Les techniques documentaires - Jean-Philippe Accart https://www.jpaccart.ch/articles/les-techniques-documentaires/feed/atom/ 2025-04-16T21:35:24+00:00 Jean-Philippe Accart bs@sturmundbraem.ch Joomla! - Open Source Content Management (2024) - L'entrée de l'intelligence artificielle dans le monde de l'information-documentaire 2024-10-29T12:13:44+00:00 2024-10-29T12:13:44+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2024-lentree-de-lintelligence-artificielle-dans-le-monde-de-linformation-documentaire.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (2023) Faire de la veille documentaire 2023-04-27T11:38:55+00:00 2023-04-27T11:38:55+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2023-faire-de-la-veille-documentaire.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> <!-- START IMAGE 1 --> <div class="page-image"> <div id="lightbox-zoom"> <a class="fancybox" href="https://www.jpaccart.ch/images/content//faire-de-la-veille-collecter-traiter-analyser-et-diffuser-l-information-2e-edition-9782409038440_xl_size2.jpg" title="de Gilles Balmisse"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/content//faire-de-la-veille-collecter-traiter-analyser-et-diffuser-l-information-2e-edition-9782409038440_xl_size1.jpg" alt="de Gilles Balmisse" /></a> </div> <p class="image-caption"> de Gilles Balmisse </p> </div> <!-- END IMAGE 1 --> </div> <div class="page-intro"> <!-- START IMAGE 1 --> <div class="page-image"> <div id="lightbox-zoom"> <a class="fancybox" href="https://www.jpaccart.ch/images/content//faire-de-la-veille-collecter-traiter-analyser-et-diffuser-l-information-2e-edition-9782409038440_xl_size2.jpg" title="de Gilles Balmisse"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/content//faire-de-la-veille-collecter-traiter-analyser-et-diffuser-l-information-2e-edition-9782409038440_xl_size1.jpg" alt="de Gilles Balmisse" /></a> </div> <p class="image-caption"> de Gilles Balmisse </p> </div> <!-- END IMAGE 1 --> </div> (2023) - La réalité augmentée dans les bibliothèques 2023-03-13T14:13:10+00:00 2023-03-13T14:13:10+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2021-veille-actualite-3-cned-la-realite-augmentee-dans-les-bibliotheques.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (2022) - La transition bibliographique 2022-11-03T13:33:58+00:00 2022-11-03T13:33:58+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2022-la-transition-bibliographique.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (2022) - La curation de données et les bibliothécaires 2023-03-13T14:40:34+00:00 2023-03-13T14:40:34+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2021-veille-actualite-5-cned-la-curation-de-donnees-et-les-bibliothecaires.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (2022) - Concevoir des services numériques écologiques et responsables 2023-01-03T08:26:44+00:00 2023-01-03T08:26:44+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2022-21-concevoir-des-services-numeriques-ecologiques-et-responsables.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (2021) - L'IA dans le monde des bibliothèques 2023-03-13T14:10:06+00:00 2023-03-13T14:10:06+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2021-veille-actualite-1-cned-lia-dans-le-monde-des-bibliotheques.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (2020) - Le dédale de l'information numérique 2021-02-16T13:28:33+00:00 2021-02-16T13:28:33+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2020-le-dedale-de-linformation-numerique.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (2019) - La presse numérisée en Suisse 2024-10-29T12:17:50+00:00 2024-10-29T12:17:50+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2019-la-presse-numerisee-en-suisse.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (2011) - Les nouveaux modèles de services de référence 2012-10-03T10:35:04+00:00 2012-10-03T10:35:04+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2011-les-nouveaux-modeles-de-services-de-reference.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><strong><img title="couverture_argus40_1" src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/couverture_argus40_1.jpg" alt="couverture_argus40_1" width="238" height="357" />publié dans la revue Argus, vol. 40, n°1</strong></p> <p><strong>Résumé&nbsp;</strong></p> <p>Les nouveaux modèles de services de référence et d'information s'appuient principalement sur les aspects technologiques des services de référence virtuels (SRV). Ils relèvent aussi bien de bibliothèques ou services de documentation classiques que d'entreprises privées qui se lancent parfois avec succès dans la référence virtuelle. L'angle pris est celui des nouveaux services numériques à l'usager, mais pas uniquement. Quelques exemples&nbsp;: SRV, services offerts par le web mobile, «&nbsp;envoyer un SMS à un bibliothécaire&nbsp;», bibliothécaires dans un monde virtuel, services de référence «&nbsp;combinés&nbsp;», bibliothèques sans service de référence ou sans livres offrant des ressources virtuelles, «&nbsp;book a librarian&nbsp;», le service de référence - centre d'appels, la référence 2.0... Voici quelques tendances actuelles de la référence virtuelle, l'objectif principal de ces nouveaux services étant de garder ou de renforcer le lien virtuel avec l'utilisateur.</p> <p><strong>Les nouveaux modèles de services de référence virtuels</strong></p> <p>Les services de référence de bibliothèques (et de certaines entreprises privées spécialisées dans l'offre de services questions/réponses) proposent de nouvelles possibilités de lien virtuel avec l'utilisateur. Cela est dû à des technologies innovantes, mais également - et peut-être surtout - à des individus innovants. Un autre élément d'innovation est le rôle joué simultanément par le bibliothécaire de référence et l'utilisateur dudit service&nbsp;: travaillant de concert, ils font évoluer le service et trouvent de nouvelles voies d'expérimentation.</p> <p><strong>La «&nbsp;référence mobile&nbsp;», avenir de la référence virtuelle&nbsp;?</strong></p> <p>Le développement en continu du téléphone portable ou cellulaire, et des nombreuses applications qui permettent d'accéder directement à des services en ligne - ce qui pourra aussi avoir une incidence non négligeable sur l'utilisation des moteurs de recherche - la couverture mondiale des réseaux de téléphonie mobile, tous ces éléments participent à la mise en place de la «&nbsp;référence mobile&nbsp;», mais cette fois-ci virtuelle. D'aucuns, telle Joan K. Lippincott dans un article intitulé «&nbsp;Mobile Reference&nbsp;: what are the questions&nbsp;?&nbsp;» <a title="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn1">[1]</a>, considèrent celle-ci comme l'avenir de la référence virtuelle. Et il est vrai que le téléphone portable est un excellent outil de contact direct avec l'utilisateur, par SMS ou conversation, également par chat. Au vu du taux de pénétration des téléphones dans la population sur le globe, et surtout de leur utilisation par la génération des «&nbsp;Digital Natives&nbsp;» (mais pas seulement), les bibliothèques doivent se poser maintenant la question de l'utilisation extensive de ce moyen de communication et pourquoi pas créer leur propre application afin d'offrir un service de référence mobile&nbsp;: les codes QR s'appliquent alors <a title="_ftnref2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn2">[2]</a>. Cependant, des bibliothèques utilisent déjà les SMS pour signaler l'arrivée d'un document réservé, les retards dans les emprunts ou l'acquisition de nouveaux documents.</p> <p>Des sociétés commerciales privées ont compris l'enjeu de la référence virtuelle et/ou mobile et se positionnent sur le marché. <em>Any Question Answered (AQA) </em>ou <em>AQA 63336</em> ou <em>AQA <a title="_ftnref3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn3"><strong>[3]</strong></a>, </em>service de questions / réponses privé britannique par téléphone mobile, a été lancé en 2004 par Colly Myers et Paul Cockerton. Ce service a répondu à plus de 25 millions de questions à partir d'une base de données archivant plus de 6 millions de réponses. 725 personnes (de l'étudiant au médecin, en passant par la ménagère) forment l'équipe d'AQA. Quel que soit le type de questions posées, ce service répond dans la demie heure et charge le coût d'un appel. AQA vient de lancer un service de microblogging AQA2U <a title="_ftnref4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn4">[4]</a>, similaire à Twitter.</p> <p><strong>Quelques questions posées au service AQA</strong></p> <p>- <em>Quel est le nom de la personne qui a vécu le plus longtemps au monde&nbsp;?</em>&nbsp;: il s'agit de Jeanne Calment en France, née le 21 février 1875 et décédée le 4 août 1997, à l'âge de 112 ans et 164 jours.</p> <p>- <em>Quelle est la photo la plus demandée aux Archives nationales américaines&nbsp;?</em>&nbsp;: il s'agit de la photo d'Elvis Presley rencontrant le Président Richard Nixon dans le bureau ovale de la Maison blanche le 21 décembre 1970.</p> <p>- <em>Quel est le quotidien de presse le plus lu dans le monde&nbsp;?</em>&nbsp;: la réponse est le <em>Yomiuri Shimbun</em> au Japon qui vend 14 millions d'exemplaires chaque jour. <em>The Times of India</em> est le journal en langue anglaise le plus lu.</p> <p><strong>La référence 2.0&nbsp;: «&nbsp;Toute question est légitime&nbsp;»</strong></p> <p>Les réseaux sociaux fondés sur l'échange et l'interaction humaine ne pouvaient pas passer outre la référence virtuelle. Celle-ci est le plus souvent issue des internautes eux-mêmes qui, le plus souvent, ne sont pas, comme les bibliothécaires, des spécialistes de l'information.&nbsp; Malgré cela, la référence 2.0 mérite d'être signalée, voire étudiée, et comme l'indique Patrick Bazin, actuel directeur de la Bibliothèque publique d'information à Paris et qui a lancé en 2005 le Guichet du Savoir à la Bibliothèque municipale de Lyon <a title="_ftnref5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn5">[5]</a>&nbsp;: «&nbsp;Toute question est légitime&nbsp;». Voici quelques exemples nouveaux ou plus anciens, de Référence 2.0&nbsp;:</p> <p>En mars 2011, Facebook lance le bouton «&nbsp;Questions&nbsp;» maintenant présent sur la page de chaque membre du réseau&nbsp;: cela signifie qu'il est possible de poser des questions à son propre réseau d'amis. De même avec Twitter, le réseau peut être sollicité pour n'importe quelle interrogation. Les autres réseaux sociaux, plus professionnels tel LinkedIn, permettent de s'inscrire à des groupes de discussion et donc de soulever questions et débats. Wikipedia s'est lancé également dans le domaine des questions/réponses avec «&nbsp;Reference Desk&nbsp;» dans sa version anglaise <a title="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn6">[6]</a>&nbsp;: ce sont les membres de Wikipedia qui vont répondre. Quora <a title="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn7">[7]</a>, lancé en janvier 2010, est un réseau social créé par deux anciens collaborateurs de chez Facebook, Adam Angelo et Charlie Reever qui ont levé 11 millions de dollars. Ce service permet aux utilisateurs (on ne peut s'inscrire que sur invitations) de poser des questions, y répondre et les commenter. On a la possibilité de s'abonner à des flux qui apparaitront sur notre timeline. La publication de questions peut se faire soit de manière publique avec son profil complété ou avec un mode anonyme. Quora se définit comme étant une source d'informations primaire plus journalistique qu'encyclopédique comme peut l'être Wikipedia. Les réponses apportées sur Quora ont pour vocation d'être citées en référence d'articles. Il revendique 500&nbsp;000 utilisateurs. La librairie en ligne Amazon a lancé son propre service Askville <a title="_ftnref8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn8">[8]</a></p> <p>Même si on ne peut pas vraiment considérer les moteurs de recherche comme faisant partie du Web social, il faut signaler dans la catégorie des outils ou services questions/réponses pris en charge par les internautes, «&nbsp;Yahoo&nbsp;! Answers&nbsp;» <a title="_ftnref9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn9">[9]</a>&nbsp;: l'inscription est également obligatoire, mais les réponses apportées occasionnent beaucoup de «&nbsp;bruit&nbsp;». Curieusement le moteur Google qui avait lancé en 2002 «&nbsp;Google Answers&nbsp;», a dû arrêter ce service qui ne fonctionnait pas.</p> <p>Enfin, un des derniers nés parmi les sites communautaires est le système Stackoverflow<a title="_ftnref6"></a> <a title="_ftnref10" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn10">[10]</a><a title="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/com.jsbsoft.jtf.core.SG#_ftn6"></a>, qui analyse la question et fournit une réponse automatique. Il semble réservé à une communauté plutôt connectée sur les réseaux ou la téléphonie mobile et apportent des réponses techniques.</p> <p>Il semble donc que les services questions/réponses profitent également des avancées du Web 2.0.</p> <p><strong>Le processus collaboratif, entre espace de travail et technologie</strong></p> <p>Il semble que la bibliothèque «&nbsp;espace de travail&nbsp;» ou «&nbsp;lieu social&nbsp;» ne soit cependant pas tout à fait passée aux oubliettes. Preuve en est les nombreuses constructions assez futuristes en Europe par exemple (le Rolex Learning Center à Lausanne&nbsp;; la DOK à Delft...), ainsi que la prise en compte du concept de bibliothèque 3<sup>ème</sup> lieu qui commence à faire son chemin.</p> <p>Ces nouvelles réalisations intègrent bien entendu une dimension technologique forte, avec des espaces consacrés aux outils numériques ou des ateliers autour des nouvelles technologies. La formation à l'information des utilisateurs prend alors toute sa dimension.</p> <p><strong>La référence mobile n'est pas nécessairement virtuelle</strong></p> <p>La référence, à l'intérieur de la bibliothèque, et donc non virtuelle, devient mobile&nbsp;: devenir proactif, ne plus rester au bureau de référence, aller au devant de l'utilisateur si le besoin s'en fait sentir, cela devient de plus en plus la règle dans les bibliothèques&nbsp;; cette démarche prend pour nom «&nbsp;Walking Reference&nbsp;». La Kornhausbibliothek&nbsp; bibliothèque publique de la ville de Berne (Suisse) <a title="_ftnref11" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn11">[11]</a>, expérimente ce service avec un certain succès depuis 2008.</p> <p>La bibliothèque publique d'Amsterdam <a title="_ftnref12" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn12">[12]</a>, célèbre à juste titre pour son architecture, a introduit la référence près de l'utilisateur, côte à côte afin que le bibliothécaire puisse montrer ce qu'il est en train de faire sur écran (interrogation du catalogue, de bases de données, consultation de sites Internet&nbsp;: ils sont debout au bureau de référence, celui-ci ayant été redessiné en forme allongée et arrondie, à hauteur d'homme.</p> <p>Depuis 2005, date de création de son service de référence virtuel sur la Suisse SwissInfoDesk <a title="_ftnref13" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn13">[13]</a>, la Bibliothèque nationale suisse constate que ses utilisateurs en ligne émettent le souhait, pour certains, d'être aidés dans leur recherche, mais sur place&nbsp;: la prestation «&nbsp;Book a librarian&nbsp;» <a title="_ftnref14" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn14">[14]</a> a ainsi été mise en place pour répondre à ce besoin, à l'instar d'autres bibliothèques dans le monde&nbsp;; l'utilisateur peut&nbsp; bénéficier de l'assistance d'un bibliothécaire dans ses recherches sur place à la BN, un certain nombre de ressources n'ayant pas encore été numérisées et n'étant consultables que sur papier. Cette prestation n'est généralement pas gratuite..</p> <p>Enfin, autre exemple de référence mobile, celui de «&nbsp;Street Reference&nbsp;» <a title="_ftnref15" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn15">[15]</a> qui nous vient des Etats-Unis, lancé par le mouvement de bibliothécaires «&nbsp;Radical Reference&nbsp;» et qui intervient souvent lors de manifestations politiques, directement en prise avec les citoyens.</p> <p>Outre la référence mobile (voir Encadré ci-dessous), l'espace de travail peut être suffisamment grand ou éclaté en divers autres espaces pour que la technologie soit une aide précieuse à la référence et renforce par là-même le processus collaboratif. Sur un campus universitaire comportant plusieurs bibliothèques et donc plusieurs services de références, ceux-ci peuvent être mis en réseau et utiliser Twitter comme outil d'échanges. Dans une grande bibliothèque avec des salles sur plusieurs étages, comme c'est le cas à la Bibliothèque publique d'information au Centre Beaubourg à Paris, les postes informatiques à disposition du public sont disponibles pour le chat avec les bibliothécaires de référence en cas de besoin. Les exemples peuvent être multipliés.</p> <p><strong>En conclusion</strong></p> <p>Les notions de référence et de référence virtuelle connaissent des applications multiples et innovantes, grâce principalement à la technologie. Il n'est pas innocent que le secteur commercial s'empare de ce domaine, à l'heure où les bibliothèques développent ces systèmes d'interaction avec l'utilisateur. Cependant, les différents exemples le montrent, il semble que même si la concurrence joue - elle stimule les différents acteurs de la référence - chacun trouve sa place.</p> <p><strong>Bibliographie</strong></p> <p>Accart Jean-Philippe. 2008. &nbsp;<em>Les services de référence. Du présentiel au virtuel,</em> Paris&nbsp;: Editions du Cercle de la Librairie.</p> <p>Agosto Denise E., Lily Rozaklis<br /> Craig MacDonald, and Eileen G. Abels.2011. "A Model of the Reference and Information Service Process: An Educators' Perspective", April 3rd, 2011,&nbsp; RUSQ.&nbsp; [on line], http://www.rusq.org/2011/04/03/a-model-of-the-reference-and-information-service-process-an-educators%E2%80%99-perspective/</p> <p>Janes Joseph. 2008. "An Informal History (and Possible Future) of Digital Reference," <em>Bulletin of the American Society for Information Science &amp; Technology</em> 34, no. 2 (Dec. 2007/Jan.): 8-10.</p> <p>Lankes R. David. 2004. "The Digital Reference Research Agenda," <em>Journal of American Society for Information Science &amp; Technology</em> 55, no. 4 (Feb. 15): 311.</p> <p>Servet Mathilde. 2010. « Les bibliothèques troisième lieu », <em>Bulletin des Bibliothèques de France</em>, 2010, n° 4, p. 57-63.</p> <p>Oldenburg Ray. 1989. <em>The Great Good Place : Cafés, Coffee Shops, Bookstores, Bars, Hair Salons and Other Hangouts at the Heart of a Community</em>, Marlowe &amp; Co, 1989.</p> <hr /> <p><a title="_ftn1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref1">[1]</a> Publié dans <em>The Reference Librarian, </em>vol. 51 (1) January-March, 2010, pp. 1-11.</p> <p><a title="_ftn2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref2">[2]</a> http://www.code-qr.net/</p> <p><a title="_ftn3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref3">[3]</a> http://www.aqa.63336.com/</p> <p><a title="_ftn4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref4">[4]</a> http://www.aqa.63336.com/keswebmodule/memberlogin.do?reason=e</p> <p><a title="_ftn5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref5">[5]</a> http://www.guichetdusavoir.org/</p> <p><a title="_ftn6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref6">[6]</a> http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Reference_desk</p> <p><a title="_ftn7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref7">[7]</a> http://www.quora.com/</p> <p><a title="_ftn8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref8">[8]</a> http://askville.amazon.com/Index.do</p> <p><a title="_ftn9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref9">[9]</a> http://answers.yahoo.com/</p> <p><a title="_ftn10" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref10">[10]</a> http://stackoverflow.com/</p> <p><a title="_ftn11" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref11">[11]</a> http://www.kornhausbibliotheken.ch/</p> <p><a title="_ftn12" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref12">[12]</a> http://www.oba.nl/</p> <p><a title="_ftn13" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref13">[13]</a> http://www.nb.admin.ch/dienstleistungen/swissinfodesk/index.html?lang=fr</p> <p><a title="_ftn14" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref14">[14]</a> http://www.nb.admin.ch/dienstleistungen/swissinfodesk/00769/index.html?lang=fr#sprungmarke1_11</p> <p><a title="_ftn15" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref15">[15]</a> http://bc.barnard.columbia.edu/~jfreedma/zines/lesl04_rnc.htm</p> <p></p> <p>&nbsp;</p> <p><strong><img title="couverture_argus40_1" src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/couverture_argus40_1.jpg" alt="couverture_argus40_1" width="238" height="357" />publié dans la revue Argus, vol. 40, n°1</strong></p> <p><strong>Résumé&nbsp;</strong></p> <p>Les nouveaux modèles de services de référence et d'information s'appuient principalement sur les aspects technologiques des services de référence virtuels (SRV). Ils relèvent aussi bien de bibliothèques ou services de documentation classiques que d'entreprises privées qui se lancent parfois avec succès dans la référence virtuelle. L'angle pris est celui des nouveaux services numériques à l'usager, mais pas uniquement. Quelques exemples&nbsp;: SRV, services offerts par le web mobile, «&nbsp;envoyer un SMS à un bibliothécaire&nbsp;», bibliothécaires dans un monde virtuel, services de référence «&nbsp;combinés&nbsp;», bibliothèques sans service de référence ou sans livres offrant des ressources virtuelles, «&nbsp;book a librarian&nbsp;», le service de référence - centre d'appels, la référence 2.0... Voici quelques tendances actuelles de la référence virtuelle, l'objectif principal de ces nouveaux services étant de garder ou de renforcer le lien virtuel avec l'utilisateur.</p> <p><strong>Les nouveaux modèles de services de référence virtuels</strong></p> <p>Les services de référence de bibliothèques (et de certaines entreprises privées spécialisées dans l'offre de services questions/réponses) proposent de nouvelles possibilités de lien virtuel avec l'utilisateur. Cela est dû à des technologies innovantes, mais également - et peut-être surtout - à des individus innovants. Un autre élément d'innovation est le rôle joué simultanément par le bibliothécaire de référence et l'utilisateur dudit service&nbsp;: travaillant de concert, ils font évoluer le service et trouvent de nouvelles voies d'expérimentation.</p> <p><strong>La «&nbsp;référence mobile&nbsp;», avenir de la référence virtuelle&nbsp;?</strong></p> <p>Le développement en continu du téléphone portable ou cellulaire, et des nombreuses applications qui permettent d'accéder directement à des services en ligne - ce qui pourra aussi avoir une incidence non négligeable sur l'utilisation des moteurs de recherche - la couverture mondiale des réseaux de téléphonie mobile, tous ces éléments participent à la mise en place de la «&nbsp;référence mobile&nbsp;», mais cette fois-ci virtuelle. D'aucuns, telle Joan K. Lippincott dans un article intitulé «&nbsp;Mobile Reference&nbsp;: what are the questions&nbsp;?&nbsp;» <a title="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn1">[1]</a>, considèrent celle-ci comme l'avenir de la référence virtuelle. Et il est vrai que le téléphone portable est un excellent outil de contact direct avec l'utilisateur, par SMS ou conversation, également par chat. Au vu du taux de pénétration des téléphones dans la population sur le globe, et surtout de leur utilisation par la génération des «&nbsp;Digital Natives&nbsp;» (mais pas seulement), les bibliothèques doivent se poser maintenant la question de l'utilisation extensive de ce moyen de communication et pourquoi pas créer leur propre application afin d'offrir un service de référence mobile&nbsp;: les codes QR s'appliquent alors <a title="_ftnref2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn2">[2]</a>. Cependant, des bibliothèques utilisent déjà les SMS pour signaler l'arrivée d'un document réservé, les retards dans les emprunts ou l'acquisition de nouveaux documents.</p> <p>Des sociétés commerciales privées ont compris l'enjeu de la référence virtuelle et/ou mobile et se positionnent sur le marché. <em>Any Question Answered (AQA) </em>ou <em>AQA 63336</em> ou <em>AQA <a title="_ftnref3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn3"><strong>[3]</strong></a>, </em>service de questions / réponses privé britannique par téléphone mobile, a été lancé en 2004 par Colly Myers et Paul Cockerton. Ce service a répondu à plus de 25 millions de questions à partir d'une base de données archivant plus de 6 millions de réponses. 725 personnes (de l'étudiant au médecin, en passant par la ménagère) forment l'équipe d'AQA. Quel que soit le type de questions posées, ce service répond dans la demie heure et charge le coût d'un appel. AQA vient de lancer un service de microblogging AQA2U <a title="_ftnref4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn4">[4]</a>, similaire à Twitter.</p> <p><strong>Quelques questions posées au service AQA</strong></p> <p>- <em>Quel est le nom de la personne qui a vécu le plus longtemps au monde&nbsp;?</em>&nbsp;: il s'agit de Jeanne Calment en France, née le 21 février 1875 et décédée le 4 août 1997, à l'âge de 112 ans et 164 jours.</p> <p>- <em>Quelle est la photo la plus demandée aux Archives nationales américaines&nbsp;?</em>&nbsp;: il s'agit de la photo d'Elvis Presley rencontrant le Président Richard Nixon dans le bureau ovale de la Maison blanche le 21 décembre 1970.</p> <p>- <em>Quel est le quotidien de presse le plus lu dans le monde&nbsp;?</em>&nbsp;: la réponse est le <em>Yomiuri Shimbun</em> au Japon qui vend 14 millions d'exemplaires chaque jour. <em>The Times of India</em> est le journal en langue anglaise le plus lu.</p> <p><strong>La référence 2.0&nbsp;: «&nbsp;Toute question est légitime&nbsp;»</strong></p> <p>Les réseaux sociaux fondés sur l'échange et l'interaction humaine ne pouvaient pas passer outre la référence virtuelle. Celle-ci est le plus souvent issue des internautes eux-mêmes qui, le plus souvent, ne sont pas, comme les bibliothécaires, des spécialistes de l'information.&nbsp; Malgré cela, la référence 2.0 mérite d'être signalée, voire étudiée, et comme l'indique Patrick Bazin, actuel directeur de la Bibliothèque publique d'information à Paris et qui a lancé en 2005 le Guichet du Savoir à la Bibliothèque municipale de Lyon <a title="_ftnref5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn5">[5]</a>&nbsp;: «&nbsp;Toute question est légitime&nbsp;». Voici quelques exemples nouveaux ou plus anciens, de Référence 2.0&nbsp;:</p> <p>En mars 2011, Facebook lance le bouton «&nbsp;Questions&nbsp;» maintenant présent sur la page de chaque membre du réseau&nbsp;: cela signifie qu'il est possible de poser des questions à son propre réseau d'amis. De même avec Twitter, le réseau peut être sollicité pour n'importe quelle interrogation. Les autres réseaux sociaux, plus professionnels tel LinkedIn, permettent de s'inscrire à des groupes de discussion et donc de soulever questions et débats. Wikipedia s'est lancé également dans le domaine des questions/réponses avec «&nbsp;Reference Desk&nbsp;» dans sa version anglaise <a title="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn6">[6]</a>&nbsp;: ce sont les membres de Wikipedia qui vont répondre. Quora <a title="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn7">[7]</a>, lancé en janvier 2010, est un réseau social créé par deux anciens collaborateurs de chez Facebook, Adam Angelo et Charlie Reever qui ont levé 11 millions de dollars. Ce service permet aux utilisateurs (on ne peut s'inscrire que sur invitations) de poser des questions, y répondre et les commenter. On a la possibilité de s'abonner à des flux qui apparaitront sur notre timeline. La publication de questions peut se faire soit de manière publique avec son profil complété ou avec un mode anonyme. Quora se définit comme étant une source d'informations primaire plus journalistique qu'encyclopédique comme peut l'être Wikipedia. Les réponses apportées sur Quora ont pour vocation d'être citées en référence d'articles. Il revendique 500&nbsp;000 utilisateurs. La librairie en ligne Amazon a lancé son propre service Askville <a title="_ftnref8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn8">[8]</a></p> <p>Même si on ne peut pas vraiment considérer les moteurs de recherche comme faisant partie du Web social, il faut signaler dans la catégorie des outils ou services questions/réponses pris en charge par les internautes, «&nbsp;Yahoo&nbsp;! Answers&nbsp;» <a title="_ftnref9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn9">[9]</a>&nbsp;: l'inscription est également obligatoire, mais les réponses apportées occasionnent beaucoup de «&nbsp;bruit&nbsp;». Curieusement le moteur Google qui avait lancé en 2002 «&nbsp;Google Answers&nbsp;», a dû arrêter ce service qui ne fonctionnait pas.</p> <p>Enfin, un des derniers nés parmi les sites communautaires est le système Stackoverflow<a title="_ftnref6"></a> <a title="_ftnref10" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn10">[10]</a><a title="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/com.jsbsoft.jtf.core.SG#_ftn6"></a>, qui analyse la question et fournit une réponse automatique. Il semble réservé à une communauté plutôt connectée sur les réseaux ou la téléphonie mobile et apportent des réponses techniques.</p> <p>Il semble donc que les services questions/réponses profitent également des avancées du Web 2.0.</p> <p><strong>Le processus collaboratif, entre espace de travail et technologie</strong></p> <p>Il semble que la bibliothèque «&nbsp;espace de travail&nbsp;» ou «&nbsp;lieu social&nbsp;» ne soit cependant pas tout à fait passée aux oubliettes. Preuve en est les nombreuses constructions assez futuristes en Europe par exemple (le Rolex Learning Center à Lausanne&nbsp;; la DOK à Delft...), ainsi que la prise en compte du concept de bibliothèque 3<sup>ème</sup> lieu qui commence à faire son chemin.</p> <p>Ces nouvelles réalisations intègrent bien entendu une dimension technologique forte, avec des espaces consacrés aux outils numériques ou des ateliers autour des nouvelles technologies. La formation à l'information des utilisateurs prend alors toute sa dimension.</p> <p><strong>La référence mobile n'est pas nécessairement virtuelle</strong></p> <p>La référence, à l'intérieur de la bibliothèque, et donc non virtuelle, devient mobile&nbsp;: devenir proactif, ne plus rester au bureau de référence, aller au devant de l'utilisateur si le besoin s'en fait sentir, cela devient de plus en plus la règle dans les bibliothèques&nbsp;; cette démarche prend pour nom «&nbsp;Walking Reference&nbsp;». La Kornhausbibliothek&nbsp; bibliothèque publique de la ville de Berne (Suisse) <a title="_ftnref11" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn11">[11]</a>, expérimente ce service avec un certain succès depuis 2008.</p> <p>La bibliothèque publique d'Amsterdam <a title="_ftnref12" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn12">[12]</a>, célèbre à juste titre pour son architecture, a introduit la référence près de l'utilisateur, côte à côte afin que le bibliothécaire puisse montrer ce qu'il est en train de faire sur écran (interrogation du catalogue, de bases de données, consultation de sites Internet&nbsp;: ils sont debout au bureau de référence, celui-ci ayant été redessiné en forme allongée et arrondie, à hauteur d'homme.</p> <p>Depuis 2005, date de création de son service de référence virtuel sur la Suisse SwissInfoDesk <a title="_ftnref13" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn13">[13]</a>, la Bibliothèque nationale suisse constate que ses utilisateurs en ligne émettent le souhait, pour certains, d'être aidés dans leur recherche, mais sur place&nbsp;: la prestation «&nbsp;Book a librarian&nbsp;» <a title="_ftnref14" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn14">[14]</a> a ainsi été mise en place pour répondre à ce besoin, à l'instar d'autres bibliothèques dans le monde&nbsp;; l'utilisateur peut&nbsp; bénéficier de l'assistance d'un bibliothécaire dans ses recherches sur place à la BN, un certain nombre de ressources n'ayant pas encore été numérisées et n'étant consultables que sur papier. Cette prestation n'est généralement pas gratuite..</p> <p>Enfin, autre exemple de référence mobile, celui de «&nbsp;Street Reference&nbsp;» <a title="_ftnref15" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn15">[15]</a> qui nous vient des Etats-Unis, lancé par le mouvement de bibliothécaires «&nbsp;Radical Reference&nbsp;» et qui intervient souvent lors de manifestations politiques, directement en prise avec les citoyens.</p> <p>Outre la référence mobile (voir Encadré ci-dessous), l'espace de travail peut être suffisamment grand ou éclaté en divers autres espaces pour que la technologie soit une aide précieuse à la référence et renforce par là-même le processus collaboratif. Sur un campus universitaire comportant plusieurs bibliothèques et donc plusieurs services de références, ceux-ci peuvent être mis en réseau et utiliser Twitter comme outil d'échanges. Dans une grande bibliothèque avec des salles sur plusieurs étages, comme c'est le cas à la Bibliothèque publique d'information au Centre Beaubourg à Paris, les postes informatiques à disposition du public sont disponibles pour le chat avec les bibliothécaires de référence en cas de besoin. Les exemples peuvent être multipliés.</p> <p><strong>En conclusion</strong></p> <p>Les notions de référence et de référence virtuelle connaissent des applications multiples et innovantes, grâce principalement à la technologie. Il n'est pas innocent que le secteur commercial s'empare de ce domaine, à l'heure où les bibliothèques développent ces systèmes d'interaction avec l'utilisateur. Cependant, les différents exemples le montrent, il semble que même si la concurrence joue - elle stimule les différents acteurs de la référence - chacun trouve sa place.</p> <p><strong>Bibliographie</strong></p> <p>Accart Jean-Philippe. 2008. &nbsp;<em>Les services de référence. Du présentiel au virtuel,</em> Paris&nbsp;: Editions du Cercle de la Librairie.</p> <p>Agosto Denise E., Lily Rozaklis<br /> Craig MacDonald, and Eileen G. Abels.2011. "A Model of the Reference and Information Service Process: An Educators' Perspective", April 3rd, 2011,&nbsp; RUSQ.&nbsp; [on line], http://www.rusq.org/2011/04/03/a-model-of-the-reference-and-information-service-process-an-educators%E2%80%99-perspective/</p> <p>Janes Joseph. 2008. "An Informal History (and Possible Future) of Digital Reference," <em>Bulletin of the American Society for Information Science &amp; Technology</em> 34, no. 2 (Dec. 2007/Jan.): 8-10.</p> <p>Lankes R. David. 2004. "The Digital Reference Research Agenda," <em>Journal of American Society for Information Science &amp; Technology</em> 55, no. 4 (Feb. 15): 311.</p> <p>Servet Mathilde. 2010. « Les bibliothèques troisième lieu », <em>Bulletin des Bibliothèques de France</em>, 2010, n° 4, p. 57-63.</p> <p>Oldenburg Ray. 1989. <em>The Great Good Place : Cafés, Coffee Shops, Bookstores, Bars, Hair Salons and Other Hangouts at the Heart of a Community</em>, Marlowe &amp; Co, 1989.</p> <hr /> <p><a title="_ftn1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref1">[1]</a> Publié dans <em>The Reference Librarian, </em>vol. 51 (1) January-March, 2010, pp. 1-11.</p> <p><a title="_ftn2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref2">[2]</a> http://www.code-qr.net/</p> <p><a title="_ftn3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref3">[3]</a> http://www.aqa.63336.com/</p> <p><a title="_ftn4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref4">[4]</a> http://www.aqa.63336.com/keswebmodule/memberlogin.do?reason=e</p> <p><a title="_ftn5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref5">[5]</a> http://www.guichetdusavoir.org/</p> <p><a title="_ftn6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref6">[6]</a> http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Reference_desk</p> <p><a title="_ftn7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref7">[7]</a> http://www.quora.com/</p> <p><a title="_ftn8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref8">[8]</a> http://askville.amazon.com/Index.do</p> <p><a title="_ftn9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref9">[9]</a> http://answers.yahoo.com/</p> <p><a title="_ftn10" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref10">[10]</a> http://stackoverflow.com/</p> <p><a title="_ftn11" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref11">[11]</a> http://www.kornhausbibliotheken.ch/</p> <p><a title="_ftn12" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref12">[12]</a> http://www.oba.nl/</p> <p><a title="_ftn13" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref13">[13]</a> http://www.nb.admin.ch/dienstleistungen/swissinfodesk/index.html?lang=fr</p> <p><a title="_ftn14" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref14">[14]</a> http://www.nb.admin.ch/dienstleistungen/swissinfodesk/00769/index.html?lang=fr#sprungmarke1_11</p> <p><a title="_ftn15" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref15">[15]</a> http://bc.barnard.columbia.edu/~jfreedma/zines/lesl04_rnc.htm</p> <p></p> <p>&nbsp;</p> (2011) - Archivistes, bibliothécaires... et veilleurs 2012-10-03T10:20:33+00:00 2012-10-03T10:20:33+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2011-archivistes-bibliothecaires-et-veilleurs.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/archimag249.jpg" alt="archimag249" title="archimag249" width="144" height="196" />Extraits de l&#39;article de Guillaume Nuttin &quot;<strong>Archivistes, biblioth&eacute;caires... et veilleurs</strong>&quot; publi&eacute; dans <strong>Archimag, n&deg; 249, novembre 2011. </strong></p><p>Ce n&#39;est pas leur coeur de m&eacute;tier, et pourtant ils veillent. Archivistes et biblioth&eacute;caires - s&#39;ils utilisent grosso modo les m&ecirc;mes outils, et se rejoignent autour de leur int&eacute;r&ecirc;t pour les pratiques num&eacute;riques - am&eacute;nagent leur veille diff&eacute;remment. T&eacute;moignages crois&eacute;s sur des p&eacute;rim&egrave;tres, des reflexions et des relations avec leur fonction qui divergent. </p><p>(...) </p><p><strong>Biblioth&eacute;caires et veilleurs</strong> </p><p>&laquo;&nbsp;<em>Avoir un objectif pr&eacute;cis de ce vers quoi on tend et mettre tout en oeuvre pour y parvenir&nbsp;</em>&raquo; pour un Jean-Philippe Accart qu&#39;il n&#39;est plus gu&egrave;re la peine de pr&eacute;senter, &laquo;&nbsp;d<em>&eacute;finir un certain nombre de champs d&#39;int&eacute;r&ecirc;t et se donner les moyens de les suivre assidument, quelquechose de global et de transverse&nbsp;</em>&raquo; pour Antoine Verney, biblioth&eacute;caire charg&eacute; du d&eacute;veloppement des outils num&eacute;riques &agrave; la&nbsp; m&eacute;diath&egrave;que de Saint-Nazaire. Est-ce parce qu&#39;elle est ancr&eacute;e plus fortement et depuis plus longtemps dans leurs pratiques que les biblioth&eacute;caires d&eacute;finissent ais&eacute;ment le terme de veille-m&eacute;tier ? </p><p>Toujours est-il qu&#39;elle semble davantage r&eacute;pandue au sein des biblioth&egrave;ques et m&eacute;diath&egrave;ques que dans les centres d&#39;archive, &laquo;&nbsp;<em>la veille devrait int&eacute;grer la fiche de poste et les missions du biblioth&eacute;caire</em>&nbsp;&raquo; pour Jean-Philippe Accart. </p><p><strong>Evang&eacute;liser la veille</strong> </p><p>Thomas Chaimbault, responsable de la formation des biblioth&eacute;caires d&#39;Etat &agrave; l&#39;Enssib, &eacute;voquant les s&eacute;ances de formation continue au cours desquelles il aborde syst&eacute;matiquement la question du &laquo;&nbsp;pourquoi veille t-on ?&nbsp;&raquo; souligne &laquo;&nbsp;<em>qu&#39;il s&#39;agit encore d&#39;une question d&#39;&eacute;vang&eacute;lisation aupr&egrave;s des biblioth&eacute;caires, m&ecirc;me si beaucoup &agrave; la mani&egrave;re de M.Jourdain, veillent sans le savoir, ou plut&ocirc;t sans l&#39;avoir formalis&eacute;. Finalement, tout le monde veille &agrave; son niveau, ce qui soul&egrave;ve l&#39;&eacute;cueil d&#39;une massification de la veille, facteur d&#39;infob&eacute;sit&eacute;.&nbsp;&raquo; (...)</em> </p><p>Veiller n&#39;appartient pas &agrave; la fiche de poste, mais &agrave; la fonction </p><p>Assez large pour Jean-Philippe Accart - &laquo;&nbsp;<em>Les avanc&eacute;es technologiques et voir comment le monde des biblioth&egrave;ques &eacute;volue par rapport &agrave; ces avanc&eacute;es. Une veille centr&eacute;e sur les usages num&eacute;riques, et leur r&ocirc;le en terme de gestion de l&#39;infiormation&nbsp;</em>&raquo;, le p&eacute;rim&egrave;tre est tr&egrave;s &eacute;volutif pour Thomas Chaimbault : &laquo;&nbsp;<em>Il s&#39;&eacute;largit au fur et &agrave; mesure du temps, du travail, des fonctions, des centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. Par exemple, il y a quelques ann&eacute;es, je ne veillai ni sur les r&eacute;seaux sociaux, ni sur le livre num&eacute;rique. (...)</em> </p><p><strong>Ne pas se contenter d&#39;internet</strong> </p><p>Jean-Philippe Accart t&eacute;moigne d&#39;une bo&icirc;te &agrave; outils beaucoup plus large, sortant la veille d&#39;un p&eacute;rim&egrave;tre exclusivement web : &laquo;<em>&nbsp;les r&eacute;seaux sociaux depuis leur av&eacute;nement, et je lis toujours beaucoup la presse, sans doute ma premi&egrave;re source de veille, tr&egrave;s qualifi&eacute;e. J&#39;ai &eacute;galement un r&eacute;seau humain, pas mal de personnes que j&#39;ai l&#39;occasion de croiser et avec qui je ne perds pas une occasion d&#39;&eacute;changer. Enfin, et bien-s&ucirc;r, mes sites web pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s. Mais il est&nbsp; important de diversifier ses sources&nbsp; et de ne pas se contenter d&#39;internet, il y a aussi la radio, la t&eacute;l&eacute;vision...&nbsp;</em>&raquo; </p><p><br />Une veille collaborative s&#39;impose t-elle pour les biblioth&eacute;caires, &agrave; l&#39;instar des archivistes ? Pour Antoine Verney, la r&eacute;ponse est oui, le collectif du bouillon des bibliobs&eacute;d&eacute;* &eacute;tant le pendant des Archiveilleurs [voir archiviste et veilleur], &laquo;&nbsp;<em>et se r&eacute;partir les probl&eacute;matiques du m&eacute;tier, un passage oblig&eacute;</em>&nbsp;&raquo;. Jean-Philippe Accart ne conteste pas cette vision, mais la temp&egrave;re, soulevant le risque de &#39;&#39;pens&eacute;e unique&#39;&#39; que peut endosser cette veille : &laquo;<em>&nbsp;elle se justifie par la compl&eacute;mentarit&eacute; des expertises mais attention &agrave; ce que &ccedil;a ne s&#39;approche pas du monopole, reposant ainsi sur quelques personnes&nbsp;</em>&raquo;. Analyse partag&eacute;e par Thomas Chaimbault : &laquo;&nbsp;<em>Une veille collective permet de faire remonter de grands th&egrave;mes majeurs, mais aussi pr&eacute;sente le risque de passer &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&#39;un petit billet qui peut &ecirc;tre d&eacute;terminant</em>&nbsp;&raquo;. </p><p>*www.bibliobsession.net/bouillon </p><p><strong>Et Twitter ? Que pensent archivistes et biblioth&eacute;caires des gazouillis ?</strong> </p><p>Outil de veille &agrave; part enti&egrave;re, &agrave; la fois synchrone et asynchrone, Twitter requiert une acculturation. Et Antoine Verney de d&eacute;tailler :&laquo;&nbsp;<em>il faut se faire &agrave; l&#39;outil. Il donne parfois envie de rattraper le temps, mais il ne faut pas avoir peur de rater une information.&nbsp;&raquo;. </em>Pour Jean-Philippe Accart, Twitter &laquo;&nbsp;<em>illustre cette nouvelle fa&ccedil;on de veiller, en &eacute;tant &agrave; la fois &eacute;metteur et r&eacute;cepteur. Il pr&eacute;sente tout de m&ecirc;me des d&eacute;fauts : Outre qu&#39;il prend du temps, on peut lui reprocher l&#39;aspect sybillin de certains posts, ainsi que son utilisation marketing.</em>&nbsp;&raquo; S&#39;il ne juge pas la dimension &#39;&#39;temps r&eacute;el&#39;&#39; cruciale, l&#39;archiviste Jordi Navarro souligne &eacute;galement l&#39;aspect social et interactif de Twitter comme son principal atout : &laquo;&nbsp;<em>L&#39;imm&eacute;diatet&eacute; apporte une spontan&eacute;it&eacute; au veilleur et une possibilit&eacute; d&#39;interactions entre veilleurs qui me semble totalement indispensable. Twitter n&#39;est pas qu&#39;un &quot;d&eacute;versoir d&#39;informations&quot;, c&#39;est &eacute;galement un lieu d&#39;&eacute;changes entre gens qui partagent certains centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. C&#39;est ce qui fait toute sa force.</em>&nbsp;&raquo; Alexandre Garcia confirme cette analyse : &laquo;&nbsp;<em>Ce que j&#39;appr&eacute;cie dans Twitter, c&#39;est le c&ocirc;t&eacute; interactif de la veille: retweets, r&eacute;ponses et relances. On peut aussi le consid&eacute;rer comme un outil de veille pull, quand je pose une question &agrave; mes followers&nbsp;.</em>&raquo;&nbsp; (...)&nbsp; &laquo;<em>&nbsp;C&#39;est souvent via Twitter que je rep&egrave;re de nouvelles sources (signalement d&#39;un nouveau blog, par exemple). C&#39;est aussi une caisse de r&eacute;sonance qui met l&#39;accent sur ce qui fait l&#39;actualit&eacute;.&nbsp;</em>&raquo; </p><p>cop. Jean-Philippe Accart, octobre-novembre 2012 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/archimag249.jpg" alt="archimag249" title="archimag249" width="144" height="196" />Extraits de l&#39;article de Guillaume Nuttin &quot;<strong>Archivistes, biblioth&eacute;caires... et veilleurs</strong>&quot; publi&eacute; dans <strong>Archimag, n&deg; 249, novembre 2011. </strong></p><p>Ce n&#39;est pas leur coeur de m&eacute;tier, et pourtant ils veillent. Archivistes et biblioth&eacute;caires - s&#39;ils utilisent grosso modo les m&ecirc;mes outils, et se rejoignent autour de leur int&eacute;r&ecirc;t pour les pratiques num&eacute;riques - am&eacute;nagent leur veille diff&eacute;remment. T&eacute;moignages crois&eacute;s sur des p&eacute;rim&egrave;tres, des reflexions et des relations avec leur fonction qui divergent. </p><p>(...) </p><p><strong>Biblioth&eacute;caires et veilleurs</strong> </p><p>&laquo;&nbsp;<em>Avoir un objectif pr&eacute;cis de ce vers quoi on tend et mettre tout en oeuvre pour y parvenir&nbsp;</em>&raquo; pour un Jean-Philippe Accart qu&#39;il n&#39;est plus gu&egrave;re la peine de pr&eacute;senter, &laquo;&nbsp;d<em>&eacute;finir un certain nombre de champs d&#39;int&eacute;r&ecirc;t et se donner les moyens de les suivre assidument, quelquechose de global et de transverse&nbsp;</em>&raquo; pour Antoine Verney, biblioth&eacute;caire charg&eacute; du d&eacute;veloppement des outils num&eacute;riques &agrave; la&nbsp; m&eacute;diath&egrave;que de Saint-Nazaire. Est-ce parce qu&#39;elle est ancr&eacute;e plus fortement et depuis plus longtemps dans leurs pratiques que les biblioth&eacute;caires d&eacute;finissent ais&eacute;ment le terme de veille-m&eacute;tier ? </p><p>Toujours est-il qu&#39;elle semble davantage r&eacute;pandue au sein des biblioth&egrave;ques et m&eacute;diath&egrave;ques que dans les centres d&#39;archive, &laquo;&nbsp;<em>la veille devrait int&eacute;grer la fiche de poste et les missions du biblioth&eacute;caire</em>&nbsp;&raquo; pour Jean-Philippe Accart. </p><p><strong>Evang&eacute;liser la veille</strong> </p><p>Thomas Chaimbault, responsable de la formation des biblioth&eacute;caires d&#39;Etat &agrave; l&#39;Enssib, &eacute;voquant les s&eacute;ances de formation continue au cours desquelles il aborde syst&eacute;matiquement la question du &laquo;&nbsp;pourquoi veille t-on ?&nbsp;&raquo; souligne &laquo;&nbsp;<em>qu&#39;il s&#39;agit encore d&#39;une question d&#39;&eacute;vang&eacute;lisation aupr&egrave;s des biblioth&eacute;caires, m&ecirc;me si beaucoup &agrave; la mani&egrave;re de M.Jourdain, veillent sans le savoir, ou plut&ocirc;t sans l&#39;avoir formalis&eacute;. Finalement, tout le monde veille &agrave; son niveau, ce qui soul&egrave;ve l&#39;&eacute;cueil d&#39;une massification de la veille, facteur d&#39;infob&eacute;sit&eacute;.&nbsp;&raquo; (...)</em> </p><p>Veiller n&#39;appartient pas &agrave; la fiche de poste, mais &agrave; la fonction </p><p>Assez large pour Jean-Philippe Accart - &laquo;&nbsp;<em>Les avanc&eacute;es technologiques et voir comment le monde des biblioth&egrave;ques &eacute;volue par rapport &agrave; ces avanc&eacute;es. Une veille centr&eacute;e sur les usages num&eacute;riques, et leur r&ocirc;le en terme de gestion de l&#39;infiormation&nbsp;</em>&raquo;, le p&eacute;rim&egrave;tre est tr&egrave;s &eacute;volutif pour Thomas Chaimbault : &laquo;&nbsp;<em>Il s&#39;&eacute;largit au fur et &agrave; mesure du temps, du travail, des fonctions, des centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. Par exemple, il y a quelques ann&eacute;es, je ne veillai ni sur les r&eacute;seaux sociaux, ni sur le livre num&eacute;rique. (...)</em> </p><p><strong>Ne pas se contenter d&#39;internet</strong> </p><p>Jean-Philippe Accart t&eacute;moigne d&#39;une bo&icirc;te &agrave; outils beaucoup plus large, sortant la veille d&#39;un p&eacute;rim&egrave;tre exclusivement web : &laquo;<em>&nbsp;les r&eacute;seaux sociaux depuis leur av&eacute;nement, et je lis toujours beaucoup la presse, sans doute ma premi&egrave;re source de veille, tr&egrave;s qualifi&eacute;e. J&#39;ai &eacute;galement un r&eacute;seau humain, pas mal de personnes que j&#39;ai l&#39;occasion de croiser et avec qui je ne perds pas une occasion d&#39;&eacute;changer. Enfin, et bien-s&ucirc;r, mes sites web pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s. Mais il est&nbsp; important de diversifier ses sources&nbsp; et de ne pas se contenter d&#39;internet, il y a aussi la radio, la t&eacute;l&eacute;vision...&nbsp;</em>&raquo; </p><p><br />Une veille collaborative s&#39;impose t-elle pour les biblioth&eacute;caires, &agrave; l&#39;instar des archivistes ? Pour Antoine Verney, la r&eacute;ponse est oui, le collectif du bouillon des bibliobs&eacute;d&eacute;* &eacute;tant le pendant des Archiveilleurs [voir archiviste et veilleur], &laquo;&nbsp;<em>et se r&eacute;partir les probl&eacute;matiques du m&eacute;tier, un passage oblig&eacute;</em>&nbsp;&raquo;. Jean-Philippe Accart ne conteste pas cette vision, mais la temp&egrave;re, soulevant le risque de &#39;&#39;pens&eacute;e unique&#39;&#39; que peut endosser cette veille : &laquo;<em>&nbsp;elle se justifie par la compl&eacute;mentarit&eacute; des expertises mais attention &agrave; ce que &ccedil;a ne s&#39;approche pas du monopole, reposant ainsi sur quelques personnes&nbsp;</em>&raquo;. Analyse partag&eacute;e par Thomas Chaimbault : &laquo;&nbsp;<em>Une veille collective permet de faire remonter de grands th&egrave;mes majeurs, mais aussi pr&eacute;sente le risque de passer &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&#39;un petit billet qui peut &ecirc;tre d&eacute;terminant</em>&nbsp;&raquo;. </p><p>*www.bibliobsession.net/bouillon </p><p><strong>Et Twitter ? Que pensent archivistes et biblioth&eacute;caires des gazouillis ?</strong> </p><p>Outil de veille &agrave; part enti&egrave;re, &agrave; la fois synchrone et asynchrone, Twitter requiert une acculturation. Et Antoine Verney de d&eacute;tailler :&laquo;&nbsp;<em>il faut se faire &agrave; l&#39;outil. Il donne parfois envie de rattraper le temps, mais il ne faut pas avoir peur de rater une information.&nbsp;&raquo;. </em>Pour Jean-Philippe Accart, Twitter &laquo;&nbsp;<em>illustre cette nouvelle fa&ccedil;on de veiller, en &eacute;tant &agrave; la fois &eacute;metteur et r&eacute;cepteur. Il pr&eacute;sente tout de m&ecirc;me des d&eacute;fauts : Outre qu&#39;il prend du temps, on peut lui reprocher l&#39;aspect sybillin de certains posts, ainsi que son utilisation marketing.</em>&nbsp;&raquo; S&#39;il ne juge pas la dimension &#39;&#39;temps r&eacute;el&#39;&#39; cruciale, l&#39;archiviste Jordi Navarro souligne &eacute;galement l&#39;aspect social et interactif de Twitter comme son principal atout : &laquo;&nbsp;<em>L&#39;imm&eacute;diatet&eacute; apporte une spontan&eacute;it&eacute; au veilleur et une possibilit&eacute; d&#39;interactions entre veilleurs qui me semble totalement indispensable. Twitter n&#39;est pas qu&#39;un &quot;d&eacute;versoir d&#39;informations&quot;, c&#39;est &eacute;galement un lieu d&#39;&eacute;changes entre gens qui partagent certains centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. C&#39;est ce qui fait toute sa force.</em>&nbsp;&raquo; Alexandre Garcia confirme cette analyse : &laquo;&nbsp;<em>Ce que j&#39;appr&eacute;cie dans Twitter, c&#39;est le c&ocirc;t&eacute; interactif de la veille: retweets, r&eacute;ponses et relances. On peut aussi le consid&eacute;rer comme un outil de veille pull, quand je pose une question &agrave; mes followers&nbsp;.</em>&raquo;&nbsp; (...)&nbsp; &laquo;<em>&nbsp;C&#39;est souvent via Twitter que je rep&egrave;re de nouvelles sources (signalement d&#39;un nouveau blog, par exemple). C&#39;est aussi une caisse de r&eacute;sonance qui met l&#39;accent sur ce qui fait l&#39;actualit&eacute;.&nbsp;</em>&raquo; </p><p>cop. Jean-Philippe Accart, octobre-novembre 2012 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2008) - Virturéalité. La bibliothèque sera 2.0… quoique ! 2009-09-02T09:56:34+00:00 2009-09-02T09:56:34+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2008-virturealite-la-bibliotheque-sera-2-0-quoique.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p>Article publi&eacute; dans :&nbsp;&nbsp; <strong>&quot;Guide pratique...la biblioth&egrave;que &agrave; l&#39;heure du web 2.0&quot;</strong>, <strong>Archimag</strong>, n&deg; 33, juin 2008, p. 4-6 </p><p>A cette question portant incertitudes, inqui&eacute;tudes ou espoirs, la r&eacute;ponse &agrave; donner est carr&eacute;ment non. Ou plut&ocirc;t&nbsp;: oui et non. Oui parce que toute biblioth&egrave;que se doit d&#39;&eacute;voluer par rapport aux services et prestations offertes au public, et le Web 2.0 repr&eacute;sente une r&eacute;elle opportunit&eacute; &agrave; saisir. Non parce que la biblioth&egrave;que est tout d&#39;abord un lieu physique, tangible, avec des missions claires de conservation et de mise &agrave; disposition de ses collections. Ses missions traversent le temps : rassembler, organiser et diffuser le savoir, le patrimoine et la culture. Simplement le num&eacute;rique oblige &agrave; les revisiter et les technologies 2.0 ouvrent la perspective de nouveaux services. </p><p><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/gp33-biblio-minicouverture.jpg" alt="gp33-biblio-minicouverture" title="gp33-biblio-minicouverture" width="105" height="142" />Depuis qu&#39;elles existent, les biblioth&egrave;ques n&#39;ont eu de cesse d&#39;&eacute;voluer, de s&#39;adapter : la plus grande &eacute;volution - pour le grand public et les biblioth&eacute;caires eux-m&ecirc;mes - est certainement due &agrave; l&#39;influence de Melvil Dewey qui, &agrave; la fin du 19<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle avec l&#39;adoption de sa classification, permet l&#39;ouverture des portes des biblioth&egrave;ques et du savoir au plus grand nombre. Le libre acc&egrave;s aux collections est rendu possible, celles-ci n&#39;&eacute;tant plus r&eacute;serv&eacute;es aux lettr&eacute;s, eccl&eacute;siastes et savants, seuls autoris&eacute;s &agrave; les consulter auparavant. A l&#39;heure actuelle, plus de 60 000 biblioth&egrave;ques dans 112 pays utilisent la classification Dewey <a name="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn1" title="_ftnref1">[1]</a>. La deuxi&egrave;me grande &eacute;volution marque le monde de la documentation de mani&egrave;re quasi ind&eacute;l&eacute;bile, avec les travaux de Paul Otlet&nbsp;: Paul Otlet,<strong> </strong>&laquo;&nbsp;l&#39;homme qui voulait classer le monde&nbsp;&raquo; est n&eacute; &agrave; Bruxelles (Belgique) en 1868. Son ouvrage essentiel, le Trait&eacute; de documentation (1934) <a name="_ftnref2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn2" title="_ftnref2">[2]</a>, est &agrave; la fois symbolique et central dans le d&eacute;veloppement des sciences de l&#39;information et de la documentation dans la premi&egrave;re moiti&eacute; du xx<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle&nbsp;: d&egrave;s cette &eacute;poque, ce domaine est d&eacute;j&agrave; bien vivant et l&#39;ouvrage d&#39;Otlet est un apport novateur aux sciences de l&#39;information. Figure majeure dans le d&eacute;veloppement de la documentation, il n&#39;a eu de cesse de trouver des solutions &agrave; un probl&egrave;me se posant &agrave; la soci&eacute;t&eacute; dans son ensemble&nbsp;: rendre accessible le savoir &agrave; tous ceux qui en ont besoin, gr&acirc;ce &agrave; la coop&eacute;ration internationale des biblioth&egrave;ques, &agrave; l&#39;&eacute;laboration de normes d&#39;&eacute;changes, &agrave; l&#39;&eacute;tablissement de classifications. Il&nbsp;a donn&eacute; sa vie et sa fortune &agrave; la documentation. Avec son ami Henri La Fontaine (militant du Parti ouvrier belge, prix Nobel de la paix en 1913 pour ses travaux &agrave; la base de la Soci&eacute;t&eacute; des Nations [SDN]), il cr&eacute;e l&#39;Institut international de bibliographie, devenu plus tard la F&eacute;d&eacute;ration internationale pour l&#39;information et la documentation (FID)&nbsp;: cet institut rassemblait les notices d&#39;ouvrages parus depuis l&#39;invention de l&#39;imprimerie. &Agrave; la veille de 1914, il a l&#39;id&eacute;e du Mundaneum, sorte de cit&eacute; mondiale de l&#39;information, base de la Soci&eacute;t&eacute; des Nations (SDN), anc&ecirc;tre de l&#39;ONU. </p><p>La troisi&egrave;me &eacute;volution significative - plus proche de nous - est celle d&#39;Internet&nbsp;: la visibilit&eacute; des biblioth&egrave;ques s&#39;est consid&eacute;rablement accrue, avec la mise en ligne des catalogues de biblioth&egrave;ques (OPAC), puis des collections num&eacute;ris&eacute;es incluant p&eacute;riodiques, ouvrages ou autres documents (notamment iconographiques). La num&eacute;risation du monde qui est en cours est un ph&eacute;nom&egrave;ne irr&eacute;versible quoiqu&#39;on en dise, et les biblioth&egrave;ques y participent&nbsp;: de lieu physique, peu &agrave; peu, la biblioth&egrave;que s&#39;est d&eacute;plac&eacute;e vers le monde virtuel ou mieux, elle investit les deux espaces &agrave; la fois, r&eacute;elle gr&acirc;ce &agrave; un b&acirc;timent, des locaux et des biblioth&eacute;caires&nbsp;; virtuelle dans Second Life <a name="_ftnref3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn3" title="_ftnref3">[3]</a> en utilisant le Web 2.0. Elle est &agrave; la fois tangible - implant&eacute;e dans la cit&eacute;, souvent la fiert&eacute; locale - et intangible, ses collections sont consultables sur place ou &agrave; distance&nbsp;: les projets de biblioth&egrave;ques num&eacute;riques se bousculent soit par l&#39;interm&eacute;diaire d&#39;initiatives priv&eacute;es (telle GoogleBooks <a name="_ftnref4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn4" title="_ftnref4">[4]</a> ) ou par la mise en place de projets publics (telle Europena <a name="_ftnref5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn5" title="_ftnref5">[5]</a>, la biblioth&egrave;que num&eacute;rique europ&eacute;enne). Mais la question de fond reste la m&ecirc;me que celle pos&eacute;e par M. Dewey&nbsp;: comment faciliter l&#39;acc&egrave;s &agrave; ces collections num&eacute;ris&eacute;es&nbsp;? Pour y r&eacute;pondre, les prestations et les services offerts &eacute;voluent &eacute;galement, car le lien entre le public et les collections, l&#39;utilisateur et l&#39;information est plus que jamais n&eacute;cessaire. Le Web 2.0 offre, peut-&ecirc;tre pour la premi&egrave;re fois dans l&#39;histoire des technologies, une infinit&eacute; de possibilit&eacute;s pour tisser des liens renforc&eacute;s et &eacute;tendus entre la biblioth&egrave;que et l&#39;utilisateur. </p><p>Alors, le Web 2.0 est-il une chance &agrave; saisir ou un ph&eacute;nom&egrave;ne de mode&nbsp;? La biblioth&egrave;que 2.0 est clairement une forme modernis&eacute;e de la notion de service &agrave; l&#39;utilisateur&nbsp;: elle refl&egrave;te une transition dans la mani&egrave;re dont celui-ci lui est fourni. L&#39;utilisateur devient un des acteurs de la biblioth&egrave;que, il participe &agrave; son &eacute;volution. Comment&nbsp;? : en donnant son avis sur le blog de la biblioth&egrave;que (parfois en la critiquant vertement&nbsp;: un lecteur de la Biblioth&egrave;que centrale de Berlin a ouvert un blog en 2005 - arr&ecirc;t&eacute; depuis - pour dire tout le mal qu&#39;il en pensait, blog qui e&ucirc;t un grand &eacute;cho dans la communaut&eacute; professionnelle outre-rhin), ou sur l&#39;adresse de contact&nbsp;; en participant &agrave; des groupes d&#39;utilisateurs afin de r&eacute;pondre &agrave; des enqu&ecirc;tes (reprenant la fameuse notion marketing de groupes-cibles) en ligne&nbsp;; en participant activement &agrave; la r&eacute;alisation d&#39;une recherche d&eacute;pos&eacute;e sur le service de r&eacute;f&eacute;rence en ligne (par le chat notamment, o&ugrave; un contact direct s&#39;&eacute;tablit entre le biblioth&eacute;caire et l&#39;utilisateur) donnant ainsi au concept de &laquo;&nbsp;relation de service&nbsp;&raquo; une nouvelle dimension, virtuelle celle-ci. A l&#39;accueil physique au service de r&eacute;f&eacute;rence en pr&eacute;sentiel s&#39;adjoint maintenant l&#39;accueil virtuel, non moins exigeant&nbsp;: entretien de r&eacute;f&eacute;rence en ligne (par chat ou Instant Messenger), recherche d&#39;information, formation &agrave; l&#39;information gr&acirc;ce &agrave; des didacticiels en ligne, toutes ces activit&eacute;s qui caract&eacute;risent d&eacute;sormais la r&eacute;f&eacute;rence virtuelle sont un prolongement de l&#39;accueil sur place en biblioth&egrave;que. </p><p>D&#39;autres exemples&nbsp;?&nbsp;: l&#39;utilisation des OPACs g&eacute;n&egrave;re un r&eacute;el flux d&#39;informations quand le catalogue en ligne est enrichi <a name="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn6" title="_ftnref6">[6]</a> gr&acirc;ce &agrave; des formats d&#39;&eacute;change tel FRBR (<strong>Functional Requirements for Bibliographic Records / Sp&eacute;cifications fonctionnelles des notices bibliographiques</strong><strong>)</strong><strong> </strong><a name="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn7" title="_ftnref7">[7]</a>. A partir d&#39;une notice bibliographique classique, l&#39;utilisateur acc&egrave;de, par des liens hypertexte au contenu des documents. Couvertures et r&eacute;sum&eacute;s d&#39;ouvrages (&agrave; l&#39;exemple d&#39;Amazon) <a name="_ftnref8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn8" title="_ftnref8">[8]</a>, sommaires de revues, texte int&eacute;gral, images num&eacute;ris&eacute;es sont disponibles. Les avis, critiques des lecteurs peuvent &eacute;galement enrichir les notices. En retour, ils sont avertis des nouvelles acquisitions par un fil RSS, et les r&eacute;server. Ils peuvent aussi &nbsp;proposer &agrave; l&#39;achat des nouveaut&eacute;s. Les portails de biblioth&egrave;ques sont un autre exemple du nouveau lien qui s&#39;instaurent entre la biblioth&egrave;que et ses utilisateurs&nbsp;: avec en ligne de mire la personnalisation des services (tendance actuelle qui met l&#39;utilisateur au c&oelig;ur de toute action), chaque utilisateur ouvre un compte personnel qu&#39;il g&egrave;re lui-m&ecirc;me, int&eacute;grant ses emprunts, r&eacute;servations, propositions d&#39;achats, mais &eacute;galement ses sources d&#39;information pr&eacute;f&eacute;r&eacute;es (p&eacute;riodiques en ligne, bases de donn&eacute;es...)&nbsp;; l&#39;abonnement &agrave; un profil de veille peut &ecirc;tre int&eacute;gr&eacute; dans l&#39;offre globale. Les futures biblioth&egrave;ques universitaires, qui se con&ccedil;oivent comme des centres E-Learning, adoptent les nouvelles technologies avec bonheur&nbsp;: la future biblioth&egrave;que de l&#39;Ecole polytechnique f&eacute;d&eacute;rale de Lausanne souhaite utiliser le t&eacute;l&eacute;phone portable comme moyen de communication direct avec les &eacute;tudiants et les enseignants, afin de les informer rapidement <a name="_ftnref9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn9" title="_ftnref9">[9]</a>. </p><p>IFLA 2.0 </p><p>Les conf&eacute;rences annuelles de l&#39;International Federation of Libraries and Institutions Associations (IFLA) sont le reflet des &eacute;volutions en cours et prennent en compte la dimension du changement de rapport avec l&#39;utilisateur. C&#39;est en 2007, &agrave; Durban en Afrique du Sud, que la communication de Patrick Danowski, tout jeune professionnel de la Staatsbibliothek zu Berlin, fait grand bruit. Intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;Biblioth&egrave;que 2.0 et contenu produit par l&#39;usager. Que peuvent faire les usagers pour nous ?&nbsp;&raquo;, cette communication aborde la question des wikis en biblioth&egrave;que au travers de deux exemples, Wikipedia et Wikimedia <a name="_ftnref10" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn10" title="_ftnref10">[10]</a>. Tourn&eacute;e &eacute;galement vers les biblioth&egrave;ques des pays en d&eacute;veloppement, la F&eacute;d&eacute;ration est consciente que le d&eacute;veloppement des technologies constitue un r&eacute;el probl&egrave;me dans ces pays. Cependant, de nombreux biblioth&eacute;caires pensent que le Web 2.0 pourrait constituer une vrai opportunit&eacute; de d&eacute;veloppement pour le Sud <a name="_ftnref11" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn11" title="_ftnref11">[11]</a>. </p><p>L&#39;apport de l&#39;IFLA dans le domaine des technologies est essentiellement normatif&nbsp;: le format FRBR est un des r&eacute;sultats des travaux de la F&eacute;d&eacute;ration. </p><p>Le Web 2.0 est donc une &eacute;tape parmi les &eacute;volutions technologiques. Sur un plan purement fran&ccedil;ais, m&ecirc;me si des efforts sont faits, les biblioth&egrave;ques marquent un certain retard dans l&#39;int&eacute;gration du Web 2.0&nbsp;(il est cependant difficile de comparer la situation des biblioth&egrave;ques municipales et celle des biblioth&egrave;ques universitaires) : peur ou m&eacute;connaissance&nbsp;? La raison en est certainement par manque de moyens (financiers&nbsp;; ressources humaines) et de temps. Les biblioth&egrave;ques allemandes paraissent nettement plus avanc&eacute;es en la mati&egrave;re <a name="_ftnref12" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn12" title="_ftnref12">[12]</a>. Il faut, malgr&eacute; tout, mentionner les blogs professionnels hexagonaux tr&egrave;s nombreux, qui montrent que biblioth&eacute;caires et documentalistes se sont empar&eacute;s du Web 2.0, tout comme leur pr&eacute;sence sur Wikipedia avec des articles fournis dans la cat&eacute;gorie Sciences de l&#39;information, ou sur Flickr.com. La plupart des outils du Web 2.0 pouvant &ecirc;tre mis en place ne repr&eacute;sentent pas des investissements financiers lourds, ils devraient donc investir les biblioth&egrave;ques fran&ccedil;aises dans un d&eacute;lai assez court. </p><p>La biblioth&egrave;que, lieu physique, n&#39;est pas pr&ecirc;te &agrave; disparaitre&nbsp;: en associant ses utilisateurs &agrave; son action, avec l&#39;apport notamment du Web 2.0, elle montre son engagement &agrave; faire partie du paysage actuel de l&#39;information. </p><p>Jean-Philippe Accart </p><br /><hr /><p><a name="_ftn1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref1" title="_ftn1">[1]</a> Source OCLC (Online Library Computer Center), propri&eacute;taire de la classification Dewey&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oclc.org/">http://www.oclc.org/</a> </p><p><a name="_ftn2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref2" title="_ftn2">[2]</a> OTLET P., Trait&eacute; de documentation. Le livre sur le livre. Th&eacute;orie et pratique, Bruxelles, &Eacute;ditions Mundaneum, Palais mondial, 1934, r&eacute;&eacute;dit&eacute; par le Centre de lecture publique de la Communaut&eacute; fran&ccedil;aise de Belgique, Li&egrave;ge, 1989. </p><p><a name="_ftn3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref3" title="_ftn3">[3]</a> Voir: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://secondlifelibrary.blogspot.com/">http://secondlifelibrary.blogspot.com/</a> </p><p><a name="_ftn4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref4" title="_ftn4">[4]</a> Liste des biblioth&egrave;ques partenaires de GoogleBooks: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://books.google.com/googlebooks/partners.html">http://books.google.com/googlebooks/partners.html</a> S </p><p><a name="_ftn5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref5" title="_ftn5">[5]</a> Europeana&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.europeana.eu/">http://www.europeana.eu/</a> </p><p><a name="_ftn6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref6" title="_ftn6">[6]</a> Sur les catalogues enrichis de biblioth&egrave;ques, voir: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://doc.rero.ch/search.py?recid=5397&amp;ln=fr">http://doc.rero.ch/search.py?recid=5397&amp;ln=fr</a> </p><p><a name="_ftn7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref7" title="_ftn7">[7]</a> Voir: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bnf.fr/pages/infopro/normes/no-acFRBR.htm">http://www.bnf.fr/pages/infopro/normes/no-acFRBR.htm</a> </p><p><a name="_ftn8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref8" title="_ftn8">[8]</a> Voir le catalogue collectif des biblioth&egrave;ques du R&eacute;seau de Suisse occidentale (RERO)&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.rero.ch/">http://www.rero.ch/</a> </p><p><a name="_ftn9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref9" title="_ftn9">[9]</a> Centre E-Learning EPF de Lausanne (Suisse)&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://library.epfl.ch/">http://library.epfl.ch/</a> </p><p><a name="_ftn10" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref10" title="_ftn10">[10]</a> Voir: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/IV/ifla73/papers/113-Danowski-trans-fr.pdf">www.<strong>ifla</strong>.org/IV/<strong>ifla</strong>73/papers/113-Danowski-trans-fr.pdf</a> </p><p><a name="_ftn11" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref11" title="_ftn11">[11]</a> Voir le blog&nbsp;Librarian 1.5 : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://lib1point5.wordpress.com/2006/11/20/ifla-20/">http://lib1point5.wordpress.com/2006/11/20/ifla-20/</a> </p><p><a name="_ftn12" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref12" title="_ftn12">[12]</a> Voir articles pr&eacute;c&eacute;dents de l&#39;auteur dans Archimag&nbsp;: &laquo;&nbsp;Un vent (ou un ouragan&nbsp;?) de Web 2.0, Archimag, mai 2007, p. 30-31 et &laquo;&nbsp;Les blogs cartonnent dans les biblioth&egrave;ques allemandes&nbsp;&raquo;, Archimag, juin 2007, p. 30. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p>Article publi&eacute; dans :&nbsp;&nbsp; <strong>&quot;Guide pratique...la biblioth&egrave;que &agrave; l&#39;heure du web 2.0&quot;</strong>, <strong>Archimag</strong>, n&deg; 33, juin 2008, p. 4-6 </p><p>A cette question portant incertitudes, inqui&eacute;tudes ou espoirs, la r&eacute;ponse &agrave; donner est carr&eacute;ment non. Ou plut&ocirc;t&nbsp;: oui et non. Oui parce que toute biblioth&egrave;que se doit d&#39;&eacute;voluer par rapport aux services et prestations offertes au public, et le Web 2.0 repr&eacute;sente une r&eacute;elle opportunit&eacute; &agrave; saisir. Non parce que la biblioth&egrave;que est tout d&#39;abord un lieu physique, tangible, avec des missions claires de conservation et de mise &agrave; disposition de ses collections. Ses missions traversent le temps : rassembler, organiser et diffuser le savoir, le patrimoine et la culture. Simplement le num&eacute;rique oblige &agrave; les revisiter et les technologies 2.0 ouvrent la perspective de nouveaux services. </p><p><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/gp33-biblio-minicouverture.jpg" alt="gp33-biblio-minicouverture" title="gp33-biblio-minicouverture" width="105" height="142" />Depuis qu&#39;elles existent, les biblioth&egrave;ques n&#39;ont eu de cesse d&#39;&eacute;voluer, de s&#39;adapter : la plus grande &eacute;volution - pour le grand public et les biblioth&eacute;caires eux-m&ecirc;mes - est certainement due &agrave; l&#39;influence de Melvil Dewey qui, &agrave; la fin du 19<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle avec l&#39;adoption de sa classification, permet l&#39;ouverture des portes des biblioth&egrave;ques et du savoir au plus grand nombre. Le libre acc&egrave;s aux collections est rendu possible, celles-ci n&#39;&eacute;tant plus r&eacute;serv&eacute;es aux lettr&eacute;s, eccl&eacute;siastes et savants, seuls autoris&eacute;s &agrave; les consulter auparavant. A l&#39;heure actuelle, plus de 60 000 biblioth&egrave;ques dans 112 pays utilisent la classification Dewey <a name="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn1" title="_ftnref1">[1]</a>. La deuxi&egrave;me grande &eacute;volution marque le monde de la documentation de mani&egrave;re quasi ind&eacute;l&eacute;bile, avec les travaux de Paul Otlet&nbsp;: Paul Otlet,<strong> </strong>&laquo;&nbsp;l&#39;homme qui voulait classer le monde&nbsp;&raquo; est n&eacute; &agrave; Bruxelles (Belgique) en 1868. Son ouvrage essentiel, le Trait&eacute; de documentation (1934) <a name="_ftnref2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn2" title="_ftnref2">[2]</a>, est &agrave; la fois symbolique et central dans le d&eacute;veloppement des sciences de l&#39;information et de la documentation dans la premi&egrave;re moiti&eacute; du xx<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle&nbsp;: d&egrave;s cette &eacute;poque, ce domaine est d&eacute;j&agrave; bien vivant et l&#39;ouvrage d&#39;Otlet est un apport novateur aux sciences de l&#39;information. Figure majeure dans le d&eacute;veloppement de la documentation, il n&#39;a eu de cesse de trouver des solutions &agrave; un probl&egrave;me se posant &agrave; la soci&eacute;t&eacute; dans son ensemble&nbsp;: rendre accessible le savoir &agrave; tous ceux qui en ont besoin, gr&acirc;ce &agrave; la coop&eacute;ration internationale des biblioth&egrave;ques, &agrave; l&#39;&eacute;laboration de normes d&#39;&eacute;changes, &agrave; l&#39;&eacute;tablissement de classifications. Il&nbsp;a donn&eacute; sa vie et sa fortune &agrave; la documentation. Avec son ami Henri La Fontaine (militant du Parti ouvrier belge, prix Nobel de la paix en 1913 pour ses travaux &agrave; la base de la Soci&eacute;t&eacute; des Nations [SDN]), il cr&eacute;e l&#39;Institut international de bibliographie, devenu plus tard la F&eacute;d&eacute;ration internationale pour l&#39;information et la documentation (FID)&nbsp;: cet institut rassemblait les notices d&#39;ouvrages parus depuis l&#39;invention de l&#39;imprimerie. &Agrave; la veille de 1914, il a l&#39;id&eacute;e du Mundaneum, sorte de cit&eacute; mondiale de l&#39;information, base de la Soci&eacute;t&eacute; des Nations (SDN), anc&ecirc;tre de l&#39;ONU. </p><p>La troisi&egrave;me &eacute;volution significative - plus proche de nous - est celle d&#39;Internet&nbsp;: la visibilit&eacute; des biblioth&egrave;ques s&#39;est consid&eacute;rablement accrue, avec la mise en ligne des catalogues de biblioth&egrave;ques (OPAC), puis des collections num&eacute;ris&eacute;es incluant p&eacute;riodiques, ouvrages ou autres documents (notamment iconographiques). La num&eacute;risation du monde qui est en cours est un ph&eacute;nom&egrave;ne irr&eacute;versible quoiqu&#39;on en dise, et les biblioth&egrave;ques y participent&nbsp;: de lieu physique, peu &agrave; peu, la biblioth&egrave;que s&#39;est d&eacute;plac&eacute;e vers le monde virtuel ou mieux, elle investit les deux espaces &agrave; la fois, r&eacute;elle gr&acirc;ce &agrave; un b&acirc;timent, des locaux et des biblioth&eacute;caires&nbsp;; virtuelle dans Second Life <a name="_ftnref3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn3" title="_ftnref3">[3]</a> en utilisant le Web 2.0. Elle est &agrave; la fois tangible - implant&eacute;e dans la cit&eacute;, souvent la fiert&eacute; locale - et intangible, ses collections sont consultables sur place ou &agrave; distance&nbsp;: les projets de biblioth&egrave;ques num&eacute;riques se bousculent soit par l&#39;interm&eacute;diaire d&#39;initiatives priv&eacute;es (telle GoogleBooks <a name="_ftnref4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn4" title="_ftnref4">[4]</a> ) ou par la mise en place de projets publics (telle Europena <a name="_ftnref5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn5" title="_ftnref5">[5]</a>, la biblioth&egrave;que num&eacute;rique europ&eacute;enne). Mais la question de fond reste la m&ecirc;me que celle pos&eacute;e par M. Dewey&nbsp;: comment faciliter l&#39;acc&egrave;s &agrave; ces collections num&eacute;ris&eacute;es&nbsp;? Pour y r&eacute;pondre, les prestations et les services offerts &eacute;voluent &eacute;galement, car le lien entre le public et les collections, l&#39;utilisateur et l&#39;information est plus que jamais n&eacute;cessaire. Le Web 2.0 offre, peut-&ecirc;tre pour la premi&egrave;re fois dans l&#39;histoire des technologies, une infinit&eacute; de possibilit&eacute;s pour tisser des liens renforc&eacute;s et &eacute;tendus entre la biblioth&egrave;que et l&#39;utilisateur. </p><p>Alors, le Web 2.0 est-il une chance &agrave; saisir ou un ph&eacute;nom&egrave;ne de mode&nbsp;? La biblioth&egrave;que 2.0 est clairement une forme modernis&eacute;e de la notion de service &agrave; l&#39;utilisateur&nbsp;: elle refl&egrave;te une transition dans la mani&egrave;re dont celui-ci lui est fourni. L&#39;utilisateur devient un des acteurs de la biblioth&egrave;que, il participe &agrave; son &eacute;volution. Comment&nbsp;? : en donnant son avis sur le blog de la biblioth&egrave;que (parfois en la critiquant vertement&nbsp;: un lecteur de la Biblioth&egrave;que centrale de Berlin a ouvert un blog en 2005 - arr&ecirc;t&eacute; depuis - pour dire tout le mal qu&#39;il en pensait, blog qui e&ucirc;t un grand &eacute;cho dans la communaut&eacute; professionnelle outre-rhin), ou sur l&#39;adresse de contact&nbsp;; en participant &agrave; des groupes d&#39;utilisateurs afin de r&eacute;pondre &agrave; des enqu&ecirc;tes (reprenant la fameuse notion marketing de groupes-cibles) en ligne&nbsp;; en participant activement &agrave; la r&eacute;alisation d&#39;une recherche d&eacute;pos&eacute;e sur le service de r&eacute;f&eacute;rence en ligne (par le chat notamment, o&ugrave; un contact direct s&#39;&eacute;tablit entre le biblioth&eacute;caire et l&#39;utilisateur) donnant ainsi au concept de &laquo;&nbsp;relation de service&nbsp;&raquo; une nouvelle dimension, virtuelle celle-ci. A l&#39;accueil physique au service de r&eacute;f&eacute;rence en pr&eacute;sentiel s&#39;adjoint maintenant l&#39;accueil virtuel, non moins exigeant&nbsp;: entretien de r&eacute;f&eacute;rence en ligne (par chat ou Instant Messenger), recherche d&#39;information, formation &agrave; l&#39;information gr&acirc;ce &agrave; des didacticiels en ligne, toutes ces activit&eacute;s qui caract&eacute;risent d&eacute;sormais la r&eacute;f&eacute;rence virtuelle sont un prolongement de l&#39;accueil sur place en biblioth&egrave;que. </p><p>D&#39;autres exemples&nbsp;?