eacute;os. L&#39;utilisateur n&#39;a besoin que d&#39;appuyer sur des touches ou d&#39;utiliser une souris pour progresser, en r&eacute;pondant par oui ou par non, ou choisissant une r&eacute;ponse parmi d&#39;autres. Il ne pourra progresser que si les r&eacute;ponses sont positives. On le voit, le c&ocirc;t&eacute; ludique n&#39;a pas &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;, alli&eacute; &agrave; une mise en images souvent tr&egrave;s soign&eacute;e. <br />Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans les h&ocirc;pitaux par l&#39;interm&eacute;diaire du service de la formation continue. </p><h2>Quelques exp&eacute;riences hospitali&egrave;res</h2>L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale: une &laquo;Formath&egrave;que&raquo; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital, proposant un catalogue de didacticiels. <br />Le Centre hospitalier d&#39;Argenteuil, pour sa part, r&eacute;fl&eacute;chit sur la question. Le Centre hospitalier universitaire de Saint-&amp;EACUTE;tienne a d&eacute;velopp&eacute; ce m&ecirc;me type de structure de formation pour.le personnel param&eacute;dical, et les heures de formation se chiffrent &agrave; plus d&#39;un millier par an. Fort de cette exp&eacute;rience, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1983, le SHIP (Service hospitalier d&#39;ing&eacute;nierie p&eacute;dagogique): ce service con&ccedil;oit et r&eacute;alise des didacticiels de sant&eacute;. Parmi ceux-ci : &laquo;Le Coeur c&ocirc;t&eacute; pile&raquo; destin&eacute; aux infirmi&egrave;res de salles d&#39;op&eacute;ration afin d&#39;&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments de connaissances anatomo-physiopathologiques qui conduisent &agrave; l&#39;implantation d&#39;un stimulateur cardiaque, et les &eacute;tapes de l&#39;hospitalisation d&#39;un malade simul&eacute;. <br />D&#39;autres didacticiels concernent &laquo;l&#39;Hygi&egrave;ne dans les services de soins&raquo;, &quot;la S&eacute;curit&eacute; dans les blocs op&eacute;ratoires&raquo;... <p>Cette forme d&#39;apprentissage, totalement nouvelle et qui tend &agrave; se d&eacute;velopper, est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de placer l&#39;infirmier(e) devant l&#39;&eacute;tat de ses connaissances, et de les faire ainsi &eacute;voluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en m&eacute;decine. La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette a ainsi d&eacute;velopp&eacute; une didacth&egrave;que professionnelle. <a href="https://www.jpaccart.ch/#3">[3]</a> </p><p>Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation, en Instituts de formation en soins infirmiers ou &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, ne sont plus seulement des lieux o&ugrave; l&#39;on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d&#39;articles. </p><p>Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de v&eacute;ritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l&#39;ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e. Pour que ce m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne touche la France, les besoins doivent s&#39;exprimer. Cet article, en d&eacute;montrant les acc&egrave;s possibles gr&acirc;ce &agrave; l&#39;informatique aux sources de donn&eacute;es, devrait y contribuer. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p><em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>. Paris: 1992, A Jour. <br />Batifoulier C., Pasquier M.-H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d&#39;autres sources</em>. Paris: CFPJ, 1990. <br />Barr&eacute; F. <em>Les nouvel/es technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale: CD-ROM et EAO: rapport de stage</em>. Paris: ENSIB, 1990. <br />Gu&eacute;not C., Goupil M. <em>S&#39;informer, se documenter: Guides des sources de donn&eacute;es en Sant&eacute; publique</em>. Rennes: ENSP, 1990. <br />Houpier J.-Ch. <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales: acc&egrave;s Minitel et terminal informatique</em>. Paris: Mediscript, 1991. <br /><em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles</em>. Paris: ADBS, ANRJ 1990. <br />Sutter E. <em>Le disque optique compact (CD-ROM), l&#39;usage au quotidien: dossier documentaire</em>. Paris: ADBS, 1991. </p><h2>Adresses</h2><p>La Formath&egrave;que, H&ocirc;pital de Colombes, 178, rue des Renou;1/ers 92701 COLOMBES Cedex. T&eacute;l.: (1) 47606471 (M. A. Preschel). <br />Service hospitalier d&#39;ing&eacute;nierie p&eacute;dagogique (SHIP), H&ocirc;pital de Bellevue -Pavillon 54, 25, boulevard Pasteur 42023 SAINT-&amp;EACUTE;TIENNE Cedex 2. T&eacute;l.: 77427768 (M. J.-C. Banet). <br />Didacth&egrave;que professionnelle, Cit&eacute; des sciences et de l&#39;industrie, 30, avenue Corentin-Cariou 75930 PARIS Cedex 19 R&eacute;servation au (1) 40058291 ou t&eacute;l.: (1) 40057054 (Mme J. Muller). <br />Centre de documentation-biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, Centre hospitalier d&#39;Argenteuil, 69, rue du Lt-Cl.-Prudhon 95107 ARGENTEUIL Cedex. T&eacute;l.: (1) 34 23 24 69 (M. J.-P. Accart, M1/e A. Loury). </p><h2>Note</h2><p><a name="1" title="1"></a>1 -Compact Disc Read Only Memory . <br /><a name="2" title="2"></a>2- C&rsquo;est nouveau et utile </p><p>cop. JP Accart, 2007<br /><a name="3" title="3"></a>3- Nous rem&eacute;dions ult&eacute;rieurement et plus pr&eacute;cis&eacute;ment sur l&#39;EAO. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1992) - Bibliothèque et documentation à l'hôpital 2007-04-03T18:40:06+00:00 2007-04-03T18:40:06+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-utilisateurs/1992-bibliotheque-et-documentation-a-l-hopital.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1992, t. 37, n&deg; 6, pp. 46-50.</strong></p><h2>R&eacute;sum&eacute;</h2><p>En cette fin de XX&egrave;me si&egrave;cle, la documentation hospitali&egrave;re est, comme l&#39;h&ocirc;pital, en pleine mutation. Multidisciplinaire (m&eacute;dicale, mais aussi param&eacute;dicale, administrative, financi&egrave;re, juridique, technique), elle est le plus souvent d&eacute;centralis&eacute;e, a recours en grande partie aux nouvelles technologies et r&eacute;pond aux besoins d&#39;utilisateurs aussi diversifi&eacute;s qu&#39;exigeants : m&eacute;decins, param&eacute;dicaux, administratifs. Actuellement, une tendance se manifeste vers une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e facilitant la d&eacute;livrance d&#39;informations sp&eacute;cialis&eacute;es. </p><h2>Abstract</h2><p>At the end of the XXth century, documentation within public hospitals is fully developing. It is becoming more and more multidisciplinary in the fields of law, administration, nursing, medicine, sciences and technics. The documentation is more often not centralized, it is a wide user of the new technologies and is acting in accordance with the demands of varied and exacting customers like doctors, nurses or administrative agents. At the present time, an increasing tendancy towards a centralized hospital library, delivering technical and specialised documentation, is noticeable. </p><p>L&#39;emploi de termes tels que &quot;biblioth&egrave;que&quot; et &quot;h&ocirc;pital&quot; fait imm&eacute;diatement songer aux biblioth&egrave;ques pour les malades telles que l&#39;Assistance Publique des H&ocirc;pitaux de Paris a d&eacute;velopp&eacute;. De nombreux articles ont &eacute;t&eacute; &eacute;crits sur ce sujet et nous n&#39;y reviendrons pas. Nous aborderons un domaine moins connu, la documentation hospitali&egrave;re, afin d&#39; approfondir les diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&#39; utilisateurs des biblioth&egrave;ques et centres de documentation au sein des h&ocirc;pitaux : leur diversit&eacute;, la pluralit&eacute; des disciplines et des domaines abord&eacute;s, et les moyens mis en oeuvre pour r&eacute;pondre aux besoins exprim&eacute;s. </p><h2>Photographie de l&#39;h&ocirc;pital en 1992</h2><p>L&#39;h&ocirc;pital, en 1992, offre une image en pleine mutation : les plateaux techniques des h&ocirc;pitaux deviennent