&nbsp;: l&#39;utilisation des OPACs g&eacute;n&egrave;re un r&eacute;el flux d&#39;informations quand le catalogue en ligne est enrichi <a name="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn6" title="_ftnref6">[6]</a> gr&acirc;ce &agrave; des formats d&#39;&eacute;change tel FRBR (<strong>Functional Requirements for Bibliographic Records / Sp&eacute;cifications fonctionnelles des notices bibliographiques</strong><strong>)</strong><strong> </strong><a name="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn7" title="_ftnref7">[7]</a>. A partir d&#39;une notice bibliographique classique, l&#39;utilisateur acc&egrave;de, par des liens hypertexte au contenu des documents. Couvertures et r&eacute;sum&eacute;s d&#39;ouvrages (&agrave; l&#39;exemple d&#39;Amazon) <a name="_ftnref8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn8" title="_ftnref8">[8]</a>, sommaires de revues, texte int&eacute;gral, images num&eacute;ris&eacute;es sont disponibles. Les avis, critiques des lecteurs peuvent &eacute;galement enrichir les notices. En retour, ils sont avertis des nouvelles acquisitions par un fil RSS, et les r&eacute;server. Ils peuvent aussi &nbsp;proposer &agrave; l&#39;achat des nouveaut&eacute;s. Les portails de biblioth&egrave;ques sont un autre exemple du nouveau lien qui s&#39;instaurent entre la biblioth&egrave;que et ses utilisateurs&nbsp;: avec en ligne de mire la personnalisation des services (tendance actuelle qui met l&#39;utilisateur au c&oelig;ur de toute action), chaque utilisateur ouvre un compte personnel qu&#39;il g&egrave;re lui-m&ecirc;me, int&eacute;grant ses emprunts, r&eacute;servations, propositions d&#39;achats, mais &eacute;galement ses sources d&#39;information pr&eacute;f&eacute;r&eacute;es (p&eacute;riodiques en ligne, bases de donn&eacute;es...)&nbsp;; l&#39;abonnement &agrave; un profil de veille peut &ecirc;tre int&eacute;gr&eacute; dans l&#39;offre globale. Les futures biblioth&egrave;ques universitaires, qui se con&ccedil;oivent comme des centres E-Learning, adoptent les nouvelles technologies avec bonheur&nbsp;: la future biblioth&egrave;que de l&#39;Ecole polytechnique f&eacute;d&eacute;rale de Lausanne souhaite utiliser le t&eacute;l&eacute;phone portable comme moyen de communication direct avec les &eacute;tudiants et les enseignants, afin de les informer rapidement <a name="_ftnref9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn9" title="_ftnref9">[9]</a>. </p><p>IFLA 2.0 </p><p>Les conf&eacute;rences annuelles de l&#39;International Federation of Libraries and Institutions Associations (IFLA) sont le reflet des &eacute;volutions en cours et prennent en compte la dimension du changement de rapport avec l&#39;utilisateur. C&#39;est en 2007, &agrave; Durban en Afrique du Sud, que la communication de Patrick Danowski, tout jeune professionnel de la Staatsbibliothek zu Berlin, fait grand bruit. Intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;Biblioth&egrave;que 2.0 et contenu produit par l&#39;usager. Que peuvent faire les usagers pour nous ?&nbsp;&raquo;, cette communication aborde la question des wikis en biblioth&egrave;que au travers de deux exemples, Wikipedia et Wikimedia <a name="_ftnref10" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn10" title="_ftnref10">[10]</a>. Tourn&eacute;e &eacute;galement vers les biblioth&egrave;ques des pays en d&eacute;veloppement, la F&eacute;d&eacute;ration est consciente que le d&eacute;veloppement des technologies constitue un r&eacute;el probl&egrave;me dans ces pays. Cependant, de nombreux biblioth&eacute;caires pensent que le Web 2.0 pourrait constituer une vrai opportunit&eacute; de d&eacute;veloppement pour le Sud <a name="_ftnref11" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn11" title="_ftnref11">[11]</a>. </p><p>L&#39;apport de l&#39;IFLA dans le domaine des technologies est essentiellement normatif&nbsp;: le format FRBR est un des r&eacute;sultats des travaux de la F&eacute;d&eacute;ration. </p><p>Le Web 2.0 est donc une &eacute;tape parmi les &eacute;volutions technologiques. Sur un plan purement fran&ccedil;ais, m&ecirc;me si des efforts sont faits, les biblioth&egrave;ques marquent un certain retard dans l&#39;int&eacute;gration du Web 2.0&nbsp;(il est cependant difficile de comparer la situation des biblioth&egrave;ques municipales et celle des biblioth&egrave;ques universitaires) : peur ou m&eacute;connaissance&nbsp;? La raison en est certainement par manque de moyens (financiers&nbsp;; ressources humaines) et de temps. Les biblioth&egrave;ques allemandes paraissent nettement plus avanc&eacute;es en la mati&egrave;re <a name="_ftnref12" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn12" title="_ftnref12">[12]</a>. Il faut, malgr&eacute; tout, mentionner les blogs professionnels hexagonaux tr&egrave;s nombreux, qui montrent que biblioth&eacute;caires et documentalistes se sont empar&eacute;s du Web 2.0, tout comme leur pr&eacute;sence sur Wikipedia avec des articles fournis dans la cat&eacute;gorie Sciences de l&#39;information, ou sur Flickr.com. La plupart des outils du Web 2.0 pouvant &ecirc;tre mis en place ne repr&eacute;sentent pas des investissements financiers lourds, ils devraient donc investir les biblioth&egrave;ques fran&ccedil;aises dans un d&eacute;lai assez court. </p><p>La biblioth&egrave;que, lieu physique, n&#39;est pas pr&ecirc;te &agrave; disparaitre&nbsp;: en associant ses utilisateurs &agrave; son action, avec l&#39;apport notamment du Web 2.0, elle montre son engagement &agrave; faire partie du paysage actuel de l&#39;information. </p><p>Jean-Philippe Accart </p><br /><hr /><p><a name="_ftn1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref1" title="_ftn1">[1]</a> Source OCLC (Online Library Computer Center), propri&eacute;taire de la classification Dewey&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oclc.org/">http://www.oclc.org/</a> </p><p><a name="_ftn2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref2" title="_ftn2">[2]</a> OTLET P., Trait&eacute; de documentation. Le livre sur le livre. Th&eacute;orie et pratique, Bruxelles, &Eacute;ditions Mundaneum, Palais mondial, 1934, r&eacute;&eacute;dit&eacute; par le Centre de lecture publique de la Communaut&eacute; fran&ccedil;aise de Belgique, Li&egrave;ge, 1989. </p><p><a name="_ftn3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref3" title="_ftn3">[3]</a> Voir: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://secondlifelibrary.blogspot.com/">http://secondlifelibrary.blogspot.com/</a> </p><p><a name="_ftn4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref4" title="_ftn4">[4]</a> Liste des biblioth&egrave;ques partenaires de GoogleBooks: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://books.google.com/googlebooks/partners.html">http://books.google.com/googlebooks/partners.html</a> S </p><p><a name="_ftn5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref5" title="_ftn5">[5]</a> Europeana&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.europeana.eu/">http://www.europeana.eu/</a> </p><p><a name="_ftn6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref6" title="_ftn6">[6]</a> Sur les catalogues enrichis de biblioth&egrave;ques, voir: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://doc.rero.ch/search.py?recid=5397&amp;ln=fr">http://doc.rero.ch/search.py?recid=5397&amp;ln=fr</a> </p><p><a name="_ftn7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref7" title="_ftn7">[7]</a> Voir: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bnf.fr/pages/infopro/normes/no-acFRBR.htm">http://www.bnf.fr/pages/infopro/normes/no-acFRBR.htm</a> </p><p><a name="_ftn8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref8" title="_ftn8">[8]</a> Voir le catalogue collectif des biblioth&egrave;ques du R&eacute;seau de Suisse occidentale (RERO)&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.rero.ch/">http://www.rero.ch/</a> </p><p><a name="_ftn9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref9" title="_ftn9">[9]</a> Centre E-Learning EPF de Lausanne (Suisse)&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://library.epfl.ch/">http://library.epfl.ch/</a> </p><p><a name="_ftn10" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref10" title="_ftn10">[10]</a> Voir: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/IV/ifla73/papers/113-Danowski-trans-fr.pdf">www.<strong>ifla</strong>.org/IV/<strong>ifla</strong>73/papers/113-Danowski-trans-fr.pdf</a> </p><p><a name="_ftn11" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref11" title="_ftn11">[11]</a> Voir le blog&nbsp;Librarian 1.5 : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://lib1point5.wordpress.com/2006/11/20/ifla-20/">http://lib1point5.wordpress.com/2006/11/20/ifla-20/</a> </p><p><a name="_ftn12" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref12" title="_ftn12">[12]</a> Voir articles pr&eacute;c&eacute;dents de l&#39;auteur dans Archimag&nbsp;: &laquo;&nbsp;Un vent (ou un ouragan&nbsp;?) de Web 2.0, Archimag, mai 2007, p. 30-31 et &laquo;&nbsp;Les blogs cartonnent dans les biblioth&egrave;ques allemandes&nbsp;&raquo;, Archimag, juin 2007, p. 30. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2008) - Faire ses emplettes de périodiques comme il faut 2009-03-15T13:20:06+00:00 2009-03-15T13:20:06+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2008-faire-ses-emplettes-de-periodiques-comme-il-faut.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p >in <strong>Archimag,</strong> mars 2008, p. 52-55.&nbsp;</p><p>Un service dedocumentation, une biblioth&egrave;que accordent une placeprimordiale aux p&eacute;riodiques. Aussi doit-on conc&eacute;der &agrave;leur acquisition, &agrave; leur gestion, une place &agrave; part dansla politique globale d&#39;acquisition du service. Il faut parfoiseffectuer des achats r&eacute;trospectifs pour combler des lacunesdans les collections. La part financi&egrave;re accord&eacute;e auxp&eacute;riodiques est en g&eacute;n&eacute;ral nettement plusimportante que pour les autres documents.</p><p><strong>De quoi faut-il tenircompte&nbsp;?</strong></p><p>L&#39;acquisition desp&eacute;riodiques constitue un travail d&eacute;licat qui demandecoh&eacute;rence et continuit&eacute; en vue de la constitution d&#39;unev&eacute;ritable collection.</p><p>Pourquoi cette t&acirc;cheest-elle d&eacute;licate&nbsp;? Plusieurs raisons &agrave; cela, unedes principales &eacute;tant la situation actuelle du monde del&#39;&eacute;dition avec une multiplicit&eacute; d&#39;acteurs tels&nbsp;:</p><p>-quelques &eacute;diteursscientifiques exer&ccedil;ant un quasi monopole sur l&#39;&eacute;ditionmondiale et ma&icirc;trisant les tarifs des abonnements&nbsp;; </p><p>- lesconsortiums qui d&eacute;fendent les int&eacute;r&ecirc;ts desbiblioth&egrave;ques&nbsp;et le syst&egrave;me des licences ;</p><p>- lespresses universitaires&nbsp;;</p><p>- lesarchives ouvertes, les d&eacute;p&ocirc;ts de pre-prints,...&nbsp;;</p><p>- lesfournisseurs d&#39;information telles les agences d&#39;abonnements oudes libraires&nbsp;;</p><p>les p&eacute;riodiques enligne,...</p><p>L&#39;arriv&eacute;e de latechnologie num&eacute;rique modifie aussi consid&eacute;rablement ladonne, avec des avantages et des inconv&eacute;nients.</p><p>Une autre difficult&eacute;majeure est le resserrement continuel des budgets des biblioth&egrave;queset services de documentation.</p><p><strong>Que peut faire leprofessionnel de l&#39;information&nbsp;?</strong></p><p>Devant cette situation,que peut faire le professionnel de l&#39;information en vue d&#39;acqu&eacute;rir,de constituer et d&#39;optimiser une collection de p&eacute;riodiques&nbsp;?Une enqu&ecirc;te de besoins aupr&egrave;s des utilisateurs s&#39;av&egrave;repr&eacute;cieuse et utile au tout d&eacute;but, avec, en parall&egrave;le,une &eacute;valuation du fonds des p&eacute;riodiques permettant d&#39;envoir les usages et d&#39;en combler les manques. Puis, il lui fautd&eacute;finir des crit&egrave;res de s&eacute;lection, conna&icirc;treensuite les outils de rep&eacute;rage des p&eacute;riodiques etenfin, s&eacute;lectionner les documents et les commander. A lar&eacute;ception, une v&eacute;rification s&#39;impose avantl&#39;enregistrement.</p><p>Une biblioth&egrave;quepeut pr&eacute;ciser ces points dans une &laquo;&nbsp;charte descollections&nbsp;&raquo; qui d&eacute;finit les objectifs g&eacute;n&eacute;raux,un plan de d&eacute;veloppement des collections (PDC) avec lesobjectifs pluriannuels et budg&eacute;taires.Un service de documentation utilisera des documents budg&eacute;tairesou des grilles de commandes si la r&eacute;daction d&#39;une charte luiparait trop lourde.</p><p>Quels crit&egrave;res des&eacute;lection d&eacute;finir&nbsp;?</p><p>-&nbsp; les publicsvis&eacute;s&nbsp;: selon la fr&eacute;quentation, l&#39;ouverture duservice &agrave; un public interne ou externe&nbsp;;</p><p>-&nbsp;les pratiques deconsultation et de recherche des utilisateurs&nbsp;;</p><p>-&nbsp;le nombre detitres par discipline&nbsp;: r&eacute;partition et coh&eacute;rence &agrave;l&#39;int&eacute;rieur des disciplines&nbsp;;&nbsp; choix de nouveauxabonnements&nbsp;; </p><p>-&nbsp; les supports&nbsp;:d&eacute;finir un &eacute;quilibre entre supports papier etnum&eacute;rique&nbsp;;</p><p>-&nbsp;la couverturelinguistique&nbsp;: selon la sp&eacute;cialit&eacute;, le domainecouvert&nbsp;; la nationalit&eacute; des utilisateurs&nbsp;;</p><p>-&nbsp;la couverturechronologique&nbsp;: sur un th&egrave;me donn&eacute;, veiller &agrave;la couverture la plus compl&egrave;te et pertinente possible, aussibien pour les collections papier qu&#39;&eacute;lectroniques(p&eacute;riodicit&eacute;, mise &agrave; jour)&nbsp;;</p><p>-&nbsp;la continuit&eacute;dans les collections&nbsp;: la politique des &eacute;diteurs, avecles rachats de titres de p&eacute;riodiques, d&eacute;stabilise lesuivi des collections de revues&nbsp;; </p><p>-&nbsp;l&#39;espaceallou&eacute;&nbsp;: selon la taille du service, les acquisitionsseront plus ou moins d&eacute;velopp&eacute;es.&nbsp;</p><p><strong>Quelsoutils et proc&eacute;duresd&#39;acquisition&nbsp;?</strong></p><p>De nombreuses sourcesbibliographiques existent. Le professionnel doit les utiliser en lesrecoupant&nbsp;avec les suggestions des utilisateurs&nbsp;:bibliographies courantes&nbsp;; revues sp&eacute;cialis&eacute;es&nbsp;;veille documentaire sur Internet&nbsp;; catalogues d&#39;&eacute;diteurs&nbsp;;points de vue critiques sp&eacute;cialis&eacute;s. </p><p>La gestion des p&eacute;riodiquesrepose sur la prise d&#39;abonnements &agrave; des p&eacute;riodiquesparaissant r&eacute;guli&egrave;rement, dits p&eacute;riodiquesvivants. Des r&eacute;pertoires (papiers ou en ligne) permettent unes&eacute;lection. Les acquisitions r&eacute;trospectives s&#39;effectuentaupr&egrave;s du diffuseur du p&eacute;riodique si ce dernier esttoujours vivant ou aupr&egrave;s d&#39;&eacute;diteurs de reprints ou demicroformes (ex.&nbsp;: l&#39;Association pour la conservation et lareproduction photographique de la presse - ACRPP).</p><p><strong>Choisiret s&eacute;lectionnerdes abonnements</strong></p><p>Le choix des abonnementsse fait en fonction du type du service de documentation ou de labiblioth&egrave;que, des besoins des utilisateurs et du budgetallou&eacute;. Les outils permettant le choix et la s&eacute;lectiondes abonnements sont nombreux&nbsp;:</p><p>- Pour les p&eacute;riodiquesfran&ccedil;ais</p><p>En sciences humaines,arts et lettres, la base de donn&eacute;es &eacute;dit&eacute;e parl&#39;Association &laquo; Ent&#39;revues &raquo; localis&eacute;e &agrave;l&#39;IMEC (Institut&nbsp;M&eacute;moires de l&#39;EditionContemporaine): http://www.entrevues.org/ </p><p>La base de donn&eacute;esdes Nouvelles messageries de la presse <br />parisienne (NMPP) indiqueles titres diffus&eacute;s en kiosque et dans les maisons de lapresse&nbsp;: http://www.nmpp.fr/ </p><p>L&#39;ouvrage Revues etmagazines : guide des p&eacute;riodiques &agrave; l&#39;intention desbiblioth&egrave;ques publiques / Annie Bethery ; Jacqueline Gascuel.(4&egrave;me &eacute;d. - Cercle de la librairie, 1997. - 409 p., 24cm. - (Collection Biblioth&egrave;ques) est toujours utile, ainsique&nbsp;:</p><p>L&#39;Annuaire de la presse,de la publicit&eacute; et de la communication. - 111 &egrave;me &eacute;d.- Paris : Ecran publicit&eacute;, 1998. - </p><p>Des sites &agrave;consulter&nbsp;: Le Syst&egrave;me universitaire de documentation(SUDOC)&nbsp;: http://www.sudoc.abes.fr et le Catalogue collectif deFrance (CCFr)&nbsp;: http://ccfr.bnf.fr</p><p>Les p&eacute;riodiques&eacute;trangers</p><p>Ulrich&#39;s InternationalPeriodicals Directory est la principale source, ainsi que Magazinesfor Libraries, publi&eacute;s par la soci&eacute;t&eacute; Bowker.Autres sources&nbsp;: PUBLIST, base de donn&eacute;es am&eacute;ricaineavec plus de 150 000 notices (http://www.publist.com/) et Boston SpaSerials&nbsp;: soit 500 000 notices du British Library DocumentSupply Center (BDLSC).</p><p><strong>Lesp&eacute;riodiques en Open Access</strong></p><p>Pour les p&eacute;riodiquesscientifiques, la base PubMedCentral propose l&#39;acc&egrave;s &agrave;plusieurs centaines de p&eacute;riodiques. </p><p>Comments&#39;abonner&nbsp;?</p><p>Lenombre d&#39;abonnements peut &ecirc;tre tr&egrave;s variable selon lesservices de documentation et les biblioth&egrave;ques, mais laplupart font le choix d&#39;une agence d&#39;abonnements qui se charge depasser les commandes aupr&egrave;s des &eacute;diteurs. Le tempsgagn&eacute; est pr&eacute;cieux&nbsp;:</p><p>-&nbsp;l&#39;agence&eacute;tablit un devis pr&eacute;visionnel&nbsp;;</p><p>-&nbsp;l&#39;agenceprend les contacts n&eacute;cessaires avec les &eacute;diteurs&nbsp;;</p><p>-&nbsp;ellese charge de r&eacute;gler elle-m&ecirc;me les &eacute;diteurs&nbsp;;</p><p>-&nbsp;elle effectue lesrelances n&eacute;cessaires aupr&egrave;s des &eacute;diteurs, etr&eacute;clame les num&eacute;ros manquants&nbsp;;</p><p>-&nbsp;elle fournit deslistes th&eacute;matiques de revues et donne des renseignementsdivers int&eacute;ressant les utilisateurs (tarif d&#39;abonnements,commande d&#39;un num&eacute;ro particulier)&nbsp;;</p><p>-&nbsp;l&#39;agencepr&eacute;l&egrave;ve une commission de 3&nbsp;% &agrave; 5&nbsp;% dumontant total des abonnements&nbsp;;</p><p>Labonne r&eacute;ception des abonnements est &agrave; contr&ocirc;lerimp&eacute;rativement.</p><p><strong>Comment choisir unfournisseur d&#39;information&nbsp;?</strong></p><p>Il faut&nbsp;:</p><p>-&nbsp;&eacute;tablirune liste d&#39;agences ou de libraires et les mettre en concurrence&nbsp;;</p><p>-&nbsp;&eacute;valuerles tarifs et les services propos&eacute;s&nbsp;;</p><p>-&nbsp;discuterle march&eacute; en fonction des services choisis&nbsp;;</p><p>-&nbsp;veillerattentivement, une fois le march&eacute; pass&eacute;, &agrave; ceque toutes les modalit&eacute;s du contrat soient respect&eacute;es.</p><p>Quelques agences&nbsp;: EBSCO France&nbsp;:http://www-fr.ebsco.com&nbsp;; Swets-Blackwell&nbsp;:http://www.swetsblackwell.com.</p><p>Certaines librairiessp&eacute;cialis&eacute;es prennent en charge les abonnements &agrave;des p&eacute;riodiques, en plus des acquisitions d&#39;ouvrages&nbsp;:l&#39;avantage est d&#39;avoir un interlocuteur unique (citons&nbsp;:L&#39;Appel du livre&nbsp;: http://www.appeldulivre.fr/&nbsp;;&nbsp;LavoisierAbonnements&nbsp;: http://www.lavoisier.fr/&nbsp;;Librairie EMINTER(filiale de Lavoisier sp&eacute;cialis&eacute;e en m&eacute;decine)&nbsp;:http://www.eminter.fr</p><p>JP Accart</p><p>cop. 2009&nbsp;</p><p><strong>Lesprincipales &eacute;tapes pour l&#39;acquisition des p&eacute;riodiques</strong></p><ol> <li> <p> Discussion, n&eacute;gociation budg&eacute;taire et fixation d&#39;un budget des acquisitions de p&eacute;riodiques </p> </li> <li> <p> Enqu&ecirc;te de besoins aupr&egrave;s des utilisateurs </p> </li> <li> <p> Evaluation de la collection des p&eacute;riodiques (usages, manques, nouveaux abonnements, achats r&eacute;trospectifs) </p> </li> <li> <p> D&eacute;finition des crit&egrave;res de s&eacute;lection </p> </li> <li> <p> Consultation des sources bibliographiques (r&eacute;pertoires, listes, catalogues d&#39;&eacute;diteurs, catalogues collectifs de p&eacute;riodiques...) </p> </li> <li> <p> Etablissement d&#39;une liste des nouvelles acquisitions et envoi pour devis aupr&egrave;s de diff&eacute;rents fournisseurs d&#39;information (agences d&#39;abonnements, libraires) </p> </li> <li> <p> Comparaison des devis fournis, choix du fournisseur, contrat et commande </p> </li> <li> <p> R&eacute;ception des nouveaux titres et contr&ocirc;le </p> </li></ol> <p> &nbsp; </p> <p> Voir : &bdquo;Concortiums: optimiser ses acquisitions&quot;, Guide pratique &laquo;&nbsp;Les publications &eacute;lectroniques&nbsp;&raquo;, Archimag, mai 2006. </p> <p > Voir la Charte documentaire des acquisitions de la BnF disponible en ligne&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bnf.fr/pages/infopro/collectionspro/pdf/Charte_coll.pdf">http://www.bnf.fr/pages/infopro/collectionspro/pdf/Charte_coll.pdf</a> </p> <p > <br /> </p> <p> &nbsp; </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p >in <strong>Archimag,</strong> mars 2008, p. 52-55.&nbsp;</p><p>Un service dedocumentation, une biblioth&egrave;que accordent une placeprimordiale aux p&eacute;riodiques. Aussi doit-on conc&eacute;der &agrave;leur acquisition, &agrave; leur gestion, une place &agrave; part dansla politique globale d&#39;acquisition du service. Il faut parfoiseffectuer des achats r&eacute;trospectifs pour combler des lacunesdans les collections. La part financi&egrave;re accord&eacute;e auxp&eacute;riodiques est en g&eacute;n&eacute;ral nettement plusimportante que pour les autres documents.</p><p><strong>De quoi faut-il tenircompte&nbsp;?</strong></p><p>L&#39;acquisition desp&eacute;riodiques constitue un travail d&eacute;licat qui demandecoh&eacute;rence et continuit&eacute; en vue de la constitution d&#39;unev&eacute;ritable collection.</p><p>Pourquoi cette t&acirc;cheest-elle d&eacute;licate&nbsp;? Plusieurs raisons &agrave; cela, unedes principales &eacute;tant la situation actuelle du monde del&#39;&eacute;dition avec une multiplicit&eacute; d&#39;acteurs tels&nbsp;:</p><p>-quelques &eacute;diteursscientifiques exer&ccedil;ant un quasi monopole sur l&#39;&eacute;ditionmondiale et ma&icirc;trisant les tarifs des abonnements&nbsp;; </p><p>- lesconsortiums qui d&eacute;fendent les int&eacute;r&ecirc;ts desbiblioth&egrave;ques&nbsp;et le syst&egrave;me des licences ;</p><p>- lespresses universitaires&nbsp;;</p><p>- lesarchives ouvertes, les d&eacute;p&ocirc;ts de pre-prints,...&nbsp;;</p><p>- lesfournisseurs d&#39;information telles les agences d&#39;abonnements oudes libraires&nbsp;;</p><p>les p&eacute;riodiques enligne,...</p><p>L&#39;arriv&eacute;e de latechnologie num&eacute;rique modifie aussi consid&eacute;rablement ladonne, avec des avantages et des inconv&eacute;nients.</p><p>Une autre difficult&eacute;majeure est le resserrement continuel des budgets des biblioth&egrave;queset services de documentation.</p><p><strong>Que peut faire leprofessionnel de l&#39;information&nbsp;?</strong></p><p>Devant cette situation,que peut faire le professionnel de l&#39;information en vue d&#39;acqu&eacute;rir,de constituer et d&#39;optimiser une collection de p&eacute;riodiques&nbsp;?Une enqu&ecirc;te de besoins aupr&egrave;s des utilisateurs s&#39;av&egrave;repr&eacute;cieuse et utile au tout d&eacute;but, avec, en parall&egrave;le,une &eacute;valuation du fonds des p&eacute;riodiques permettant d&#39;envoir les usages et d&#39;en combler les manques. Puis, il lui fautd&eacute;finir des crit&egrave;res de s&eacute;lection, conna&icirc;treensuite les outils de rep&eacute;rage des p&eacute;riodiques etenfin, s&eacute;lectionner les documents et les commander. A lar&eacute;ception, une v&eacute;rification s&#39;impose avantl&#39;enregistrement.</p><p>Une biblioth&egrave;quepeut pr&eacute;ciser ces points dans une &laquo;&nbsp;charte descollections&nbsp;&raquo; qui d&eacute;finit les objectifs g&eacute;n&eacute;raux,un plan de d&eacute;veloppement des collections (PDC) avec lesobjectifs pluriannuels et budg&eacute;taires.Un service de documentation utilisera des documents budg&eacute;tairesou des grilles de commandes si la r&eacute;daction d&#39;une charte luiparait trop lourde.</p><p>Quels crit&egrave;res des&eacute;lection d&eacute;finir&nbsp;?</p><p>-&nbsp; les publicsvis&eacute;s&nbsp;: selon la fr&eacute;quentation, l&#39;ouverture duservice &agrave; un public interne ou externe&nbsp;;</p><p>-&nbsp;les pratiques deconsultation et de recherche des utilisateurs&nbsp;;</p><p>-&nbsp;le nombre detitres par discipline&nbsp;: r&eacute;partition et coh&eacute;rence &agrave;l&#39;int&eacute;rieur des disciplines&nbsp;;&nbsp; choix de nouveauxabonnements&nbsp;; </p><p>-&nbsp; les supports&nbsp;:d&eacute;finir un &eacute;quilibre entre supports papier etnum&eacute;rique&nbsp;;</p><p>-&nbsp;la couverturelinguistique&nbsp;: selon la sp&eacute;cialit&eacute;, le domainecouvert&nbsp;; la nationalit&eacute; des utilisateurs&nbsp;;</p><p>-&nbsp;la couverturechronologique&nbsp;: sur un th&egrave;me donn&eacute;, veiller &agrave;la couverture la plus compl&egrave;te et pertinente possible, aussibien pour les collections papier qu&#39;&eacute;lectroniques(p&eacute;riodicit&eacute;, mise &agrave; jour)&nbsp;;</p><p>-&nbsp;la continuit&eacute;dans les collections&nbsp;: la politique des &eacute;diteurs, avecles rachats de titres de p&eacute;riodiques, d&eacute;stabilise lesuivi des collections de revues&nbsp;; </p><p>-&nbsp;l&#39;espaceallou&eacute;&nbsp;: selon la taille du service, les acquisitionsseront plus ou moins d&eacute;velopp&eacute;es.&nbsp;</p><p><strong>Quelsoutils et proc&eacute;duresd&#39;acquisition&nbsp;?</strong></p><p>De nombreuses sourcesbibliographiques existent. Le professionnel doit les utiliser en lesrecoupant&nbsp;avec les suggestions des utilisateurs&nbsp;:bibliographies courantes&nbsp;; revues sp&eacute;cialis&eacute;es&nbsp;;veille documentaire sur Internet&nbsp;; catalogues d&#39;&eacute;diteurs&nbsp;;points de vue critiques sp&eacute;cialis&eacute;s. </p><p>La gestion des p&eacute;riodiquesrepose sur la prise d&#39;abonnements &agrave; des p&eacute;riodiquesparaissant r&eacute;guli&egrave;rement, dits p&eacute;riodiquesvivants. Des r&eacute;pertoires (papiers ou en ligne) permettent unes&eacute;lection. Les acquisitions r&eacute;trospectives s&#39;effectuentaupr&egrave;s du diffuseur du p&eacute;riodique si ce dernier esttoujours vivant ou aupr&egrave;s d&#39;&eacute;diteurs de reprints ou demicroformes (ex.&nbsp;: l&#39;Association pour la conservation et lareproduction photographique de la presse - ACRPP).</p><p><strong>Choisiret s&eacute;lectionnerdes abonnements</strong></p><p>Le choix des abonnementsse fait en fonction du type du service de documentation ou de labiblioth&egrave;que, des besoins des utilisateurs et du budgetallou&eacute;. Les outils permettant le choix et la s&eacute;lectiondes abonnements sont nombreux&nbsp;:</p><p>- Pour les p&eacute;riodiquesfran&ccedil;ais</p><p>En sciences humaines,arts et lettres, la base de donn&eacute;es &eacute;dit&eacute;e parl&#39;Association &laquo; Ent&#39;revues &raquo; localis&eacute;e &agrave;l&#39;IMEC (Institut&nbsp;M&eacute;moires de l&#39;EditionContemporaine): http://www.entrevues.org/ </p><p>La base de donn&eacute;esdes Nouvelles messageries de la presse <br />parisienne (NMPP) indiqueles titres diffus&eacute;s en kiosque et dans les maisons de lapresse&nbsp;: http://www.nmpp.fr/ </p><p>L&#39;ouvrage Revues etmagazines : guide des p&eacute;riodiques &agrave; l&#39;intention desbiblioth&egrave;ques publiques / Annie Bethery ; Jacqueline Gascuel.(4&egrave;me &eacute;d. - Cercle de la librairie, 1997. - 409 p., 24cm. - (Collection Biblioth&egrave;ques) est toujours utile, ainsique&nbsp;:</p><p>L&#39;Annuaire de la presse,de la publicit&eacute; et de la communication. - 111 &egrave;me &eacute;d.- Paris : Ecran publicit&eacute;, 1998. - </p><p>Des sites &agrave;consulter&nbsp;: Le Syst&egrave;me universitaire de documentation(SUDOC)&nbsp;: http://www.sudoc.abes.fr et le Catalogue collectif deFrance (CCFr)&nbsp;: http://ccfr.bnf.fr</p><p>Les p&eacute;riodiques&eacute;trangers</p><p>Ulrich&#39;s InternationalPeriodicals Directory est la principale source, ainsi que Magazinesfor Libraries, publi&eacute;s par la soci&eacute;t&eacute; Bowker.Autres sources&nbsp;: PUBLIST, base de donn&eacute;es am&eacute;ricaineavec plus de 150 000 notices (http://www.publist.com/) et Boston SpaSerials&nbsp;: soit 500 000 notices du British Library DocumentSupply Center (BDLSC).</p><p><strong>Lesp&eacute;riodiques en Open Access</strong></p><p>Pour les p&eacute;riodiquesscientifiques, la base PubMedCentral propose l&#39;acc&egrave;s &agrave;plusieurs centaines de p&eacute;riodiques. </p><p>Comments&#39;abonner&nbsp;?</p><p>Lenombre d&#39;abonnements peut &ecirc;tre tr&egrave;s variable selon lesservices de documentation et les biblioth&egrave;ques, mais laplupart font le choix d&#39;une agence d&#39;abonnements qui se charge depasser les commandes aupr&egrave;s des &eacute;diteurs. Le tempsgagn&eacute; est pr&eacute;cieux&nbsp;:</p><p>-&nbsp;l&#39;agence&eacute;tablit un devis pr&eacute;visionnel&nbsp;;</p><p>-&nbsp;l&#39;agenceprend les contacts n&eacute;cessaires avec les &eacute;diteurs&nbsp;;</p><p>-&nbsp;ellese charge de r&eacute;gler elle-m&ecirc;me les &eacute;diteurs&nbsp;;</p><p>-&nbsp;elle effectue lesrelances n&eacute;cessaires aupr&egrave;s des &eacute;diteurs, etr&eacute;clame les num&eacute;ros manquants&nbsp;;</p><p>-&nbsp;elle fournit deslistes th&eacute;matiques de revues et donne des renseignementsdivers int&eacute;ressant les utilisateurs (tarif d&#39;abonnements,commande d&#39;un num&eacute;ro particulier)&nbsp;;</p><p>-&nbsp;l&#39;agencepr&eacute;l&egrave;ve une commission de 3&nbsp;% &agrave; 5&nbsp;% dumontant total des abonnements&nbsp;;</p><p>Labonne r&eacute;ception des abonnements est &agrave; contr&ocirc;lerimp&eacute;rativement.</p><p><strong>Comment choisir unfournisseur d&#39;information&nbsp;?</strong></p><p>Il faut&nbsp;:</p><p>-&nbsp;&eacute;tablirune liste d&#39;agences ou de libraires et les mettre en concurrence&nbsp;;</p><p>-&nbsp;&eacute;valuerles tarifs et les services propos&eacute;s&nbsp;;</p><p>-&nbsp;discuterle march&eacute; en fonction des services choisis&nbsp;;</p><p>-&nbsp;veillerattentivement, une fois le march&eacute; pass&eacute;, &agrave; ceque toutes les modalit&eacute;s du contrat soient respect&eacute;es.</p><p>Quelques agences&nbsp;: EBSCO France&nbsp;:http://www-fr.ebsco.com&nbsp;; Swets-Blackwell&nbsp;:http://www.swetsblackwell.com.</p><p>Certaines librairiessp&eacute;cialis&eacute;es prennent en charge les abonnements &agrave;des p&eacute;riodiques, en plus des acquisitions d&#39;ouvrages&nbsp;:l&#39;avantage est d&#39;avoir un interlocuteur unique (citons&nbsp;:L&#39;Appel du livre&nbsp;: http://www.appeldulivre.fr/&nbsp;;&nbsp;LavoisierAbonnements&nbsp;: http://www.lavoisier.fr/&nbsp;;Librairie EMINTER(filiale de Lavoisier sp&eacute;cialis&eacute;e en m&eacute;decine)&nbsp;:http://www.eminter.fr</p><p>JP Accart</p><p>cop. 2009&nbsp;</p><p><strong>Lesprincipales &eacute;tapes pour l&#39;acquisition des p&eacute;riodiques</strong></p><ol> <li> <p> Discussion, n&eacute;gociation budg&eacute;taire et fixation d&#39;un budget des acquisitions de p&eacute;riodiques </p> </li> <li> <p> Enqu&ecirc;te de besoins aupr&egrave;s des utilisateurs </p> </li> <li> <p> Evaluation de la collection des p&eacute;riodiques (usages, manques, nouveaux abonnements, achats r&eacute;trospectifs) </p> </li> <li> <p> D&eacute;finition des crit&egrave;res de s&eacute;lection </p> </li> <li> <p> Consultation des sources bibliographiques (r&eacute;pertoires, listes, catalogues d&#39;&eacute;diteurs, catalogues collectifs de p&eacute;riodiques...) </p> </li> <li> <p> Etablissement d&#39;une liste des nouvelles acquisitions et envoi pour devis aupr&egrave;s de diff&eacute;rents fournisseurs d&#39;information (agences d&#39;abonnements, libraires) </p> </li> <li> <p> Comparaison des devis fournis, choix du fournisseur, contrat et commande </p> </li> <li> <p> R&eacute;ception des nouveaux titres et contr&ocirc;le </p> </li></ol> <p> &nbsp; </p> <p> Voir : &bdquo;Concortiums: optimiser ses acquisitions&quot;, Guide pratique &laquo;&nbsp;Les publications &eacute;lectroniques&nbsp;&raquo;, Archimag, mai 2006. </p> <p > Voir la Charte documentaire des acquisitions de la BnF disponible en ligne&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bnf.fr/pages/infopro/collectionspro/pdf/Charte_coll.pdf">http://www.bnf.fr/pages/infopro/collectionspro/pdf/Charte_coll.pdf</a> </p> <p > <br /> </p> <p> &nbsp; </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2007) - Un bon audit et ça repart ! 2008-03-01T14:12:38+00:00 2008-03-01T14:12:38+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2007-un-bon-audit-et-ca-repart.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><h2>Pas de potion magique mais ...un bon audit et &ccedil;a repart&nbsp;!&nbsp;</h2><p>&nbsp;<img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/couv_guide_si_06.jpg" alt="couv_guide_si_06" title="couv_guide_si_06" width="110" height="150" /> Les professionnels de l&#39;information et de la documentation le savent bien&nbsp;: les situations stables n&#39;existent pas (ou peu) quelle que soit l&#39;entreprise o&ugrave; l&#39;on exerce, commerciale ou non, priv&eacute;e ou publique. Le ma&icirc;tre-mot est plut&ocirc;t &laquo;&nbsp;changement&nbsp;&raquo;&nbsp;: de direction, de politique, d&#39;orientation, de strat&eacute;gie avec des cons&eacute;quences directes sur les budgets, les &eacute;quipes et les services. Mais le changement peut &eacute;galement provenir de l&#39;environnement externe&nbsp;: les besoins des utilisateurs diff&egrave;rent, &eacute;voluent, les prestations documentaires ne sont plus adapt&eacute;es, la technologie n&eacute;cessite des adaptations continues. Comment se pr&eacute;munir face aux changements &agrave; venir, comment &laquo;&nbsp;voir venir&nbsp;&raquo; en quelque sorte, faire face&nbsp;? Comment interpr&eacute;ter les signes annonciateurs, trouver des solutions pour un avenir parfois incertain, assurer sa position tout en gardant une ligne directrice&nbsp;? Il n&#39;y a pas de recette miracle unique, applicable &agrave; toutes les situations. Il existe cependant des outils, des m&eacute;thodes qui permettent d&#39;anticiper&nbsp;: l&#39;audit est une m&eacute;thode qui pr&eacute;sente l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de prendre obligatoirement du recul par rapport aux activit&eacute;s et prestations documentaires. Plusieurs types d&#39;audit sont possibles et sont expos&eacute;s ici. </p><p><strong>Qu&#39;est-ce qu&#39;un audit&nbsp;?</strong> </p><p>L&#39;audit fait partie de la d&eacute;marche qualit&eacute; dont la norme ISO 9000 d&eacute;taille le processus. L&#39;audit est en effet &laquo;&nbsp;un processus m&eacute;thodique, ind&eacute;pendant et document&eacute; permettant de recueillir des informations objectives pour d&eacute;terminer dans quelle mesure les exigences satisfont aux r&eacute;f&eacute;rentiels du domaine concern&eacute;. Il s&#39;attache notamment &agrave; d&eacute;tecter les anomalies et les risques dans les organismes et secteurs d&#39;activit&eacute; qu&#39;il examine. Auditer une entreprise, un service, c&#39;est &eacute;couter les diff&eacute;rents acteurs pour comprendre et faire comprendre le syst&egrave;me en place ou &agrave; mettre en place&nbsp;&raquo; . </p><p>Anomalies, risques, exigences&nbsp;: comment les d&eacute;tecter&nbsp;? Ils (elles) n&#39;apparaissent pas &agrave; l&#39;&eacute;vidence, m&ecirc;me aux yeux de professionnels confirm&eacute;s. Bien souvent, un audit d&eacute;cid&eacute; par une direction vise &agrave; mettre de c&ocirc;t&eacute; (voire &agrave; licencier) le responsable ou son &eacute;quipe, parfois m&ecirc;me &agrave; fermer le service. Il est donc bon d&#39;anticiper. L&#39;audit peut &eacute;galement &ecirc;tre d&eacute;cid&eacute; par le responsable du service de documentation dans plusieurs cas&nbsp;: </p><ul> <li>le service est en plein d&eacute;veloppement&nbsp;: jusqu&#39;o&ugrave; peut-il se d&eacute;velopper&nbsp;? Quels sont ses capacit&eacute;s (en personnel, en moyens) &agrave; faire face&nbsp;?</li> <li>le service stagne&nbsp;: pourquoi&nbsp;? Peut-on am&eacute;liorer la situation&nbsp;?</li> <li>le service r&eacute;gresse&nbsp;: il n&#39;est peut-&ecirc;tre pas trop tard pour redresser la situation.</li></ul><p>Dans tous ces cas de figure, il faut d&eacute;terminer en premier la vraie raison de l&#39;audit. </p><p><strong>Ce que n&#39;est pas (ou ce que ne doit pas &ecirc;tre) un audit</strong> </p><p>Un audit ne doit pas &ecirc;tre un &laquo;&nbsp;super-contr&ocirc;le&nbsp;&raquo;&nbsp;: le service doit en effet poss&eacute;der d&egrave;s le d&eacute;part ses propres moyens d&#39;auto-contr&ocirc;le, c&#39;est-&agrave;-dire des outils de gestion adapt&eacute;s. Un tableau de bord permet de voir les tendances (mensuelle, annuelles, pluri-annuelles) gr&acirc;ce &agrave; des statistiques r&eacute;guli&egrave;res, &eacute;valuation de l&#39;activit&eacute;, montant des recettes (si le service vend ses produits), indices de satisfaction des utilisateurs, enqu&ecirc;tes... </p><p>Un audit ne doit pas &ecirc;tre non plus une &laquo;&nbsp;surveillance d&eacute;guis&eacute;e&nbsp;&raquo;, voulue par la direction. L&#39;activit&eacute; documentaire restant le plus souvent impr&eacute;cise aux yeux des directions, il appartient au responsable et &agrave; l&#39;&eacute;quipe de la rendre transparente. La question&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mais que faites-vous donc au service de documentation&nbsp;? &raquo; ne doit plus &ecirc;tre pos&eacute;e, car la r&eacute;ponse doit &ecirc;tre &eacute;vidente aux yeux de tous dans l&#39;entreprise ou l&#39;institution. </p><p>Un audit n&#39;est pas non plus &laquo;&nbsp;une occasion de r&eacute;gler ses comptes&nbsp;&raquo;, notamment en interne. Le plus souvent bas&eacute; sur la confiance, un audit visant &agrave; mettre sur la touche certains collaborateurs, ne porterait pas ses fruits ou serait mal interpr&eacute;t&eacute; en interne. </p><p><strong>Quels sont les objectifs d&#39;un audit&nbsp;?</strong> </p><p>Qui dit audit, dit &laquo;&nbsp;exigences&nbsp;&raquo;&nbsp;: que celles-ci proviennent de la direction (am&eacute;liorer la rentabilit&eacute;, baisser certains co&ucirc;ts), du responsable (optimiser les processus de travail, &eacute;tudier la pertinence de certains produits documentaires) ou de l&#39;&eacute;quipe (mieux organiser le travail, le temps de travail). </p><p>En fonction de ces exigences, expos&eacute;es et d&eacute;taill&eacute;es dans un cahier des charges pr&eacute;cis, le premier objectif est de d&eacute;terminer l&#39;efficacit&eacute; du syst&egrave;me de gestion mis en place&nbsp;: si un produit documentaire ne rencontre pas son public, il faut savoir pourquoi et si tout est mis en &oelig;uvre pour satisfaire celui-ci. </p><p>Le second objectif vise &agrave; savoir si le syst&egrave;me de gestion est apte &agrave; atteindre les objectifs de qualit&eacute; d&eacute;finis&nbsp;: est-il assez souple&nbsp;? Permet-il de rectifier une situation&nbsp;? Il est parfois n&eacute;cessaire de revoir certains abonnements &agrave; des p&eacute;riodiques, papier ou &eacute;lectroniques, car ils ne correspondent plus &agrave; la demande. Une autonomie budg&eacute;taire est alors bien utile. </p><p>Le troisi&egrave;me objectif de l&#39;audit est de donner l&#39;opportunit&eacute; d&#39;am&eacute;liorer le syst&egrave;me de gestion et son efficacit&eacute;, en clair proposer des solutions face &agrave; une situation probl&eacute;matique. M&ecirc;me s&#39;il n&#39;est pas toujours facile d&#39;accepter les conseils externes par rapport &agrave; un service que l&#39;on a soi-m&ecirc;me cr&eacute;&eacute;, il faut faire preuve d&#39;adaptabilit&eacute; et de recul. </p><p><strong>Les avantages d&#39;un audit</strong> </p><p>Ils sont en fait nombreux&nbsp;: un audit permet g&eacute;n&eacute;ralement de progresser, il redonne un &eacute;lan par rapport &agrave; une situation jug&eacute;e insoluble. M&ecirc;me si toutes les solutions propos&eacute;es ne sont pas imm&eacute;diatement applicables, elles peuvent &ecirc;tre &eacute;tal&eacute;es dans le temps et constituer ainsi un v&eacute;ritable plan de d&eacute;veloppement du service. </p><p>Un autre avantage est qu&#39;il est souvent l&#39;occasion de reconsid&eacute;rer de mani&egrave;re objective les relations du service de documentation avec les autres services de l&#39;entreprise, de mieux comprendre sa place et sa position et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me d&#39;en augmenter l&#39;influence. Le fait m&ecirc;me d&#39;&ecirc;tre audit&eacute; ne peut &ecirc;tre que bien per&ccedil;u par une direction&nbsp;: celle-ci verra dans cette d&eacute;marche un souci de progresser. </p><p>Enfin, un autre avantage, et non des moindres, consiste dans l&#39;apprentissage de la d&eacute;marche qualit&eacute;, l&#39;audit en constituant la premi&egrave;re &eacute;tape. Le service peut ainsi &ecirc;tre conduit pas &agrave; pas vers une certification, ce qui ne sera que b&eacute;n&eacute;fique. </p><p>La norme ISO 19011 traite dans son int&eacute;gralit&eacute; de la technique de l&#39;audit. </p><p><strong>Le cahier des charges</strong> </p><p>Une fois les objectifs de l&#39;audit fix&eacute;, ceci en fonction de la situation &agrave; am&eacute;liorer, il reste &agrave; dresser un cahier des charges pr&eacute;cis de ladite situation. Le cahier des charges d&eacute;taille les points&nbsp;suivants: </p><ul> <li>une pr&eacute;sentation succinte de la situation</li> <li>les probl&egrave;mes soulev&eacute;s (co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;, prestation inad&eacute;quate...)</li> <li>les membres de l&#39;&eacute;quipe impliqu&eacute;s, leurs comp&eacute;tences</li> <li>la situation souhait&eacute;e</li> <li>les changements que cela implique</li> <li>les d&eacute;lais</li> <li>un temps d&#39;&eacute;valuation n&eacute;cessaire</li></ul><p>Les objectifs fix&eacute;s, le cahier des charges &eacute;tablis, deux &eacute;tapes importantes ne sont pas &agrave; n&eacute;gliger&nbsp;: </p><p>La premi&egrave;re &eacute;tape est de convaincre l&#39;&eacute;quipe en place, apr&egrave;s l&#39;avoir inform&eacute;e, du bien-fond&eacute; de l&#39;audit. Par des r&eacute;unions individuelles ou en groupe, l&#39;&eacute;quipe doit comprendre le pourquoi de la d&eacute;marche&nbsp;: tous doivent en effet &ecirc;tre impliqu&eacute;s pour la r&eacute;ussite compl&egrave;te de l&#39;audit. Combien d&#39;audits ne portent-ils pas leur fruit car cette &eacute;tape n&#39;a pas &eacute;t&eacute; suffisamment suivie... L&#39;un des arguments majeurs &agrave; mettre en avant est que l&#39;audit doit apporter une am&eacute;lioration dans le travail. G&eacute;n&eacute;ralement, celui qui audite demande &agrave; rencontrer le personnel&nbsp;: le travail sera d&#39;autant plus ais&eacute; &agrave; accomplir si l&#39;&eacute;quipe est convaincue du bien-fond&eacute; d&#39;une intervention le plus souvent externe. </p><p>La seconde &eacute;tape est d&#39;exposer clairement la situation &agrave; la direction sans faux-fuyants. Un audit repr&eacute;sentant un certain montant financier, il est difficile de se passer de l&#39;accord de la direction, encore faut-il qu&#39;elle soit convaincue de sa n&eacute;cessit&eacute;. Une analyse courte de la situation, les risques encourus, les co&ucirc;ts engendr&eacute;s devront &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;s. Il faut &eacute;galement s&#39;engager &agrave; pr&eacute;senter des r&eacute;sultats r&eacute;guliers&nbsp;: en cours et apr&egrave;s l&#39;audit. Une fois l&#39;accord de la direction obtenu, le choix du consultant s&#39;av&egrave;re une &eacute;tape essentielle. </p><p><strong>Le choix du consultant</strong> </p><p>L&#39;emploi d&#39;un consultant, souvent on&eacute;reux, se justifie par le manque de temps, de comp&eacute;tence dans un domaine ou de recul par rapport &agrave; une situation donn&eacute;e, et par l&#39;importance du service de documentation dans l&#39;entreprise. L&#39;audit r&eacute;v&egrave;le des formations insuffisantes, une organisation du travail d&eacute;ficiente ou d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e, des services et des produits &agrave; r&eacute;ajuster. </p><p>M&ecirc;me si l&#39;entreprise insiste pour choisir elle-m&ecirc;me le consultant, c&#39;est au responsable du service de documentation de proposer et de faire la s&eacute;lection finale&nbsp;: le travail documentaire est en soi particulier et doit relever de sp&eacute;cialistes du domaine, m&ecirc;me s&#39;il est vrai que les techniques du management s&#39;appliquent ici. </p><p>L&#39;&eacute;ventail des consultants est aujourd&#39;hui assez large pour trouver celui qui r&eacute;pondra aux probl&egrave;mes pos&eacute;s . Cependant, il est n&eacute;cessaire de s&eacute;lectionner au moins trois consultants possibles, de leur envoyer le cahier des charges et de comparer les r&eacute;ponses apport&eacute;es. Une enqu&ecirc;te pr&eacute;alable permet de voir les avantages et inconv&eacute;nients de tel ou tel consultant. Il n&#39;est pas interdit de contacter les clients de ces consultants pour avis. Il est recommand&eacute; &eacute;galement d&#39;interviewer les consultants pressentis afin d&#39;avoir une id&eacute;e plus exacte de ce qu&#39;ils peuvent proposer. L&agrave; aussi, la question de confiance est primordiale. Une fois le choix &eacute;tabli, l&#39;audit lui-m&ecirc;me pourra alors commencer. </p><p><strong>L&#39;audit</strong> </p><p>L&#39;&eacute;valuation de la situation est r&eacute;alis&eacute;e par des consultants externes ou des soci&eacute;t&eacute;s de conseil &agrave; partir du cahier des charges. Les consultants proc&egrave;dent par enqu&ecirc;tes et questionnaires, dont les r&eacute;sultats sont int&eacute;gr&eacute;s dans des grilles d&#39;&eacute;valuation desquelles sont tir&eacute;es des conclusions et des propositions. </p><p>Certaines de ces propositions peuvent &ecirc;tre de collaborer avec des consultants externes pour des t&acirc;ches temporaires ou tr&egrave;s sp&eacute;cifiques, ou de s&#39;adresser &agrave; des sous-traitants pour soulager certains secteurs de la documentation ou &eacute;viter des investissements de rentabilit&eacute; incertaine. </p><p><strong>D&#39;autres solutions possibles que l&#39;audit&nbsp;?</strong> </p><p>Le budget d&#39;un audit &eacute;tant relativement &eacute;lev&eacute;, il est parfois difficile d&#39;obtenir les sommes n&eacute;cessaires. La solution de l&#39;audit se voyant abandonn&eacute;e, il reste cependant quelques solutions envisageables&nbsp;: </p><p>La premi&egrave;re possibilit&eacute; est d&#39;avoir recours au benchmarking&nbsp;: </p><p>Appliqu&eacute; &agrave; un service de documentation, le benchmarking est une technique d&#39;&eacute;valuation de la performance. Il consiste &agrave; comparer de fa&ccedil;on syst&eacute;matique les performances d&#39;un service avec celles plus efficaces d&#39;un autre service. Les crit&egrave;res d&#39;&eacute;valuation sont donc de plus en plus &eacute;lev&eacute;s. Il est possible d&#39;y arriver par la d&eacute;marche qualit&eacute;. De m&ecirc;me que des donn&eacute;es de toutes sortes, des informations, des renseignements sont indispensables au benchmarking. </p><p ><strong>&Eacute;ric Sutter</strong> d&eacute;finit plusieurs &eacute;tapes &agrave; suivre&nbsp;: </p><p >-&nbsp;conna&icirc;tre son propre fonctionnement et rep&eacute;rer ce qui, dans ce fonctionnement, doit &ecirc;tre am&eacute;lior&eacute;&nbsp;; </p><p >-&nbsp;conna&icirc;tre les concurrents directs ou indirects, les leaders du secteur d&#39;activit&eacute;&nbsp;; </p><p >-&nbsp;int&eacute;grer le meilleur&nbsp;; parvenir &agrave; l&#39;excellence. </p><p >Quatre axes de prospection sont g&eacute;n&eacute;ralement envisag&eacute;s&nbsp;: </p><p >-&nbsp;<strong>le benchmarking interne</strong>&nbsp;: dans les diff&eacute;rents d&eacute;partements de la plupart des grandes entreprises, on retrouve des fonctions de gestion documentaire&nbsp;; ce peut &ecirc;tre un point de d&eacute;part pour d&eacute;couvrir des diff&eacute;rences de points de vue&nbsp;; </p><p >-&nbsp;<strong>le benchmarking aupr&egrave;s des concurrents directs</strong>&nbsp;: il s&#39;agit de s&eacute;lectionner les organismes de documentation comparables&nbsp;; </p><p >-&nbsp;<strong>le benchmarking orient&eacute; vers d&#39;autres fonctions</strong>&nbsp;: pour sortir de l&#39;univers habituel de la documentation, on peut citer d&#39;autres fonctions qui traitent de l&#39;information, tels la communication, le marketing, le journalisme&nbsp;; </p><p >-&nbsp;<strong>le benchmarking&nbsp; </strong>utilis&eacute; dans l&#39;industrie et appliqu&eacute;s en documentation. </p><p>La seconde possibilit&eacute; est d&#39;avoir recours &agrave; l&#39;universit&eacute; et aux formations en information-documentation&nbsp;: m&ecirc;me si certains &eacute;tudiants n&#39;ont g&eacute;n&eacute;ralement pas beaucoup d&#39;exp&eacute;rience, d&#39;autres, s&#39;ils reprennent leurs &eacute;tudes, peuvent &ecirc;tre int&eacute;ress&eacute;s &agrave; analyser une situation <br />onn&eacute;e et proposer des solutions. Ce cas de figure n&#39;est pas exceptionnel, l&#39;appel &agrave; des &eacute;tudiants en fin de cycle peut s&#39;av&eacute;rer une aide pr&eacute;cieuse dans certains cas. </p><p><strong>Les apports d&#39;un audit</strong> </p><p>Nos l&#39;avons vu, il existe plusieurs solutions pour faire auditer un service de documentation&nbsp;: certaines (l&#39;audit lui-m&ecirc;me par un consultant) pr&eacute;sentent de nombreux avantages, le premier &eacute;tant d&#39;avoir une vision externe sur une situation donn&eacute;e. Les autres solutions envisag&eacute;es ne sont pas &agrave; n&eacute;gliger pour autant, elles peuvent &ecirc;tre positives. </p><p>L&#39;audit permet ainsi de mettre en avant les points forts et les points faibles du service, de rep&eacute;rer et de renforcer sa valeur ajout&eacute;e, d&#39;apporter des corrections, de mettre l&#39;accent sur tel ou tel aspect, de renforcer telle prestation plut&ocirc;t que telle autre, jug&eacute;e obsol&egrave;te. </p><p>Au-del&agrave; des aspects pratiques, l&#39;audit peut &ecirc;tre vu comme un outil pour orienter la politique documentaire, donner des arguments pour une autre strat&eacute;gie. Il peut &eacute;galement &ecirc;tre un outil de promotion interne du service. </p><p>Cop. JP Accart, 2008 </p><p><strong>Article publi&eacute; dans : Guide pratique &laquo;&nbsp;Manager et d&eacute;velopper son service infodoc&nbsp;&raquo;, Archimag, janvier 2007, p. 17-20.</strong> </p><p><strong>Guide&nbsp;&agrave; commander <a id="fm_file" href="http://archimag.com/fr/accueil-archimag/boutique/commander-un-guide/manager-son-service-infodoc/commandez-le-guide-pratique-manager-son-service-infodoc.html#4478" target="_blank" title="en ligne"><span >en ligne&nbsp;</span></a>&nbsp;&nbsp;</strong> </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><h2>Pas de potion magique mais ...un bon audit et &ccedil;a repart&nbsp;!&nbsp;</h2><p>&nbsp;<img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/couv_guide_si_06.jpg" alt="couv_guide_si_06" title="couv_guide_si_06" width="110" height="150" /> Les professionnels de l&#39;information et de la documentation le savent bien&nbsp;: les situations stables n&#39;existent pas (ou peu) quelle que soit l&#39;entreprise o&ugrave; l&#39;on exerce, commerciale ou non, priv&eacute;e ou publique. Le ma&icirc;tre-mot est plut&ocirc;t &laquo;&nbsp;changement&nbsp;&raquo;&nbsp;: de direction, de politique, d&#39;orientation, de strat&eacute;gie avec des cons&eacute;quences directes sur les budgets, les &eacute;quipes et les services. Mais le changement peut &eacute;galement provenir de l&#39;environnement externe&nbsp;: les besoins des utilisateurs diff&egrave;rent, &eacute;voluent, les prestations documentaires ne sont plus adapt&eacute;es, la technologie n&eacute;cessite des adaptations continues. Comment se pr&eacute;munir face aux changements &agrave; venir, comment &laquo;&nbsp;voir venir&nbsp;&raquo; en quelque sorte, faire face&nbsp;? Comment interpr&eacute;ter les signes annonciateurs, trouver des solutions pour un avenir parfois incertain, assurer sa position tout en gardant une ligne directrice&nbsp;? Il n&#39;y a pas de recette miracle unique, applicable &agrave; toutes les situations. Il existe cependant des outils, des m&eacute;thodes qui permettent d&#39;anticiper&nbsp;: l&#39;audit est une m&eacute;thode qui pr&eacute;sente l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de prendre obligatoirement du recul par rapport aux activit&eacute;s et prestations documentaires. Plusieurs types d&#39;audit sont possibles et sont expos&eacute;s ici. </p><p><strong>Qu&#39;est-ce qu&#39;un audit&nbsp;?</strong> </p><p>L&#39;audit fait partie de la d&eacute;marche qualit&eacute; dont la norme ISO 9000 d&eacute;taille le processus. L&#39;audit est en effet &laquo;&nbsp;un processus m&eacute;thodique, ind&eacute;pendant et document&eacute; permettant de recueillir des informations objectives pour d&eacute;terminer dans quelle mesure les exigences satisfont aux r&eacute;f&eacute;rentiels du domaine concern&eacute;. Il s&#39;attache notamment &agrave; d&eacute;tecter les anomalies et les risques dans les organismes et secteurs d&#39;activit&eacute; qu&#39;il examine. Auditer une entreprise, un service, c&#39;est &eacute;couter les diff&eacute;rents acteurs pour comprendre et faire comprendre le syst&egrave;me en place ou &agrave; mettre en place&nbsp;&raquo; . </p><p>Anomalies, risques, exigences&nbsp;: comment les d&eacute;tecter&nbsp;? Ils (elles) n&#39;apparaissent pas &agrave; l&#39;&eacute;vidence, m&ecirc;me aux yeux de professionnels confirm&eacute;s. Bien souvent, un audit d&eacute;cid&eacute; par une direction vise &agrave; mettre de c&ocirc;t&eacute; (voire &agrave; licencier) le responsable ou son &eacute;quipe, parfois m&ecirc;me &agrave; fermer le service. Il est donc bon d&#39;anticiper. L&#39;audit peut &eacute;galement &ecirc;tre d&eacute;cid&eacute; par le responsable du service de documentation dans plusieurs cas&nbsp;: </p><ul> <li>le service est en plein d&eacute;veloppement&nbsp;: jusqu&#39;o&ugrave; peut-il se d&eacute;velopper&nbsp;? Quels sont ses capacit&eacute;s (en personnel, en moyens) &agrave; faire face&nbsp;?</li> <li>le service stagne&nbsp;: pourquoi&nbsp;? Peut-on am&eacute;liorer la situation&nbsp;?</li> <li>le service r&eacute;gresse&nbsp;: il n&#39;est peut-&ecirc;tre pas trop tard pour redresser la situation.</li></ul><p>Dans tous ces cas de figure, il faut d&eacute;terminer en premier la vraie raison de l&#39;audit. </p><p><strong>Ce que n&#39;est pas (ou ce que ne doit pas &ecirc;tre) un audit</strong> </p><p>Un audit ne doit pas &ecirc;tre un &laquo;&nbsp;super-contr&ocirc;le&nbsp;&raquo;&nbsp;: le service doit en effet poss&eacute;der d&egrave;s le d&eacute;part ses propres moyens d&#39;auto-contr&ocirc;le, c&#39;est-&agrave;-dire des outils de gestion adapt&eacute;s. Un tableau de bord permet de voir les tendances (mensuelle, annuelles, pluri-annuelles) gr&acirc;ce &agrave; des statistiques r&eacute;guli&egrave;res, &eacute;valuation de l&#39;activit&eacute;, montant des recettes (si le service vend ses produits), indices de satisfaction des utilisateurs, enqu&ecirc;tes... </p><p>Un audit ne doit pas &ecirc;tre non plus une &laquo;&nbsp;surveillance d&eacute;guis&eacute;e&nbsp;&raquo;, voulue par la direction. L&#39;activit&eacute; documentaire restant le plus souvent impr&eacute;cise aux yeux des directions, il appartient au responsable et &agrave; l&#39;&eacute;quipe de la rendre transparente. La question&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mais que faites-vous donc au service de documentation&nbsp;? &raquo; ne doit plus &ecirc;tre pos&eacute;e, car la r&eacute;ponse doit &ecirc;tre &eacute;vidente aux yeux de tous dans l&#39;entreprise ou l&#39;institution. </p><p>Un audit n&#39;est pas non plus &laquo;&nbsp;une occasion de r&eacute;gler ses comptes&nbsp;&raquo;, notamment en interne. Le plus souvent bas&eacute; sur la confiance, un audit visant &agrave; mettre sur la touche certains collaborateurs, ne porterait pas ses fruits ou serait mal interpr&eacute;t&eacute; en interne. </p><p><strong>Quels sont les objectifs d&#39;un audit&nbsp;?</strong> </p><p>Qui dit audit, dit &laquo;&nbsp;exigences&nbsp;&raquo;&nbsp;: que celles-ci proviennent de la direction (am&eacute;liorer la rentabilit&eacute;, baisser certains co&ucirc;ts), du responsable (optimiser les processus de travail, &eacute;tudier la pertinence de certains produits documentaires) ou de l&#39;&eacute;quipe (mieux organiser le travail, le temps de travail). </p><p>En fonction de ces exigences, expos&eacute;es et d&eacute;taill&eacute;es dans un cahier des charges pr&eacute;cis, le premier objectif est de d&eacute;terminer l&#39;efficacit&eacute; du syst&egrave;me de gestion mis en place&nbsp;: si un produit documentaire ne rencontre pas son public, il faut savoir pourquoi et si tout est mis en &oelig;uvre pour satisfaire celui-ci. </p><p>Le second objectif vise &agrave; savoir si le syst&egrave;me de gestion est apte &agrave; atteindre les objectifs de qualit&eacute; d&eacute;finis&nbsp;: est-il assez souple&nbsp;? Permet-il de rectifier une situation&nbsp;? Il est parfois n&eacute;cessaire de revoir certains abonnements &agrave; des p&eacute;riodiques, papier ou &eacute;lectroniques, car ils ne correspondent plus &agrave; la demande. Une autonomie budg&eacute;taire est alors bien utile. </p><p>Le troisi&egrave;me objectif de l&#39;audit est de donner l&#39;opportunit&eacute; d&#39;am&eacute;liorer le syst&egrave;me de gestion et son efficacit&eacute;, en clair proposer des solutions face &agrave; une situation probl&eacute;matique. M&ecirc;me s&#39;il n&#39;est pas toujours facile d&#39;accepter les conseils externes par rapport &agrave; un service que l&#39;on a soi-m&ecirc;me cr&eacute;&eacute;, il faut faire preuve d&#39;adaptabilit&eacute; et de recul. </p><p><strong>Les avantages d&#39;un audit</strong> </p><p>Ils sont en fait nombreux&nbsp;: un audit permet g&eacute;n&eacute;ralement de progresser, il redonne un &eacute;lan par rapport &agrave; une situation jug&eacute;e insoluble. M&ecirc;me si toutes les solutions propos&eacute;es ne sont pas imm&eacute;diatement applicables, elles peuvent &ecirc;tre &eacute;tal&eacute;es dans le temps et constituer ainsi un v&eacute;ritable plan de d&eacute;veloppement du service. </p><p>Un autre avantage est qu&#39;il est souvent l&#39;occasion de reconsid&eacute;rer de mani&egrave;re objective les relations du service de documentation avec les autres services de l&#39;entreprise, de mieux comprendre sa place et sa position et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me d&#39;en augmenter l&#39;influence. Le fait m&ecirc;me d&#39;&ecirc;tre audit&eacute; ne peut &ecirc;tre que bien per&ccedil;u par une direction&nbsp;: celle-ci verra dans cette d&eacute;marche un souci de progresser. </p><p>Enfin, un autre avantage, et non des moindres, consiste dans l&#39;apprentissage de la d&eacute;marche qualit&eacute;, l&#39;audit en constituant la premi&egrave;re &eacute;tape. Le service peut ainsi &ecirc;tre conduit pas &agrave; pas vers une certification, ce qui ne sera que b&eacute;n&eacute;fique. </p><p>La norme ISO 19011 traite dans son int&eacute;gralit&eacute; de la technique de l&#39;audit. </p><p><strong>Le cahier des charges</strong> </p><p>Une fois les objectifs de l&#39;audit fix&eacute;, ceci en fonction de la situation &agrave; am&eacute;liorer, il reste &agrave; dresser un cahier des charges pr&eacute;cis de ladite situation. Le cahier des charges d&eacute;taille les points&nbsp;suivants: </p><ul> <li>une pr&eacute;sentation succinte de la situation</li> <li>les probl&egrave;mes soulev&eacute;s (co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;, prestation inad&eacute;quate...)</li> <li>les membres de l&#39;&eacute;quipe impliqu&eacute;s, leurs comp&eacute;tences</li> <li>la situation souhait&eacute;e</li> <li>les changements que cela implique</li> <li>les d&eacute;lais</li> <li>un temps d&#39;&eacute;valuation n&eacute;cessaire</li></ul><p>Les objectifs fix&eacute;s, le cahier des charges &eacute;tablis, deux &eacute;tapes importantes ne sont pas &agrave; n&eacute;gliger&nbsp;: </p><p>La premi&egrave;re &eacute;tape est de convaincre l&#39;&eacute;quipe en place, apr&egrave;s l&#39;avoir inform&eacute;e, du bien-fond&eacute; de l&#39;audit. Par des r&eacute;unions individuelles ou en groupe, l&#39;&eacute;quipe doit comprendre le pourquoi de la d&eacute;marche&nbsp;: tous doivent en effet &ecirc;tre impliqu&eacute;s pour la r&eacute;ussite compl&egrave;te de l&#39;audit. Combien d&#39;audits ne portent-ils pas leur fruit car cette &eacute;tape n&#39;a pas &eacute;t&eacute; suffisamment suivie... L&#39;un des arguments majeurs &agrave; mettre en avant est que l&#39;audit doit apporter une am&eacute;lioration dans le travail. G&eacute;n&eacute;ralement, celui qui audite demande &agrave; rencontrer le personnel&nbsp;: le travail sera d&#39;autant plus ais&eacute; &agrave; accomplir si l&#39;&eacute;quipe est convaincue du bien-fond&eacute; d&#39;une intervention le plus souvent externe. </p><p>La seconde &eacute;tape est d&#39;exposer clairement la situation &agrave; la direction sans faux-fuyants. Un audit repr&eacute;sentant un certain montant financier, il est difficile de se passer de l&#39;accord de la direction, encore faut-il qu&#39;elle soit convaincue de sa n&eacute;cessit&eacute;. Une analyse courte de la situation, les risques encourus, les co&ucirc;ts engendr&eacute;s devront &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;s. Il faut &eacute;galement s&#39;engager &agrave; pr&eacute;senter des r&eacute;sultats r&eacute;guliers&nbsp;: en cours et apr&egrave;s l&#39;audit. Une fois l&#39;accord de la direction obtenu, le choix du consultant s&#39;av&egrave;re une &eacute;tape essentielle. </p><p><strong>Le choix du consultant</strong> </p><p>L&#39;emploi d&#39;un consultant, souvent on&eacute;reux, se justifie par le manque de temps, de comp&eacute;tence dans un domaine ou de recul par rapport &agrave; une situation donn&eacute;e, et par l&#39;importance du service de documentation dans l&#39;entreprise. L&#39;audit r&eacute;v&egrave;le des formations insuffisantes, une organisation du travail d&eacute;ficiente ou d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e, des services et des produits &agrave; r&eacute;ajuster. </p><p>M&ecirc;me si l&#39;entreprise insiste pour choisir elle-m&ecirc;me le consultant, c&#39;est au responsable du service de documentation de proposer et de faire la s&eacute;lection finale&nbsp;: le travail documentaire est en soi particulier et doit relever de sp&eacute;cialistes du domaine, m&ecirc;me s&#39;il est vrai que les techniques du management s&#39;appliquent ici. </p><p>L&#39;&eacute;ventail des consultants est aujourd&#39;hui assez large pour trouver celui qui r&eacute;pondra aux probl&egrave;mes pos&eacute;s . Cependant, il est n&eacute;cessaire de s&eacute;lectionner au moins trois consultants possibles, de leur envoyer le cahier des charges et de comparer les r&eacute;ponses apport&eacute;es. Une enqu&ecirc;te pr&eacute;alable permet de voir les avantages et inconv&eacute;nients de tel ou tel consultant. Il n&#39;est pas interdit de contacter les clients de ces consultants pour avis. Il est recommand&eacute; &eacute;galement d&#39;interviewer les consultants pressentis afin d&#39;avoir une id&eacute;e plus exacte de ce qu&#39;ils peuvent proposer. L&agrave; aussi, la question de confiance est primordiale. Une fois le choix &eacute;tabli, l&#39;audit lui-m&ecirc;me pourra alors commencer. </p><p><strong>L&#39;audit</strong> </p><p>L&#39;&eacute;valuation de la situation est r&eacute;alis&eacute;e par des consultants externes ou des soci&eacute;t&eacute;s de conseil &agrave; partir du cahier des charges. Les consultants proc&egrave;dent par enqu&ecirc;tes et questionnaires, dont les r&eacute;sultats sont int&eacute;gr&eacute;s dans des grilles d&#39;&eacute;valuation desquelles sont tir&eacute;es des conclusions et des propositions. </p><p>Certaines de ces propositions peuvent &ecirc;tre de collaborer avec des consultants externes pour des t&acirc;ches temporaires ou tr&egrave;s sp&eacute;cifiques, ou de s&#39;adresser &agrave; des sous-traitants pour soulager certains secteurs de la documentation ou &eacute;viter des investissements de rentabilit&eacute; incertaine. </p><p><strong>D&#39;autres solutions possibles que l&#39;audit&nbsp;?</strong> </p><p>Le budget d&#39;un audit &eacute;tant relativement &eacute;lev&eacute;, il est parfois difficile d&#39;obtenir les sommes n&eacute;cessaires. La solution de l&#39;audit se voyant abandonn&eacute;e, il reste cependant quelques solutions envisageables&nbsp;: </p><p>La premi&egrave;re possibilit&eacute; est d&#39;avoir recours au benchmarking&nbsp;: </p><p>Appliqu&eacute; &agrave; un service de documentation, le benchmarking est une technique d&#39;&eacute;valuation de la performance. Il consiste &agrave; comparer de fa&ccedil;on syst&eacute;matique les performances d&#39;un service avec celles plus efficaces d&#39;un autre service. Les crit&egrave;res d&#39;&eacute;valuation sont donc de plus en plus &eacute;lev&eacute;s. Il est possible d&#39;y arriver par la d&eacute;marche qualit&eacute;. De m&ecirc;me que des donn&eacute;es de toutes sortes, des informations, des renseignements sont indispensables au benchmarking. </p><p ><strong>&Eacute;ric Sutter</strong> d&eacute;finit plusieurs &eacute;tapes &agrave; suivre&nbsp;: </p><p >-&nbsp;conna&icirc;tre son propre fonctionnement et rep&eacute;rer ce qui, dans ce fonctionnement, doit &ecirc;tre am&eacute;lior&eacute;&nbsp;; </p><p >-&nbsp;conna&icirc;tre les concurrents directs ou indirects, les leaders du secteur d&#39;activit&eacute;&nbsp;; </p><p >-&nbsp;int&eacute;grer le meilleur&nbsp;; parvenir &agrave; l&#39;excellence. </p><p >Quatre axes de prospection sont g&eacute;n&eacute;ralement envisag&eacute;s&nbsp;: </p><p >-&nbsp;<strong>le benchmarking interne</strong>&nbsp;: dans les diff&eacute;rents d&eacute;partements de la plupart des grandes entreprises, on retrouve des fonctions de gestion documentaire&nbsp;; ce peut &ecirc;tre un point de d&eacute;part pour d&eacute;couvrir des diff&eacute;rences de points de vue&nbsp;; </p><p >-&nbsp;<strong>le benchmarking aupr&egrave;s des concurrents directs</strong>&nbsp;: il s&#39;agit de s&eacute;lectionner les organismes de documentation comparables&nbsp;; </p><p >-&nbsp;<strong>le benchmarking orient&eacute; vers d&#39;autres fonctions</strong>&nbsp;: pour sortir de l&#39;univers habituel de la documentation, on peut citer d&#39;autres fonctions qui traitent de l&#39;information, tels la communication, le marketing, le journalisme&nbsp;; </p><p >-&nbsp;<strong>le benchmarking&nbsp; </strong>utilis&eacute; dans l&#39;industrie et appliqu&eacute;s en documentation. </p><p>La seconde possibilit&eacute; est d&#39;avoir recours &agrave; l&#39;universit&eacute; et aux formations en information-documentation&nbsp;: m&ecirc;me si certains &eacute;tudiants n&#39;ont g&eacute;n&eacute;ralement pas beaucoup d&#39;exp&eacute;rience, d&#39;autres, s&#39;ils reprennent leurs &eacute;tudes, peuvent &ecirc;tre int&eacute;ress&eacute;s &agrave; analyser une situation <br />onn&eacute;e et proposer des solutions. Ce cas de figure n&#39;est pas exceptionnel, l&#39;appel &agrave; des &eacute;tudiants en fin de cycle peut s&#39;av&eacute;rer une aide pr&eacute;cieuse dans certains cas. </p><p><strong>Les apports d&#39;un audit</strong> </p><p>Nos l&#39;avons vu, il existe plusieurs solutions pour faire auditer un service de documentation&nbsp;: certaines (l&#39;audit lui-m&ecirc;me par un consultant) pr&eacute;sentent de nombreux avantages, le premier &eacute;tant d&#39;avoir une vision externe sur une situation donn&eacute;e. Les autres solutions envisag&eacute;es ne sont pas &agrave; n&eacute;gliger pour autant, elles peuvent &ecirc;tre positives. </p><p>L&#39;audit permet ainsi de mettre en avant les points forts et les points faibles du service, de rep&eacute;rer et de renforcer sa valeur ajout&eacute;e, d&#39;apporter des corrections, de mettre l&#39;accent sur tel ou tel aspect, de renforcer telle prestation plut&ocirc;t que telle autre, jug&eacute;e obsol&egrave;te. </p><p>Au-del&agrave; des aspects pratiques, l&#39;audit peut &ecirc;tre vu comme un outil pour orienter la politique documentaire, donner des arguments pour une autre strat&eacute;gie. Il peut &eacute;galement &ecirc;tre un outil de promotion interne du service. </p><p>Cop. JP Accart, 2008 </p><p><strong>Article publi&eacute; dans : Guide pratique &laquo;&nbsp;Manager et d&eacute;velopper son service infodoc&nbsp;&raquo;, Archimag, janvier 2007, p. 17-20.</strong> </p><p><strong>Guide&nbsp;&agrave; commander <a id="fm_file" href="http://archimag.com/fr/accueil-archimag/boutique/commander-un-guide/manager-son-service-infodoc/commandez-le-guide-pratique-manager-son-service-infodoc.html#4478" target="_blank" title="en ligne"><span >en ligne&nbsp;</span></a>&nbsp;&nbsp;</strong> </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2007) - Les blogs dans les bibliothèques allemandes 2007-12-27T09:34:08+00:00 2007-12-27T09:34:08+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2007-les-blogs-dans-les-bibliotheques-allemandes.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Biblioth&egrave;que 2.0&nbsp;en Allemagne : les blogs &laquo;&nbsp;Stabiblues&nbsp;&raquo;&nbsp; et &quot;Netbib&quot;</strong> </p><p>La Staatbibliothek de Berlin *, &nbsp;surnomm&eacute;e &laquo;&nbsp;Stabi&nbsp;&raquo; par les Berlinois, &nbsp;est certainement une grande biblioth&egrave;que avec ses qualit&eacute;s et ses d&eacute;fauts. L&#39;un de ses usagers a cr&eacute;&eacute;&nbsp;un blog, lanc&eacute; en octobre 2006,&nbsp; pour en d&eacute;noncer les travers. Cela donne un r&eacute;sultat assez amusant, m&ecirc;me si l&#39;auteur a arr&ecirc;t&eacute; la mise &agrave; jour en ao&ucirc;t 2007. M&ecirc;me si l&#39;on trouve des informations classiques sur la biblioth&egrave;que elle-m&ecirc;me (le pr&ecirc;t, le catalogue, les espaces publics...), les informations donn&eacute;es suite &agrave; un message post&eacute; le sont sur un ton convivial et moins formel qu&#39;habituellement. L&#39;image de la Stabi, bien qu&#39;un peu moqu&eacute;e, &nbsp;est ainsi plus &laquo;&nbsp;jeune&nbsp;&raquo; et elle s&#39;ins&egrave;re mieux dans le paysage universitaire. </p><p>Un autre exemple, tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute; en Allemagne, est &laquo;&nbsp;Netbib Weblog&nbsp;&raquo; ** qui se d&eacute;finit comme l&#39;outil d&#39;informations sur les curiosit&eacute;s en biblioth&egrave;que *** : vous voulez installer un fil RSS pour &ecirc;tre inform&eacute; des nouveaut&eacute;s en mati&egrave;re de films sur Internet&nbsp;? Des informations sur le Netbib-Podcast&nbsp;? Savoir pourquoi les &eacute;tudiants pr&eacute;f&egrave;rent s&#39;informer au travers des blogs que par la lecture de la presse traditionnelle&nbsp;? Trouver l&#39;&eacute;mission d&#39;Arte consacr&eacute;e &agrave; la peur de Google **** et diffus&eacute;e sur Internet&nbsp;? Tout est l&agrave; et plus encore. Une des r&eacute;dactrice de Netbib, Anne Chistensen, biblioth&eacute;caire &agrave; Hambourg, d&eacute;clare&nbsp; &laquo; &ecirc;tre passionn&eacute;e par cette &eacute;volution des biblioth&egrave;ques en Allemagne, et du contact ainsi (re)trouv&eacute; avec les usagers&nbsp;&raquo;. </p><br /><p>Jean-Philippe Accart </p><p>Cop. 2008 </p><p>D&#39;autres exemples de blogs dans les biblioth&egrave;ques allemandes&nbsp;: </p><ul> <li>- Infobib: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://infobib.de/">http://infobib.de/</a></li> <li>- Stadtb&uuml;cherei Nordenham: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.stadtbuecherei-nordenham.de/wordpress/">http://www.stadtbuecherei-nordenham.de/wordpress/</a></li> <li>- Universit&auml;tsbibliothek M&uuml;nchen: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://blog.ub.uni-muenchen.de/">http://blog.ub.uni-muenchen.de/</a></li> <li>- Staatsbibliothek Hamburg: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.sub.uni-hamburg.de/blog/">http://www.sub.uni-hamburg.de/blog/</a> </li></ul><br /><hr /><p><strong>* </strong>Stabiblues: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://stabiblues.wordpress.com/">http://stabiblues.wordpress.com/</a> </p><p><strong>** </strong>Netbib Weblog: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://log.netbib.de/">http://log.netbib.de/</a> </p><p><strong>***</strong>&bdquo;Der kurioese Bibliotheksbote worinnen zu finden sind allerley newe Zeitungen&quot; </p><p><strong>****</strong> &quot;Wer hat Angst vor Google?&quot; </p><p>Voir aussi le <a id="fm_file" href="https://www.jpaccart.ch/publier/international/2007-leipziger-kongress-f-r-information-und-bibli-2.html" target="_blank" title="compte rendu Leipziger Kongress f&uuml;r Information und Bibliothek 2007 ">compte rendu Leipziger Kongress f&uuml;r Information und Bibliothek 2007&nbsp;&nbsp;</a>(sur ce site) </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Biblioth&egrave;que 2.0&nbsp;en Allemagne : les blogs &laquo;&nbsp;Stabiblues&nbsp;&raquo;&nbsp; et &quot;Netbib&quot;</strong> </p><p>La Staatbibliothek de Berlin *, &nbsp;surnomm&eacute;e &laquo;&nbsp;Stabi&nbsp;&raquo; par les Berlinois, &nbsp;est certainement une grande biblioth&egrave;que avec ses qualit&eacute;s et ses d&eacute;fauts. L&#39;un de ses usagers a cr&eacute;&eacute;&nbsp;un blog, lanc&eacute; en octobre 2006,&nbsp; pour en d&eacute;noncer les travers. Cela donne un r&eacute;sultat assez amusant, m&ecirc;me si l&#39;auteur a arr&ecirc;t&eacute; la mise &agrave; jour en ao&ucirc;t 2007. M&ecirc;me si l&#39;on trouve des informations classiques sur la biblioth&egrave;que elle-m&ecirc;me (le pr&ecirc;t, le catalogue, les espaces publics...), les informations donn&eacute;es suite &agrave; un message post&eacute; le sont sur un ton convivial et moins formel qu&#39;habituellement. L&#39;image de la Stabi, bien qu&#39;un peu moqu&eacute;e, &nbsp;est ainsi plus &laquo;&nbsp;jeune&nbsp;&raquo; et elle s&#39;ins&egrave;re mieux dans le paysage universitaire. </p><p>Un autre exemple, tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute; en Allemagne, est &laquo;&nbsp;Netbib Weblog&nbsp;&raquo; ** qui se d&eacute;finit comme l&#39;outil d&#39;informations sur les curiosit&eacute;s en biblioth&egrave;que *** : vous voulez installer un fil RSS pour &ecirc;tre inform&eacute; des nouveaut&eacute;s en mati&egrave;re de films sur Internet&nbsp;? Des informations sur le Netbib-Podcast&nbsp;? Savoir pourquoi les &eacute;tudiants pr&eacute;f&egrave;rent s&#39;informer au travers des blogs que par la lecture de la presse traditionnelle&nbsp;? Trouver l&#39;&eacute;mission d&#39;Arte consacr&eacute;e &agrave; la peur de Google **** et diffus&eacute;e sur Internet&nbsp;? Tout est l&agrave; et plus encore. Une des r&eacute;dactrice de Netbib, Anne Chistensen, biblioth&eacute;caire &agrave; Hambourg, d&eacute;clare&nbsp; &laquo; &ecirc;tre passionn&eacute;e par cette &eacute;volution des biblioth&egrave;ques en Allemagne, et du contact ainsi (re)trouv&eacute; avec les usagers&nbsp;&raquo;. </p><br /><p>Jean-Philippe Accart </p><p>Cop. 2008 </p><p>D&#39;autres exemples de blogs dans les biblioth&egrave;ques allemandes&nbsp;: </p><ul> <li>- Infobib: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://infobib.de/">http://infobib.de/</a></li> <li>- Stadtb&uuml;cherei Nordenham: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.stadtbuecherei-nordenham.de/wordpress/">http://www.stadtbuecherei-nordenham.de/wordpress/</a></li> <li>- Universit&auml;tsbibliothek M&uuml;nchen: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://blog.ub.uni-muenchen.de/">http://blog.ub.uni-muenchen.de/</a></li> <li>- Staatsbibliothek Hamburg: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.sub.uni-hamburg.de/blog/">http://www.sub.uni-hamburg.de/blog/</a> </li></ul><br /><hr /><p><strong>* </strong>Stabiblues: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://stabiblues.wordpress.com/">http://stabiblues.wordpress.com/</a> </p><p><strong>** </strong>Netbib Weblog: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://log.netbib.de/">http://log.netbib.de/</a> </p><p><strong>***</strong>&bdquo;Der kurioese Bibliotheksbote worinnen zu finden sind allerley newe Zeitungen&quot; </p><p><strong>****</strong> &quot;Wer hat Angst vor Google?&quot; </p><p>Voir aussi le <a id="fm_file" href="https://www.jpaccart.ch/publier/international/2007-leipziger-kongress-f-r-information-und-bibli-2.html" target="_blank" title="compte rendu Leipziger Kongress f&uuml;r Information und Bibliothek 2007 ">compte rendu Leipziger Kongress f&uuml;r Information und Bibliothek 2007&nbsp;&nbsp;</a>(sur ce site) </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2007) - Le Guichet virtuel sur la Suisse : valoriser les compétences et les ressources 2007-12-27T10:12:53+00:00 2007-12-27T10:12:53+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2007-le-guichet-virtuel-sur-la-suisse-valoriser-les-competences-et-les-ressources.html jpaccart info@jpaccart.ch <h3>Résumé français :</h3> <p>L'expérience du Guichet virtuel sur la Suisse - qui vise à répondre en ligne à tout type de questions sur la Suisse - est récente, sa création remontant à février 2005. Des expériences similaires ont vu le jour un peu partout dans le monde, avec plus ou moins de succès. Pourquoi avoir créé un tel service&nbsp;? Comment fonctionne-t-il&nbsp;? Quels en sont les enjeux, la finalité&nbsp;? Y a-t-il une réelle nécessité&nbsp;? Le moment est venu de dresser un premier bilan après deux années de fonctionnement.</p> <h3>Résumé allemand :</h3> <p>"<strong>Die virtuelle Auskunft&nbsp;über die Schweiz: Kompetenzen und Ressourcen hervorheben". </strong>Die virtuelle Auskunft, welche Fragen zur Schweiz online beantwortet, ist eine relativ neue Dienstleistung. Sie wurde im Februar 2005 eingeführt. Ähnliche Dienstleistungen werden weltweit mit mehr oder weniger Erfolg angeboten. Wozu wurde eine solche Dienstleistung entwickelt ? Wie funktioniert sie&nbsp;? &nbsp;Welche Herausforderungen sind damit verbunden und was ist ihr Zweck&nbsp;? Entspricht sie einem echten Bedürfnis ? Nach zwei Jahren ist es Zeit, eine erste Bilanz zu ziehen. &nbsp;</p> <h3>Résumé italien:</h3> <p>"<strong>Lo Sportello virtuale sulla Svizzera&nbsp;: valorizzare le competenze e le risorse". </strong>L'esperienza dello sportello virtuale sulla Svizzera - che mira a rispondere in linea ad ogni tipo di domanda sulla Svizzera - è recente. La sua creazione risale a febbraio 2005. Delle esperienze simili sono state fatte un po' dappertutto nel mondo con più o meno successo. Perché aver creato un servizio tale? Come funziona? Quali sono gli scopi, la finalità? Ne abbiamo veramente bisogno? Il momento è venuto di fare un primo bilancio dopo due anni di funzionamento.</p> <h2>&nbsp;&nbsp;<img title="canton_ecus" src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/canton_ecus.gif" alt="canton_ecus" width="437" height="234" /></h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>Le Guichet virtuel sur la Suisse&nbsp;: une idée, un projet</h2> <p>L'idée de créer un service de questions-réponses à l'échelle de la Suisse est partie de plusieurs constats&nbsp;:</p> <p>- <strong>Un premier constat</strong> est la diversité des ressources documentaires patrimoniales non exploitées (ou insuffisamment) dans les bibliothèques suisses&nbsp;: elles sont certes présentes, recensées, référencées mais le plus souvent méconnues, mal identifiées ou réservées à un certain type de public. Où trouver la collection la plus complète de bandes dessinées suisses&nbsp;? Comment consulter les manuscrits de Rousseau&nbsp;? Quels sont les meilleurs spécialistes de la construction des ponts&nbsp;? Les exemples sont infinis. En tant que bibliothécaire ou spécialiste de l'information documentaire en général, il va sans dire que ce type de questions ne pose pas de problème particulier&nbsp;: une recherche bien ciblée permet de trouver les réponses. Mais n'est-il pas intéressant d'avoir une vue globale des intérêts du public et de valoriser ces collections&nbsp;? Pouvoir ainsi dessiner la carte de la Suisse documentaire selon des pôles thématiques spécialisés est une idée très séduisante.</p> <p>- <strong>Un deuxième constat</strong> est que la recherche documentaire est bien malmenée à l'heure des moteurs de recherche. Tout utilisateur a la possibilité d'accéder à un nombre grandissant de ressources et trouve des réponses à la plupart de ses questions, sans avoir eu besoin pour cela de plusieurs années d'études. Cela est vrai pour des recherches simples. Mais tel qu'il est organisé actuellement (si le terme «&nbsp;organisé&nbsp;» est bien approprié), le Web ne permet pas réellement de répondre aux recherches complexes telles que se posent un doctorat ou un chercheur. Le trop grand nombre de réponses suite à une requête, le manque de pertinence de certains résultats, la multiplicité des liens ont vite fait de noyer l'internaute. Une solution consiste à recourir aux services spécialisés des bibliothèques, centres de documentation et d'archives. Encore faut-il que l'usager en ait connaissance, et notamment grâce à l'outil qu'il utilise le plus fréquemment, à savoir le Web. Toutes sortes de stratégies marketing sont&nbsp; développées par les bibliothèques pour être visibles sur Internet&nbsp;: la plus évidente est la mise en ligne du catalogue de la bibliothèque, puis viennent les portails d'information et les collections numérisées. Une des dernières stratégies en date est le service de questions-réponses à distance&nbsp;: suite à un sondage réalisé en 2006 par la Bibliothèque nationale auprès de ses usagers, à la question «&nbsp;Qu'attendez-vous de la Bibliothèque nationale&nbsp;?&nbsp;», la réponse fut&nbsp;: «&nbsp;des références de documents et des renseignements en ligne&nbsp;». La demande est claire&nbsp;: une bibliothèque ne peut plus «&nbsp;se contenter&nbsp;» de proposer son catalogue en ligne, aussi vaste soit-il. Le public souhaite d'autres types de services, le plus souvent sans avoir à se déplacer à la bibliothèque, mais directement sur son ordinateur. Un guichet virtuel s'avère être un outil idéal de communication directe avec l'usager: le dialogue usager-bibliothécaire peut s'instaurer, même si d'aucuns regrettent le manque de contact réel, en présentiel. Les spécialistes de la recherche documentaire sont mis à contribution, et les services à distance se développent donnant une autre dimension aux compétences des professionnels concernés, une plus grande visibilité de leur savoir-faire. La recherche documentaire, grâce aux guichets virtuels, trouve donc une place avec le Web&nbsp;: ce deuxième constat qui, a priori semblait poser problème, permet de contrebalancer de manière efficace l'influence de moteurs de recherche trop généralistes.</p> <p>- <strong>Un troisième constat</strong> qui a présidé à la création du Guichet virtuel sur la Suisse est la dimension géographique. La Suisse, même si son territoire est modeste, est un des pays au monde les mieux doté en matière d'infrastructures du savoir&nbsp;: bibliothèques, médiathèques, centres de documentation et d'archives couvrent le pays en un maillage dense, enrichi par la diversité linguistique, autre caractéristique du Guichet virtuel sur la Suisse.&nbsp; La proximité géographique est un avantage certain même à l'heure des technologies de l'information. Il est en effet plus aisé de créer un guichet virtuel sur un territoire tel que la Suisse que dans un pays comme les Etats-Unis, exemple extrême&nbsp;: aux Etats-Unis, la plupart des guichets virtuels sont à l'échelle d'un état, et non pas à l'échelle de tous les états. La Suisse est donc le pays «&nbsp;idéal&nbsp;» pour la création et le développement d'un tel outil, mettant à portée de mains (et d'ordinateurs) des ressources documentaires importantes. Un avantage supplémentaire est la fenêtre sur le monde que représente le Guichet virtuel&nbsp;: ces ressources documentaires sont disponibles pour les internautes du monde entier&nbsp;; cela se vérifie puisque 45% des questions posées au Guichet proviennent de l'étranger.</p> <p>Diversité des ressources, valorisation des compétences des bibliothèques en matière de recherche d'information, présence sur le Web, dimensions géographique et linguistique sont les raisons essentielles de la création du Guichet virtuel sur la Suisse.</p> <h2>Le fonctionnement du Guichet virtuel sur la Suisse&nbsp;: simplicité et souplesse</h2> <p>Le Guichet fonctionne de manière simple et souple. Il utilise le guichet virtuel de la Bibliothèque nationale (BN), SwissInfoDesk, créé en 2003, qui est à la fois un guichet à distance et un répertoire de liens pertinents sur la Suisse <a title="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn6">[6]</a>. Chaque jour, le service Information au public de la BN reçoit des questions (principalement par courriel ou via son formulaire en ligne <a title="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn7">[7]</a> ) &nbsp;et y répond à 90-95 %. Mais que faire avec les 5-10 % restant ? Même si le recours à des contacts informels dans d'autres bibliothèques est une pratique courante, il semblait intéressant - et plus professionnel - de mieux les formaliser.</p> <p>En 2005, un petit groupe (5 au total) de bibliothécaires, répartis essentiellement en Suisse romande, accepte de tenter l'expérience. Un certain nombre de règles sont mis en place&nbsp;: la première est l'utilisation de SwissInfoDesk pour la transmission des questions-réponses, l'usager ayant ainsi un interlocuteur unique, le nom de la bibliothèque répondeuse étant systématiquement mentionné. Gratuité du service, délai de réponse de 48 heures, complétude de la réponse sont autant de critères appliqués de manière plus que satisfaisante par les premiers partenaires. Lancé sous forme d'un test grandeur nature, le Guichet virtuel voit son expérience prolongée avec l'appui de la direction de la Bibliothèque nationale en 2006. Une campagne marketing en Suisse et en Europe permet de faire connaître cette prestation, et d'autres partenaires s'inscrivent sur la liste&nbsp;: les pôles thématiques commencent à prendre forme, la diversité linguistique est représentée aux niveaux francophone et germanophone. A l'heure actuelle, une vingtaine de partenaires répondent aux questions posées au Guichet.</p> <p>L'adhésion au Guichet ne comporte aucune obligation particulière (hormis celles énoncées précédemment), contractuelle ou financière,&nbsp; les bibliothèques étant libres d'accepter ou de refuser de répondre selon les moyens dont elles disposent. Une Charte a été rédigée afin de clarifier les relations entre les partenaires et la Bibliothèque nationale, et d'expliciter les différentes procédures.</p> <h2>Le Guichet virtuel sur la Suisse&nbsp;: enjeux et finalité</h2> <p>Plusieurs enjeux président au développement du Guichet&nbsp;: <strong>bibliothéconomiques, économiques, politiques</strong></p> <p><strong>Les enjeux d'ordre bibliothéconomique&nbsp;:</strong></p> <ul> <li>- Il participe à la formation continue des bibliothécaires;</li> <li>- Il permet de comparer les services de référence des bibliothèques (méthode du benchmarking) et de créer ainsi une émulation entre elles.</li> </ul> <p><strong>Les enjeux d'ordre économique&nbsp;:</strong></p> <ul> <li>- Les ressources documentaires sont optimisées;</li> <li>- Les questions posées permettent d'orienter les bibliothèques en matière de demande et de besoins des usagers: meilleur équilibre des collections; meilleure gestion des budgets.</li> </ul> <p><strong>Les enjeux d'ordre politique&nbsp;:</strong></p> <ul> <li>- Il rassemble des ressources d'information hétérogènes sur un territoire, avec l'objectif de les proposer aux usagersgrâce à une interface unique ;</li> <li>- Il permet de répartir plus efficacement le travail entre bibliothèques;</li> <li>- Il participe à la promotion des bibliothèques en faisant connaître leurs ressources;</li> <li>- L'usager profite d'une offre documentaire élargie;</li> <li>- Il promeut l'idée de réseau documentaire.</li> </ul> <h2>En conclusion</h2> <p>L'expérience du Guichet virtuel sur la Suisse est positive. Son développement dépend en grande partie des nouveaux partenaires qui viendront s'ajouter à ceux existant, afin de couvrir un plus large champ thématique.</p> <p>La réussite d'un tel projet repose également sur un aspect marketing important&nbsp;: marketing auprès des bibliothèques et services d'information, marketing auprès des usagers potentiels.</p> <p>La présence accrue des bibliothèques sur le Web constitue un enjeu en soi, un enjeu en partie relevé avec des services et prestations en ligne.</p> <p><strong>Article publié dans ARBIDO, 2, juin 2007, pp. 61-63.</strong></p> <p>Jean-Philippe Accart</p> <p>Cop. 2008</p> <p></p> <hr /> <p>Page d'accueil du Guichet virtuel sur la Suisse&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr</a></p> <p>Pour des exemples de guichets de référence virtuels étrangers, voir&nbsp;:</p> <p><a href="https://www.jpaccart.ch/communiquer/les-dossiers/services-de-r-f-rence.html">http://www.jpaccart.ch/communiquer/les-dossiers/services-de-r-f-rence.html</a></p> <p>Le Guichet virtuel sur la Suisse est accessible en allemand, français, italien et anglais</p> <p>Quelques statistiques concernant le Guichet&nbsp;(année 2006):</p> <ul> <li>- Types d'usagers: personnes privées (49%); étudiants (23%); institutions (22%); éditeurs (4%)...</li> <li>- Provenance des questions: Suisse (55%); étranger (45%)</li> <li>- Ce qui est demandé: bibliographies (24%); localisations (18%); textes (18%);adresses (14%); biographies (6%); faits (8%)...</li> <li>- Temps passé: à la BN et pour les partenaires, une moyenne de 30 ms à 45 ms par question.</li> </ul> <p>Page d'accueil de SwissInfoDesk&nbsp;:</p> <p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/index.html?lang=fr</a></p> <p>plus de 2500 liens constitue ce répertoire</p> <p>Pour contacter la BN: <a href="mailto:info@nb.admin.ch">info@nb.admin.ch</a></p> <p>Formulaire de demande de recherche&nbsp;:</p> <p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://ead.nb.admin.ch/web/forms/sid/form-fr.html">http://ead.nb.admin.ch/web/forms/sid/form-fr.html</a></p> <p>Bibliothèque nationale suisse&nbsp;; Bibliothèque de l'EPFL à Lausanne&nbsp;; Bibliothèque SES, Unimail&nbsp; Genève&nbsp;; Bibliothèque de Genève&nbsp;; Bibliothèque de l'Université de Neu<br />hâtel</p> <p>Liste de partenaires actuels du Guichet sur la Suisse&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr</a></p> <p>Charte du Guichet virtuel sur la Suisse consultable sur la page&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr</a></p> <p></p> <p>&nbsp;</p> <h3>Résumé français :</h3> <p>L'expérience du Guichet virtuel sur la Suisse - qui vise à répondre en ligne à tout type de questions sur la Suisse - est récente, sa création remontant à février 2005. Des expériences similaires ont vu le jour un peu partout dans le monde, avec plus ou moins de succès. Pourquoi avoir créé un tel service&nbsp;? Comment fonctionne-t-il&nbsp;? Quels en sont les enjeux, la finalité&nbsp;? Y a-t-il une réelle nécessité&nbsp;? Le moment est venu de dresser un premier bilan après deux années de fonctionnement.</p> <h3>Résumé allemand :</h3> <p>"<strong>Die virtuelle Auskunft&nbsp;über die Schweiz: Kompetenzen und Ressourcen hervorheben". </strong>Die virtuelle Auskunft, welche Fragen zur Schweiz online beantwortet, ist eine relativ neue Dienstleistung. Sie wurde im Februar 2005 eingeführt. Ähnliche Dienstleistungen werden weltweit mit mehr oder weniger Erfolg angeboten. Wozu wurde eine solche Dienstleistung entwickelt ? Wie funktioniert sie&nbsp;? &nbsp;Welche Herausforderungen sind damit verbunden und was ist ihr Zweck&nbsp;? Entspricht sie einem echten Bedürfnis ? Nach zwei Jahren ist es Zeit, eine erste Bilanz zu ziehen. &nbsp;</p> <h3>Résumé italien:</h3> <p>"<strong>Lo Sportello virtuale sulla Svizzera&nbsp;: valorizzare le competenze e le risorse". </strong>L'esperienza dello sportello virtuale sulla Svizzera - che mira a rispondere in linea ad ogni tipo di domanda sulla Svizzera - è recente. La sua creazione risale a febbraio 2005. Delle esperienze simili sono state fatte un po' dappertutto nel mondo con più o meno successo. Perché aver creato un servizio tale? Come funziona? Quali sono gli scopi, la finalità? Ne abbiamo veramente bisogno? Il momento è venuto di fare un primo bilancio dopo due anni di funzionamento.</p> <h2>&nbsp;&nbsp;<img title="canton_ecus" src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/canton_ecus.gif" alt="canton_ecus" width="437" height="234" /></h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>&nbsp;&nbsp;</h2> <h2>Le Guichet virtuel sur la Suisse&nbsp;: une idée, un projet</h2> <p>L'idée de créer un service de questions-réponses à l'échelle de la Suisse est partie de plusieurs constats&nbsp;:</p> <p>- <strong>Un premier constat</strong> est la diversité des ressources documentaires patrimoniales non exploitées (ou insuffisamment) dans les bibliothèques suisses&nbsp;: elles sont certes présentes, recensées, référencées mais le plus souvent méconnues, mal identifiées ou réservées à un certain type de public. Où trouver la collection la plus complète de bandes dessinées suisses&nbsp;? Comment consulter les manuscrits de Rousseau&nbsp;? Quels sont les meilleurs spécialistes de la construction des ponts&nbsp;? Les exemples sont infinis. En tant que bibliothécaire ou spécialiste de l'information documentaire en général, il va sans dire que ce type de questions ne pose pas de problème particulier&nbsp;: une recherche bien ciblée permet de trouver les réponses. Mais n'est-il pas intéressant d'avoir une vue globale des intérêts du public et de valoriser ces collections&nbsp;? Pouvoir ainsi dessiner la carte de la Suisse documentaire selon des pôles thématiques spécialisés est une idée très séduisante.</p> <p>- <strong>Un deuxième constat</strong> est que la recherche documentaire est bien malmenée à l'heure des moteurs de recherche. Tout utilisateur a la possibilité d'accéder à un nombre grandissant de ressources et trouve des réponses à la plupart de ses questions, sans avoir eu besoin pour cela de plusieurs années d'études. Cela est vrai pour des recherches simples. Mais tel qu'il est organisé actuellement (si le terme «&nbsp;organisé&nbsp;» est bien approprié), le Web ne permet pas réellement de répondre aux recherches complexes telles que se posent un doctorat ou un chercheur. Le trop grand nombre de réponses suite à une requête, le manque de pertinence de certains résultats, la multiplicité des liens ont vite fait de noyer l'internaute. Une solution consiste à recourir aux services spécialisés des bibliothèques, centres de documentation et d'archives. Encore faut-il que l'usager en ait connaissance, et notamment grâce à l'outil qu'il utilise le plus fréquemment, à savoir le Web. Toutes sortes de stratégies marketing sont&nbsp; développées par les bibliothèques pour être visibles sur Internet&nbsp;: la plus évidente est la mise en ligne du catalogue de la bibliothèque, puis viennent les portails d'information et les collections numérisées. Une des dernières stratégies en date est le service de questions-réponses à distance&nbsp;: suite à un sondage réalisé en 2006 par la Bibliothèque nationale auprès de ses usagers, à la question «&nbsp;Qu'attendez-vous de la Bibliothèque nationale&nbsp;?&nbsp;», la réponse fut&nbsp;: «&nbsp;des références de documents et des renseignements en ligne&nbsp;». La demande est claire&nbsp;: une bibliothèque ne peut plus «&nbsp;se contenter&nbsp;» de proposer son catalogue en ligne, aussi vaste soit-il. Le public souhaite d'autres types de services, le plus souvent sans avoir à se déplacer à la bibliothèque, mais directement sur son ordinateur. Un guichet virtuel s'avère être un outil idéal de communication directe avec l'usager: le dialogue usager-bibliothécaire peut s'instaurer, même si d'aucuns regrettent le manque de contact réel, en présentiel. Les spécialistes de la recherche documentaire sont mis à contribution, et les services à distance se développent donnant une autre dimension aux compétences des professionnels concernés, une plus grande visibilité de leur savoir-faire. La recherche documentaire, grâce aux guichets virtuels, trouve donc une place avec le Web&nbsp;: ce deuxième constat qui, a priori semblait poser problème, permet de contrebalancer de manière efficace l'influence de moteurs de recherche trop généralistes.</p> <p>- <strong>Un troisième constat</strong> qui a présidé à la création du Guichet virtuel sur la Suisse est la dimension géographique. La Suisse, même si son territoire est modeste, est un des pays au monde les mieux doté en matière d'infrastructures du savoir&nbsp;: bibliothèques, médiathèques, centres de documentation et d'archives couvrent le pays en un maillage dense, enrichi par la diversité linguistique, autre caractéristique du Guichet virtuel sur la Suisse.&nbsp; La proximité géographique est un avantage certain même à l'heure des technologies de l'information. Il est en effet plus aisé de créer un guichet virtuel sur un territoire tel que la Suisse que dans un pays comme les Etats-Unis, exemple extrême&nbsp;: aux Etats-Unis, la plupart des guichets virtuels sont à l'échelle d'un état, et non pas à l'échelle de tous les états. La Suisse est donc le pays «&nbsp;idéal&nbsp;» pour la création et le développement d'un tel outil, mettant à portée de mains (et d'ordinateurs) des ressources documentaires importantes. Un avantage supplémentaire est la fenêtre sur le monde que représente le Guichet virtuel&nbsp;: ces ressources documentaires sont disponibles pour les internautes du monde entier&nbsp;; cela se vérifie puisque 45% des questions posées au Guichet proviennent de l'étranger.</p> <p>Diversité des ressources, valorisation des compétences des bibliothèques en matière de recherche d'information, présence sur le Web, dimensions géographique et linguistique sont les raisons essentielles de la création du Guichet virtuel sur la Suisse.</p> <h2>Le fonctionnement du Guichet virtuel sur la Suisse&nbsp;: simplicité et souplesse</h2> <p>Le Guichet fonctionne de manière simple et souple. Il utilise le guichet virtuel de la Bibliothèque nationale (BN), SwissInfoDesk, créé en 2003, qui est à la fois un guichet à distance et un répertoire de liens pertinents sur la Suisse <a title="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn6">[6]</a>. Chaque jour, le service Information au public de la BN reçoit des questions (principalement par courriel ou via son formulaire en ligne <a title="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn7">[7]</a> ) &nbsp;et y répond à 90-95 %. Mais que faire avec les 5-10 % restant ? Même si le recours à des contacts informels dans d'autres bibliothèques est une pratique courante, il semblait intéressant - et plus professionnel - de mieux les formaliser.</p> <p>En 2005, un petit groupe (5 au total) de bibliothécaires, répartis essentiellement en Suisse romande, accepte de tenter l'expérience. Un certain nombre de règles sont mis en place&nbsp;: la première est l'utilisation de SwissInfoDesk pour la transmission des questions-réponses, l'usager ayant ainsi un interlocuteur unique, le nom de la bibliothèque répondeuse étant systématiquement mentionné. Gratuité du service, délai de réponse de 48 heures, complétude de la réponse sont autant de critères appliqués de manière plus que satisfaisante par les premiers partenaires. Lancé sous forme d'un test grandeur nature, le Guichet virtuel voit son expérience prolongée avec l'appui de la direction de la Bibliothèque nationale en 2006. Une campagne marketing en Suisse et en Europe permet de faire connaître cette prestation, et d'autres partenaires s'inscrivent sur la liste&nbsp;: les pôles thématiques commencent à prendre forme, la diversité linguistique est représentée aux niveaux francophone et germanophone. A l'heure actuelle, une vingtaine de partenaires répondent aux questions posées au Guichet.</p> <p>L'adhésion au Guichet ne comporte aucune obligation particulière (hormis celles énoncées précédemment), contractuelle ou financière,&nbsp; les bibliothèques étant libres d'accepter ou de refuser de répondre selon les moyens dont elles disposent. Une Charte a été rédigée afin de clarifier les relations entre les partenaires et la Bibliothèque nationale, et d'expliciter les différentes procédures.</p> <h2>Le Guichet virtuel sur la Suisse&nbsp;: enjeux et finalité</h2> <p>Plusieurs enjeux président au développement du Guichet&nbsp;: <strong>bibliothéconomiques, économiques, politiques</strong></p> <p><strong>Les enjeux d'ordre bibliothéconomique&nbsp;:</strong></p> <ul> <li>- Il participe à la formation continue des bibliothécaires;</li> <li>- Il permet de comparer les services de référence des bibliothèques (méthode du benchmarking) et de créer ainsi une émulation entre elles.</li> </ul> <p><strong>Les enjeux d'ordre économique&nbsp;:</strong></p> <ul> <li>- Les ressources documentaires sont optimisées;</li> <li>- Les questions posées permettent d'orienter les bibliothèques en matière de demande et de besoins des usagers: meilleur équilibre des collections; meilleure gestion des budgets.</li> </ul> <p><strong>Les enjeux d'ordre politique&nbsp;:</strong></p> <ul> <li>- Il rassemble des ressources d'information hétérogènes sur un territoire, avec l'objectif de les proposer aux usagersgrâce à une interface unique ;</li> <li>- Il permet de répartir plus efficacement le travail entre bibliothèques;</li> <li>- Il participe à la promotion des bibliothèques en faisant connaître leurs ressources;</li> <li>- L'usager profite d'une offre documentaire élargie;</li> <li>- Il promeut l'idée de réseau documentaire.</li> </ul> <h2>En conclusion</h2> <p>L'expérience du Guichet virtuel sur la Suisse est positive. Son développement dépend en grande partie des nouveaux partenaires qui viendront s'ajouter à ceux existant, afin de couvrir un plus large champ thématique.</p> <p>La réussite d'un tel projet repose également sur un aspect marketing important&nbsp;: marketing auprès des bibliothèques et services d'information, marketing auprès des usagers potentiels.</p> <p>La présence accrue des bibliothèques sur le Web constitue un enjeu en soi, un enjeu en partie relevé avec des services et prestations en ligne.</p> <p><strong>Article publié dans ARBIDO, 2, juin 2007, pp. 61-63.</strong></p> <p>Jean-Philippe Accart</p> <p>Cop. 2008</p> <p></p> <hr /> <p>Page d'accueil du Guichet virtuel sur la Suisse&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr</a></p> <p>Pour des exemples de guichets de référence virtuels étrangers, voir&nbsp;:</p> <p><a href="https://www.jpaccart.ch/communiquer/les-dossiers/services-de-r-f-rence.html">http://www.jpaccart.ch/communiquer/les-dossiers/services-de-r-f-rence.html</a></p> <p>Le Guichet virtuel sur la Suisse est accessible en allemand, français, italien et anglais</p> <p>Quelques statistiques concernant le Guichet&nbsp;(année 2006):</p> <ul> <li>- Types d'usagers: personnes privées (49%); étudiants (23%); institutions (22%); éditeurs (4%)...</li> <li>- Provenance des questions: Suisse (55%); étranger (45%)</li> <li>- Ce qui est demandé: bibliographies (24%); localisations (18%); textes (18%);adresses (14%); biographies (6%); faits (8%)...</li> <li>- Temps passé: à la BN et pour les partenaires, une moyenne de 30 ms à 45 ms par question.</li> </ul> <p>Page d'accueil de SwissInfoDesk&nbsp;:</p> <p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/index.html?lang=fr</a></p> <p>plus de 2500 liens constitue ce répertoire</p> <p>Pour contacter la BN: <a href="mailto:info@nb.admin.ch">info@nb.admin.ch</a></p> <p>Formulaire de demande de recherche&nbsp;:</p> <p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://ead.nb.admin.ch/web/forms/sid/form-fr.html">http://ead.nb.admin.ch/web/forms/sid/form-fr.html</a></p> <p>Bibliothèque nationale suisse&nbsp;; Bibliothèque de l'EPFL à Lausanne&nbsp;; Bibliothèque SES, Unimail&nbsp; Genève&nbsp;; Bibliothèque de Genève&nbsp;; Bibliothèque de l'Université de Neu<br />hâtel</p> <p>Liste de partenaires actuels du Guichet sur la Suisse&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr</a></p> <p>Charte du Guichet virtuel sur la Suisse consultable sur la page&nbsp;: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr">http://www.nb.admin.ch/slb/dienstleistungen/swissinfodesk/01142/index.html?lang=fr</a></p> <p></p> <p>&nbsp;</p> (2007) - L'info-doc au juste prix 2008-05-01T08:43:21+00:00 2008-05-01T08:43:21+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2007-l-info-doc-au-juste-prix.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>La gestion des co&ucirc;ts est cruciale en documentation</strong>&nbsp;: tout responsable et son &eacute;quipe doit veiller &agrave; la meilleure gestion des ressources allou&eacute;es et ce, dans tous les domaines appliqu&eacute;s &agrave; la documentation&nbsp;: personnel, acquisitions, informatique, mat&eacute;riels. L&#39;emploi des moyens financiers accord&eacute;s ne se justifie aupr&egrave;s de la direction que par les r&eacute;sultats obtenus. Le r&ocirc;le du responsable du service de documentation, &agrave; l&#39;aide de son &eacute;quipe, est d&#39;organiser le travail en tenant compte de ces moyens, d&#39;&eacute;tablir une dynamique et d&#39;obtenir des r&eacute;sultats satisfaisants. </p><p><strong>Planifier les co&ucirc;ts par rapport &agrave; la mission, aux objectifs, au d&eacute;veloppement du service</strong> </p><p>Les co&ucirc;ts sont planifi&eacute;s en fonction des objectifs et de la mission du service&nbsp;: un service de documentation ouvert au public doit disposer d&#39;une infrastructure ad&eacute;quate pour l&#39;accueillir, ce qui engendre des co&ucirc;ts particuliers. Un service de documentation scientifique, travaillant pour des chercheurs, a une politique d&#39;acquisition ax&eacute;e sur la litt&eacute;rature scientifique ce qui signifie une gestion des abonnements en ligne efficace. Un service commun de documentation, &agrave; l&#39;universit&eacute;, pr&eacute;voit un budget d&#39;acquisition cons&eacute;quent par rapport aux nouveaut&eacute;s publi&eacute;es dans certains domaines enseign&eacute;s. Petit, moyen ou grand, le service de documentation r&eacute;pond aux m&ecirc;mes r&egrave;gles en mati&egrave;re de gestion financi&egrave;re&nbsp;: une gestion rigoureuse, pr&eacute;cise repr&eacute;sente un atout certain. </p><p>Les co&ucirc;ts sont planifi&eacute;s &eacute;galement en fonction des projets de d&eacute;veloppement du service&nbsp;: une modernisation de la structure en place, des prestations documentaires renforc&eacute;es, un nouveau site web sont autant de projets&nbsp; qui ont un co&ucirc;t. Leur pr&eacute;vision &agrave; court, moyen ou long terme est n&eacute;cessaire&nbsp;: cela peut impliquer de faire appel &agrave; des consultants externes, d&#39;embaucher de nouveaux membres dans l&#39;&eacute;quipe, d&#39;acqu&eacute;rir un nouveau mat&eacute;riel informatique. </p><p>Le mieux est bien &eacute;videmment de d&eacute;crire pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui pr&eacute;c&egrave;de, avec un budget n&eacute;cessaire en regard&nbsp;: une direction regardera en premier ce que cela lui co&ucirc;te. Il faut donc &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; argumenter face aux objections &eacute;ventuelles, donner les raisons qui poussent &agrave; tel ou tel d&eacute;veloppement, n&eacute;gocier pied &agrave; pied. </p><p><strong>Qu&#39;est-ce qu&#39;une gestion financi&egrave;re efficace&nbsp;?</strong> </p><p>Une gestion rigoureuse des ressources documentaires est indispensable vis-&agrave;-vis de l&#39;institution. Pour cela, certains co&ucirc;ts doivent &ecirc;tre connus&nbsp;: </p><ul> <li>- les co&ucirc;ts en mati&egrave;re de personnel</li> <li>- les co&ucirc;ts de fonctionnement</li> <li>- les co&ucirc;ts d&#39;investissement.</li></ul><p>Le budget annuel du service est l&#39;outil de gestion qui servira de base &agrave; des comparaisons, &agrave; des ajustements et &agrave; des pr&eacute;visions. Le montant, la r&eacute;partition, l&#39;&eacute;volution du budget et les choix strat&eacute;giques adopt&eacute;s par le responsable sont les indicateurs du positionnement &eacute;conomique de la documentation dans l&#39;entreprise. Les structures d&#39;exercice d&#39;un service de documentation, tr&egrave;s vari&eacute;es (publiques, priv&eacute;es, &agrave; caract&egrave;re marchand ou non marchand), ont une incidence certaine sur les ressources financi&egrave;res. Une connexion &eacute;troite avec les services &eacute;conomiques de l&#39;entreprise est indispensable afin de bien conna&icirc;tre le budget et les lignes budg&eacute;taires. Cela s&#39;av&egrave;re aussi tr&egrave;s utile en cas de dysfonctionnements&nbsp;: retard de paiement, facture impay&eacute;e etc. </p><p><strong>Des co&ucirc;ts r&eacute;partis</strong> </p><p>Il existe plusieurs mani&egrave;res de ventiler des co&ucirc;ts&nbsp;: </p><p>-&nbsp;par service rendu&nbsp;; </p><p>-&nbsp;par &eacute;tape de production&nbsp;; </p><p>-&nbsp;par produit fabriqu&eacute;&nbsp;; </p><ul> <li>- par utilisateur.</li></ul><p>Pour g&eacute;rer un service de documentation, il convient &eacute;galement de conna&icirc;tre la r&eacute;partition des&nbsp;cr&eacute;dits&nbsp;: </p><p>-&nbsp;les cr&eacute;dits d&#39;investissements, &eacute;valu&eacute;s en pr&eacute;vision des besoins et des actions &agrave; entreprendre&nbsp;: d&eacute;penses en personnel, d&eacute;penses pour le fonds documentaire et d&eacute;penses d&#39;&eacute;quipement&nbsp;; </p><ul> <li>- les cr&eacute;dits de fonctionnement: fournitures, entretien...</li></ul><p>Ce sont les charges qui induisent les co&ucirc;ts. </p><p><strong>Les charges du service de documentation</strong> </p><p>Un service de documentation a des charges semblables &agrave; celles d&#39;un service administratif&nbsp;: le personnel, l&#39;espace, les fournitures, l&#39;entretien des mat&eacute;riels. L&#39;identification des charges permet de les ventiler. </p><ul> <li>Les charges li&eacute;es au personnel</li></ul><p>Elles sont constitu&eacute;es par la masse salariale et les charges non salariales&nbsp;: </p><p>-&nbsp;le salaire&nbsp;: incluant les charges salariales, &eacute;gales &agrave; 20&nbsp;% du salaire brut, le nombre d&#39;heures annuelles de travail (cong&eacute;s compris), et les charges patronales, soit 50&nbsp;% du salaire pour un plein temps&nbsp;; </p><p>-&nbsp;les charges non salariales&nbsp;: inh&eacute;rentes au fonctionnement de l&#39;entreprise (comit&eacute; d&#39;entreprise, comit&eacute; d&#39;hygi&egrave;ne, de s&eacute;curit&eacute; et des conditions de travail [CHSCT]...). </p><ul> <li>Les charges li&eacute;es &agrave; l&#39;espace occup&eacute;</li></ul><p>Il s&#39;agit du loyer, de l&#39;&eacute;lectricit&eacute;, du chauffage, de l&#39;entretien, de la participation aux surfaces communes non affect&eacute;es. Ces charges se traduisent par une &eacute;valuation au m&egrave;tre carr&eacute; et une r&eacute;partition au milli&egrave;me. </p><ul> <li>Les charges li&eacute;es aux fournitures, &agrave; l&#39;entretien du mat&eacute;riel et aux prestations diverses:</li></ul><p>-&nbsp;les fournitures de bureau&nbsp;; </p><p>-&nbsp;la location &eacute;ventuelle et la maintenance du photocopieur&nbsp;; </p><p>-&nbsp;les frais de courrier et de t&eacute;l&eacute;phone&nbsp;; </p><p>-&nbsp;la maintenance informatique&nbsp;; </p><p>-&nbsp;la maintenance de certains appareils particuliers (lecteurs de microfiches...)&nbsp;; </p><p>-&nbsp;les frais d&#39;amortissement issus des investissements pr&eacute;c&eacute;dents&nbsp;; </p><p>-&nbsp;les frais de sous-traitance. </p><ul> <li>Les charges li&eacute;es aux acquisitions:</li></ul><p>-&nbsp;achats ponctuels d&#39;ouvrages, de num&eacute;ros sp&eacute;ciaux de revues, de supports particuliers (c&eacute;d&eacute;roms, DVD, microfiches...)&nbsp;; </p><p>-&nbsp;achats dits permanents, comme les abonnements aux p&eacute;riodiques ou les interrogations de banques de donn&eacute;es. </p><p>Les acquisitions constituent la valeur du fonds documentaire et sont ventil&eacute;es selon les cas soit dans les charges, soit dans les investissements. </p><p><strong>Une estimation des co&ucirc;ts en documentation</strong> </p><p>Les frais de personnel sont g&eacute;n&eacute;ralement estim&eacute;s &agrave; 60&nbsp;% du total, l&#39;espace de 25 &agrave; 30&nbsp;% et les fournitures &agrave; 10&nbsp;%. La part de la documentation dans le budget global de l&#39;entreprise s&#39;&eacute;l&egrave;ve en moyenne &agrave; 10-15&nbsp;%. </p><p>Faut-il utiliser la comptabilit&eacute; analytique&nbsp;? </p><p>Les entreprises utilisent la comptabilit&eacute; analytique, qui leur sert &agrave; calculer les co&ucirc;ts. Les charges saisies en comptabilit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale sont prises pour base et ensuite r&eacute;parties&nbsp;: &agrave; chaque fonction, chaque produit, un co&ucirc;t est d&eacute;termin&eacute;. On peut ainsi conna&icirc;tre le r&eacute;sultat global de l&#39;entreprise, la rentabilit&eacute; de certains produits par rapport &agrave; d&#39;autres&nbsp;; on peut aussi les comparer entre eux, d&eacute;finir des tarifs, &eacute;tablir des pr&eacute;visions de charges. La comptabilit&eacute; analytique, en donnant des &eacute;l&eacute;ments chiffr&eacute;s sur la marche de l&#39;entreprise, est une aide &agrave; la d&eacute;cision. C&#39;est donc un syst&egrave;me complexe, utile pour certains grands services de documentation. </p><p>Une gestion efficace&nbsp;: rep&eacute;rer la valeur ajout&eacute;e du service, r&eacute;duire certains co&ucirc;ts, externaliser certaines d&eacute;penses </p><p><strong>Rep&eacute;rer la valeur ajout&eacute;e du service</strong> </p><p>Tout service de documentation a ses points forts et ses points faibles. Le mieux est d&#39;en dresser une liste, en faisant appel &agrave; l&#39;exp&eacute;rience des collaborateurs de l&#39;&eacute;quipe les mieux &agrave; m&ecirc;me de juger de leur activit&eacute;. L&#39;avis des utilisateurs est aussi primordial &agrave; recueillir au moyen d&#39;une enqu&ecirc;te ou d&#39;un sondage. Enfin, tout service est en relation avec d&#39;autres organismes externes&nbsp;: les interroger sur la r&eacute;putation du service peut apporter d&#39;autres &eacute;l&eacute;ments. L&#39;efficacit&eacute; d&#39;un service de documentation peut &ecirc;tre jug&eacute;e et &eacute;valu&eacute;e sur plusieurs crit&egrave;res&nbsp;: </p><ul> <li>- la rapidit&eacute; et le contenu des r&eacute;ponses apport&eacute;es aux questions pos&eacute;es</li> <li>- l&#39;accueil, l&#39;amabilit&eacute; du personnel</li> <li>- la pertinence des services offerts...</li></ul><p>Le r&eacute;sultat de ces diff&eacute;rentes consultations permet de remplir une grille d&#39;&eacute;valuation aussi proche que possible de la r&eacute;elle valeur ajout&eacute;e. Les points faibles peuvent alors &ecirc;tre corrig&eacute;s, les points forts am&eacute;lior&eacute;s. </p><p><strong>R&eacute;duire certains co&ucirc;ts</strong> </p><p>Une &eacute;tude pr&eacute;cise des cr&eacute;dits et des d&eacute;penses montre &agrave; l&#39;&eacute;vidence des co&ucirc;ts trop importants&nbsp;: </p><ul> <li>- de nombreux documentalistes luttent en permanence au sein de leur institution contre les d&eacute;penses &agrave; double: des abonnements multiples, des acquisitions de documents en plusieurs exemplaires pour satisfaire les chefs de service doivent &ecirc;tre imp&eacute;rativement r&eacute;duits, en expliquant clairement pourquoi et en proposant d&#39;autres solutions. Un abonnement en ligne, sous forme de licence, est &agrave; n&eacute;gocier avec le fournisseur ou l&#39;agence d&#39;abonnements. Le recours &agrave; un consortium, notamment pour les services communs de documentation dans les universit&eacute;s, est la meilleure solution. Pour les petits et moyens services de documentation, la mise sur pied d&#39;un r&eacute;seau pour partager les ressources documentaires est une solution int&eacute;ressante.</li> <li>- De m&ecirc;me pour les produits documentaires: une revue de presse, des dossiers documentaires, des synth&egrave;ses peuvent &ecirc;tre con&ccedil;us et r&eacute;alis&eacute;s en coop&eacute;ration entre plusieurs services d&#39;un m&ecirc;me domaine d&#39;int&eacute;r&ecirc;t.</li> <li>- De nombreux services sont abonn&eacute;s &agrave; des banques de donn&eacute;es, dont les co&ucirc;ts peuvent &ecirc;tre r&eacute;dhibitoires. Une analyse de leur utilisation, des co&ucirc;ts engendr&eacute;s peut permettre de rationaliser les d&eacute;penses.</li></ul><p>La r&eacute;duction des co&ucirc;ts peut &eacute;galement &ecirc;tre voulue par une direction, notamment en mati&egrave;re de personnel. M&ecirc;me si la n&eacute;gociation est parfois difficile, il est tr&egrave;s important de dresser un argumentaire complet pour &eacute;viter la disparition de certains postes. </p><p><strong>Externaliser certains co&ucirc;ts</strong> </p><p>L&#39;externalisation&nbsp; est une possibilit&eacute; int&eacute;ressante &agrave; envisager, notamment pour la r&eacute;alisation de certains produits documentaires&nbsp;: ceux-ci sont demandeurs de temps, de personnel et repr&eacute;sente un budget difficile &agrave; assumer pour certains services. Quitte &agrave; les r&eacute;duire, proposer certaines prestations peut-&ecirc;tre de mani&egrave;re moins r&eacute;guli&egrave;re est une solution&nbsp;: l&#39;appel &agrave; un consultant externe est une &eacute;ventualit&eacute; &agrave; consid&eacute;rer. </p><p>La gestion des abonnements s&#39;externalise de plus en plus, soit en &eacute;tant membre d&#39;un consortium, soit en s&#39;associant avec d&#39;autres services de documentation. </p><p>Le travail documentaire peut &eacute;galement &ecirc;tre externalis&eacute;, avec le t&eacute;l&eacute;travail&nbsp;: ceci est rendu possible gr&acirc;ce &agrave; la technologie et dans certains types d&#39;entreprises de services. </p><p>Une gestion efficace est un atout &agrave; mettre en avant&nbsp;: avec les diff&eacute;rents cas de figure &eacute;voqu&eacute;s ici, les solutions sont multiples et doivent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es. Une direction sera toujours sensible &agrave; ce type d&#39;argument&nbsp;: &laquo;&nbsp;cette ann&eacute;e, les co&ucirc;ts documentaires ont &eacute;t&eacute; r&eacute;duits gr&acirc;ce &agrave;...&nbsp;&raquo;. Il est alors plus facile de n&eacute;gocier d&#39;autres points budg&eacute;taires. </p><p>Jean-Philippe Accart </p><p>cop. 2008 </p><p>Article publi&eacute; dans : Guide pratique &laquo;&nbsp;Manager et d&eacute;velopper son service infodoc&nbsp;&raquo;, Archimag, janvier 2007, p. 21-23. </p><p><strong>Bibliographie </strong></p><p>BERNARDIN O., Les Co&ucirc;ts de la documentation, Paris, &Eacute;d. d&#39;Organisation, 1979. </p><p>CHEVALIER B., DOR&Eacute; D., SUTTER E., Guide pour la gestion d&#39;un centre d&#39;information documentaire, Paris, ADBS, 1991. </p><p>MOULIN E., Les Co&ucirc;ts en documentation&nbsp;: calculs, analyses et d&eacute;cisions, Paris, ADBS, 1995. </p><p>-,&nbsp;&laquo;&nbsp;Centres de documentation&nbsp;: quelle tarification mettre en place&nbsp;?, Archimag, n<sup>o</sup>&nbsp;90, d&eacute;cembre 1995-janvier 1996. </p><p>ZANIER F., L&#39;&Eacute;laboration d&#39;un tableau de bord. Comment &eacute;valuer un centre de documentation, Paris, ADBS, 1995. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>La gestion des co&ucirc;ts est cruciale en documentation</strong>&nbsp;: tout responsable et son &eacute;quipe doit veiller &agrave; la meilleure gestion des ressources allou&eacute;es et ce, dans tous les domaines appliqu&eacute;s &agrave; la documentation&nbsp;: personnel, acquisitions, informatique, mat&eacute;riels. L&#39;emploi des moyens financiers accord&eacute;s ne se justifie aupr&egrave;s de la direction que par les r&eacute;sultats obtenus. Le r&ocirc;le du responsable du service de documentation, &agrave; l&#39;aide de son &eacute;quipe, est d&#39;organiser le travail en tenant compte de ces moyens, d&#39;&eacute;tablir une dynamique et d&#39;obtenir des r&eacute;sultats satisfaisants. </p><p><strong>Planifier les co&ucirc;ts par rapport &agrave; la mission, aux objectifs, au d&eacute;veloppement du service</strong> </p><p>Les co&ucirc;ts sont planifi&eacute;s en fonction des objectifs et de la mission du service&nbsp;: un service de documentation ouvert au public doit disposer d&#39;une infrastructure ad&eacute;quate pour l&#39;accueillir, ce qui engendre des co&ucirc;ts particuliers. Un service de documentation scientifique, travaillant pour des chercheurs, a une politique d&#39;acquisition ax&eacute;e sur la litt&eacute;rature scientifique ce qui signifie une gestion des abonnements en ligne efficace. Un service commun de documentation, &agrave; l&#39;universit&eacute;, pr&eacute;voit un budget d&#39;acquisition cons&eacute;quent par rapport aux nouveaut&eacute;s publi&eacute;es dans certains domaines enseign&eacute;s. Petit, moyen ou grand, le service de documentation r&eacute;pond aux m&ecirc;mes r&egrave;gles en mati&egrave;re de gestion financi&egrave;re&nbsp;: une gestion rigoureuse, pr&eacute;cise repr&eacute;sente un atout certain. </p><p>Les co&ucirc;ts sont planifi&eacute;s &eacute;galement en fonction des projets de d&eacute;veloppement du service&nbsp;: une modernisation de la structure en place, des prestations documentaires renforc&eacute;es, un nouveau site web sont autant de projets&nbsp; qui ont un co&ucirc;t. Leur pr&eacute;vision &agrave; court, moyen ou long terme est n&eacute;cessaire&nbsp;: cela peut impliquer de faire appel &agrave; des consultants externes, d&#39;embaucher de nouveaux membres dans l&#39;&eacute;quipe, d&#39;acqu&eacute;rir un nouveau mat&eacute;riel informatique. </p><p>Le mieux est bien &eacute;videmment de d&eacute;crire pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui pr&eacute;c&egrave;de, avec un budget n&eacute;cessaire en regard&nbsp;: une direction regardera en premier ce que cela lui co&ucirc;te. Il faut donc &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; argumenter face aux objections &eacute;ventuelles, donner les raisons qui poussent &agrave; tel ou tel d&eacute;veloppement, n&eacute;gocier pied &agrave; pied. </p><p><strong>Qu&#39;est-ce qu&#39;une gestion financi&egrave;re efficace&nbsp;?</strong> </p><p>Une gestion rigoureuse des ressources documentaires est indispensable vis-&agrave;-vis de l&#39;institution. Pour cela, certains co&ucirc;ts doivent &ecirc;tre connus&nbsp;: </p><ul> <li>- les co&ucirc;ts en mati&egrave;re de personnel</li> <li>- les co&ucirc;ts de fonctionnement</li> <li>- les co&ucirc;ts d&#39;investissement.</li></ul><p>Le budget annuel du service est l&#39;outil de gestion qui servira de base &agrave; des comparaisons, &agrave; des ajustements et &agrave; des pr&eacute;visions. Le montant, la r&eacute;partition, l&#39;&eacute;volution du budget et les choix strat&eacute;giques adopt&eacute;s par le responsable sont les indicateurs du positionnement &eacute;conomique de la documentation dans l&#39;entreprise. Les structures d&#39;exercice d&#39;un service de documentation, tr&egrave;s vari&eacute;es (publiques, priv&eacute;es, &agrave; caract&egrave;re marchand ou non marchand), ont une incidence certaine sur les ressources financi&egrave;res. Une connexion &eacute;troite avec les services &eacute;conomiques de l&#39;entreprise est indispensable afin de bien conna&icirc;tre le budget et les lignes budg&eacute;taires. Cela s&#39;av&egrave;re aussi tr&egrave;s utile en cas de dysfonctionnements&nbsp;: retard de paiement, facture impay&eacute;e etc. </p><p><strong>Des co&ucirc;ts r&eacute;partis</strong> </p><p>Il existe plusieurs mani&egrave;res de ventiler des co&ucirc;ts&nbsp;: </p><p>-&nbsp;par service rendu&nbsp;; </p><p>-&nbsp;par &eacute;tape de production&nbsp;; </p><p>-&nbsp;par produit fabriqu&eacute;&nbsp;; </p><ul> <li>- par utilisateur.</li></ul><p>Pour g&eacute;rer un service de documentation, il convient &eacute;galement de conna&icirc;tre la r&eacute;partition des&nbsp;cr&eacute;dits&nbsp;: </p><p>-&nbsp;les cr&eacute;dits d&#39;investissements, &eacute;valu&eacute;s en pr&eacute;vision des besoins et des actions &agrave; entreprendre&nbsp;: d&eacute;penses en personnel, d&eacute;penses pour le fonds documentaire et d&eacute;penses d&#39;&eacute;quipement&nbsp;; </p><ul> <li>- les cr&eacute;dits de fonctionnement: fournitures, entretien...</li></ul><p>Ce sont les charges qui induisent les co&ucirc;ts. </p><p><strong>Les charges du service de documentation</strong> </p><p>Un service de documentation a des charges semblables &agrave; celles d&#39;un service administratif&nbsp;: le personnel, l&#39;espace, les fournitures, l&#39;entretien des mat&eacute;riels. L&#39;identification des charges permet de les ventiler. </p><ul> <li>Les charges li&eacute;es au personnel</li></ul><p>Elles sont constitu&eacute;es par la masse salariale et les charges non salariales&nbsp;: </p><p>-&nbsp;le salaire&nbsp;: incluant les charges salariales, &eacute;gales &agrave; 20&nbsp;% du salaire brut, le nombre d&#39;heures annuelles de travail (cong&eacute;s compris), et les charges patronales, soit 50&nbsp;% du salaire pour un plein temps&nbsp;; </p><p>-&nbsp;les charges non salariales&nbsp;: inh&eacute;rentes au fonctionnement de l&#39;entreprise (comit&eacute; d&#39;entreprise, comit&eacute; d&#39;hygi&egrave;ne, de s&eacute;curit&eacute; et des conditions de travail [CHSCT]...). </p><ul> <li>Les charges li&eacute;es &agrave; l&#39;espace occup&eacute;</li></ul><p>Il s&#39;agit du loyer, de l&#39;&eacute;lectricit&eacute;, du chauffage, de l&#39;entretien, de la participation aux surfaces communes non affect&eacute;es. Ces charges se traduisent par une &eacute;valuation au m&egrave;tre carr&eacute; et une r&eacute;partition au milli&egrave;me. </p><ul> <li>Les charges li&eacute;es aux fournitures, &agrave; l&#39;entretien du mat&eacute;riel et aux prestations diverses:</li></ul><p>-&nbsp;les fournitures de bureau&nbsp;; </p><p>-&nbsp;la location &eacute;ventuelle et la maintenance du photocopieur&nbsp;; </p><p>-&nbsp;les frais de courrier et de t&eacute;l&eacute;phone&nbsp;; </p><p>-&nbsp;la maintenance informatique&nbsp;; </p><p>-&nbsp;la maintenance de certains appareils particuliers (lecteurs de microfiches...)&nbsp;; </p><p>-&nbsp;les frais d&#39;amortissement issus des investissements pr&eacute;c&eacute;dents&nbsp;; </p><p>-&nbsp;les frais de sous-traitance. </p><ul> <li>Les charges li&eacute;es aux acquisitions:</li></ul><p>-&nbsp;achats ponctuels d&#39;ouvrages, de num&eacute;ros sp&eacute;ciaux de revues, de supports particuliers (c&eacute;d&eacute;roms, DVD, microfiches...)&nbsp;; </p><p>-&nbsp;achats dits permanents, comme les abonnements aux p&eacute;riodiques ou les interrogations de banques de donn&eacute;es. </p><p>Les acquisitions constituent la valeur du fonds documentaire et sont ventil&eacute;es selon les cas soit dans les charges, soit dans les investissements. </p><p><strong>Une estimation des co&ucirc;ts en documentation</strong> </p><p>Les frais de personnel sont g&eacute;n&eacute;ralement estim&eacute;s &agrave; 60&nbsp;% du total, l&#39;espace de 25 &agrave; 30&nbsp;% et les fournitures &agrave; 10&nbsp;%. La part de la documentation dans le budget global de l&#39;entreprise s&#39;&eacute;l&egrave;ve en moyenne &agrave; 10-15&nbsp;%. </p><p>Faut-il utiliser la comptabilit&eacute; analytique&nbsp;? </p><p>Les entreprises utilisent la comptabilit&eacute; analytique, qui leur sert &agrave; calculer les co&ucirc;ts. Les charges saisies en comptabilit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale sont prises pour base et ensuite r&eacute;parties&nbsp;: &agrave; chaque fonction, chaque produit, un co&ucirc;t est d&eacute;termin&eacute;. On peut ainsi conna&icirc;tre le r&eacute;sultat global de l&#39;entreprise, la rentabilit&eacute; de certains produits par rapport &agrave; d&#39;autres&nbsp;; on peut aussi les comparer entre eux, d&eacute;finir des tarifs, &eacute;tablir des pr&eacute;visions de charges. La comptabilit&eacute; analytique, en donnant des &eacute;l&eacute;ments chiffr&eacute;s sur la marche de l&#39;entreprise, est une aide &agrave; la d&eacute;cision. C&#39;est donc un syst&egrave;me complexe, utile pour certains grands services de documentation. </p><p>Une gestion efficace&nbsp;: rep&eacute;rer la valeur ajout&eacute;e du service, r&eacute;duire certains co&ucirc;ts, externaliser certaines d&eacute;penses </p><p><strong>Rep&eacute;rer la valeur ajout&eacute;e du service</strong> </p><p>Tout service de documentation a ses points forts et ses points faibles. Le mieux est d&#39;en dresser une liste, en faisant appel &agrave; l&#39;exp&eacute;rience des collaborateurs de l&#39;&eacute;quipe les mieux &agrave; m&ecirc;me de juger de leur activit&eacute;. L&#39;avis des utilisateurs est aussi primordial &agrave; recueillir au moyen d&#39;une enqu&ecirc;te ou d&#39;un sondage. Enfin, tout service est en relation avec d&#39;autres organismes externes&nbsp;: les interroger sur la r&eacute;putation du service peut apporter d&#39;autres &eacute;l&eacute;ments. L&#39;efficacit&eacute; d&#39;un service de documentation peut &ecirc;tre jug&eacute;e et &eacute;valu&eacute;e sur plusieurs crit&egrave;res&nbsp;: </p><ul> <li>- la rapidit&eacute; et le contenu des r&eacute;ponses apport&eacute;es aux questions pos&eacute;es</li> <li>- l&#39;accueil, l&#39;amabilit&eacute; du personnel</li> <li>- la pertinence des services offerts...</li></ul><p>Le r&eacute;sultat de ces diff&eacute;rentes consultations permet de remplir une grille d&#39;&eacute;valuation aussi proche que possible de la r&eacute;elle valeur ajout&eacute;e. Les points faibles peuvent alors &ecirc;tre corrig&eacute;s, les points forts am&eacute;lior&eacute;s. </p><p><strong>R&eacute;duire certains co&ucirc;ts</strong> </p><p>Une &eacute;tude pr&eacute;cise des cr&eacute;dits et des d&eacute;penses montre &agrave; l&#39;&eacute;vidence des co&ucirc;ts trop importants&nbsp;: </p><ul> <li>- de nombreux documentalistes luttent en permanence au sein de leur institution contre les d&eacute;penses &agrave; double: des abonnements multiples, des acquisitions de documents en plusieurs exemplaires pour satisfaire les chefs de service doivent &ecirc;tre imp&eacute;rativement r&eacute;duits, en expliquant clairement pourquoi et en proposant d&#39;autres solutions. Un abonnement en ligne, sous forme de licence, est &agrave; n&eacute;gocier avec le fournisseur ou l&#39;agence d&#39;abonnements. Le recours &agrave; un consortium, notamment pour les services communs de documentation dans les universit&eacute;s, est la meilleure solution. Pour les petits et moyens services de documentation, la mise sur pied d&#39;un r&eacute;seau pour partager les ressources documentaires est une solution int&eacute;ressante.</li> <li>- De m&ecirc;me pour les produits documentaires: une revue de presse, des dossiers documentaires, des synth&egrave;ses peuvent &ecirc;tre con&ccedil;us et r&eacute;alis&eacute;s en coop&eacute;ration entre plusieurs services d&#39;un m&ecirc;me domaine d&#39;int&eacute;r&ecirc;t.</li> <li>- De nombreux services sont abonn&eacute;s &agrave; des banques de donn&eacute;es, dont les co&ucirc;ts peuvent &ecirc;tre r&eacute;dhibitoires. Une analyse de leur utilisation, des co&ucirc;ts engendr&eacute;s peut permettre de rationaliser les d&eacute;penses.</li></ul><p>La r&eacute;duction des co&ucirc;ts peut &eacute;galement &ecirc;tre voulue par une direction, notamment en mati&egrave;re de personnel. M&ecirc;me si la n&eacute;gociation est parfois difficile, il est tr&egrave;s important de dresser un argumentaire complet pour &eacute;viter la disparition de certains postes. </p><p><strong>Externaliser certains co&ucirc;ts</strong> </p><p>L&#39;externalisation&nbsp; est une possibilit&eacute; int&eacute;ressante &agrave; envisager, notamment pour la r&eacute;alisation de certains produits documentaires&nbsp;: ceux-ci sont demandeurs de temps, de personnel et repr&eacute;sente un budget difficile &agrave; assumer pour certains services. Quitte &agrave; les r&eacute;duire, proposer certaines prestations peut-&ecirc;tre de mani&egrave;re moins r&eacute;guli&egrave;re est une solution&nbsp;: l&#39;appel &agrave; un consultant externe est une &eacute;ventualit&eacute; &agrave; consid&eacute;rer. </p><p>La gestion des abonnements s&#39;externalise de plus en plus, soit en &eacute;tant membre d&#39;un consortium, soit en s&#39;associant avec d&#39;autres services de documentation. </p><p>Le travail documentaire peut &eacute;galement &ecirc;tre externalis&eacute;, avec le t&eacute;l&eacute;travail&nbsp;: ceci est rendu possible gr&acirc;ce &agrave; la technologie et dans certains types d&#39;entreprises de services. </p><p>Une gestion efficace est un atout &agrave; mettre en avant&nbsp;: avec les diff&eacute;rents cas de figure &eacute;voqu&eacute;s ici, les solutions sont multiples et doivent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es. Une direction sera toujours sensible &agrave; ce type d&#39;argument&nbsp;: &laquo;&nbsp;cette ann&eacute;e, les co&ucirc;ts documentaires ont &eacute;t&eacute; r&eacute;duits gr&acirc;ce &agrave;...&nbsp;&raquo;. Il est alors plus facile de n&eacute;gocier d&#39;autres points budg&eacute;taires. </p><p>Jean-Philippe Accart </p><p>cop. 2008 </p><p>Article publi&eacute; dans : Guide pratique &laquo;&nbsp;Manager et d&eacute;velopper son service infodoc&nbsp;&raquo;, Archimag, janvier 2007, p. 21-23. </p><p><strong>Bibliographie </strong></p><p>BERNARDIN O., Les Co&ucirc;ts de la documentation, Paris, &Eacute;d. d&#39;Organisation, 1979. </p><p>CHEVALIER B., DOR&Eacute; D., SUTTER E., Guide pour la gestion d&#39;un centre d&#39;information documentaire, Paris, ADBS, 1991. </p><p>MOULIN E., Les Co&ucirc;ts en documentation&nbsp;: calculs, analyses et d&eacute;cisions, Paris, ADBS, 1995. </p><p>-,&nbsp;&laquo;&nbsp;Centres de documentation&nbsp;: quelle tarification mettre en place&nbsp;?, Archimag, n<sup>o</sup>&nbsp;90, d&eacute;cembre 1995-janvier 1996. </p><p>ZANIER F., L&#39;&Eacute;laboration d&#39;un tableau de bord. Comment &eacute;valuer un centre de documentation, Paris, ADBS, 1995. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2006) - The SwissInfoDesk Experiment 2007-05-05T07:18:26+00:00 2007-05-05T07:18:26+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2006-the-swissinfodesk-experiment.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Collection Building, vol. 5, n&deg; 4, 2006, pp. 134-138</strong>&nbsp;&nbsp; </p><h2>The SwissInfoDesk Experiment: the Building of a Website Subject Gateway as a Contributive Part of a Virtual Reference Desk</h2><p>R&eacute;sum&eacute; </p><p>Virtual Reference Desks are new online services developed by libraries and this paper aims to give the example of SwissInfoDesk, the VRD of the Swiss National Library set up in 2003. The main approach is a focus on how SwissInfoDesk is built, maintained and developed, considering user&#39;s interests with a proposed list of topics on Switzerland. The most significant differences between SwissInfoDesk and other VRDs are the multilingual aspects (the site is in four languages) and the link between a directory of selected Swiss official websites and the reference desk itself. The user can search by himself or address his request to the desk. SwissInfoDesk illustrates the ongoing changes in reference work and the new dimension of communication between information specialists and information-seekers. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Collection Building, vol. 5, n&deg; 4, 2006, pp. 134-138</strong>&nbsp;&nbsp; </p><h2>The SwissInfoDesk Experiment: the Building of a Website Subject Gateway as a Contributive Part of a Virtual Reference Desk</h2><p>R&eacute;sum&eacute; </p><p>Virtual Reference Desks are new online services developed by libraries and this paper aims to give the example of SwissInfoDesk, the VRD of the Swiss National Library set up in 2003. The main approach is a focus on how SwissInfoDesk is built, maintained and developed, considering user&#39;s interests with a proposed list of topics on Switzerland. The most significant differences between SwissInfoDesk and other VRDs are the multilingual aspects (the site is in four languages) and the link between a directory of selected Swiss official websites and the reference desk itself. The user can search by himself or address his request to the desk. SwissInfoDesk illustrates the ongoing changes in reference work and the new dimension of communication between information specialists and information-seekers. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2006) - SwissInfoDesk: the Virtual Reference Desk Project of the Swiss National Library 2007-05-05T07:14:20+00:00 2007-05-05T07:14:20+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2006-swissinfodesk-the-virtual-reference-desk-project-of-the-swiss-national-library.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><span ><strong><em>New Library World</em>, vol. 107, &nbsp;5/6,&nbsp; 2006, pp. 228-237</strong></span> </p><h2>SwissInfoDesk : the Virtual Reference Desk Project of the Swiss National Library </h2><p>R&eacute;sum&eacute; </p><p>Libraries and librarians must adapt their services and products to the evolutions of the Information Society and more precisely to users&#39;s needs. Virtual Reference Desks (VRD) are one of the new online services proposed by libraries. After a short introduction on differences between virtual reference desks in North America and in Europe, the paper describes in depth the organization and working processes of the <em>SwissInfoDesk</em>, the virtual reference desk of the Swiss National Library. Launched in 2003, SwissInfoDesk illustrates the ongoing changes in reference work. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><span ><strong><em>New Library World</em>, vol. 107, &nbsp;5/6,&nbsp; 2006, pp. 228-237</strong></span> </p><h2>SwissInfoDesk : the Virtual Reference Desk Project of the Swiss National Library </h2><p>R&eacute;sum&eacute; </p><p>Libraries and librarians must adapt their services and products to the evolutions of the Information Society and more precisely to users&#39;s needs. Virtual Reference Desks (VRD) are one of the new online services proposed by libraries. After a short introduction on differences between virtual reference desks in North America and in Europe, the paper describes in depth the organization and working processes of the <em>SwissInfoDesk</em>, the virtual reference desk of the Swiss National Library. Launched in 2003, SwissInfoDesk illustrates the ongoing changes in reference work. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2005) - Une question sur la Suisse ? SwissInfoDesk 2007-04-03T16:37:20+00:00 2007-04-03T16:37:20+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2005-une-question-sur-la-suisse-swissinfodesk.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p>71&egrave;me Conf&eacute;rence mondiale des biblioth&egrave;ques et de l&rsquo;information &ndash; Oslo &ndash; Ao&ucirc;t 2005 </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://eprints.rclis.org/archive/00007406/01/030f-Accart.pdf">http://eprints.rclis.org/archive/00007406/01/030f-Accart.pdf</a> </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p>71&egrave;me Conf&eacute;rence mondiale des biblioth&egrave;ques et de l&rsquo;information &ndash; Oslo &ndash; Ao&ucirc;t 2005 </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://eprints.rclis.org/archive/00007406/01/030f-Accart.pdf">http://eprints.rclis.org/archive/00007406/01/030f-Accart.pdf</a> </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2005) - Les services d’information et de référence: l’avenir est virtuel 2007-04-03T16:40:21+00:00 2007-04-03T16:40:21+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2005-les-services-d-information-et-de-reference-l-avenir-est-virtuel.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Editorial, Arbido, 2005, 6, pp. 3-4:&nbsp; Les services d&#39;information et de r&eacute;f&eacute;rence</strong> </p><p >Internet modifie en profondeur depuis quelques ann&eacute;es le quotidien des sp&eacute;cialistes de l&rsquo;information documentaire et il semble qu&rsquo;il n&rsquo;y ait plus de limites &agrave; cette vague technologique. Tous les aspects du travail biblioth&eacute;conomique sont touch&eacute;s et cela conduit &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir de mani&egrave;re constante &agrave; que sera notre avenir, &agrave; l&rsquo;&eacute;volution des services offerts et surtout &agrave; la captation d&rsquo;un public de plus en plus volatile. De cette r&eacute;flexion sont n&eacute;s des projets d&rsquo;envergure : d&eacute;veloppement du travail en r&eacute;seau, mise en place de consortia de biblioth&egrave;ques, archivage et num&eacute;risation de documents, cr&eacute;ation de portails d&rsquo;information sont quelques exemples. Mais qu&rsquo;en est-il des services d&rsquo;information et de r&eacute;f&eacute;rence ? </p><p >Afin d&rsquo;exploiter au mieux leurs collections et de remplir leur mission d&rsquo;information du public, les biblioth&egrave;ques ont tr&egrave;s t&ocirc;t mis en place des services de renseignement au public. Sous des appelations diverses et &eacute;voluant avec le temps, les modes et les services offerts (salle des catalogues, bureau de renseignement&hellip;), les services que nous connaissons actuellement sont dit services de r&eacute;f&eacute;rence, traduction litt&eacute;rale de l&rsquo;anglais &laquo; Reference Service &raquo; ou &laquo; Reference Work &raquo;. Ils d&eacute;livrent g&eacute;n&eacute;ralement, comme leur nom l&rsquo;indique, des renseignements bibliographiques. Avec l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;Internet, ces services proposent des &laquo; guichets virtuels d&rsquo;information &raquo; et r&eacute;pondent aux questions des usagers envoy&eacute;es gr&acirc;ce &agrave; un formulaire en ligne. Les services de r&eacute;f&eacute;rence sont donc &agrave; la fois disponibles sur place et &agrave; distance et fournissent au public des informations tr&egrave;s app&eacute;ciables. Les &laquo; biblioth&eacute;caires de r&eacute;f&eacute;rence &raquo; (&laquo; Reference Librarians &raquo;) doivent remplir des conditions particuli&egrave;res pour fournir cette mission d&rsquo;accueil, d&rsquo;information et d&rsquo;orientation et accomplir leur r&ocirc;le de &laquo; recherchiste &raquo;. </p><p >Mais dans ce cas pr&eacute;cis &eacute;galement, la concurrence est rude, tant les habitudes de recherche d&rsquo;information ont &eacute;volu&eacute; avec Internet. Offrir un service de r&eacute;f&eacute;rence virtuel est un premier pas, mais qui s&rsquo;av&egrave;re insuffisant par rapport &agrave; l&rsquo;offre informationnelle des r&eacute;seaux. Quelle solution peut &ecirc;tre avanc&eacute;e ? Une r&eacute;ponse consiste dans la mise en place d&rsquo;un r&eacute;seau de services de r&eacute;f&eacute;rence, avec une r&eacute;partition th&eacute;matique des questions et un point d&rsquo;entr&eacute;e unique pour l&rsquo;usager. Les exemples en la mati&egrave;re sont nombreux : OCLC avec QuestionPoint (soit un r&eacute;seau d&rsquo;une centaine de biblioth&egrave;ques nationales) ; The OHIO Solution qui dessert 11 millions de personnes et r&eacute;pond &agrave; 10 000 questions par mois ; la New York Public Library avec 12 000 questions par mois. En Europe, la tendance est similaire : le Guichet du savoir &agrave; Lyon et la Deutsche Internet Bibliothek sont des exemples int&eacute;ressants. En Suisse, le guichet virtuel de la Biblioth&egrave;que nationale, SwissInfoDesk, est appel&eacute; &agrave; se d&eacute;velopper : un projet est &agrave; l&rsquo;&eacute;tude pour la cr&eacute;ation d&rsquo;un r&eacute;seau de r&eacute;f&eacute;rence virtuel suisse s&rsquo;appuyant sur les partenaires int&eacute;ress&eacute;s. Des contacts sont en cours. </p><p >cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Editorial, Arbido, 2005, 6, pp. 3-4:&nbsp; Les services d&#39;information et de r&eacute;f&eacute;rence</strong> </p><p >Internet modifie en profondeur depuis quelques ann&eacute;es le quotidien des sp&eacute;cialistes de l&rsquo;information documentaire et il semble qu&rsquo;il n&rsquo;y ait plus de limites &agrave; cette vague technologique. Tous les aspects du travail biblioth&eacute;conomique sont touch&eacute;s et cela conduit &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir de mani&egrave;re constante &agrave; que sera notre avenir, &agrave; l&rsquo;&eacute;volution des services offerts et surtout &agrave; la captation d&rsquo;un public de plus en plus volatile. De cette r&eacute;flexion sont n&eacute;s des projets d&rsquo;envergure : d&eacute;veloppement du travail en r&eacute;seau, mise en place de consortia de biblioth&egrave;ques, archivage et num&eacute;risation de documents, cr&eacute;ation de portails d&rsquo;information sont quelques exemples. Mais qu&rsquo;en est-il des services d&rsquo;information et de r&eacute;f&eacute;rence ? </p><p >Afin d&rsquo;exploiter au mieux leurs collections et de remplir leur mission d&rsquo;information du public, les biblioth&egrave;ques ont tr&egrave;s t&ocirc;t mis en place des services de renseignement au public. Sous des appelations diverses et &eacute;voluant avec le temps, les modes et les services offerts (salle des catalogues, bureau de renseignement&hellip;), les services que nous connaissons actuellement sont dit services de r&eacute;f&eacute;rence, traduction litt&eacute;rale de l&rsquo;anglais &laquo; Reference Service &raquo; ou &laquo; Reference Work &raquo;. Ils d&eacute;livrent g&eacute;n&eacute;ralement, comme leur nom l&rsquo;indique, des renseignements bibliographiques. Avec l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;Internet, ces services proposent des &laquo; guichets virtuels d&rsquo;information &raquo; et r&eacute;pondent aux questions des usagers envoy&eacute;es gr&acirc;ce &agrave; un formulaire en ligne. Les services de r&eacute;f&eacute;rence sont donc &agrave; la fois disponibles sur place et &agrave; distance et fournissent au public des informations tr&egrave;s app&eacute;ciables. Les &laquo; biblioth&eacute;caires de r&eacute;f&eacute;rence &raquo; (&laquo; Reference Librarians &raquo;) doivent remplir des conditions particuli&egrave;res pour fournir cette mission d&rsquo;accueil, d&rsquo;information et d&rsquo;orientation et accomplir leur r&ocirc;le de &laquo; recherchiste &raquo;. </p><p >Mais dans ce cas pr&eacute;cis &eacute;galement, la concurrence est rude, tant les habitudes de recherche d&rsquo;information ont &eacute;volu&eacute; avec Internet. Offrir un service de r&eacute;f&eacute;rence virtuel est un premier pas, mais qui s&rsquo;av&egrave;re insuffisant par rapport &agrave; l&rsquo;offre informationnelle des r&eacute;seaux. Quelle solution peut &ecirc;tre avanc&eacute;e ? Une r&eacute;ponse consiste dans la mise en place d&rsquo;un r&eacute;seau de services de r&eacute;f&eacute;rence, avec une r&eacute;partition th&eacute;matique des questions et un point d&rsquo;entr&eacute;e unique pour l&rsquo;usager. Les exemples en la mati&egrave;re sont nombreux : OCLC avec QuestionPoint (soit un r&eacute;seau d&rsquo;une centaine de biblioth&egrave;ques nationales) ; The OHIO Solution qui dessert 11 millions de personnes et r&eacute;pond &agrave; 10 000 questions par mois ; la New York Public Library avec 12 000 questions par mois. En Europe, la tendance est similaire : le Guichet du savoir &agrave; Lyon et la Deutsche Internet Bibliothek sont des exemples int&eacute;ressants. En Suisse, le guichet virtuel de la Biblioth&egrave;que nationale, SwissInfoDesk, est appel&eacute; &agrave; se d&eacute;velopper : un projet est &agrave; l&rsquo;&eacute;tude pour la cr&eacute;ation d&rsquo;un r&eacute;seau de r&eacute;f&eacute;rence virtuel suisse s&rsquo;appuyant sur les partenaires int&eacute;ress&eacute;s. Des contacts sont en cours. </p><p >cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2005) - Guichets virtuels: haut niveau de références. 2007-04-03T16:41:50+00:00 2007-04-03T16:41:50+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2005-guichets-virtuels-haut-niveau-de-references.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Archimag, d&eacute;c.2004-janv. 2005, n&deg; 180, pp. 32-33.