de plus en plus performants et les &eacute;quipes m&eacute;dicales et soignantes sont de mieux en mieux form&eacute;es. La gestion de l&#39;h&ocirc;pital est dor&eacute;navant confi&eacute;e &agrave; des cadres de direction, qui ont suivi une formation sp&eacute;cifique &agrave; l&#39;Ecole Nationale de la Sant&eacute; Publique (ENSP) de Rennes : les attach&eacute;s de direction, aux finances (budget, investissements), au personnel, aux services &eacute;conomiques (&quot;intendance&quot; de l&#39;h&ocirc;pital) par exemple. Plus rien n&#39;est laiss&eacute; au hasard : l&#39;h&ocirc;pital, de nos jours, se g&egrave;re comme une v&eacute;ritable entreprise. Etudes de march&eacute;, planification &agrave; long terme, informatisation des services sont devenus des outils courants. </p><p>C&#39;est sous cet &eacute;clairage nouveau qu&#39;il faut consid&eacute;rer l&#39;h&ocirc;pital : non pas comme un monde clos, mais un lieu composite, diversifi&eacute; et riche, &agrave; l&#39;image de notre soci&eacute;t&eacute;, s&#39;ouvrant de plus en plus sur l&#39;ext&eacute;rieur ; le biblioth&eacute;caire documentaliste hospitalier se doit de l&#39;appr&eacute;hender de mani&egrave;re appropri&eacute;e, et de comprendre cette r&eacute;alit&eacute; particuli&egrave;re. <br />Les acteurs de l&#39;h&ocirc;pital des ann&eacute;es 1990 sont vari&eacute;s, exigeants : il y a, en effet, toujours une urgence &agrave; soigner, tout en raccourcissant la dur&eacute;e de s&eacute;jour des malades, et en r&eacute;duisant les co&ucirc;ts de fonctionnement. </p><p>Cette urgence se traduit souvent dans le domaine de la documentation : avec l&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies, la diffusion de l&#39;information en temps r&eacute;el, la constitution de r&eacute;seaux locaux, de catalogues collectifs, le biblioth&eacute;caire documentaliste est &agrave; m&ecirc;me de r&eacute;pondre efficacement &agrave; tout type de demandes. <br /><em>La Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale est devenue partie int&eacute;grante de la vie hospitali&egrave;re.</em> </p><table > <tbody> <tr> <td> <h2>L&#39;organisation des h&ocirc;pitaux en bref</h2> <p> Les h&ocirc;pitaux publics se divisent en 3 cat&eacute;gories d&#39;&eacute;tablissements : </p> <ul> <li>la premi&egrave;re cat&eacute;gorie concerne <em>le centre hospitalier r&eacute;gional</em> (CHR) et <em>le centre hospitalier universitaire</em> (CHU) qui assurent des activit&eacute;s de soins, d&#39;enseignement et de recherche dans des domaines tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;s. </li> <li>la deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie concerne <em>le centre hospitalier g&eacute;n&eacute;ral</em> (CHG) ayant une fonction d&#39;h&ocirc;pital de secteur, et qui peut &eacute;galement &ecirc;tre sp&eacute;cialis&eacute; (h&ocirc;pital psychiatrique, h&ocirc;pital p&eacute;diatrique) </li> <li>la troisi&egrave;me cat&eacute;gorie concerne <em>l&#39;h&ocirc;pital local</em> qui regroupe l&#39;h&ocirc;pital-hospice et l&#39;h&ocirc;pital rural. Il dessert la population de petites villes &eacute;loign&eacute;es des grandes agglom&eacute;rations. Ces h&ocirc;pitaux sont g&eacute;r&eacute;s par une &eacute;quipe de direction et pr&eacute;sid&eacute; par un conseil d&#39;administration ayant lui-m&ecirc;me &agrave; sa t&ecirc;te le Pr&eacute;sident du Conseil G&eacute;n&eacute;ral si l&#39;h&ocirc;pital est d&eacute;partemental, ou le Maire de la ville si l&#39;h&ocirc;pital est municipal. </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table><p>Qu&#39;ils proviennent des personnels m&eacute;dicaux, param&eacute;dicaux, administratifs ou techniques, les besoins documentaires sont permanents et multidisiplinaires : de l&#39;&eacute;conomie de la sant&eacute; aux soins infirmiers en passant par le traitement d&#39;une pathologie, le biblioth&eacute;caire a donc en face de lui des interlocuteurs vari&eacute;s et exigeants. Deux grands groupes d&#39;utilisateurs ont &eacute;t&eacute; d&eacute;gag&eacute;s. </p><h2>1er groupe d&#39;utilisateurs de la documentation hospitali&egrave;re : la population m&eacute;dicale</h2><p>Le corps m&eacute;dical, bien qu&#39;ayant suivi un cursus universitaire de dix &agrave; quinze ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes, n&#39;a pas de formation particuli&egrave;re en ce qui concerne la documentation ou la recherche bibliographique. Les banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es ne vont pas toujours r&eacute;soudre ses probl&egrave;mes. <br />Malgr&eacute; des r&eacute;unions de service r&eacute;guli&egrave;res, les &quot; staffs de bibliographie&quot;, il existe peu d&#39;&eacute;changes d&#39;informations entre membres du corps m&eacute;dical &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. <br />Conscients de cette r&eacute;alit&eacute;, de nombreux praticiens hospitaliers ont r&eacute;agi et ont &eacute;t&eacute; &agrave; l&#39;origine de la cr&eacute;ation de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales hospitali&egrave;res (mis &agrave; part les biblioth&egrave;ques universitaires des Centres Hospitaliers Universitaires) &agrave; partir des ann&eacute;es 1975-1980. C&#39;est un ph&eacute;nom&egrave;ne en pleine expansion &agrave; l&#39;heure actuelle. <br /><em>La biblioth&egrave;que m&eacute;dicale hospitali&egrave;re devient de plus en plus un centre de recherches bibliographiques int&eacute;gr&eacute; : elle permet aux praticiens hospitaliers de se tenir inform&eacute;s. A Argenteuil, comme dans d&#39;autres h&ocirc;pitaux, l&#39;exploitation des ressources documentaires passent par exemple par des cours de bibliographie m&eacute;dicale donn&eacute;s aux internes. </em></p><p>On distingue donc , dans le premier groupe, 4 types d&#39;utilisateurs potentiels : </p><ul> <li><em>L&#39;interne ou l&#39;&eacute;tudiant en m&eacute;decine ou en pharmacie</em>, qui, au cours de ses &eacute;tudes, utilise essentiellement les ressources propos&eacute;es par la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale de son h&ocirc;pital, (quand celle-ci existe), pour r&eacute;diger sa th&egrave;se. Parall&egrave;lement, il s&#39;abonne personnellement &agrave; un ou deux titres de revues, ou &agrave; une sp&eacute;cialit&eacute; de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-Chirurgicale (EMC). Il est de plus en plus attir&eacute; par l&#39;informatique ; l&#39;utilisation des banques de donn&eacute;es et de CDROM m&eacute;dicaux (PASCAL, Medline) pour ses recherches est d&#39;un grand int&eacute;r&ecirc;t pour lui. Une initiation &agrave; ces outils documentaires performants est souvent n&eacute;cessaire. <br /> A Paris, la Biblioth&egrave;que de l&#39;Internat (ADDM, Association pour le D&eacute;veloppement de la Documentation M&eacute;dicale) et la Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de M&eacute;decine (BIUM) sont des outils pr&eacute;cieux pour approfondir ses connaissances. Il peut ainsi acc&eacute;der &agrave; la litt&eacute;rature primaire relative &agrave; son domaine d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. </li> <li><em>Le professeur et le m&eacute;decin-chef de service</em>, dans un Centre Hospitalier Universitaire ou un Centre Hospitalier G&eacute;n&eacute;ral. Il a recours &agrave; des monographies, des comptes rendus de congr&egrave;s, des recueils de revues g&eacute;n&eacute;rales telles qu&#39;en offre le chapitre &quot;Bibliography of Medical Reviews&quot; de l&#39;Index Medicus ou les revues de synth&egrave;se. Il d&eacute;pouille les bibliographies analytiques dans sa sp&eacute;cialit&eacute; (type Bulletin signal&eacute;tique du CNRS) ou des sommaires des revues (Current contents, Medexpress ou Medactua). </li> <li><em>Le chercheur</em> : il fait une recherche bibliographique r&eacute;trospective sur un sujet pointu &agrave; l&#39;aide de l&#39;Index Medicus, qui est la bibliographie de base en m&eacute;decine, des Bulletins signal&eacute;tiques du CNRS, des &quot;Chemical Abstracts&quot;. Les banques de donn&eacute;es (Medline et PASCAL) lui