</strong> </p><p>Intitul&eacute;e &laquo; Creating a Reference Future &raquo;, la 6&egrave;me conf&eacute;rence annuelle Virtual Reference Desk (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.vrd.org/" target="_blank">http://www.vrd.org</a>) s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e &agrave; Cincinnatti du 8 au 10 novembre 2004. Cr&eacute;&eacute;e sous l&rsquo;&eacute;gide du D&eacute;partement am&eacute;ricain de l&rsquo;Education, Virtual Reference Desk (VRD) est une initiative originale qui comprend un certain nombre de services aux biblioth&egrave;ques avec en arri&egrave;re-fond l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;utiliser la technologie Internet pour mettre en relation des utilisateurs et des experts: les guichets (ou bureaux) de r&eacute;f&eacute;rence virtuels se d&eacute;veloppent maintenant depuis quelques ann&eacute;es et sont le prolongement du bureau d&rsquo;information classique que propose toute biblioth&egrave;que. La diff&eacute;rence essentielle est la possibilit&eacute; pour l&rsquo;utilisateur d&rsquo;atteindre &agrave; tout moment et en tout lieu un biblioth&eacute;caire susceptible de r&eacute;pondre &agrave; sa question, en remplissant un formulaire &eacute;lectronique. Le biblioth&eacute;caire dispose des ressources traditionnelles (les bibliographies) ou &eacute;lectroniques pour fournir la r&eacute;ponse appropri&eacute;e ; selon la difficult&eacute; de la question, il s&rsquo;adresse &agrave; un expert du domaine concern&eacute;. La r&eacute;ponse peut &ecirc;tre transmise par email, par chat (bien que de moins en moins de biblioth&egrave;ques utilisent ce syst&egrave;me), par SMS (certaines biblioth&egrave;ques finlandaises le proposent) ou par le biais d&rsquo;Instant Messenger d&rsquo;AOL qui permet de dialoguer en direct &agrave; partir d&rsquo;un ordinateur ou d&rsquo;un t&eacute;l&eacute;phone portable &ndash; proc&eacute;d&eacute; qui a la faveur des &eacute;tudiants. La mise en r&eacute;seau des services de r&eacute;f&eacute;rences des biblioth&egrave;ques permet de transmettre la question &agrave; n&rsquo;importe quelle biblioth&egrave;que sp&eacute;cialis&eacute;e dans un domaine, ce qui est transparent pour l&rsquo;utilisateur: c&rsquo;est ce que propose notamment QuestionPoint d&rsquo;OCLC (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.questionpoint.org/" target="_blank">http://www.questionpoint.org</a>) dont les membres comprennent des biblioth&egrave;ques nationales et universitaires sur tous les continents. L&rsquo;id&eacute;e de coop&eacute;ration entre biblioth&egrave;ques prend alors une nouvelle dimension, et renforce le r&ocirc;le des biblioth&eacute;caires dit de r&eacute;f&eacute;rence (traduction litt&eacute;rale de <em>Reference Librarian</em>). </p><p>Pr&egrave;s de 700 professionnels pour la plupart nord-am&eacute;ricains mais aussi scandinaves ont assist&eacute; &agrave; la r&eacute;union de Cincinnatti. Les derniers d&eacute;veloppements en mati&egrave;re de r&eacute;f&eacute;rence virtuelle ont &eacute;t&eacute; expos&eacute;s. D&rsquo;apr&egrave;s David Lankes (qui s&rsquo;intitule lui-m&ecirc;me &laquo; Virtual Dave &raquo;), directeur de la School of Information Studies &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Syracuse, les changements en cours offerts par la technologie ne nous permettent plus de revenir en arri&egrave;re et modifient en profondeur le m&eacute;tier de biblioth&eacute;caire: il est n&eacute;cessaire de se situer dor&eacute;navant sur un plan international, d&rsquo;&eacute;tablir des comparaisons et de faire du benchmarking. Dans une soci&eacute;t&eacute; mondialis&eacute;e, les biblioth&egrave;ques ne sont pas &eacute;pargn&eacute;es et il est imp&eacute;ratif pour elle de se positionner. Le processus engag&eacute; ne peut s&rsquo;arr&ecirc;ter et la r&eacute;f&eacute;rence virtuelle est appel&eacute;e &agrave; se d&eacute;velopper. L&rsquo;aspect linguistique devient tr&egrave;s important: une r&eacute;ponse &agrave; une question doit pouvoir &ecirc;tre fournie dans sa langue d&rsquo;origine. Ayant fait le constat que l&rsquo;information disponible sur Internet est majoritairement en anglais (68,4% en 2003<sup>[<a href="https://www.jpaccart.ch/#1">1</a>]</sup>), que les biblioth&egrave;ques r&eacute;pondent aux besoins de communaut&eacute;s linguistiques diverses afin de faciliter leur int&eacute;gration, de nombreuses biblioth&egrave;ques offrent dor&eacute;navant des guichets virtuels bilingues. Cela ne va pas sans difficult&eacute; d&rsquo;ordre humain (le personnel doit poss&eacute;der de bonnes connaissances linguistiques) ou techniques (interpr&eacute;tation des accents et des caract&egrave;res sp&eacute;ciaux ; pauvret&eacute; des traductions offertes par certains logiciels de r&eacute;f&eacute;rence virtuelle). <br />The Ohio Solution permet de trouver une r&eacute;ponse aux besoins des 38% d&rsquo;utilisateurs parmi les 11 millions d&rsquo;habitants de l&rsquo;Ohio: lanc&eacute; le 7 septembre dernier avec le slogan &laquo; Real answers, real people, real-time, real easy &raquo;, relay&eacute; par de nombreux articles dans la presse locale, <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.knowitnow.org/" target="_blank">http://www.knowitnow.org/</a> est le point d&rsquo;entr&eacute;e unique offert par la Cleveland Public Library, Clevnet Library Consortium et NOLA (Northeast Ohio Library Association ). En deux mois, 20 000 questions ont &eacute;t&eacute; pos&eacute;es ! L&rsquo;infrastructure n&eacute;cessaire &agrave; la mise en place d&rsquo;un tel service repose sur un partenariat &eacute;troit entre biblioth&egrave;ques: le service est ouvert 24 heures sur 24 (12 heures le week-eend). Petites et grandes biblioth&egrave;ques participent, certaines dans des domaines sp&eacute;cialis&eacute;s: les soins infirmiers, le travail social, le droit. Un comit&eacute; &eacute;ditorial veille au respect des proc&eacute;dures et des r&egrave;gles &eacute;tablies. Afin de pouvoir r&eacute;pondre aux questions apr&egrave;s les heures d&rsquo;ouverture des biblioth&egrave;ques, un pool de biblioth&eacute;caires a &eacute;t&eacute; recrut&eacute; (les &laquo; AfterDark Operators &raquo;), op&eacute;ration qui a rencontr&eacute; la faveur de professionnels, souhaitant travailler de chez eux ou en dehors du temps de travail habituel. L&rsquo;&eacute;quipe virtuelle mise en place apr&egrave;s s&eacute;lection est compos&eacute;e de 90 biblioth&eacute;caires de haut niveau, entrain&eacute;s et form&eacute;s &agrave; la r&eacute;f&eacute;rence virtuelle. Un coordinateur organise le planning et ils peuvent communiquer entre eux via un Extranet, se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; un Manuel d&rsquo;aide en ligne et voient leur r&eacute;mun&eacute;ration augment&eacute;e. </p><p>Ces quelques exemples sont pris parmi les nombreuses communications pr&eacute;sent&eacute;es &agrave; Cincinnatti: la vari&eacute;t&eacute; des th&egrave;mes et des exp&eacute;riences expos&eacute;s sont une preuve suppl&eacute;mentaire que la collaboration et le partenariat entre biblioth&egrave;ques, la mutualisation des ressources (personnel, collections) sont l&rsquo;avenir du m&eacute;tier. La r&eacute;f&eacute;rence virtuelle est un exemple parmi d&rsquo;autres de r&eacute;ussite alliant comp&eacute;tence, expertise et moyens techniques au service de l&rsquo;utilisateur. </p><h2>Quelques exemples de Guichets virtuels bilingues ou plurilingues</h2><p>En espagnol: </p><ul> <li>Informacion en Vivo (New York Public Library): <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nypl.org/branch/questions/index2.html" target="_blank">http://www.nypl.org/branch/questions/index2.html</a> </li> <li>Q and A Caf&eacute; (San Francisco Bay Area) <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.qandacafe.com/" target="_blank">http://www.qandacafe.com</a>AskColorado: <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.askcolorado.org/" target="_blank">http://www.askcolorado.org</a> </li></ul><p>En fran&ccedil;ais: </p><ul> <li>InfoBiblio (R&eacute;seau des biblioth&egrave;ques du Qu&eacute;bec): <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.crsbp.org/infobiblio/infobib.html" target="_blank">http://www.crsbp.org/infobiblio/infobib.html</a> </li></ul><p>En chinois: </p><ul> <li>Chinese Live Librarian: <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://chinese.suffolk.lib.ny.us/" target="_blank">http://chinese.suffolk.lib.ny.us</a> </li></ul><p>En allemand, anglais, fran&ccedil;ais: </p><ul> <li>SwissInfoDesk (Biblioth&egrave;que nationale suisse) <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.swissinfodesk.ch/" target="_blank">http://www.swissinfodesk.ch</a> </li></ul><h2>Les logiciels de r&eacute;f&eacute;rence virtuelle</h2><ul> <li>Docutek VRL plus (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.docutek.com/" target="_blank">http://www.docutek.com</a>): cr&eacute;&eacute; en 1995, propose l&rsquo;envoi de r&eacute;ponses normalis&eacute;es, la mise en attente des questions pos&eacute;es. MacIntosh et Windows. </li> <li>QuestionPoint (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.questionpoint.org/" target="_blank">http://www.questionpoint.org</a>) : d&eacute;velopp&eacute; par la Biblioth&egrave;que du Congr&egrave;s des Etats-Unis et OCLC. S&rsquo;est alli&eacute; depuis peu avec 24/7 Reference. Propose de conserver les archives des questions.. </li> <li>Xreferplus (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.xrefer.com/libraries/index.jsp" target="_blank">http://www.xrefer.com/libraries/index.jsp</a> : offre des liens vers 1.8 million de sources bibliographiques couvrant une vingtaine de th&egrave;mes, et la possibilit&eacute; d&rsquo;importer des notices MARC. </li> <li>Tutor.com (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.tutor.com/" target="_blank">http://www.tutor.com</a>): permet d&rsquo;int&eacute;grer, en anglais ou en espagnol, les questions qui arrivent par mail, t&eacute;l&eacute;phone, chat&hellip; </li> <li>Altarama&rsquo;RefTracker (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.altarama.com/" target="_blank">http://www.altarama.com</a>) : g&egrave;re les questions sous toutes leurs formes automatiquement ou manuellement, propose une base de connaissances, des statistiques. </li></ul><h2>R&eacute;f&eacute;rences utiles</h2><ul> <li>Les Actes des Conf&eacute;rences VRD depuis 1999: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.vrd.org/" target="_blank">http://www.vrd.org</a> </li> <li>Reference and User Services Association/American Library Association: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ala.org/rusa" target="_blank">http://www.ala.org/rusa</a> - Publie <em>Reference and User Services Quarterly</em> </li> <li>Section &ldquo;Reference Work&rdquo; de l&rsquo;IFLA: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/VII/s36/index.htm" target="_blank">http://www.ifla.org/VII/s36/index.htm</a> <br /> Publie une Lettre d&rsquo;information et un guide: <em>Les lignes directrices de l&rsquo;IFLA en mati&egrave;re de r&eacute;f&eacute;rence num&eacute;rique</em> (en ligne). Anime la liste de discussion IFLAREF. </li> <li><em>The Virtual Reference Experience: Integrating Theory into Practice</em>, ed. by David Lankes et al, New York, Neal-Schuman publishers, 2004. </li></ul><h2>Notes</h2><p><br /><a name="1" title="1"></a>[1]: Source: Global Internet Statisitics, Global Reach (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://global-reach.biz/" target="_blank">http://global-reach.biz</a>) </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Archimag, d&eacute;c.2004-janv. 2005, n&deg; 180, pp. 32-33.</strong> </p><p>Intitul&eacute;e &laquo; Creating a Reference Future &raquo;, la 6&egrave;me conf&eacute;rence annuelle Virtual Reference Desk (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.vrd.org/" target="_blank">http://www.vrd.org</a>) s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e &agrave; Cincinnatti du 8 au 10 novembre 2004. Cr&eacute;&eacute;e sous l&rsquo;&eacute;gide du D&eacute;partement am&eacute;ricain de l&rsquo;Education, Virtual Reference Desk (VRD) est une initiative originale qui comprend un certain nombre de services aux biblioth&egrave;ques avec en arri&egrave;re-fond l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;utiliser la technologie Internet pour mettre en relation des utilisateurs et des experts: les guichets (ou bureaux) de r&eacute;f&eacute;rence virtuels se d&eacute;veloppent maintenant depuis quelques ann&eacute;es et sont le prolongement du bureau d&rsquo;information classique que propose toute biblioth&egrave;que. La diff&eacute;rence essentielle est la possibilit&eacute; pour l&rsquo;utilisateur d&rsquo;atteindre &agrave; tout moment et en tout lieu un biblioth&eacute;caire susceptible de r&eacute;pondre &agrave; sa question, en remplissant un formulaire &eacute;lectronique. Le biblioth&eacute;caire dispose des ressources traditionnelles (les bibliographies) ou &eacute;lectroniques pour fournir la r&eacute;ponse appropri&eacute;e ; selon la difficult&eacute; de la question, il s&rsquo;adresse &agrave; un expert du domaine concern&eacute;. La r&eacute;ponse peut &ecirc;tre transmise par email, par chat (bien que de moins en moins de biblioth&egrave;ques utilisent ce syst&egrave;me), par SMS (certaines biblioth&egrave;ques finlandaises le proposent) ou par le biais d&rsquo;Instant Messenger d&rsquo;AOL qui permet de dialoguer en direct &agrave; partir d&rsquo;un ordinateur ou d&rsquo;un t&eacute;l&eacute;phone portable &ndash; proc&eacute;d&eacute; qui a la faveur des &eacute;tudiants. La mise en r&eacute;seau des services de r&eacute;f&eacute;rences des biblioth&egrave;ques permet de transmettre la question &agrave; n&rsquo;importe quelle biblioth&egrave;que sp&eacute;cialis&eacute;e dans un domaine, ce qui est transparent pour l&rsquo;utilisateur: c&rsquo;est ce que propose notamment QuestionPoint d&rsquo;OCLC (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.questionpoint.org/" target="_blank">http://www.questionpoint.org</a>) dont les membres comprennent des biblioth&egrave;ques nationales et universitaires sur tous les continents. L&rsquo;id&eacute;e de coop&eacute;ration entre biblioth&egrave;ques prend alors une nouvelle dimension, et renforce le r&ocirc;le des biblioth&eacute;caires dit de r&eacute;f&eacute;rence (traduction litt&eacute;rale de <em>Reference Librarian</em>). </p><p>Pr&egrave;s de 700 professionnels pour la plupart nord-am&eacute;ricains mais aussi scandinaves ont assist&eacute; &agrave; la r&eacute;union de Cincinnatti. Les derniers d&eacute;veloppements en mati&egrave;re de r&eacute;f&eacute;rence virtuelle ont &eacute;t&eacute; expos&eacute;s. D&rsquo;apr&egrave;s David Lankes (qui s&rsquo;intitule lui-m&ecirc;me &laquo; Virtual Dave &raquo;), directeur de la School of Information Studies &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Syracuse, les changements en cours offerts par la technologie ne nous permettent plus de revenir en arri&egrave;re et modifient en profondeur le m&eacute;tier de biblioth&eacute;caire: il est n&eacute;cessaire de se situer dor&eacute;navant sur un plan international, d&rsquo;&eacute;tablir des comparaisons et de faire du benchmarking. Dans une soci&eacute;t&eacute; mondialis&eacute;e, les biblioth&egrave;ques ne sont pas &eacute;pargn&eacute;es et il est imp&eacute;ratif pour elle de se positionner. Le processus engag&eacute; ne peut s&rsquo;arr&ecirc;ter et la r&eacute;f&eacute;rence virtuelle est appel&eacute;e &agrave; se d&eacute;velopper. L&rsquo;aspect linguistique devient tr&egrave;s important: une r&eacute;ponse &agrave; une question doit pouvoir &ecirc;tre fournie dans sa langue d&rsquo;origine. Ayant fait le constat que l&rsquo;information disponible sur Internet est majoritairement en anglais (68,4% en 2003<sup>[<a href="https://www.jpaccart.ch/#1">1</a>]</sup>), que les biblioth&egrave;ques r&eacute;pondent aux besoins de communaut&eacute;s linguistiques diverses afin de faciliter leur int&eacute;gration, de nombreuses biblioth&egrave;ques offrent dor&eacute;navant des guichets virtuels bilingues. Cela ne va pas sans difficult&eacute; d&rsquo;ordre humain (le personnel doit poss&eacute;der de bonnes connaissances linguistiques) ou techniques (interpr&eacute;tation des accents et des caract&egrave;res sp&eacute;ciaux ; pauvret&eacute; des traductions offertes par certains logiciels de r&eacute;f&eacute;rence virtuelle). <br />The Ohio Solution permet de trouver une r&eacute;ponse aux besoins des 38% d&rsquo;utilisateurs parmi les 11 millions d&rsquo;habitants de l&rsquo;Ohio: lanc&eacute; le 7 septembre dernier avec le slogan &laquo; Real answers, real people, real-time, real easy &raquo;, relay&eacute; par de nombreux articles dans la presse locale, <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.knowitnow.org/" target="_blank">http://www.knowitnow.org/</a> est le point d&rsquo;entr&eacute;e unique offert par la Cleveland Public Library, Clevnet Library Consortium et NOLA (Northeast Ohio Library Association ). En deux mois, 20 000 questions ont &eacute;t&eacute; pos&eacute;es ! L&rsquo;infrastructure n&eacute;cessaire &agrave; la mise en place d&rsquo;un tel service repose sur un partenariat &eacute;troit entre biblioth&egrave;ques: le service est ouvert 24 heures sur 24 (12 heures le week-eend). Petites et grandes biblioth&egrave;ques participent, certaines dans des domaines sp&eacute;cialis&eacute;s: les soins infirmiers, le travail social, le droit. Un comit&eacute; &eacute;ditorial veille au respect des proc&eacute;dures et des r&egrave;gles &eacute;tablies. Afin de pouvoir r&eacute;pondre aux questions apr&egrave;s les heures d&rsquo;ouverture des biblioth&egrave;ques, un pool de biblioth&eacute;caires a &eacute;t&eacute; recrut&eacute; (les &laquo; AfterDark Operators &raquo;), op&eacute;ration qui a rencontr&eacute; la faveur de professionnels, souhaitant travailler de chez eux ou en dehors du temps de travail habituel. L&rsquo;&eacute;quipe virtuelle mise en place apr&egrave;s s&eacute;lection est compos&eacute;e de 90 biblioth&eacute;caires de haut niveau, entrain&eacute;s et form&eacute;s &agrave; la r&eacute;f&eacute;rence virtuelle. Un coordinateur organise le planning et ils peuvent communiquer entre eux via un Extranet, se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; un Manuel d&rsquo;aide en ligne et voient leur r&eacute;mun&eacute;ration augment&eacute;e. </p><p>Ces quelques exemples sont pris parmi les nombreuses communications pr&eacute;sent&eacute;es &agrave; Cincinnatti: la vari&eacute;t&eacute; des th&egrave;mes et des exp&eacute;riences expos&eacute;s sont une preuve suppl&eacute;mentaire que la collaboration et le partenariat entre biblioth&egrave;ques, la mutualisation des ressources (personnel, collections) sont l&rsquo;avenir du m&eacute;tier. La r&eacute;f&eacute;rence virtuelle est un exemple parmi d&rsquo;autres de r&eacute;ussite alliant comp&eacute;tence, expertise et moyens techniques au service de l&rsquo;utilisateur. </p><h2>Quelques exemples de Guichets virtuels bilingues ou plurilingues</h2><p>En espagnol: </p><ul> <li>Informacion en Vivo (New York Public Library): <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nypl.org/branch/questions/index2.html" target="_blank">http://www.nypl.org/branch/questions/index2.html</a> </li> <li>Q and A Caf&eacute; (San Francisco Bay Area) <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.qandacafe.com/" target="_blank">http://www.qandacafe.com</a>AskColorado: <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.askcolorado.org/" target="_blank">http://www.askcolorado.org</a> </li></ul><p>En fran&ccedil;ais: </p><ul> <li>InfoBiblio (R&eacute;seau des biblioth&egrave;ques du Qu&eacute;bec): <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.crsbp.org/infobiblio/infobib.html" target="_blank">http://www.crsbp.org/infobiblio/infobib.html</a> </li></ul><p>En chinois: </p><ul> <li>Chinese Live Librarian: <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://chinese.suffolk.lib.ny.us/" target="_blank">http://chinese.suffolk.lib.ny.us</a> </li></ul><p>En allemand, anglais, fran&ccedil;ais: </p><ul> <li>SwissInfoDesk (Biblioth&egrave;que nationale suisse) <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.swissinfodesk.ch/" target="_blank">http://www.swissinfodesk.ch</a> </li></ul><h2>Les logiciels de r&eacute;f&eacute;rence virtuelle</h2><ul> <li>Docutek VRL plus (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.docutek.com/" target="_blank">http://www.docutek.com</a>): cr&eacute;&eacute; en 1995, propose l&rsquo;envoi de r&eacute;ponses normalis&eacute;es, la mise en attente des questions pos&eacute;es. MacIntosh et Windows. </li> <li>QuestionPoint (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.questionpoint.org/" target="_blank">http://www.questionpoint.org</a>) : d&eacute;velopp&eacute; par la Biblioth&egrave;que du Congr&egrave;s des Etats-Unis et OCLC. S&rsquo;est alli&eacute; depuis peu avec 24/7 Reference. Propose de conserver les archives des questions.. </li> <li>Xreferplus (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.xrefer.com/libraries/index.jsp" target="_blank">http://www.xrefer.com/libraries/index.jsp</a> : offre des liens vers 1.8 million de sources bibliographiques couvrant une vingtaine de th&egrave;mes, et la possibilit&eacute; d&rsquo;importer des notices MARC. </li> <li>Tutor.com (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.tutor.com/" target="_blank">http://www.tutor.com</a>): permet d&rsquo;int&eacute;grer, en anglais ou en espagnol, les questions qui arrivent par mail, t&eacute;l&eacute;phone, chat&hellip; </li> <li>Altarama&rsquo;RefTracker (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.altarama.com/" target="_blank">http://www.altarama.com</a>) : g&egrave;re les questions sous toutes leurs formes automatiquement ou manuellement, propose une base de connaissances, des statistiques. </li></ul><h2>R&eacute;f&eacute;rences utiles</h2><ul> <li>Les Actes des Conf&eacute;rences VRD depuis 1999: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.vrd.org/" target="_blank">http://www.vrd.org</a> </li> <li>Reference and User Services Association/American Library Association: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ala.org/rusa" target="_blank">http://www.ala.org/rusa</a> - Publie <em>Reference and User Services Quarterly</em> </li> <li>Section &ldquo;Reference Work&rdquo; de l&rsquo;IFLA: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/VII/s36/index.htm" target="_blank">http://www.ifla.org/VII/s36/index.htm</a> <br /> Publie une Lettre d&rsquo;information et un guide: <em>Les lignes directrices de l&rsquo;IFLA en mati&egrave;re de r&eacute;f&eacute;rence num&eacute;rique</em> (en ligne). Anime la liste de discussion IFLAREF. </li> <li><em>The Virtual Reference Experience: Integrating Theory into Practice</em>, ed. by David Lankes et al, New York, Neal-Schuman publishers, 2004. </li></ul><h2>Notes</h2><p><br /><a name="1" title="1"></a>[1]: Source: Global Internet Statisitics, Global Reach (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://global-reach.biz/" target="_blank">http://global-reach.biz</a>) </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2005) - Fragen über der Schweiz ? SwissInfoDesk 2007-04-30T13:44:26+00:00 2007-04-30T13:44:26+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2005-fragen-ueber-der-schweiz-swissinfodesk.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>in BIT Online, 2005,&nbsp; Aug. n&deg; 3,&nbsp; pp. 221-224</strong> </p><h2>Auf dem Weg zur virtuellen Information </h2><p ><em>&laquo;Dem Suchenden das verlangte Werk oder die gew&uuml;nschte Auskunft schliesslich einzuh&auml;ndigen, ist und bleibt ja Endzweck jeder bibliothekarischen T&auml;tigkeit.&raquo;</em> Schweizerische Landesbibliothek, Achtundzwanzigster Bericht 1928, S. 8. </p><p ><em>&laquo;Die Schweizerische Landesbibliothek ist weltweit die wichtigste Informationsquelle f&uuml;r die Kenntnis und das Verst&auml;ndnis der Schweiz und ihrer Bev&ouml;lkerung. Ihre vorrangige Aufgabe ist dabei, allen Personen in der Schweiz wie im Ausland den Zugang zu den diversen Sammlungen zu erm&ouml;glichen.&raquo;</em> Jean-Fr&eacute;d&eacute;ric Jauslin und Marie-Christine Doffey, <em>La strat&eacute;gie de la Biblioth&egrave;que nationale pour la p&eacute;riode 2003-2006</em>, in: Schweizerische Landesbibliothek, 89. Jahresbericht 2002, S. 21. </p><p >In der Absicht, ihre Sammlungen bestm&ouml;glich zu nutzen und dem Auftrag der Publikumsinformation nachzukommen, haben die Bibliotheken schon sehr fr&uuml;h Auskunftsdienste f&uuml;r ihre Benutzer eingerichtet. Diese treten unter verschiedenen Bezeichnungen auf, welche sich im Laufe der Zeit je nach angebotener Dienst-leistungen ver&auml;ndern (Katalogsaal, Auskunftsb&uuml;ro etc.). Die heute bekannten Informationsdienste werden im Englischen &laquo;Reference Service&raquo; oder &laquo;Reference Work&raquo; genannt. Ihre Dienstleistungen bestehen im Allgemeinen darin, bibliografische Ausk&uuml;nfte und Literaturhinweise aufgrund der vorhandenen Katalogeintragungen zu geben. Mit dem Aufkommen des Internet bieten diese Dienste vermehrt &laquo;virtuelle Auskunftsdienste&raquo; an und beantworten die Benutzeranfragen (welche sich meist nicht mehr auf bibliografische Themen beschr&auml;nken m&uuml;ssen) aufgrund eines Online-Formulars. Sie sind somit sowohl vor Ort wie aus r&auml;umlicher Distanz zug&auml;nglich und liefern Informationen, welche vom Publikum sehr gesch&auml;tzt werden. Diese &laquo;Auskunfts-Bibliothekare&raquo; (&laquo;Reference Librarians&raquo;) m&uuml;ssen &uuml;ber besondere F&auml;higkeiten verf&uuml;gen, um die Aufgaben des Informierens, Beratens und Weiter-verweisens zu beherrschen und so ihrer Rolle als Recherchespezialisten gerecht zu werden. </p><p >In der Schweizerischen&nbsp;Nationalbibliothek (NB) ist diese Entwicklung auch das Resultat eines Reorganisations- und Erneuerungsprozesses, welcher seinen Ursprung im neuen &laquo;Bundesgesetz &uuml;ber die Schweizerische Nationalbibliothek&raquo; von 1992 hat: Dieses sieht vor, die&nbsp;NB besser in die Wissenschafts-, Bildungs- und Wirtschafts-landschaft zu integrieren; dies unter Ber&uuml;cksichtigung der neuen Medien und der neuen Kommunikationstechnologien. </p><p >Wir werden im Folgenden detaillierter auf die T&auml;tigkeiten des Recherchedienstes IZ-Helvetica der&nbsp;NB eingehen, welcher die Weiterentwicklung des Auskunftsb&uuml;ros ist, das 1928 zeitgleich mit dem Schweizerischen Gesamtkatalog geschaffen wurde. </p><h2>Der Recherchedienst IZ-Helvetica</h2><p >Die Benutzeranfragen zu Informationen &uuml;ber die Schweiz sind vielf&auml;ltig und stammen sowohl von Schweizern im In- und Ausland als auch von anderen Personen, die sich f&uuml;r die Schweiz interessieren <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#1"><sup>1</sup></a>. Eine Besonderheit der Schweizerischen Landes-bibliothek besteht darin, dass ihre Dienste und Lieferungen allen Benutzern offen stehen und nicht auf ein wissenschaftliches oder universit&auml;res Publikum beschr&auml;nkt sind. Es wurden Informations- und Dokumentationsspezialisten engagiert, um die Anfragen zu bearbeiten und einen bestm&ouml;glichen Service in Bezug auf die Qualit&auml;t der Informationen und der gelieferten Dokumente anbieten zu k&ouml;nnen, und dies innert kurzer Zeit (zwischen 24 und 36 Stunden je nach Schwierigkeit). Da komplexere An-fragen mehr Zeit ben&ouml;tigen, wird auch eine kostenpflichtige Recherche angeboten <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#2"><sup>2</sup></a>, zudem besteht die M&ouml;glichkeit vor Ort die Hilfe einer bibliothekarischen Fach-person in Anspruch zu nehmen (&laquo;Lend a Librarian&raquo;). Von den rund 700 im Jahre 2004 erbrachten Recherchen waren jedoch 95 % Gratisrecherchen <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#3"><sup>3</sup></a>. </p><p >Die St&auml;rken des Dienstes liegen - innerhalb des &uuml;bergeordneten Themas &laquo;Schweiz&raquo; - bei Geschichte, Geografie, Politik, Kultur, ber&uuml;hmte Personen etc. </p><p >Um die Anfragen beantworten zu k&ouml;nnen hat der Recherchedienst Zugang zu s&auml;mtlichen Sammlungen der Schweizerischen Landesbibliothek <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#4"><sup>4</sup></a>, zum Schweize-rischen Literaturarchiv <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#5"><sup>5</sup></a> und zur Graphischen Sammlung <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#6"><sup>6</sup></a>. Die Recherchedienst-leistungen wurden zudem im Jahre 2003 mit der Einrichtung eines virtuellen Auskunfts-dienstes <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#7"><sup>7</sup></a>, genannt SwissInfoDesk, ausgebaut. </p><h2>Eine Frage zur Schweiz? SwissInfoDesk <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#8"><sup>8</sup></a></h2><p >&auml;hnlich konzipiert wie Verzeichnisse anderer Bibliotheken (seien es National-, Universit&auml;ts- oder &ouml;ffentliche Bibliotheken) ist SwissInfoDesk sowohl ein in die Website der Landesbibliothek <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#9"><sup>9</sup></a> integriertes Informationsportal mit einem Link-verzeichnis, als auch ein virtueller Auskunftsdienst, der es jedem Benutzer erlaubt, anhand eines Online-Formulars eine Frage zur Schweiz zu stellen. </p><h2>Das Informationsportal: Struktur und Organisation </h2><p >Um die Recherche zu erleichtern, wurden zw&ouml;lf &uuml;bergeordnete Themen definiert. Sie entsprechen den am h&auml;ufigsten gestellten Fragen zu: </p><ul> <li>Geografie, </li> <li>Geschichte, </li> <li>Wirtschaft, </li> <li>Politik, </li> <li>Kultur und Sprache, </li> <li>Erziehung, Ausbildung und Forschung, </li> <li>Medien, </li> <li>Sport. </li></ul><p >Weitere, allgemeinere Kategorien sind: </p><ul> <li>Portale, </li> <li>Fotos, </li> <li>Adresslisten und Kalender. </li></ul><p >Jede Kategorie ist in Unterthemen aufgeteilt (so umfasst die Kategorie &laquo;Politik&raquo; zw&ouml;lf Unterthemen, darunter &laquo;Politisches System der Schweiz&raquo; oder &laquo;Schweizerische Eidgenossenschaft&raquo;). Die Unterthemen enthalten dann die informativsten Links zu Websites der betreffenden Kategorie. Die mit der Auswahl betrauten Informations-spezialisten w&auml;hlen die Websites aufgrund mehreren Kriterien aus: </p><ul> <li>Formale Kriterien: <ul> <li>Identifikation des Autors: Adresse, Fachkompetenz, Glaubw&uuml;rdigkeit, </li> <li>Charakter der Website: offiziell, informell, kommerziell (offizielle Sites werden bevorzugt), </li> <li>Zielpublikum, </li> <li>Einfachheit und Schnelligkeit der Navigation, Sichtbarkeit der Menu-f&uuml;hrung. </li> </ul> </li> <li>Inhaltliche Kriterien: <ul> <li>Umfang der enthaltenen Informationen, </li> <li>Zug&auml;nglichkeit der Dokumente: Zusammenfassung, Volltext, </li> <li>Qualit&auml;t der Informationen: Relevanz des Inhalts f&uuml;r das Thema, </li> <li>Seri&ouml;se, unparteiische Informationen, </li> <li>&uuml;berpr&uuml;fung der Informationen durch eine Redaktionskommission oder durch Experten; oder Nachvollziehbarkeit durch klar deklarierte Quellen und / oder durch eine vollst&auml;ndige, pr&auml;zise und aktualisierte Bibliografie, </li> <li>Links zu anderen g&uuml;ltigen und relevanten Quellen, </li> <li>Interaktivit&auml;t: M&ouml;glichkeit f&uuml;r den Besucher, mit dem Verfasser der Website in Kontakt zu treten mittels Diskussionsliste, Forum oder E-Mail. </li> </ul> </li></ul><p >Anschliessend an die Auswahl wird eine kurze Beschreibung der Website verfasst, um den Benutzer zu informieren und in seiner Recherche zu leiten. Dieser Kommentar hat eine der jeweiligen Website entsprechende Form. </p><br /><table width="100%" bgcolor="#f5deb3"> <tbody> <tr> <td> <p> <br /> <strong>Beispiel der unter dem Thema &laquo;Politik&raquo;, Unterthema &laquo;Politisches System der Schweiz&raquo; aufgef&uuml;hrten Websites:</strong> </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/de/index/themen/politik.html/t_blank" target="_blank">Statistik der Schweiz: Politik</a> <br /> Eine offizielle Website des Bundesamtes f&uuml;r Statistik. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ch.ch/t_blank" target="_blank">http://www.ch.ch/t_blank</a> <br /> Ein Wegweiser zu den Verwaltungsstellen aller Staatsebenen. Die Seite wird von Bund, Kantonen und Gemeinden zur Verf&uuml;gung gestellt. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.admin.ch/ch/d/schweiz/political.html/t_blank" target="_blank">Confoederatio Helvetica : Die politische Gliederung der Schweiz</a> <br /> Auf dieser Website informieren die schweizerischen Bundesbeh&ouml;rden &uuml;ber die politische Gliederung des Landes. Erkl&auml;rt werden die drei Ebenen des schweize-rischen politischen Systems: Bund, Kantone und Gemeinden. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.switzerland-in-sight.ch/ger/index.html?siteSect=700/t_blank" target="_blank">Staat und Politik in der Schweiz</a> <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.presence.ch//t_blank" target="_blank">Pr&auml;senz Schweiz</a> <br /> zeigt hier die Grundz&uuml;ge von Staat und Politik in der Schweiz auf und erl&auml;utert das Zusammenspiel von Regierung und Volk in der (halb)direkten Demokratie. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.admin.ch/ch/d/pore/index.html/t_blank" target="_blank">Die politischen Rechte im Bund</a> <br /> In kaum einem anderen souver&auml;nen Staat gibt es derart ausgebaute Mitbestimmungs-rechte des Volkes wie in der Schweiz. Diese offizielle Website stellt die Instrumente vor, die sich die Schweizer B&uuml;rgerinnen und B&uuml;rger geschaffen haben, um &uuml;ber die Regeln ihres Zusammenlebens demokratisch entscheiden zu k&ouml;nnen. Die Resultate der eidgen&ouml;ssischen Volksabstimmungen ab 1848 sind hier aufgelistet. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.swisspolitics.org/de/index.php/t_blank" target="_blank">swisspolitics.org</a> <br /> swisspolitics.org ist eine Web-Plattform, die eine F&uuml;lle von aktuellen Nachrichten und Hintergrundinformationen rund um die Schweizer Politik enth&auml;lt. swisspolitics.org ist eine Initiative von swissinfo/Schweizer Radio International, einem Unternehmen der SRG SSR id&eacute;e suisse. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.gov.ch/govchde.nsf/webfmMain/t_blank" target="_blank">Verzeichnis der offiziellen Internet-Seiten des &ouml;ffentlichen Sektors der Schweiz</a> <br /> Wenn Sie die Adresse einer Schule, Firma oder &ouml;ffentlichen Verwaltungsstelle beim Bund, bei einem Kanton oder einer Gemeinde brauchen, so finden Sie das Gew&uuml;nschte auf dieser Website. Sie wird unterhalten vom <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.idheap.ch/idheap.nsf/vwBaseDocuments/IdActDeutsch/t_blank" target="_blank">Hochschulinstitut f&uuml;r &ouml;ffentliche Verwaltung IDHEAP</a> in Lausanne. </p> </td> </tr> </tbody></table><p >Ein EDV-Programm erm&ouml;glicht die regelm&auml;ssige &uuml;berpr&uuml;fung der Links. Zudem werden die Themen laufend erweitert. </p><h2>Eine Besonderheit von SwissInfoDesk: der Aspekt der Mehrsprachigkeit</h2><p >Die Schweiz ist ein mehrsprachiges Land mit drei offiziellen Landessprachen: Deutsch (63,7 % der Wohnbev&ouml;lkerung), Franz&ouml;sisch (20,4 %) und Italienisch (6,5 %). Auch das Romanische (0,5 %) tr&auml;gt seinen Teil zur Mehrsprachigkeit der Schweiz bei <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#10"><sup>10</sup></a>. </p><p >Um die Recherche Benutzern unterschiedlichster Herkunft zu erm&ouml;glichen wird die Website in erster Linie in den drei Sprachen Deutsch, Franz&ouml;sisch und Englisch ange-boten. Zudem besteht eine italienische &uuml;bersetzung der Einstiegsseite, welche auf die anderen Sprachversionen verweist. Eine Schwierigkeit besteht darin, SwissInfoDesk in den drei gew&auml;hlten Sprachen mit einer gleichwertigen Auswahl an Websites anbie-ten zu k&ouml;nnen, was nicht immer realisierbar ist (so sind zum Beispiel die Websites aus der italienischsprachigen Schweiz nicht sehr zahlreich). Jeder der f&uuml;r ein Thema ver-antwortlichen Informationsspezialisten muss also in allen drei Sprachen gleichzeitig arbeiten, um das Angebot ausgewogen erstellen und weiterentwickeln zu k&ouml;nnen. </p><p >Der Aspekt der Mehrsprachigkeit von SwissInfoDesk muss auch deshalb betont werden, weil er es erlaubt, die Recherchem&ouml;glichkeiten &uuml;ber die Schweiz bedeutend zu erweitern und Benutzern aus anderen franz&ouml;sischsprachigen, deutschsprachigen und angels&auml;chsischen L&auml;ndern zu &ouml;ffnen. </p><p >In Erg&auml;nzung zu dieser Linksammlung steht den Internetbenutzern die M&ouml;glichkeit der direkten Kontaktaufnahme mit dem Recherchedienst offen; sei es, indem er seine Frage per E-Mail stellt, sei es mittels Ausf&uuml;llen des Online-Formulars. Letzteres erlaubt es, die Recherchekriterien zu pr&auml;zisieren. </p><br /><table width="100%" bgcolor="#f5deb3"> <tbody> <tr> <td> <p> <strong>Die vom Benutzer auszuf&uuml;llenden Felder des Online-Formulars:</strong> </p> <p> &nbsp; </p> <h3>1. Angaben f&uuml;r die Recherche</h3> <p> 1.1&nbsp;&nbsp;Ihre Frage (obligatorisch). <br /> 1.2&nbsp;&nbsp;Zweck der Recherche. <br /> 1.3&nbsp;&nbsp;Stichw&ouml;rter. <br /> 1.4&nbsp;&nbsp;Geographischer Bezugsraum. <br /> 1.5&nbsp;&nbsp;Abdeckungszeitraum. <br /> 1.6&nbsp;&nbsp;Gew&uuml;nschte Sprachen: Alle / Franz&ouml;sisch / Deutsch / Italienisch / Spanisch / Englisch / Andere. <br /> 1.7&nbsp;&nbsp;Art der gew&uuml;nschten Information: Literaturangaben, biografische Informationen, Adressen, Fotokopien, Anderes. <br /> 1.8&nbsp;&nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/swissinfodesk/d/servd.html/t_blank" target="_blank">Gew&uuml;nschte Dienstleistung</a> : Gratisrecherche, Kostenpflichtige Recherche, Expressrecherche. <br /> 1.9&nbsp;&nbsp;Betrag, den Sie maximal zu bezahlen bereit sind (in CHF). <br /> 1.10&nbsp;&nbsp;Termin (z.B. 15. Mai 2005). <br /> 1.11&nbsp;&nbsp;Gew&uuml;nschte &uuml;bermittlungsart: Telefon, Fax, E-Mail, Post. <br /> 1.12&nbsp;&nbsp;Ihr Kommentar. </p> <p> &nbsp; </p> <h3>2. Personalien</h3></td> </tr> </tbody></table><p >Das Formular erlaubt es dem Benutzer, seine Frage in einer der drei Landessprachen, aber auch auf Englisch oder Spanisch zu stellen. In der Regel erfolgt die Antwort in der Sprache, in der die Frage gestellt wurde. </p><h2>Die Online-Recherchen </h2><p >Wie nicht anders zu erwarten sind die gestellten Fragen sehr unterschiedlich und manchmal recht komplex <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#11"><sup>11</sup></a>. Sie ben&ouml;tigen meist eine Recherche in den Sammlungen der SLB, in der Linksammlung des SwissInfoDesk oder im Internet. Manchmal werden die Fragen auch an einen anderen Spezialisten innerhalb der SLB, an das Schweizerische Literaturarchiv oder an die Graphische Sammlung weitergeleitet. </p><p >Die Sorgfalt und die Genauigkeit, die bei der Beantwortung angewandt werden, sind Bestandteil einer Qualit&auml;tsausrichtung. Diese steht in &uuml;bereinstimmung mit der Gesamt-politik der Schweizerischen Landesbibliothek. </p><br /><table width="100%" bgcolor="#f5deb3"> <tbody> <tr> <td> <p> <strong>Beispiele von Anfragen an den Online-Informationsdienst SwissInfoDesk:</strong> </p> <p> - Existiert eine franz&ouml;sische &uuml;bersetzung von Goethes &laquo;Reise in die Schweiz&raquo;? Ist diese &uuml;bersetzung in einer westschweizerischen Bibliothek vorhanden? <br /> - Hat die SLB Literatur und Bildmaterial zur Kleidermode in der Schweiz des Mittelalters? <br /> - Wie sucht man nach Bundesgerichtsentscheiden zum Thema Haftung be<br /> Skiunf&auml;llen? </p> </td> </tr> </tbody></table><br /><h2>Das Marketing f&uuml;r SwissInfoDesk</h2><p >Anfangs 2005 wurde eine Marketingkampagne vom Dienst Marketing und Kommuni-kation der Schweizerischen Landesbibliothek lanciert, der ein Pressecommuniqu&eacute; <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#12"><sup>12</sup></a> erarbeitet hat, um die potentiellen Benutzer &uuml;ber die Dienstleistungen von SwissInfoDesk zu informieren. Mit diesem wurde die allgemeine Presse (Tages-zeitungen in der deutschen und der franz&ouml;sischen Schweiz) bedient, weiter die Fachpresse in den Bereichen Dokumentation und Informatik, professionelle Mailinglisten, die schweizerischen Vertretungen im Ausland sowie die ausl&auml;ndischen Botschaften in der Schweiz und die Universit&auml;ten. </p><p >Diese Kampagne wurde auch intern durchgef&uuml;hrt, um die Mitarbeiter der SLB ebenfalls zu informieren. </p><p >Sie wird mit Pr&auml;sentationen am Salon du Livre und an anderen Veranstaltungen weitergef&uuml;hrt. </p><h2>Wie sieht die Zukunft von SwissInfoDesk aus? Kooperation und Zusammenarbeit</h2><p >Obwohl die Schweizerische Landesbibliothek einzigartige Sammlungen und Quellen zur Schweiz besitzt, ist es klar, dass die Zukunft von SwissInfoDesk von Koopera-tions- und Zusammenarbeitsm&ouml;glichkeiten innerhalb <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#13"><sup>13</sup></a> und ausserhalb der Schweiz abh&auml;ngt. Der von einer Kooperation erwartete Nutzen kann unterteilt werden in fachliche, &ouml;konomische und politische Aspekte: </p><ul> <li>Auf fachlicher Ebene: <ul> <li>Die Kooperation tr&auml;gt zur Weiterbildung der Bibliothekarinnen und Bibliothe-kare bei. </li> <li>Sie erm&ouml;glicht den Vergleich der Auskunftsdienste der einzelnen Bibliotheken (Methode des Benchmarking) und schafft dadurch eine Wettbewerbssituation. </li> </ul> </li> <li>Auf &ouml;konomischer Ebene: <ul> <li>Die dokumentarischen Ressourcen (Best&auml;nde) werden besser genutzt. </li> <li>Die Anfragen erlauben es den Bibliotheken, Nachfrage und Bed&uuml;rfnisse der Benutzer besser zu kennen und die entsprechenden Kenntnisse zu nutzen: zum Beispiel f&uuml;r eine bessere Ausgewogenheit der Sammlungen und eine bessere Verwaltung der Budgets. </li> </ul> </li> <li>Auf politischer Ebene: <ul> <li>Eine Kooperation vereinigt verschiedenartige Informationsquellen eines geografischen Bezugsraumes, in der Absicht, diese dem Benutzer dank einer einzigen Schnittstelle zur Verf&uuml;gung zu stellen. </li> <li>Sie erlaubt es, die Arbeit effizienter unter den Bibliotheken aufzuteilen. </li> <li>Sie f&ouml;rdert den Austausch der beteiligten Bibliotheken untereinander, indem diese ihre Best&auml;nde gegenseitig besser kennen lernen. </li> <li>Der Benutzer profitiert von einem breiteren Dokumentationsangebot. </li> <li>Sie f&ouml;rdert die Idee eines Dokumentationsnetzwerks. </li> </ul> </li></ul><p >Diese &uuml;berlegungen f&uuml;hren auch zur Teilnahme an internationalen Netzwerken. So war die Schweizerische Landesbibliothek eine der ersten Bibliotheken, die bei QuestionPoint <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#14"><sup>14</sup></a>, dem Netzwerk virtueller Auskunftsdienste des OCLC (Online Computer Library Center <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#15"><sup>15</sup></a>), mitarbeitet. Dieses vereinigt rund einhundert Institu-tionen und Nationalbibliotheken auf allen Kontinenten. Diese Zusammenarbeit wird gegenw&auml;rtig evaluiert. </p><p >Zusammenfassend stellen wir eine permanente Anpassung der von der Schweize-rischen Landesbibliothek angebotenen Dienstleistungen f&uuml;r die Partner-Bibliotheken (in erster Linie Schweizerischer Gesamtkatalog) wie jener f&uuml;r ihre Benutzer (insbe-sondere SwissInfoDesk und andere Dienste) fest. Deren Hauptzielsetzung besteht immer in einer erstklassigen Auskunft: Standortnachweise f&uuml;r die interbibliothe-karische Ausleihe, dokumentarische Recherchen, virtueller Auskunftsdienst, Weiter-verweisen an andere schweizerische Informationsquellen. </p><p >So hat sich die Informationssuche, urspr&uuml;nglich eine rein bibliothekswissenschaftliche Aufgabe, mit der Zeit weiterentwickelt, um den Bed&uuml;rfnissen der Benutzer weiterhin gerecht zu werden. Diese Entwicklung wurde verst&auml;rkt durch die heutigen technolo-gischen M&ouml;glichkeiten. Ohne Zweifel sind die Bibliotheken und ihre Bibliothe-karinnen und Bibliothekare bestens ausger&uuml;stet, um die Herausforderung, welche die aktuellen Technologien in der Informationsrecherche auf den weltweiten Netzen darstellen, zu meistern. </p><h2>---</h2><p><a name="#1" title="#1"></a>1)&nbsp;Die Anfragen stammen zu 60% aus der Schweiz, zu 20% aus Europa und zu 20% von ausserhalb Europa (Zahlen 2004). </p><p><a name="#2" title="#2"></a>2)&nbsp;Die ersten 30 Minuten sind kostenlos, anschliessend werden 20 Franken pro 15 Minuten Arbeitszeit verrechnet (Personen in Ausbildung bezahlen die H&auml;lfte). </p><p><a name="#3" title="#3"></a>3)&nbsp;Zahlen gem&auml;ss &laquo;Statistik der Sektion &ouml;ffentlichkeitsdienste&raquo;, SLB, Dezember 2004. </p><p><a name="#4" title="#4"></a>4)&nbsp;Dies sind (Zahlen Dezember 2004): <br />- 2&#39;651&#39;261 Monografien; <br />- 9&#39;742 periodische Schriften; <br />- 358&#39;627 grafische Dokumente; <br />- 57&#39;376 Musiknoten; <br />- 11&#39;970 Mikroformen und CD-ROMs; <br />- 13&#39;141 audiovisuelle Dokumente. </p><p><a name="#5" title="#5"></a>5)&nbsp;Das Schweizerische Literaturarchiv (SLA) wurde 1989 als Folge der Schenkung von Friedrich D&uuml;rrenmatt gegr&uuml;ndet und 1991 in die Schweizerische Landesbibliothek integriert. Das SLA vereinigt Dokumente mit Bezug zur Literatur der vier Sprachregionen der Schweiz, der deutschen, der franz&ouml;-sischen, der italienischen und der romanischen, dies mit Schwerpunkt auf dem 20. Jahrhundert. Unter den 120 Nachl&auml;ssen finden sich jene von Corinna Bille, Blaise Cendrars, Jacques Chessex, Albert Einstein, Hermann Hesse, Patricia Highsmith und Anne-Marie Schwarzenbach. </p><p><a name="#6" title="#6"></a>6)&nbsp;5Die Graphische Sammlung der Schweizerischen Landesbibliothek umfasst eine grosse Sammlung an <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/d/fuehr/grs_samml_druckgraph.htm" target="_blank">Druckgraphiken</a> aus dem 17. bis 20. Jahrhundert, eine <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/d/fuehr/grs_samml_photo.htm" target="_blank">Fotosammlung</a> mit Aufnahmen von der Daguerrotypie aus der Mitte des 19. Jahrhunderts bis zur Agenturaufnahme von heute, eine <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/d/fuehr/grs_samml_ansk.htm" target="_blank">Ansichtskarten-sammlung</a> und eine <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/d/fuehr/grs_samml_plakat.htm" target="_blank">Plakatsammlung</a>. </p><p><a name="#7" title="#7"></a>7)&nbsp;Was ist eigentlich ein virtueller Auskunftsdienst? Basierend auf der Technologie des World Wide Web und somit jedermann, &uuml;berall und jederzeit zug&auml;nglich, enth&auml;lt ein virtueller Auskunftsdienst in der Regel ein Linkverzeichnis, welches eine erste Recherche erm&ouml;glicht, und ein Anfrageformular, um die Recherche zu vertiefen. Der Benutzer erh&auml;lt von der Bibliothek oder dem Betreiber des Informa-tionsdienstes per E-Mail eine Antwort auf seine Frage. Falls die Antwort nun von einer anderen Bibliothek - zum Beispiel weil diese in einem bestimmten Bereich spezialisiert ist - kommt, interessiert dies den Benutzer kaum, da f&uuml;r ihn lediglich wichtig ist, &uuml;berhaupt eine Antwort auf seine Frage zu bekommen. </p><p><a name="#8" title="#8"></a>8)&nbsp; <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/swissinfodesk/indexd.html" target="_blank">http://www.nb.admin.ch/swissinfodesk/indexd.html</a> </p><p><a name="#9" title="#9"></a>9)&nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.ch/" target="_blank">http://www.nb.ch/</a> </p><p><a name="#10" title="#10"></a>10)&nbsp;Zahlen 2000 des Bundesamtes f&uuml;r Statistik (BFS): <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bfs.admin.ch/" target="_blank">http://www.bfs.admin.ch/</a> </p><p><a name="#11" title="#11"></a>11)&nbsp;Dies ist eine Beobachtung, welche von den meisten Online-Auskunftsdiensten gemacht wird, wendet sich doch der Benutzer dann an einen Informationsdienst, wenn er selber keine Antwort auf seine Frage gefunden hat. </p><p><a name="#12" title="#12"></a>12)&nbsp;Text des Pressecommuniqu&eacute;s zu SwissInfoDesk: <br /><strong>Des questions sur la Suisse ? : SwissInfoDesk</strong> <br />SwissInfoDesk est un service offert par la Biblioth&egrave;que nationale suisse. Il facilite la recherche d&#39;informations pertinentes sur la Suisse sur Internet. Il consiste en une liste th&eacute;matique de liens en trois langues. <br />Les sp&eacute;cialistes de l&#39;information de la Biblioth&egrave;que nationale suisse ont &eacute;labor&eacute; une liste de liens comment&eacute;s sur la Suisse organis&eacute;e par th&egrave;me. La recherche se trouve facilit&eacute;e gr&acirc;ce aux liens choisis. Les liens sont class&eacute;s selon diff&eacute;rents th&egrave;mes : g&eacute;ographie, &eacute;conomie, culture, langues, sport... et chaque site fait l&#39;objet d&#39;un commentaire bref. <br />Mis en service 2003 avec une version en anglais, SwissInfoDesk est maintenant disponible en allemand et en fran&ccedil;ais. <br />En outre, le Centre d&#39;Information Helvetica de la Biblioth&egrave;que nationale suisse r&eacute;pond en ligne &agrave; toute question sur la Suisse. Le formulaire &eacute;lectronique pour une demande de recherche se trouve sur la m&ecirc;me page que SwissInfoDesk. Les demandes sont trait&eacute;es dans un d&eacute;lai de 48 heures. <br /><strong>SwissInfoDesk:</strong> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/swissinfodesk/indexd.html" target="_blank">http://www.nb.admin.ch/swissinfodesk/indexd.html</a> </p><p><a name="#13" title="#13"></a>13)&nbsp;In der Schweiz existieren gut 600 Bibliotheken (Universit&auml;ts- und Kantonsbibliotheken, &ouml;ffentliche Bibliotheken etc.). </p><p><a name="#14" title="#14"></a>14)&nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oclc.org/questionpoint/" target="_blank">http://www.oclc.org/questionpoint/</a> </p><p><a name="#15" title="#15"></a>15)&nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oclc.org/" target="_blank">http://www.oclc.org/</a> </p><p><em>Cop. Jean-Philippe Accart, 2007. </em></p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>in BIT Online, 2005,&nbsp; Aug. n&deg; 3,&nbsp; pp. 221-224</strong> </p><h2>Auf dem Weg zur virtuellen Information </h2><p ><em>&laquo;Dem Suchenden das verlangte Werk oder die gew&uuml;nschte Auskunft schliesslich einzuh&auml;ndigen, ist und bleibt ja Endzweck jeder bibliothekarischen T&auml;tigkeit.&raquo;</em> Schweizerische Landesbibliothek, Achtundzwanzigster Bericht 1928, S. 8. </p><p ><em>&laquo;Die Schweizerische Landesbibliothek ist weltweit die wichtigste Informationsquelle f&uuml;r die Kenntnis und das Verst&auml;ndnis der Schweiz und ihrer Bev&ouml;lkerung. Ihre vorrangige Aufgabe ist dabei, allen Personen in der Schweiz wie im Ausland den Zugang zu den diversen Sammlungen zu erm&ouml;glichen.&raquo;</em> Jean-Fr&eacute;d&eacute;ric Jauslin und Marie-Christine Doffey, <em>La strat&eacute;gie de la Biblioth&egrave;que nationale pour la p&eacute;riode 2003-2006</em>, in: Schweizerische Landesbibliothek, 89. Jahresbericht 2002, S. 21. </p><p >In der Absicht, ihre Sammlungen bestm&ouml;glich zu nutzen und dem Auftrag der Publikumsinformation nachzukommen, haben die Bibliotheken schon sehr fr&uuml;h Auskunftsdienste f&uuml;r ihre Benutzer eingerichtet. Diese treten unter verschiedenen Bezeichnungen auf, welche sich im Laufe der Zeit je nach angebotener Dienst-leistungen ver&auml;ndern (Katalogsaal, Auskunftsb&uuml;ro etc.). Die heute bekannten Informationsdienste werden im Englischen &laquo;Reference Service&raquo; oder &laquo;Reference Work&raquo; genannt. Ihre Dienstleistungen bestehen im Allgemeinen darin, bibliografische Ausk&uuml;nfte und Literaturhinweise aufgrund der vorhandenen Katalogeintragungen zu geben. Mit dem Aufkommen des Internet bieten diese Dienste vermehrt &laquo;virtuelle Auskunftsdienste&raquo; an und beantworten die Benutzeranfragen (welche sich meist nicht mehr auf bibliografische Themen beschr&auml;nken m&uuml;ssen) aufgrund eines Online-Formulars. Sie sind somit sowohl vor Ort wie aus r&auml;umlicher Distanz zug&auml;nglich und liefern Informationen, welche vom Publikum sehr gesch&auml;tzt werden. Diese &laquo;Auskunfts-Bibliothekare&raquo; (&laquo;Reference Librarians&raquo;) m&uuml;ssen &uuml;ber besondere F&auml;higkeiten verf&uuml;gen, um die Aufgaben des Informierens, Beratens und Weiter-verweisens zu beherrschen und so ihrer Rolle als Recherchespezialisten gerecht zu werden. </p><p >In der Schweizerischen&nbsp;Nationalbibliothek (NB) ist diese Entwicklung auch das Resultat eines Reorganisations- und Erneuerungsprozesses, welcher seinen Ursprung im neuen &laquo;Bundesgesetz &uuml;ber die Schweizerische Nationalbibliothek&raquo; von 1992 hat: Dieses sieht vor, die&nbsp;NB besser in die Wissenschafts-, Bildungs- und Wirtschafts-landschaft zu integrieren; dies unter Ber&uuml;cksichtigung der neuen Medien und der neuen Kommunikationstechnologien. </p><p >Wir werden im Folgenden detaillierter auf die T&auml;tigkeiten des Recherchedienstes IZ-Helvetica der&nbsp;NB eingehen, welcher die Weiterentwicklung des Auskunftsb&uuml;ros ist, das 1928 zeitgleich mit dem Schweizerischen Gesamtkatalog geschaffen wurde. </p><h2>Der Recherchedienst IZ-Helvetica</h2><p >Die Benutzeranfragen zu Informationen &uuml;ber die Schweiz sind vielf&auml;ltig und stammen sowohl von Schweizern im In- und Ausland als auch von anderen Personen, die sich f&uuml;r die Schweiz interessieren <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#1"><sup>1</sup></a>. Eine Besonderheit der Schweizerischen Landes-bibliothek besteht darin, dass ihre Dienste und Lieferungen allen Benutzern offen stehen und nicht auf ein wissenschaftliches oder universit&auml;res Publikum beschr&auml;nkt sind. Es wurden Informations- und Dokumentationsspezialisten engagiert, um die Anfragen zu bearbeiten und einen bestm&ouml;glichen Service in Bezug auf die Qualit&auml;t der Informationen und der gelieferten Dokumente anbieten zu k&ouml;nnen, und dies innert kurzer Zeit (zwischen 24 und 36 Stunden je nach Schwierigkeit). Da komplexere An-fragen mehr Zeit ben&ouml;tigen, wird auch eine kostenpflichtige Recherche angeboten <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#2"><sup>2</sup></a>, zudem besteht die M&ouml;glichkeit vor Ort die Hilfe einer bibliothekarischen Fach-person in Anspruch zu nehmen (&laquo;Lend a Librarian&raquo;). Von den rund 700 im Jahre 2004 erbrachten Recherchen waren jedoch 95 % Gratisrecherchen <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#3"><sup>3</sup></a>. </p><p >Die St&auml;rken des Dienstes liegen - innerhalb des &uuml;bergeordneten Themas &laquo;Schweiz&raquo; - bei Geschichte, Geografie, Politik, Kultur, ber&uuml;hmte Personen etc. </p><p >Um die Anfragen beantworten zu k&ouml;nnen hat der Recherchedienst Zugang zu s&auml;mtlichen Sammlungen der Schweizerischen Landesbibliothek <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#4"><sup>4</sup></a>, zum Schweize-rischen Literaturarchiv <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#5"><sup>5</sup></a> und zur Graphischen Sammlung <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#6"><sup>6</sup></a>. Die Recherchedienst-leistungen wurden zudem im Jahre 2003 mit der Einrichtung eines virtuellen Auskunfts-dienstes <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#7"><sup>7</sup></a>, genannt SwissInfoDesk, ausgebaut. </p><h2>Eine Frage zur Schweiz? SwissInfoDesk <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#8"><sup>8</sup></a></h2><p >&auml;hnlich konzipiert wie Verzeichnisse anderer Bibliotheken (seien es National-, Universit&auml;ts- oder &ouml;ffentliche Bibliotheken) ist SwissInfoDesk sowohl ein in die Website der Landesbibliothek <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#9"><sup>9</sup></a> integriertes Informationsportal mit einem Link-verzeichnis, als auch ein virtueller Auskunftsdienst, der es jedem Benutzer erlaubt, anhand eines Online-Formulars eine Frage zur Schweiz zu stellen. </p><h2>Das Informationsportal: Struktur und Organisation </h2><p >Um die Recherche zu erleichtern, wurden zw&ouml;lf &uuml;bergeordnete Themen definiert. Sie entsprechen den am h&auml;ufigsten gestellten Fragen zu: </p><ul> <li>Geografie, </li> <li>Geschichte, </li> <li>Wirtschaft, </li> <li>Politik, </li> <li>Kultur und Sprache, </li> <li>Erziehung, Ausbildung und Forschung, </li> <li>Medien, </li> <li>Sport. </li></ul><p >Weitere, allgemeinere Kategorien sind: </p><ul> <li>Portale, </li> <li>Fotos, </li> <li>Adresslisten und Kalender. </li></ul><p >Jede Kategorie ist in Unterthemen aufgeteilt (so umfasst die Kategorie &laquo;Politik&raquo; zw&ouml;lf Unterthemen, darunter &laquo;Politisches System der Schweiz&raquo; oder &laquo;Schweizerische Eidgenossenschaft&raquo;). Die Unterthemen enthalten dann die informativsten Links zu Websites der betreffenden Kategorie. Die mit der Auswahl betrauten Informations-spezialisten w&auml;hlen die Websites aufgrund mehreren Kriterien aus: </p><ul> <li>Formale Kriterien: <ul> <li>Identifikation des Autors: Adresse, Fachkompetenz, Glaubw&uuml;rdigkeit, </li> <li>Charakter der Website: offiziell, informell, kommerziell (offizielle Sites werden bevorzugt), </li> <li>Zielpublikum, </li> <li>Einfachheit und Schnelligkeit der Navigation, Sichtbarkeit der Menu-f&uuml;hrung. </li> </ul> </li> <li>Inhaltliche Kriterien: <ul> <li>Umfang der enthaltenen Informationen, </li> <li>Zug&auml;nglichkeit der Dokumente: Zusammenfassung, Volltext, </li> <li>Qualit&auml;t der Informationen: Relevanz des Inhalts f&uuml;r das Thema, </li> <li>Seri&ouml;se, unparteiische Informationen, </li> <li>&uuml;berpr&uuml;fung der Informationen durch eine Redaktionskommission oder durch Experten; oder Nachvollziehbarkeit durch klar deklarierte Quellen und / oder durch eine vollst&auml;ndige, pr&auml;zise und aktualisierte Bibliografie, </li> <li>Links zu anderen g&uuml;ltigen und relevanten Quellen, </li> <li>Interaktivit&auml;t: M&ouml;glichkeit f&uuml;r den Besucher, mit dem Verfasser der Website in Kontakt zu treten mittels Diskussionsliste, Forum oder E-Mail. </li> </ul> </li></ul><p >Anschliessend an die Auswahl wird eine kurze Beschreibung der Website verfasst, um den Benutzer zu informieren und in seiner Recherche zu leiten. Dieser Kommentar hat eine der jeweiligen Website entsprechende Form. </p><br /><table width="100%" bgcolor="#f5deb3"> <tbody> <tr> <td> <p> <br /> <strong>Beispiel der unter dem Thema &laquo;Politik&raquo;, Unterthema &laquo;Politisches System der Schweiz&raquo; aufgef&uuml;hrten Websites:</strong> </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/de/index/themen/politik.html/t_blank" target="_blank">Statistik der Schweiz: Politik</a> <br /> Eine offizielle Website des Bundesamtes f&uuml;r Statistik. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ch.ch/t_blank" target="_blank">http://www.ch.ch/t_blank</a> <br /> Ein Wegweiser zu den Verwaltungsstellen aller Staatsebenen. Die Seite wird von Bund, Kantonen und Gemeinden zur Verf&uuml;gung gestellt. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.admin.ch/ch/d/schweiz/political.html/t_blank" target="_blank">Confoederatio Helvetica : Die politische Gliederung der Schweiz</a> <br /> Auf dieser Website informieren die schweizerischen Bundesbeh&ouml;rden &uuml;ber die politische Gliederung des Landes. Erkl&auml;rt werden die drei Ebenen des schweize-rischen politischen Systems: Bund, Kantone und Gemeinden. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.switzerland-in-sight.ch/ger/index.html?siteSect=700/t_blank" target="_blank">Staat und Politik in der Schweiz</a> <br /> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.presence.ch//t_blank" target="_blank">Pr&auml;senz Schweiz</a> <br /> zeigt hier die Grundz&uuml;ge von Staat und Politik in der Schweiz auf und erl&auml;utert das Zusammenspiel von Regierung und Volk in der (halb)direkten Demokratie. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.admin.ch/ch/d/pore/index.html/t_blank" target="_blank">Die politischen Rechte im Bund</a> <br /> In kaum einem anderen souver&auml;nen Staat gibt es derart ausgebaute Mitbestimmungs-rechte des Volkes wie in der Schweiz. Diese offizielle Website stellt die Instrumente vor, die sich die Schweizer B&uuml;rgerinnen und B&uuml;rger geschaffen haben, um &uuml;ber die Regeln ihres Zusammenlebens demokratisch entscheiden zu k&ouml;nnen. Die Resultate der eidgen&ouml;ssischen Volksabstimmungen ab 1848 sind hier aufgelistet. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.swisspolitics.org/de/index.php/t_blank" target="_blank">swisspolitics.org</a> <br /> swisspolitics.org ist eine Web-Plattform, die eine F&uuml;lle von aktuellen Nachrichten und Hintergrundinformationen rund um die Schweizer Politik enth&auml;lt. swisspolitics.org ist eine Initiative von swissinfo/Schweizer Radio International, einem Unternehmen der SRG SSR id&eacute;e suisse. </p> <p > <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.gov.ch/govchde.nsf/webfmMain/t_blank" target="_blank">Verzeichnis der offiziellen Internet-Seiten des &ouml;ffentlichen Sektors der Schweiz</a> <br /> Wenn Sie die Adresse einer Schule, Firma oder &ouml;ffentlichen Verwaltungsstelle beim Bund, bei einem Kanton oder einer Gemeinde brauchen, so finden Sie das Gew&uuml;nschte auf dieser Website. Sie wird unterhalten vom <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.idheap.ch/idheap.nsf/vwBaseDocuments/IdActDeutsch/t_blank" target="_blank">Hochschulinstitut f&uuml;r &ouml;ffentliche Verwaltung IDHEAP</a> in Lausanne. </p> </td> </tr> </tbody></table><p >Ein EDV-Programm erm&ouml;glicht die regelm&auml;ssige &uuml;berpr&uuml;fung der Links. Zudem werden die Themen laufend erweitert. </p><h2>Eine Besonderheit von SwissInfoDesk: der Aspekt der Mehrsprachigkeit</h2><p >Die Schweiz ist ein mehrsprachiges Land mit drei offiziellen Landessprachen: Deutsch (63,7 % der Wohnbev&ouml;lkerung), Franz&ouml;sisch (20,4 %) und Italienisch (6,5 %). Auch das Romanische (0,5 %) tr&auml;gt seinen Teil zur Mehrsprachigkeit der Schweiz bei <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#10"><sup>10</sup></a>. </p><p >Um die Recherche Benutzern unterschiedlichster Herkunft zu erm&ouml;glichen wird die Website in erster Linie in den drei Sprachen Deutsch, Franz&ouml;sisch und Englisch ange-boten. Zudem besteht eine italienische &uuml;bersetzung der Einstiegsseite, welche auf die anderen Sprachversionen verweist. Eine Schwierigkeit besteht darin, SwissInfoDesk in den drei gew&auml;hlten Sprachen mit einer gleichwertigen Auswahl an Websites anbie-ten zu k&ouml;nnen, was nicht immer realisierbar ist (so sind zum Beispiel die Websites aus der italienischsprachigen Schweiz nicht sehr zahlreich). Jeder der f&uuml;r ein Thema ver-antwortlichen Informationsspezialisten muss also in allen drei Sprachen gleichzeitig arbeiten, um das Angebot ausgewogen erstellen und weiterentwickeln zu k&ouml;nnen. </p><p >Der Aspekt der Mehrsprachigkeit von SwissInfoDesk muss auch deshalb betont werden, weil er es erlaubt, die Recherchem&ouml;glichkeiten &uuml;ber die Schweiz bedeutend zu erweitern und Benutzern aus anderen franz&ouml;sischsprachigen, deutschsprachigen und angels&auml;chsischen L&auml;ndern zu &ouml;ffnen. </p><p >In Erg&auml;nzung zu dieser Linksammlung steht den Internetbenutzern die M&ouml;glichkeit der direkten Kontaktaufnahme mit dem Recherchedienst offen; sei es, indem er seine Frage per E-Mail stellt, sei es mittels Ausf&uuml;llen des Online-Formulars. Letzteres erlaubt es, die Recherchekriterien zu pr&auml;zisieren. </p><br /><table width="100%" bgcolor="#f5deb3"> <tbody> <tr> <td> <p> <strong>Die vom Benutzer auszuf&uuml;llenden Felder des Online-Formulars:</strong> </p> <p> &nbsp; </p> <h3>1. Angaben f&uuml;r die Recherche</h3> <p> 1.1&nbsp;&nbsp;Ihre Frage (obligatorisch). <br /> 1.2&nbsp;&nbsp;Zweck der Recherche. <br /> 1.3&nbsp;&nbsp;Stichw&ouml;rter. <br /> 1.4&nbsp;&nbsp;Geographischer Bezugsraum. <br /> 1.5&nbsp;&nbsp;Abdeckungszeitraum. <br /> 1.6&nbsp;&nbsp;Gew&uuml;nschte Sprachen: Alle / Franz&ouml;sisch / Deutsch / Italienisch / Spanisch / Englisch / Andere. <br /> 1.7&nbsp;&nbsp;Art der gew&uuml;nschten Information: Literaturangaben, biografische Informationen, Adressen, Fotokopien, Anderes. <br /> 1.8&nbsp;&nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/swissinfodesk/d/servd.html/t_blank" target="_blank">Gew&uuml;nschte Dienstleistung</a> : Gratisrecherche, Kostenpflichtige Recherche, Expressrecherche. <br /> 1.9&nbsp;&nbsp;Betrag, den Sie maximal zu bezahlen bereit sind (in CHF). <br /> 1.10&nbsp;&nbsp;Termin (z.B. 15. Mai 2005). <br /> 1.11&nbsp;&nbsp;Gew&uuml;nschte &uuml;bermittlungsart: Telefon, Fax, E-Mail, Post. <br /> 1.12&nbsp;&nbsp;Ihr Kommentar. </p> <p> &nbsp; </p> <h3>2. Personalien</h3></td> </tr> </tbody></table><p >Das Formular erlaubt es dem Benutzer, seine Frage in einer der drei Landessprachen, aber auch auf Englisch oder Spanisch zu stellen. In der Regel erfolgt die Antwort in der Sprache, in der die Frage gestellt wurde. </p><h2>Die Online-Recherchen </h2><p >Wie nicht anders zu erwarten sind die gestellten Fragen sehr unterschiedlich und manchmal recht komplex <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#11"><sup>11</sup></a>. Sie ben&ouml;tigen meist eine Recherche in den Sammlungen der SLB, in der Linksammlung des SwissInfoDesk oder im Internet. Manchmal werden die Fragen auch an einen anderen Spezialisten innerhalb der SLB, an das Schweizerische Literaturarchiv oder an die Graphische Sammlung weitergeleitet. </p><p >Die Sorgfalt und die Genauigkeit, die bei der Beantwortung angewandt werden, sind Bestandteil einer Qualit&auml;tsausrichtung. Diese steht in &uuml;bereinstimmung mit der Gesamt-politik der Schweizerischen Landesbibliothek. </p><br /><table width="100%" bgcolor="#f5deb3"> <tbody> <tr> <td> <p> <strong>Beispiele von Anfragen an den Online-Informationsdienst SwissInfoDesk:</strong> </p> <p> - Existiert eine franz&ouml;sische &uuml;bersetzung von Goethes &laquo;Reise in die Schweiz&raquo;? Ist diese &uuml;bersetzung in einer westschweizerischen Bibliothek vorhanden? <br /> - Hat die SLB Literatur und Bildmaterial zur Kleidermode in der Schweiz des Mittelalters? <br /> - Wie sucht man nach Bundesgerichtsentscheiden zum Thema Haftung be<br /> Skiunf&auml;llen? </p> </td> </tr> </tbody></table><br /><h2>Das Marketing f&uuml;r SwissInfoDesk</h2><p >Anfangs 2005 wurde eine Marketingkampagne vom Dienst Marketing und Kommuni-kation der Schweizerischen Landesbibliothek lanciert, der ein Pressecommuniqu&eacute; <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#12"><sup>12</sup></a> erarbeitet hat, um die potentiellen Benutzer &uuml;ber die Dienstleistungen von SwissInfoDesk zu informieren. Mit diesem wurde die allgemeine Presse (Tages-zeitungen in der deutschen und der franz&ouml;sischen Schweiz) bedient, weiter die Fachpresse in den Bereichen Dokumentation und Informatik, professionelle Mailinglisten, die schweizerischen Vertretungen im Ausland sowie die ausl&auml;ndischen Botschaften in der Schweiz und die Universit&auml;ten. </p><p >Diese Kampagne wurde auch intern durchgef&uuml;hrt, um die Mitarbeiter der SLB ebenfalls zu informieren. </p><p >Sie wird mit Pr&auml;sentationen am Salon du Livre und an anderen Veranstaltungen weitergef&uuml;hrt. </p><h2>Wie sieht die Zukunft von SwissInfoDesk aus? Kooperation und Zusammenarbeit</h2><p >Obwohl die Schweizerische Landesbibliothek einzigartige Sammlungen und Quellen zur Schweiz besitzt, ist es klar, dass die Zukunft von SwissInfoDesk von Koopera-tions- und Zusammenarbeitsm&ouml;glichkeiten innerhalb <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#13"><sup>13</sup></a> und ausserhalb der Schweiz abh&auml;ngt. Der von einer Kooperation erwartete Nutzen kann unterteilt werden in fachliche, &ouml;konomische und politische Aspekte: </p><ul> <li>Auf fachlicher Ebene: <ul> <li>Die Kooperation tr&auml;gt zur Weiterbildung der Bibliothekarinnen und Bibliothe-kare bei. </li> <li>Sie erm&ouml;glicht den Vergleich der Auskunftsdienste der einzelnen Bibliotheken (Methode des Benchmarking) und schafft dadurch eine Wettbewerbssituation. </li> </ul> </li> <li>Auf &ouml;konomischer Ebene: <ul> <li>Die dokumentarischen Ressourcen (Best&auml;nde) werden besser genutzt. </li> <li>Die Anfragen erlauben es den Bibliotheken, Nachfrage und Bed&uuml;rfnisse der Benutzer besser zu kennen und die entsprechenden Kenntnisse zu nutzen: zum Beispiel f&uuml;r eine bessere Ausgewogenheit der Sammlungen und eine bessere Verwaltung der Budgets. </li> </ul> </li> <li>Auf politischer Ebene: <ul> <li>Eine Kooperation vereinigt verschiedenartige Informationsquellen eines geografischen Bezugsraumes, in der Absicht, diese dem Benutzer dank einer einzigen Schnittstelle zur Verf&uuml;gung zu stellen. </li> <li>Sie erlaubt es, die Arbeit effizienter unter den Bibliotheken aufzuteilen. </li> <li>Sie f&ouml;rdert den Austausch der beteiligten Bibliotheken untereinander, indem diese ihre Best&auml;nde gegenseitig besser kennen lernen. </li> <li>Der Benutzer profitiert von einem breiteren Dokumentationsangebot. </li> <li>Sie f&ouml;rdert die Idee eines Dokumentationsnetzwerks. </li> </ul> </li></ul><p >Diese &uuml;berlegungen f&uuml;hren auch zur Teilnahme an internationalen Netzwerken. So war die Schweizerische Landesbibliothek eine der ersten Bibliotheken, die bei QuestionPoint <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#14"><sup>14</sup></a>, dem Netzwerk virtueller Auskunftsdienste des OCLC (Online Computer Library Center <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.accart.nom.fr/International/QuestionSuisseAll.html#15"><sup>15</sup></a>), mitarbeitet. Dieses vereinigt rund einhundert Institu-tionen und Nationalbibliotheken auf allen Kontinenten. Diese Zusammenarbeit wird gegenw&auml;rtig evaluiert. </p><p >Zusammenfassend stellen wir eine permanente Anpassung der von der Schweize-rischen Landesbibliothek angebotenen Dienstleistungen f&uuml;r die Partner-Bibliotheken (in erster Linie Schweizerischer Gesamtkatalog) wie jener f&uuml;r ihre Benutzer (insbe-sondere SwissInfoDesk und andere Dienste) fest. Deren Hauptzielsetzung besteht immer in einer erstklassigen Auskunft: Standortnachweise f&uuml;r die interbibliothe-karische Ausleihe, dokumentarische Recherchen, virtueller Auskunftsdienst, Weiter-verweisen an andere schweizerische Informationsquellen. </p><p >So hat sich die Informationssuche, urspr&uuml;nglich eine rein bibliothekswissenschaftliche Aufgabe, mit der Zeit weiterentwickelt, um den Bed&uuml;rfnissen der Benutzer weiterhin gerecht zu werden. Diese Entwicklung wurde verst&auml;rkt durch die heutigen technolo-gischen M&ouml;glichkeiten. Ohne Zweifel sind die Bibliotheken und ihre Bibliothe-karinnen und Bibliothekare bestens ausger&uuml;stet, um die Herausforderung, welche die aktuellen Technologien in der Informationsrecherche auf den weltweiten Netzen darstellen, zu meistern. </p><h2>---</h2><p><a name="#1" title="#1"></a>1)&nbsp;Die Anfragen stammen zu 60% aus der Schweiz, zu 20% aus Europa und zu 20% von ausserhalb Europa (Zahlen 2004). </p><p><a name="#2" title="#2"></a>2)&nbsp;Die ersten 30 Minuten sind kostenlos, anschliessend werden 20 Franken pro 15 Minuten Arbeitszeit verrechnet (Personen in Ausbildung bezahlen die H&auml;lfte). </p><p><a name="#3" title="#3"></a>3)&nbsp;Zahlen gem&auml;ss &laquo;Statistik der Sektion &ouml;ffentlichkeitsdienste&raquo;, SLB, Dezember 2004. </p><p><a name="#4" title="#4"></a>4)&nbsp;Dies sind (Zahlen Dezember 2004): <br />- 2&#39;651&#39;261 Monografien; <br />- 9&#39;742 periodische Schriften; <br />- 358&#39;627 grafische Dokumente; <br />- 57&#39;376 Musiknoten; <br />- 11&#39;970 Mikroformen und CD-ROMs; <br />- 13&#39;141 audiovisuelle Dokumente. </p><p><a name="#5" title="#5"></a>5)&nbsp;Das Schweizerische Literaturarchiv (SLA) wurde 1989 als Folge der Schenkung von Friedrich D&uuml;rrenmatt gegr&uuml;ndet und 1991 in die Schweizerische Landesbibliothek integriert. Das SLA vereinigt Dokumente mit Bezug zur Literatur der vier Sprachregionen der Schweiz, der deutschen, der franz&ouml;-sischen, der italienischen und der romanischen, dies mit Schwerpunkt auf dem 20. Jahrhundert. Unter den 120 Nachl&auml;ssen finden sich jene von Corinna Bille, Blaise Cendrars, Jacques Chessex, Albert Einstein, Hermann Hesse, Patricia Highsmith und Anne-Marie Schwarzenbach. </p><p><a name="#6" title="#6"></a>6)&nbsp;5Die Graphische Sammlung der Schweizerischen Landesbibliothek umfasst eine grosse Sammlung an <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/d/fuehr/grs_samml_druckgraph.htm" target="_blank">Druckgraphiken</a> aus dem 17. bis 20. Jahrhundert, eine <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/d/fuehr/grs_samml_photo.htm" target="_blank">Fotosammlung</a> mit Aufnahmen von der Daguerrotypie aus der Mitte des 19. Jahrhunderts bis zur Agenturaufnahme von heute, eine <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/d/fuehr/grs_samml_ansk.htm" target="_blank">Ansichtskarten-sammlung</a> und eine <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/d/fuehr/grs_samml_plakat.htm" target="_blank">Plakatsammlung</a>. </p><p><a name="#7" title="#7"></a>7)&nbsp;Was ist eigentlich ein virtueller Auskunftsdienst? Basierend auf der Technologie des World Wide Web und somit jedermann, &uuml;berall und jederzeit zug&auml;nglich, enth&auml;lt ein virtueller Auskunftsdienst in der Regel ein Linkverzeichnis, welches eine erste Recherche erm&ouml;glicht, und ein Anfrageformular, um die Recherche zu vertiefen. Der Benutzer erh&auml;lt von der Bibliothek oder dem Betreiber des Informa-tionsdienstes per E-Mail eine Antwort auf seine Frage. Falls die Antwort nun von einer anderen Bibliothek - zum Beispiel weil diese in einem bestimmten Bereich spezialisiert ist - kommt, interessiert dies den Benutzer kaum, da f&uuml;r ihn lediglich wichtig ist, &uuml;berhaupt eine Antwort auf seine Frage zu bekommen. </p><p><a name="#8" title="#8"></a>8)&nbsp; <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/swissinfodesk/indexd.html" target="_blank">http://www.nb.admin.ch/swissinfodesk/indexd.html</a> </p><p><a name="#9" title="#9"></a>9)&nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.ch/" target="_blank">http://www.nb.ch/</a> </p><p><a name="#10" title="#10"></a>10)&nbsp;Zahlen 2000 des Bundesamtes f&uuml;r Statistik (BFS): <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bfs.admin.ch/" target="_blank">http://www.bfs.admin.ch/</a> </p><p><a name="#11" title="#11"></a>11)&nbsp;Dies ist eine Beobachtung, welche von den meisten Online-Auskunftsdiensten gemacht wird, wendet sich doch der Benutzer dann an einen Informationsdienst, wenn er selber keine Antwort auf seine Frage gefunden hat. </p><p><a name="#12" title="#12"></a>12)&nbsp;Text des Pressecommuniqu&eacute;s zu SwissInfoDesk: <br /><strong>Des questions sur la Suisse ? : SwissInfoDesk</strong> <br />SwissInfoDesk est un service offert par la Biblioth&egrave;que nationale suisse. Il facilite la recherche d&#39;informations pertinentes sur la Suisse sur Internet. Il consiste en une liste th&eacute;matique de liens en trois langues. <br />Les sp&eacute;cialistes de l&#39;information de la Biblioth&egrave;que nationale suisse ont &eacute;labor&eacute; une liste de liens comment&eacute;s sur la Suisse organis&eacute;e par th&egrave;me. La recherche se trouve facilit&eacute;e gr&acirc;ce aux liens choisis. Les liens sont class&eacute;s selon diff&eacute;rents th&egrave;mes : g&eacute;ographie, &eacute;conomie, culture, langues, sport... et chaque site fait l&#39;objet d&#39;un commentaire bref. <br />Mis en service 2003 avec une version en anglais, SwissInfoDesk est maintenant disponible en allemand et en fran&ccedil;ais. <br />En outre, le Centre d&#39;Information Helvetica de la Biblioth&egrave;que nationale suisse r&eacute;pond en ligne &agrave; toute question sur la Suisse. Le formulaire &eacute;lectronique pour une demande de recherche se trouve sur la m&ecirc;me page que SwissInfoDesk. Les demandes sont trait&eacute;es dans un d&eacute;lai de 48 heures. <br /><strong>SwissInfoDesk:</strong> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.snl.admin.ch/swissinfodesk/indexd.html" target="_blank">http://www.nb.admin.ch/swissinfodesk/indexd.html</a> </p><p><a name="#13" title="#13"></a>13)&nbsp;In der Schweiz existieren gut 600 Bibliotheken (Universit&auml;ts- und Kantonsbibliotheken, &ouml;ffentliche Bibliotheken etc.). </p><p><a name="#14" title="#14"></a>14)&nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oclc.org/questionpoint/" target="_blank">http://www.oclc.org/questionpoint/</a> </p><p><a name="#15" title="#15"></a>15)&nbsp;<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oclc.org/" target="_blank">http://www.oclc.org/</a> </p><p><em>Cop. Jean-Philippe Accart, 2007. </em></p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2005) - Catalogage du Web : c’est possible 2007-05-14T13:03:09+00:00 2007-05-14T13:03:09+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2005-catalogage-du-web-c-est-possible.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong><em>Archimag</em>, mai 2005, n&deg; 184, pp. 48-49</strong> </p><p>Les professionnels de l&#39;information n&#39;ont de cesse, avec des objectifs vari&eacute;s, de collecter, collationner, cataloguer les informations et les documents qui int&eacute;ressent leurs publics afin de les proposer dans les catalogues ou bases de donn&eacute;es en ligne, dans un portail ou sous forme de signets.&nbsp; Tous les supports de l&#39;information sont concern&eacute;s, des r&egrave;gles, normes et standards ont &eacute;t&eacute; &eacute;tablis afin de les d&eacute;crire le plus pr&eacute;cis&eacute;ment possible&nbsp;: la description bibliographique se d&eacute;cline ainsi diff&eacute;remment et de mani&egrave;re plus ou moins complexe qu&#39;il s&#39;agisse d&#39;un ouvrage, d&#39;un c&eacute;d&eacute;rom ou d&#39;un enregistrement sonore. Qu&#39;en est-il du Web&nbsp;? Faut-il le cataloguer &agrave; l&#39;instar des autres supports&nbsp;? La r&eacute;ponse est oui, mais l&#39;entreprise appara&icirc;t immense, co&ucirc;teuse et incertaine tant les informations sont versatiles sur le Net. La Biblioth&egrave;que nationale de France donne <a name="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn1" title="_ftnref1">[1]</a>&nbsp;quelques chiffres r&eacute;v&eacute;lateurs concernant les sites fran&ccedil;ais : </p><ul> <li>- 250 000 sites publics enregistr&eacute;s en .fr;</li> <li>- 250 000 sites publics enregistr&eacute;s en .com, .org, .edu, .net...; </li> <li>- et 4 millions de sites personnels.