sont tr&egrave;s utiles pour affiner et approfondir ses recherches. Il utilise les m&ecirc;mes outils que le professeur ou le m&eacute;decin-chef de service. <br /> La Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de M&eacute;decine de Paris a re&ccedil;u la charge d&#39;un CADIST (Centre d&#39;Acquisition et de Diffusion de l&#39;Information Scientifique et Technique) pour la m&eacute;decine et la Biblioth&egrave;que Universitaire de Lyon I, section sant&eacute;, pour la pharmacie ; elles sont devenues des p&ocirc;les tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;s pour la recherche. <br /> Environ 80 % de l&#39;information qui est n&eacute;cessaire au chercheur lui est apport&eacute;e par les p&eacute;riodiques anglo-saxons. Il peut ainsi se tenir au courant des nouvelles techniques et des derniers r&eacute;sultats parus dans son domaine. Ayant int&eacute;gr&eacute; la micro-informatique, de nombreux produits de gestion documentaire ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s par et pour le chercheur : un des derniers, test&eacute; par l&#39;INSERM, est &quot;BIBLIOMAC&quot; sur MACINTOSH ; g&eacute;rer, classer, indexer sa documentation personnelle et professionnelle est d&eacute;sormais possible. </li> <li><em>Le m&eacute;decin-praticien hospitalier</em> : pour sa formation permanente &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, il a recours aux Encyclop&eacute;dies (EMC), aux p&eacute;riodiques de m&eacute;decine interne, aux revues de sp&eacute;cialit&eacute;s, aux &quot;clinics&quot; qui font le point sur un sujet sp&eacute;cifique (il existe un &quot;clinics&quot; par sp&eacute;cialit&eacute; : dermatologie, gastroent&eacute;rologie, m&eacute;decine interne...). Il a recours &eacute;galement aux banques de donn&eacute;es. Il attend des r&eacute;ponses rapides et pr&eacute;cises pour affiner un diagnostic, conna&icirc;tre les nouvelles th&eacute;rapeutiques pour une pathologie. Il peut &eacute;galement d&eacute;cider d&#39;entreprendre un travail de r&eacute;flexion ou de recherche dans le cadre de sa participation &agrave; une enqu&ecirc;te &eacute;pid&eacute;miologique : le CREDES (Centre de Recherche d&#39;Etude et de Documentation en Economie de la Sant&eacute;) et la banque de donn&eacute;es RHESUS peuvent r&eacute;pondre &agrave; ses questions. <br /> Il compte beaucoup sur les relations professionnelles, les rencontres, les colloques, la formation m&eacute;dicale continue pour s&#39;informer. </li> <li><em>le m&eacute;decin-praticien lib&eacute;ral</em> : de plus en plus, l&#39;h&ocirc;pital montre une volont&eacute; d&#39;ouverture sur &quot;la m&eacute;decine de ville&quot;. Cette ouverture passe par l&#39;acc&egrave;s aux ressources documentaires de l&#39;h&ocirc;pital. Ses besoins en la mati&egrave;re sont ponctuels, &eacute;pisodiques. Il re&ccedil;oit g&eacute;n&eacute;ralement un certain nombre de revues &agrave; son cabinet. L&#39;h&ocirc;pital peut cependant lui &ecirc;tre utile pour sa documentation g&eacute;n&eacute;rale ou pour r&eacute;soudre un cas sp&eacute;cifique qui lui est pos&eacute; en mettant &agrave; sa disposition des outils qui sont trop on&eacute;reux pour lui. La biblioth&egrave;que m&eacute;dicale peut aussi &ecirc;tre un lieu de rencontre avec ses coll&egrave;gues hospitaliers. </li></ul><p>Nous l&#39;avons vu, les m&eacute;decins sont donc preneurs d&#39;informations documentaires : la connaissance scientifique est un des moteurs de la m&eacute;decine, et une bonne appr&eacute;hension et un savoir int&eacute;gr&eacute; rejaillissent forc&eacute;ment sur les malades soign&eacute;s &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. Il ne faut pas oublier que la m&eacute;decine du XXI&egrave; si&egrave;cle sera une m&eacute;decine de l&#39;information, d&eacute;cloisonant les sp&eacute;cialit&eacute;s, et s&#39;effor&ccedil;ant de partager plus largement le savoir scientifique. </p><h2>Les m&eacute;d&eacute;cins et l&#39;&eacute;crit scientifique</h2><p>A la fin de leur cursus, les &eacute;tudiants r&eacute;digent un m&eacute;moire d&#39;&eacute;tudes sp&eacute;cialis&eacute;es ou une th&egrave;se. Puis, au cours de leur carri&egrave;re, les m&eacute;decins, et plus particuli&egrave;rement les praticiens hospitaliers, sont amen&eacute;s &agrave; faire part de leurs conclusions sur un cas qui leur est soumis &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, sur un sujet qu&#39;ils &eacute;tudient plus particuli&egrave;rement dans leur service. Il est fr&eacute;quent que plusieurs m&eacute;decins de services diff&eacute;rents, voire de plusieurs centres hospitaliers, r&eacute;digent un article en commun. Publier dans une revue sp&eacute;cialis&eacute;e d&#39;un certain renom rejaillit automatiquement sur son auteur ou l&#39;&eacute;quipe qui l&#39;entoure. Si l&#39;article est publi&eacute; dans une revue index&eacute;e par une banque de donn&eacute;es, cet article n&#39;en aura que plus d&#39;importance et sa diffusion n&#39;en sera que plus grande : l&#39;indexation et la citation dans une banque de donn&eacute;es (am&eacute;ricaine type Medline ou fran&ccedil;aise PASCAL) constituent la reconnaissance d&#39;un travail, d&#39;une &eacute;tude. Cela peut ainsi faire r&eacute;f&eacute;rence sur un sujet donn&eacute;. La qualit&eacute; et l&#39;importance des publications est primordiale dans le curriculum vitae du m&eacute;decin, et donc dans la progression de sa carri&egrave;re. </p><p><em><strong>En conclusion</strong>, la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou le centre de documentation de l&#39; h&ocirc;pital sont donc une ressource pr&eacute;cieuse pour les m&eacute;decins : recherche d&#39;articles ou de tir&eacute;s &agrave; part, de r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, aide &agrave; la r&eacute;daction scientifique, &agrave; la r&eacute;daction d&#39;&quot;abstracts&quot;, &agrave; la r&eacute;alisation de posters ou de diapositives en vue d&#39;une pr&eacute;sentation &agrave; un congr&egrave;s par exemple. Dans ce domaine, la Biblioth&egrave;que M&eacute;dicale de l&#39;H&ocirc;pital d&#39;Argenteuil poss&egrave;de un service de PAO (Pr&eacute;sentation Assis<br />&eacute;e sur Ordinateur) : le mat&eacute;riel est mis &agrave; la disposition du corps m&eacute;dical ; les documentalistes ont un r&ocirc;le de conseil quant &agrave; son utilisation. Cette exp&eacute;rience, originale pour un service de documentation, est un prolongement de l&#39;aide &agrave; la communication scientifique.</em> </p><h2>2&egrave;me groupe : les autres types d&#39;utilisateurs</h2><p>Devant la croissance exponentielle de l&#39;information sous toutes ses formes, les h&ocirc;pitaux publics r&eacute;agissent de diverses mani&egrave;res. L&#39;Assistance Publique de Paris (AP-HP) a d&eacute;velopp&eacute; des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s dans des domaines bien s&eacute;ri&eacute;s : la formation professionnelle continue, le domaine param&eacute;dical, la Biblioth&egrave;que de l&#39;Internat (ADDM). D&#39;autres h&ocirc;pitaux, en dehors de l&#39;AP-HP, ont coupl&eacute; biblioth&egrave;que m&eacute;dicale et formation continue. La r&egrave;gle commune est rest&eacute;e tr&egrave;s longtemps le d&eacute;veloppement de petites unit&eacute;s documentaires dans les services de soins, de mini-biblioth&egrave;ques dans les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res, et enfin de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales centralis&eacute;es. La documentation s&#39;est d&eacute;velopp&eacute;e de mani&egrave;re empirique, chaque service a g&eacute;r&eacute; de fa&ccedil;on plus ou moins organis&eacute;e sa propre documentation. <br /><em>Actuellement, la tendance va vers une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e permettant une diffusion plus large &agrave; tous les niveaux de l&#39;information.