</li></ul><p>Les biblioth&egrave;ques nationales ont plusieurs projets de catalogage syst&eacute;matique du Web <a name="_ftnref2" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn2" title="_ftnref2">[2]</a>, mais au vu du d&eacute;veloppement des ressources &eacute;lectroniques, de plus en plus de biblioth&egrave;ques, services de documentation et d&#39;archives les int&egrave;grent dans leurs catalogues. </p><h2>Quelques questions pr&eacute;liminaires &agrave; se poser</h2><p>Le catalogage du Web impose de se demander d&egrave;s l&#39;abord quelle ressource &eacute;lectronique est int&eacute;ressante &agrave; s&eacute;lectionner&nbsp;: est-ce un site Internet dans son ensemble&nbsp;? Une page seulement&nbsp;? Ou un document contenu dans le site (un rapport par exemple)&nbsp;? Plusieurs crit&egrave;res sont d&eacute;terminants et d&eacute;pendent avant tout de la politique de catalogage mise en place&nbsp;: celle-ci est d&eacute;finie par rapport &agrave; la politique d&#39;acquisition des documents dans son ensemble, du ou des publics &agrave; servir, des fonds &agrave; proposer et des moyens allou&eacute;s. M&ecirc;me si un site Web n&#39;a pas besoin d&#39;&ecirc;tre &laquo;&nbsp;achet&eacute;&nbsp;&raquo;, son traitement (s&eacute;lection, description, saisie de la notice) est quasiment le m&ecirc;me qu&#39;un document traditionnel.&nbsp; La biblioth&egrave;que municipale de Fresnes <a name="_ftnref3" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn3" title="_ftnref3">[3]</a> catalogue les sites WEB en format Intermarc comme n&#39;importe quelle<br />monographie&nbsp;: les catalogueurs utilisent essentiellement les zones de titre et de mention de responsabilit&eacute;, ainsi que la zone de note o&ugrave; un<br />copier/coller de la page de pr&eacute;sentation est fait. Les liens avec les autorit&eacute;s<br />Rameau et collectivit&eacute; auteur r&eacute;pondent aux m&ecirc;mes r&egrave;gles que pour les autres<br />documents. </p><p>Une autre question est de savoir o&ugrave; r&eacute;f&eacute;rencer le site Web&nbsp;: certaines biblioth&egrave;ques l&#39;int&egrave;grent directement dans leur catalogue en ligne au m&ecirc;me titre qu&#39;un autre document, d&#39;autres choisissent de le r&eacute;pertorier dans leurs signets ou dans leur portail d&#39;information. Diff&eacute;rents formats sont alors possibles. </p><p>Diff&eacute;rentes mani&egrave;res de cataloguer le Web&nbsp;: le choix d&#39;un format de catalogage </p><p>L&#39;adoption d&#39;un format standard appara&icirc;t comme une solution raisonnable&nbsp;: quel format de description choisir&nbsp;? Quels champs utiliser dans le format choisi&nbsp;? Quelles donn&eacute;es convient-il de rendre obligatoires ? Quelles r&egrave;gles de catalogage retenir&nbsp;? Le catalogage au niveau complet des ressources &eacute;lectroniques implique la cr&eacute;ation d&#39;une notice relativement longue. Il y a plusieurs champs fixes &agrave; remplir, souvent plusieurs titres, et plusieurs notes de format. Les formats Marc ou InterMarc proposent d&#39;ajouter des champs&nbsp;: </p><p>Aide pour le catalogage des sites web avec le format Marc </p><table cellpadding="0"> <tbody> <tr> <td v> <p> 008 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbd008s.html#mrcb008c" target="_top">Fixed field data</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.tlcdelivers.com/tlc/crs/Bib0871.htm" target="_top">256</a> </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdimpr.html#mrcb256" target="_top">File characteristics</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 600 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdsubj.html#mrcb600" target="_top">SU - Personal name </a> </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 041 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnumb.html#mrcb041" target="_top">Language codes</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 260 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdimpr.html#mrcb260" target="_top">Publication info</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 610 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdsubj.html#mrcb610" target="_top">SU - Corporate name</a> </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 100 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdmain.html#mrcb100" target="_top">Personal author</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 500 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnot1.html#mrcb500" target="_top">General public note</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 651 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdsubj.html#mrcb651" target="_top">SU - Geographical</a> </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 110 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdmain.html#mrcb110" target="_top">Corporate author</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 505 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnot1.html#mrcb505" target="_top">Contents note</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 690 </p> </td> <td v> <p> SU CERES </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 245 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdtils.html#mrcb245" target="_top">Title</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 520 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnot1.html#mrcb520" target="_top">Abstract</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 700 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdadde.html#mrcb700" target="_top">Added</a> author </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 246 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdtils.html#mrcb246" target="_top">Variant title</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.tlcdelivers.com/tlc/crs/Bib1851.htm" target="_top">538</a> </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnot2.html#mrcb538" target="_top">Technical details</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 710 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdadde.html#mrcb710" target="_top">Added</a> corporate author </p> </td> </tr> </tbody></table><p>Certains logiciels proposent d&#39;extraire les m&eacute;tadonn&eacute;es d&#39;un site Web pour cr&eacute;er une notice MARC en format court : c&#39;est le cas de Connexion d&#39;OCLC <a name="_ftnref4" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn4" title="_ftnref4">[4]</a> ou de MARCit <a name="_ftnref5" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn5" title="_ftnref5">[5]</a> de SagebrushLast. MARCEdit de l&#39;Universit&eacute; de l&#39;Orgeon <a name="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn6" title="_ftnref6">[6]</a> reprend m&ecirc;me les informations fournies par les agences d&#39;abonnement pour les revues &eacute;lectroniques ou par les fournisseurs d&#39;ebooks. Le travail du catalogueur est ainsi grandement facilit&eacute;. </p><p>Mais il existe d&#39;autres formats utiles tels AACR2 (Anglo-American Cataloguing Rules) <a name="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn7" title="_ftnref7">[7]</a>, LCRI 1.0 (Library of Congress Cataloguing Policy) <a name="_ftnref8" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn8" title="_ftnref8">[8]</a> ou Dublin Core <a name="_ftnref9" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn9" title="_ftnref9">[9]</a> ... </p><p>Selon les producteurs du site CISMEF (Catalogue et index des sites m&eacute;dicaux francophones) <a name="_ftnref10" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn10" title="_ftnref10">[10]</a>, le format Dublin Core semble &ecirc;tre actuellement le plus utilis&eacute;, notamment par les sites institutionnels. Dans ce format, quinze &laquo;&nbsp;&eacute;l&eacute;ments&nbsp;&raquo; sont d&eacute;finis&nbsp;: Title, Creator, Subject, Description, Publisher, Contributor, Date, Type, Format, Identifier, Source, Language, Relation, Coverage, Rights. Tous ne sont pas obligatoires et il est possible d&#39;ajouter des &eacute;l&eacute;ments suppl&eacute;mentaires, pour des besoins sp&eacute;cifiques. CISMEF ajoute ainsi les &eacute;l&eacute;ments suivant&nbsp;: institution, ville, d&eacute;partement, pays, co&ucirc;t, parrainage, public concern&eacute;. Ces &eacute;l&eacute;ments qui ne sont pas standards doivent &ecirc;tre document&eacute;s. Des qualificateurs permettent aussi de pr&eacute;ciser un &eacute;l&eacute;ment de base. Dublin Core est interchangeable avec le format USMARC comme dans l&#39;application CORC d&#39;OCLC <a name="_ftnref11" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn11" title="_ftnref11">[11]</a>. Le format Dublin Core pr&eacute;sente ainsi l&#39;avantage consid&eacute;rable d&#39;une interop&eacute;rabilit&eacute; entre syst&egrave;mes d&#39;information. </p><p>Les &eacute;l&eacute;ments-cl&eacute;s de la description d&#39;une ressource &eacute;lectronique&nbsp;: les normes actuelles </p><p>L&#39;IFLA <a name="_ftnref12" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn12" title="_ftnref12">[12]</a>a &eacute;dit&eacute; les normes concernant les documents &eacute;lectroniques, notamment en 1989 l&#39;ISBD (CF) <a name="_ftnref13" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn13" title="_ftnref13">[13]</a>, puis en 1997 l&#39;ISBD (ER) <a name="_ftnref14" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn14" title="_ftnref14">[14]</a> et en 1997, l&#39;AFNOR <a name="_ftnref15" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn15" title="_ftnref15">[15]</a>a publi&eacute; un fascicule&nbsp;: AFNOR FD Z 44-082 <a name="_ftnref16" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn16" title="_ftnref16">[16]</a>. </p><p>Bien qu&#39;un document &eacute;lectronique puisse ressembler &agrave; certains types de publications imprim&eacute;es (une monographie, une publication en s&eacute;rie, un article ou un chapitre), les caract&eacute;ristiques de celles-ci peuvent ne pas appara&icirc;tre sous la forme &eacute;lectronique (par exemple, le volume, la pagination). Les r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques des documents &eacute;lectroniques doivent refl&eacute;ter leur identit&eacute;, et non celle des succ&eacute;dan&eacute;s du papier. Un document &eacute;lectronique induit un catalogage particulier&nbsp;: </p><ul> <li>- indication de la nature du document: [en ligne] ou [online];</li> <li>- date de mise &agrave; jour: &laquo;mis &agrave; jour en...&raquo; ou &laquo;revu le...&raquo;;</li> <li>- date de r&eacute;f&eacute;rence: [consult&eacute; le ] ou [r&eacute;f&eacute;rence du...];</li> <li>- signalisation d&#39;une partie d&#39;un document &eacute;lectronique, par exemple, le nombre total de lignes, d&#39;&eacute;crans, ce qui donne [35lignes] [environ 12&eacute;crans]. &Agrave; indiquer: &laquo;mise &agrave; jour hebdomadaire&raquo; ou &laquo;chargement annuel&raquo;;</li> <li>- disponibilit&eacute; et acc&egrave;s: &laquo;Disponible sur Internet&raquo; ou &laquo;Disponible sur World Wide Web&raquo; ou &laquo;Available from Internet&raquo;. L&#39;ensemble sera suivi de l&#39;adresse de l&#39;ordinateur h&ocirc;te, du nom du r&eacute;pertoire, du nom du fichier. Exemple: Disponible sur Internet: &lt;http://www.adbs.fr/&gt;.</li></ul><p>Catalogage des documents &eacute;lectroniques </p><p>Les monographies en ligne </p><p>RESPONSABILIT&Eacute; PRINCIPALE. Titre de l&#39;ouvrage [en ligne]. Mention d&#39;&eacute;dition si n&eacute;cessaire. Lieu de publication&nbsp;: &eacute;diteur, date de publication, date de mise &agrave; jour ou de r&eacute;vision [date de la r&eacute;f&eacute;rence]. Disponibilit&eacute; et acc&egrave;s. </p><p>Les extraits ou les contributions &agrave;&nbsp;des&nbsp;monographies </p><p>Il n&#39;y a aucune diff&eacute;rence avec les monographies imprim&eacute;es. On introduira le &laquo;&nbsp;In&nbsp;&raquo; pour les contributions. </p><p>Les articles de p&eacute;riodiques &eacute;lectroniques </p><p>L&agrave; encore, il n&#39;y a pas de diff&eacute;rence notoire, si ce n&#39;est qu&#39;il faut suivre les r&eacute;f&eacute;rences propres aux documents en ligne&nbsp;: </p><p>AUTEUR, Pr&eacute;nom. Titre de l&#39;article. Titre du p&eacute;riodique [en ligne]. Ann&eacute;e, vol., num&eacute;ro, date de mise &agrave; jour ou de r&eacute;vision [date de consultation], localisation dans le document h&ocirc;te. Disponible sur Internet&nbsp;: &lt;...&gt;. </p><p>Les messages &eacute;lectroniques </p><p>RESPONSABILIT&Eacute; PRINCIPALE. Titre du message. Titre du syst&egrave;me de messagerie [en ligne]. Lieu de publication&nbsp;: &eacute;diteur, date de publication [date de la r&eacute;f&eacute;rence]. Localisation &agrave; l&#39;int&eacute;rieur du syst&egrave;me de messagerie h&ocirc;te. Disponibilit&eacute; et acc&egrave;s. </p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p><p>Le catalogage d&#39;un site Web pr&eacute;sente donc un certain nombre d&#39;avantages selon la norme et le format choisis. A l&#39;heure o&ugrave; l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information s&#39;accro&icirc;t, le fait de proposer des ressources suppl&eacute;mentaires organis&eacute;es et pertinentes aux utilisateurs rel&egrave;ve du r&ocirc;le traditionnel des professionnels de l&#39;information. La description bibliographique du Web permet de conna&icirc;tre &agrave; l&#39;avance le type d&#39;information pr&eacute;sente et d&#39;&eacute;valuer rapidement la qualit&eacute; de l&#39;information fournie. </p><hr /><p><a name="_ftn1" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php<br />option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref1" title="_ftn1">[1]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bnf.fr/">http://www.bnf.fr/</a>, rubrique Professionnels, page D&eacute;p&ocirc;t l&eacute;gal (chiffres au 31 d&eacute;c. 2004). </p><p><a name="_ftn2" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref2" title="_ftn2">[2]</a>&nbsp; La question du catalogage pose &eacute;galement celle du d&eacute;p&ocirc;t l&eacute;gal du Web&nbsp;: en 1996 d&eacute;j&agrave;, la Conf&eacute;rence des directeurs de biblioth&egrave;ques nationales (CDNL) estimait qu&#39;il &eacute;tait essentiel de r&eacute;pertorier et de conserver &agrave; perp&eacute;tuit&eacute; les publications &eacute;lectroniques, &laquo;&nbsp;faute de quoi le pass&eacute; ne laisserait plus de traces, et les recherches ant&eacute;rieures ne pourraient plus &ecirc;tre retrouv&eacute;es, comprises ou reproduites comme il se doit, pour entretenir le cycle continu de l&#39;exp&eacute;rimentation qui fait progresser la connaissance&nbsp;&raquo;. Cette pr&eacute;occupation majeure voit l&#39;&eacute;closion de projets nationaux divers&nbsp;: la Biblioth&egrave;que nationale de France avec le Consortium international pour la pr&eacute;servation de la Toile (IIPC) lanc&eacute; en 2003&nbsp;; la Biblioth&egrave;que nationale d&#39;Australie avec le projet Pandora archive depuis 1996 les publications nationales en ligne&nbsp;; la Biblioth&egrave;que royale de Su&egrave;de avec le projet Kulturarw, lanc&eacute; lui aussi en 1996, enregistre r&eacute;guli&egrave;rement le web pour sauvegarder automatiquement une copie de tous les sites su&eacute;dois accessibles sans mot de passe&nbsp;; la Biblioth&egrave;que nationale suisse, avec le projet e-Helvetica lanc&eacute; en 2001, souhaite conserver &agrave; long terme les publications &eacute;lectroniques helv&eacute;tiques (c&eacute;d&eacute;roms, DVD, sites Internet). Ces initiatives qui montrent une r&eacute;elle prise de conscience sont des initiatives publiques. Une fondation am&eacute;ricaine, The Internet Archive, proc&egrave;de &agrave; la captation r&eacute;guli&egrave;re - mais cependant al&eacute;atoire - de sites Internet du monde entier, soit &agrave; l&#39;heure actuelle plus de 40 milliards de pages. </p><p><a name="_ftn3" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref3" title="_ftn3">[3]</a> http://<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.mairie-fresnes.fr/bibliotheque">www.mairie-fresnes.fr/bibliotheque</a> &nbsp;<br /><br /></p><p><a name="_ftn4" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref4" title="_ftn4">[4]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oclc.org/">http://www.oclc.org/</a> </p><p><a name="_ftn5" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref5" title="_ftn5">[5]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.sagebrushcorp.com/tech/marcit.cfm">http://www.sagebrushcorp.com/tech/marcit.cfm</a> </p><p><a name="_ftn6" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref6" title="_ftn6">[6]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://oregonstate.edu/~reeset/marcedit/html/">http://oregonstate.edu/~reeset/marcedit/html/</a> </p><p><a name="_ftn7" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref7" title="_ftn7">[7]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.aacr2.org/">http://www.aacr2.org/</a> </p><p><a name="_ftn8" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref8" title="_ftn8">[8]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/catdir/cpso/lcri1_0.html">http://www.loc.gov/catdir/cpso/lcri1_0.html</a> </p><p><a name="_ftn9" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref9" title="_ftn9">[9]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://dublincore.org/">http://dublincore.org/</a> </p><p><a name="_ftn10" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref10" title="_ftn10">[10]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.chu-rouen.fr/cismef/">http://www.chu-rouen.fr/cismef/</a> </p><p><a name="_ftn11" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref11" title="_ftn11">[11]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.asso.univ-paris5.fr/auroc/corc.htm">http://www.asso.univ-paris5.fr/auroc/corc.htm</a> </p><p><a name="_ftn12" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref12" title="_ftn12">[12]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/">http://www.ifla.org/</a> </p><p><a name="_ftn13" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref13" title="_ftn13">[13]</a> International Standard Bibliographic Description Computer Files (traduite par la BnF) </p><p><a name="_ftn14" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref14" title="_ftn14">[14]</a> International Standard Bibliographic Description for Electronic Resources </p><p><a name="_ftn15" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref15" title="_ftn15">[15]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.afnor.fr/portail.asp">http://www.afnor.fr/portail.asp</a> </p><p><a name="_ftn16" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref16" title="_ftn16">[16]</a> &quot;Documentation - Catalogage des ressources &eacute;lectroniques - R&eacute;daction de la description bibliographique&nbsp;&raquo; </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong><em>Archimag</em>, mai 2005, n&deg; 184, pp. 48-49</strong> </p><p>Les professionnels de l&#39;information n&#39;ont de cesse, avec des objectifs vari&eacute;s, de collecter, collationner, cataloguer les informations et les documents qui int&eacute;ressent leurs publics afin de les proposer dans les catalogues ou bases de donn&eacute;es en ligne, dans un portail ou sous forme de signets.&nbsp; Tous les supports de l&#39;information sont concern&eacute;s, des r&egrave;gles, normes et standards ont &eacute;t&eacute; &eacute;tablis afin de les d&eacute;crire le plus pr&eacute;cis&eacute;ment possible&nbsp;: la description bibliographique se d&eacute;cline ainsi diff&eacute;remment et de mani&egrave;re plus ou moins complexe qu&#39;il s&#39;agisse d&#39;un ouvrage, d&#39;un c&eacute;d&eacute;rom ou d&#39;un enregistrement sonore. Qu&#39;en est-il du Web&nbsp;? Faut-il le cataloguer &agrave; l&#39;instar des autres supports&nbsp;? La r&eacute;ponse est oui, mais l&#39;entreprise appara&icirc;t immense, co&ucirc;teuse et incertaine tant les informations sont versatiles sur le Net. La Biblioth&egrave;que nationale de France donne <a name="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn1" title="_ftnref1">[1]</a>&nbsp;quelques chiffres r&eacute;v&eacute;lateurs concernant les sites fran&ccedil;ais : </p><ul> <li>- 250 000 sites publics enregistr&eacute;s en .fr;</li> <li>- 250 000 sites publics enregistr&eacute;s en .com, .org, .edu, .net...; </li> <li>- et 4 millions de sites personnels.</li></ul><p>Les biblioth&egrave;ques nationales ont plusieurs projets de catalogage syst&eacute;matique du Web <a name="_ftnref2" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn2" title="_ftnref2">[2]</a>, mais au vu du d&eacute;veloppement des ressources &eacute;lectroniques, de plus en plus de biblioth&egrave;ques, services de documentation et d&#39;archives les int&egrave;grent dans leurs catalogues. </p><h2>Quelques questions pr&eacute;liminaires &agrave; se poser</h2><p>Le catalogage du Web impose de se demander d&egrave;s l&#39;abord quelle ressource &eacute;lectronique est int&eacute;ressante &agrave; s&eacute;lectionner&nbsp;: est-ce un site Internet dans son ensemble&nbsp;? Une page seulement&nbsp;? Ou un document contenu dans le site (un rapport par exemple)&nbsp;? Plusieurs crit&egrave;res sont d&eacute;terminants et d&eacute;pendent avant tout de la politique de catalogage mise en place&nbsp;: celle-ci est d&eacute;finie par rapport &agrave; la politique d&#39;acquisition des documents dans son ensemble, du ou des publics &agrave; servir, des fonds &agrave; proposer et des moyens allou&eacute;s. M&ecirc;me si un site Web n&#39;a pas besoin d&#39;&ecirc;tre &laquo;&nbsp;achet&eacute;&nbsp;&raquo;, son traitement (s&eacute;lection, description, saisie de la notice) est quasiment le m&ecirc;me qu&#39;un document traditionnel.&nbsp; La biblioth&egrave;que municipale de Fresnes <a name="_ftnref3" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn3" title="_ftnref3">[3]</a> catalogue les sites WEB en format Intermarc comme n&#39;importe quelle<br />monographie&nbsp;: les catalogueurs utilisent essentiellement les zones de titre et de mention de responsabilit&eacute;, ainsi que la zone de note o&ugrave; un<br />copier/coller de la page de pr&eacute;sentation est fait. Les liens avec les autorit&eacute;s<br />Rameau et collectivit&eacute; auteur r&eacute;pondent aux m&ecirc;mes r&egrave;gles que pour les autres<br />documents. </p><p>Une autre question est de savoir o&ugrave; r&eacute;f&eacute;rencer le site Web&nbsp;: certaines biblioth&egrave;ques l&#39;int&egrave;grent directement dans leur catalogue en ligne au m&ecirc;me titre qu&#39;un autre document, d&#39;autres choisissent de le r&eacute;pertorier dans leurs signets ou dans leur portail d&#39;information. Diff&eacute;rents formats sont alors possibles. </p><p>Diff&eacute;rentes mani&egrave;res de cataloguer le Web&nbsp;: le choix d&#39;un format de catalogage </p><p>L&#39;adoption d&#39;un format standard appara&icirc;t comme une solution raisonnable&nbsp;: quel format de description choisir&nbsp;? Quels champs utiliser dans le format choisi&nbsp;? Quelles donn&eacute;es convient-il de rendre obligatoires ? Quelles r&egrave;gles de catalogage retenir&nbsp;? Le catalogage au niveau complet des ressources &eacute;lectroniques implique la cr&eacute;ation d&#39;une notice relativement longue. Il y a plusieurs champs fixes &agrave; remplir, souvent plusieurs titres, et plusieurs notes de format. Les formats Marc ou InterMarc proposent d&#39;ajouter des champs&nbsp;: </p><p>Aide pour le catalogage des sites web avec le format Marc </p><table cellpadding="0"> <tbody> <tr> <td v> <p> 008 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbd008s.html#mrcb008c" target="_top">Fixed field data</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.tlcdelivers.com/tlc/crs/Bib0871.htm" target="_top">256</a> </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdimpr.html#mrcb256" target="_top">File characteristics</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 600 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdsubj.html#mrcb600" target="_top">SU - Personal name </a> </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 041 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnumb.html#mrcb041" target="_top">Language codes</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 260 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdimpr.html#mrcb260" target="_top">Publication info</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 610 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdsubj.html#mrcb610" target="_top">SU - Corporate name</a> </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 100 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdmain.html#mrcb100" target="_top">Personal author</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 500 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnot1.html#mrcb500" target="_top">General public note</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 651 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdsubj.html#mrcb651" target="_top">SU - Geographical</a> </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 110 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdmain.html#mrcb110" target="_top">Corporate author</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 505 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnot1.html#mrcb505" target="_top">Contents note</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 690 </p> </td> <td v> <p> SU CERES </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 245 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdtils.html#mrcb245" target="_top">Title</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 520 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnot1.html#mrcb520" target="_top">Abstract</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 700 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdadde.html#mrcb700" target="_top">Added</a> author </p> </td> </tr> <tr> <td v> <p> 246 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdtils.html#mrcb246" target="_top">Variant title</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.tlcdelivers.com/tlc/crs/Bib1851.htm" target="_top">538</a> </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdnot2.html#mrcb538" target="_top">Technical details</a> </p> </td> <td v> <p> &nbsp; </p> </td> <td v> <p> 710 </p> </td> <td v> <p> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/marc/bibliographic/ecbdadde.html#mrcb710" target="_top">Added</a> corporate author </p> </td> </tr> </tbody></table><p>Certains logiciels proposent d&#39;extraire les m&eacute;tadonn&eacute;es d&#39;un site Web pour cr&eacute;er une notice MARC en format court : c&#39;est le cas de Connexion d&#39;OCLC <a name="_ftnref4" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn4" title="_ftnref4">[4]</a> ou de MARCit <a name="_ftnref5" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn5" title="_ftnref5">[5]</a> de SagebrushLast. MARCEdit de l&#39;Universit&eacute; de l&#39;Orgeon <a name="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn6" title="_ftnref6">[6]</a> reprend m&ecirc;me les informations fournies par les agences d&#39;abonnement pour les revues &eacute;lectroniques ou par les fournisseurs d&#39;ebooks. Le travail du catalogueur est ainsi grandement facilit&eacute;. </p><p>Mais il existe d&#39;autres formats utiles tels AACR2 (Anglo-American Cataloguing Rules) <a name="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn7" title="_ftnref7">[7]</a>, LCRI 1.0 (Library of Congress Cataloguing Policy) <a name="_ftnref8" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn8" title="_ftnref8">[8]</a> ou Dublin Core <a name="_ftnref9" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn9" title="_ftnref9">[9]</a> ... </p><p>Selon les producteurs du site CISMEF (Catalogue et index des sites m&eacute;dicaux francophones) <a name="_ftnref10" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn10" title="_ftnref10">[10]</a>, le format Dublin Core semble &ecirc;tre actuellement le plus utilis&eacute;, notamment par les sites institutionnels. Dans ce format, quinze &laquo;&nbsp;&eacute;l&eacute;ments&nbsp;&raquo; sont d&eacute;finis&nbsp;: Title, Creator, Subject, Description, Publisher, Contributor, Date, Type, Format, Identifier, Source, Language, Relation, Coverage, Rights. Tous ne sont pas obligatoires et il est possible d&#39;ajouter des &eacute;l&eacute;ments suppl&eacute;mentaires, pour des besoins sp&eacute;cifiques. CISMEF ajoute ainsi les &eacute;l&eacute;ments suivant&nbsp;: institution, ville, d&eacute;partement, pays, co&ucirc;t, parrainage, public concern&eacute;. Ces &eacute;l&eacute;ments qui ne sont pas standards doivent &ecirc;tre document&eacute;s. Des qualificateurs permettent aussi de pr&eacute;ciser un &eacute;l&eacute;ment de base. Dublin Core est interchangeable avec le format USMARC comme dans l&#39;application CORC d&#39;OCLC <a name="_ftnref11" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn11" title="_ftnref11">[11]</a>. Le format Dublin Core pr&eacute;sente ainsi l&#39;avantage consid&eacute;rable d&#39;une interop&eacute;rabilit&eacute; entre syst&egrave;mes d&#39;information. </p><p>Les &eacute;l&eacute;ments-cl&eacute;s de la description d&#39;une ressource &eacute;lectronique&nbsp;: les normes actuelles </p><p>L&#39;IFLA <a name="_ftnref12" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn12" title="_ftnref12">[12]</a>a &eacute;dit&eacute; les normes concernant les documents &eacute;lectroniques, notamment en 1989 l&#39;ISBD (CF) <a name="_ftnref13" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn13" title="_ftnref13">[13]</a>, puis en 1997 l&#39;ISBD (ER) <a name="_ftnref14" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn14" title="_ftnref14">[14]</a> et en 1997, l&#39;AFNOR <a name="_ftnref15" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn15" title="_ftnref15">[15]</a>a publi&eacute; un fascicule&nbsp;: AFNOR FD Z 44-082 <a name="_ftnref16" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftn16" title="_ftnref16">[16]</a>. </p><p>Bien qu&#39;un document &eacute;lectronique puisse ressembler &agrave; certains types de publications imprim&eacute;es (une monographie, une publication en s&eacute;rie, un article ou un chapitre), les caract&eacute;ristiques de celles-ci peuvent ne pas appara&icirc;tre sous la forme &eacute;lectronique (par exemple, le volume, la pagination). Les r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques des documents &eacute;lectroniques doivent refl&eacute;ter leur identit&eacute;, et non celle des succ&eacute;dan&eacute;s du papier. Un document &eacute;lectronique induit un catalogage particulier&nbsp;: </p><ul> <li>- indication de la nature du document: [en ligne] ou [online];</li> <li>- date de mise &agrave; jour: &laquo;mis &agrave; jour en...&raquo; ou &laquo;revu le...&raquo;;</li> <li>- date de r&eacute;f&eacute;rence: [consult&eacute; le ] ou [r&eacute;f&eacute;rence du...];</li> <li>- signalisation d&#39;une partie d&#39;un document &eacute;lectronique, par exemple, le nombre total de lignes, d&#39;&eacute;crans, ce qui donne [35lignes] [environ 12&eacute;crans]. &Agrave; indiquer: &laquo;mise &agrave; jour hebdomadaire&raquo; ou &laquo;chargement annuel&raquo;;</li> <li>- disponibilit&eacute; et acc&egrave;s: &laquo;Disponible sur Internet&raquo; ou &laquo;Disponible sur World Wide Web&raquo; ou &laquo;Available from Internet&raquo;. L&#39;ensemble sera suivi de l&#39;adresse de l&#39;ordinateur h&ocirc;te, du nom du r&eacute;pertoire, du nom du fichier. Exemple: Disponible sur Internet: &lt;http://www.adbs.fr/&gt;.</li></ul><p>Catalogage des documents &eacute;lectroniques </p><p>Les monographies en ligne </p><p>RESPONSABILIT&Eacute; PRINCIPALE. Titre de l&#39;ouvrage [en ligne]. Mention d&#39;&eacute;dition si n&eacute;cessaire. Lieu de publication&nbsp;: &eacute;diteur, date de publication, date de mise &agrave; jour ou de r&eacute;vision [date de la r&eacute;f&eacute;rence]. Disponibilit&eacute; et acc&egrave;s. </p><p>Les extraits ou les contributions &agrave;&nbsp;des&nbsp;monographies </p><p>Il n&#39;y a aucune diff&eacute;rence avec les monographies imprim&eacute;es. On introduira le &laquo;&nbsp;In&nbsp;&raquo; pour les contributions. </p><p>Les articles de p&eacute;riodiques &eacute;lectroniques </p><p>L&agrave; encore, il n&#39;y a pas de diff&eacute;rence notoire, si ce n&#39;est qu&#39;il faut suivre les r&eacute;f&eacute;rences propres aux documents en ligne&nbsp;: </p><p>AUTEUR, Pr&eacute;nom. Titre de l&#39;article. Titre du p&eacute;riodique [en ligne]. Ann&eacute;e, vol., num&eacute;ro, date de mise &agrave; jour ou de r&eacute;vision [date de consultation], localisation dans le document h&ocirc;te. Disponible sur Internet&nbsp;: &lt;...&gt;. </p><p>Les messages &eacute;lectroniques </p><p>RESPONSABILIT&Eacute; PRINCIPALE. Titre du message. Titre du syst&egrave;me de messagerie [en ligne]. Lieu de publication&nbsp;: &eacute;diteur, date de publication [date de la r&eacute;f&eacute;rence]. Localisation &agrave; l&#39;int&eacute;rieur du syst&egrave;me de messagerie h&ocirc;te. Disponibilit&eacute; et acc&egrave;s. </p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p><p>Le catalogage d&#39;un site Web pr&eacute;sente donc un certain nombre d&#39;avantages selon la norme et le format choisis. A l&#39;heure o&ugrave; l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information s&#39;accro&icirc;t, le fait de proposer des ressources suppl&eacute;mentaires organis&eacute;es et pertinentes aux utilisateurs rel&egrave;ve du r&ocirc;le traditionnel des professionnels de l&#39;information. La description bibliographique du Web permet de conna&icirc;tre &agrave; l&#39;avance le type d&#39;information pr&eacute;sente et d&#39;&eacute;valuer rapidement la qualit&eacute; de l&#39;information fournie. </p><hr /><p><a name="_ftn1" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php<br />option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref1" title="_ftn1">[1]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bnf.fr/">http://www.bnf.fr/</a>, rubrique Professionnels, page D&eacute;p&ocirc;t l&eacute;gal (chiffres au 31 d&eacute;c. 2004). </p><p><a name="_ftn2" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref2" title="_ftn2">[2]</a>&nbsp; La question du catalogage pose &eacute;galement celle du d&eacute;p&ocirc;t l&eacute;gal du Web&nbsp;: en 1996 d&eacute;j&agrave;, la Conf&eacute;rence des directeurs de biblioth&egrave;ques nationales (CDNL) estimait qu&#39;il &eacute;tait essentiel de r&eacute;pertorier et de conserver &agrave; perp&eacute;tuit&eacute; les publications &eacute;lectroniques, &laquo;&nbsp;faute de quoi le pass&eacute; ne laisserait plus de traces, et les recherches ant&eacute;rieures ne pourraient plus &ecirc;tre retrouv&eacute;es, comprises ou reproduites comme il se doit, pour entretenir le cycle continu de l&#39;exp&eacute;rimentation qui fait progresser la connaissance&nbsp;&raquo;. Cette pr&eacute;occupation majeure voit l&#39;&eacute;closion de projets nationaux divers&nbsp;: la Biblioth&egrave;que nationale de France avec le Consortium international pour la pr&eacute;servation de la Toile (IIPC) lanc&eacute; en 2003&nbsp;; la Biblioth&egrave;que nationale d&#39;Australie avec le projet Pandora archive depuis 1996 les publications nationales en ligne&nbsp;; la Biblioth&egrave;que royale de Su&egrave;de avec le projet Kulturarw, lanc&eacute; lui aussi en 1996, enregistre r&eacute;guli&egrave;rement le web pour sauvegarder automatiquement une copie de tous les sites su&eacute;dois accessibles sans mot de passe&nbsp;; la Biblioth&egrave;que nationale suisse, avec le projet e-Helvetica lanc&eacute; en 2001, souhaite conserver &agrave; long terme les publications &eacute;lectroniques helv&eacute;tiques (c&eacute;d&eacute;roms, DVD, sites Internet). Ces initiatives qui montrent une r&eacute;elle prise de conscience sont des initiatives publiques. Une fondation am&eacute;ricaine, The Internet Archive, proc&egrave;de &agrave; la captation r&eacute;guli&egrave;re - mais cependant al&eacute;atoire - de sites Internet du monde entier, soit &agrave; l&#39;heure actuelle plus de 40 milliards de pages. </p><p><a name="_ftn3" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref3" title="_ftn3">[3]</a> http://<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.mairie-fresnes.fr/bibliotheque">www.mairie-fresnes.fr/bibliotheque</a> &nbsp;<br /><br /></p><p><a name="_ftn4" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref4" title="_ftn4">[4]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oclc.org/">http://www.oclc.org/</a> </p><p><a name="_ftn5" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref5" title="_ftn5">[5]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.sagebrushcorp.com/tech/marcit.cfm">http://www.sagebrushcorp.com/tech/marcit.cfm</a> </p><p><a name="_ftn6" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref6" title="_ftn6">[6]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://oregonstate.edu/~reeset/marcedit/html/">http://oregonstate.edu/~reeset/marcedit/html/</a> </p><p><a name="_ftn7" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref7" title="_ftn7">[7]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.aacr2.org/">http://www.aacr2.org/</a> </p><p><a name="_ftn8" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref8" title="_ftn8">[8]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.loc.gov/catdir/cpso/lcri1_0.html">http://www.loc.gov/catdir/cpso/lcri1_0.html</a> </p><p><a name="_ftn9" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref9" title="_ftn9">[9]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://dublincore.org/">http://dublincore.org/</a> </p><p><a name="_ftn10" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref10" title="_ftn10">[10]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.chu-rouen.fr/cismef/">http://www.chu-rouen.fr/cismef/</a> </p><p><a name="_ftn11" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref11" title="_ftn11">[11]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.asso.univ-paris5.fr/auroc/corc.htm">http://www.asso.univ-paris5.fr/auroc/corc.htm</a> </p><p><a name="_ftn12" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref12" title="_ftn12">[12]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/">http://www.ifla.org/</a> </p><p><a name="_ftn13" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref13" title="_ftn13">[13]</a> International Standard Bibliographic Description Computer Files (traduite par la BnF) </p><p><a name="_ftn14" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref14" title="_ftn14">[14]</a> International Standard Bibliographic Description for Electronic Resources </p><p><a name="_ftn15" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref15" title="_ftn15">[15]</a> <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.afnor.fr/portail.asp">http://www.afnor.fr/portail.asp</a> </p><p><a name="_ftn16" href="https://www.jpaccart.ch/administrator/index2.php?option=com_content&amp;sectionid=0&amp;task=new#_ftnref16" title="_ftn16">[16]</a> &quot;Documentation - Catalogage des ressources &eacute;lectroniques - R&eacute;daction de la description bibliographique&nbsp;&raquo; </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2005) - A question about Switzerland ? : SwissInfoDesk 2007-05-08T15:19:30+00:00 2007-05-08T15:19:30+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2005-a-question-about-switzerland-swissinfodesk.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><em>Proceedings World Library and Information Congress: 71st IFLA General Conference and Council</em>, Oslo, Norway. </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/IV/ifla71/papers/030e_trans-Accart.pdf">http://www.ifla.org/IV/ifla71/papers/030e_trans-Accart.pdf</a> </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><em>Proceedings World Library and Information Congress: 71st IFLA General Conference and Council</em>, Oslo, Norway. </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/IV/ifla71/papers/030e_trans-Accart.pdf">http://www.ifla.org/IV/ifla71/papers/030e_trans-Accart.pdf</a> </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2004) - Les outils de revue de presse électronique: anticiper XML. 2007-04-03T16:44:03+00:00 2007-04-03T16:44:03+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2004-les-outils-de-revue-de-presse-electronique-anticiper-xml.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Archimag, avril 2004, n&deg; 173, pp. 35-37.</strong> </p><h2>L&rsquo;int&eacute;gration des contenus de presse: une diffusion multipli&eacute;e &hellip; </h2><h3>&hellip;avec l&rsquo;Intranet: surveillance de la presse, articles en texte int&eacute;gral, recherches sur les archives. </h3><p>Le Service Presse Information Publications de Universit&eacute; de Gen&egrave;ve (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.unige.ch/presse/" target="_blank">http://www.unige.ch/presse/</a>) r&eacute;alise sur l&rsquo;Intranet de l&rsquo;universit&eacute; - avec acc&egrave;s r&eacute;serv&eacute; - une revue de presse en ligne Cont@ct accessible en ligne chaque matin &agrave; 11 heures depuis avril 2004: cibl&eacute;e sur un public particulier (2200 enseignants, 1700 administratifs et plus largement quelque 15 000 &eacute;tudiants), il s&rsquo;agit d&rsquo;articles g&eacute;n&eacute;raux sur l&#39;Universit&eacute; (son actualit&eacute;, ses activit&eacute;s, ses membres qui s&#39;expriment dans la presse) et sur le paysage universitaire suisse. Ils sont extraits des principaux journaux suisses en fran&ccedil;ais et en allemand, soit une trentaine de titres. Avec ce service, la communaut&eacute; universitaire genevoise est inform&eacute;e sur toutes les questions concernant l&rsquo;enseignement et la politique f&eacute;d&eacute;rale en la mati&egrave;re. La diffusion, autrefois papier, est amplifi&eacute;e et touche un plus grand nombre de personnes. Tous les articles sont archiv&eacute;s et un moteur de recherche interne permet de lancer une requ&ecirc;te par date, par journal ou par mot-cl&eacute;. </p><h3>&hellip;avec l&rsquo;Internet: plate-forme num&eacute;rique d&rsquo;information, panorama g&eacute;n&eacute;ral ou personnalis&eacute; via les alertes. </h3><p>FranceActuR&eacute;gions (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.franceacturegions.com/" target="_blank">http://www.franceacturegions.com</a>) est un groupement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique qui propose une plate-forme num&eacute;rique sur la presse quotidienne r&eacute;gionale &eacute;labor&eacute;e en accord avec les soci&eacute;t&eacute;s &eacute;ditrices. 16 quotidiens couvrant le territoire fran&ccedil;ais (de Sud-Ouest &agrave; la Voix du Nord en passant par le T&eacute;l&eacute;gramme de Brest) sont d&eacute;pouill&eacute;s quotidiennement. L&rsquo;acc&egrave;s est payant et le tarif est diff&eacute;rent selon qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un abonnement personnel ou professionnel. Dans tous les cas, la d&eacute;termination d&rsquo;un profil d&rsquo;utilisateur permet de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un service d&rsquo;alerte, d&rsquo;avoir un affichage par rubrique (politique, international, &eacute;conomie&hellip;), de consulter un historique de ses propres requ&ecirc;tes ou de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un service d&rsquo;assistance t&eacute;l&eacute;phonique. </p><h3>&hellip;avec un fils RSS:les weblogs ou la cr&eacute;ation de sommaires dynamiques. </h3><p>St&eacute;phane Cottin est l&rsquo;animateur (ou le mod&eacute;rateur ou le web-administrateur) d&rsquo;un weblog particuli&egrave;rement dynamique, ServiceDoc.Info-Juriblog (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.servicedoc.info/" target="_blank">http://www.servicedoc.info</a>). En quelques mots, ce weblog enregistre de mani&egrave;re automatique les nouvelles pages web cr&eacute;&eacute;es, avec signalement et r&eacute;f&eacute;rencement au format XML. Le spectre choisi est large et prend en compte aussi bien des associations professionnelles telle l&rsquo;ABF mais aussi le Journal officiel ou Harvard Weblogs. Juriblog est sp&eacute;cialis&eacute; dans l&rsquo;actualit&eacute; juridique &ndash; mais pas seulement, on y trouve par exemple la mention du &laquo; Livre blanc sur la gestion des connaissances &raquo; publi&eacute; r&eacute;cemment - et indique les nouveaut&eacute;s de l&rsquo;&eacute;dition juridique, les analyses d&rsquo;ouvrages, les nouveaut&eacute;s de certains sites s&eacute;lectionn&eacute;s&hellip; Un espace priv&eacute; est propos&eacute; avec la possibilit&eacute; de s&rsquo;inscrire &agrave; la Lettre d&rsquo;information hebdomadaire (gratuite). </p><h3>&hellip; avec les Annuaires de signets: int&eacute;gration de la presse dans l&rsquo;Annuaire de signets, acc&egrave;s au dernier num&eacute;ro et aux archives</h3><p>Le Service Commun de Documentation de l&rsquo;Universit&eacute; de Haute-Alsace propose &agrave; partir de son Annuaire de signets, une Rubrique Presse en ligne (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.scd.uha.fr/presse_en_ligne.html" target="_blank">http://www.scd.uha.fr/presse_en_ligne.html</a>). La derni&egrave;re &eacute;dition du quotidien choisi est en ligne gratuitement, un acc&egrave;s r&eacute;serv&eacute; &agrave; l&rsquo;Intranet permet de rechercher dans les archives. Hormis la presse fran&ccedil;aise (nationale, r&eacute;gionale et hebdomadaire), est accessible une s&eacute;lection de la presse anglophone, allemande, italienne, espagnole et canadienne, soit une quarantaine de titres. Le Guide des sites de la Biblioth&egrave;que de Sciences-po (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.sciences-po.fr/docum/sites/index.htm" target="_blank">http://www.sciences-po.fr/docum/sites/index.htm</a>) est un autre exemple d&rsquo;int&eacute;gration de la presse dans l&rsquo;Annuaire des signets: la presse en ligne est la premi&egrave;re cat&eacute;gorie mentionn&eacute;e (Rubrique Actualit&eacute; et presse en ligne) et privil&eacute;gie en cela les int&eacute;r&ecirc;ts des enseignants et des &eacute;tudiants. La s&eacute;lection est tr&egrave;s pr&eacute;cise et propose des sites d&rsquo;agences de presse (AFP, Reuters&hellip;), de moteurs de recherche de presse (Newstrawler), des dossiers de presse en ligne (La Documentation fran&ccedil;aise)&hellip; </p><h3>&hellip; avec une base de donn&eacute;es Presse interne: r&eacute;f&eacute;rences ou articles en texte int&eacute;gral avec la GEIDE ; abonnements aupr&egrave;s de centrales de presse ou d&rsquo;agences d&rsquo;abonnements ; gestion avec un logiciel documentaire</h3><p>Le centre de documentation du Conseil r&eacute;gional d&rsquo;Alsace fait le choix de traiter sa documentation presse avec le logiciel Alexandrie et de cr&eacute;er ainsi sa propre base presse en interne consultable sur l&rsquo;Intranet gr&acirc;ce au module Web-Alexandrie ; l&rsquo;Intranet du Conseil r&eacute;gional est interrog&eacute; par 500 personnes que la vari&eacute;t&eacute; des ressources offertes attire r&eacute;guli&egrave;rement. A partir de la rubrique Doc en Stock, la revue de presse est propos&eacute;e selon trois p&eacute;riodicit&eacute;s (quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle) et avec plusieurs types de recherche (simple, avanc&eacute;e, par mots-cl&eacute;s dans l&rsquo;ordre hi&eacute;rarchique ou alphab&eacute;tique). En cliquant sur &laquo; Revue de presse quotidienne &raquo;, l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; de la s&eacute;lection du jour faite &agrave; partir de 30 quotidiens appara&icirc;t: il est possible d&rsquo;effectuer une s&eacute;lection personnalis&eacute;e (gr&acirc;ce au &laquo; panier &raquo;), de l&rsquo;imprimer ou de l&rsquo;envoyer par e-mail sur sa propre bo&icirc;te aux lettres ou celle d&rsquo;un coll&egrave;gue. Le texte int&eacute;gral des articles figure &ndash; gr&acirc;ce au module GEIDE-Alexandrie &agrave; gauche de l&rsquo;&eacute;cran, &agrave; c&ocirc;t&eacute; des r&eacute;f&eacute;rences de l&rsquo;article. </p><h3>&hellip; avec un agr&eacute;gateur de presse: d&eacute;coupage, collage num&eacute;riques ; fichier PDF&hellip; </h3><p>Le Cr&eacute;dit agricole opte pour un produit - DIVA-PRESS - en vue d&rsquo;offrir &agrave; la totalit&eacute; des implantations du groupe (soit 2629 caisses locales et 35 000 administrateurs) une revue de presse num&eacute;rique europ&eacute;enne. Les articles bien qu&rsquo;issus de sources diverses sont pr&eacute;sent&eacute;s dans un format &eacute;lectronique identique et les aspects juridiques sont pris en charge par DIVA-PRESS. Selon divers utilisateurs sond&eacute;s sur la performance du produit, plusieurs rel&egrave;vent que &laquo; <em>disposer - d&egrave;s 6 heures du matin - d&#39;une lecture rapide et int&eacute;grale de la presse professionnelle ainsi que des communiqu&eacute;s de presse de Companynews pr&eacute;sente, pour l&#39;ensemble de nos &eacute;quipes, des avantages consid&eacute;rables: une information en temps r&eacute;el et synth&eacute;tique, la possibilit&eacute; de mener une recherche en profondeur sur un sujet pr&eacute;cis, le recours &agrave; un fonds documentaire de valeur agr&eacute;ment&eacute; de tableaux de bord et d&#39;infographies</em> &raquo;. Ce type d&rsquo;agr&eacute;gateur donne donc des r&eacute;sultats positifs: accroissement de la fr&eacute;quentation de l&rsquo;Intranet, qualit&eacute; de la revue de presse, contr&ocirc;le du contenu. D&rsquo;autres soci&eacute;t&eacute;s font le choix de cette solution telles Ernst &amp; Young, Morgan Stanley, Accenture, Axa ou EDF. </p><h2>Les aspects juridiques de la presse en ligne</h2><h3>Panorama de presse, r&eacute;sum&eacute; et archives d&rsquo;articles de presse sur Intranet</h3><p>Le panorama de presse doit obtenir un contrat d&rsquo;autorisation du Centre fran&ccedil;ais d&rsquo;exploitation du droit de copie (CFC) et acquitter des droits d&rsquo;auteur sous la forme d&rsquo;une redevance moyenne r&eacute;vis&eacute;e chaque ann&eacute;e. Le calcul est fait en fonction du nombre d&rsquo;articles. Si le panorama de presse est diffus&eacute; en Intranet, au calcul de la redevance sera ajout&eacute; le nombre de postes informatiques &agrave; partir desquels le panorama est accessible. </p><p>Cependant, le CFC limite ses autorisations: </p><ul> <li>&agrave; la liste des publications annex&eacute;es au contrat ; </li> <li>&agrave; un nombre maximum d&rsquo;articles ; </li> <li>&agrave; un seul exemplaire papier &agrave; partir du poste destinataire. La diffusion papier &agrave; partir de l&rsquo;Intranet doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;un contrat s&eacute;par&eacute;. </li></ul><h3>Le contrat entre les diff&eacute;rents partenaires</h3><p>Ainsi, il n&rsquo;est pas possible de diffuser sur Internet, Intranet, un panorama de presse sans autorisation du CFC. &agrave; cette fin, le CFC propose un contrat d&rsquo;autorisation de reproduction et de repr&eacute;sentation d&rsquo;&oelig;uvres prot&eacute;g&eacute;es sp&eacute;cifique pour le panorama de presse &eacute;lectronique diffus&eacute; sur Intranet en annexe duquel sont list&eacute;es les publications dont le CFC g&egrave;re les droits pour ces panoramas de presse. La notion de &laquo; courte citation &raquo; permet de reproduire des extraits d&rsquo;articles &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;une &eacute;tude personnelle. Ces citations doivent &ecirc;tre suffisamment courtes pour permettre au lecteur de se reporter &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre originale, &ecirc;tre justifi&eacute;es par le caract&egrave;re critique, pol&eacute;mique, informatif, p&eacute;dagogique de l&rsquo;&eacute;tude, et mentionner la source et le nom de l&rsquo;auteur de chaque article cit&eacute;. </p><p>L&rsquo;abonnement aupr&egrave;s d&rsquo;un agr&eacute;gateur de presse est avantageux dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;agr&eacute;gateur g&egrave;re lui-m&ecirc;me les diff&eacute;rents aspects juridiques de la presse en ligne. </p><h3>L&rsquo;offre actuelle de produits documentaires pour la presse en ligne </h3><p>&laquo; Abondance de biens ne nuit pas &raquo;, selon un vieux pr&eacute;cepte populaire qui s&rsquo;adapte parfaitement &agrave; la situation actuelle des technologies de l&rsquo;information et de la communication. Celles-ci suivent une courbe ascendante en termes d&rsquo;offres, de r&eacute;ponses aux besoins de clients de plus en plus exigeants, habitu&eacute;s qu&rsquo;ils sont devenus &agrave; ce que la technologie propose ce qu&rsquo;ils n&rsquo;osent m&ecirc;me pas r&ecirc;ver ou ce &agrave; quoi ils n&rsquo;avaient pas pens&eacute;. Et ces technologies deviennent tout &agrave; coup indispensables &agrave; la vie quotidienne et professionnelle. La presse en ligne est un bon exemple tant l&rsquo;information contenue dans un article de presse peut &ecirc;tre propos&eacute;e de mani&egrave;re diff&eacute;rente (sous forme de r&eacute;f&eacute;rence, de r&eacute;sum&eacute;, d&rsquo;hyperlien, de texte int&eacute;gral, de synth&egrave;se de presse, de rubrique dans une liste de signets&hellip;) en utilisant toutes les pr&eacute;sentations possibles offertes par le Web (Intranet, Internet, weblog...). La concurrence est rude entre documentalistes et fournisseurs d&rsquo;information &agrave; la pointe des technologies. Il y a parfois une concordance des deux, quand le sp&eacute;cialiste du contenu rencontre l&rsquo;expert en technologies. Cette vari&eacute;t&eacute; de produits documentaires pour la presse en ligne est la preuve que le march&eacute; de la presse est un march&eacute; porteur, aussi bien dans une entreprise priv&eacute;e dont les d&eacute;cideurs ont besoin des informations de presse le matin sur leurs bureaux, que les administrateurs publics souhaitant conna&icirc;tre l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;opinion. Une question se pose: si les technologies actuelles sont si performantes dans le traitement de l&rsquo;information de presse &ndash; ce qui est v&eacute;ritablement le cas &ndash; &agrave; quoi sert un documentaliste? Pourquoi ne pas utiliser les services d&rsquo;un agr&eacute;gateur de presse &agrave; la place d&rsquo;abonnements? La r&eacute;ponse para&icirc;t claire: il est n&eacute;cessaire, pour le documentaliste, de conna&icirc;tre l&rsquo;offre actuelle, de ma&icirc;triser les technologies et de proposer les plus ad&eacute;quates. Le temps et l&rsquo;agent &eacute;conomis&eacute;s doivent servir &agrave; s&rsquo;engager dans d&rsquo;autres projets. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Archimag, avril 2004, n&deg; 173, pp. 35-37.</strong> </p><h2>L&rsquo;int&eacute;gration des contenus de presse: une diffusion multipli&eacute;e &hellip; </h2><h3>&hellip;avec l&rsquo;Intranet: surveillance de la presse, articles en texte int&eacute;gral, recherches sur les archives. </h3><p>Le Service Presse Information Publications de Universit&eacute; de Gen&egrave;ve (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.unige.ch/presse/" target="_blank">http://www.unige.ch/presse/</a>) r&eacute;alise sur l&rsquo;Intranet de l&rsquo;universit&eacute; - avec acc&egrave;s r&eacute;serv&eacute; - une revue de presse en ligne Cont@ct accessible en ligne chaque matin &agrave; 11 heures depuis avril 2004: cibl&eacute;e sur un public particulier (2200 enseignants, 1700 administratifs et plus largement quelque 15 000 &eacute;tudiants), il s&rsquo;agit d&rsquo;articles g&eacute;n&eacute;raux sur l&#39;Universit&eacute; (son actualit&eacute;, ses activit&eacute;s, ses membres qui s&#39;expriment dans la presse) et sur le paysage universitaire suisse. Ils sont extraits des principaux journaux suisses en fran&ccedil;ais et en allemand, soit une trentaine de titres. Avec ce service, la communaut&eacute; universitaire genevoise est inform&eacute;e sur toutes les questions concernant l&rsquo;enseignement et la politique f&eacute;d&eacute;rale en la mati&egrave;re. La diffusion, autrefois papier, est amplifi&eacute;e et touche un plus grand nombre de personnes. Tous les articles sont archiv&eacute;s et un moteur de recherche interne permet de lancer une requ&ecirc;te par date, par journal ou par mot-cl&eacute;. </p><h3>&hellip;avec l&rsquo;Internet: plate-forme num&eacute;rique d&rsquo;information, panorama g&eacute;n&eacute;ral ou personnalis&eacute; via les alertes. </h3><p>FranceActuR&eacute;gions (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.franceacturegions.com/" target="_blank">http://www.franceacturegions.com</a>) est un groupement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique qui propose une plate-forme num&eacute;rique sur la presse quotidienne r&eacute;gionale &eacute;labor&eacute;e en accord avec les soci&eacute;t&eacute;s &eacute;ditrices. 16 quotidiens couvrant le territoire fran&ccedil;ais (de Sud-Ouest &agrave; la Voix du Nord en passant par le T&eacute;l&eacute;gramme de Brest) sont d&eacute;pouill&eacute;s quotidiennement. L&rsquo;acc&egrave;s est payant et le tarif est diff&eacute;rent selon qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un abonnement personnel ou professionnel. Dans tous les cas, la d&eacute;termination d&rsquo;un profil d&rsquo;utilisateur permet de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un service d&rsquo;alerte, d&rsquo;avoir un affichage par rubrique (politique, international, &eacute;conomie&hellip;), de consulter un historique de ses propres requ&ecirc;tes ou de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un service d&rsquo;assistance t&eacute;l&eacute;phonique. </p><h3>&hellip;avec un fils RSS:les weblogs ou la cr&eacute;ation de sommaires dynamiques. </h3><p>St&eacute;phane Cottin est l&rsquo;animateur (ou le mod&eacute;rateur ou le web-administrateur) d&rsquo;un weblog particuli&egrave;rement dynamique, ServiceDoc.Info-Juriblog (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.servicedoc.info/" target="_blank">http://www.servicedoc.info</a>). En quelques mots, ce weblog enregistre de mani&egrave;re automatique les nouvelles pages web cr&eacute;&eacute;es, avec signalement et r&eacute;f&eacute;rencement au format XML. Le spectre choisi est large et prend en compte aussi bien des associations professionnelles telle l&rsquo;ABF mais aussi le Journal officiel ou Harvard Weblogs. Juriblog est sp&eacute;cialis&eacute; dans l&rsquo;actualit&eacute; juridique &ndash; mais pas seulement, on y trouve par exemple la mention du &laquo; Livre blanc sur la gestion des connaissances &raquo; publi&eacute; r&eacute;cemment - et indique les nouveaut&eacute;s de l&rsquo;&eacute;dition juridique, les analyses d&rsquo;ouvrages, les nouveaut&eacute;s de certains sites s&eacute;lectionn&eacute;s&hellip; Un espace priv&eacute; est propos&eacute; avec la possibilit&eacute; de s&rsquo;inscrire &agrave; la Lettre d&rsquo;information hebdomadaire (gratuite). </p><h3>&hellip; avec les Annuaires de signets: int&eacute;gration de la presse dans l&rsquo;Annuaire de signets, acc&egrave;s au dernier num&eacute;ro et aux archives</h3><p>Le Service Commun de Documentation de l&rsquo;Universit&eacute; de Haute-Alsace propose &agrave; partir de son Annuaire de signets, une Rubrique Presse en ligne (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.scd.uha.fr/presse_en_ligne.html" target="_blank">http://www.scd.uha.fr/presse_en_ligne.html</a>). La derni&egrave;re &eacute;dition du quotidien choisi est en ligne gratuitement, un acc&egrave;s r&eacute;serv&eacute; &agrave; l&rsquo;Intranet permet de rechercher dans les archives. Hormis la presse fran&ccedil;aise (nationale, r&eacute;gionale et hebdomadaire), est accessible une s&eacute;lection de la presse anglophone, allemande, italienne, espagnole et canadienne, soit une quarantaine de titres. Le Guide des sites de la Biblioth&egrave;que de Sciences-po (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.sciences-po.fr/docum/sites/index.htm" target="_blank">http://www.sciences-po.fr/docum/sites/index.htm</a>) est un autre exemple d&rsquo;int&eacute;gration de la presse dans l&rsquo;Annuaire des signets: la presse en ligne est la premi&egrave;re cat&eacute;gorie mentionn&eacute;e (Rubrique Actualit&eacute; et presse en ligne) et privil&eacute;gie en cela les int&eacute;r&ecirc;ts des enseignants et des &eacute;tudiants. La s&eacute;lection est tr&egrave;s pr&eacute;cise et propose des sites d&rsquo;agences de presse (AFP, Reuters&hellip;), de moteurs de recherche de presse (Newstrawler), des dossiers de presse en ligne (La Documentation fran&ccedil;aise)&hellip; </p><h3>&hellip; avec une base de donn&eacute;es Presse interne: r&eacute;f&eacute;rences ou articles en texte int&eacute;gral avec la GEIDE ; abonnements aupr&egrave;s de centrales de presse ou d&rsquo;agences d&rsquo;abonnements ; gestion avec un logiciel documentaire</h3><p>Le centre de documentation du Conseil r&eacute;gional d&rsquo;Alsace fait le choix de traiter sa documentation presse avec le logiciel Alexandrie et de cr&eacute;er ainsi sa propre base presse en interne consultable sur l&rsquo;Intranet gr&acirc;ce au module Web-Alexandrie ; l&rsquo;Intranet du Conseil r&eacute;gional est interrog&eacute; par 500 personnes que la vari&eacute;t&eacute; des ressources offertes attire r&eacute;guli&egrave;rement. A partir de la rubrique Doc en Stock, la revue de presse est propos&eacute;e selon trois p&eacute;riodicit&eacute;s (quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle) et avec plusieurs types de recherche (simple, avanc&eacute;e, par mots-cl&eacute;s dans l&rsquo;ordre hi&eacute;rarchique ou alphab&eacute;tique). En cliquant sur &laquo; Revue de presse quotidienne &raquo;, l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; de la s&eacute;lection du jour faite &agrave; partir de 30 quotidiens appara&icirc;t: il est possible d&rsquo;effectuer une s&eacute;lection personnalis&eacute;e (gr&acirc;ce au &laquo; panier &raquo;), de l&rsquo;imprimer ou de l&rsquo;envoyer par e-mail sur sa propre bo&icirc;te aux lettres ou celle d&rsquo;un coll&egrave;gue. Le texte int&eacute;gral des articles figure &ndash; gr&acirc;ce au module GEIDE-Alexandrie &agrave; gauche de l&rsquo;&eacute;cran, &agrave; c&ocirc;t&eacute; des r&eacute;f&eacute;rences de l&rsquo;article. </p><h3>&hellip; avec un agr&eacute;gateur de presse: d&eacute;coupage, collage num&eacute;riques ; fichier PDF&hellip; </h3><p>Le Cr&eacute;dit agricole opte pour un produit - DIVA-PRESS - en vue d&rsquo;offrir &agrave; la totalit&eacute; des implantations du groupe (soit 2629 caisses locales et 35 000 administrateurs) une revue de presse num&eacute;rique europ&eacute;enne. Les articles bien qu&rsquo;issus de sources diverses sont pr&eacute;sent&eacute;s dans un format &eacute;lectronique identique et les aspects juridiques sont pris en charge par DIVA-PRESS. Selon divers utilisateurs sond&eacute;s sur la performance du produit, plusieurs rel&egrave;vent que &laquo; <em>disposer - d&egrave;s 6 heures du matin - d&#39;une lecture rapide et int&eacute;grale de la presse professionnelle ainsi que des communiqu&eacute;s de presse de Companynews pr&eacute;sente, pour l&#39;ensemble de nos &eacute;quipes, des avantages consid&eacute;rables: une information en temps r&eacute;el et synth&eacute;tique, la possibilit&eacute; de mener une recherche en profondeur sur un sujet pr&eacute;cis, le recours &agrave; un fonds documentaire de valeur agr&eacute;ment&eacute; de tableaux de bord et d&#39;infographies</em> &raquo;. Ce type d&rsquo;agr&eacute;gateur donne donc des r&eacute;sultats positifs: accroissement de la fr&eacute;quentation de l&rsquo;Intranet, qualit&eacute; de la revue de presse, contr&ocirc;le du contenu. D&rsquo;autres soci&eacute;t&eacute;s font le choix de cette solution telles Ernst &amp; Young, Morgan Stanley, Accenture, Axa ou EDF. </p><h2>Les aspects juridiques de la presse en ligne</h2><h3>Panorama de presse, r&eacute;sum&eacute; et archives d&rsquo;articles de presse sur Intranet</h3><p>Le panorama de presse doit obtenir un contrat d&rsquo;autorisation du Centre fran&ccedil;ais d&rsquo;exploitation du droit de copie (CFC) et acquitter des droits d&rsquo;auteur sous la forme d&rsquo;une redevance moyenne r&eacute;vis&eacute;e chaque ann&eacute;e. Le calcul est fait en fonction du nombre d&rsquo;articles. Si le panorama de presse est diffus&eacute; en Intranet, au calcul de la redevance sera ajout&eacute; le nombre de postes informatiques &agrave; partir desquels le panorama est accessible. </p><p>Cependant, le CFC limite ses autorisations: </p><ul> <li>&agrave; la liste des publications annex&eacute;es au contrat ; </li> <li>&agrave; un nombre maximum d&rsquo;articles ; </li> <li>&agrave; un seul exemplaire papier &agrave; partir du poste destinataire. La diffusion papier &agrave; partir de l&rsquo;Intranet doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;un contrat s&eacute;par&eacute;. </li></ul><h3>Le contrat entre les diff&eacute;rents partenaires</h3><p>Ainsi, il n&rsquo;est pas possible de diffuser sur Internet, Intranet, un panorama de presse sans autorisation du CFC. &agrave; cette fin, le CFC propose un contrat d&rsquo;autorisation de reproduction et de repr&eacute;sentation d&rsquo;&oelig;uvres prot&eacute;g&eacute;es sp&eacute;cifique pour le panorama de presse &eacute;lectronique diffus&eacute; sur Intranet en annexe duquel sont list&eacute;es les publications dont le CFC g&egrave;re les droits pour ces panoramas de presse. La notion de &laquo; courte citation &raquo; permet de reproduire des extraits d&rsquo;articles &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;une &eacute;tude personnelle. Ces citations doivent &ecirc;tre suffisamment courtes pour permettre au lecteur de se reporter &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre originale, &ecirc;tre justifi&eacute;es par le caract&egrave;re critique, pol&eacute;mique, informatif, p&eacute;dagogique de l&rsquo;&eacute;tude, et mentionner la source et le nom de l&rsquo;auteur de chaque article cit&eacute;. </p><p>L&rsquo;abonnement aupr&egrave;s d&rsquo;un agr&eacute;gateur de presse est avantageux dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;agr&eacute;gateur g&egrave;re lui-m&ecirc;me les diff&eacute;rents aspects juridiques de la presse en ligne. </p><h3>L&rsquo;offre actuelle de produits documentaires pour la presse en ligne </h3><p>&laquo; Abondance de biens ne nuit pas &raquo;, selon un vieux pr&eacute;cepte populaire qui s&rsquo;adapte parfaitement &agrave; la situation actuelle des technologies de l&rsquo;information et de la communication. Celles-ci suivent une courbe ascendante en termes d&rsquo;offres, de r&eacute;ponses aux besoins de clients de plus en plus exigeants, habitu&eacute;s qu&rsquo;ils sont devenus &agrave; ce que la technologie propose ce qu&rsquo;ils n&rsquo;osent m&ecirc;me pas r&ecirc;ver ou ce &agrave; quoi ils n&rsquo;avaient pas pens&eacute;. Et ces technologies deviennent tout &agrave; coup indispensables &agrave; la vie quotidienne et professionnelle. La presse en ligne est un bon exemple tant l&rsquo;information contenue dans un article de presse peut &ecirc;tre propos&eacute;e de mani&egrave;re diff&eacute;rente (sous forme de r&eacute;f&eacute;rence, de r&eacute;sum&eacute;, d&rsquo;hyperlien, de texte int&eacute;gral, de synth&egrave;se de presse, de rubrique dans une liste de signets&hellip;) en utilisant toutes les pr&eacute;sentations possibles offertes par le Web (Intranet, Internet, weblog...). La concurrence est rude entre documentalistes et fournisseurs d&rsquo;information &agrave; la pointe des technologies. Il y a parfois une concordance des deux, quand le sp&eacute;cialiste du contenu rencontre l&rsquo;expert en technologies. Cette vari&eacute;t&eacute; de produits documentaires pour la presse en ligne est la preuve que le march&eacute; de la presse est un march&eacute; porteur, aussi bien dans une entreprise priv&eacute;e dont les d&eacute;cideurs ont besoin des informations de presse le matin sur leurs bureaux, que les administrateurs publics souhaitant conna&icirc;tre l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;opinion. Une question se pose: si les technologies actuelles sont si performantes dans le traitement de l&rsquo;information de presse &ndash; ce qui est v&eacute;ritablement le cas &ndash; &agrave; quoi sert un documentaliste? Pourquoi ne pas utiliser les services d&rsquo;un agr&eacute;gateur de presse &agrave; la place d&rsquo;abonnements? La r&eacute;ponse para&icirc;t claire: il est n&eacute;cessaire, pour le documentaliste, de conna&icirc;tre l&rsquo;offre actuelle, de ma&icirc;triser les technologies et de proposer les plus ad&eacute;quates. Le temps et l&rsquo;agent &eacute;conomis&eacute;s doivent servir &agrave; s&rsquo;engager dans d&rsquo;autres projets. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2004) - Les logiciels de signets partagés: veillez groupés. 2007-04-03T16:49:06+00:00 2007-04-03T16:49:06+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2004-les-logiciels-de-signets-partages-veillez-groupes.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Archimag, 2004, n&deg; 172, pp. 46-47.</strong> </p><p>L&rsquo;utilit&eacute; d&rsquo;une bonne organisation et gestion des signets n&rsquo;est plus &agrave; d&eacute;montrer, que ce soit au niveau individuel et &agrave; plus forte raison quand il faut les partager&nbsp;: les signets font partie des outils propos&eacute;s par le Web afin de faciliter la recherche d&rsquo;information et de gagner du temps &agrave; partir d&rsquo;une s&eacute;lection qui doit &ecirc;tre rigoureuse et pointer sur des sources fiables. Le probl&egrave;me se pose quand on change d&rsquo;ordinateur (de la maison au bureau, ou lors de d&eacute;placements professionnels ou priv&eacute;s dans les caf&eacute;s Internet notamment)&nbsp;ou lorsque le disque dur est endommag&eacute; : comment &eacute;viter de perdre les signets&nbsp;? Comment retrouver &agrave; distance les signets qui sont utiles pour un travail &agrave; r&eacute;aliser&nbsp;? Hormis ces questions, celle de l&rsquo;&eacute;change et du partage des liens entre collaborateurs est importante &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; le travail collaboratif et les Intranets se d&eacute;veloppent. Que l&rsquo;internaute ne se d&eacute;sesp&egrave;re pas, il existe des outils performants et faciles d&rsquo;usage qui ont pour nom les signets (ou bookmarks) partag&eacute;s. </p><p>Gr&acirc;ce &agrave; ces outils que l&rsquo;on peut t&eacute;l&eacute;charger sur le Net tels Homere Bookmark, Bookmark Wizard, eChalk Account ou Favoritoo (mais il en existe beaucoup d&rsquo;autres), il suffit g&eacute;n&eacute;ralement de lancer l&rsquo;application, de s&rsquo;inscrire et d&rsquo;indiquer son mot de passe. Un compte personnel est alors ouvert et consultable, avec ouverture d&rsquo;une fen&ecirc;tre o&ugrave; sont stock&eacute;s les signets sauvegard&eacute;s. Lors de l&rsquo;affichage des liens contenus dans un dossier, sont indiqu&eacute;s&nbsp;: l&rsquo;adresse du site Web, le nom officiel du site, la cat&eacute;gorie de classement choisie, le ou les collaborateur(s) qui partage(nt) cette information. A chaque future connexion et de n&rsquo;importe quel poste, ceux-ci sont r&eacute;cup&eacute;rables &agrave; partir d&rsquo;une page Web et peuvent &ecirc;tre enregistr&eacute;s dans des dossiers. Les formats propres aux navigateurs ne semblent pas avoir d&rsquo;incidences sur la r&eacute;cup&eacute;ration des signets. </p><p>Il est fortement conseill&eacute; d&rsquo;organiser (sous peine d&rsquo;arriver &agrave; un listage trop important et o&ugrave; il n&rsquo;est plus possible de retrouver l&rsquo;objet de sa recherche) sa liste de signets par cat&eacute;gories et sous-cat&eacute;gories qui peuvent reprendre un classement d&eacute;j&agrave; existant, que celui-ci soit physique (classeurs, dossiers) ou virtuel (sur un bureau virtuel). Nous verrons que cette cat&eacute;gorisation peut &ecirc;tre fort utile lors de la mise en commun des signets avec des collaborateurs par exemple au sein d&rsquo;un m&ecirc;me service. G&eacute;n&eacute;ralement, le logiciel de signets partag&eacute;s reprend ou propose la mise en forme des dossiers tels qu&rsquo;ils sont organis&eacute;s sur les navigateurs, c&rsquo;est-&agrave;-dire avec une arborescence qui montrent les dossiers principaux et secondaires. </p><table > <tbody> <tr> <td> <p> Les possibilit&eacute;s d&rsquo;un logiciel de signets partag&eacute;s&nbsp;: l&rsquo;exemple de eChalk Bookmarks (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.lhric.org/web/echalk/" target="_blank">http://www.lhric.org/web/echalk/</a>) </p> <ul> <li>Ouverture d&rsquo;un compte personnel avec mot de passe, </li> <li>Affichage d&rsquo;un lien direct vers le logiciel de signets partag&eacute;s sur la page du navigateur, </li> <li>D&eacute;termination d&rsquo;un profil personnalis&eacute; &agrave; l&rsquo;aide mots-cl&eacute;s, </li> <li>Cr&eacute;ation de dossiers afin de classer les liens, </li> <li>Ajout et consultation de liens, </li> <li>Echange avec des collaborateurs </li> <li>Envoi d&rsquo;Emails, </li> <li>R&eacute;cup&eacute;ration des liens sur une page Web personnelle </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table><p>Chacun a sa propre mani&egrave;re de classer sa documentation, que celle-ci soit sur papier ou sur ordinateur. Les principes restent les m&ecirc;mes, &agrave; savoir retrouver le plus court chemin vers ce que l&rsquo;on recherche. La difficult&eacute; vient le plus souvent quand plusieurs personnes (dans une m&ecirc;me &eacute;quipe) sont cens&eacute;es utiliser les m&ecirc;mes dossiers ou les m&ecirc;mes sources d&rsquo;information&nbsp;: comment alors faire en sorte que les intitul&eacute;s soient les plus explicites possibles&nbsp;et que chacun puisse retrouver l&rsquo;information souhait&eacute;e&nbsp;? Comment r&eacute;aliser de mani&egrave;re optimale ce partage&nbsp;? Suite au choix d&rsquo;un logiciel de signets partag&eacute;s commun, le groupe d&eacute;cide dans un premier temps des intitul&eacute;s &agrave; attribuer aux dossiers partag&eacute;s de signets. L&rsquo;exemple suivant peut &ecirc;tre repris, car facile d&rsquo;utilisation&nbsp;dans un premier temps en ce qui concerne la mise en commun de signets que l&rsquo;on d&eacute;sire partager : un site s&eacute;lectionn&eacute; peut &ecirc;tre class&eacute; selon une &eacute;chelle diff&eacute;rente selon qu&rsquo;il est &laquo;&nbsp;&agrave; signaler&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;peut &ecirc;tre int&eacute;ressant&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;int&eacute;ressant&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;tr&egrave;s int&eacute;ressant&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;incontournable&nbsp;&raquo;. Des mots-cl&eacute;s peuvent &ecirc;tre ajout&eacute;s pour qualifier le site soit avec ses propres termes, soit &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;un outil ontologique tel OntoAnnotate. Le groupe d&eacute;cide ensuite des intitul&eacute;s des dossiers les plus ad&eacute;quats. Le travail de partage peut alors commencer. </p><p>Le logiciel peut, dans certains cas, faire la corr&eacute;lation entre des dossiers personnels et des dossiers partag&eacute;s afin d&rsquo;&eacute;changer les liens&nbsp;entre une ou plusieurs cat&eacute;gorie(s) : sont affich&eacute;s en noir et blanc les signets personnels et en gris&eacute; les signets des autres collaborateurs que le logiciel a class&eacute; dans la m&ecirc;me cat&eacute;gorie. Si les utilisateurs ne souhaitent pas passer trop de temps &agrave; d&eacute;finir des cat&eacute;gories, un outil automatique est disponible&nbsp;: celui-ci classe alors les signets qui sont caract&eacute;ris&eacute;s par une couleur ou un signe pour montrer leur provenance. L&rsquo;utilisateur est libre d&rsquo;accepter ou non d&rsquo;int&eacute;grer les nouveaux liens dans ses propres signets. Il est &eacute;galement possible d&rsquo;effectuer une recherche sur l&rsquo;ensemble des signets enregistr&eacute;s par les collaborateurs. Lors de l&rsquo;affichage des r&eacute;sultats de la recherche, les signets re&ccedil;oivent une marque distinctive selon leur provenance. Certains logiciels de signets partag&eacute;s proposent &eacute;galement d&rsquo;inclure une fiche descriptive de la source signal&eacute;e, ainsi qu&rsquo;un commentaire qualitatif. D&rsquo;autres r&eacute;alisent un back-up qui r&eacute;actualise automatiquement les modifications effectu&eacute;es par plusieurs utilisateurs. </p><p>De signets personnels, on passe ainsi aux signets partag&eacute;s. La m&eacute;thode cit&eacute;e pr&eacute;c&eacute;demment peut &ecirc;tre reprise &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de l&rsquo;entreprise et s&rsquo;int&egrave;gre alors dans une d&eacute;marche globale de gestions des ressources. G&eacute;n&eacute;ralement, les signets d&rsquo;entreprise sont associ&eacute;s &agrave; un portail, &agrave; un Intranet o&ugrave; les informations sont class&eacute;es par grandes cat&eacute;gories. Les signets partag&eacute;s compl&egrave;tent l&rsquo;annuaire interne, l&rsquo;agenda, la messagerie, le journal interne&hellip; Les signets sont un outil suppl&eacute;mentaire offert aux membres d&rsquo;un m&ecirc;me secteur d&rsquo;activit&eacute;. </p><p>Un des int&eacute;r&ecirc;ts majeurs d&rsquo;utiliser, pour un groupe de personnes d&eacute;termin&eacute; ou pour une entreprise, des signets partag&eacute;s est la capitalisation des ressources. Celles-ci deviennent communes, tout en gardant la possibilit&eacute; de les personnaliser. C&rsquo;est &eacute;galement un outil de travail collaboratif (ou groupware), que l&rsquo;on peut qualifier d&rsquo;outil de production &agrave; distance. Enfin, c&rsquo;est un outil de veille d&rsquo;autant plus int&eacute;ressant que la veille est r&eacute;alis&eacute;e par un groupe de personnes r&eacute;unies par une communaut&eacute; d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts. </p><p>Sites Internet utiles&nbsp;: </p><ul> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ontoprise.de/products/ontoannotate" target="_blank">http://www.ontoprise.de/products/ontoannotate</a> : outil ontologique pour qualifier les signets. </li> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.mediaveille.com/outil/bookmark.htm" target="_blank">http://www.mediaveille.com/outil/bookmark.htm</a> : le site M&eacute;diaveille recense les outils permettant une gestion des signets partag&eacute;s </li> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.w3.org/" target="_blank">http://www.w3.org/</a> : site du World Wide Web Consortium qui propose des solutions li&eacute;es au Web. </li></ul><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Archimag, 2004, n&deg; 172, pp. 46-47.</strong> </p><p>L&rsquo;utilit&eacute; d&rsquo;une bonne organisation et gestion des signets n&rsquo;est plus &agrave; d&eacute;montrer, que ce soit au niveau individuel et &agrave; plus forte raison quand il faut les partager&nbsp;: les signets font partie des outils propos&eacute;s par le Web afin de faciliter la recherche d&rsquo;information et de gagner du temps &agrave; partir d&rsquo;une s&eacute;lection qui doit &ecirc;tre rigoureuse et pointer sur des sources fiables. Le probl&egrave;me se pose quand on change d&rsquo;ordinateur (de la maison au bureau, ou lors de d&eacute;placements professionnels ou priv&eacute;s dans les caf&eacute;s Internet notamment)&nbsp;ou lorsque le disque dur est endommag&eacute; : comment &eacute;viter de perdre les signets&nbsp;? Comment retrouver &agrave; distance les signets qui sont utiles pour un travail &agrave; r&eacute;aliser&nbsp;? Hormis ces questions, celle de l&rsquo;&eacute;change et du partage des liens entre collaborateurs est importante &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; le travail collaboratif et les Intranets se d&eacute;veloppent. Que l&rsquo;internaute ne se d&eacute;sesp&egrave;re pas, il existe des outils performants et faciles d&rsquo;usage qui ont pour nom les signets (ou bookmarks) partag&eacute;s. </p><p>Gr&acirc;ce &agrave; ces outils que l&rsquo;on peut t&eacute;l&eacute;charger sur le Net tels Homere Bookmark, Bookmark Wizard, eChalk Account ou Favoritoo (mais il en existe beaucoup d&rsquo;autres), il suffit g&eacute;n&eacute;ralement de lancer l&rsquo;application, de s&rsquo;inscrire et d&rsquo;indiquer son mot de passe. Un compte personnel est alors ouvert et consultable, avec ouverture d&rsquo;une fen&ecirc;tre o&ugrave; sont stock&eacute;s les signets sauvegard&eacute;s. Lors de l&rsquo;affichage des liens contenus dans un dossier, sont indiqu&eacute;s&nbsp;: l&rsquo;adresse du site Web, le nom officiel du site, la cat&eacute;gorie de classement choisie, le ou les collaborateur(s) qui partage(nt) cette information. A chaque future connexion et de n&rsquo;importe quel poste, ceux-ci sont r&eacute;cup&eacute;rables &agrave; partir d&rsquo;une page Web et peuvent &ecirc;tre enregistr&eacute;s dans des dossiers. Les formats propres aux navigateurs ne semblent pas avoir d&rsquo;incidences sur la r&eacute;cup&eacute;ration des signets. </p><p>Il est fortement conseill&eacute; d&rsquo;organiser (sous peine d&rsquo;arriver &agrave; un listage trop important et o&ugrave; il n&rsquo;est plus possible de retrouver l&rsquo;objet de sa recherche) sa liste de signets par cat&eacute;gories et sous-cat&eacute;gories qui peuvent reprendre un classement d&eacute;j&agrave; existant, que celui-ci soit physique (classeurs, dossiers) ou virtuel (sur un bureau virtuel). Nous verrons que cette cat&eacute;gorisation peut &ecirc;tre fort utile lors de la mise en commun des signets avec des collaborateurs par exemple au sein d&rsquo;un m&ecirc;me service. G&eacute;n&eacute;ralement, le logiciel de signets partag&eacute;s reprend ou propose la mise en forme des dossiers tels qu&rsquo;ils sont organis&eacute;s sur les navigateurs, c&rsquo;est-&agrave;-dire avec une arborescence qui montrent les dossiers principaux et secondaires. </p><table > <tbody> <tr> <td> <p> Les possibilit&eacute;s d&rsquo;un logiciel de signets partag&eacute;s&nbsp;: l&rsquo;exemple de eChalk Bookmarks (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.lhric.org/web/echalk/" target="_blank">http://www.lhric.org/web/echalk/</a>) </p> <ul> <li>Ouverture d&rsquo;un compte personnel avec mot de passe, </li> <li>Affichage d&rsquo;un lien direct vers le logiciel de signets partag&eacute;s sur la page du navigateur, </li> <li>D&eacute;termination d&rsquo;un profil personnalis&eacute; &agrave; l&rsquo;aide mots-cl&eacute;s, </li> <li>Cr&eacute;ation de dossiers afin de classer les liens, </li> <li>Ajout et consultation de liens, </li> <li>Echange avec des collaborateurs </li> <li>Envoi d&rsquo;Emails, </li> <li>R&eacute;cup&eacute;ration des liens sur une page Web personnelle </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table><p>Chacun a sa propre mani&egrave;re de classer sa documentation, que celle-ci soit sur papier ou sur ordinateur. Les principes restent les m&ecirc;mes, &agrave; savoir retrouver le plus court chemin vers ce que l&rsquo;on recherche. La difficult&eacute; vient le plus souvent quand plusieurs personnes (dans une m&ecirc;me &eacute;quipe) sont cens&eacute;es utiliser les m&ecirc;mes dossiers ou les m&ecirc;mes sources d&rsquo;information&nbsp;: comment alors faire en sorte que les intitul&eacute;s soient les plus explicites possibles&nbsp;et que chacun puisse retrouver l&rsquo;information souhait&eacute;e&nbsp;? Comment r&eacute;aliser de mani&egrave;re optimale ce partage&nbsp;? Suite au choix d&rsquo;un logiciel de signets partag&eacute;s commun, le groupe d&eacute;cide dans un premier temps des intitul&eacute;s &agrave; attribuer aux dossiers partag&eacute;s de signets. L&rsquo;exemple suivant peut &ecirc;tre repris, car facile d&rsquo;utilisation&nbsp;dans un premier temps en ce qui concerne la mise en commun de signets que l&rsquo;on d&eacute;sire partager : un site s&eacute;lectionn&eacute; peut &ecirc;tre class&eacute; selon une &eacute;chelle diff&eacute;rente selon qu&rsquo;il est &laquo;&nbsp;&agrave; signaler&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;peut &ecirc;tre int&eacute;ressant&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;int&eacute;ressant&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;tr&egrave;s int&eacute;ressant&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;incontournable&nbsp;&raquo;. Des mots-cl&eacute;s peuvent &ecirc;tre ajout&eacute;s pour qualifier le site soit avec ses propres termes, soit &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;un outil ontologique tel OntoAnnotate. Le groupe d&eacute;cide ensuite des intitul&eacute;s des dossiers les plus ad&eacute;quats. Le travail de partage peut alors commencer. </p><p>Le logiciel peut, dans certains cas, faire la corr&eacute;lation entre des dossiers personnels et des dossiers partag&eacute;s afin d&rsquo;&eacute;changer les liens&nbsp;entre une ou plusieurs cat&eacute;gorie(s) : sont affich&eacute;s en noir et blanc les signets personnels et en gris&eacute; les signets des autres collaborateurs que le logiciel a class&eacute; dans la m&ecirc;me cat&eacute;gorie. Si les utilisateurs ne souhaitent pas passer trop de temps &agrave; d&eacute;finir des cat&eacute;gories, un outil automatique est disponible&nbsp;: celui-ci classe alors les signets qui sont caract&eacute;ris&eacute;s par une couleur ou un signe pour montrer leur provenance. L&rsquo;utilisateur est libre d&rsquo;accepter ou non d&rsquo;int&eacute;grer les nouveaux liens dans ses propres signets. Il est &eacute;galement possible d&rsquo;effectuer une recherche sur l&rsquo;ensemble des signets enregistr&eacute;s par les collaborateurs. Lors de l&rsquo;affichage des r&eacute;sultats de la recherche, les signets re&ccedil;oivent une marque distinctive selon leur provenance. Certains logiciels de signets partag&eacute;s proposent &eacute;galement d&rsquo;inclure une fiche descriptive de la source signal&eacute;e, ainsi qu&rsquo;un commentaire qualitatif. D&rsquo;autres r&eacute;alisent un back-up qui r&eacute;actualise automatiquement les modifications effectu&eacute;es par plusieurs utilisateurs. </p><p>De signets personnels, on passe ainsi aux signets partag&eacute;s. La m&eacute;thode cit&eacute;e pr&eacute;c&eacute;demment peut &ecirc;tre reprise &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de l&rsquo;entreprise et s&rsquo;int&egrave;gre alors dans une d&eacute;marche globale de gestions des ressources. G&eacute;n&eacute;ralement, les signets d&rsquo;entreprise sont associ&eacute;s &agrave; un portail, &agrave; un Intranet o&ugrave; les informations sont class&eacute;es par grandes cat&eacute;gories. Les signets partag&eacute;s compl&egrave;tent l&rsquo;annuaire interne, l&rsquo;agenda, la messagerie, le journal interne&hellip; Les signets sont un outil suppl&eacute;mentaire offert aux membres d&rsquo;un m&ecirc;me secteur d&rsquo;activit&eacute;. </p><p>Un des int&eacute;r&ecirc;ts majeurs d&rsquo;utiliser, pour un groupe de personnes d&eacute;termin&eacute; ou pour une entreprise, des signets partag&eacute;s est la capitalisation des ressources. Celles-ci deviennent communes, tout en gardant la possibilit&eacute; de les personnaliser. C&rsquo;est &eacute;galement un outil de travail collaboratif (ou groupware), que l&rsquo;on peut qualifier d&rsquo;outil de production &agrave; distance. Enfin, c&rsquo;est un outil de veille d&rsquo;autant plus int&eacute;ressant que la veille est r&eacute;alis&eacute;e par un groupe de personnes r&eacute;unies par une communaut&eacute; d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts. </p><p>Sites Internet utiles&nbsp;: </p><ul> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ontoprise.de/products/ontoannotate" target="_blank">http://www.ontoprise.de/products/ontoannotate</a> : outil ontologique pour qualifier les signets. </li> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.mediaveille.com/outil/bookmark.htm" target="_blank">http://www.mediaveille.com/outil/bookmark.htm</a> : le site M&eacute;diaveille recense les outils permettant une gestion des signets partag&eacute;s </li> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.w3.org/" target="_blank">http://www.w3.org/</a> : site du World Wide Web Consortium qui propose des solutions li&eacute;es au Web. </li></ul><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2004) - Les banques de données en 2004: la génération Star Trek. 2007-04-03T16:46:44+00:00 2007-04-03T16:46:44+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2004-les-banques-de-donnees-en-2004-la-generation-star-trek.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Guide pratique : acqu&eacute;rir et exploiter ses bases de donn&eacute;es en ligne. Archimag, 2004, juin.</strong> </p><p>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une banque de donn&eacute;es en 2004 peut apporter par rapport aux informations trouv&eacute;es sur Internet? Sont-elles encore utiles? Qu&rsquo;y trouve-t-on? Ces questions peuvent appara&icirc;tre incongrues &agrave; la majorit&eacute; des professionnels de l&rsquo;information dont des g&eacute;n&eacute;rations successives ont appris - et apprennent toujours - le bien fond&eacute; d&rsquo;une information structur&eacute;e et organis&eacute;e. Un rapide sondage aupr&egrave;s d&rsquo;&eacute;tudiants ou m&ecirc;me d&rsquo;enseignants montre leur m&eacute;connaissance du sujet : les moteurs de recherche Google et Yahoo, notamment, sont pour eux les moyens de trouver l&rsquo;information qu&rsquo;ils souhaitent. Peu importe la pertinence ou la fiabilit&eacute; des informations trouv&eacute;es, le plus important &eacute;tant d&rsquo;arriver au plus vite &agrave; un r&eacute;sultat ; seuls les chercheurs et les scientifiques, pourtant les premiers utilisateurs d&rsquo;Internet, ont compris l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des r&eacute;sultats apport&eacute;s par une banque de donn&eacute;es professionnelle &agrave; leurs recherches. En 2004, que peut-on dire sur les banques de donn&eacute;es? Comment ont-elles &eacute;volu&eacute;? Quel est leur futur? </p><p>La d&eacute;finition la plus simple du terme est qu&rsquo;une banque de donn&eacute;es est un entrep&ocirc;t de donn&eacute;es archiv&eacute;es. Un syst&egrave;me de base de donn&eacute;es permet, lui, d&rsquo;acc&eacute;der aux donn&eacute;es entrepos&eacute;es. Si l&rsquo;on applique cette d&eacute;finition &agrave; la lettre, il existe un grand nombre de banques de donn&eacute;es : un serveur de mails, un document Word, une base de donn&eacute;es relationnelles, un livre (mieux encore une encyclop&eacute;die)&hellip; Internet, pour sa part, peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme un r&eacute;seau complexe de bases de donn&eacute;es h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes. </p><p>Initialement, les banques de donn&eacute;es n&rsquo;&eacute;taient pas, bien s&ucirc;r, &eacute;lectroniques. Quand les hommes ont eu besoin de conserver et d&rsquo;archiver leurs connaissances, celles-ci &eacute;taient enregistr&eacute;es sur des supports papier (le plus souvent un livre), puis retrouv&eacute;es ensuite gr&acirc;ce &agrave; des syst&egrave;mes complexes de classification, de catalogage, d&rsquo;indexation mis en place par les biblioth&eacute;caires, les archivistes et les documentalistes. Aujourd&rsquo;hui, quand on pense banque de donn&eacute;es, cela inclut automatiquement l&rsquo;id&eacute;e de banque de donn&eacute;es &eacute;lectroniques. Mais, papier ou &eacute;lectronique, la finalit&eacute; &eacute;tait et reste la m&ecirc;me. </p><p>Pourquoi les banques de donn&eacute;es sont utiles? Les raisons sont nombreuses : </p><ul> <li>la m&eacute;moire humaine &eacute;tant limit&eacute;e, il est n&eacute;cessaire de la conserver, pour la r&eacute;utiliser ensuite. </li> <li>le cerveau humain est lui-m&ecirc;me limit&eacute; et ne peut engranger que quelques &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;information &agrave; la fois. Une banque de donn&eacute;es donne la possibilit&eacute; de consulter rapidement un grand nombre de donn&eacute;es &eacute;parses sur un sujet : celles-ci sont tri&eacute;es selon les crit&egrave;res de recherche &eacute;mis au d&eacute;part, puis rassembl&eacute;es sous la forme ad&eacute;quate (le plus souvent une liste de r&eacute;f&eacute;rences). Leur r&eacute;utilisation, leur mise en forme sont alors possibles. </li> <li>elles permettent, &agrave; partir de donn&eacute;es et de faits r&eacute;unis et analys&eacute;s par la machine, de faire des d&eacute;ductions, de r&eacute;cup&eacute;rer les informations produites : c&rsquo;est le cas, par exemple, du &laquo; <em>textmining</em> &raquo; qui va chercher dans les donn&eacute;es entrepos&eacute;es celles qui se recoupent. La corr&eacute;lation est rendue possible par le logiciel de recherche entre des donn&eacute;es qui, a priori, n&rsquo;ont rien &agrave; voir entre elles. </li></ul><p>Il existe aujourd&rsquo;hui un grand nombre de banques de donn&eacute;es, hormis les banques de donn&eacute;es bibliographiques. Il s&rsquo;agit : </p><ul> <li>des banques de donn&eacute;es relationnelles qui, gr&acirc;ce &agrave; un langage sp&eacute;cifique, SQL ou autre, mettent en relation certaines donn&eacute;es entre elles dans une structure &agrave; deux dimensions ; </li> <li>des banques de donn&eacute;es objet : elles compensent les faiblesses des pr&eacute;c&eacute;dentes et permettent d&rsquo;effectuer des &eacute;quations de recherche plus complexes. Leur langage est le langage OSQL (object sql) ; </li> <li>des banques OLAP (On-Line Analytical Processing Databases) qui analysent les informations. L&rsquo;intelligence artificielle (IA) a permis leur d&eacute;veloppement ; </li> <li>des banques de donn&eacute;es spatiales pour les donn&eacute;es g&eacute;ographiques (cartes, plans&hellip;) ; </li> <li>des banques XML : derni&egrave;res arriv&eacute;es, elles utilisent le langage XML qui a une aptitude &agrave; traiter n&rsquo;importe quel type de document, gr&acirc;ce &agrave; la sp&eacute;cification de <em>d&eacute;finitions de type de document</em> (DTD) adapt&eacute;es. Le projet Xperanto d&rsquo;IBM initie un mouvement qui va certainement aller en s&rsquo;amplifiant : avec XQuery, langage d&#39;interrogation bas&eacute; sur XML pour permettre l&#39;acc&egrave;s &agrave; tous les types de donn&eacute;es, structur&eacute;es comme non structur&eacute;es, il est possible d&rsquo;obtenir des sources de contenus tels des documents (feuilles Excel), des bases d&#39;e-mails en plus des traditionnelles bases de donn&eacute;es relationnelles. Cette approche f&eacute;d&eacute;ratrice permet aux donn&eacute;es de rester dans leurs formats d&#39;origine et &agrave; leurs emplacements d&#39;origine. La capacit&eacute; &agrave; interroger des donn&eacute;es dans ce format va devenir incontournable. </li></ul><p>Tr&egrave;s diff&eacute;rentes les unes des autres, ces banques ont des usages et des usagers multiples, mais avec un point commun : elles contiennent toutes des donn&eacute;es qui sont structur&eacute;es et organis&eacute;es. Leur d&eacute;veloppement a &eacute;t&eacute; rendu possible gr&acirc;ce notamment aux recherches de scientifiques, de chercheurs, d&rsquo;informaticiens et de soci&eacute;t&eacute;s informatiques telle IBM qui d&eacute;veloppa le langage SQL. Certaines banques de donn&eacute;es p&eacute;n&egrave;trent peu &agrave; peu notre vie quotidienne sans m&ecirc;me que nous nous en apercevions, notamment quand une recherche est effectu&eacute;e sur un plan de ville pour trouver le plus court chemin d&rsquo;un point &agrave; un autre. D&rsquo;autres sont appel&eacute;es banques de donn&eacute;es distribu&eacute;es ou f&eacute;d&eacute;ratives : leur particularit&eacute; est d&rsquo;&ecirc;tre interrogeables en une seule fois m&ecirc;me si elles sont localis&eacute;es sur des sites diff&eacute;rents, ce qui est transparent pour l&rsquo;utilisateur. D&rsquo;autres banques de donn&eacute;es se d&eacute;veloppent avec des applications importantes dans le domaine de la m&eacute;decine et de la recherche scientifique : c&rsquo;est le cas, par exemple, des banques de donn&eacute;es scientifiques sur l&rsquo;ADN, le g&eacute;nome humain ou le s&eacute;quen&ccedil;age. Certains pr&eacute;voient m&ecirc;me la possibilit&eacute; de r&eacute;pliquer digitalement un corps humain dans une base de donn&eacute;es. Est-ce de la science-fiction ou est-ce pour demain? La g&eacute;n&eacute;ration Star Trek des banques de donn&eacute;es est donc n&eacute;e. </p><p><table > <tbody> <tr> <td>Qu&rsquo;est-ce qui caract&eacute;rise une banque de donn&eacute;es en 2004? <ul> <li>c&rsquo;est une banque de donn&eacute;es bibliographique. </li> <li>elle contient du texte int&eacute;gral. </li> <li>son contenu est disponible en format HTML ou PDF. </li> <li>elle propose des liens vers d&rsquo;autres sources d&rsquo;information. </li> <li>sa couverture est d&rsquo;au moins 25 ans. </li> <li>elle donne la possibilit&eacute; aux utilisateurs de t&eacute;l&eacute;charger ou d&rsquo;imprimer des documents. </li> <li>elle propose une aide en ligne. </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><p>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques subissent quant &agrave; elles de plein fouet les contraintes &eacute;conomiques qui touchent &eacute;galement les biblioth&egrave;ques et les services de documentation. Les fournisseurs d&rsquo;information, conscients de cet &eacute;tat de fait, proposent dor&eacute;navant des liens vers des sources d&rsquo;information multiples, g&eacute;n&eacute;ralement vers du texte int&eacute;gral d&rsquo;articles de p&eacute;riodiques : c&rsquo;est notamment le cas de ProQuest. La possibilit&eacute; donn&eacute;e de lier les r&eacute;f&eacute;rences contenues dans une base de donn&eacute;es avec du texte int&eacute;gral pr&eacute;sente une valeur ajout&eacute;e certaine. Les banques de donn&eacute;es interconnect&eacute;es repr&eacute;sentent une voie pour le futur. </p><p>L&rsquo;utilisateur averti et exigeant a besoin de beaucoup plus que ce que proposent les moteurs de recherche actuels, aussi puissants soient-ils. Et seules les banques de donn&eacute;es bibliographiques, avec des r&eacute;f&eacute;rences s&eacute;lectionn&eacute;es par des professionnels, peuvent r&eacute;pondre &agrave; cette exigence. Une tendance se dessine d&rsquo;ailleurs dans les biblioth&egrave;ques pour un retour vers les banques de donn&eacute;es bibliographiques car elles fournissent des r&eacute;ponses hautement plus fiables qu&rsquo;Internet actuellement. Il est donc n&eacute;cessaire, sinon imp&eacute;ratif, d&rsquo;&eacute;duquer et d&rsquo;orienter les utilisateurs vers ces sources d&rsquo;information. Cela suppose de prendre en compte les diff&eacute;rents besoins de cat&eacute;gories d&rsquo;utilisateurs h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes (du grand public &agrave; l&rsquo;&eacute;tudiant et au professeur) et d&rsquo;adapter l&rsquo;offre biblioth&eacute;conomique et documentaire en la mati&egrave;re. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Guide pratique : acqu&eacute;rir et exploiter ses bases de donn&eacute;es en ligne. Archimag, 2004, juin.</strong> </p><p>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une banque de donn&eacute;es en 2004 peut apporter par rapport aux informations trouv&eacute;es sur Internet? Sont-elles encore utiles? Qu&rsquo;y trouve-t-on? Ces questions peuvent appara&icirc;tre incongrues &agrave; la majorit&eacute; des professionnels de l&rsquo;information dont des g&eacute;n&eacute;rations successives ont appris - et apprennent toujours - le bien fond&eacute; d&rsquo;une information structur&eacute;e et organis&eacute;e. Un rapide sondage aupr&egrave;s d&rsquo;&eacute;tudiants ou m&ecirc;me d&rsquo;enseignants montre leur m&eacute;connaissance du sujet : les moteurs de recherche Google et Yahoo, notamment, sont pour eux les moyens de trouver l&rsquo;information qu&rsquo;ils souhaitent. Peu importe la pertinence ou la fiabilit&eacute; des informations trouv&eacute;es, le plus important &eacute;tant d&rsquo;arriver au plus vite &agrave; un r&eacute;sultat ; seuls les chercheurs et les scientifiques, pourtant les premiers utilisateurs d&rsquo;Internet, ont compris l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des r&eacute;sultats apport&eacute;s par une banque de donn&eacute;es professionnelle &agrave; leurs recherches. En 2004, que peut-on dire sur les banques de donn&eacute;es? Comment ont-elles &eacute;volu&eacute;? Quel est leur futur? </p><p>La d&eacute;finition la plus simple du terme est qu&rsquo;une banque de donn&eacute;es est un entrep&ocirc;t de donn&eacute;es archiv&eacute;es. Un syst&egrave;me de base de donn&eacute;es permet, lui, d&rsquo;acc&eacute;der aux donn&eacute;es entrepos&eacute;es. Si l&rsquo;on applique cette d&eacute;finition &agrave; la lettre, il existe un grand nombre de banques de donn&eacute;es : un serveur de mails, un document Word, une base de donn&eacute;es relationnelles, un livre (mieux encore une encyclop&eacute;die)&hellip; Internet, pour sa part, peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme un r&eacute;seau complexe de bases de donn&eacute;es h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes. </p><p>Initialement, les banques de donn&eacute;es n&rsquo;&eacute;taient pas, bien s&ucirc;r, &eacute;lectroniques. Quand les hommes ont eu besoin de conserver et d&rsquo;archiver leurs connaissances, celles-ci &eacute;taient enregistr&eacute;es sur des supports papier (le plus souvent un livre), puis retrouv&eacute;es ensuite gr&acirc;ce &agrave; des syst&egrave;mes complexes de classification, de catalogage, d&rsquo;indexation mis en place par les biblioth&eacute;caires, les archivistes et les documentalistes. Aujourd&rsquo;hui, quand on pense banque de donn&eacute;es, cela inclut automatiquement l&rsquo;id&eacute;e de banque de donn&eacute;es &eacute;lectroniques. Mais, papier ou &eacute;lectronique, la finalit&eacute; &eacute;tait et reste la m&ecirc;me. </p><p>Pourquoi les banques de donn&eacute;es sont utiles? Les raisons sont nombreuses : </p><ul> <li>la m&eacute;moire humaine &eacute;tant limit&eacute;e, il est n&eacute;cessaire de la conserver, pour la r&eacute;utiliser ensuite. </li> <li>le cerveau humain est lui-m&ecirc;me limit&eacute; et ne peut engranger que quelques &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;information &agrave; la fois. Une banque de donn&eacute;es donne la possibilit&eacute; de consulter rapidement un grand nombre de donn&eacute;es &eacute;parses sur un sujet : celles-ci sont tri&eacute;es selon les crit&egrave;res de recherche &eacute;mis au d&eacute;part, puis rassembl&eacute;es sous la forme ad&eacute;quate (le plus souvent une liste de r&eacute;f&eacute;rences). Leur r&eacute;utilisation, leur mise en forme sont alors possibles. </li> <li>elles permettent, &agrave; partir de donn&eacute;es et de faits r&eacute;unis et analys&eacute;s par la machine, de faire des d&eacute;ductions, de r&eacute;cup&eacute;rer les informations produites : c&rsquo;est le cas, par exemple, du &laquo; <em>textmining</em> &raquo; qui va chercher dans les donn&eacute;es entrepos&eacute;es celles qui se recoupent. La corr&eacute;lation est rendue possible par le logiciel de recherche entre des donn&eacute;es qui, a priori, n&rsquo;ont rien &agrave; voir entre elles. </li></ul><p>Il existe aujourd&rsquo;hui un grand nombre de banques de donn&eacute;es, hormis les banques de donn&eacute;es bibliographiques. Il s&rsquo;agit : </p><ul> <li>des banques de donn&eacute;es relationnelles qui, gr&acirc;ce &agrave; un langage sp&eacute;cifique, SQL ou autre, mettent en relation certaines donn&eacute;es entre elles dans une structure &agrave; deux dimensions ; </li> <li>des banques de donn&eacute;es objet : elles compensent les faiblesses des pr&eacute;c&eacute;dentes et permettent d&rsquo;effectuer des &eacute;quations de recherche plus complexes. Leur langage est le langage OSQL (object sql) ; </li> <li>des banques OLAP (On-Line Analytical Processing Databases) qui analysent les informations. L&rsquo;intelligence artificielle (IA) a permis leur d&eacute;veloppement ; </li> <li>des banques de donn&eacute;es spatiales pour les donn&eacute;es g&eacute;ographiques (cartes, plans&hellip;) ; </li> <li>des banques XML : derni&egrave;res arriv&eacute;es, elles utilisent le langage XML qui a une aptitude &agrave; traiter n&rsquo;importe quel type de document, gr&acirc;ce &agrave; la sp&eacute;cification de <em>d&eacute;finitions de type de document</em> (DTD) adapt&eacute;es. Le projet Xperanto d&rsquo;IBM initie un mouvement qui va certainement aller en s&rsquo;amplifiant : avec XQuery, langage d&#39;interrogation bas&eacute; sur XML pour permettre l&#39;acc&egrave;s &agrave; tous les types de donn&eacute;es, structur&eacute;es comme non structur&eacute;es, il est possible d&rsquo;obtenir des sources de contenus tels des documents (feuilles Excel), des bases d&#39;e-mails en plus des traditionnelles bases de donn&eacute;es relationnelles. Cette approche f&eacute;d&eacute;ratrice permet aux donn&eacute;es de rester dans leurs formats d&#39;origine et &agrave; leurs emplacements d&#39;origine. La capacit&eacute; &agrave; interroger des donn&eacute;es dans ce format va devenir incontournable. </li></ul><p>Tr&egrave;s diff&eacute;rentes les unes des autres, ces banques ont des usages et des usagers multiples, mais avec un point commun : elles contiennent toutes des donn&eacute;es qui sont structur&eacute;es et organis&eacute;es. Leur d&eacute;veloppement a &eacute;t&eacute; rendu possible gr&acirc;ce notamment aux recherches de scientifiques, de chercheurs, d&rsquo;informaticiens et de soci&eacute;t&eacute;s informatiques telle IBM qui d&eacute;veloppa le langage SQL. Certaines banques de donn&eacute;es p&eacute;n&egrave;trent peu &agrave; peu notre vie quotidienne sans m&ecirc;me que nous nous en apercevions, notamment quand une recherche est effectu&eacute;e sur un plan de ville pour trouver le plus court chemin d&rsquo;un point &agrave; un autre. D&rsquo;autres sont appel&eacute;es banques de donn&eacute;es distribu&eacute;es ou f&eacute;d&eacute;ratives : leur particularit&eacute; est d&rsquo;&ecirc;tre interrogeables en une seule fois m&ecirc;me si elles sont localis&eacute;es sur des sites diff&eacute;rents, ce qui est transparent pour l&rsquo;utilisateur. D&rsquo;autres banques de donn&eacute;es se d&eacute;veloppent avec des applications importantes dans le domaine de la m&eacute;decine et de la recherche scientifique : c&rsquo;est le cas, par exemple, des banques de donn&eacute;es scientifiques sur l&rsquo;ADN, le g&eacute;nome humain ou le s&eacute;quen&ccedil;age. Certains pr&eacute;voient m&ecirc;me la possibilit&eacute; de r&eacute;pliquer digitalement un corps humain dans une base de donn&eacute;es. Est-ce de la science-fiction ou est-ce pour demain? La g&eacute;n&eacute;ration Star Trek des banques de donn&eacute;es est donc n&eacute;e. </p><p><table > <tbody> <tr> <td>Qu&rsquo;est-ce qui caract&eacute;rise une banque de donn&eacute;es en 2004? <ul> <li>c&rsquo;est une banque de donn&eacute;es bibliographique. </li> <li>elle contient du texte int&eacute;gral. </li> <li>son contenu est disponible en format HTML ou PDF. </li> <li>elle propose des liens vers d&rsquo;autres sources d&rsquo;information. </li> <li>sa couverture est d&rsquo;au moins 25 ans. </li> <li>elle donne la possibilit&eacute; aux utilisateurs de t&eacute;l&eacute;charger ou d&rsquo;imprimer des documents. </li> <li>elle propose une aide en ligne. </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><p>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques subissent quant &agrave; elles de plein fouet les contraintes &eacute;conomiques qui touchent &eacute;galement les biblioth&egrave;ques et les services de documentation. Les fournisseurs d&rsquo;information, conscients de cet &eacute;tat de fait, proposent dor&eacute;navant des liens vers des sources d&rsquo;information multiples, g&eacute;n&eacute;ralement vers du texte int&eacute;gral d&rsquo;articles de p&eacute;riodiques : c&rsquo;est notamment le cas de ProQuest. La possibilit&eacute; donn&eacute;e de lier les r&eacute;f&eacute;rences contenues dans une base de donn&eacute;es avec du texte int&eacute;gral pr&eacute;sente une valeur ajout&eacute;e certaine. Les banques de donn&eacute;es interconnect&eacute;es repr&eacute;sentent une voie pour le futur. </p><p>L&rsquo;utilisateur averti et exigeant a besoin de beaucoup plus que ce que proposent les moteurs de recherche actuels, aussi puissants soient-ils. Et seules les banques de donn&eacute;es bibliographiques, avec des r&eacute;f&eacute;rences s&eacute;lectionn&eacute;es par des professionnels, peuvent r&eacute;pondre &agrave; cette exigence. Une tendance se dessine d&rsquo;ailleurs dans les biblioth&egrave;ques pour un retour vers les banques de donn&eacute;es bibliographiques car elles fournissent des r&eacute;ponses hautement plus fiables qu&rsquo;Internet actuellement. Il est donc n&eacute;cessaire, sinon imp&eacute;ratif, d&rsquo;&eacute;duquer et d&rsquo;orienter les utilisateurs vers ces sources d&rsquo;information. Cela suppose de prendre en compte les diff&eacute;rents besoins de cat&eacute;gories d&rsquo;utilisateurs h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes (du grand public &agrave; l&rsquo;&eacute;tudiant et au professeur) et d&rsquo;adapter l&rsquo;offre biblioth&eacute;conomique et documentaire en la mati&egrave;re. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2003) - Veillez et partagez vos connaissances 2007-04-03T16:51:39+00:00 2007-04-03T16:51:39+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2003-veillez-et-partagez-vos-connaissances.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Archimag, 2003, n&deg; 160, pp. 32-34.</strong> </p><p>Une des difficult&eacute;s majeures des m&eacute;tiers de l&rsquo;information et qui touchent aussi bien documentalistes, biblioth&eacute;caires qu&rsquo;archivistes est de savoir garder, g&eacute;rer et partager les connaissances propres &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des services. Il existe de nombreuses raisons &agrave; cela, la plus importante et non des moindres, &eacute;tant de &laquo; g&eacute;rer le quotidien &raquo; qui se traduit g&eacute;n&eacute;ralement par un flux journalier d&rsquo;informations internes et externes &agrave; traiter, &agrave; quoi s&rsquo;ajoutent les demandes des utilisateurs provenant de diff&eacute;rents canaux, ou la gestion technique du service afin d&rsquo;assurer son bon fonctionnement. <br />Dans ces conditions, comment trouver le temps d&rsquo;am&eacute;liorer le service, de r&eacute;ajuster l&rsquo;offre des services et produits face &agrave; des utilisateurs de plus en plus exigeants, de se r&eacute;approprier l&rsquo;information pour qu&rsquo;elle soit utile aussi au service lui-m&ecirc;me? Comment suivre les &eacute;volutions en cours qu&rsquo;elles soient technologiques ou en terme de management? Quand on interroge les professionnels afin de savoir quelles sont leurs priorit&eacute;s au plan du travail, la majorit&eacute; r&eacute;pond, &agrave; juste titre, que la gestion du quotidien ne leur assure que tr&egrave;s peu de temps pour d&rsquo;autres t&acirc;ches, et encore moins pour r&eacute;fl&eacute;chir sur le m&eacute;tier et ses &eacute;volutions. Il existe cependant des m&eacute;thodes inspir&eacute;es de l&rsquo;intelligence &eacute;conomique et du knowledge management qui permettent de mieux se recentrer sur le &laquo; c&oelig;ur de m&eacute;tier &raquo;, &agrave; savoir: tirer le meilleur parti des comp&eacute;tences et connaissances en mati&egrave;re biblioth&eacute;conomique, documentaire ou archivistique dans le but d&rsquo;innover. </p><h2>Introduire l&rsquo;innovation dans la gestion au quotidien</h2><p>Avant d&rsquo;innover, il faut d&rsquo;abord savoir sur quoi va porter l&rsquo;innovation: les professionnels d&rsquo;un service qui ressentent ce besoin - suivant en cela les demandes de leurs utilisateurs ou de leur direction - font le constat que le fonctionnement global n&eacute;cessite d&rsquo;&ecirc;tre revu et r&eacute;&eacute;valu&eacute;. Cette &eacute;valuation est fond&eacute;e sur celle des produits propos&eacute;s, de la comp&eacute;tence du personnel, et de la satisfaction des utilisateurs. Elle a pour but d&#39;orienter au mieux les activit&eacute;s du service. L&rsquo;&eacute;valuation est &agrave; la fois quantitative (fr&eacute;quentation, nombre de demandes, de consultations et de recherches documentaires, d&eacute;lais de r&eacute;ponse, taux de lecture des revues,&hellip;) et qualitative (information fournie, satisfaction des besoins, outils informatiques, ergonomie,&hellip;). Une telle &eacute;tude va d&eacute;boucher sur les forces et les faiblesses du service qu&rsquo;il va s&rsquo;agir alors de r&eacute;&eacute;quilibrer: si un service consacre trop de temps et de moyens (humains, techniques ou financiers) dans le traitement de l&rsquo;information au d&eacute;triment des r&eacute;ponses aux utilisateurs (on peut comparer le nombre de r&eacute;f&eacute;rences enregistr&eacute;es sur une base de donn&eacute;es, les horaires d&rsquo;ouverture et le nombre de recherches documentaires fournies sur une certaine p&eacute;riode de temps), il y a certainement un d&eacute;s&eacute;quilibre. Les comp&eacute;tences propres &agrave; chaque membre d&rsquo;une &eacute;quipe peuvent &eacute;galement faire l&rsquo;objet d&rsquo;une &eacute;valuation, afin qu&rsquo;elles apparaissent mieux et qu&rsquo;elles soient partag&eacute;es. </p><h2>Utiliser les m&eacute;thodes d&rsquo;un service qualit&eacute; pour &ecirc;tre plus efficace</h2><p>Pourquoi alors ne pas appliquer &agrave; soi-m&ecirc;me ce que l&rsquo;on r&eacute;alise pour son institution? c&rsquo;est-&agrave;-dire dans un premier temps &eacute;tudier l&rsquo;environnement documentaire dans son propre champ d&rsquo;intervention, voir comment d&rsquo;autres services r&eacute;alisent le m&ecirc;me travail avec quels moyens et dans quels d&eacute;lais et s&rsquo;ils sont plus performants: c&rsquo;est appliquer en quelque sorte la m&eacute;thode du benchmarking, qualifi&eacute;e &eacute;galement d&rsquo;efficacit&eacute; documentaire. Le benchmarking est une technique d&rsquo;&eacute;valuation de la performance. Elle consiste &agrave; mettre en comparaison de fa&ccedil;on syst&eacute;matique les performances d&rsquo;un service avec celles plus efficaces d&#39;un autre service. Des donn&eacute;es de toutes sortes, des informations, des renseignements &eacute;tant indispensables au benchmarking, on peut consid&eacute;rer qu&#39;elle est une des &eacute;tapes de la veille concurrentielle. <br />La veille, ou intelligence &eacute;conomique, peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une approche int&eacute;ressante: la veille est un syst&egrave;me qui met en oeuvre des r&eacute;seaux humains et technologiques. Une &quot;culture veille&quot;peut &ecirc;tre mise en place dans le service en consid&eacute;rant ces deux aspects. Au centre des pr&eacute;occupations de l&rsquo;intelligence &eacute;conomique se trouve principalement l&#39;information. Elle va consister en particulier &agrave; d&eacute;tecter des informations, des renseignements, au fur et &agrave; mesure de leur apparition et &agrave; les exploiter au mieux gr&acirc;ce. Que va-t-on &eacute;tudier?: <br /></p><ul> <li>les champs de l&#39;information: pour trouver les bonnes informations, il faut d&eacute;terminer et pr&eacute;ciser ce que l&#39;on cherche. Il faut s&eacute;lectionner de fa&ccedil;on m&eacute;thodique un certain nombre d&#39;orientations prioritaires, </li> <li>les sources de l&#39;information &agrave; surveiller: presse professionnelle, sites Web&hellip;, </li> <li>les acteurs &agrave; impliquer, en l&rsquo;occurrence les professionnels du service, mais &eacute;galement des utilisateurs, la direction, des professionnels d&rsquo;autres services, </li> <li>la transmission des r&eacute;sultats: sous forme de synth&egrave;ses, papier ou &eacute;lectronique en utilisant l&#39;Intranet par exemple. </li></ul><p>Les services documentaires des &eacute;coles de commerce et de management en France, ainsi que des chambres de commerce et d&rsquo;industrie, utilisent ces m&eacute;thodes (benchmarking, intelligence &eacute;conomique). Afin de partager leurs exp&eacute;riences en la mati&egrave;re, ils sont r&eacute;unis en r&eacute;seau et se rencontrent r&eacute;guli&egrave;rement. C&rsquo;est le cas dans d&rsquo;autres domaines, la sant&eacute; et la m&eacute;decine, le social, l&rsquo;urbanisme, l&rsquo;environnement, l&rsquo;audiovisuel&hellip; On peut alors parler de communaut&eacute;s de pratiques. L&rsquo;ADBS d&eacute;veloppe depuis plusieurs ann&eacute;es une organisation par secteurs th&eacute;matiques tr&egrave;s profitables aux adh&eacute;rents: ces secteurs organisent des r&eacute;unions, des journ&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes o&ugrave; s&rsquo;&eacute;changent un grand nombre d&rsquo;informations. Biblioth&eacute;caires et archivistes (au sein de l&rsquo;ABF, de l&rsquo;AAF ou d&rsquo;autres r&eacute;seaux) ont les m&ecirc;mes pr&eacute;occupations centr&eacute;es sur des th&egrave;mes plus larges: biblioth&egrave;ques de recherche, sp&eacute;cialis&eacute;es, musicales&hellip; ; archives &eacute;lectroniques, records management&hellip; <br />Tout type de service a donc int&eacute;r&ecirc;t &agrave; d&eacute;terminer avec pr&eacute;cision ses champs de veille documentaire et chaque membre de l&rsquo;&eacute;quipe se voit ensuite confier un champ en particulier. La d&eacute;cision doit venir de chacun, afin qu&rsquo;il s&rsquo;approprie son propre champ d&rsquo;&eacute;tude et de veille selon ses int&eacute;r&ecirc;ts. A lui de r&eacute;cup&eacute;rer des informations par les moyens classiques (dans les revues, les actes de conf&eacute;rences, la litt&eacute;rature grise), ou technologiques (revue de presse ou profil documentaire &eacute;lectroniques), d&rsquo;assister &agrave; des r&eacute;unions, de visiter des services documentaires. Il analyse et fait la synth&egrave;se des &eacute;l&eacute;ments r&eacute;colt&eacute;s et r&eacute;guli&egrave;rement une r&eacute;union permet d&rsquo;&eacute;changer les informations recueillies par la cellule de veille documentaire. Par cette m&eacute;thode, chacun devient de plus en plus sp&eacute;cialis&eacute; et expert de son domaine. Cela peut s&rsquo;appliquer &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;un seul service, mais &eacute;galement en r&eacute;seau. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t du travail en r&eacute;seau est de multiplier les &eacute;changes et d&rsquo;arriver &agrave; une meilleure unification et rentabilit&eacute; du travail. De nombreux r&eacute;seaux documentaires, par la veille qu&rsquo;ils exercent, d&eacute;veloppent des m&eacute;thodes de travail communes (catalogage, indexation, th&eacute;saurus), &eacute;changent leurs informations et leurs produits. </p><h2>Am&eacute;liorer les comp&eacute;tences internes</h2><p>La responsabilisation de chacun est un facteur de dynamisme pour le service. Elle permet un meilleur investissement personnel dans le travail quotidien et repose sur la confiance. Le responsable du service a un r&ocirc;le important &agrave; jouer en la mati&egrave;re, c&rsquo;est lui qui impulse la politique documentaire et les orientations qui vont d&eacute;couler de la veille exerc&eacute;e. Il doit savoir d&eacute;l&eacute;guer des t&acirc;ches ou des fonctions afin que chacun se sente impliqu&eacute; dans l&rsquo;action commune: l&rsquo;&eacute;valuation du personnel permet d&rsquo;attribuer des t&acirc;ches en fonction des capacit&eacute;s et des comp&eacute;tences. Celles-ci doivent &ecirc;tre constamment mises &agrave; jour: la veille est un excellent moyen, d&rsquo;autant plus si elle est compl&eacute;t&eacute;e par des formations continues. <br />L&rsquo;objectif est d&rsquo;arriver &agrave; travailler dans les meilleures conditions possibles, avec un environnement documentaire satisfaisant et ouvert sur l&rsquo;avenir. Les utilisateurs seront les premiers b&eacute;n&eacute;ficiaires d&rsquo;un service am&eacute;lior&eacute; et qui cherche &agrave; innover. </p><h2>Mieux positionner l&rsquo;offre de service</h2><p>Le travail ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas l&agrave;: des r&eacute;unions de synth&egrave;se vont d&eacute;couler des id&eacute;es de changement et d&rsquo;&eacute;volution, qui peuvent &ecirc;tre mises en relation avec les souhaits exprim&eacute;s par les utilisateurs ou la direction. Certains services ou produits demandent &agrave; &ecirc;tre modifi&eacute;s car ils ne correspondent plus aux attentes. Innover c&rsquo;est &eacute;galement se rendre compte qu&rsquo;il est temps de changer un produit ou un service. Dans les biblioth&egrave;ques nord-am&eacute;ricaines par exemple, avec l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;Internet, les services de renseignement (ou de r&eacute;f&eacute;rence) ne rencontraient plus le succ&egrave;s: l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un service &eacute;lectronique de r&eacute;f&eacute;rence se d&eacute;veloppe de plus en plus et l&rsquo;utilisateur se voit proposer une aide en ligne &agrave; sa recherche. Dans un autre domaine, certaines biblioth&egrave;ques publiques en France - comme la Biblioth&egrave;que municipale de la Part-Dieu &agrave; Lyon - suivent dor&eacute;navant un classement th&eacute;matique de leurs collections, un th&egrave;me rassemblant dans un m&ecirc;me secteur &agrave; la fois des ouvrages, des p&eacute;riodiques, des vid&eacute;ogrammes, des c&eacute;d&eacute;roms: les usagers ont ainsi &agrave; leur port&eacute;e des supports d&rsquo;information tr&egrave;s diff&eacute;rents et compl&eacute;mentaires, sans avoir &agrave; chercher les documents qui les int&eacute;ressent dans tous les secteurs de la biblioth&egrave;que. Les services d&rsquo;archives, quant &agrave; eux, s&rsquo;orientent de plus en plus vers la diffusion &eacute;lectronique de leurs collections. Les centres de documentation optent souvent vers des produits cibl&eacute;s d&rsquo;information &agrave; destination de leurs utilisateurs et non plus des produits g&eacute;n&eacute;ralistes: revue de presse &eacute;lectronique envoy&eacute;e par mail, profil personnalis&eacute;e&hellip; Tous ces exemples montrent que l&rsquo;innovation est pr&eacute;sente partout dans le domaine de l&rsquo;information, et que l&#39;innovation repose sur des id&eacute;es et des comp&eacute;tences documentaires. </p><h2>De l&rsquo;intelligence &eacute;conomique au knowledge management</h2><p>Ces deux m&eacute;thodes (l&rsquo;IE et le KM) sont le prolongement l&rsquo;une de l&rsquo;autre et sont applicables aux services d&rsquo;information. Comment? L&rsquo;intelligence &eacute;conomique rep&egrave;re les informations strat&eacute;giques, les reformulent, les formalisent. En cela, elle constitue une aide &agrave; la d&eacute;cision et permet d&rsquo;engager une d&eacute;marche d&rsquo;innovation. Elle repose en grande partie sur l&rsquo;expertise. Le knowledge management fait la diff&eacute;rence entre l&rsquo;information n&eacute;cessaire et utile, et les connaissances. L&rsquo;information sert &agrave; nourrir la connaissance. Mais comment formaliser des connaissances? C&rsquo;est une des questions essentielles qui se posent par rapport au knowledge management. Appliqu&eacute;s aux services documentaires, aux biblioth&egrave;ques et aux archives, ce concept les fait entrer de plain pied dans &laquo; l&rsquo;&eacute;conomie de la connaissance &raquo;. Le KM est en effet fond&eacute; sur le savoir humain, il met l&rsquo;accent sur sa valeur et fait en sorte qu&rsquo;il se d&eacute;veloppe. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;importance de la formation continue tout au long de la vie qui est devenu un des leitmotivs de nos soci&eacute;t&eacute;s. Les services d&rsquo;information sont le lien essentiel avec le monde de la recherche et de l&rsquo;innovation, dans la mesure o&ugrave; ils collectent, stockent et distribuent le savoir et l&rsquo;information. Ils prennent part directement &agrave; la recherche scientifique. Le KM peut &ecirc;tre vu comme une mani&egrave;re de promouvoir les services d&rsquo;information, de les faire se rapprocher dans un objectif commun. A titre d&rsquo;exemple, il est int&eacute;ressant de constater que de grands cabinets de consultants &ndash; tel PriceCowperHouse &ndash; ont int&eacute;gr&eacute; depuis quelques ann&eacute;es le KM comme d&eacute;marche strat&eacute;gique: les services documentaires et d&rsquo;archives collaborent avec un r&eacute;seau d&rsquo;experts de par le monde au travers d&rsquo;un Intranet. Une base de connaissances sert &agrave; recenser leurs &laquo; best practices &raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire les meilleures solutions trouv&eacute;es par rapport &agrave; un probl&egrave;me donn&eacute;, compl&eacute;t&eacute;es par une s&eacute;rie d&rsquo;informations filtr&eacute;es, analys&eacute;es et synth&eacute;tis&eacute;es. Une entreprise situ&eacute;e &agrave; Grenoble, la SOGREAH, est une entreprise de consultants qui travaille sur l&rsquo;ing&eacute;nierie de l&#39;am&eacute;nagement et de l&#39;environnement, et produit des rapports techniques, des &eacute;tudes prototypes. Elle poss&egrave;de douze agences sur le territoire fran&ccedil;ais et dans le monde (Egypte, Tha&iuml;lande, Chine). Un v&eacute;ritable outil de conservation de sa m&eacute;moire et de ses diff&eacute;rents savoir-faire depuis l&rsquo;origine (c&rsquo;est-&agrave;-dire 1913) est mis en place. Chaque &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e fait l&rsquo;objet d&rsquo;une copie sp&eacute;cifique en vue de son archivage par la biblioth&egrave;que en plus du document type envoy&eacute; au client (celui-ci est une preuve juridique), puis une notice bibliographique est r&eacute;dig&eacute;e et enregistr&eacute;e sur le logiciel documentaire Texto et mentionne les &eacute;tapes du projet. Un Intranet a &eacute;t&eacute; mis en place depuis deux ans. Dans ce cas pr&eacute;cis, les techniques documentaires et archivistiq<br />es ont &eacute;t&eacute; mises &agrave; contribution en utilisant la technologie actuelle de l&#39;information. </p><p>Ces exemples montrent que les comp&eacute;tences des services d&rsquo;information alli&eacute;es &agrave; des r&eacute;seaux d&rsquo;experts et &agrave; des outils technologiques aboutissent &agrave; un syst&egrave;me efficace de gestion des savoirs et d&rsquo;information. Ils montrent &eacute;galement que, pour innover, les services d&rsquo;information ont besoin de partager leurs exp&eacute;riences (au sein de leur institution ou de leur r&eacute;seau), de les valoriser, mais surtout qu&rsquo;ils ne peuvent plus travailler seuls, mais s&rsquo;adjoindre des comp&eacute;tences ext&eacute;rieures ou s&rsquo;int&eacute;grer dans un r&eacute;seau de comp&eacute;tences existant. Leur avenir d&eacute;pend de ces conditions. </p><h3>En savoir plus</h3><p>ACHARD P., BERNAT J.-P. <em>L&#39;intelligence &eacute;conomique: mode d&#39;emploi</em>. Paris: ADBS, 1998. <br />AKRICH M., CALLON M., LATOUR B. <em>&agrave; quoi tient le succ&egrave;s des innovations</em>. G&eacute;rer et Comprendre, n&deg; 11 et 12, 1988. <br />DURAND T. <em>L&#39;alchimie de la comp&eacute;tence</em>. Revue fran&ccedil;aise de gestion, 2000, n&deg; 127, p. 84-102. <br />JAKOBIAK F. <em>L&#39;intelligence &eacute;conomique en pratique</em>. Paris: Organisation, 1998. <br />MISPELBLOM BEYER F. <em>Au-del&agrave; de la qualit&eacute;. D&eacute;marches qualit&eacute;, conditions de travail et politiques du bonheur</em>. Paris: Syros, 1999. <br />MOISDON J.C., WEIL B. <em>Capitaliser les savoirs dans une organisation par projets</em>. Le Journal de l&#39;Ecole de Paris, 1998, n&deg; 10, avril. <br />REYNE M. <em>Le d&eacute;veloppement de l&#39;entreprise par la veille technologique</em>. Paris: Herm&egrave;s, 1990. <br />Mc GREGOR D. <em>La dimension humaine de l&#39;entreprise</em>. Paris: Gauthier Villars, 1971. <br />MARTINET B., MARTI Y.M. <em>L&#39;intelligence &eacute;conomique</em>. Paris: Organisation, 1995. <br />TARONDEAU J.-C. <em>Le management des savoirs</em>. Paris: PUF, 1998. </p><h3>Sitographie</h3><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.strategic-road.com/annupro" target="_blank">http://www.strategic-road.com/annupro </a>: l&#39;annuaire des professionnels de la veille et du KM </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.kmactu.com/" target="_blank">http://www.kmactu.com </a>: portail communautaire de la gestion des connaissances, du e-learning et du management des comp&eacute;tences.... </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.i-km.com/" target="_blank">http://www.i-km.com </a>: la premi&egrave;re communaut&eacute; francophone et observatoire du KM. Liste d&#39;&eacute;changes, i-communaut&eacute;s, co-organisation du KM Forum de Paris et initiatives pour le d&eacute;veloppement du KM sa pratique et son enseignement, les dynamiques collaboratives et l&#39;intelligence collective. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.decisionnel.net/" target="_blank">http://www.decisionnel.net</a>: Information externe &agrave; l&#39;entreprise, veille Strat&eacute;gique sur Internet. Gestion des Connaissances - KM- Couplage KM et intelligence &eacute;conomique. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Archimag, 2003, n&deg; 160, pp. 32-34.</strong> </p><p>Une des difficult&eacute;s majeures des m&eacute;tiers de l&rsquo;information et qui touchent aussi bien documentalistes, biblioth&eacute;caires qu&rsquo;archivistes est de savoir garder, g&eacute;rer et partager les connaissances propres &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des services. Il existe de nombreuses raisons &agrave; cela, la plus importante et non des moindres, &eacute;tant de &laquo; g&eacute;rer le quotidien &raquo; qui se traduit g&eacute;n&eacute;ralement par un flux journalier d&rsquo;informations internes et externes &agrave; traiter, &agrave; quoi s&rsquo;ajoutent les demandes des utilisateurs provenant de diff&eacute;rents canaux, ou la gestion technique du service afin d&rsquo;assurer son bon fonctionnement. <br />Dans ces conditions, comment trouver le temps d&rsquo;am&eacute;liorer le service, de r&eacute;ajuster l&rsquo;offre des services et produits face &agrave; des utilisateurs de plus en plus exigeants, de se r&eacute;approprier l&rsquo;information pour qu&rsquo;elle soit utile aussi au service lui-m&ecirc;me? Comment suivre les &eacute;volutions en cours qu&rsquo;elles soient technologiques ou en terme de management? Quand on interroge les professionnels afin de savoir quelles sont leurs priorit&eacute;s au plan du travail, la majorit&eacute; r&eacute;pond, &agrave; juste titre, que la gestion du quotidien ne leur assure que tr&egrave;s peu de temps pour d&rsquo;autres t&acirc;ches, et encore moins pour r&eacute;fl&eacute;chir sur le m&eacute;tier et ses &eacute;volutions. Il existe cependant des m&eacute;thodes inspir&eacute;es de l&rsquo;intelligence &eacute;conomique et du knowledge management qui permettent de mieux se recentrer sur le &laquo; c&oelig;ur de m&eacute;tier &raquo;, &agrave; savoir: tirer le meilleur parti des comp&eacute;tences et connaissances en mati&egrave;re biblioth&eacute;conomique, documentaire ou archivistique dans le but d&rsquo;innover. </p><h2>Introduire l&rsquo;innovation dans la gestion au quotidien</h2><p>Avant d&rsquo;innover, il faut d&rsquo;abord savoir sur quoi va porter l&rsquo;innovation: les professionnels d&rsquo;un service qui ressentent ce besoin - suivant en cela les demandes de leurs utilisateurs ou de leur direction - font le constat que le fonctionnement global n&eacute;cessite d&rsquo;&ecirc;tre revu et r&eacute;&eacute;valu&eacute;. Cette &eacute;valuation est fond&eacute;e sur celle des produits propos&eacute;s, de la comp&eacute;tence du personnel, et de la satisfaction des utilisateurs. Elle a pour but d&#39;orienter au mieux les activit&eacute;s du service. L&rsquo;&eacute;valuation est &agrave; la fois quantitative (fr&eacute;quentation, nombre de demandes, de consultations et de recherches documentaires, d&eacute;lais de r&eacute;ponse, taux de lecture des revues,&hellip;) et qualitative (information fournie, satisfaction des besoins, outils informatiques, ergonomie,&hellip;). Une telle &eacute;tude va d&eacute;boucher sur les forces et les faiblesses du service qu&rsquo;il va s&rsquo;agir alors de r&eacute;&eacute;quilibrer: si un service consacre trop de temps et de moyens (humains, techniques ou financiers) dans le traitement de l&rsquo;information au d&eacute;triment des r&eacute;ponses aux utilisateurs (on peut comparer le nombre de r&eacute;f&eacute;rences enregistr&eacute;es sur une base de donn&eacute;es, les horaires d&rsquo;ouverture et le nombre de recherches documentaires fournies sur une certaine p&eacute;riode de temps), il y a certainement un d&eacute;s&eacute;quilibre. Les comp&eacute;tences propres &agrave; chaque membre d&rsquo;une &eacute;quipe peuvent &eacute;galement faire l&rsquo;objet d&rsquo;une &eacute;valuation, afin qu&rsquo;elles apparaissent mieux et qu&rsquo;elles soient partag&eacute;es. </p><h2>Utiliser les m&eacute;thodes d&rsquo;un service qualit&eacute; pour &ecirc;tre plus efficace</h2><p>Pourquoi alors ne pas appliquer &agrave; soi-m&ecirc;me ce que l&rsquo;on r&eacute;alise pour son institution? c&rsquo;est-&agrave;-dire dans un premier temps &eacute;tudier l&rsquo;environnement documentaire dans son propre champ d&rsquo;intervention, voir comment d&rsquo;autres services r&eacute;alisent le m&ecirc;me travail avec quels moyens et dans quels d&eacute;lais et s&rsquo;ils sont plus performants: c&rsquo;est appliquer en quelque sorte la m&eacute;thode du benchmarking, qualifi&eacute;e &eacute;galement d&rsquo;efficacit&eacute; documentaire. Le benchmarking est une technique d&rsquo;&eacute;valuation de la performance. Elle consiste &agrave; mettre en comparaison de fa&ccedil;on syst&eacute;matique les performances d&rsquo;un service avec celles plus efficaces d&#39;un autre service. Des donn&eacute;es de toutes sortes, des informations, des renseignements &eacute;tant indispensables au benchmarking, on peut consid&eacute;rer qu&#39;elle est une des &eacute;tapes de la veille concurrentielle. <br />La veille, ou intelligence &eacute;conomique, peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une approche int&eacute;ressante: la veille est un syst&egrave;me qui met en oeuvre des r&eacute;seaux humains et technologiques. Une &quot;culture veille&quot;peut &ecirc;tre mise en place dans le service en consid&eacute;rant ces deux aspects. Au centre des pr&eacute;occupations de l&rsquo;intelligence &eacute;conomique se trouve principalement l&#39;information. Elle va consister en particulier &agrave; d&eacute;tecter des informations, des renseignements, au fur et &agrave; mesure de leur apparition et &agrave; les exploiter au mieux gr&acirc;ce. Que va-t-on &eacute;tudier?: <br /></p><ul> <li>les champs de l&#39;information: pour trouver les bonnes informations, il faut d&eacute;terminer et pr&eacute;ciser ce que l&#39;on cherche. Il faut s&eacute;lectionner de fa&ccedil;on m&eacute;thodique un certain nombre d&#39;orientations prioritaires, </li> <li>les sources de l&#39;information &agrave; surveiller: presse professionnelle, sites Web&hellip;, </li> <li>les acteurs &agrave; impliquer, en l&rsquo;occurrence les professionnels du service, mais &eacute;galement des utilisateurs, la direction, des professionnels d&rsquo;autres services, </li> <li>la transmission des r&eacute;sultats: sous forme de synth&egrave;ses, papier ou &eacute;lectronique en utilisant l&#39;Intranet par exemple. </li></ul><p>Les services documentaires des &eacute;coles de commerce et de management en France, ainsi que des chambres de commerce et d&rsquo;industrie, utilisent ces m&eacute;thodes (benchmarking, intelligence &eacute;conomique). Afin de partager leurs exp&eacute;riences en la mati&egrave;re, ils sont r&eacute;unis en r&eacute;seau et se rencontrent r&eacute;guli&egrave;rement. C&rsquo;est le cas dans d&rsquo;autres domaines, la sant&eacute; et la m&eacute;decine, le social, l&rsquo;urbanisme, l&rsquo;environnement, l&rsquo;audiovisuel&hellip; On peut alors parler de communaut&eacute;s de pratiques. L&rsquo;ADBS d&eacute;veloppe depuis plusieurs ann&eacute;es une organisation par secteurs th&eacute;matiques tr&egrave;s profitables aux adh&eacute;rents: ces secteurs organisent des r&eacute;unions, des journ&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes o&ugrave; s&rsquo;&eacute;changent un grand nombre d&rsquo;informations. Biblioth&eacute;caires et archivistes (au sein de l&rsquo;ABF, de l&rsquo;AAF ou d&rsquo;autres r&eacute;seaux) ont les m&ecirc;mes pr&eacute;occupations centr&eacute;es sur des th&egrave;mes plus larges: biblioth&egrave;ques de recherche, sp&eacute;cialis&eacute;es, musicales&hellip; ; archives &eacute;lectroniques, records management&hellip; <br />Tout type de service a donc int&eacute;r&ecirc;t &agrave; d&eacute;terminer avec pr&eacute;cision ses champs de veille documentaire et chaque membre de l&rsquo;&eacute;quipe se voit ensuite confier un champ en particulier. La d&eacute;cision doit venir de chacun, afin qu&rsquo;il s&rsquo;approprie son propre champ d&rsquo;&eacute;tude et de veille selon ses int&eacute;r&ecirc;ts. A lui de r&eacute;cup&eacute;rer des informations par les moyens classiques (dans les revues, les actes de conf&eacute;rences, la litt&eacute;rature grise), ou technologiques (revue de presse ou profil documentaire &eacute;lectroniques), d&rsquo;assister &agrave; des r&eacute;unions, de visiter des services documentaires. Il analyse et fait la synth&egrave;se des &eacute;l&eacute;ments r&eacute;colt&eacute;s et r&eacute;guli&egrave;rement une r&eacute;union permet d&rsquo;&eacute;changer les informations recueillies par la cellule de veille documentaire. Par cette m&eacute;thode, chacun devient de plus en plus sp&eacute;cialis&eacute; et expert de son domaine. Cela peut s&rsquo;appliquer &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;un seul service, mais &eacute;galement en r&eacute;seau. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t du travail en r&eacute;seau est de multiplier les &eacute;changes et d&rsquo;arriver &agrave; une meilleure unification et rentabilit&eacute; du travail. De nombreux r&eacute;seaux documentaires, par la veille qu&rsquo;ils exercent, d&eacute;veloppent des m&eacute;thodes de travail communes (catalogage, indexation, th&eacute;saurus), &eacute;changent leurs informations et leurs produits. </p><h2>Am&eacute;liorer les comp&eacute;tences internes</h2><p>La responsabilisation de chacun est un facteur de dynamisme pour le service. Elle permet un meilleur investissement personnel dans le travail quotidien et repose sur la confiance. Le responsable du service a un r&ocirc;le important &agrave; jouer en la mati&egrave;re, c&rsquo;est lui qui impulse la politique documentaire et les orientations qui vont d&eacute;couler de la veille exerc&eacute;e. Il doit savoir d&eacute;l&eacute;guer des t&acirc;ches ou des fonctions afin que chacun se sente impliqu&eacute; dans l&rsquo;action commune: l&rsquo;&eacute;valuation du personnel permet d&rsquo;attribuer des t&acirc;ches en fonction des capacit&eacute;s et des comp&eacute;tences. Celles-ci doivent &ecirc;tre constamment mises &agrave; jour: la veille est un excellent moyen, d&rsquo;autant plus si elle est compl&eacute;t&eacute;e par des formations continues. <br />L&rsquo;objectif est d&rsquo;arriver &agrave; travailler dans les meilleures conditions possibles, avec un environnement documentaire satisfaisant et ouvert sur l&rsquo;avenir. Les utilisateurs seront les premiers b&eacute;n&eacute;ficiaires d&rsquo;un service am&eacute;lior&eacute; et qui cherche &agrave; innover. </p><h2>Mieux positionner l&rsquo;offre de service</h2><p>Le travail ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas l&agrave;: des r&eacute;unions de synth&egrave;se vont d&eacute;couler des id&eacute;es de changement et d&rsquo;&eacute;volution, qui peuvent &ecirc;tre mises en relation avec les souhaits exprim&eacute;s par les utilisateurs ou la direction. Certains services ou produits demandent &agrave; &ecirc;tre modifi&eacute;s car ils ne correspondent plus aux attentes. Innover c&rsquo;est &eacute;galement se rendre compte qu&rsquo;il est temps de changer un produit ou un service. Dans les biblioth&egrave;ques nord-am&eacute;ricaines par exemple, avec l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;Internet, les services de renseignement (ou de r&eacute;f&eacute;rence) ne rencontraient plus le succ&egrave;s: l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un service &eacute;lectronique de r&eacute;f&eacute;rence se d&eacute;veloppe de plus en plus et l&rsquo;utilisateur se voit proposer une aide en ligne &agrave; sa recherche. Dans un autre domaine, certaines biblioth&egrave;ques publiques en France - comme la Biblioth&egrave;que municipale de la Part-Dieu &agrave; Lyon - suivent dor&eacute;navant un classement th&eacute;matique de leurs collections, un th&egrave;me rassemblant dans un m&ecirc;me secteur &agrave; la fois des ouvrages, des p&eacute;riodiques, des vid&eacute;ogrammes, des c&eacute;d&eacute;roms: les usagers ont ainsi &agrave; leur port&eacute;e des supports d&rsquo;information tr&egrave;s diff&eacute;rents et compl&eacute;mentaires, sans avoir &agrave; chercher les documents qui les int&eacute;ressent dans tous les secteurs de la biblioth&egrave;que. Les services d&rsquo;archives, quant &agrave; eux, s&rsquo;orientent de plus en plus vers la diffusion &eacute;lectronique de leurs collections. Les centres de documentation optent souvent vers des produits cibl&eacute;s d&rsquo;information &agrave; destination de leurs utilisateurs et non plus des produits g&eacute;n&eacute;ralistes: revue de presse &eacute;lectronique envoy&eacute;e par mail, profil personnalis&eacute;e&hellip; Tous ces exemples montrent que l&rsquo;innovation est pr&eacute;sente partout dans le domaine de l&rsquo;information, et que l&#39;innovation repose sur des id&eacute;es et des comp&eacute;tences documentaires. </p><h2>De l&rsquo;intelligence &eacute;conomique au knowledge management</h2><p>Ces deux m&eacute;thodes (l&rsquo;IE et le KM) sont le prolongement l&rsquo;une de l&rsquo;autre et sont applicables aux services d&rsquo;information. Comment? L&rsquo;intelligence &eacute;conomique rep&egrave;re les informations strat&eacute;giques, les reformulent, les formalisent. En cela, elle constitue une aide &agrave; la d&eacute;cision et permet d&rsquo;engager une d&eacute;marche d&rsquo;innovation. Elle repose en grande partie sur l&rsquo;expertise. Le knowledge management fait la diff&eacute;rence entre l&rsquo;information n&eacute;cessaire et utile, et les connaissances. L&rsquo;information sert &agrave; nourrir la connaissance. Mais comment formaliser des connaissances? C&rsquo;est une des questions essentielles qui se posent par rapport au knowledge management. Appliqu&eacute;s aux services documentaires, aux biblioth&egrave;ques et aux archives, ce concept les fait entrer de plain pied dans &laquo; l&rsquo;&eacute;conomie de la connaissance &raquo;. Le KM est en effet fond&eacute; sur le savoir humain, il met l&rsquo;accent sur sa valeur et fait en sorte qu&rsquo;il se d&eacute;veloppe. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;importance de la formation continue tout au long de la vie qui est devenu un des leitmotivs de nos soci&eacute;t&eacute;s. Les services d&rsquo;information sont le lien essentiel avec le monde de la recherche et de l&rsquo;innovation, dans la mesure o&ugrave; ils collectent, stockent et distribuent le savoir et l&rsquo;information. Ils prennent part directement &agrave; la recherche scientifique. Le KM peut &ecirc;tre vu comme une mani&egrave;re de promouvoir les services d&rsquo;information, de les faire se rapprocher dans un objectif commun. A titre d&rsquo;exemple, il est int&eacute;ressant de constater que de grands cabinets de consultants &ndash; tel PriceCowperHouse &ndash; ont int&eacute;gr&eacute; depuis quelques ann&eacute;es le KM comme d&eacute;marche strat&eacute;gique: les services documentaires et d&rsquo;archives collaborent avec un r&eacute;seau d&rsquo;experts de par le monde au travers d&rsquo;un Intranet. Une base de connaissances sert &agrave; recenser leurs &laquo; best practices &raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire les meilleures solutions trouv&eacute;es par rapport &agrave; un probl&egrave;me donn&eacute;, compl&eacute;t&eacute;es par une s&eacute;rie d&rsquo;informations filtr&eacute;es, analys&eacute;es et synth&eacute;tis&eacute;es. Une entreprise situ&eacute;e &agrave; Grenoble, la SOGREAH, est une entreprise de consultants qui travaille sur l&rsquo;ing&eacute;nierie de l&#39;am&eacute;nagement et de l&#39;environnement, et produit des rapports techniques, des &eacute;tudes prototypes. Elle poss&egrave;de douze agences sur le territoire fran&ccedil;ais et dans le monde (Egypte, Tha&iuml;lande, Chine). Un v&eacute;ritable outil de conservation de sa m&eacute;moire et de ses diff&eacute;rents savoir-faire depuis l&rsquo;origine (c&rsquo;est-&agrave;-dire 1913) est mis en place. Chaque &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e fait l&rsquo;objet d&rsquo;une copie sp&eacute;cifique en vue de son archivage par la biblioth&egrave;que en plus du document type envoy&eacute; au client (celui-ci est une preuve juridique), puis une notice bibliographique est r&eacute;dig&eacute;e et enregistr&eacute;e sur le logiciel documentaire Texto et mentionne les &eacute;tapes du projet. Un Intranet a &eacute;t&eacute; mis en place depuis deux ans. Dans ce cas pr&eacute;cis, les techniques documentaires et archivistiq<br />es ont &eacute;t&eacute; mises &agrave; contribution en utilisant la technologie actuelle de l&#39;information. </p><p>Ces exemples montrent que les comp&eacute;tences des services d&rsquo;information alli&eacute;es &agrave; des r&eacute;seaux d&rsquo;experts et &agrave; des outils technologiques aboutissent &agrave; un syst&egrave;me efficace de gestion des savoirs et d&rsquo;information. Ils montrent &eacute;galement que, pour innover, les services d&rsquo;information ont besoin de partager leurs exp&eacute;riences (au sein de leur institution ou de leur r&eacute;seau), de les valoriser, mais surtout qu&rsquo;ils ne peuvent plus travailler seuls, mais s&rsquo;adjoindre des comp&eacute;tences ext&eacute;rieures ou s&rsquo;int&eacute;grer dans un r&eacute;seau de comp&eacute;tences existant. Leur avenir d&eacute;pend de ces conditions. </p><h3>En savoir plus</h3><p>ACHARD P., BERNAT J.-P. <em>L&#39;intelligence &eacute;conomique: mode d&#39;emploi</em>. Paris: ADBS, 1998. <br />AKRICH M., CALLON M., LATOUR B. <em>&agrave; quoi tient le succ&egrave;s des innovations</em>. G&eacute;rer et Comprendre, n&deg; 11 et 12, 1988. <br />DURAND T. <em>L&#39;alchimie de la comp&eacute;tence</em>. Revue fran&ccedil;aise de gestion, 2000, n&deg; 127, p. 84-102. <br />JAKOBIAK F. <em>L&#39;intelligence &eacute;conomique en pratique</em>. Paris: Organisation, 1998. <br />MISPELBLOM BEYER F. <em>Au-del&agrave; de la qualit&eacute;. D&eacute;marches qualit&eacute;, conditions de travail et politiques du bonheur</em>. Paris: Syros, 1999. <br />MOISDON J.C., WEIL B. <em>Capitaliser les savoirs dans une organisation par projets</em>. Le Journal de l&#39;Ecole de Paris, 1998, n&deg; 10, avril. <br />REYNE M. <em>Le d&eacute;veloppement de l&#39;entreprise par la veille technologique</em>. Paris: Herm&egrave;s, 1990. <br />Mc GREGOR D. <em>La dimension humaine de l&#39;entreprise</em>. Paris: Gauthier Villars, 1971. <br />MARTINET B., MARTI Y.M. <em>L&#39;intelligence &eacute;conomique</em>. Paris: Organisation, 1995. <br />TARONDEAU J.-C. <em>Le management des savoirs</em>. Paris: PUF, 1998. </p><h3>Sitographie</h3><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.strategic-road.com/annupro" target="_blank">http://www.strategic-road.com/annupro </a>: l&#39;annuaire des professionnels de la veille et du KM </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.kmactu.com/" target="_blank">http://www.kmactu.com </a>: portail communautaire de la gestion des connaissances, du e-learning et du management des comp&eacute;tences.... </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.i-km.com/" target="_blank">http://www.i-km.com </a>: la premi&egrave;re communaut&eacute; francophone et observatoire du KM. Liste d&#39;&eacute;changes, i-communaut&eacute;s, co-organisation du KM Forum de Paris et initiatives pour le d&eacute;veloppement du KM sa pratique et son enseignement, les dynamiques collaboratives et l&#39;intelligence collective. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.decisionnel.net/" target="_blank">http://www.decisionnel.net</a>: Information externe &agrave; l&#39;entreprise, veille Strat&eacute;gique sur Internet. Gestion des Connaissances - KM- Couplage KM et intelligence &eacute;conomique. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2002) - Thésaurus: l’achat possible 2007-04-03T16:56:43+00:00 2007-04-03T16:56:43+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2002-thesaurus-l-achat-possible.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Archimag, 2002, n&deg; 156, pp. 36-38</strong> </p><p>Vous devez organiser votre documentation, indexer les documents de votre fonds, penser &agrave; leur classement. Vos utilisateurs doivent pouvoir retrouver ce qu&#39;ils recherchent dans un fonds documentaire multidisciplinaire ou sp&eacute;cialis&eacute;. Dois-je cr&eacute;er mon propre th&eacute;saurus ou m&#39;inspirer d&#39;un th&eacute;saurus existant ?. Question difficile car les th&eacute;saurus disponibles sur le march&eacute; sont le plus souvent des &quot; produits-maison &quot;, ou des th&eacute;saurus con&ccedil;us par des institutions importantes, pouvant contenir plusieurs milliers de termes ne correspondant que partiellement &agrave; ce qui est recherch&eacute;. Dans le cas des th&eacute;saurus sp&eacute;cialis&eacute;s, ceux-ci sont tr&egrave;s nombreux et le choix appara&icirc;t difficile. </p><p>Chaque structure documentaire est unique, et chaque utilisateur de cette structure est lui-m&ecirc;me unique, avec des demandes particuli&egrave;res. La construction d&#39;un th&eacute;saurus demande du temps et des moyens financiers: il fait appel &agrave; une technique particuli&egrave;re, il doit &ecirc;tre r&eacute;fl&eacute;chi, avoir une hi&eacute;rarchie rigoureuse, pouvoir &ecirc;tre souple pour &ecirc;tre mis &agrave; jour. Face &agrave; ces probl&egrave;mes &agrave; r&eacute;soudre, les documentalistes ont l&#39;habitude, &agrave; juste raison, de se tourner vers le r&eacute;seau professionnel et adopte souvent les m&ecirc;mes r&egrave;gles: il peut en &ecirc;tre de m&ecirc;me pour le th&eacute;saurus. Si le th&eacute;saurus est adopt&eacute; par un r&eacute;seau documentaire ayant une m&ecirc;me th&eacute;matique, les avantages sont alors multiples au niveau des &eacute;changes et de la coop&eacute;ration: gr&acirc;ce &agrave; un th&eacute;saurus commun, l&#39;indexation peut, par exemple, &ecirc;tre partag&eacute;e; la recherche documentaire est facilit&eacute;e et l&#39;acc&egrave;s &agrave; des fonds divers mais compl&eacute;mentaires est rendu possible. </p><h2>Difficile de revenir en arri&egrave;re</h2><p>Une autre solution passe par le choix du langage documentaire le plus proche des besoins exprim&eacute;s: l&#39;offre en mati&egrave;re de th&eacute;saurus est large, mais demande une &eacute;tude approfondie car une fois le choix effectu&eacute;, il est difficile de revenir en arri&egrave;re. Si le fonds documentaire est pluridisciplinaire, il existe des solutions &quot; g&eacute;n&eacute;ralistes &quot;: certains grands langages documentaires dits &quot; encyclop&eacute;diques &quot; comme le th&eacute;saurus de l&#39;UNESCO peuvent &ecirc;tre pris comme mod&egrave;le de r&eacute;f&eacute;rence. Si le fonds est sp&eacute;cialis&eacute;, la difficult&eacute; r&eacute;side dans le choix du &quot; bon &quot; th&eacute;saurus car l&#39;offre est tr&egrave;s diversifi&eacute;e. </p><p>Afin de voir s&#39;il existe un ou des th&eacute;saurus dans le domaine recherch&eacute;, le moyen le plus simple est de savoir s&#39;il est en vente. La banque de donn&eacute;es commerciale fran&ccedil;aise Electre (sur 36 17 Electre et sur abonnement <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.electre.com/" target="_blank">www.electre.com</a>) propose un peu plus d&#39;une soixantaine de th&eacute;saurus en vente dans de nombreux domaines: histoire, management, architecture, m&eacute;decine, urbanisme, image... Le probl&egrave;me est qu&#39;il faut acqu&eacute;rir le th&eacute;saurus avant de pouvoir le consulter et voir ainsi s&#39;il correspond &agrave; ce que est recherch&eacute;. Une possibilit&eacute; est de s&#39;adresser &agrave; un centre de documentation du m&ecirc;me domaine afin de prendre conseil. </p><h2>Des th&eacute;saurus sur Internet</h2><p>A l&#39;heure d&#39;Internet, un certain nombre de th&eacute;saurus sont pr&eacute;sents sur ce m&eacute;dia; il est possible de les consulter directement en ligne, parfois de les t&eacute;l&eacute;d&eacute;charger (gratuitement ou non): l&#39;offre est cependant le plus souvent en anglais et pose donc quelques probl&egrave;mes de traduction de termes. Mais les th&eacute;saurus en langue fran&ccedil;aise se d&eacute;veloppent sur la Toile. Le site de la Biblioth&egrave;que nationale du Canada (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nlc-bnc.ca/" target="_blank">www.nlc-bnc.ca</a>) propose des recueils de th&eacute;saurus class&eacute;s par cat&eacute;gories (g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s; philosophie et psychologie; art; litt&eacute;rature; g&eacute;ographie et histoire). Le site de l&#39;URFIST de Lyon signale une liste de th&eacute;saurus en ligne (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://urfist.univ-lyon1.fr/gratuits/content36.html" target="_blank">http://urfist.univ-lyon1.fr/gratuits/content36.html</a>). D&#39;autres sites (anglophones) poss&egrave;dent des liens vers des th&eacute;saurus: </p><ul> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.library.qut.edu.au/cgi-bin/library/dbtitle_new.pl?