</em> </p><p><strong>Dans l&#39;Equipe de direction et les services administratifs</strong>, ce r&ocirc;le est encore d&eacute;volu aux secr&eacute;taires qui r&eacute;ceptionnent, d&eacute;pouillent, classent les Journaux Officiels, les Bulletins Officiels de la Sant&eacute; Publique, et toutes les revues traitant de la gestion hospitali&egrave;re (Techniques hospitali&egrave;res, Gestions hospitali&egrave;res, Technologies et sant&eacute;, la Revue du Tr&eacute;sor). Les recherches documentaires sont faites le plus souvent en fonction des demandes de l&#39;&eacute;quipe de direction en ayant recours &agrave; la t&eacute;l&eacute;matique (banques de donn&eacute;es juridiques &quot;JOEL&quot;, &quot;LEXIS&quot;, ou &quot;JURISANTE&quot; d&eacute;velopp&eacute;e par le Centre National de l&#39;Equipement Hospitalier) ; les abonnements papier ou sur microfiches correspondants repr&eacute;sentent la meilleure fa&ccedil;on de s&#39;informer. Des revues de presse th&eacute;matiques sont le plus souvent produites par les Centres de Documentation administratifs pour diffuser l&#39;information. </p><p><strong>Les Ecoles param&eacute;dicales</strong> : beaucoup d&#39;h&ocirc;pitaux ont ouvert leur propre &eacute;cole d&#39;infimi&egrave;res, d&#39;infirmi&egrave;res sp&eacute;cialis&eacute;es. Une biblioth&egrave;que y est en g&eacute;n&eacute;ral int&eacute;gr&eacute;e, un travail personnel important &eacute;tant demand&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves qui n&eacute;cessite certaines ressources documentaires sp&eacute;cifiques : &quot;l&#39;Encyclop&eacute;die de l&#39;Infirmi&egrave;re&quot;, des abonnements &agrave; &quot;La Revue de l&#39;Infimi&egrave;re&quot; , &agrave; &quot;Soins&quot;, &agrave; &quot;l&#39;Aide-soignante&quot; etc.... L&#39;indexation des documents se fait gr&acirc;ce &agrave; plusieurs syst&egrave;mes : le &quot;CANDO&quot; de J. CHEVALLIER, la Classification du Centre International de l&#39;Enfance, ou celle de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;. Ces structures sont bien g&eacute;r&eacute;es et r&eacute;pondent g&eacute;n&eacute;ralement aux normes biblioth&eacute;conomiques en vigueur. </p><p><strong>Les personnels soignants</strong>, avec &agrave; leur t&ecirc;te les Infirmi&egrave;res G&eacute;n&eacute;rales, b&eacute;n&eacute;ficient de peu de moyens de s&#39;autoformer. Quelques abonnements sont achet&eacute;s en commun par et pour le service de soins infirmiers. Le cadre infirmier responsable du service (en l&#39;occurrence la Surveillante) a un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable &agrave; jouer en mati&egrave;re de documentation et d&#39;autoformation. Elle peut &eacute;galement &ecirc;tre amen&eacute;e &agrave; assurer la formation des cadres de sa profession, apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de pratique hospitali&egrave;re. Des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (le Centre de Documentation P&eacute;dagogique de l&#39;Assistance Publique par exemple), l&#39;acc&egrave;s, gr&acirc;ce &agrave; une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e ou &agrave; une autre structure ext&eacute;rieure, &agrave; des banques de donn&eacute;es (&quot;Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature&quot;) r&eacute;pondent &agrave; des questions aussi vari&eacute;es que : la th&eacute;rapeutique, l&#39;&eacute;thique, l&#39;&eacute;pid&eacute;miologie, le SIDA, l&#39;hygi&egrave;ne, la qualit&eacute; des soins, la douleur ou les infections nosocomiales. <br />A Argenteuil, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO), &agrave; l&#39;aide de didacticiels, peut &ecirc;tre offert pour une remise &agrave; niveau des connaissances (en techniques chirurgicales par exemple) aux personnels soignants. </p><p><strong>Le Service Social</strong> et le <strong>personnel hospitalier de l&#39;h&ocirc;pital</strong> en g&eacute;n&eacute;ral ont une demande en ce qui concerne les textes de lois, les d&eacute;crets, arr&ecirc;t&eacute;s minist&eacute;riels, et bien s&ucirc;r les actualit&eacute;s sociales ainsi que des outils permettant la formation professionnelle continue de tous les agents. C&#39;est le r&ocirc;le normalement d&eacute;volu &agrave; une biblioth&egrave;que administrative. </p><p><strong>Les Services Informatiques et Techniques</strong> pr&eacute;sentent &eacute;galement des besoins sp&eacute;cifiques en documentation sp&eacute;cialis&eacute;e, ainsi qu&#39;une profession nouvellement apparue &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : les ing&eacute;nieurs bio-m&eacute;dicaux. Le d&eacute;veloppement de plateaux techniques de pointe, la mise en r&eacute;seaux informatiques de tous les services de soins d&#39;un m&ecirc;me h&ocirc;pital sont des donn&eacute;es qui modifient profond&eacute;ment la gestion de l&#39;h&ocirc;pital en cette fin de si&egrave;cle . Les informations sont en g&eacute;n&eacute;ral trait&eacute;es par la macro-informatique (syst&egrave;mes IBM, Bull...) : la gestion du personnel et des horaires, la gestion administrative des malades, la facturation, les services &eacute;conomiques. La micro-informatique, pour sa part, g&egrave;re le dossier m&eacute;dical du patient, en passant par la feuille de soins informatis&eacute;e . </p><p>Des <strong>D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale</strong> (DIM), souvent coupl&eacute;s avec le centre de documentation, ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s pour conna&icirc;tre et &eacute;valuer l&#39;activit&eacute; m&eacute;dicale. </p><p>Une connexion du centre de documentation aux services m&eacute;dicaux, administratifs ou techniques peut &ecirc;tre envisag&eacute;e : le fonds documentaire serait donc interrogeable gr&acirc;ce &agrave; un serveur. C&#39;est le cas notamment de l&#39;H&ocirc;pital Saint-Louis &agrave; Paris, o&ugrave; les services m&eacute;dicaux interrogent &agrave; partir de leur minitel, la Biblioth&egrave;que Henri Feulard sp&eacute;cialis&eacute;e en dermatologie. Au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, cette connexion fait l&#39;objet d&#39;une r&eacute;flexion. </p><h2>En conclusion</h2><p>L&#39;h&ocirc;pital a essay&eacute;, qu&#39;elle qu&#39;en soit l&#39;&eacute;poque, et aujourd&#39;hui plus encore de trouver des r&eacute;ponses face &agrave; l&#39;angoisse de l&#39;homme devant la souffrance et la mort. A l&#39;heure actuelle, la majorit&eacute; de la population na&icirc;t et meurt &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : cette donn&eacute;e sociologique doit &ecirc;tre prise en compte car elle soutient la qualit&eacute; et l&#39;offre de soins, le co&ucirc;t de la Sant&eacute; publique et l&#39;&eacute;tat de la recherche scientifique et m&eacute;dicale. <br />En milieu hospitalier, les besoins d&#39;information sont donc multiples : ponctuels pour certains, permanents pour d&#39;autres. Dans la plupart des cas, ce sont aussi des besoins de rapidit&eacute;, de pr&eacute;cision, d&#39;exhaustivit&eacute; et d&#39;actualit&eacute;. </p><p><strong>Depuis les trente derni&egrave;res ann&eacute;es</strong>, la fonction de documentaliste a beaucoup &eacute;volu&eacute;. La gestion des documents est devenu primordiale dans un monde o&ugrave; l&#39;information est pr&eacute;pond&eacute;rante, et pour cela, les h&ocirc;pitaux n&#39;y &eacute;chappent pas ; la fonction de documentaliste a donc pris tout son sens, son caract&egrave;re utile, voire indispensable, n&#39;est plus &agrave; d&eacute;montrer &agrave; l&#39;heure actuelle. <br />De plus en plus sp&eacute;cialis&eacute; et sp&eacute;cifique, ce m&eacute;tier n&eacute;cessite pourtant un niveau d&#39;&eacute;tudes sup&eacute;rieures devant s&#39;exercer dans le cadre d&#39; un poste de cat&eacute;gorie A de la Fonction Publique. </p><p>Comme le sch&eacute;ma ci-contre le d&eacute;montre, le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire documentaliste hospitalier est primordial dans la d&eacute;livrance d&#39;informations sp&eacute;cialis&eacute;es. Ce r&ocirc;le est appel&eacute; &agrave; se d&eacute;velopper. La demande est tr&egrave;s forte dans toutes sortes de domaines et montre ainsi la richesse, la diversit&eacute; et les diff&eacute;rentes interactions possibles de la documentation hospitali&egrave;re. <br />Certains h&ocirc;pitaux l&#39;ont compris et font appel &agrave; des professionnels, sp&eacute;cialistes de l&#39;information, biblioth&eacute;caires documentalistes hospitaliers. </p><p>Une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e, ou un centre de documentation pluridisciplinaire, r&eacute;pondant aux besoins des diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&#39;utilisateurs, d&eacute;veloppant des techniques documentaires de pointe, joue un r&ocirc;le essentiel dans la d&eacute;livrance de l&#39;information &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. La tendance actuelle va vers le d&eacute;veloppement de telles structures. </p><h2>Bibliographie</h2><p>1. ACCART J.P. <em>La mise en place d&#39;un centre de documentation pluridisciplinaire et informatis&eacute; au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil</em>. Techniques hospitali&egrave;res, 1992, n&deg; 556, pp. 48-51. <br />2. ALPTUNA F. <em>Des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en bonne sant&eacute; : l&#39;exemple am&eacute;ricain</em>. Bulletin des Biblioth&egrave;ques de France, 1990, t. 35, n&deg; 4, pp. 306-311. <br />3. ARCHIMBAUD J. <em>Bibliographie et recherche documentaire en m&eacute;decine et en pharmacie</em>. Rueil-Malmaison : Laboratoires Sandoz, 1970. <br />4. ARCHIMBAUD J. <em>Introduction &agrave; la bibliographie dans les sciences biom&eacute;dicales</em>. Rueil-Malmaison : Laboratoires Sandoz, 1973. <br />5. BELBENOIT-AVICH P.M. <em>La Documentation m&eacute;dicale en France</em>. Newsletter to european health librarians, 1992, n&deg; 19, pp. 10-11. <br />6. BLONDEL F. <em>Une Gestion des ressources documentaires innovantes</em>. Gestions hospitali&egrave;res, 1991, n&deg; 311, pp. 914-917. <br />7. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />8. MATHIEU-CAPDEROU C. <em>La Documentation hospitali&egrave;re : &eacute;tat de la situation actuelle et proposition pour une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re int&eacute;gr&eacute;e</em> : m&eacute;moire. Paris : Institut National des Techniques de la Documentation, 1982. <br />9. PARRET T.T. <em>La Documentation m&eacute;dicale &agrave; Paris</em> : m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Lyon : Ecole Nationale Sup&eacute;rieure des Biblioth&egrave;ques, 1982. <br />10. <em>L&#39;information biom&eacute;dicale pour tous : un objectif commun</em>. Acte de la 2&egrave;me Conf&eacute;rence Europ&eacute;enne des Biblioth&egrave;ques M&eacute;dicales, 2-6 nov. 1988, Bologne, Italie. Munich : K.G. SAUR, 1989. <br />11. <em>La Science et l&#39;&eacute;crit : la machine folle</em>. Le Nouvel Observateur, 1991, 17-23 octobre, pp. 49. <br />12. <em>Les Nouvelles sources d&#39;information</em>. Le Monde Dossiers et Documents, 1991, dec., n&deg; 194. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1992, t. 37, n&deg; 6, pp. 46-50.</strong></p><h2>R&eacute;sum&eacute;</h2><p>En cette fin de XX&egrave;me si&egrave;cle, la documentation hospitali&egrave;re est, comme l&#39;h&ocirc;pital, en pleine mutation. Multidisciplinaire (m&eacute;dicale, mais aussi param&eacute;dicale, administrative, financi&egrave;re, juridique, technique), elle est le plus souvent d&eacute;centralis&eacute;e, a recours en grande partie aux nouvelles technologies et r&eacute;pond aux besoins d&#39;utilisateurs aussi diversifi&eacute;s qu&#39;exigeants : m&eacute;decins, param&eacute;dicaux, administratifs. Actuellement, une tendance se manifeste vers une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e facilitant la d&eacute;livrance d&#39;informations sp&eacute;cialis&eacute;es. </p><h2>Abstract</h2><p>At the end of the XXth century, documentation within public hospitals is fully developing. It is becoming more and more multidisciplinary in the fields of law, administration, nursing, medicine, sciences and technics. The documentation is more often not centralized, it is a wide user of the new technologies and is acting in accordance with the demands of varied and exacting customers like doctors, nurses or administrative agents. At the present time, an increasing tendancy towards a centralized hospital library, delivering technical and specialised documentation, is noticeable. </p><p>L&#39;emploi de termes tels que &quot;biblioth&egrave;que&quot; et &quot;h&ocirc;pital&quot; fait imm&eacute;diatement songer aux biblioth&egrave;ques pour les malades telles que l&#39;Assistance Publique des H&ocirc;pitaux de Paris a d&eacute;velopp&eacute;. De nombreux articles ont &eacute;t&eacute; &eacute;crits sur ce sujet et nous n&#39;y reviendrons pas. Nous aborderons un domaine moins connu, la documentation hospitali&egrave;re, afin d&#39; approfondir les diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&#39; utilisateurs des biblioth&egrave;ques et centres de documentation au sein des h&ocirc;pitaux : leur diversit&eacute;, la pluralit&eacute; des disciplines et des domaines abord&eacute;s, et les moyens mis en oeuvre pour r&eacute;pondre aux besoins exprim&eacute;s. </p><h2>Photographie de l&#39;h&ocirc;pital en 1992</h2><p>L&#39;h&ocirc;pital, en 1992, offre une image en pleine mutation : les plateaux techniques des h&ocirc;pitaux deviennent de plus en plus performants et les &eacute;quipes m&eacute;dicales et soignantes sont de mieux en mieux form&eacute;es. La gestion de l&#39;h&ocirc;pital est dor&eacute;navant confi&eacute;e &agrave; des cadres de direction, qui ont suivi une formation sp&eacute;cifique &agrave; l&#39;Ecole Nationale de la Sant&eacute; Publique (ENSP) de Rennes : les attach&eacute;s de direction, aux finances (budget, investissements), au personnel, aux services &eacute;conomiques (&quot;intendance&quot; de l&#39;h&ocirc;pital) par exemple. Plus rien n&#39;est laiss&eacute; au hasard : l&#39;h&ocirc;pital, de nos jours, se g&egrave;re comme une v&eacute;ritable entreprise. Etudes de march&eacute;, planification &agrave; long terme, informatisation des services sont devenus des outils courants. </p><p>C&#39;est sous cet &eacute;clairage nouveau qu&#39;il faut consid&eacute;rer l&#39;h&ocirc;pital : non pas comme un monde clos, mais un lieu composite, diversifi&eacute; et riche, &agrave; l&#39;image de notre soci&eacute;t&eacute;, s&#39;ouvrant de plus en plus sur l&#39;ext&eacute;rieur ; le biblioth&eacute;caire documentaliste hospitalier se doit de l&#39;appr&eacute;hender de mani&egrave;re appropri&eacute;e, et de comprendre cette r&eacute;alit&eacute; particuli&egrave;re. <br />Les acteurs de l&#39;h&ocirc;pital des ann&eacute;es 1990 sont vari&eacute;s, exigeants : il y a, en effet, toujours une urgence &agrave; soigner, tout en raccourcissant la dur&eacute;e de s&eacute;jour des malades, et en r&eacute;duisant les co&ucirc;ts de fonctionnement. </p><p>Cette urgence se traduit souvent dans le domaine de la documentation : avec l&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies, la diffusion de l&#39;information en temps r&eacute;el, la constitution de r&eacute;seaux locaux, de catalogues collectifs, le biblioth&eacute;caire documentaliste est &agrave; m&ecirc;me de r&eacute;pondre efficacement &agrave; tout type de demandes. <br /><em>La Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale est devenue partie int&eacute;grante de la vie hospitali&egrave;re.