%28SU004%29" target="_blank">http://www.library.qut.edu.au/ cgi-bin/library/dbtitle_new.pl?(SU004)</a> </li> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.asindexing.org/" target="_blank">http://www.asindexing.org</a> </li> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.olf.gouv.qc.ca/index.html?/ressources/termino/inventaires.html" target="_blank">http://www.olf.gouv.qc.ca/index.html?/ ressources/termino/inventaires.html</a> </li></ul><p>La construction d&#39;un &quot; th&eacute;saurus-maison &quot; peut &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; (temps pass&eacute; notamment). Les th&eacute;saurus en vente ont des tarifs tr&egrave;s diff&eacute;rents suivants l&#39;organisme producteur, sa taille... Un certain nombre sont consultables sur Internet, mais ne peuvent &ecirc;tre t&eacute;l&eacute;d&eacute;charg&eacute;s, &agrave; moins de signer un accord avec l&#39;&eacute;diteur. Les prix sont donc variables: aux alentours de 75 euros jusqu&#39;&agrave; 685 euros pour le th&eacute;saurus Delphes (sur disquette avec int&eacute;gration dans la base de donn&eacute;es interne). Ce co&ucirc;t doit donc &ecirc;tre pr&eacute;vu et inclus dans un budget documentaire. </p><h2>Quelques exemples de th&eacute;saurus</h2><p>Il existe des th&eacute;saurus incontournables &agrave; l&#39;heure actuelle: de par l&#39;institution qui les produit, de par leur th&eacute;matique tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rale. S&#39;inspirer de ces th&eacute;saurus est une possibilit&eacute; offerte &agrave; tout professionnel. Il peut adopter une partie du th&eacute;saurus choisi et construire son propre th&eacute;saurus &agrave; partir d&#39;une base solide. </p><h3>Le th&eacute;saurus de l&#39;UNESCO</h3><ul> <li>Producteur: l&#39;UNESCO est l&#39;organisation des Nations-Unies pour l&#39;&eacute;ducation, les sciences et la culture. </li> <li>Date de cr&eacute;ation: 1977, avec une deuxi&egrave;me &eacute;dition en 1995. </li> <li>Domaines couverts: &eacute;ducation, sciences, culture, sciences humaines et sociales, information et communication, droit, &eacute;conomie et politique </li> <li>Langues: Fran&ccedil;ais-Anglais-Espagnol </li> <li>Diffuseur: l&#39;UNESCO. Version papier (en vente &agrave; la librairie de l&#39;Unesco, place de Fontenoy, 75007, Paris); en ligne; sur c&eacute;d&eacute;roms (incluant les bases de donn&eacute;es de l&#39;Unesco); sur Internet (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ulcc.ac.uk/unesco/" target="_blank">www.ulcc.ac.uk/unesco/</a>) </li> <li>Avantages: l&#39;int&eacute;r&ecirc;t majeur de ce th&eacute;saurus est qu&#39;il propose des descripteurs dans plusieurs langues et qu&#39;il est multidisciplinaire. Il inclut &eacute;galement les noms de pays, ainsi que les groupes linguistiques ou ethniques. </li> <li>Inconv&eacute;nients: ils d&eacute;coulent des avantages d&eacute;crits. C&#39;est un th&eacute;saurus tr&egrave;s complet, mais tr&egrave;s lourd &agrave; manier, avec plusieurs milliers de termes. </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus ERIC </h3><ul> <li>Producteur: National Library of Education (Etats-Unis) </li> <li>Date de cr&eacute;ation: 1966 </li> <li>Domaines couverts: sciences de l&#39;&eacute;ducation, sciences humaines </li> <li>Langue: Anglais </li> <li>Diffuseur: interrogeable en ligne &agrave; partir de: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://searcheric.org/" target="_blank">http://searcheric.org</a> </li> <li>Avantages: le <em>th&eacute;saurus ERIC</em> est constitu&eacute; de plus de 10 000 termes et de plus de 66 000 relations entre eux. C&#39;est un des plus complet dans le domaine de l&#39;&eacute;ducation. ERIC (Educational Resources Information Center) est une base de donn&eacute;es produite par la National Library of Education. Le th&eacute;saurus ERIC sert &agrave; indexer les documents de la base de donn&eacute;es ERIC. </li> <li>Inconv&eacute;nients: il couvre une r&eacute;alit&eacute; am&eacute;ricaine; les indexeurs fran&ccedil;ais ont parfois du mal &agrave; trouver les &eacute;quivalences en fran&ccedil;ais. </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus MOTBIS</h3><ul> <li>Producteur: Centre national de documentation p&eacute;dagogique (Paris) </li> <li>Domaine couvert: sciences de l&#39;&eacute;ducation </li> <li>Langue: Fran&ccedil;ais </li> <li>Diffuseur: Centre national de documentation p&eacute;dagogique (Paris) </li> <li>Avantages: tr&egrave;s complet avec plus de 9000 termes, le th&eacute;saurus MOTBIS est utilis&eacute; dans la plupart des biblioth&egrave;ques et centre de documentation d&eacute;pendant de l&#39;Education nationale, ainsi que dans les Universit&eacute;s, le CNDP et les CRDP. Ils sert &eacute;galement &agrave; indexer le site du Centre national de documentation p&eacute;dagogique Educasource (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.educasource.education.fr/" target="_blank">www.educasource.education.fr</a>). MOTBIS (version 3.1) est consultable sur: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www2.ac-rennes.fr/barde/HTML/SuperDoc/%20motbis31/motbis31.htm" target="_blank">http://www2.ac-rennes.fr/barde/HTML/SuperDoc/ motbis31/motbis31.htm</a> </li> <li>Inconv&eacute;nients: la version papier compte quatre volumes. Il est donc tr&egrave;s complet, mais &eacute;galement difficile &agrave; adopter dans son ensemble pour une petite structure documentaire. </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus Delphes</h3><ul> <li>Producteur: Chambre de commerce et d&#39;industrie de Paris (CCIP) </li> <li>Date de cr&eacute;ation: 1980 </li> <li>Langue: Fran&ccedil;ais </li> <li>Domaines couverts: &eacute;conomie, monde de l&#39;entreprise, de la finance et des march&eacute;s d&#39;exportation fran&ccedil;ais et internationaux </li> <li>Diffuseur: la soci&eacute;t&eacute; Indexpresse &agrave; Grenoble diffuse le c&eacute;d&eacute;rom Delphes, base de donn&eacute;es &eacute;conomique (Archives Delphes 1980-1996). Contact: delphes@indepresse.fr Le th&eacute;saurus est int&eacute;gr&eacute; au c&eacute;d&eacute;rom. Le th&eacute;saurus Delphes (derni&egrave;re mise &agrave; jour version 2000) est consultable en ligne sur: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.infomediatheque.ccip.fr/ccipdie/produits/thesaurus.htm" target="_blank">www.infomediatheque.ccip.fr/ccipdie/ produits/thesaurus.htm</a> </li> <li>Avantages: Delphes est un des th&eacute;saurus les plus connus et les plus utilis&eacute;s dans le domaine &eacute;conomique par les centres de documentation des chambres de commerce fran&ccedil;aises. Le nombre de descripteurs est de 5371 termes auxquels s&#39;ajoutent 485 termes g&eacute;ographiques. </li> <li>Inconv&eacute;nients: la gestion de cet outil est n&eacute;cessairement lourde pour un centre documentaire traitant, par exemple, une seule branche industrielle dont la production est destin&eacute;e &agrave; un march&eacute; sp&eacute;cifique. </li> <li>Autres th&eacute;saurus &agrave; signaler dans le domaine de l&#39;&eacute;conomie: le th&eacute;saurus de la Commission des op&eacute;rations de bourses (COB); des renseignements utiles sont donn&eacute;s sur le domaine financier par les signets de la Biblioth&egrave;que nationale de France (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bnf.fr/" target="_blank">www.bnf.fr</a>), le site du minist&egrave;re des Finances (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.finances.gouv.fr/" target="_blank">www.finances.gouv.fr</a>) </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus MeSH (Medical Subject Headings) </h3><ul> <li>Producteur: National Library of Medicine (Etats-Unis) </li> <li>Date de cr&eacute;ation: 1966 </li> <li>Domaines couverts: m&eacute;decine, biologie, sant&eacute; </li> <li>Langues: Anglais avec une traduction fran&ccedil;aise </li> <li>Diffuseur: la traduction fran&ccedil;aise (F-MeSH) est diffus&eacute;e par l&#39;INSERM (Institut national de la sant&eacute; et de la recherche m&eacute;dicale - <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.inserm.fr/" target="_blank">www.inserm.fr</a>). La version am&eacute;ricaine (4 volumes) peut &ecirc;tre command&eacute;e par l&#39;interm&eacute;diaire d&#39;un libraire. </li> <li>Avantages: le MeSH, th&eacute;saurus de la base de donn&eacute;es am&eacute;ricaine Medline (plus de 10 millions de r&eacute;f&eacute;rences) est le th&eacute;saurus de r&eacute;f&eacute;rence en m&eacute;decine, avec plus de 20742 descripteurs. Servant &agrave; indexer plus de 4300 revues m&eacute;dicales internationales, il est utilis&eacute; pour la recherche documentaire dans la majorit&eacute; des biblioth&egrave;ques et centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s en m&eacute;decine de par le monde. De nombreux sites internet m&eacute;dicaux sont index&eacute;s avec le MeSH. Sur le site de l&#39;Inserm, vous pouvez rechercher un terme dans la base de donn&eacute;es du vocabulaire ou dans les index ou le th&eacute;saurus bilingue pour: <ul> <li>voir les informations et les relations concernant ce terme ou le situer dans son environnement hi&eacute;rarchique, </li> <li>rechercher directement les r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques correspondantes sur la base PubMed, </li> <li>Vous pouvez aussi consulter les modifications du MeSH 2002 (termes nouveaux, modifi&eacute;s ou supprim&eacute;s) et les listes de descripteurs particuliers </li> </ul> </li> <li>Inconv&eacute;nients: sa structure complexe n&eacute;cessite un apprentissage s&eacute;rieux et de nombreux utilisateurs peuvent &ecirc;tre d&eacute;concert&eacute;s. Vous pouvez consulter le th&eacute;saurus MeSH fran&ccedil;ais / anglais sur le site de l&#39;Inserm mais en aucun cas le t&eacute;l&eacute;charger. Pour cela, il faut en faire la demande et signer un contrat ou une convention de concession de droit d&#39;utilisation aupr&egrave;s de l&#39;Inserm. </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus de l&#39;Architecture</h3><ul> <li>Producteur: direction de l&#39;Architecture et du patrimoine - minist&egrave;re de la Culture (France) </li> <li>Domaines couverts: art, architecture, patrimoine </li> <li>Langues: Fran&ccedil;ais </li> <li>Diffuseur: le th&eacute;saurus de l&#39;Architecture permet d&#39;interroger cinq bases de donn&eacute;es &agrave; partir du site <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.culture.gouv.fr/" target="_blank">www.culture.gouv.fr</a> (M&eacute;rim&eacute;e, Palissy, Archidoc, M&eacute;moire, Th&eacute;saurus). Chaque base peut &ecirc;tre interrog&eacute;e ind&eacute;pendamment. </li> <li>Avantages: le th&eacute;saurus de l&#39;architecture d&eacute;veloppe sous une forme m&eacute;thodique les 1135 termes utiles &agrave; la d&eacute;nomination des oeuvres architecturales. Ces termes permettent l&#39;indexation des ensembles, &eacute;difices et &eacute;dicules, analys&eacute;s dans la base de donn&eacute;es sur le patrimoine fran&ccedil;ais, la base nationale <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.culture.gouv.fr/documentation/merimee/accueil.htm" target="_blank">M&eacute;rim&eacute;e</a>. L&#39;organisation propre au th&eacute;saurus permet ainsi de situer chaque terme dans une hi&eacute;rarchie dont les entr&eacute;es principales sont class&eacute;es selon des cat&eacute;gories fonctionnelles li&eacute;es &agrave; l&#39;usage religieux, fun&eacute;raire, industriel, etc. Il comporte en outre tous les renvois n&eacute;cessaires, des d&eacute;finitions sommaires, des notes d&#39;utilisation </li> <li>Inconv&eacute;nients: si la plupart des th&eacute;saurus expos&eacute;s ici comportent plusieurs milliers de termes, celui-ci semble parfois trop restreint par rapport &agrave; la th&eacute;matique d&eacute;velopp&eacute;e. </li> <li>Autres th&eacute;saurus &agrave; signaler en art et en architecture: Art and Architecture Thesaurus (AAT); Getty Thesaurus of Geographic Names (TGN) interrogeables sur le site: <a<br />href="http://www.getty.edu/research/tools/vocabulary/tgn/about.html" target="_blank">http://www.getty.edu/research/ tools/vocabulary/tgn/about.html</a> </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus de l&#39;Eau</h3><ul> <li>Producteur: minist&egrave;re de l&#39;Am&eacute;nagement du territoire et de l&#39;environnement - Office international de l&#39;eau (France) </li> <li>Domaines couverts: environnement, eau </li> <li>Langue: multilingue, Fran&ccedil;ais-Anglais-Espagnol </li> <li>Diffuseur: sur papier en 3 volumes (53.36 euros) ou en format &eacute;lectronique pdf (106,71 euros) &agrave; partir du site: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oieau.fr/thesaurus.htm" target="_blank">http://www.oieau.fr/thesaurus.htm</a>. Contact: <a href="mailto:eaudoc@oieau.fr">eaudoc@oieau.fr</a> </li> <li>Avantages: th&eacute;saurus complet, pr&eacute;sentant l&#39;avantage d&#39;&ecirc;tre multilingue </li> <li>Inconv&eacute;nients: la mise &agrave; jour du th&eacute;saurus peut &ecirc;tre un inconv&eacute;nient &agrave; signaler. </li> <li>Autres th&eacute;saurus dans le domaine de l&#39;eau et de l&#39;environnement &agrave; signaler: GEMET (General Multilingual Environmental Thesaurus) en 15 langues produit par l&#39;Agence europ&eacute;enne de l&#39;environnement, consultable sur: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.mu.niedersachsen.de/cds/etc-cds_neu/library/Gemet.pdf" target="_blank">http://www.mu.niedersachsen.de/ cds/etc-cds_neu/ library/Gemet.pdf</a> ; ASFA (Aquatic sciences and aquatic abstracts) produit par Cambridge Scientific Abstracts et la FAO (Food and Agriculture Organisation) sur : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www4.fao.org/asfa/asfa_fr.htm" target="_blank">http://www4.fao.org/asfa/asfa_fr.htm</a>; le th&eacute;saurus francophone du d&eacute;veloppement durable, produit par l&#39;Ecole nationale sup&eacute;rieure des mines de Saint-Etienne sur: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.agora21.org/relief/frame2.html" target="_blank">http://www.agora21.org/relief/frame2.html</a> </li></ul><h2>Quelques r&eacute;f&eacute;rences indispensables</h2><p>AITCHINSON J., GILCHRIST A. <em>Construire un th&eacute;saurus: manuel pratique</em>. Paris: ADBS, 1992. <br />AMAR M. <em>Les fondements th&eacute;oriques de l&#39;indexation: une approche linguistique</em>. Paris: ADBS, 2000. <br />BLANQUET M.-F. <em>Int&eacute;r&ecirc;t p&eacute;dagogique de l&#39;apprentissage des langages documentaires</em>. Paris: CNDP, 2001. [consult&eacute; le 25 avril 2001]. Disponible sur Internet: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://savoirscdi.cndp.fr/CulturePro/actualisation/linguistique/blanquet.htm" target="_blank">http://savoirscdi.cndp.fr/CulturePro/ actualisation/linguistique/blanquet.htm</a>, 5 p. <br />DEGEZ D. Notice <em>Th&eacute;saurus</em>. In <em>Dictionnaire de l&#39;information et de la documentation</em>. Paris: Nathan, 1997. pp. 577-579 . <br />MANIEZ J. <em>Actualit&eacute; des langages documentaires. Les fondements th&eacute;oriques de la recherche d&#39;information</em>. Paris: ADBS, 2002. <br />VAN SLYPE G. <em>Les langages d&#39;indexation: conception, construction et utilisation dans les syst&egrave;mes documentaires</em>. Paris: Editions d&#39;Organisation, 1986. <br />R&egrave;gles d&#39;&eacute;tablissement des th&eacute;saurus monolingues, NF Z 47-100, 101, 103; ISO 2788. <br />Pour les th&eacute;saurus multilingues: ISO 5964. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Archimag, 2002, n&deg; 156, pp. 36-38</strong> </p><p>Vous devez organiser votre documentation, indexer les documents de votre fonds, penser &agrave; leur classement. Vos utilisateurs doivent pouvoir retrouver ce qu&#39;ils recherchent dans un fonds documentaire multidisciplinaire ou sp&eacute;cialis&eacute;. Dois-je cr&eacute;er mon propre th&eacute;saurus ou m&#39;inspirer d&#39;un th&eacute;saurus existant ?. Question difficile car les th&eacute;saurus disponibles sur le march&eacute; sont le plus souvent des &quot; produits-maison &quot;, ou des th&eacute;saurus con&ccedil;us par des institutions importantes, pouvant contenir plusieurs milliers de termes ne correspondant que partiellement &agrave; ce qui est recherch&eacute;. Dans le cas des th&eacute;saurus sp&eacute;cialis&eacute;s, ceux-ci sont tr&egrave;s nombreux et le choix appara&icirc;t difficile. </p><p>Chaque structure documentaire est unique, et chaque utilisateur de cette structure est lui-m&ecirc;me unique, avec des demandes particuli&egrave;res. La construction d&#39;un th&eacute;saurus demande du temps et des moyens financiers: il fait appel &agrave; une technique particuli&egrave;re, il doit &ecirc;tre r&eacute;fl&eacute;chi, avoir une hi&eacute;rarchie rigoureuse, pouvoir &ecirc;tre souple pour &ecirc;tre mis &agrave; jour. Face &agrave; ces probl&egrave;mes &agrave; r&eacute;soudre, les documentalistes ont l&#39;habitude, &agrave; juste raison, de se tourner vers le r&eacute;seau professionnel et adopte souvent les m&ecirc;mes r&egrave;gles: il peut en &ecirc;tre de m&ecirc;me pour le th&eacute;saurus. Si le th&eacute;saurus est adopt&eacute; par un r&eacute;seau documentaire ayant une m&ecirc;me th&eacute;matique, les avantages sont alors multiples au niveau des &eacute;changes et de la coop&eacute;ration: gr&acirc;ce &agrave; un th&eacute;saurus commun, l&#39;indexation peut, par exemple, &ecirc;tre partag&eacute;e; la recherche documentaire est facilit&eacute;e et l&#39;acc&egrave;s &agrave; des fonds divers mais compl&eacute;mentaires est rendu possible. </p><h2>Difficile de revenir en arri&egrave;re</h2><p>Une autre solution passe par le choix du langage documentaire le plus proche des besoins exprim&eacute;s: l&#39;offre en mati&egrave;re de th&eacute;saurus est large, mais demande une &eacute;tude approfondie car une fois le choix effectu&eacute;, il est difficile de revenir en arri&egrave;re. Si le fonds documentaire est pluridisciplinaire, il existe des solutions &quot; g&eacute;n&eacute;ralistes &quot;: certains grands langages documentaires dits &quot; encyclop&eacute;diques &quot; comme le th&eacute;saurus de l&#39;UNESCO peuvent &ecirc;tre pris comme mod&egrave;le de r&eacute;f&eacute;rence. Si le fonds est sp&eacute;cialis&eacute;, la difficult&eacute; r&eacute;side dans le choix du &quot; bon &quot; th&eacute;saurus car l&#39;offre est tr&egrave;s diversifi&eacute;e. </p><p>Afin de voir s&#39;il existe un ou des th&eacute;saurus dans le domaine recherch&eacute;, le moyen le plus simple est de savoir s&#39;il est en vente. La banque de donn&eacute;es commerciale fran&ccedil;aise Electre (sur 36 17 Electre et sur abonnement <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.electre.com/" target="_blank">www.electre.com</a>) propose un peu plus d&#39;une soixantaine de th&eacute;saurus en vente dans de nombreux domaines: histoire, management, architecture, m&eacute;decine, urbanisme, image... Le probl&egrave;me est qu&#39;il faut acqu&eacute;rir le th&eacute;saurus avant de pouvoir le consulter et voir ainsi s&#39;il correspond &agrave; ce que est recherch&eacute;. Une possibilit&eacute; est de s&#39;adresser &agrave; un centre de documentation du m&ecirc;me domaine afin de prendre conseil. </p><h2>Des th&eacute;saurus sur Internet</h2><p>A l&#39;heure d&#39;Internet, un certain nombre de th&eacute;saurus sont pr&eacute;sents sur ce m&eacute;dia; il est possible de les consulter directement en ligne, parfois de les t&eacute;l&eacute;d&eacute;charger (gratuitement ou non): l&#39;offre est cependant le plus souvent en anglais et pose donc quelques probl&egrave;mes de traduction de termes. Mais les th&eacute;saurus en langue fran&ccedil;aise se d&eacute;veloppent sur la Toile. Le site de la Biblioth&egrave;que nationale du Canada (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.nlc-bnc.ca/" target="_blank">www.nlc-bnc.ca</a>) propose des recueils de th&eacute;saurus class&eacute;s par cat&eacute;gories (g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s; philosophie et psychologie; art; litt&eacute;rature; g&eacute;ographie et histoire). Le site de l&#39;URFIST de Lyon signale une liste de th&eacute;saurus en ligne (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://urfist.univ-lyon1.fr/gratuits/content36.html" target="_blank">http://urfist.univ-lyon1.fr/gratuits/content36.html</a>). D&#39;autres sites (anglophones) poss&egrave;dent des liens vers des th&eacute;saurus: </p><ul> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.library.qut.edu.au/cgi-bin/library/dbtitle_new.pl?%28SU004%29" target="_blank">http://www.library.qut.edu.au/ cgi-bin/library/dbtitle_new.pl?(SU004)</a> </li> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.asindexing.org/" target="_blank">http://www.asindexing.org</a> </li> <li><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.olf.gouv.qc.ca/index.html?/ressources/termino/inventaires.html" target="_blank">http://www.olf.gouv.qc.ca/index.html?/ ressources/termino/inventaires.html</a> </li></ul><p>La construction d&#39;un &quot; th&eacute;saurus-maison &quot; peut &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; (temps pass&eacute; notamment). Les th&eacute;saurus en vente ont des tarifs tr&egrave;s diff&eacute;rents suivants l&#39;organisme producteur, sa taille... Un certain nombre sont consultables sur Internet, mais ne peuvent &ecirc;tre t&eacute;l&eacute;d&eacute;charg&eacute;s, &agrave; moins de signer un accord avec l&#39;&eacute;diteur. Les prix sont donc variables: aux alentours de 75 euros jusqu&#39;&agrave; 685 euros pour le th&eacute;saurus Delphes (sur disquette avec int&eacute;gration dans la base de donn&eacute;es interne). Ce co&ucirc;t doit donc &ecirc;tre pr&eacute;vu et inclus dans un budget documentaire. </p><h2>Quelques exemples de th&eacute;saurus</h2><p>Il existe des th&eacute;saurus incontournables &agrave; l&#39;heure actuelle: de par l&#39;institution qui les produit, de par leur th&eacute;matique tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rale. S&#39;inspirer de ces th&eacute;saurus est une possibilit&eacute; offerte &agrave; tout professionnel. Il peut adopter une partie du th&eacute;saurus choisi et construire son propre th&eacute;saurus &agrave; partir d&#39;une base solide. </p><h3>Le th&eacute;saurus de l&#39;UNESCO</h3><ul> <li>Producteur: l&#39;UNESCO est l&#39;organisation des Nations-Unies pour l&#39;&eacute;ducation, les sciences et la culture. </li> <li>Date de cr&eacute;ation: 1977, avec une deuxi&egrave;me &eacute;dition en 1995. </li> <li>Domaines couverts: &eacute;ducation, sciences, culture, sciences humaines et sociales, information et communication, droit, &eacute;conomie et politique </li> <li>Langues: Fran&ccedil;ais-Anglais-Espagnol </li> <li>Diffuseur: l&#39;UNESCO. Version papier (en vente &agrave; la librairie de l&#39;Unesco, place de Fontenoy, 75007, Paris); en ligne; sur c&eacute;d&eacute;roms (incluant les bases de donn&eacute;es de l&#39;Unesco); sur Internet (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ulcc.ac.uk/unesco/" target="_blank">www.ulcc.ac.uk/unesco/</a>) </li> <li>Avantages: l&#39;int&eacute;r&ecirc;t majeur de ce th&eacute;saurus est qu&#39;il propose des descripteurs dans plusieurs langues et qu&#39;il est multidisciplinaire. Il inclut &eacute;galement les noms de pays, ainsi que les groupes linguistiques ou ethniques. </li> <li>Inconv&eacute;nients: ils d&eacute;coulent des avantages d&eacute;crits. C&#39;est un th&eacute;saurus tr&egrave;s complet, mais tr&egrave;s lourd &agrave; manier, avec plusieurs milliers de termes. </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus ERIC </h3><ul> <li>Producteur: National Library of Education (Etats-Unis) </li> <li>Date de cr&eacute;ation: 1966 </li> <li>Domaines couverts: sciences de l&#39;&eacute;ducation, sciences humaines </li> <li>Langue: Anglais </li> <li>Diffuseur: interrogeable en ligne &agrave; partir de: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://searcheric.org/" target="_blank">http://searcheric.org</a> </li> <li>Avantages: le <em>th&eacute;saurus ERIC</em> est constitu&eacute; de plus de 10 000 termes et de plus de 66 000 relations entre eux. C&#39;est un des plus complet dans le domaine de l&#39;&eacute;ducation. ERIC (Educational Resources Information Center) est une base de donn&eacute;es produite par la National Library of Education. Le th&eacute;saurus ERIC sert &agrave; indexer les documents de la base de donn&eacute;es ERIC. </li> <li>Inconv&eacute;nients: il couvre une r&eacute;alit&eacute; am&eacute;ricaine; les indexeurs fran&ccedil;ais ont parfois du mal &agrave; trouver les &eacute;quivalences en fran&ccedil;ais. </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus MOTBIS</h3><ul> <li>Producteur: Centre national de documentation p&eacute;dagogique (Paris) </li> <li>Domaine couvert: sciences de l&#39;&eacute;ducation </li> <li>Langue: Fran&ccedil;ais </li> <li>Diffuseur: Centre national de documentation p&eacute;dagogique (Paris) </li> <li>Avantages: tr&egrave;s complet avec plus de 9000 termes, le th&eacute;saurus MOTBIS est utilis&eacute; dans la plupart des biblioth&egrave;ques et centre de documentation d&eacute;pendant de l&#39;Education nationale, ainsi que dans les Universit&eacute;s, le CNDP et les CRDP. Ils sert &eacute;galement &agrave; indexer le site du Centre national de documentation p&eacute;dagogique Educasource (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.educasource.education.fr/" target="_blank">www.educasource.education.fr</a>). MOTBIS (version 3.1) est consultable sur: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www2.ac-rennes.fr/barde/HTML/SuperDoc/%20motbis31/motbis31.htm" target="_blank">http://www2.ac-rennes.fr/barde/HTML/SuperDoc/ motbis31/motbis31.htm</a> </li> <li>Inconv&eacute;nients: la version papier compte quatre volumes. Il est donc tr&egrave;s complet, mais &eacute;galement difficile &agrave; adopter dans son ensemble pour une petite structure documentaire. </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus Delphes</h3><ul> <li>Producteur: Chambre de commerce et d&#39;industrie de Paris (CCIP) </li> <li>Date de cr&eacute;ation: 1980 </li> <li>Langue: Fran&ccedil;ais </li> <li>Domaines couverts: &eacute;conomie, monde de l&#39;entreprise, de la finance et des march&eacute;s d&#39;exportation fran&ccedil;ais et internationaux </li> <li>Diffuseur: la soci&eacute;t&eacute; Indexpresse &agrave; Grenoble diffuse le c&eacute;d&eacute;rom Delphes, base de donn&eacute;es &eacute;conomique (Archives Delphes 1980-1996). Contact: delphes@indepresse.fr Le th&eacute;saurus est int&eacute;gr&eacute; au c&eacute;d&eacute;rom. Le th&eacute;saurus Delphes (derni&egrave;re mise &agrave; jour version 2000) est consultable en ligne sur: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.infomediatheque.ccip.fr/ccipdie/produits/thesaurus.htm" target="_blank">www.infomediatheque.ccip.fr/ccipdie/ produits/thesaurus.htm</a> </li> <li>Avantages: Delphes est un des th&eacute;saurus les plus connus et les plus utilis&eacute;s dans le domaine &eacute;conomique par les centres de documentation des chambres de commerce fran&ccedil;aises. Le nombre de descripteurs est de 5371 termes auxquels s&#39;ajoutent 485 termes g&eacute;ographiques. </li> <li>Inconv&eacute;nients: la gestion de cet outil est n&eacute;cessairement lourde pour un centre documentaire traitant, par exemple, une seule branche industrielle dont la production est destin&eacute;e &agrave; un march&eacute; sp&eacute;cifique. </li> <li>Autres th&eacute;saurus &agrave; signaler dans le domaine de l&#39;&eacute;conomie: le th&eacute;saurus de la Commission des op&eacute;rations de bourses (COB); des renseignements utiles sont donn&eacute;s sur le domaine financier par les signets de la Biblioth&egrave;que nationale de France (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bnf.fr/" target="_blank">www.bnf.fr</a>), le site du minist&egrave;re des Finances (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.finances.gouv.fr/" target="_blank">www.finances.gouv.fr</a>) </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus MeSH (Medical Subject Headings) </h3><ul> <li>Producteur: National Library of Medicine (Etats-Unis) </li> <li>Date de cr&eacute;ation: 1966 </li> <li>Domaines couverts: m&eacute;decine, biologie, sant&eacute; </li> <li>Langues: Anglais avec une traduction fran&ccedil;aise </li> <li>Diffuseur: la traduction fran&ccedil;aise (F-MeSH) est diffus&eacute;e par l&#39;INSERM (Institut national de la sant&eacute; et de la recherche m&eacute;dicale - <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.inserm.fr/" target="_blank">www.inserm.fr</a>). La version am&eacute;ricaine (4 volumes) peut &ecirc;tre command&eacute;e par l&#39;interm&eacute;diaire d&#39;un libraire. </li> <li>Avantages: le MeSH, th&eacute;saurus de la base de donn&eacute;es am&eacute;ricaine Medline (plus de 10 millions de r&eacute;f&eacute;rences) est le th&eacute;saurus de r&eacute;f&eacute;rence en m&eacute;decine, avec plus de 20742 descripteurs. Servant &agrave; indexer plus de 4300 revues m&eacute;dicales internationales, il est utilis&eacute; pour la recherche documentaire dans la majorit&eacute; des biblioth&egrave;ques et centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s en m&eacute;decine de par le monde. De nombreux sites internet m&eacute;dicaux sont index&eacute;s avec le MeSH. Sur le site de l&#39;Inserm, vous pouvez rechercher un terme dans la base de donn&eacute;es du vocabulaire ou dans les index ou le th&eacute;saurus bilingue pour: <ul> <li>voir les informations et les relations concernant ce terme ou le situer dans son environnement hi&eacute;rarchique, </li> <li>rechercher directement les r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques correspondantes sur la base PubMed, </li> <li>Vous pouvez aussi consulter les modifications du MeSH 2002 (termes nouveaux, modifi&eacute;s ou supprim&eacute;s) et les listes de descripteurs particuliers </li> </ul> </li> <li>Inconv&eacute;nients: sa structure complexe n&eacute;cessite un apprentissage s&eacute;rieux et de nombreux utilisateurs peuvent &ecirc;tre d&eacute;concert&eacute;s. Vous pouvez consulter le th&eacute;saurus MeSH fran&ccedil;ais / anglais sur le site de l&#39;Inserm mais en aucun cas le t&eacute;l&eacute;charger. Pour cela, il faut en faire la demande et signer un contrat ou une convention de concession de droit d&#39;utilisation aupr&egrave;s de l&#39;Inserm. </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus de l&#39;Architecture</h3><ul> <li>Producteur: direction de l&#39;Architecture et du patrimoine - minist&egrave;re de la Culture (France) </li> <li>Domaines couverts: art, architecture, patrimoine </li> <li>Langues: Fran&ccedil;ais </li> <li>Diffuseur: le th&eacute;saurus de l&#39;Architecture permet d&#39;interroger cinq bases de donn&eacute;es &agrave; partir du site <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.culture.gouv.fr/" target="_blank">www.culture.gouv.fr</a> (M&eacute;rim&eacute;e, Palissy, Archidoc, M&eacute;moire, Th&eacute;saurus). Chaque base peut &ecirc;tre interrog&eacute;e ind&eacute;pendamment. </li> <li>Avantages: le th&eacute;saurus de l&#39;architecture d&eacute;veloppe sous une forme m&eacute;thodique les 1135 termes utiles &agrave; la d&eacute;nomination des oeuvres architecturales. Ces termes permettent l&#39;indexation des ensembles, &eacute;difices et &eacute;dicules, analys&eacute;s dans la base de donn&eacute;es sur le patrimoine fran&ccedil;ais, la base nationale <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.culture.gouv.fr/documentation/merimee/accueil.htm" target="_blank">M&eacute;rim&eacute;e</a>. L&#39;organisation propre au th&eacute;saurus permet ainsi de situer chaque terme dans une hi&eacute;rarchie dont les entr&eacute;es principales sont class&eacute;es selon des cat&eacute;gories fonctionnelles li&eacute;es &agrave; l&#39;usage religieux, fun&eacute;raire, industriel, etc. Il comporte en outre tous les renvois n&eacute;cessaires, des d&eacute;finitions sommaires, des notes d&#39;utilisation </li> <li>Inconv&eacute;nients: si la plupart des th&eacute;saurus expos&eacute;s ici comportent plusieurs milliers de termes, celui-ci semble parfois trop restreint par rapport &agrave; la th&eacute;matique d&eacute;velopp&eacute;e. </li> <li>Autres th&eacute;saurus &agrave; signaler en art et en architecture: Art and Architecture Thesaurus (AAT); Getty Thesaurus of Geographic Names (TGN) interrogeables sur le site: <a<br />href="http://www.getty.edu/research/tools/vocabulary/tgn/about.html" target="_blank">http://www.getty.edu/research/ tools/vocabulary/tgn/about.html</a> </li></ul><h3>Le th&eacute;saurus de l&#39;Eau</h3><ul> <li>Producteur: minist&egrave;re de l&#39;Am&eacute;nagement du territoire et de l&#39;environnement - Office international de l&#39;eau (France) </li> <li>Domaines couverts: environnement, eau </li> <li>Langue: multilingue, Fran&ccedil;ais-Anglais-Espagnol </li> <li>Diffuseur: sur papier en 3 volumes (53.36 euros) ou en format &eacute;lectronique pdf (106,71 euros) &agrave; partir du site: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.oieau.fr/thesaurus.htm" target="_blank">http://www.oieau.fr/thesaurus.htm</a>. Contact: <a href="mailto:eaudoc@oieau.fr">eaudoc@oieau.fr</a> </li> <li>Avantages: th&eacute;saurus complet, pr&eacute;sentant l&#39;avantage d&#39;&ecirc;tre multilingue </li> <li>Inconv&eacute;nients: la mise &agrave; jour du th&eacute;saurus peut &ecirc;tre un inconv&eacute;nient &agrave; signaler. </li> <li>Autres th&eacute;saurus dans le domaine de l&#39;eau et de l&#39;environnement &agrave; signaler: GEMET (General Multilingual Environmental Thesaurus) en 15 langues produit par l&#39;Agence europ&eacute;enne de l&#39;environnement, consultable sur: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.mu.niedersachsen.de/cds/etc-cds_neu/library/Gemet.pdf" target="_blank">http://www.mu.niedersachsen.de/ cds/etc-cds_neu/ library/Gemet.pdf</a> ; ASFA (Aquatic sciences and aquatic abstracts) produit par Cambridge Scientific Abstracts et la FAO (Food and Agriculture Organisation) sur : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www4.fao.org/asfa/asfa_fr.htm" target="_blank">http://www4.fao.org/asfa/asfa_fr.htm</a>; le th&eacute;saurus francophone du d&eacute;veloppement durable, produit par l&#39;Ecole nationale sup&eacute;rieure des mines de Saint-Etienne sur: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.agora21.org/relief/frame2.html" target="_blank">http://www.agora21.org/relief/frame2.html</a> </li></ul><h2>Quelques r&eacute;f&eacute;rences indispensables</h2><p>AITCHINSON J., GILCHRIST A. <em>Construire un th&eacute;saurus: manuel pratique</em>. Paris: ADBS, 1992. <br />AMAR M. <em>Les fondements th&eacute;oriques de l&#39;indexation: une approche linguistique</em>. Paris: ADBS, 2000. <br />BLANQUET M.-F. <em>Int&eacute;r&ecirc;t p&eacute;dagogique de l&#39;apprentissage des langages documentaires</em>. Paris: CNDP, 2001. [consult&eacute; le 25 avril 2001]. Disponible sur Internet: <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://savoirscdi.cndp.fr/CulturePro/actualisation/linguistique/blanquet.htm" target="_blank">http://savoirscdi.cndp.fr/CulturePro/ actualisation/linguistique/blanquet.htm</a>, 5 p. <br />DEGEZ D. Notice <em>Th&eacute;saurus</em>. In <em>Dictionnaire de l&#39;information et de la documentation</em>. Paris: Nathan, 1997. pp. 577-579 . <br />MANIEZ J. <em>Actualit&eacute; des langages documentaires. Les fondements th&eacute;oriques de la recherche d&#39;information</em>. Paris: ADBS, 2002. <br />VAN SLYPE G. <em>Les langages d&#39;indexation: conception, construction et utilisation dans les syst&egrave;mes documentaires</em>. Paris: Editions d&#39;Organisation, 1986. <br />R&egrave;gles d&#39;&eacute;tablissement des th&eacute;saurus monolingues, NF Z 47-100, 101, 103; ISO 2788. <br />Pour les th&eacute;saurus multilingues: ISO 5964. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (2002) - DSI, l’information profilée 2007-04-03T16:54:11+00:00 2007-04-03T16:54:11+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/2002-dsi-l-information-profilee.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Archimag, 2002, n&deg; 155, pp. 32-35.</strong> </p><p>Etre au plus pr&egrave;s des attentes et besoins de ses utilisateurs, les anticiper, &eacute;tudier l&#39;environnement de l&#39;institution et de l&#39;entreprise, proposer des th&egrave;mes de recherche actuels, faire de la prospective: tels sont les enjeux de la diffusion s&eacute;lective de l&#39;information (DSI). </p><p>La DSI prend plusieurs appellations: les plus parlantes sont certainement &quot; profil documentaire &quot; ou &quot; profil personnalis&eacute; &quot; ou &quot; profil de recherche &quot;, mais l&#39;on trouve aussi des termes ou expressions tels que &quot; alerte &quot; et &quot; rep&eacute;rage de l&#39;information pertinente &quot;. La technologie ajoute ses propres termes dont le plus usit&eacute; aujourd&#39;hui est &quot; technologie push &quot;. En allant plus loin, une DSI efficace est un &quot; outil de veille &quot; irrempla&ccedil;able, tr&egrave;s utilis&eacute;e par les veilleurs d&#39;information. Les anglo-saxons emploient une infinit&eacute; de termes pour la d&eacute;signer: &quot; current awareness &quot;; &quot; updates &quot;; &quot; alert &quot;; &quot; interests area &quot;; &quot; watch &quot; et &quot; information watch service&quot; concernent plus particuli&egrave;rement la veille (notion traduite par &quot; business intelligence &quot;). Mais, en premier lieu, il s&#39;agit de d&eacute;finir pr&eacute;cis&eacute;ment ce qu&#39;est la DSI, &agrave; quoi elle sert. Puis en second lieu, de donner des m&eacute;thodes et des exemples qui vont servir le professionnel de l&#39;information dans la mise en place d&#39;un service efficace et utile. </p><p>La diffusion s&eacute;lective de l&#39;information permet d&#39;alerter les utilisateurs de la parution r&eacute;cente de documents, d&#39;informations rentrant dans leurs domaines d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts et d&#39;&ecirc;tre ainsi au courant de l&#39;actualit&eacute;. La DSI est une mise &agrave; jour perp&eacute;tuelle des connaissances d&#39;un utilisateur ou d&#39;un groupe d&#39;utilisateurs. Cette mise &agrave; jour est r&eacute;alis&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; l&#39;envoi r&eacute;gulier des r&eacute;f&eacute;rences les plus r&eacute;centes. On distingue donc deux types de diffusion s&eacute;lective d&#39;information: </p><ul> <li>l&#39;une correspond &agrave; la fourniture de r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques r&eacute;pondant au profil d&#39;un seul utilisateur: la diffusion est alors strictement &quot; individuelle &quot;, on parle de &quot; profil personnalis&eacute; &quot; </li> <li>l&#39;autre correspond &agrave; la fourniture de listes bibliographiques plus larges r&eacute;pondant au profil d&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un groupe homog&egrave;ne d&#39;utilisateurs. C&#39;est un &quot; profil de groupe &quot; qui se traduit g&eacute;n&eacute;ralement par une proposition de diff&eacute;rents &quot; profils standards &quot;. </li></ul><h2>R&eacute;f&eacute;rences, r&eacute;sum&eacute;s ou textes int&eacute;gral</h2><p>Ces deux types de DSI ont cependant la m&ecirc;me m&eacute;thode d&#39;&eacute;laboration et de cr&eacute;ation. Comment se pr&eacute;sente-t-elle ? <br />Elle prend le plus souvent la forme d&#39;une liste de r&eacute;f&eacute;rences, ou de r&eacute;sum&eacute;s indicatifs de documents r&eacute;cemment parus, parmi lesquels ne sont s&eacute;lectionn&eacute;s que ceux correspondant strictement au domaine d&#39;int&eacute;r&ecirc;t (ou &quot; profil &quot; du demandeur). Elle peut concerner &eacute;galement les brevets. Sa p&eacute;riodicit&eacute; r&eacute;guli&egrave;re (hebdomadaire ou mensuelle) est une de ses caract&eacute;ristiques fortes. Hormis les r&eacute;f&eacute;rences ou les r&eacute;sum&eacute;s, le documentaliste peut choisir d&#39;envoyer directement &agrave; l&#39;utilisateur le texte int&eacute;gral d&#39;un document qui r&eacute;pond exactement au profil qui a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;. </p><h2>Ici, maintenant ou jamais</h2><p>La DSI est un produit documentaire &eacute;labor&eacute; qui offre une r&eacute;elle valeur ajout&eacute;e par rapport &agrave; une bibliographie simple ou &agrave; un bulletin documentaire: elle correspond &agrave; la mise en &oelig;uvre d&#39;une strat&eacute;gie de recherche approfondie, test&eacute;e, et b&eacute;n&eacute;ficie dor&eacute;navant des moyens technologiques tels Internet, les banques de donn&eacute;es professionnelles ou les logiciels documentaires. Elle est consid&eacute;r&eacute;e comme un des &quot; produits-phares &quot; en information-documentation, car elle met en concordance des besoins d&#39;information pointus (de la part de l&#39;utilisateur), des techniques documentaires (la connaissance des sources pertinentes et du domaine, la recherche d&#39;information, la veille) et des comp&eacute;tences documentaires (celles du professionnel de l&#39;information). S&#39;il fallait appliquer une devise &agrave; ce produit documentaire, elle pourrait &ecirc;tre &quot; ici, maintenant ou jamais &quot; tant celle-ci correspond &agrave; une demande &quot; avanc&eacute;e &quot; de recherche d&#39;information imm&eacute;diate. Pertinence et actualit&eacute; sont les ma&icirc;tres-mots de la DSI. Une connaissance approfondie du domaine d&#39;investigation est n&eacute;cessaire sinon imp&eacute;rative da la part du professionnel, alli&eacute;e &agrave; l&#39;&eacute;tablissement d&#39;un r&eacute;el dialogue avec l&#39;utilisateur afin de bien comprendre ses attentes. <br />Il faut insister sur le fait que la DSI n&#39;est pas un produit documentaire courant, les documentalistes ou les biblioth&eacute;caires ne la r&eacute;alisant pas syst&eacute;matiquement pour des raisons de temps et de moyens. Les domaines o&ugrave; la DSI est le plus souvent fournie aux utilisateurs sont la recherche scientifique, la m&eacute;decine, l&#39;industrie, l&#39;&eacute;conomie ou les finances, c&#39;est-&agrave;-dire des secteurs o&ugrave; l&#39;anticipation, la connaissance de l&#39;environnement sont essentiels. Elle ne concerne donc pas tous les secteurs. Certains professionnels de l&#39;information peuvent la proposer &agrave; leurs utilisateurs, dans le secteur non-marchand en particulier (l&#39;administration d&#39;Etat ou territoriale; l&#39;&eacute;ducation; la culture): ils offrent g&eacute;n&eacute;ralement des bulletins et panoramas de presse le plus souvent destin&eacute;s &agrave; une utilisation large au sein de l&#39;institution, mais la mise en place d&#39;une veille sous forme de profils pr&eacute;sente l&#39;avantage de mieux renseigner les d&eacute;cideurs publics sur les &eacute;volutions de la soci&eacute;t&eacute; et les attentes du public. </p><h2>Plusieurs moyens &agrave; sa port&eacute;e</h2><p>Le professionnel de l&#39;information a plusieurs moyens &agrave; sa port&eacute;e pour mettre en place une DSI efficace, le plus courant &eacute;tant l&#39;utilisation des ressources documentaires internes du service. Il s&#39;appuie sur les documents re&ccedil;us les plus r&eacute;cents saisis dans la base de donn&eacute;es interne (r&eacute;f&eacute;rences ou texte int&eacute;gral num&eacute;ris&eacute;; sommaires de revues papier ou num&eacute;ris&eacute;). Les logiciels documentaires actuels int&egrave;grent le plus souvent un module de DSI (c&#39;est le cas du logiciel Alexandrie de la soci&eacute;t&eacute; GB Concept) qui permet d&#39;effectuer des recherches sur les derni&egrave;res r&eacute;f&eacute;rences saisies &agrave; partir des centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts des utilisateurs. Coupl&eacute; avec le module Web et le module GEIDE, l&#39;utilisateur re&ccedil;oit de mani&egrave;re &eacute;lectronique des r&eacute;f&eacute;rences, mais &eacute;galement le texte int&eacute;gral d&#39;un document. </p><p>S&#39;il est abonn&eacute; &agrave; des produits bibliographiques, le professionnel peut &eacute;galement exploiter les possibilit&eacute;s fournies par certaines banques de donn&eacute;es bibliographiques sur c&eacute;d&eacute;roms ou sur disquettes: un des meilleurs exemples de profils personnalisables propos&eacute;s par une banque de donn&eacute;es est celui pr&eacute;sent&eacute; par les <em>Current Contents</em> de l&#39;Institute for Scientific Information (ISI), soit 16000 p&eacute;riodiques index&eacute;s repr&eacute;sentant huit disciplines (de l&#39;agriculture aux sciences, de la m&eacute;decine &agrave; l&#39;art et aux sciences humaines). Une fois enregistr&eacute;, le profil est &eacute;dit&eacute; automatiquement selon la p&eacute;riodicit&eacute; souhait&eacute;e et envoy&eacute; soit sur papier, sur disquette ou par messagerie. </p><p>Selon la formule choisie, les r&eacute;f&eacute;rences issues du profil sont int&eacute;gr&eacute;es dans le logiciel bibliographique de l&#39;utilisateur (tels <em>Reference Manager</em> ou <em>Endnote</em>) qui constitue ainsi sa base de donn&eacute;es personnelle. </p><p>Enfin, il ne faut pas oublier les services offerts par les agences d&#39;abonnements qui, pour la plupart, num&eacute;risent les sommaires des revues et se r&eacute;v&egrave;lent &ecirc;tre une source d&#39;information int&eacute;ressante pour compl&eacute;ter des recherches ou des profils. </p><h2>Termes choisis</h2><p>Cependant, la DSI n&#39;est r&eacute;ellement op&eacute;rationnelle et utile que si certaines r&egrave;gles sont appliqu&eacute;es. <br />Le demandeur qui souhaite recevoir ce produit a besoin d&#39;une information actualis&eacute;e pour diff&eacute;rentes raisons, le plus souvent parce que, sp&eacute;cialiste d&#39;un domaine, il n&#39;a pas tous les moyens (mat&eacute;riels et techniques), ni le temps n&eacute;cessaire pour r&eacute;aliser ce travail. Il va donc d&eacute;l&eacute;guer cette t&acirc;che au professionnel. <br />La r&eacute;alisation d&#39;un &quot; profil documentaire &quot; suit, en premier lieu, les r&egrave;gles de toute recherche documentaire: le passage du langage naturel - celui de l&#39;utilisateur - &agrave; la d&eacute;finition des concepts-cl&eacute;s de sa recherche se fait avec l&#39;aide du professionnel. Les termes choisis -auparavant clairement d&eacute;finis et compris, parfois &agrave; l&#39;aide de dictionnaires sp&eacute;cialis&eacute;s - sont issus du th&eacute;saurus employ&eacute; pour toute autre recherche documentaire courante. Il est en effet essentiel d&#39;utiliser cet outil de r&eacute;f&eacute;rence, le th&eacute;saurus, qui structure un domaine de connaissances. Les r&eacute;sultats de la recherche n&#39;en sont que plus s&ucirc;rs. Une fois les descripteurs choisis, il faut les associer avec les op&eacute;rateurs bool&eacute;ens ET, OU, SAUF, les op&eacute;rateurs d&#39;adjacence ADJ ou NEAR, ceci afin de cr&eacute;er une ou plusieurs &eacute;quations de recherche. Aux concepts retenus s&#39;ajoutent des crit&egrave;res compl&eacute;mentaires afin de pr&eacute;ciser la recherche: langue, type de documents souhait&eacute;s, pays... Ces &eacute;quations d&eacute;finissent le ou les centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts de l&#39;utilisateur et sont plus ou moins complexes: elles associent des notions entre elles ou permettent de r&eacute;aliser une recherche sur un auteur en particulier (concernant ses derni&egrave;res publications) ou encore de r&eacute;cup&eacute;rer le sommaire d&#39;une revue &agrave; para&icirc;tre (c&#39;est le cas, notamment, d&#39;un certain nombre de revues en ligne qui proposent un service d&#39;alerte). </p><p>En second lieu, ces diff&eacute;rentes &eacute;quations sont test&eacute;es sur la banque de donn&eacute;es interne ou externe, et les r&eacute;sultats &eacute;valu&eacute;s en fonction de leur pertinence par rapports aux sujets de d&eacute;part. L&#39;&eacute;quation est modifi&eacute;e si les r&eacute;sultats ne sont pas valables. Une fois d&eacute;finitivement &eacute;tablie, celle-ci est enregistr&eacute;e dans le syst&egrave;me. Selon la p&eacute;riodicit&eacute; voulue (hebdomadaire ou mensuelle), la recherche s&#39;enclenche automatiquement gr&acirc;ce au module DSI du logiciel documentaire ou du syst&egrave;me aupr&egrave;s duquel un abonnement a &eacute;t&eacute; pris. </p><table > <tbody> <tr> <td> <p> Exemple fictif d&#39;un profil personnalis&eacute; &agrave; partir d&#39;une recherche sur &quot; la commercialisation des farines animales &quot;. </p> <p> L&#39;&eacute;quation de recherche avec descripteurs d&#39;un th&eacute;saurus sur l&#39;agriculture est la suivante: </p> <p> Farine <strong>ADJ</strong> animale <strong>ET</strong> (prix <strong>OU</strong> politique des prix <strong>OU</strong> demande <strong>OU</strong> commercialisation) </p> <p> R&eacute;ponse fournie: </p> <p> <table > <tbody> <tr> <td>Farine animale <br /> Prix <br /> Politique des prix <br /> Demande <br /> Commercialisation </td> <td width="250">60 notices comportent ce descripteur <br /> 68 notices <br /> 10 notices <br /> 10 notices <br /> 58 notices </td> </tr> </tbody> </table> </p> <p> Le croisement de ces descripteurs donne <strong>15 notices</strong> r&eacute;pondant &agrave; l&#39;&eacute;quation de recherche. </p> </td> </tr> </tbody></table><h2>Des sources officielles</h2><p>Jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent, un certain nombre de possibilit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; montr&eacute;es concernant la mise en place de la DSI. L&#39;acc&egrave;s aux banques de donn&eacute;es professionnelles et &agrave; Internet offrent des choix suppl&eacute;mentaires au professionnel: il faut cependant &ecirc;tre attentif &agrave; l&#39;institution ou &agrave; l&#39;organisme producteurs et porter son choix vers des sources officielles (instituts, biblioth&egrave;ques, universit&eacute;s). Quelques grands organismes producteurs de banques de donn&eacute;es ont des offres de service payantes &quot; orient&eacute;es utilisateurs &quot;: </p><ul> <li>l&#39;INIST (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.inist.fr/">www.inist.fr</a>) procurent ainsi, &agrave; partir des bases PASCAL et FRANCIS, des bibliographies et des profils personnalis&eacute;es, des analyses statistiques, des synth&egrave;ses, issus de son fonds pluridisciplinaire qui comporte ouvrages, revues et litt&eacute;rature grise, </li> <li>la British Library (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bl.uk/services/current.html">www.bl.uk/services/current.html</a>) effectue, &agrave; la demande, une veille sur les sommaires de ses 20 000 titres de p&eacute;riodiques courants, les actes de congr&egrave;s, les brevets... </li> <li>BOPCAS (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bopcas.soton.ac.uk/">www.bopcas.soton.ac.uk</a>) permet de rechercher de la litt&eacute;rature grise officielle britannique, soit 23 800 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1995, </li> <li>La biblioth&egrave;que de l&#39;Universit&eacute; de Loughborough (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.lboro.ac.uk/library/aware/">www.lboro.ac.uk/library/aware/</a>) a une offre compl&egrave;te en mati&egrave;re d&#39;alerte sur les nouvelles parutions, articles de revues, conf&eacute;rences, brevets et normes. La biblioth&egrave;que de l&#39;Universit&eacute; de Leicester (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.le.ac.uk.library/sources/subject5/ebm.htm">www.le.ac.uk.library/sources/subject5/ebm.htm</a>) pr&eacute;sente une offre sp&eacute;cialis&eacute;e en m&eacute;decine, </li> <li><em>Zetoc</em> (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://zetoc.mimas.ac.uk/">http://zetoc.mimas.ac.uk</a>) permet d&#39;exercer une veille r&eacute;guli&egrave;re concernant la norme <em>Dublin Core</em> pour les m&eacute;tadonn&eacute;es </li></ul><p>Ce ne sont que quelques exemples, mais les produits propos&eacute;s, en l&#39;occurrence des profils personnalis&eacute;s, pr&eacute;sentent l&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;avoir &eacute;t&eacute; con&ccedil;us par des professionnels pour des professionnels, ce qui est un gage de s&eacute;rieux et de pertinence. Un exemple significatif est celui de la Biblioth&egrave;que nationale de France qui souhaite enrichir son offre documentaire par des profils. <br />A c&ocirc;t&eacute; des profils personnalis&eacute;s, on peut &eacute;galement trouver des listes de profils standards d&eacute;clin&eacute;s sous la forme d&#39;une liste de th&egrave;mes. L&#39;utilisateur ou le documentaliste doivent suivre la proc&eacute;dure d&#39;abonnement. </p><h2>La DSI &eacute;volue<<br />h2><p>Avec Internet, la DSI &eacute;volue et se d&eacute;cline selon le type de document en ligne pr&eacute;sent&eacute;. Nous avons vu que g&eacute;n&eacute;ralement les r&eacute;sultats d&#39;un profil se pr&eacute;sentent sous la forme d&#39;une liste de r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, de r&eacute;sum&eacute;s, de sommaires de revues, de brevets ou du texte int&eacute;gral de documents. Des p&eacute;riodiques scientifiques proposent des &quot; alertes &quot; tel le <em>British Medical Journal</em> (<em>BMJ</em>) qui, chaque semaine, en plus d&#39;un acc&egrave;s gratuit sur Internet, offre quatre formes d&#39;alerte &agrave; partir du num&eacute;ro en cours: sommaire; choix du r&eacute;dacteur; choix d&#39;articles comment&eacute;s (<em>press release</em>) par l&#39;auteur; choix d&#39;articles qui correspondent &agrave; des centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;t particuliers. Dans le domaine m&eacute;dical, chaque pathologie poss&egrave;de maintenant son ou ses propre(s) site(s) cr&eacute;&eacute;(s) par une association, un particulier...et qui pr&eacute;sentent des r&eacute;sultats scientifiques. Leur consultation r&eacute;guli&egrave;re est une forme de veille, la pr&eacute;caution &agrave; prendre &eacute;tant de v&eacute;rifier que ces r&eacute;sultats soient tous valid&eacute;s scientifiquement. </p><p>Le domaine scientifique n&#39;est pas le seul repr&eacute;sent&eacute;. L&#39;offre sur Internet &eacute;tant tr&egrave;s importante, le mieux est de rechercher les p&eacute;riodiques &eacute;lectroniques correspondant &agrave; ses propres domaines d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. EMERALD (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.emeralinsight.com/">www.emeralinsight.com</a>) est un fournisseur britannique de revues en ligne. Son catalogue est tr&egrave;s riche et tr&egrave;s diversifi&eacute; par les th&egrave;mes abord&eacute;s - &eacute;conomie, marketing, sant&eacute;, management. <em>Emeral E-mail Services</em> permet de recevoir dans sa bo&icirc;te aux lettre &eacute;lectronique des alertes et des <em>updates</em>. De nombreuses universit&eacute;s (anglo-saxonnes notamment) ont sign&eacute; des licences d&#39;agr&eacute;ment avec EMERALD. </p><h2>Push on-line et push off-line</h2><p>Enfin, la DSI b&eacute;n&eacute;ficie de la &quot; technologie push &quot;: elle est utilis&eacute;e pour obtenir des informations cibl&eacute;es selon une p&eacute;riodicit&eacute; adapt&eacute;e aux besoins de l&#39;utilisateur. Ce sont essentiellement des logiciels de veille sur Internet qualifi&eacute;s d&#39;agents de veille. Il existe deux types d&#39;agents &quot; push &quot;: les agents &quot;push on-line&quot; (<em>My Yahoo!</em>, <em>My Newspage</em>, <em>My Excite</em>, <em>My AltaVista</em>, <em>Net.Portal</em>) qui fonctionnent en ligne sans installer de logiciels sp&eacute;cifiques et aupr&egrave;s desquels il faut enregistrer son profil utilisateur; les informations arrivent sous format d&#39;une page de sommaire personnelle (les rubriques sont tr&egrave;s larges); et les agents &quot;push off-line&quot; qui sont des logiciels clients avec d&eacute;finition d&#39;un profil et t&eacute;l&eacute;chargement automatique des informations (<em>PointCast</em>, <em>Marimba</em>, <em>BackWeb</em>, ...). </p><p>La DSI a donc fortement &eacute;volu&eacute; et s&#39;appuie de plus en plus sur la technologie: produit-phare des professionnels de l&#39;information, ceux-ci se voient concurrencer sur leur propre terrain, l&#39;information et sa diffusion. Le meilleur conseil &agrave; donner est de suivre ces &eacute;volutions technologiques, de comparer les produits et d&#39;adopter ceux qui sont les mieux adapt&eacute;s aux profils souhait&eacute;s. Mais surtout de trouver le bon... profil ! </p><p>Les exemples scientifiques ont &eacute;t&eacute; fournis par Marie-Pierre R&eacute;thy, documentaliste, H&ocirc;pital neurologique Pierre Wertheimer, Lyon </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Archimag, 2002, n&deg; 155, pp. 32-35.</strong> </p><p>Etre au plus pr&egrave;s des attentes et besoins de ses utilisateurs, les anticiper, &eacute;tudier l&#39;environnement de l&#39;institution et de l&#39;entreprise, proposer des th&egrave;mes de recherche actuels, faire de la prospective: tels sont les enjeux de la diffusion s&eacute;lective de l&#39;information (DSI). </p><p>La DSI prend plusieurs appellations: les plus parlantes sont certainement &quot; profil documentaire &quot; ou &quot; profil personnalis&eacute; &quot; ou &quot; profil de recherche &quot;, mais l&#39;on trouve aussi des termes ou expressions tels que &quot; alerte &quot; et &quot; rep&eacute;rage de l&#39;information pertinente &quot;. La technologie ajoute ses propres termes dont le plus usit&eacute; aujourd&#39;hui est &quot; technologie push &quot;. En allant plus loin, une DSI efficace est un &quot; outil de veille &quot; irrempla&ccedil;able, tr&egrave;s utilis&eacute;e par les veilleurs d&#39;information. Les anglo-saxons emploient une infinit&eacute; de termes pour la d&eacute;signer: &quot; current awareness &quot;; &quot; updates &quot;; &quot; alert &quot;; &quot; interests area &quot;; &quot; watch &quot; et &quot; information watch service&quot; concernent plus particuli&egrave;rement la veille (notion traduite par &quot; business intelligence &quot;). Mais, en premier lieu, il s&#39;agit de d&eacute;finir pr&eacute;cis&eacute;ment ce qu&#39;est la DSI, &agrave; quoi elle sert. Puis en second lieu, de donner des m&eacute;thodes et des exemples qui vont servir le professionnel de l&#39;information dans la mise en place d&#39;un service efficace et utile. </p><p>La diffusion s&eacute;lective de l&#39;information permet d&#39;alerter les utilisateurs de la parution r&eacute;cente de documents, d&#39;informations rentrant dans leurs domaines d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts et d&#39;&ecirc;tre ainsi au courant de l&#39;actualit&eacute;. La DSI est une mise &agrave; jour perp&eacute;tuelle des connaissances d&#39;un utilisateur ou d&#39;un groupe d&#39;utilisateurs. Cette mise &agrave; jour est r&eacute;alis&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; l&#39;envoi r&eacute;gulier des r&eacute;f&eacute;rences les plus r&eacute;centes. On distingue donc deux types de diffusion s&eacute;lective d&#39;information: </p><ul> <li>l&#39;une correspond &agrave; la fourniture de r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques r&eacute;pondant au profil d&#39;un seul utilisateur: la diffusion est alors strictement &quot; individuelle &quot;, on parle de &quot; profil personnalis&eacute; &quot; </li> <li>l&#39;autre correspond &agrave; la fourniture de listes bibliographiques plus larges r&eacute;pondant au profil d&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un groupe homog&egrave;ne d&#39;utilisateurs. C&#39;est un &quot; profil de groupe &quot; qui se traduit g&eacute;n&eacute;ralement par une proposition de diff&eacute;rents &quot; profils standards &quot;. </li></ul><h2>R&eacute;f&eacute;rences, r&eacute;sum&eacute;s ou textes int&eacute;gral</h2><p>Ces deux types de DSI ont cependant la m&ecirc;me m&eacute;thode d&#39;&eacute;laboration et de cr&eacute;ation. Comment se pr&eacute;sente-t-elle ? <br />Elle prend le plus souvent la forme d&#39;une liste de r&eacute;f&eacute;rences, ou de r&eacute;sum&eacute;s indicatifs de documents r&eacute;cemment parus, parmi lesquels ne sont s&eacute;lectionn&eacute;s que ceux correspondant strictement au domaine d&#39;int&eacute;r&ecirc;t (ou &quot; profil &quot; du demandeur). Elle peut concerner &eacute;galement les brevets. Sa p&eacute;riodicit&eacute; r&eacute;guli&egrave;re (hebdomadaire ou mensuelle) est une de ses caract&eacute;ristiques fortes. Hormis les r&eacute;f&eacute;rences ou les r&eacute;sum&eacute;s, le documentaliste peut choisir d&#39;envoyer directement &agrave; l&#39;utilisateur le texte int&eacute;gral d&#39;un document qui r&eacute;pond exactement au profil qui a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;. </p><h2>Ici, maintenant ou jamais</h2><p>La DSI est un produit documentaire &eacute;labor&eacute; qui offre une r&eacute;elle valeur ajout&eacute;e par rapport &agrave; une bibliographie simple ou &agrave; un bulletin documentaire: elle correspond &agrave; la mise en &oelig;uvre d&#39;une strat&eacute;gie de recherche approfondie, test&eacute;e, et b&eacute;n&eacute;ficie dor&eacute;navant des moyens technologiques tels Internet, les banques de donn&eacute;es professionnelles ou les logiciels documentaires. Elle est consid&eacute;r&eacute;e comme un des &quot; produits-phares &quot; en information-documentation, car elle met en concordance des besoins d&#39;information pointus (de la part de l&#39;utilisateur), des techniques documentaires (la connaissance des sources pertinentes et du domaine, la recherche d&#39;information, la veille) et des comp&eacute;tences documentaires (celles du professionnel de l&#39;information). S&#39;il fallait appliquer une devise &agrave; ce produit documentaire, elle pourrait &ecirc;tre &quot; ici, maintenant ou jamais &quot; tant celle-ci correspond &agrave; une demande &quot; avanc&eacute;e &quot; de recherche d&#39;information imm&eacute;diate. Pertinence et actualit&eacute; sont les ma&icirc;tres-mots de la DSI. Une connaissance approfondie du domaine d&#39;investigation est n&eacute;cessaire sinon imp&eacute;rative da la part du professionnel, alli&eacute;e &agrave; l&#39;&eacute;tablissement d&#39;un r&eacute;el dialogue avec l&#39;utilisateur afin de bien comprendre ses attentes. <br />Il faut insister sur le fait que la DSI n&#39;est pas un produit documentaire courant, les documentalistes ou les biblioth&eacute;caires ne la r&eacute;alisant pas syst&eacute;matiquement pour des raisons de temps et de moyens. Les domaines o&ugrave; la DSI est le plus souvent fournie aux utilisateurs sont la recherche scientifique, la m&eacute;decine, l&#39;industrie, l&#39;&eacute;conomie ou les finances, c&#39;est-&agrave;-dire des secteurs o&ugrave; l&#39;anticipation, la connaissance de l&#39;environnement sont essentiels. Elle ne concerne donc pas tous les secteurs. Certains professionnels de l&#39;information peuvent la proposer &agrave; leurs utilisateurs, dans le secteur non-marchand en particulier (l&#39;administration d&#39;Etat ou territoriale; l&#39;&eacute;ducation; la culture): ils offrent g&eacute;n&eacute;ralement des bulletins et panoramas de presse le plus souvent destin&eacute;s &agrave; une utilisation large au sein de l&#39;institution, mais la mise en place d&#39;une veille sous forme de profils pr&eacute;sente l&#39;avantage de mieux renseigner les d&eacute;cideurs publics sur les &eacute;volutions de la soci&eacute;t&eacute; et les attentes du public. </p><h2>Plusieurs moyens &agrave; sa port&eacute;e</h2><p>Le professionnel de l&#39;information a plusieurs moyens &agrave; sa port&eacute;e pour mettre en place une DSI efficace, le plus courant &eacute;tant l&#39;utilisation des ressources documentaires internes du service. Il s&#39;appuie sur les documents re&ccedil;us les plus r&eacute;cents saisis dans la base de donn&eacute;es interne (r&eacute;f&eacute;rences ou texte int&eacute;gral num&eacute;ris&eacute;; sommaires de revues papier ou num&eacute;ris&eacute;). Les logiciels documentaires actuels int&egrave;grent le plus souvent un module de DSI (c&#39;est le cas du logiciel Alexandrie de la soci&eacute;t&eacute; GB Concept) qui permet d&#39;effectuer des recherches sur les derni&egrave;res r&eacute;f&eacute;rences saisies &agrave; partir des centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts des utilisateurs. Coupl&eacute; avec le module Web et le module GEIDE, l&#39;utilisateur re&ccedil;oit de mani&egrave;re &eacute;lectronique des r&eacute;f&eacute;rences, mais &eacute;galement le texte int&eacute;gral d&#39;un document. </p><p>S&#39;il est abonn&eacute; &agrave; des produits bibliographiques, le professionnel peut &eacute;galement exploiter les possibilit&eacute;s fournies par certaines banques de donn&eacute;es bibliographiques sur c&eacute;d&eacute;roms ou sur disquettes: un des meilleurs exemples de profils personnalisables propos&eacute;s par une banque de donn&eacute;es est celui pr&eacute;sent&eacute; par les <em>Current Contents</em> de l&#39;Institute for Scientific Information (ISI), soit 16000 p&eacute;riodiques index&eacute;s repr&eacute;sentant huit disciplines (de l&#39;agriculture aux sciences, de la m&eacute;decine &agrave; l&#39;art et aux sciences humaines). Une fois enregistr&eacute;, le profil est &eacute;dit&eacute; automatiquement selon la p&eacute;riodicit&eacute; souhait&eacute;e et envoy&eacute; soit sur papier, sur disquette ou par messagerie. </p><p>Selon la formule choisie, les r&eacute;f&eacute;rences issues du profil sont int&eacute;gr&eacute;es dans le logiciel bibliographique de l&#39;utilisateur (tels <em>Reference Manager</em> ou <em>Endnote</em>) qui constitue ainsi sa base de donn&eacute;es personnelle. </p><p>Enfin, il ne faut pas oublier les services offerts par les agences d&#39;abonnements qui, pour la plupart, num&eacute;risent les sommaires des revues et se r&eacute;v&egrave;lent &ecirc;tre une source d&#39;information int&eacute;ressante pour compl&eacute;ter des recherches ou des profils. </p><h2>Termes choisis</h2><p>Cependant, la DSI n&#39;est r&eacute;ellement op&eacute;rationnelle et utile que si certaines r&egrave;gles sont appliqu&eacute;es. <br />Le demandeur qui souhaite recevoir ce produit a besoin d&#39;une information actualis&eacute;e pour diff&eacute;rentes raisons, le plus souvent parce que, sp&eacute;cialiste d&#39;un domaine, il n&#39;a pas tous les moyens (mat&eacute;riels et techniques), ni le temps n&eacute;cessaire pour r&eacute;aliser ce travail. Il va donc d&eacute;l&eacute;guer cette t&acirc;che au professionnel. <br />La r&eacute;alisation d&#39;un &quot; profil documentaire &quot; suit, en premier lieu, les r&egrave;gles de toute recherche documentaire: le passage du langage naturel - celui de l&#39;utilisateur - &agrave; la d&eacute;finition des concepts-cl&eacute;s de sa recherche se fait avec l&#39;aide du professionnel. Les termes choisis -auparavant clairement d&eacute;finis et compris, parfois &agrave; l&#39;aide de dictionnaires sp&eacute;cialis&eacute;s - sont issus du th&eacute;saurus employ&eacute; pour toute autre recherche documentaire courante. Il est en effet essentiel d&#39;utiliser cet outil de r&eacute;f&eacute;rence, le th&eacute;saurus, qui structure un domaine de connaissances. Les r&eacute;sultats de la recherche n&#39;en sont que plus s&ucirc;rs. Une fois les descripteurs choisis, il faut les associer avec les op&eacute;rateurs bool&eacute;ens ET, OU, SAUF, les op&eacute;rateurs d&#39;adjacence ADJ ou NEAR, ceci afin de cr&eacute;er une ou plusieurs &eacute;quations de recherche. Aux concepts retenus s&#39;ajoutent des crit&egrave;res compl&eacute;mentaires afin de pr&eacute;ciser la recherche: langue, type de documents souhait&eacute;s, pays... Ces &eacute;quations d&eacute;finissent le ou les centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts de l&#39;utilisateur et sont plus ou moins complexes: elles associent des notions entre elles ou permettent de r&eacute;aliser une recherche sur un auteur en particulier (concernant ses derni&egrave;res publications) ou encore de r&eacute;cup&eacute;rer le sommaire d&#39;une revue &agrave; para&icirc;tre (c&#39;est le cas, notamment, d&#39;un certain nombre de revues en ligne qui proposent un service d&#39;alerte). </p><p>En second lieu, ces diff&eacute;rentes &eacute;quations sont test&eacute;es sur la banque de donn&eacute;es interne ou externe, et les r&eacute;sultats &eacute;valu&eacute;s en fonction de leur pertinence par rapports aux sujets de d&eacute;part. L&#39;&eacute;quation est modifi&eacute;e si les r&eacute;sultats ne sont pas valables. Une fois d&eacute;finitivement &eacute;tablie, celle-ci est enregistr&eacute;e dans le syst&egrave;me. Selon la p&eacute;riodicit&eacute; voulue (hebdomadaire ou mensuelle), la recherche s&#39;enclenche automatiquement gr&acirc;ce au module DSI du logiciel documentaire ou du syst&egrave;me aupr&egrave;s duquel un abonnement a &eacute;t&eacute; pris. </p><table > <tbody> <tr> <td> <p> Exemple fictif d&#39;un profil personnalis&eacute; &agrave; partir d&#39;une recherche sur &quot; la commercialisation des farines animales &quot;. </p> <p> L&#39;&eacute;quation de recherche avec descripteurs d&#39;un th&eacute;saurus sur l&#39;agriculture est la suivante: </p> <p> Farine <strong>ADJ</strong> animale <strong>ET</strong> (prix <strong>OU</strong> politique des prix <strong>OU</strong> demande <strong>OU</strong> commercialisation) </p> <p> R&eacute;ponse fournie: </p> <p> <table > <tbody> <tr> <td>Farine animale <br /> Prix <br /> Politique des prix <br /> Demande <br /> Commercialisation </td> <td width="250">60 notices comportent ce descripteur <br /> 68 notices <br /> 10 notices <br /> 10 notices <br /> 58 notices </td> </tr> </tbody> </table> </p> <p> Le croisement de ces descripteurs donne <strong>15 notices</strong> r&eacute;pondant &agrave; l&#39;&eacute;quation de recherche. </p> </td> </tr> </tbody></table><h2>Des sources officielles</h2><p>Jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent, un certain nombre de possibilit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; montr&eacute;es concernant la mise en place de la DSI. L&#39;acc&egrave;s aux banques de donn&eacute;es professionnelles et &agrave; Internet offrent des choix suppl&eacute;mentaires au professionnel: il faut cependant &ecirc;tre attentif &agrave; l&#39;institution ou &agrave; l&#39;organisme producteurs et porter son choix vers des sources officielles (instituts, biblioth&egrave;ques, universit&eacute;s). Quelques grands organismes producteurs de banques de donn&eacute;es ont des offres de service payantes &quot; orient&eacute;es utilisateurs &quot;: </p><ul> <li>l&#39;INIST (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.inist.fr/">www.inist.fr</a>) procurent ainsi, &agrave; partir des bases PASCAL et FRANCIS, des bibliographies et des profils personnalis&eacute;es, des analyses statistiques, des synth&egrave;ses, issus de son fonds pluridisciplinaire qui comporte ouvrages, revues et litt&eacute;rature grise, </li> <li>la British Library (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bl.uk/services/current.html">www.bl.uk/services/current.html</a>) effectue, &agrave; la demande, une veille sur les sommaires de ses 20 000 titres de p&eacute;riodiques courants, les actes de congr&egrave;s, les brevets... </li> <li>BOPCAS (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bopcas.soton.ac.uk/">www.bopcas.soton.ac.uk</a>) permet de rechercher de la litt&eacute;rature grise officielle britannique, soit 23 800 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1995, </li> <li>La biblioth&egrave;que de l&#39;Universit&eacute; de Loughborough (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.lboro.ac.uk/library/aware/">www.lboro.ac.uk/library/aware/</a>) a une offre compl&egrave;te en mati&egrave;re d&#39;alerte sur les nouvelles parutions, articles de revues, conf&eacute;rences, brevets et normes. La biblioth&egrave;que de l&#39;Universit&eacute; de Leicester (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.le.ac.uk.library/sources/subject5/ebm.htm">www.le.ac.uk.library/sources/subject5/ebm.htm</a>) pr&eacute;sente une offre sp&eacute;cialis&eacute;e en m&eacute;decine, </li> <li><em>Zetoc</em> (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://zetoc.mimas.ac.uk/">http://zetoc.mimas.ac.uk</a>) permet d&#39;exercer une veille r&eacute;guli&egrave;re concernant la norme <em>Dublin Core</em> pour les m&eacute;tadonn&eacute;es </li></ul><p>Ce ne sont que quelques exemples, mais les produits propos&eacute;s, en l&#39;occurrence des profils personnalis&eacute;s, pr&eacute;sentent l&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;avoir &eacute;t&eacute; con&ccedil;us par des professionnels pour des professionnels, ce qui est un gage de s&eacute;rieux et de pertinence. Un exemple significatif est celui de la Biblioth&egrave;que nationale de France qui souhaite enrichir son offre documentaire par des profils. <br />A c&ocirc;t&eacute; des profils personnalis&eacute;s, on peut &eacute;galement trouver des listes de profils standards d&eacute;clin&eacute;s sous la forme d&#39;une liste de th&egrave;mes. L&#39;utilisateur ou le documentaliste doivent suivre la proc&eacute;dure d&#39;abonnement. </p><h2>La DSI &eacute;volue<<br />h2><p>Avec Internet, la DSI &eacute;volue et se d&eacute;cline selon le type de document en ligne pr&eacute;sent&eacute;. Nous avons vu que g&eacute;n&eacute;ralement les r&eacute;sultats d&#39;un profil se pr&eacute;sentent sous la forme d&#39;une liste de r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, de r&eacute;sum&eacute;s, de sommaires de revues, de brevets ou du texte int&eacute;gral de documents. Des p&eacute;riodiques scientifiques proposent des &quot; alertes &quot; tel le <em>British Medical Journal</em> (<em>BMJ</em>) qui, chaque semaine, en plus d&#39;un acc&egrave;s gratuit sur Internet, offre quatre formes d&#39;alerte &agrave; partir du num&eacute;ro en cours: sommaire; choix du r&eacute;dacteur; choix d&#39;articles comment&eacute;s (<em>press release</em>) par l&#39;auteur; choix d&#39;articles qui correspondent &agrave; des centres d&#39;int&eacute;r&ecirc;t particuliers. Dans le domaine m&eacute;dical, chaque pathologie poss&egrave;de maintenant son ou ses propre(s) site(s) cr&eacute;&eacute;(s) par une association, un particulier...et qui pr&eacute;sentent des r&eacute;sultats scientifiques. Leur consultation r&eacute;guli&egrave;re est une forme de veille, la pr&eacute;caution &agrave; prendre &eacute;tant de v&eacute;rifier que ces r&eacute;sultats soient tous valid&eacute;s scientifiquement. </p><p>Le domaine scientifique n&#39;est pas le seul repr&eacute;sent&eacute;. L&#39;offre sur Internet &eacute;tant tr&egrave;s importante, le mieux est de rechercher les p&eacute;riodiques &eacute;lectroniques correspondant &agrave; ses propres domaines d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. EMERALD (<i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.emeralinsight.com/">www.emeralinsight.com</a>) est un fournisseur britannique de revues en ligne. Son catalogue est tr&egrave;s riche et tr&egrave;s diversifi&eacute; par les th&egrave;mes abord&eacute;s - &eacute;conomie, marketing, sant&eacute;, management. <em>Emeral E-mail Services</em> permet de recevoir dans sa bo&icirc;te aux lettre &eacute;lectronique des alertes et des <em>updates</em>. De nombreuses universit&eacute;s (anglo-saxonnes notamment) ont sign&eacute; des licences d&#39;agr&eacute;ment avec EMERALD. </p><h2>Push on-line et push off-line</h2><p>Enfin, la DSI b&eacute;n&eacute;ficie de la &quot; technologie push &quot;: elle est utilis&eacute;e pour obtenir des informations cibl&eacute;es selon une p&eacute;riodicit&eacute; adapt&eacute;e aux besoins de l&#39;utilisateur. Ce sont essentiellement des logiciels de veille sur Internet qualifi&eacute;s d&#39;agents de veille. Il existe deux types d&#39;agents &quot; push &quot;: les agents &quot;push on-line&quot; (<em>My Yahoo!