</em> </p><table > <tbody> <tr> <td> <h2>L&#39;organisation des h&ocirc;pitaux en bref</h2> <p> Les h&ocirc;pitaux publics se divisent en 3 cat&eacute;gories d&#39;&eacute;tablissements : </p> <ul> <li>la premi&egrave;re cat&eacute;gorie concerne <em>le centre hospitalier r&eacute;gional</em> (CHR) et <em>le centre hospitalier universitaire</em> (CHU) qui assurent des activit&eacute;s de soins, d&#39;enseignement et de recherche dans des domaines tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;s. </li> <li>la deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie concerne <em>le centre hospitalier g&eacute;n&eacute;ral</em> (CHG) ayant une fonction d&#39;h&ocirc;pital de secteur, et qui peut &eacute;galement &ecirc;tre sp&eacute;cialis&eacute; (h&ocirc;pital psychiatrique, h&ocirc;pital p&eacute;diatrique) </li> <li>la troisi&egrave;me cat&eacute;gorie concerne <em>l&#39;h&ocirc;pital local</em> qui regroupe l&#39;h&ocirc;pital-hospice et l&#39;h&ocirc;pital rural. Il dessert la population de petites villes &eacute;loign&eacute;es des grandes agglom&eacute;rations. Ces h&ocirc;pitaux sont g&eacute;r&eacute;s par une &eacute;quipe de direction et pr&eacute;sid&eacute; par un conseil d&#39;administration ayant lui-m&ecirc;me &agrave; sa t&ecirc;te le Pr&eacute;sident du Conseil G&eacute;n&eacute;ral si l&#39;h&ocirc;pital est d&eacute;partemental, ou le Maire de la ville si l&#39;h&ocirc;pital est municipal. </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table><p>Qu&#39;ils proviennent des personnels m&eacute;dicaux, param&eacute;dicaux, administratifs ou techniques, les besoins documentaires sont permanents et multidisiplinaires : de l&#39;&eacute;conomie de la sant&eacute; aux soins infirmiers en passant par le traitement d&#39;une pathologie, le biblioth&eacute;caire a donc en face de lui des interlocuteurs vari&eacute;s et exigeants. Deux grands groupes d&#39;utilisateurs ont &eacute;t&eacute; d&eacute;gag&eacute;s. </p><h2>1er groupe d&#39;utilisateurs de la documentation hospitali&egrave;re : la population m&eacute;dicale</h2><p>Le corps m&eacute;dical, bien qu&#39;ayant suivi un cursus universitaire de dix &agrave; quinze ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes, n&#39;a pas de formation particuli&egrave;re en ce qui concerne la documentation ou la recherche bibliographique. Les banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es ne vont pas toujours r&eacute;soudre ses probl&egrave;mes. <br />Malgr&eacute; des r&eacute;unions de service r&eacute;guli&egrave;res, les &quot; staffs de bibliographie&quot;, il existe peu d&#39;&eacute;changes d&#39;informations entre membres du corps m&eacute;dical &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. <br />Conscients de cette r&eacute;alit&eacute;, de nombreux praticiens hospitaliers ont r&eacute;agi et ont &eacute;t&eacute; &agrave; l&#39;origine de la cr&eacute;ation de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales hospitali&egrave;res (mis &agrave; part les biblioth&egrave;ques universitaires des Centres Hospitaliers Universitaires) &agrave; partir des ann&eacute;es 1975-1980. C&#39;est un ph&eacute;nom&egrave;ne en pleine expansion &agrave; l&#39;heure actuelle. <br /><em>La biblioth&egrave;que m&eacute;dicale hospitali&egrave;re devient de plus en plus un centre de recherches bibliographiques int&eacute;gr&eacute; : elle permet aux praticiens hospitaliers de se tenir inform&eacute;s. A Argenteuil, comme dans d&#39;autres h&ocirc;pitaux, l&#39;exploitation des ressources documentaires passent par exemple par des cours de bibliographie m&eacute;dicale donn&eacute;s aux internes. </em></p><p>On distingue donc , dans le premier groupe, 4 types d&#39;utilisateurs potentiels : </p><ul> <li><em>L&#39;interne ou l&#39;&eacute;tudiant en m&eacute;decine ou en pharmacie</em>, qui, au cours de ses &eacute;tudes, utilise essentiellement les ressources propos&eacute;es par la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale de son h&ocirc;pital, (quand celle-ci existe), pour r&eacute;diger sa th&egrave;se. Parall&egrave;lement, il s&#39;abonne personnellement &agrave; un ou deux titres de revues, ou &agrave; une sp&eacute;cialit&eacute; de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-Chirurgicale (EMC). Il est de plus en plus attir&eacute; par l&#39;informatique ; l&#39;utilisation des banques de donn&eacute;es et de CDROM m&eacute;dicaux (PASCAL, Medline) pour ses recherches est d&#39;un grand int&eacute;r&ecirc;t pour lui. Une initiation &agrave; ces outils documentaires performants est souvent n&eacute;cessaire. <br /> A Paris, la Biblioth&egrave;que de l&#39;Internat (ADDM, Association pour le D&eacute;veloppement de la Documentation M&eacute;dicale) et la Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de M&eacute;decine (BIUM) sont des outils pr&eacute;cieux pour approfondir ses connaissances. Il peut ainsi acc&eacute;der &agrave; la litt&eacute;rature primaire relative &agrave; son domaine d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. </li> <li><em>Le professeur et le m&eacute;decin-chef de service</em>, dans un Centre Hospitalier Universitaire ou un Centre Hospitalier G&eacute;n&eacute;ral. Il a recours &agrave; des monographies, des comptes rendus de congr&egrave;s, des recueils de revues g&eacute;n&eacute;rales telles qu&#39;en offre le chapitre &quot;Bibliography of Medical Reviews&quot; de l&#39;Index Medicus ou les revues de synth&egrave;se. Il d&eacute;pouille les bibliographies analytiques dans sa sp&eacute;cialit&eacute; (type Bulletin signal&eacute;tique du CNRS) ou des sommaires des revues (Current contents, Medexpress ou Medactua). </li> <li><em>Le chercheur</em> : il fait une recherche bibliographique r&eacute;trospective sur un sujet pointu &agrave; l&#39;aide de l&#39;Index Medicus, qui est la bibliographie de base en m&eacute;decine, des Bulletins signal&eacute;tiques du CNRS, des &quot;Chemical Abstracts&quot;. Les banques de donn&eacute;es (Medline et PASCAL) lui sont tr&egrave;s utiles pour affiner et approfondir ses recherches. Il utilise les m&ecirc;mes outils que le professeur ou le m&eacute;decin-chef de service. <br /> La Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de M&eacute;decine de Paris a re&ccedil;u la charge d&#39;un CADIST (Centre d&#39;Acquisition et de Diffusion de l&#39;Information Scientifique et Technique) pour la m&eacute;decine et la Biblioth&egrave;que Universitaire de Lyon I, section sant&eacute;, pour la pharmacie ; elles sont devenues des p&ocirc;les tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;s pour la recherche. <br /> Environ 80 % de l&#39;information qui est n&eacute;cessaire au chercheur lui est apport&eacute;e par les p&eacute;riodiques anglo-saxons. Il peut ainsi se tenir au courant des nouvelles techniques et des derniers r&eacute;sultats parus dans son domaine. Ayant int&eacute;gr&eacute; la micro-informatique, de nombreux produits de gestion documentaire ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s par et pour le chercheur : un des derniers, test&eacute; par l&#39;INSERM, est &quot;BIBLIOMAC&quot; sur MACINTOSH ; g&eacute;rer, classer, indexer sa documentation personnelle et professionnelle est d&eacute;sormais possible. </li> <li><em>Le m&eacute;decin-praticien hospitalier</em> : pour sa formation permanente &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, il a recours aux Encyclop&eacute;dies (EMC), aux p&eacute;riodiques de m&eacute;decine interne, aux revues de sp&eacute;cialit&eacute;s, aux &quot;clinics&quot; qui font le point sur un sujet sp&eacute;cifique (il existe un &quot;clinics&quot; par sp&eacute;cialit&eacute; : dermatologie, gastroent&eacute;rologie, m&eacute;decine interne...). Il a recours &eacute;galement aux banques de donn&eacute;es. Il attend des r&eacute;ponses rapides et pr&eacute;cises pour affiner un diagnostic, conna&icirc;tre les nouvelles th&eacute;rapeutiques pour une pathologie. Il peut &eacute;galement d&eacute;cider d&#39;entreprendre un travail de r&eacute;flexion ou de recherche dans le cadre de sa participation &agrave; une enqu&ecirc;te &eacute;pid&eacute;miologique : le CREDES (Centre de Recherche d&#39;Etude et de Documentation en Economie de la Sant&eacute;) et la banque de donn&eacute;es RHESUS peuvent r&eacute;pondre &agrave; ses questions. <br /> Il compte beaucoup sur les relations professionnelles, les rencontres, les colloques, la formation m&eacute;dicale continue pour s&#39;informer. </li> <li><em>le m&eacute;decin-praticien lib&eacute;ral</em> : de plus en plus, l&#39;h&ocirc;pital montre une volont&eacute; d&#39;ouverture sur &quot;la m&eacute;decine de ville&quot;. Cette ouverture passe par l&#39;acc&egrave;s aux ressources documentaires de l&#39;h&ocirc;pital. Ses besoins en la mati&egrave;re sont ponctuels, &eacute;pisodiques. Il re&ccedil;oit g&eacute;n&eacute;ralement un certain nombre de revues &agrave; son cabinet. L&#39;h&ocirc;pital peut cependant lui &ecirc;tre utile pour sa documentation g&eacute;n&eacute;rale ou pour r&eacute;soudre un cas sp&eacute;cifique qui lui est pos&eacute; en mettant &agrave; sa disposition des outils qui sont trop on&eacute;reux pour lui. La biblioth&egrave;que m&eacute;dicale peut aussi &ecirc;tre un lieu de rencontre avec ses coll&egrave;gues hospitaliers. </li></ul><p>Nous l&#39;avons vu, les m&eacute;decins sont donc preneurs d&#39;informations documentaires : la connaissance scientifique est un des moteurs de la m&eacute;decine, et une bonne appr&eacute;hension et un savoir int&eacute;gr&eacute; rejaillissent forc&eacute;ment sur les malades soign&eacute;s &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. Il ne faut pas oublier que la m&eacute;decine du XXI&egrave; si&egrave;cle sera une m&eacute;decine de l&#39;information, d&eacute;cloisonant les sp&eacute;cialit&eacute;s, et s&#39;effor&ccedil;ant de partager plus largement le savoir scientifique. </p><h2>Les m&eacute;d&eacute;cins et l&#39;&eacute;crit scientifique</h2><p>A la fin de leur cursus, les &eacute;tudiants r&eacute;digent un m&eacute;moire d&#39;&eacute;tudes sp&eacute;cialis&eacute;es ou une th&egrave;se. Puis, au cours de leur carri&egrave;re, les m&eacute;decins, et plus particuli&egrave;rement les praticiens hospitaliers, sont amen&eacute;s &agrave; faire part de leurs conclusions sur un cas qui leur est soumis &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, sur un sujet qu&#39;ils &eacute;tudient plus particuli&egrave;rement dans leur service. Il est fr&eacute;quent que plusieurs m&eacute;decins de services diff&eacute;rents, voire de plusieurs centres hospitaliers, r&eacute;digent un article en commun. Publier dans une revue sp&eacute;cialis&eacute;e d&#39;un certain renom rejaillit automatiquement sur son auteur ou l&#39;&eacute;quipe qui l&#39;entoure. Si l&#39;article est publi&eacute; dans une revue index&eacute;e par une banque de donn&eacute;es, cet article n&#39;en aura que plus d&#39;importance et sa diffusion n&#39;en sera que plus grande : l&#39;indexation et la citation dans une banque de donn&eacute;es (am&eacute;ricaine type Medline ou fran&ccedil;aise PASCAL) constituent la reconnaissance d&#39;un travail, d&#39;une &eacute;tude. Cela peut ainsi faire r&eacute;f&eacute;rence sur un sujet donn&eacute;. La qualit&eacute; et l&#39;importance des publications est primordiale dans le curriculum vitae du m&eacute;decin, et donc dans la progression de sa carri&egrave;re. </p><p><em><strong>En conclusion</strong>, la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou le centre de documentation de l&#39; h&ocirc;pital sont donc une ressource pr&eacute;cieuse pour les m&eacute;decins : recherche d&#39;articles ou de tir&eacute;s &agrave; part, de r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, aide &agrave; la r&eacute;daction scientifique, &agrave; la r&eacute;daction d&#39;&quot;abstracts&quot;, &agrave; la r&eacute;alisation de posters ou de diapositives en vue d&#39;une pr&eacute;sentation &agrave; un congr&egrave;s par exemple. Dans ce domaine, la Biblioth&egrave;que M&eacute;dicale de l&#39;H&ocirc;pital d&#39;Argenteuil poss&egrave;de un service de PAO (Pr&eacute;sentation Assis<br />&eacute;e sur Ordinateur) : le mat&eacute;riel est mis &agrave; la disposition du corps m&eacute;dical ; les documentalistes ont un r&ocirc;le de conseil quant &agrave; son utilisation. Cette exp&eacute;rience, originale pour un service de documentation, est un prolongement de l&#39;aide &agrave; la communication scientifique.</em> </p><h2>2&egrave;me groupe : les autres types d&#39;utilisateurs</h2><p>Devant la croissance exponentielle de l&#39;information sous toutes ses formes, les h&ocirc;pitaux publics r&eacute;agissent de diverses mani&egrave;res. L&#39;Assistance Publique de Paris (AP-HP) a d&eacute;velopp&eacute; des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s dans des domaines bien s&eacute;ri&eacute;s : la formation professionnelle continue, le domaine param&eacute;dical, la Biblioth&egrave;que de l&#39;Internat (ADDM). D&#39;autres h&ocirc;pitaux, en dehors de l&#39;AP-HP, ont coupl&eacute; biblioth&egrave;que m&eacute;dicale et formation continue. La r&egrave;gle commune est rest&eacute;e tr&egrave;s longtemps le d&eacute;veloppement de petites unit&eacute;s documentaires dans les services de soins, de mini-biblioth&egrave;ques dans les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res, et enfin de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales centralis&eacute;es. La documentation s&#39;est d&eacute;velopp&eacute;e de mani&egrave;re empirique, chaque service a g&eacute;r&eacute; de fa&ccedil;on plus ou moins organis&eacute;e sa propre documentation. <br /><em>Actuellement, la tendance va vers une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e permettant une diffusion plus large &agrave; tous les niveaux de l&#39;information.</em> </p><p><strong>Dans l&#39;Equipe de direction et les services administratifs</strong>, ce r&ocirc;le est encore d&eacute;volu aux secr&eacute;taires qui r&eacute;ceptionnent, d&eacute;pouillent, classent les Journaux Officiels, les Bulletins Officiels de la Sant&eacute; Publique, et toutes les revues traitant de la gestion hospitali&egrave;re (Techniques hospitali&egrave;res, Gestions hospitali&egrave;res, Technologies et sant&eacute;, la Revue du Tr&eacute;sor). Les recherches documentaires sont faites le plus souvent en fonction des demandes de l&#39;&eacute;quipe de direction en ayant recours &agrave; la t&eacute;l&eacute;matique (banques de donn&eacute;es juridiques &quot;JOEL&quot;, &quot;LEXIS&quot;, ou &quot;JURISANTE&quot; d&eacute;velopp&eacute;e par le Centre National de l&#39;Equipement Hospitalier) ; les abonnements papier ou sur microfiches correspondants repr&eacute;sentent la meilleure fa&ccedil;on de s&#39;informer. Des revues de presse th&eacute;matiques sont le plus souvent produites par les Centres de Documentation administratifs pour diffuser l&#39;information. </p><p><strong>Les Ecoles param&eacute;dicales</strong> : beaucoup d&#39;h&ocirc;pitaux ont ouvert leur propre &eacute;cole d&#39;infimi&egrave;res, d&#39;infirmi&egrave;res sp&eacute;cialis&eacute;es. Une biblioth&egrave;que y est en g&eacute;n&eacute;ral int&eacute;gr&eacute;e, un travail personnel important &eacute;tant demand&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves qui n&eacute;cessite certaines ressources documentaires sp&eacute;cifiques : &quot;l&#39;Encyclop&eacute;die de l&#39;Infirmi&egrave;re&quot;, des abonnements &agrave; &quot;La Revue de l&#39;Infimi&egrave;re&quot; , &agrave; &quot;Soins&quot;, &agrave; &quot;l&#39;Aide-soignante&quot; etc.... L&#39;indexation des documents se fait gr&acirc;ce &agrave; plusieurs syst&egrave;mes : le &quot;CANDO&quot; de J. CHEVALLIER, la Classification du Centre International de l&#39;Enfance, ou celle de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;. Ces structures sont bien g&eacute;r&eacute;es et r&eacute;pondent g&eacute;n&eacute;ralement aux normes biblioth&eacute;conomiques en vigueur. </p><p><strong>Les personnels soignants</strong>, avec &agrave; leur t&ecirc;te les Infirmi&egrave;res G&eacute;n&eacute;rales, b&eacute;n&eacute;ficient de peu de moyens de s&#39;autoformer. Quelques abonnements sont achet&eacute;s en commun par et pour le service de soins infirmiers. Le cadre infirmier responsable du service (en l&#39;occurrence la Surveillante) a un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable &agrave; jouer en mati&egrave;re de documentation et d&#39;autoformation. Elle peut &eacute;galement &ecirc;tre amen&eacute;e &agrave; assurer la formation des cadres de sa profession, apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de pratique hospitali&egrave;re. Des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (le Centre de Documentation P&eacute;dagogique de l&#39;Assistance Publique par exemple), l&#39;acc&egrave;s, gr&acirc;ce &agrave; une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e ou &agrave; une autre structure ext&eacute;rieure, &agrave; des banques de donn&eacute;es (&quot;Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature&quot;) r&eacute;pondent &agrave; des questions aussi vari&eacute;es que : la th&eacute;rapeutique, l&#39;&eacute;thique, l&#39;&eacute;pid&eacute;miologie, le SIDA, l&#39;hygi&egrave;ne, la qualit&eacute; des soins, la douleur ou les infections nosocomiales. <br />A Argenteuil, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO), &agrave; l&#39;aide de didacticiels, peut &ecirc;tre offert pour une remise &agrave; niveau des connaissances (en techniques chirurgicales par exemple) aux personnels soignants. </p><p><strong>Le Service Social</strong> et le <strong>personnel hospitalier de l&#39;h&ocirc;pital</strong> en g&eacute;n&eacute;ral ont une demande en ce qui concerne les textes de lois, les d&eacute;crets, arr&ecirc;t&eacute;s minist&eacute;riels, et bien s&ucirc;r les actualit&eacute;s sociales ainsi que des outils permettant la formation professionnelle continue de tous les agents. C&#39;est le r&ocirc;le normalement d&eacute;volu &agrave; une biblioth&egrave;que administrative. </p><p><strong>Les Services Informatiques et Techniques</strong> pr&eacute;sentent &eacute;galement des besoins sp&eacute;cifiques en documentation sp&eacute;cialis&eacute;e, ainsi qu&#39;une profession nouvellement apparue &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : les ing&eacute;nieurs bio-m&eacute;dicaux. Le d&eacute;veloppement de plateaux techniques de pointe, la mise en r&eacute;seaux informatiques de tous les services de soins d&#39;un m&ecirc;me h&ocirc;pital sont des donn&eacute;es qui modifient profond&eacute;ment la gestion de l&#39;h&ocirc;pital en cette fin de si&egrave;cle . Les informations sont en g&eacute;n&eacute;ral trait&eacute;es par la macro-informatique (syst&egrave;mes IBM, Bull...) : la gestion du personnel et des horaires, la gestion administrative des malades, la facturation, les services &eacute;conomiques. La micro-informatique, pour sa part, g&egrave;re le dossier m&eacute;dical du patient, en passant par la feuille de soins informatis&eacute;e . </p><p>Des <strong>D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale</strong> (DIM), souvent coupl&eacute;s avec le centre de documentation, ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s pour conna&icirc;tre et &eacute;valuer l&#39;activit&eacute; m&eacute;dicale. </p><p>Une connexion du centre de documentation aux services m&eacute;dicaux, administratifs ou techniques peut &ecirc;tre envisag&eacute;e : le fonds documentaire serait donc interrogeable gr&acirc;ce &agrave; un serveur. C&#39;est le cas notamment de l&#39;H&ocirc;pital Saint-Louis &agrave; Paris, o&ugrave; les services m&eacute;dicaux interrogent &agrave; partir de leur minitel, la Biblioth&egrave;que Henri Feulard sp&eacute;cialis&eacute;e en dermatologie. Au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, cette connexion fait l&#39;objet d&#39;une r&eacute;flexion. </p><h2>En conclusion</h2><p>L&#39;h&ocirc;pital a essay&eacute;, qu&#39;elle qu&#39;en soit l&#39;&eacute;poque, et aujourd&#39;hui plus encore de trouver des r&eacute;ponses face &agrave; l&#39;angoisse de l&#39;homme devant la souffrance et la mort. A l&#39;heure actuelle, la majorit&eacute; de la population na&icirc;t et meurt &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : cette donn&eacute;e sociologique doit &ecirc;tre prise en compte car elle soutient la qualit&eacute; et l&#39;offre de soins, le co&ucirc;t de la Sant&eacute; publique et l&#39;&eacute;tat de la recherche scientifique et m&eacute;dicale. <br />En milieu hospitalier, les besoins d&#39;information sont donc multiples : ponctuels pour certains, permanents pour d&#39;autres. Dans la plupart des cas, ce sont aussi des besoins de rapidit&eacute;, de pr&eacute;cision, d&#39;exhaustivit&eacute; et d&#39;actualit&eacute;. </p><p><strong>Depuis les trente derni&egrave;res ann&eacute;es</strong>, la fonction de documentaliste a beaucoup &eacute;volu&eacute;. La gestion des documents est devenu primordiale dans un monde o&ugrave; l&#39;information est pr&eacute;pond&eacute;rante, et pour cela, les h&ocirc;pitaux n&#39;y &eacute;chappent pas ; la fonction de documentaliste a donc pris tout son sens, son caract&egrave;re utile, voire indispensable, n&#39;est plus &agrave; d&eacute;montrer &agrave; l&#39;heure actuelle. <br />De plus en plus sp&eacute;cialis&eacute; et sp&eacute;cifique, ce m&eacute;tier n&eacute;cessite pourtant un niveau d&#39;&eacute;tudes sup&eacute;rieures devant s&#39;exercer dans le cadre d&#39; un poste de cat&eacute;gorie A de la Fonction Publique. </p><p>Comme le sch&eacute;ma ci-contre le d&eacute;montre, le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire documentaliste hospitalier est primordial dans la d&eacute;livrance d&#39;informations sp&eacute;cialis&eacute;es. Ce r&ocirc;le est appel&eacute; &agrave; se d&eacute;velopper. La demande est tr&egrave;s forte dans toutes sortes de domaines et montre ainsi la richesse, la diversit&eacute; et les diff&eacute;rentes interactions possibles de la documentation hospitali&egrave;re. <br />Certains h&ocirc;pitaux l&#39;ont compris et font appel &agrave; des professionnels, sp&eacute;cialistes de l&#39;information, biblioth&eacute;caires documentalistes hospitaliers. </p><p>Une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e, ou un centre de documentation pluridisciplinaire, r&eacute;pondant aux besoins des diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&#39;utilisateurs, d&eacute;veloppant des techniques documentaires de pointe, joue un r&ocirc;le essentiel dans la d&eacute;livrance de l&#39;information &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. La tendance actuelle va vers le d&eacute;veloppement de telles structures. </p><h2>Bibliographie</h2><p>1. ACCART J.P. <em>La mise en place d&#39;un centre de documentation pluridisciplinaire et informatis&eacute; au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil</em>. Techniques hospitali&egrave;res, 1992, n&deg; 556, pp. 48-51. <br />2. ALPTUNA F. <em>Des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en bonne sant&eacute; : l&#39;exemple am&eacute;ricain</em>. Bulletin des Biblioth&egrave;ques de France, 1990, t. 35, n&deg; 4, pp. 306-311. <br />3. ARCHIMBAUD J. <em>Bibliographie et recherche documentaire en m&eacute;decine et en pharmacie</em>. Rueil-Malmaison : Laboratoires Sandoz, 1970. <br />4. ARCHIMBAUD J. <em>Introduction &agrave; la bibliographie dans les sciences biom&eacute;dicales</em>. Rueil-Malmaison : Laboratoires Sandoz, 1973. <br />5. BELBENOIT-AVICH P.M. <em>La Documentation m&eacute;dicale en France</em>. Newsletter to european health librarians, 1992, n&deg; 19, pp. 10-11. <br />6. BLONDEL F. <em>Une Gestion des ressources documentaires innovantes</em>. Gestions hospitali&egrave;res, 1991, n&deg; 311, pp. 914-917. <br />7. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />8. MATHIEU-CAPDEROU C. <em>La Documentation hospitali&egrave;re : &eacute;tat de la situation actuelle et proposition pour une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re int&eacute;gr&eacute;e</em> : m&eacute;moire. Paris : Institut National des Techniques de la Documentation, 1982. <br />9. PARRET T.T. <em>La Documentation m&eacute;dicale &agrave; Paris</em> : m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Lyon : Ecole Nationale Sup&eacute;rieure des Biblioth&egrave;ques, 1982. <br />10. <em>L&#39;information biom&eacute;dicale pour tous : un objectif commun</em>. Acte de la 2&egrave;me Conf&eacute;rence Europ&eacute;enne des Biblioth&egrave;ques M&eacute;dicales, 2-6 nov. 1988, Bologne, Italie. Munich : K.G. SAUR, 1989. <br />11. <em>La Science et l&#39;&eacute;crit : la machine folle</em>. Le Nouvel Observateur, 1991, 17-23 octobre, pp. 49. <br />12. <em>Les Nouvelles sources d&#39;information</em>. Le Monde Dossiers et Documents, 1991, dec., n&deg; 194. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p>