</em>, <em>My Newspage</em>, <em>My Excite</em>, <em>My AltaVista</em>, <em>Net.Portal</em>) qui fonctionnent en ligne sans installer de logiciels sp&eacute;cifiques et aupr&egrave;s desquels il faut enregistrer son profil utilisateur; les informations arrivent sous format d&#39;une page de sommaire personnelle (les rubriques sont tr&egrave;s larges); et les agents &quot;push off-line&quot; qui sont des logiciels clients avec d&eacute;finition d&#39;un profil et t&eacute;l&eacute;chargement automatique des informations (<em>PointCast</em>, <em>Marimba</em>, <em>BackWeb</em>, ...). </p><p>La DSI a donc fortement &eacute;volu&eacute; et s&#39;appuie de plus en plus sur la technologie: produit-phare des professionnels de l&#39;information, ceux-ci se voient concurrencer sur leur propre terrain, l&#39;information et sa diffusion. Le meilleur conseil &agrave; donner est de suivre ces &eacute;volutions technologiques, de comparer les produits et d&#39;adopter ceux qui sont les mieux adapt&eacute;s aux profils souhait&eacute;s. Mais surtout de trouver le bon... profil ! </p><p>Les exemples scientifiques ont &eacute;t&eacute; fournis par Marie-Pierre R&eacute;thy, documentaliste, H&ocirc;pital neurologique Pierre Wertheimer, Lyon </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1997) - Améliorer l'accès électronique à l'information scientifique et médicale 2007-04-03T16:59:37+00:00 2007-04-03T16:59:37+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/1997-ameliorer-l-acces-electronique-a-l-information-scientifique-et-medicale.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Bulletin de l&rsquo;ABF, 1997, n&deg; 177, pp. 62.</strong> </p><p>Depuis une dizaine d&#39;ann&eacute;es, les biblioth&egrave;ques universitaires scientifiques, techniques et m&eacute;dicales connaissent une d&eacute;pendance croissante vis-&agrave;-vis des sources &eacute;lectroniques d&#39;information. La recherche bibliographique s&#39;effectue de mani&egrave;re presque exclusive en utilisant les bases de donn&eacute;es &eacute;lectroniques. La suppression d&#39;abonnements papier et leur remplacement par des &eacute;ditions &eacute;lectroniques, m&ecirc;me si cela apparaissait une &eacute;tape audacieuse il y a quelques ann&eacute;es, sont des r&eacute;alit&eacute;s dans la gestion des biblioth&egrave;ques: Parall&egrave;lement, l&#39;offre &eacute;lectronique de p&eacute;riodiques de qualit&eacute; augmente rapidement, et on peut ais&eacute;ment pr&eacute;voir leur utilisation de plus en plus grande en compl&eacute;ment des &eacute;ditions imprim&eacute;es ou m&ecirc;me en remplacement. </p><p>L&#39;acc&egrave;s &eacute;lectronique &agrave; l&#39;information est d&eacute;sormais facilit&eacute; gr&acirc;ce &agrave; des moteurs de recherche de plus en plus performants ; les donn&eacute;es sont accessibles en r&eacute;seau, ce qui les rend consultables par les utilisateurs &agrave; l&#39;ext&eacute;rieur de la biblioth&egrave;que, directement sur leur poste de travail ou leur ordinateur portable. </p><p>D&#39;un point de vue de gestionnaire, les sources &eacute;lectroniques cr&eacute;ent des probl&egrave;mes sp&eacute;cifiques, notamment sur un plan technique: les probl&egrave;mes d&#39;acquisition, de restriction d&#39;acc&egrave;s, d&#39;authentification, de copyright, de sauvegarde, de1ogiciel et d&#39;interface utilisateur. Prenons l&#39;exemple des licences d&#39;utilisation accord&eacute;es par les fournisseurs sur un campus universitaire: certains accords pr&eacute;cisent que les produits ne peuvent &ecirc;tre utilis&eacute;s que par les membres &agrave; part enti&egrave;re de l&#39;universit&eacute;. Qu&#39;en est-il pour les lecteurs d&#39;une biblioth&egrave;que universitaire qui ne sont pas membre de l&#39;universit&eacute; ? Ayant le droit de lire et d&#39;utiliser les documents de la biblioth&egrave;que, faut-il leur refuser l&#39;acc&egrave;s aux documents &eacute;lectroniques ? D&#39;autres probl&egrave;mes se posent quand les membres de l&#39;universit&eacute; demandent un acc&egrave;s hors site aux services bibliographiques, &agrave; partir de chez eux ou d&#39;un autre site universitaire. Il semble que peu d&#39;accords traitent ce type de demandes. </p><h2>L&#39;authentification</h2><p>L&#39;authentification est une autre question qui se pose. Certains syst&egrave;mes r&eacute;gulent l&#39;acc&egrave;s aux donn&eacute;es en localisant le poste de travail d&#39;o&ugrave; la demande est faite, et cela est relativement facile &agrave; administrer (par l&#39;utilisation du logiciel IP Domain par exemple) ; d&#39;autres syst&egrave;mes requi&egrave;rent des mots de passe/noms d&#39;utilisateurs, ceux-ci &eacute;tant d&eacute;livr&eacute;s ft un individu, un d&eacute;partement ou une institution. Souvent une combinaison d&#39;IP + nom d&#39;utilisateur est employ&eacute;e. </p><p>Une autre question est celle du logiciel permettant d&#39;interroger les sources &eacute;lectroniques de documents: le plus souvent, chaque fournisseur a &eacute;labor&eacute; son propre logiciel et il devient difficile de r&eacute;gler les probl&egrave;mes d&#39;erreurs de programme ou d&#39;installation. Cependant, il y a un mouvement g&eacute;n&eacute;ral vers une architecture client/serveur qui utilise les protocoles Internet; l&#39;utilisation de Telnet pr&eacute;sente &eacute;galement de grands avantages d&#39;acc&egrave;s, et de plus en plus de fournisseurs de services utilisent le World Wide Web comme m&eacute;canisme de livraison. Cependant, toutes les banques de donn&eacute;es ne peuvent pas &ecirc;tre interrog&eacute;es facilement en passant par le WWW, notamment les banques de donn&eacute;es en chimie. </p><h2>Encore longtemps avant le tout &eacute;lectronique</h2><p>Pour l&#39;avenir, une meilleure coop&eacute;ration entre biblioth&eacute;caires et fournisseurs de services est souhaitable. La possibilit&eacute; d&#39;&eacute;tendre les recherches sur des bases de donn&eacute;es de diff&eacute;rents fournisseurs en m&ecirc;me temps devrait &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;e. Nous sommes encore loin du tout &eacute;lectronique : pendant encore de nombreuses ann&eacute;es les ressources des biblioth&egrave;ques resteront imprim&eacute;es. Une recherche bibliographique sur un catalogue informatis&eacute; devrait donner en premier l&#39;acc&egrave;s au document &eacute;lectronique puis &agrave; l&#39;imprim&eacute;. Si l&#39;imprim&eacute; existe dans la biblioth&egrave;que o&ugrave; la recherche est effectu&eacute;e. Une demande de pr&ecirc;t devrait &ecirc;tre g&eacute;n&eacute;r&eacute;e et le lecteur orient&eacute; vers le lieu o&ugrave; se trouve le document souhait&eacute;. Si le document n&#39;est pas pr&eacute;sent, une demande de pr&ecirc;t inter-biblioth&egrave;ques pourrait &ecirc;tre automatiquement envoy&eacute;e. Ceci est un exemple d&#39;une requ&ecirc;te presque totalement informatis&eacute;e. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Bulletin de l&rsquo;ABF, 1997, n&deg; 177, pp. 62.</strong> </p><p>Depuis une dizaine d&#39;ann&eacute;es, les biblioth&egrave;ques universitaires scientifiques, techniques et m&eacute;dicales connaissent une d&eacute;pendance croissante vis-&agrave;-vis des sources &eacute;lectroniques d&#39;information. La recherche bibliographique s&#39;effectue de mani&egrave;re presque exclusive en utilisant les bases de donn&eacute;es &eacute;lectroniques. La suppression d&#39;abonnements papier et leur remplacement par des &eacute;ditions &eacute;lectroniques, m&ecirc;me si cela apparaissait une &eacute;tape audacieuse il y a quelques ann&eacute;es, sont des r&eacute;alit&eacute;s dans la gestion des biblioth&egrave;ques: Parall&egrave;lement, l&#39;offre &eacute;lectronique de p&eacute;riodiques de qualit&eacute; augmente rapidement, et on peut ais&eacute;ment pr&eacute;voir leur utilisation de plus en plus grande en compl&eacute;ment des &eacute;ditions imprim&eacute;es ou m&ecirc;me en remplacement. </p><p>L&#39;acc&egrave;s &eacute;lectronique &agrave; l&#39;information est d&eacute;sormais facilit&eacute; gr&acirc;ce &agrave; des moteurs de recherche de plus en plus performants ; les donn&eacute;es sont accessibles en r&eacute;seau, ce qui les rend consultables par les utilisateurs &agrave; l&#39;ext&eacute;rieur de la biblioth&egrave;que, directement sur leur poste de travail ou leur ordinateur portable. </p><p>D&#39;un point de vue de gestionnaire, les sources &eacute;lectroniques cr&eacute;ent des probl&egrave;mes sp&eacute;cifiques, notamment sur un plan technique: les probl&egrave;mes d&#39;acquisition, de restriction d&#39;acc&egrave;s, d&#39;authentification, de copyright, de sauvegarde, de1ogiciel et d&#39;interface utilisateur. Prenons l&#39;exemple des licences d&#39;utilisation accord&eacute;es par les fournisseurs sur un campus universitaire: certains accords pr&eacute;cisent que les produits ne peuvent &ecirc;tre utilis&eacute;s que par les membres &agrave; part enti&egrave;re de l&#39;universit&eacute;. Qu&#39;en est-il pour les lecteurs d&#39;une biblioth&egrave;que universitaire qui ne sont pas membre de l&#39;universit&eacute; ? Ayant le droit de lire et d&#39;utiliser les documents de la biblioth&egrave;que, faut-il leur refuser l&#39;acc&egrave;s aux documents &eacute;lectroniques ? D&#39;autres probl&egrave;mes se posent quand les membres de l&#39;universit&eacute; demandent un acc&egrave;s hors site aux services bibliographiques, &agrave; partir de chez eux ou d&#39;un autre site universitaire. Il semble que peu d&#39;accords traitent ce type de demandes. </p><h2>L&#39;authentification</h2><p>L&#39;authentification est une autre question qui se pose. Certains syst&egrave;mes r&eacute;gulent l&#39;acc&egrave;s aux donn&eacute;es en localisant le poste de travail d&#39;o&ugrave; la demande est faite, et cela est relativement facile &agrave; administrer (par l&#39;utilisation du logiciel IP Domain par exemple) ; d&#39;autres syst&egrave;mes requi&egrave;rent des mots de passe/noms d&#39;utilisateurs, ceux-ci &eacute;tant d&eacute;livr&eacute;s ft un individu, un d&eacute;partement ou une institution. Souvent une combinaison d&#39;IP + nom d&#39;utilisateur est employ&eacute;e. </p><p>Une autre question est celle du logiciel permettant d&#39;interroger les sources &eacute;lectroniques de documents: le plus souvent, chaque fournisseur a &eacute;labor&eacute; son propre logiciel et il devient difficile de r&eacute;gler les probl&egrave;mes d&#39;erreurs de programme ou d&#39;installation. Cependant, il y a un mouvement g&eacute;n&eacute;ral vers une architecture client/serveur qui utilise les protocoles Internet; l&#39;utilisation de Telnet pr&eacute;sente &eacute;galement de grands avantages d&#39;acc&egrave;s, et de plus en plus de fournisseurs de services utilisent le World Wide Web comme m&eacute;canisme de livraison. Cependant, toutes les banques de donn&eacute;es ne peuvent pas &ecirc;tre interrog&eacute;es facilement en passant par le WWW, notamment les banques de donn&eacute;es en chimie. </p><h2>Encore longtemps avant le tout &eacute;lectronique</h2><p>Pour l&#39;avenir, une meilleure coop&eacute;ration entre biblioth&eacute;caires et fournisseurs de services est souhaitable. La possibilit&eacute; d&#39;&eacute;tendre les recherches sur des bases de donn&eacute;es de diff&eacute;rents fournisseurs en m&ecirc;me temps devrait &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;e. Nous sommes encore loin du tout &eacute;lectronique : pendant encore de nombreuses ann&eacute;es les ressources des biblioth&egrave;ques resteront imprim&eacute;es. Une recherche bibliographique sur un catalogue informatis&eacute; devrait donner en premier l&#39;acc&egrave;s au document &eacute;lectronique puis &agrave; l&#39;imprim&eacute;. Si l&#39;imprim&eacute; existe dans la biblioth&egrave;que o&ugrave; la recherche est effectu&eacute;e. Une demande de pr&ecirc;t devrait &ecirc;tre g&eacute;n&eacute;r&eacute;e et le lecteur orient&eacute; vers le lieu o&ugrave; se trouve le document souhait&eacute;. Si le document n&#39;est pas pr&eacute;sent, une demande de pr&ecirc;t inter-biblioth&egrave;ques pourrait &ecirc;tre automatiquement envoy&eacute;e. Ceci est un exemple d&#39;une requ&ecirc;te presque totalement informatis&eacute;e. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1996) - La bibliographie 2007-04-03T17:01:12+00:00 2007-04-03T17:01:12+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/1996-la-bibliographie.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Interbloc, 1996, t. 15, n&deg; 3, pp. 65-66.</strong> </p><p>Dans le corps de votre m&eacute;moire, rapport ou article, vous faites appel &agrave; des chiffres, des textes de lois, des faits... Si vous n&#39;avez pas vous-m&ecirc;me &eacute;labor&eacute; ces chiffres, particip&eacute; &agrave; l&#39;exp&eacute;rience, vous devez signaler vos sources ; de m&ecirc;me lorsque vous comparez ou que vous faites des citations. </p><p>D&#39;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, les r&eacute;f&eacute;rences sont pr&eacute;sent&eacute;es dans le texte soit en citant le premier auteur, suivi de la date de sa publication, le tout entre parenth&egrave;ses. <br />-Ex.: (DUPONT A., 1981) </p><p>Soit en citant le premier auteur avec entre parenth&egrave;ses un num&eacute;ro en chiffres arabes renvoyant dans la liste &agrave; la r&eacute;f&eacute;rence pr&eacute;cise. Ceci &eacute;vite de citer une r&eacute;f&eacute;rence in extenso dans le texte. <br />-Ex.: (1). (DUPONT A., 1981) </p><p>Quand il y a plus d&#39;un auteur. <br />-Ex.: (DUPONT A. et DURAND B., 1979) </p><p>Il faut cependant faire attention dans le cas d&#39;une r&eacute;f&eacute;rence r&eacute;glementaire et la donner in extenso pour la bonne compr&eacute;hension ; pourront appara&icirc;tre la date de promulgation et/ou la date de parution du texte (Journal Officiel ; Bulletin Officiel de la Sant&eacute; Publique). </p><p>Si vous incluez une figure emprunt&eacute;e, modifi&eacute;e, vous devez signaler votre source ; de m&ecirc;me pour une citation. Dans ces deux cas, il faut mentionner la page exacte de la r&eacute;f&eacute;rence. De m&ecirc;me si vous citez un chapitre, il vous faut pr&eacute;ciser les pages dans le document. </p><p>Si vous faites mention d&#39;une information qui vous a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e oralement, il vous faut l&#39;accord de l&#39;auteur pour le citer ainsi que son information. Assurez-vous qu&#39;il va &ecirc;tre d&#39;accord avec ce que vous allez lui faire dire ! </p><p>Si vous faites mention d&#39;un rapport, d&#39;une th&egrave;se, de tout document hors commerce, il faut s&#39;assurer que le rapport n&#39;est pas confidentiel, que la th&egrave;se est accessible (si elle ne l&#39;est pas, on risque de vous la demander !). L&#39;extr&ecirc;me pr&eacute;cision est n&eacute;cessaire quant aux indications que vous donnez ; elles servent au lecteur &agrave; se procurer vos r&eacute;f&eacute;rences s&#39;il souhaite y avoir acc&egrave;s directement. Ne mentionnez pas des informations lorsque vous n&#39;&ecirc;tes pas certain qu&#39;elles sont accessibles. Si vous le faites, que ce soit consciemment et rarement. </p><h2>La place et l&#39;organisation de la bibliographie</h2><h3>Quelques conseils utiles</h3><p>- Pr&eacute;f&eacute;rer des r&eacute;f&eacute;rences pr&eacute;cises et pertinentes &agrave; un trop grand nombre de r&eacute;f&eacute;rences. <br />- Ne citer que des r&eacute;f&eacute;rences de documents publi&eacute;s, que l&#39;on a lu et choisi pour leur int&eacute;r&ecirc;t. <br />- Contr&ocirc;ler les r&eacute;f&eacute;rences avec l&#39;article (ou sa photocopie) pour &eacute;viter toute erreur de transcription. <br />- V&eacute;rifier la concordance des citations renvoyant du texte &agrave; la r&eacute;f&eacute;rence. <br />- Pr&eacute;senter la r&eacute;f&eacute;rence selon le syst&egrave;me adopt&eacute; par la revue &agrave; laquelle l&#39;article est destin&eacute;. </p><h3>Les r&eacute;f&eacute;rences dont il vaut mieux &ecirc;tre &eacute;conome</h3><p>- Les th&egrave;ses. <br />- Les r&eacute;sum&eacute;s de congr&egrave;s publi&eacute;s dans des p&eacute;riodiques. <br />- Les lettres. <br />- Les communications personnelles. <br />- Les articles &laquo; sous presse &raquo;. </p><h3>Les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; proscrire</h3><p>- Les r&eacute;sum&eacute;s de congr&egrave;s non publi&eacute;s dans des p&eacute;riodiques. <br />- Les articles &laquo; soumis pour publication &raquo;. </p><p>La place de la bibliographie d&eacute;pend de son importance: si elle comporte moins de vingt titres (toutes cat&eacute;gories confondues), sa place est &agrave; la fin du m&eacute;moire. Cette solution peut &eacute;galement &ecirc;tre retenue pour une bibliographie plus fournie. Certains auteurs font un autre choix. A la fin de chaque chapitre, ils &eacute;tablissent la bibliographie correspondant au th&egrave;me qui y est trait&eacute; et placent la bibliographie g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la fin de l&#39;ouvrage. Dans tous les cas, la clart&eacute; et la coh&eacute;rence sont les r&egrave;gles de base. </p><p>Plac&eacute;e en fin de m&eacute;moire, la bibliographie peut &ecirc;tre organis&eacute;e de diff&eacute;rentes mani&egrave;res: soit par ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteurs, soit par cat&eacute;gories de documents, soit, enfin, par th&egrave;mes. </p><p>- <strong>Le classement par ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteurs</strong>: tous les textes sont rassembl&eacute;s en une liste unique. L&#39;ordre alphab&eacute;tique permet de rep&eacute;rer un auteur lorsqu&#39;on le conna&icirc;t. Dans ce cas, le contenu des textes ne constitue pas un crit&egrave;re de classification. </p><p>- <strong>Le classement par cat&eacute;gories de documents</strong>: il est tout &agrave; fait possible de classer sa bibliographie en fonction des caract&eacute;ristiques formelles des textes (exemple: livres, articles, rapports, textes de lois, etc.). </p><p>- <strong>Le classement par th&egrave;mes</strong>: selon le plan du m&eacute;moire. Au sein de chaque th&egrave;me, les ouvrages sont class&eacute;s par ordre alphab&eacute;tique. D&egrave;s qu&#39;une bibliographie comporte plus de trente r&eacute;f&eacute;rences (cela peut aller jusqu&#39;&agrave; une centaine de r&eacute;f&eacute;rences cit&eacute;es pour un m&eacute;moire), cette solution peut &ecirc;tre pertinente. </p><h3>Exemples de pr&eacute;sentation des r&eacute;f&eacute;rences</h3><p>(1) BECKETT J.E., Nursing Research utilisation technique, <em>Journal of American Nursing</em>, 1990, n&deg; 11, 22-27. <br />(2) CIRCULAIRE n&deg; 91-485, du 3 octobre 1991, relative &agrave; la r&eacute;forme hospitali&egrave;re, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />(3) DECRET n&deg; 84-689, du 17 juillet 1984, relatif aux actes professionnels et &agrave; l&#39;exercice de la profession d&#39;infirmier, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />(4) EDITORIAL, The Nurse in Nursing Research, <em>Nursing Research</em>, 1961, n&deg; 2, 99. <br />(5) FLORIN M.P. et MOUSSA T., obligations et responsabilit&eacute; des infirmi&egrave;res d&#39;aujourd&#39;hui, Paris, Le Centurion, 1985, 297 p. <br />(6) GUIDE DU SERVICE INFIRMIER, 1986, n&deg; 3, s&eacute;rie soins infirmiers, circulaire n&deg; 152 du 30 juin, terminologie des soins infirmiers, glossaire provisoire, Paris, Edtions du Journal Officiel. <br />(7) LANGOUET G. et PORLIER J.C., Pratiques statistiques en Sciences humaines et sociale, Paris, E.S.F., 1989, 300 p. <br />(8) LOI n&deg; 91-748 du 31 juillet 1991, portant r&eacute;forme hospitali&egrave;re, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />(9) SEGESTEN K., Editorial, <em>Scandinavian Journal of Caring Sciences</em>, 1990, n&deg; 3, 97-98. <br />(10) SERRES M., AUTHIER M., BENOIT P., BENSAUDEVINCENT B., BOWKERT G., DROUIN J.M., GOLSTEIN C., LATOUR B., LEVY P., RITTER J., STENGERS I., El&eacute;ments d&#39;histoire des sciences, Paris, Bordas, 1989, 575 p. </p><p>Lorsque vous avez fini votre bibliographie et que vous listez les r&eacute;f&eacute;rences correspondantes, contr&ocirc;ler la concordance des renvois. Il arrive souvent qu&#39;on laisse passer dans la liste des interventions et le lecteur ne peut plus s&#39;y retrouver. Du m&ecirc;me coup, assurez-vous que vous ne citez pas un ouvrage entier, l&agrave; o&ugrave; il faudrait indiquer un chapitre ou m&ecirc;me une page. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><ol> <li>Accart JP, Callou B. <em>La documentation en soins infirmiers</em>, Paris, Expansion scientifique fran&ccedil;aise, 1995, 210 p. </li> <li>Benhamou CL. <em>La r&eacute;daction m&eacute;dicale: une technique de communication scientifique</em>, Rueil-Malmaison, Sandoz, 1989, 75 p. </li> <li>Callou B, Nguyen TT. <em>Recherche et utilisation de l&#39;information documentaire</em>, Licence en sciences de la vie, mention: soins, option sciences infirmi&egrave;res, U.F.R. de M&eacute;decine de Bobigny, 1992, 30 p. dactylographi&eacute;es. </li> <li>Chalumeau MT. <em>La bibliographie</em>, Cours I.E.S.C.H.-A.P.-H.P., 1993, article dactylographi&eacute;. </li> <li>Fragni&egrave;re JP. <em>Comment r&eacute;ussir un m&eacute;moire</em>, Paris, Dunod, 1986, 141 p. </li> <li>Hughier JM. <em>La R&eacute;daction m&eacute;dicale</em>, Paris, Doin, 1991, 220 p. </li> <li>Lefort G. <em>Savoir se documenter</em>, Paris, Les Editions d&#39;Organistation, 1990, 190 p. </li></ol> <p> cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Interbloc, 1996, t. 15, n&deg; 3, pp. 65-66.</strong> </p><p>Dans le corps de votre m&eacute;moire, rapport ou article, vous faites appel &agrave; des chiffres, des textes de lois, des faits... Si vous n&#39;avez pas vous-m&ecirc;me &eacute;labor&eacute; ces chiffres, particip&eacute; &agrave; l&#39;exp&eacute;rience, vous devez signaler vos sources ; de m&ecirc;me lorsque vous comparez ou que vous faites des citations. </p><p>D&#39;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, les r&eacute;f&eacute;rences sont pr&eacute;sent&eacute;es dans le texte soit en citant le premier auteur, suivi de la date de sa publication, le tout entre parenth&egrave;ses. <br />-Ex.: (DUPONT A., 1981) </p><p>Soit en citant le premier auteur avec entre parenth&egrave;ses un num&eacute;ro en chiffres arabes renvoyant dans la liste &agrave; la r&eacute;f&eacute;rence pr&eacute;cise. Ceci &eacute;vite de citer une r&eacute;f&eacute;rence in extenso dans le texte. <br />-Ex.: (1). (DUPONT A., 1981) </p><p>Quand il y a plus d&#39;un auteur. <br />-Ex.: (DUPONT A. et DURAND B., 1979) </p><p>Il faut cependant faire attention dans le cas d&#39;une r&eacute;f&eacute;rence r&eacute;glementaire et la donner in extenso pour la bonne compr&eacute;hension ; pourront appara&icirc;tre la date de promulgation et/ou la date de parution du texte (Journal Officiel ; Bulletin Officiel de la Sant&eacute; Publique). </p><p>Si vous incluez une figure emprunt&eacute;e, modifi&eacute;e, vous devez signaler votre source ; de m&ecirc;me pour une citation. Dans ces deux cas, il faut mentionner la page exacte de la r&eacute;f&eacute;rence. De m&ecirc;me si vous citez un chapitre, il vous faut pr&eacute;ciser les pages dans le document. </p><p>Si vous faites mention d&#39;une information qui vous a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e oralement, il vous faut l&#39;accord de l&#39;auteur pour le citer ainsi que son information. Assurez-vous qu&#39;il va &ecirc;tre d&#39;accord avec ce que vous allez lui faire dire ! </p><p>Si vous faites mention d&#39;un rapport, d&#39;une th&egrave;se, de tout document hors commerce, il faut s&#39;assurer que le rapport n&#39;est pas confidentiel, que la th&egrave;se est accessible (si elle ne l&#39;est pas, on risque de vous la demander !). L&#39;extr&ecirc;me pr&eacute;cision est n&eacute;cessaire quant aux indications que vous donnez ; elles servent au lecteur &agrave; se procurer vos r&eacute;f&eacute;rences s&#39;il souhaite y avoir acc&egrave;s directement. Ne mentionnez pas des informations lorsque vous n&#39;&ecirc;tes pas certain qu&#39;elles sont accessibles. Si vous le faites, que ce soit consciemment et rarement. </p><h2>La place et l&#39;organisation de la bibliographie</h2><h3>Quelques conseils utiles</h3><p>- Pr&eacute;f&eacute;rer des r&eacute;f&eacute;rences pr&eacute;cises et pertinentes &agrave; un trop grand nombre de r&eacute;f&eacute;rences. <br />- Ne citer que des r&eacute;f&eacute;rences de documents publi&eacute;s, que l&#39;on a lu et choisi pour leur int&eacute;r&ecirc;t. <br />- Contr&ocirc;ler les r&eacute;f&eacute;rences avec l&#39;article (ou sa photocopie) pour &eacute;viter toute erreur de transcription. <br />- V&eacute;rifier la concordance des citations renvoyant du texte &agrave; la r&eacute;f&eacute;rence. <br />- Pr&eacute;senter la r&eacute;f&eacute;rence selon le syst&egrave;me adopt&eacute; par la revue &agrave; laquelle l&#39;article est destin&eacute;. </p><h3>Les r&eacute;f&eacute;rences dont il vaut mieux &ecirc;tre &eacute;conome</h3><p>- Les th&egrave;ses. <br />- Les r&eacute;sum&eacute;s de congr&egrave;s publi&eacute;s dans des p&eacute;riodiques. <br />- Les lettres. <br />- Les communications personnelles. <br />- Les articles &laquo; sous presse &raquo;. </p><h3>Les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; proscrire</h3><p>- Les r&eacute;sum&eacute;s de congr&egrave;s non publi&eacute;s dans des p&eacute;riodiques. <br />- Les articles &laquo; soumis pour publication &raquo;. </p><p>La place de la bibliographie d&eacute;pend de son importance: si elle comporte moins de vingt titres (toutes cat&eacute;gories confondues), sa place est &agrave; la fin du m&eacute;moire. Cette solution peut &eacute;galement &ecirc;tre retenue pour une bibliographie plus fournie. Certains auteurs font un autre choix. A la fin de chaque chapitre, ils &eacute;tablissent la bibliographie correspondant au th&egrave;me qui y est trait&eacute; et placent la bibliographie g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la fin de l&#39;ouvrage. Dans tous les cas, la clart&eacute; et la coh&eacute;rence sont les r&egrave;gles de base. </p><p>Plac&eacute;e en fin de m&eacute;moire, la bibliographie peut &ecirc;tre organis&eacute;e de diff&eacute;rentes mani&egrave;res: soit par ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteurs, soit par cat&eacute;gories de documents, soit, enfin, par th&egrave;mes. </p><p>- <strong>Le classement par ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteurs</strong>: tous les textes sont rassembl&eacute;s en une liste unique. L&#39;ordre alphab&eacute;tique permet de rep&eacute;rer un auteur lorsqu&#39;on le conna&icirc;t. Dans ce cas, le contenu des textes ne constitue pas un crit&egrave;re de classification. </p><p>- <strong>Le classement par cat&eacute;gories de documents</strong>: il est tout &agrave; fait possible de classer sa bibliographie en fonction des caract&eacute;ristiques formelles des textes (exemple: livres, articles, rapports, textes de lois, etc.). </p><p>- <strong>Le classement par th&egrave;mes</strong>: selon le plan du m&eacute;moire. Au sein de chaque th&egrave;me, les ouvrages sont class&eacute;s par ordre alphab&eacute;tique. D&egrave;s qu&#39;une bibliographie comporte plus de trente r&eacute;f&eacute;rences (cela peut aller jusqu&#39;&agrave; une centaine de r&eacute;f&eacute;rences cit&eacute;es pour un m&eacute;moire), cette solution peut &ecirc;tre pertinente. </p><h3>Exemples de pr&eacute;sentation des r&eacute;f&eacute;rences</h3><p>(1) BECKETT J.E., Nursing Research utilisation technique, <em>Journal of American Nursing</em>, 1990, n&deg; 11, 22-27. <br />(2) CIRCULAIRE n&deg; 91-485, du 3 octobre 1991, relative &agrave; la r&eacute;forme hospitali&egrave;re, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />(3) DECRET n&deg; 84-689, du 17 juillet 1984, relatif aux actes professionnels et &agrave; l&#39;exercice de la profession d&#39;infirmier, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />(4) EDITORIAL, The Nurse in Nursing Research, <em>Nursing Research</em>, 1961, n&deg; 2, 99. <br />(5) FLORIN M.P. et MOUSSA T., obligations et responsabilit&eacute; des infirmi&egrave;res d&#39;aujourd&#39;hui, Paris, Le Centurion, 1985, 297 p. <br />(6) GUIDE DU SERVICE INFIRMIER, 1986, n&deg; 3, s&eacute;rie soins infirmiers, circulaire n&deg; 152 du 30 juin, terminologie des soins infirmiers, glossaire provisoire, Paris, Edtions du Journal Officiel. <br />(7) LANGOUET G. et PORLIER J.C., Pratiques statistiques en Sciences humaines et sociale, Paris, E.S.F., 1989, 300 p. <br />(8) LOI n&deg; 91-748 du 31 juillet 1991, portant r&eacute;forme hospitali&egrave;re, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />(9) SEGESTEN K., Editorial, <em>Scandinavian Journal of Caring Sciences</em>, 1990, n&deg; 3, 97-98. <br />(10) SERRES M., AUTHIER M., BENOIT P., BENSAUDEVINCENT B., BOWKERT G., DROUIN J.M., GOLSTEIN C., LATOUR B., LEVY P., RITTER J., STENGERS I., El&eacute;ments d&#39;histoire des sciences, Paris, Bordas, 1989, 575 p. </p><p>Lorsque vous avez fini votre bibliographie et que vous listez les r&eacute;f&eacute;rences correspondantes, contr&ocirc;ler la concordance des renvois. Il arrive souvent qu&#39;on laisse passer dans la liste des interventions et le lecteur ne peut plus s&#39;y retrouver. Du m&ecirc;me coup, assurez-vous que vous ne citez pas un ouvrage entier, l&agrave; o&ugrave; il faudrait indiquer un chapitre ou m&ecirc;me une page. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><ol> <li>Accart JP, Callou B. <em>La documentation en soins infirmiers</em>, Paris, Expansion scientifique fran&ccedil;aise, 1995, 210 p. </li> <li>Benhamou CL. <em>La r&eacute;daction m&eacute;dicale: une technique de communication scientifique</em>, Rueil-Malmaison, Sandoz, 1989, 75 p. </li> <li>Callou B, Nguyen TT. <em>Recherche et utilisation de l&#39;information documentaire</em>, Licence en sciences de la vie, mention: soins, option sciences infirmi&egrave;res, U.F.R. de M&eacute;decine de Bobigny, 1992, 30 p. dactylographi&eacute;es. </li> <li>Chalumeau MT. <em>La bibliographie</em>, Cours I.E.S.C.H.-A.P.-H.P., 1993, article dactylographi&eacute;. </li> <li>Fragni&egrave;re JP. <em>Comment r&eacute;ussir un m&eacute;moire</em>, Paris, Dunod, 1986, 141 p. </li> <li>Hughier JM. <em>La R&eacute;daction m&eacute;dicale</em>, Paris, Doin, 1991, 220 p. </li> <li>Lefort G. <em>Savoir se documenter</em>, Paris, Les Editions d&#39;Organistation, 1990, 190 p. </li></ol> <p> cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - Une étape importante du travail de recherche: la bibliographie 2007-04-03T17:02:27+00:00 2007-04-03T17:02:27+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/1994-une-etape-importante-du-travail-de-recherche-la-bibliographie.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bdsp.tm.fr/fulltext/show.asp?URL=/rsi/37/61.pdf" target="_blank">Une &eacute;tape importante du travail de recherche : la bibliographie</a>. <strong>Recherche en soins infirmiers</strong>, 1994, 37, juin, pp. 61-65.&nbsp; En ligne.</p><p><strong>Interbloc</strong>, 1994, t. 13, n&deg; 1, pp. 45-46. (1&egrave;re partie)</p><p><strong>Interbloc</strong>, 1994, t. 13, n&deg; 2, pp. 28-29.&nbsp;(2&egrave;me partie)</p><h2>Le m&eacute;moire de fin d&#39;etudes et la bibliographie (1&egrave;re partie)</h2><p>Les &eacute;tudes d&#39;infirmier(e), d&#39;infirmier(e) sp&eacute;cialis&eacute;(e) ou de cadre infirmier s&#39;ach&egrave;vent g&eacute;n&eacute;ralement par la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire. Ce m&eacute;moire ent&eacute;rine plusieurs ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes : c&#39;est l&#39;&eacute;tape finale avant le dipl&ocirc;me et l&#39;entr&eacute;e en fonction. Il est le produit d&#39;une r&eacute;flexion et est bas&eacute; sur une recherche personnelle importante. La d&eacute;limitation du sujet avec les enseignants, la mise &agrave; plat des termes de la recherche, la consultation des diff&eacute;rentes sources disponibles dans la biblioth&egrave;que ou le centre de documentation de l&#39;&eacute;cole (ouvrages, encyclop&eacute;dies, revues param&eacute;dicales ou en sant&eacute; publique), la discussion &eacute;ventuelle avec des sp&eacute;cialistes du sujet recherch&eacute; (m&eacute;decins, professeurs) constituent les bases d&#39;un travail s&eacute;rieux et approfondi. Toutes ces &eacute;tapes permettront &agrave; l&#39;&eacute;tudiant(e) de cerner v&eacute;ritablement tous les aspects attach&eacute;s &agrave; son sujet de recherche. </p><p>Il accumulera ainsi une documentation importante et vari&eacute;e qu&#39;il lui appartiendra de lire et d&#39;analyser. Il pourra &eacute;galement affiner sa recherche en consultant les diverses banques de donn&eacute;es existantes &agrave; l&#39;heure actuelle (<em>PASCAL</em> du Centre National de la Recherche Scientifique C.N.R.S., <em>Medline</em> de la National Library of Medicine aux Etats-Unis, <em>B.I.R.D.</em> du Centre International de l&#39;Enfance, la <em>B.D.S.P.</em> (banque de donn&eacute;es en sant&eacute; publique sur Minitel 3617) par exemple. Si l&#39;&eacute;tudiant est habitu&eacute; &agrave; travailler sur traitement de texte, il pourra constituer sa bibliographie sur disquette et ainsi la modifier &agrave; tout moment. La forme la plus classique reste cependant la forme papier. </p><h2>La qualit&eacute; de la bibliographie</h2><p>La r&eacute;daction du m&eacute;moire interviendra dans un deuxi&egrave;me temps. Un travail de cet ordre, que l&#39;on peut qualifier de scientifique car il est r&eacute;gi par certaines normes (la qualit&eacute;, le s&eacute;rieux de la r&eacute;daction, des citations diverses), est bien s&ucirc;r un travail de r&eacute;flexion personnel ; mais il se base pour beaucoup sur ce qui a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fait : des travaux anciens, pouvant remonter &agrave; une dizaine d&#39;ann&eacute;es, sur le m&ecirc;me sujet, mais qui demandent une actualisation. C&#39;est l&agrave; qu&#39;interviendra la bibliographie, c&#39;est-&agrave;-dire toutes les sources, imprim&eacute;es, visuelles ou sonores qui auront &eacute;t&eacute; utilis&eacute;es. Il faudra imp&eacute;rativement citer ces sources, les ordonner, &eacute;liminer les moins pertinentes, v&eacute;rifier leur qualit&eacute;. </p><p>En bref, cela vous permettra de progresser sur le plan professionnel, et aux futurs lecteurs du m&eacute;moire d&#39;aller &eacute;ventuellement plus loin. Ce travail, qui peut para&icirc;tre r&eacute;barbatif ou ennuyeux, est, de fait, tr&egrave;s important. Voici donc expliqu&eacute;, en quelques paragraphes, le pourquoi et le comment de la bibliographie. </p><h2>Qu&#39;est-ce que la bibliographie ? </h2><p>La bibliographie est constitu&eacute;e de tous les documents publi&eacute;s qui ont &eacute;t&eacute; cit&eacute;s dans le m&eacute;moire. C&#39;est-&agrave;-dire : </p><p>- <em>des encyclop&eacute;dies (g&eacute;n&eacute;rales, param&eacute;dicales ou m&eacute;dicales)</em> qui font le point sur un sujet de fa&ccedil;on globale en abordant son historique, son d&eacute;veloppement : on peut citer l&#39;<em>Univers de la Profession Infirmi&egrave;re, l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-Chirurgicale (E.M.C.)</em> ; </p><p>- <em>des livres, ouvrages de base, dictionnaires sp&eacute;cialis&eacute;s, manuels (texbook en anglais) </em>, des abr&eacute;g&eacute;s, afin de pr&eacute;ciser les notions de base &agrave; d&eacute;velopper. Il peut s&#39;agir &eacute;galement de monographies, de biographies ou de chapitres particuliers d&#39;un ouvrage que vous jugez bon de citer ; </p><p>- <em>des articles de revues</em> : la presse infirmi&egrave;re et param&eacute;dicale fran&ccedil;aise est en plein d&eacute;veloppement et sa qualit&eacute; va croissant. La presse &eacute;trang&egrave;re (et canadienne notamment) doit &eacute;galement &ecirc;tre consult&eacute;e. Un article souvent cit&eacute; ou repris peut &ecirc;tre une bonne source ; un autre moyen est de s&#39;adresser directement au sp&eacute;cialiste du sujet (un praticien hospitalier, un professeur de sant&eacute; publique, par exemple) pour savoir quel est l&#39;article &agrave; lire sur le sujet choisi. De plus, un article a obligatoirement une bibliographie qui renvoie automatiquement &agrave; d&#39;autres sources. Cela peut &ecirc;tre une bonne m&eacute;thode pour constituer soi-m&ecirc;me sa propre bibliographie. Si cette bibliographie est de bonne qualit&eacute;, le travail de constitution va &ecirc;tre simplifi&eacute; : de r&eacute;f&eacute;rence en article, une cha&icirc;ne se constitue dont on exploite les maillons. Plus la r&eacute;f&eacute;rence est pr&eacute;cise, plus il est facile de se la procurer. <br />Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation proposent, en g&eacute;n&eacute;ral, un service de commande de photocopies. Il ne faut pas h&eacute;siter &agrave; s&#39;adresser &agrave; l&#39;auteur d&#39;un article, soit directement, soit par l&#39;interm&eacute;diaire de la revue ; en g&eacute;n&eacute;ral, il acceptera d&#39;adresser des tir&eacute;s &agrave; part ou une photocopie de ses publications. <br />Les p&eacute;riodiques en soins infirmiers publient &eacute;galement des num&eacute;ros sp&eacute;ciaux sur des sujets particuliers ; </p><p>- <em>des dossiers, des rapports, des brochures, des m&eacute;moires : c&#39;est ce qu&#39;on appelle la litt&eacute;rature grise</em>, c&#39;est-&agrave;-dire tout ce qui est publi&eacute; par des organismes officiels, les administrations, &agrave; usage interne et non diffus&eacute; dans le public. Le minist&egrave;re de la Sant&eacute; et la Direction des H&ocirc;pitaux en particulier &eacute;ditent des brochures sur la sant&eacute; publique, les h&ocirc;pitaux, les maladies. Le meilleur moyen de les consulter est de s&#39;adresser &agrave; la biblioth&egrave;que du minist&egrave;re, ouverte au public, ou aux biblioth&egrave;ques administratives hospitali&egrave;res. </p><p>Les m&eacute;moires et rapports d&eacute;j&agrave; soutenus constituent, si leur bibliographie a &eacute;t&eacute; bien faite, des .sources pr&eacute;cieuses. A ce sujet les Ecoles de Cadres publient le plus souvent un catalogue des m&eacute;moires de leurs &eacute;tudiants ; une collection int&eacute;ressante dans ce domaine est &agrave; citer : &quot; Les Formations &agrave; l&#39;A.P.-H.P.&raquo; ; </p><p>- <em>des &eacute;tudes d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral</em> qui ont marqu&eacute; la r&eacute;flexion dans votre champ d&#39;analyse. Il ne faut retenir cependant que les travaux que vous avez lus ou au moins feuillet&eacute;s ou consult&eacute;s ; </p><p>- <em>des recherches de laboratoires</em> : l&#39;I.N.S.E.R.M. ou le C.N.R.S., par exemple, poss&egrave;dent diff&eacute;rents laboratoires de recherche, dont certains sont implant&eacute;s dans des h&ocirc;pitaux : sur l&#39;&eacute;thique ou la sant&eacute; publique par exemple ; il existe, en g&eacute;n&eacute;ral, un fonds documentaire dans le laboratoire, l&#39;&eacute;tablissement ou l&#39;institution. Pour savoir quelle &eacute;quipe de chercheurs travaille sur quel terrain, la banque de donn&eacute;es sur Minitel 3617 B.I.R. vous donnera des renseignements utiles sur le sujet ; </p><p>- <em>des textes de lois, des d&eacute;crets, des circulaires</em> : la sant&eacute; publique &eacute;tant r&eacute;gie par des textes l&eacute;gislatifs, il n&#39;est pas inutile de citer ces sources. Plusieurs banques de donn&eacute;es consultables sur Minitel peuvent &ecirc;tre consult&eacute;es : JURISANTE (du Centre National de l&#39;Equipement Hospitalier) en droit hospitalier, REFLEX, JOEL, afin de consulter le Journal Officiel ; </p><p>- <em>des banques de donn&eacute;es en soins infirmiers</em> ; il n&#39;y a pas de banque de donn&eacute;es en soins infirmiers &agrave; l&#39;heure actuelle. Seules certaines parties des banques de donn&eacute;es existantes peuvent int&eacute;resser les &eacute;tudiants. Elles constituent cependant un excellent moyen de recherche bibliographique. Medline (de la National Library of Medicine), PASCAL du C.N.R.S., B.I.R.D. (du Centre International de l&#39;Enfance) ; </p><p>- <em>des films, des images, des cassettes enregistr&eacute;es</em> (de conf&eacute;rences par exemple). </p><p><em>Cop. Jean-Philippe Accart, 2007</em></p></p><p><h2>La constitution de la bibliographie (2&egrave;me partie)</h2><p>La constitution doit &ecirc;tre exhaustive, aussi bien dans la liste que dans son contenu. Les r&eacute;f&eacute;rences doivent &ecirc;tre not&eacute;es avec le maximum de renseignements. En effet, lors de l&#39;&eacute;tablissement de la bibliographie finale, la s&eacute;lection se fera sur les r&eacute;f&eacute;rences &laquo; utiles &raquo; , les plus pertinentes et r&eacute;pondant le mieux au sujet de la recherche. </p><p>Quand l&#39;&eacute;tudiant r&eacute;dige sa bibliographie sur papier, il doit associer une r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une fiche (1 fiche par r&eacute;f&eacute;rence). Il est alors plus ais&eacute; de supprimer des d&eacute;tails inutiles que de rechercher une pr&eacute;cision qu&#39;on aurait omis de noter. </p><p>Dans tous les cas la r&eacute;f&eacute;rence d&#39;un article se note de la fa&ccedil;on la plus compl&egrave;te possible : <br />1) <em>Dans le cas d&#39;un article publi&eacute; dans une revue, la r&eacute;f&eacute;rence devra comporter : Auteur(s) nom, pr&eacute;nom(s) ou au moins initiale(s), date, titre complet, nom de la revue, n&deg; de la revue, premi&egrave;re et derni&egrave;re pages</em>. <br />2) <em>Quand il y a plusieurs auteurs</em>, les reporter dans l&#39;ordre et faire pr&eacute;c&eacute;der le dernier de la conjonction &laquo; et &raquo; (ceci m&ecirc;me pour les auteurs &eacute;trangers, lorsqu&#39;ils sont cit&eacute;s dans un m&eacute;moire en langue fran&ccedil;aise). <br />3) <em>Quand il s&#39;agit d&#39;un ouvrage</em>, on devra indiquer : <em>le ou les auteur(s) en respectant les r&egrave;gles pr&eacute;c&eacute;dentes, le titre, la date, la collection si elle a un titre sp&eacute;cifique, l&#39;&eacute;diteur, le n&deg; de l&#39;&eacute;dition s&#39;il yen a eu plusieurs, la ville, tout cela dans l&#39;ordre indiqu&eacute; dans la revue choisie</em>. </p><p>Cette fa&ccedil;on de noter une r&eacute;f&eacute;rence est tout aussi valable si l&#39;&eacute;tudiant choisit de travailler sur traitement de texte ou avec un logiciel bibliographique ; dans ce cas, lors de l&#39;&eacute;tablissement de la bibliographie d&eacute;finitive, un logiciel de tri et un traitement de texte, permettront facilement de faire appara&icirc;tre la liste souhait&eacute;e dans la forme sp&eacute;cifique du m&eacute;moire ou de la revue concern&eacute;e. </p><p>Noter toute information transmise par une personne dont la comp&eacute;tence est reconnue, du fait par exemple de travaux ant&eacute;rieurs, est &eacute;galement tr&egrave;s important. Dans ce cas, elles pourront figurer dans un m&eacute;moire ou une publication, suivies du nom de leur auteur et de la mention &laquo; communication personnelle &raquo;. </p><h2>La place de la bibliographie</h2><p>La place de la bibliographie d&eacute;pend de son importance : si elle comporte moins de vingt titres (toutes cat&eacute;gories confondues), sa place est &agrave; la fin du m&eacute;moire. Cette solution peut &eacute;galement &ecirc;tre retenue pour une bibliographie plus fournie. Certains auteurs font un autre choix. A la fin de chaque chapitre, ils &eacute;tablissent la bibliographie correspondant au th&egrave;me qui y est trait&eacute; et placent la bibliographie g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la fin de l&#39;ouvrage. Dans tous les cas, la clart&eacute; et la coh&eacute;rence sont les r&egrave;gles de base. </p><h2>L&#39;organisation de la bibliographie</h2><p>Plac&eacute;e en fin de m&eacute;moire, la bibliographie peut &ecirc;tre organis&eacute;e de diff&eacute;rentes mani&egrave;res : soit par ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteurs, soit par cat&eacute;gories de documents, soit, enfin, par th&egrave;mes. Mais revenons sur ces diff&eacute;rents plans de classements : </p><p>- <strong>le classement par ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteurs</strong> : tous les textes sont rassembl&eacute;s en une liste unique. L&#39;ordre alphab&eacute;tique permet de rep&eacute;rer un auteur lorsqu&#39;on le conna&icirc;t. Dans ce cas, le contenu des textes ne constitue pas un crit&egrave;re de classification ; </p><p>- <strong>le classement par cat&eacute;gories de documents</strong> : il est tout &agrave; fait possible de classer sa bibliographie en fonction des caract&eacute;ristiques formelles des textes (exemple : livres, articles, rapports, textes de lois, etc.) ; </p><p>- <strong>le classement par th&egrave;mes</strong> : un certain nombre de th&egrave;mes centraux peuvent &ecirc;tre d&eacute;gag&eacute;s : cela permet d&#39;organiser ainsi l&#39;ensemble des r&eacute;f&eacute;rences. </p><p>Au sein de chaque th&egrave;me. Les ouvrages sont class&eacute;s par ordre alphab&eacute;tique. D&egrave;s qu&#39;une bibliographie comporte plus de trente r&eacute;f&eacute;rences (cela peut aller jusqu&#39;&agrave; une centaine de r&eacute;f&eacute;rences cit&eacute;es pour un m&eacute;moire), cette solution est la plus pertinente. D&#39;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, les r&eacute;f&eacute;rences sont class&eacute;es par ordre alphab&eacute;tique de la premi&egrave;re lettre du premier auteur et le num&eacute;ro d&#39;ordre (chiffre arabe) est attribu&eacute; selon ce classement. </p><h2>La pr&eacute;sentation de la bibliographie</h2><p>Une bibliographie annonce les r&eacute;f&eacute;rences : </p><p>1) soit dans l&#39;ordre des citations dans le texte, auquel cas la citation est suivie d&#39;un n&deg; que l&#39;on retrouve dans la bibliographie ; </p><p>2) soit par ordre alphab&eacute;tique (syst&egrave;me Harvard) : dans ce cas, les r&egrave;gles sont tr&egrave;s pr&eacute;cises : <br />- la liste est &eacute;tablie par ordre alphab&eacute;tique du 1er auteur ; <br />- quand il y a 2 auteurs, pour un 2e auteur apparaissant plusieurs fois, les r&eacute;f&eacute;rences seront donn&eacute;es par ordre chronologique ; <br />- quand, pour un m&ecirc;me auteur identique, le &laquo; 2e auteur &raquo; est diff&eacute;rent, les r&eacute;f&eacute;rences sont donn&eacute;es par ordre alphab&eacute;tique du nom du 2e auteur : <br />Exemples : <br />Dupont A., 1980,... <br />Dupont A., 1981,... <br />Dupont A. et Durand 8., 1979,... <br />Dupont A. et Durand 8., 1983,... <br />Dupont A. et Mar&eacute;chal I., 1975,.., <br />Dupont A. et Robert E., 1980, ... <br />Dans tous ces cas, dans le texte, les citations sont suivies du (des) nom(s) d&#39;auteur(s) et de la date. <br />- Quand il y a plus de 2 auteurs, dans le texte, on ne cite que le 1er auteur, suivi de la mention &laquo; et al. &raquo; (pour &laquo; et alii &raquo;) ou &laquo; et coll. &raquo; (pour &laquo; et collaborateurs &raquo;) ; la 1&egrave;re formule (et alii) a l&#39; avantage d&#39;&ecirc;tre internationale. </p><p>Dans la bibliographie la liste compl&egrave;te des auteurs doit figurer et les r&eacute;f&eacute;rences seront class&eacute;es en respectant les r&egrave;gles &eacute;nonc&eacute;es pour 2 auteurs, avec extrapolation au 3e, voire au 4e, etc. </p><p>Quand il s&#39;agit d&#39;un ouvrage, il est parfois recommand&eacute; d&#39;indiquer dans le texte la ou les pages o&ugrave; figure la citation concern&eacute;e. </p><h2>Quelques r&egrave;gles a respecter</h2><p>Toutes ces r&egrave;gles peuvent appara&icirc;tre exag&eacute;r&eacute;es dans leurs pr&eacute;cisions et inutiles dans leurs exigences. En fait, l&#39;exp&eacute;rience vous apprendra vite, si ce n&#39;est d&eacute;j&agrave; fait, que leur respect par tous les auteurs est le seul moyen de s&#39;y retrouver, surtout au niveau international. Il est donc important de les conna&icirc;tre et de les respecter d&egrave;s le d&eacute;but de la constitution de la bibliographie, quelque soit son support. Cette contrainte mineure &eacute;vite bien les d&eacute;boires par la suite. </p><p>Il faut &ecirc;tre conscient que le s&eacute;rieux et la rigueur d&#39;une bibliographie sont souvent l&#39;indice r&eacute;v&eacute;lateur du s&eacute;rieux et la rigueur de l&#39;ensemble du travail. C&#39;est une question de &laquo; forme &raquo; souvent r&eacute;v&eacute;latrice du &laquo; fond &raquo; et c&#39;est une discipline &agrave; laquelle il faut absolument s&#39;astreindre. </p><p>Une autre r&egrave;gle, absolue, est que la bibliographie d&#39;un m&eacute;moire ou d&#39;une publication doit comporter les r&eacute;f&eacute;rences de toutes les citations du texte, et celles-l&agrave; seulement. Il n&#39;est pas question de citer tout ce que vous avez lu au cours de la recherche, mais de donner toutes les indications utiles pour qu&#39;un lecteur puisse retrouver les articles et ouvrages cit&eacute;s. Voici l&#39;exemple d&#39;une bibliographie regroupant quelques cas de figure &eacute;nonc&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment. Le th&egrave;me en est : &laquo; la recherche en soins infirmiers &raquo; : </p><p>1. Beckett JE. Nursing Research utilisation techniques, <em>Journal of American Nursing</em>, 1900, 11, 22-27. <br />2. Bunge H.L. : The first decade of Nursing Research, <em>Nursing Research</em>, 1962, 11, 132-137. <br />3. Circulaire n&deg; 89-007, du 9 janvier 1989, sur l&#39;enseignement sup&eacute;rieur, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />4. Circulaire n&deg; 91-485, du 3 octobre 1991, relative &agrave; la r&eacute;forme hospitali&egrave;re, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />5. Collin A. Histoire mondiale des sciences, Paris : Seuil, 1983, 320 p. <br />6. D&eacute;cret n&deg; 84-689, du 17 juillet 1984, relatif aux actes professionnels et &agrave; l&#39;exercice de la profession d&#39;infirmier, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />7. &amp;EACUTE;ditorial, The Nurse in Nursing Research, <em>Nursing Research</em>, 1961, 2, 99. <br />8. Florin M.P. et Moussa T. Obligations et responsabilit&eacute; des infirmi&egrave;res aujourd&#39;hui, Paris, Le Centurion, 1985, 297 p. <br />9. Formarier M. Editorial, <em>Recherche en Soins Infirmiers</em>, 1985, 1, 13-15. <br />10. Formarier M et Poirier-Coutansaais G. Initiation &agrave; la recherche en soins infirmiers, Paris, Lamarre, 1985, 280 p. <br />11. Grivet L. L&#39;infirmi&egrave;re et la recherche, Infirmi&egrave;re Magazine 1991, 49, 17. <br />12. Guide du service infirmier, 1986, n&deg; 3, s&eacute;rie soins infirmiers, circulaire n&deg; 152 du 30 juin, terminologie des soins infirmiers, glossaire provisoire, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />13. Lancouet G et Porlier JC. Pratiques statistiques en Sciences humaines et sociales, Paris, E.S.F., 1989, 300 p. <br />14. Lanza D et Sechaud L. La recherche une n&eacute;cessit&eacute;, <em>Soins</em>, 1991, 544, 18-19. <br />15. Lellouch J et Lazar Ph. M&eacute;thodes statistiques en exp&eacute;rimentation biologique, Paris, Flammarion, 1983, 180 p. <br />16. Loi n&deg; 91-748 du 31 juillet 1991, Rortant r&eacute;forme hospitali&egrave;re, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />17. Ouellet A. Processus de recherche (une approche syst&eacute;mique), Qu&eacute;bec, Presse Universitaire du Qu&eacute;bec, 1981. <br />18. Paillard J. Un nouvel objet de recherche : la pratique infirmi&egrave;re, <em>Panorama du M&eacute;decin</em>, 1991, 28/02, 3. <br />19. Segesten K. Editorial, <em>Scandinavian Journal of Caring Sciences</em>, 1990, 3, 97-98. <br />20. Serres M, Authier M, Benoist P, Bensaude-Vincent B, Bowkert G, Orouin JM, Golstein C, Latour B, Levy P, Rit ter J, Stengers I. El&eacute;ments d&#39;histoire des sciences, Paris, Bordas, 1989, 575 p. </p><p><strong>Quelques conseils utiles</strong> </p><ul> <li>Des r&eacute;f&eacute;rences trop nombreuses ne traduisent pas toujours des connaissances &eacute;tendues, mais plut&ocirc;t l&#39;absence d&#39;esprit critique. </li> <li>Ne citer que des r&eacute;f&eacute;rences de documents publi&eacute;s, que l&#39;on a lu et choisi pour leur int&eacute;r&ecirc;t. </li> <li>Contr&ocirc;ler les r&eacute;f&eacute;rences avec l&#39;article (ou sa photocopie) pour &eacute;viter toute erreur de transcription. </li> <li>Pr&eacute;senter les r&eacute;f&eacute;rences selon le syst&egrave;me adopt&eacute; par la revue, &agrave; laquelle l&#39;article est destin&eacute;. </li></ul><strong>Ce qu&#39;il faut &eacute;viter</strong> <ul> <li>les articles d&#39;acc&egrave;s difficile, </li> <li>les th&egrave;ses, </li> <li>les r&eacute;sum&eacute;s de congr&egrave;s publi&eacute;s dans des p&eacute;riodiques, </li> <li>les lettres, </li> <li>les communications personnelles, </li> <li>les articles &laquo; sous presse &raquo;. </li></ul><strong>Les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; proscrire</strong> <ul> <li>les r&eacute;sum&eacute;s de congr&egrave;s non publi&eacute;s dans des p&eacute;riodiques, </li> <li>les articles &laquo; soumis pour publication &raquo;, </li> <li>les communications orales, </li> <li>les r&eacute;f&eacute;rences de seconde main. </li></ul><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><ol> <li>Accart JP. Le Monde infirmier et la documentation. <em>Interbloc</em>, sept. 1992, XI, 3, 330-32. </li> <li>Accart JP. La documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers, <em>Interbloc</em>, 1992, XI, 4, 31-34. </li> <li>Chalumeau MT. La Bibliographie, Cours I.E.S.C.H.-A.P.-H.P., 1993. </li> <li>Fragni&egrave;re JP. Comment r&eacute;ussir un m&eacute;moire, Paris, Dunod, 1986, 141 p. </li> <li>Hughier JM. La R&eacute;daction m&eacute;dicale, Paris, Doin, 1991, 220 p. </li> <li>Lefort G. Savoir se documenter, Paris, Les &amp;EACUTE;ditions d&#39;Organisation, 1990, 190 p. </li></ol> <p> <em>Cop. Jean-Philippe Accart, 2007. </em> </p> <p> &nbsp; </p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.bdsp.tm.fr/fulltext/show.asp?URL=/rsi/37/61.pdf" target="_blank">Une &eacute;tape importante du travail de recherche : la bibliographie</a>. <strong>Recherche en soins infirmiers</strong>, 1994, 37, juin, pp. 61-65.&nbsp; En ligne.</p><p><strong>Interbloc</strong>, 1994, t. 13, n&deg; 1, pp. 45-46. (1&egrave;re partie)</p><p><strong>Interbloc</strong>, 1994, t. 13, n&deg; 2, pp. 28-29.&nbsp;(2&egrave;me partie)</p><h2>Le m&eacute;moire de fin d&#39;etudes et la bibliographie (1&egrave;re partie)</h2><p>Les &eacute;tudes d&#39;infirmier(e), d&#39;infirmier(e) sp&eacute;cialis&eacute;(e) ou de cadre infirmier s&#39;ach&egrave;vent g&eacute;n&eacute;ralement par la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire. Ce m&eacute;moire ent&eacute;rine plusieurs ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes : c&#39;est l&#39;&eacute;tape finale avant le dipl&ocirc;me et l&#39;entr&eacute;e en fonction. Il est le produit d&#39;une r&eacute;flexion et est bas&eacute; sur une recherche personnelle importante. La d&eacute;limitation du sujet avec les enseignants, la mise &agrave; plat des termes de la recherche, la consultation des diff&eacute;rentes sources disponibles dans la biblioth&egrave;que ou le centre de documentation de l&#39;&eacute;cole (ouvrages, encyclop&eacute;dies, revues param&eacute;dicales ou en sant&eacute; publique), la discussion &eacute;ventuelle avec des sp&eacute;cialistes du sujet recherch&eacute; (m&eacute;decins, professeurs) constituent les bases d&#39;un travail s&eacute;rieux et approfondi. Toutes ces &eacute;tapes permettront &agrave; l&#39;&eacute;tudiant(e) de cerner v&eacute;ritablement tous les aspects attach&eacute;s &agrave; son sujet de recherche. </p><p>Il accumulera ainsi une documentation importante et vari&eacute;e qu&#39;il lui appartiendra de lire et d&#39;analyser. Il pourra &eacute;galement affiner sa recherche en consultant les diverses banques de donn&eacute;es existantes &agrave; l&#39;heure actuelle (<em>PASCAL</em> du Centre National de la Recherche Scientifique C.N.R.S., <em>Medline</em> de la National Library of Medicine aux Etats-Unis, <em>B.I.R.D.</em> du Centre International de l&#39;Enfance, la <em>B.D.S.P.</em> (banque de donn&eacute;es en sant&eacute; publique sur Minitel 3617) par exemple. Si l&#39;&eacute;tudiant est habitu&eacute; &agrave; travailler sur traitement de texte, il pourra constituer sa bibliographie sur disquette et ainsi la modifier &agrave; tout moment. La forme la plus classique reste cependant la forme papier. </p><h2>La qualit&eacute; de la bibliographie</h2><p>La r&eacute;daction du m&eacute;moire interviendra dans un deuxi&egrave;me temps. Un travail de cet ordre, que l&#39;on peut qualifier de scientifique car il est r&eacute;gi par certaines normes (la qualit&eacute;, le s&eacute;rieux de la r&eacute;daction, des citations diverses), est bien s&ucirc;r un travail de r&eacute;flexion personnel ; mais il se base pour beaucoup sur ce qui a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fait : des travaux anciens, pouvant remonter &agrave; une dizaine d&#39;ann&eacute;es, sur le m&ecirc;me sujet, mais qui demandent une actualisation. C&#39;est l&agrave; qu&#39;interviendra la bibliographie, c&#39;est-&agrave;-dire toutes les sources, imprim&eacute;es, visuelles ou sonores qui auront &eacute;t&eacute; utilis&eacute;es. Il faudra imp&eacute;rativement citer ces sources, les ordonner, &eacute;liminer les moins pertinentes, v&eacute;rifier leur qualit&eacute;. </p><p>En bref, cela vous permettra de progresser sur le plan professionnel, et aux futurs lecteurs du m&eacute;moire d&#39;aller &eacute;ventuellement plus loin. Ce travail, qui peut para&icirc;tre r&eacute;barbatif ou ennuyeux, est, de fait, tr&egrave;s important. Voici donc expliqu&eacute;, en quelques paragraphes, le pourquoi et le comment de la bibliographie. </p><h2>Qu&#39;est-ce que la bibliographie ? </h2><p>La bibliographie est constitu&eacute;e de tous les documents publi&eacute;s qui ont &eacute;t&eacute; cit&eacute;s dans le m&eacute;moire. C&#39;est-&agrave;-dire : </p><p>- <em>des encyclop&eacute;dies (g&eacute;n&eacute;rales, param&eacute;dicales ou m&eacute;dicales)</em> qui font le point sur un sujet de fa&ccedil;on globale en abordant son historique, son d&eacute;veloppement : on peut citer l&#39;<em>Univers de la Profession Infirmi&egrave;re, l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-Chirurgicale (E.M.C.)</em> ; </p><p>- <em>des livres, ouvrages de base, dictionnaires sp&eacute;cialis&eacute;s, manuels (texbook en anglais) </em>, des abr&eacute;g&eacute;s, afin de pr&eacute;ciser les notions de base &agrave; d&eacute;velopper. Il peut s&#39;agir &eacute;galement de monographies, de biographies ou de chapitres particuliers d&#39;un ouvrage que vous jugez bon de citer ; </p><p>- <em>des articles de revues</em> : la presse infirmi&egrave;re et param&eacute;dicale fran&ccedil;aise est en plein d&eacute;veloppement et sa qualit&eacute; va croissant. La presse &eacute;trang&egrave;re (et canadienne notamment) doit &eacute;galement &ecirc;tre consult&eacute;e. Un article souvent cit&eacute; ou repris peut &ecirc;tre une bonne source ; un autre moyen est de s&#39;adresser directement au sp&eacute;cialiste du sujet (un praticien hospitalier, un professeur de sant&eacute; publique, par exemple) pour savoir quel est l&#39;article &agrave; lire sur le sujet choisi. De plus, un article a obligatoirement une bibliographie qui renvoie automatiquement &agrave; d&#39;autres sources. Cela peut &ecirc;tre une bonne m&eacute;thode pour constituer soi-m&ecirc;me sa propre bibliographie. Si cette bibliographie est de bonne qualit&eacute;, le travail de constitution va &ecirc;tre simplifi&eacute; : de r&eacute;f&eacute;rence en article, une cha&icirc;ne se constitue dont on exploite les maillons. Plus la r&eacute;f&eacute;rence est pr&eacute;cise, plus il est facile de se la procurer. <br />Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation proposent, en g&eacute;n&eacute;ral, un service de commande de photocopies. Il ne faut pas h&eacute;siter &agrave; s&#39;adresser &agrave; l&#39;auteur d&#39;un article, soit directement, soit par l&#39;interm&eacute;diaire de la revue ; en g&eacute;n&eacute;ral, il acceptera d&#39;adresser des tir&eacute;s &agrave; part ou une photocopie de ses publications. <br />Les p&eacute;riodiques en soins infirmiers publient &eacute;galement des num&eacute;ros sp&eacute;ciaux sur des sujets particuliers ; </p><p>- <em>des dossiers, des rapports, des brochures, des m&eacute;moires : c&#39;est ce qu&#39;on appelle la litt&eacute;rature grise</em>, c&#39;est-&agrave;-dire tout ce qui est publi&eacute; par des organismes officiels, les administrations, &agrave; usage interne et non diffus&eacute; dans le public. Le minist&egrave;re de la Sant&eacute; et la Direction des H&ocirc;pitaux en particulier &eacute;ditent des brochures sur la sant&eacute; publique, les h&ocirc;pitaux, les maladies. Le meilleur moyen de les consulter est de s&#39;adresser &agrave; la biblioth&egrave;que du minist&egrave;re, ouverte au public, ou aux biblioth&egrave;ques administratives hospitali&egrave;res. </p><p>Les m&eacute;moires et rapports d&eacute;j&agrave; soutenus constituent, si leur bibliographie a &eacute;t&eacute; bien faite, des .sources pr&eacute;cieuses. A ce sujet les Ecoles de Cadres publient le plus souvent un catalogue des m&eacute;moires de leurs &eacute;tudiants ; une collection int&eacute;ressante dans ce domaine est &agrave; citer : &quot; Les Formations &agrave; l&#39;A.P.-H.P.&raquo; ; </p><p>- <em>des &eacute;tudes d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral</em> qui ont marqu&eacute; la r&eacute;flexion dans votre champ d&#39;analyse. Il ne faut retenir cependant que les travaux que vous avez lus ou au moins feuillet&eacute;s ou consult&eacute;s ; </p><p>- <em>des recherches de laboratoires</em> : l&#39;I.N.S.E.R.M. ou le C.N.R.S., par exemple, poss&egrave;dent diff&eacute;rents laboratoires de recherche, dont certains sont implant&eacute;s dans des h&ocirc;pitaux : sur l&#39;&eacute;thique ou la sant&eacute; publique par exemple ; il existe, en g&eacute;n&eacute;ral, un fonds documentaire dans le laboratoire, l&#39;&eacute;tablissement ou l&#39;institution. Pour savoir quelle &eacute;quipe de chercheurs travaille sur quel terrain, la banque de donn&eacute;es sur Minitel 3617 B.I.R. vous donnera des renseignements utiles sur le sujet ; </p><p>- <em>des textes de lois, des d&eacute;crets, des circulaires</em> : la sant&eacute; publique &eacute;tant r&eacute;gie par des textes l&eacute;gislatifs, il n&#39;est pas inutile de citer ces sources. Plusieurs banques de donn&eacute;es consultables sur Minitel peuvent &ecirc;tre consult&eacute;es : JURISANTE (du Centre National de l&#39;Equipement Hospitalier) en droit hospitalier, REFLEX, JOEL, afin de consulter le Journal Officiel ; </p><p>- <em>des banques de donn&eacute;es en soins infirmiers</em> ; il n&#39;y a pas de banque de donn&eacute;es en soins infirmiers &agrave; l&#39;heure actuelle. Seules certaines parties des banques de donn&eacute;es existantes peuvent int&eacute;resser les &eacute;tudiants. Elles constituent cependant un excellent moyen de recherche bibliographique. Medline (de la National Library of Medicine), PASCAL du C.N.R.S., B.I.R.D. (du Centre International de l&#39;Enfance) ; </p><p>- <em>des films, des images, des cassettes enregistr&eacute;es</em> (de conf&eacute;rences par exemple). </p><p><em>Cop. Jean-Philippe Accart, 2007</em></p></p><p><h2>La constitution de la bibliographie (2&egrave;me partie)</h2><p>La constitution doit &ecirc;tre exhaustive, aussi bien dans la liste que dans son contenu. Les r&eacute;f&eacute;rences doivent &ecirc;tre not&eacute;es avec le maximum de renseignements. En effet, lors de l&#39;&eacute;tablissement de la bibliographie finale, la s&eacute;lection se fera sur les r&eacute;f&eacute;rences &laquo; utiles &raquo; , les plus pertinentes et r&eacute;pondant le mieux au sujet de la recherche. </p><p>Quand l&#39;&eacute;tudiant r&eacute;dige sa bibliographie sur papier, il doit associer une r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une fiche (1 fiche par r&eacute;f&eacute;rence). Il est alors plus ais&eacute; de supprimer des d&eacute;tails inutiles que de rechercher une pr&eacute;cision qu&#39;on aurait omis de noter. </p><p>Dans tous les cas la r&eacute;f&eacute;rence d&#39;un article se note de la fa&ccedil;on la plus compl&egrave;te possible : <br />1) <em>Dans le cas d&#39;un article publi&eacute; dans une revue, la r&eacute;f&eacute;rence devra comporter : Auteur(s) nom, pr&eacute;nom(s) ou au moins initiale(s), date, titre complet, nom de la revue, n&deg; de la revue, premi&egrave;re et derni&egrave;re pages</em>. <br />2) <em>Quand il y a plusieurs auteurs</em>, les reporter dans l&#39;ordre et faire pr&eacute;c&eacute;der le dernier de la conjonction &laquo; et &raquo; (ceci m&ecirc;me pour les auteurs &eacute;trangers, lorsqu&#39;ils sont cit&eacute;s dans un m&eacute;moire en langue fran&ccedil;aise). <br />3) <em>Quand il s&#39;agit d&#39;un ouvrage</em>, on devra indiquer : <em>le ou les auteur(s) en respectant les r&egrave;gles pr&eacute;c&eacute;dentes, le titre, la date, la collection si elle a un titre sp&eacute;cifique, l&#39;&eacute;diteur, le n&deg; de l&#39;&eacute;dition s&#39;il yen a eu plusieurs, la ville, tout cela dans l&#39;ordre indiqu&eacute; dans la revue choisie</em>. </p><p>Cette fa&ccedil;on de noter une r&eacute;f&eacute;rence est tout aussi valable si l&#39;&eacute;tudiant choisit de travailler sur traitement de texte ou avec un logiciel bibliographique ; dans ce cas, lors de l&#39;&eacute;tablissement de la bibliographie d&eacute;finitive, un logiciel de tri et un traitement de texte, permettront facilement de faire appara&icirc;tre la liste souhait&eacute;e dans la forme sp&eacute;cifique du m&eacute;moire ou de la revue concern&eacute;e. </p><p>Noter toute information transmise par une personne dont la comp&eacute;tence est reconnue, du fait par exemple de travaux ant&eacute;rieurs, est &eacute;galement tr&egrave;s important. Dans ce cas, elles pourront figurer dans un m&eacute;moire ou une publication, suivies du nom de leur auteur et de la mention &laquo; communication personnelle &raquo;. </p><h2>La place de la bibliographie</h2><p>La place de la bibliographie d&eacute;pend de son importance : si elle comporte moins de vingt titres (toutes cat&eacute;gories confondues), sa place est &agrave; la fin du m&eacute;moire. Cette solution peut &eacute;galement &ecirc;tre retenue pour une bibliographie plus fournie. Certains auteurs font un autre choix. A la fin de chaque chapitre, ils &eacute;tablissent la bibliographie correspondant au th&egrave;me qui y est trait&eacute; et placent la bibliographie g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la fin de l&#39;ouvrage. Dans tous les cas, la clart&eacute; et la coh&eacute;rence sont les r&egrave;gles de base. </p><h2>L&#39;organisation de la bibliographie</h2><p>Plac&eacute;e en fin de m&eacute;moire, la bibliographie peut &ecirc;tre organis&eacute;e de diff&eacute;rentes mani&egrave;res : soit par ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteurs, soit par cat&eacute;gories de documents, soit, enfin, par th&egrave;mes. Mais revenons sur ces diff&eacute;rents plans de classements : </p><p>- <strong>le classement par ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteurs</strong> : tous les textes sont rassembl&eacute;s en une liste unique. L&#39;ordre alphab&eacute;tique permet de rep&eacute;rer un auteur lorsqu&#39;on le conna&icirc;t. Dans ce cas, le contenu des textes ne constitue pas un crit&egrave;re de classification ; </p><p>- <strong>le classement par cat&eacute;gories de documents</strong> : il est tout &agrave; fait possible de classer sa bibliographie en fonction des caract&eacute;ristiques formelles des textes (exemple : livres, articles, rapports, textes de lois, etc.) ; </p><p>- <strong>le classement par th&egrave;mes</strong> : un certain nombre de th&egrave;mes centraux peuvent &ecirc;tre d&eacute;gag&eacute;s : cela permet d&#39;organiser ainsi l&#39;ensemble des r&eacute;f&eacute;rences. </p><p>Au sein de chaque th&egrave;me. Les ouvrages sont class&eacute;s par ordre alphab&eacute;tique. D&egrave;s qu&#39;une bibliographie comporte plus de trente r&eacute;f&eacute;rences (cela peut aller jusqu&#39;&agrave; une centaine de r&eacute;f&eacute;rences cit&eacute;es pour un m&eacute;moire), cette solution est la plus pertinente. D&#39;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, les r&eacute;f&eacute;rences sont class&eacute;es par ordre alphab&eacute;tique de la premi&egrave;re lettre du premier auteur et le num&eacute;ro d&#39;ordre (chiffre arabe) est attribu&eacute; selon ce classement. </p><h2>La pr&eacute;sentation de la bibliographie</h2><p>Une bibliographie annonce les r&eacute;f&eacute;rences : </p><p>1) soit dans l&#39;ordre des citations dans le texte, auquel cas la citation est suivie d&#39;un n&deg; que l&#39;on retrouve dans la bibliographie ; </p><p>2) soit par ordre alphab&eacute;tique (syst&egrave;me Harvard) : dans ce cas, les r&egrave;gles sont tr&egrave;s pr&eacute;cises : <br />- la liste est &eacute;tablie par ordre alphab&eacute;tique du 1er auteur ; <br />- quand il y a 2 auteurs, pour un 2e auteur apparaissant plusieurs fois, les r&eacute;f&eacute;rences seront donn&eacute;es par ordre chronologique ; <br />- quand, pour un m&ecirc;me auteur identique, le &laquo; 2e auteur &raquo; est diff&eacute;rent, les r&eacute;f&eacute;rences sont donn&eacute;es par ordre alphab&eacute;tique du nom du 2e auteur : <br />Exemples : <br />Dupont A., 1980,... <br />Dupont A., 1981,... <br />Dupont A. et Durand 8., 1979,... <br />Dupont A. et Durand 8., 1983,... <br />Dupont A. et Mar&eacute;chal I., 1975,.., <br />Dupont A. et Robert E., 1980, ... <br />Dans tous ces cas, dans le texte, les citations sont suivies du (des) nom(s) d&#39;auteur(s) et de la date. <br />- Quand il y a plus de 2 auteurs, dans le texte, on ne cite que le 1er auteur, suivi de la mention &laquo; et al. &raquo; (pour &laquo; et alii &raquo;) ou &laquo; et coll. &raquo; (pour &laquo; et collaborateurs &raquo;) ; la 1&egrave;re formule (et alii) a l&#39; avantage d&#39;&ecirc;tre internationale. </p><p>Dans la bibliographie la liste compl&egrave;te des auteurs doit figurer et les r&eacute;f&eacute;rences seront class&eacute;es en respectant les r&egrave;gles &eacute;nonc&eacute;es pour 2 auteurs, avec extrapolation au 3e, voire au 4e, etc. </p><p>Quand il s&#39;agit d&#39;un ouvrage, il est parfois recommand&eacute; d&#39;indiquer dans le texte la ou les pages o&ugrave; figure la citation concern&eacute;e. </p><h2>Quelques r&egrave;gles a respecter</h2><p>Toutes ces r&egrave;gles peuvent appara&icirc;tre exag&eacute;r&eacute;es dans leurs pr&eacute;cisions et inutiles dans leurs exigences. En fait, l&#39;exp&eacute;rience vous apprendra vite, si ce n&#39;est d&eacute;j&agrave; fait, que leur respect par tous les auteurs est le seul moyen de s&#39;y retrouver, surtout au niveau international. Il est donc important de les conna&icirc;tre et de les respecter d&egrave;s le d&eacute;but de la constitution de la bibliographie, quelque soit son support. Cette contrainte mineure &eacute;vite bien les d&eacute;boires par la suite. </p><p>Il faut &ecirc;tre conscient que le s&eacute;rieux et la rigueur d&#39;une bibliographie sont souvent l&#39;indice r&eacute;v&eacute;lateur du s&eacute;rieux et la rigueur de l&#39;ensemble du travail. C&#39;est une question de &laquo; forme &raquo; souvent r&eacute;v&eacute;latrice du &laquo; fond &raquo; et c&#39;est une discipline &agrave; laquelle il faut absolument s&#39;astreindre. </p><p>Une autre r&egrave;gle, absolue, est que la bibliographie d&#39;un m&eacute;moire ou d&#39;une publication doit comporter les r&eacute;f&eacute;rences de toutes les citations du texte, et celles-l&agrave; seulement. Il n&#39;est pas question de citer tout ce que vous avez lu au cours de la recherche, mais de donner toutes les indications utiles pour qu&#39;un lecteur puisse retrouver les articles et ouvrages cit&eacute;s. Voici l&#39;exemple d&#39;une bibliographie regroupant quelques cas de figure &eacute;nonc&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment. Le th&egrave;me en est : &laquo; la recherche en soins infirmiers &raquo; : </p><p>1. Beckett JE. Nursing Research utilisation techniques, <em>Journal of American Nursing</em>, 1900, 11, 22-27. <br />2. Bunge H.L. : The first decade of Nursing Research, <em>Nursing Research</em>, 1962, 11, 132-137. <br />3. Circulaire n&deg; 89-007, du 9 janvier 1989, sur l&#39;enseignement sup&eacute;rieur, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />4. Circulaire n&deg; 91-485, du 3 octobre 1991, relative &agrave; la r&eacute;forme hospitali&egrave;re, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />5. Collin A. Histoire mondiale des sciences, Paris : Seuil, 1983, 320 p. <br />6. D&eacute;cret n&deg; 84-689, du 17 juillet 1984, relatif aux actes professionnels et &agrave; l&#39;exercice de la profession d&#39;infirmier, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />7. &amp;EACUTE;ditorial, The Nurse in Nursing Research, <em>Nursing Research</em>, 1961, 2, 99. <br />8. Florin M.P. et Moussa T. Obligations et responsabilit&eacute; des infirmi&egrave;res aujourd&#39;hui, Paris, Le Centurion, 1985, 297 p. <br />9. Formarier M. Editorial, <em>Recherche en Soins Infirmiers</em>, 1985, 1, 13-15. <br />10. Formarier M et Poirier-Coutansaais G. Initiation &agrave; la recherche en soins infirmiers, Paris, Lamarre, 1985, 280 p. <br />11. Grivet L. L&#39;infirmi&egrave;re et la recherche, Infirmi&egrave;re Magazine 1991, 49, 17. <br />12. Guide du service infirmier, 1986, n&deg; 3, s&eacute;rie soins infirmiers, circulaire n&deg; 152 du 30 juin, terminologie des soins infirmiers, glossaire provisoire, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />13. Lancouet G et Porlier JC. Pratiques statistiques en Sciences humaines et sociales, Paris, E.S.F., 1989, 300 p. <br />14. Lanza D et Sechaud L. La recherche une n&eacute;cessit&eacute;, <em>Soins</em>, 1991, 544, 18-19. <br />15. Lellouch J et Lazar Ph. M&eacute;thodes statistiques en exp&eacute;rimentation biologique, Paris, Flammarion, 1983, 180 p. <br />16. Loi n&deg; 91-748 du 31 juillet 1991, Rortant r&eacute;forme hospitali&egrave;re, Paris, Editions du Journal Officiel. <br />17. Ouellet A. Processus de recherche (une approche syst&eacute;mique), Qu&eacute;bec, Presse Universitaire du Qu&eacute;bec, 1981. <br />18. Paillard J. Un nouvel objet de recherche : la pratique infirmi&egrave;re, <em>Panorama du M&eacute;decin</em>, 1991, 28/02, 3. <br />19. Segesten K. Editorial, <em>Scandinavian Journal of Caring Sciences</em>, 1990, 3, 97-98. <br />20. Serres M, Authier M, Benoist P, Bensaude-Vincent B, Bowkert G, Orouin JM, Golstein C, Latour B, Levy P, Rit ter J, Stengers I. El&eacute;ments d&#39;histoire des sciences, Paris, Bordas, 1989, 575 p. </p><p><strong>Quelques conseils utiles</strong> </p><ul> <li>Des r&eacute;f&eacute;rences trop nombreuses ne traduisent pas toujours des connaissances &eacute;tendues, mais plut&ocirc;t l&#39;absence d&#39;esprit critique. </li> <li>Ne citer que des r&eacute;f&eacute;rences de documents publi&eacute;s, que l&#39;on a lu et choisi pour leur int&eacute;r&ecirc;t. </li> <li>Contr&ocirc;ler les r&eacute;f&eacute;rences avec l&#39;article (ou sa photocopie) pour &eacute;viter toute erreur de transcription. </li> <li>Pr&eacute;senter les r&eacute;f&eacute;rences selon le syst&egrave;me adopt&eacute; par la revue, &agrave; laquelle l&#39;article est destin&eacute;. </li></ul><strong>Ce qu&#39;il faut &eacute;viter</strong> <ul> <li>les articles d&#39;acc&egrave;s difficile, </li> <li>les th&egrave;ses, </li> <li>les r&eacute;sum&eacute;s de congr&egrave;s publi&eacute;s dans des p&eacute;riodiques, </li> <li>les lettres, </li> <li>les communications personnelles, </li> <li>les articles &laquo; sous presse &raquo;. </li></ul><strong>Les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; proscrire</strong> <ul> <li>les r&eacute;sum&eacute;s de congr&egrave;s non publi&eacute;s dans des p&eacute;riodiques, </li> <li>les articles &laquo; soumis pour publication &raquo;, </li> <li>les communications orales, </li> <li>les r&eacute;f&eacute;rences de seconde main. </li></ul><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><ol> <li>Accart JP. Le Monde infirmier et la documentation. <em>Interbloc</em>, sept. 1992, XI, 3, 330-32. </li> <li>Accart JP. La documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers, <em>Interbloc</em>, 1992, XI, 4, 31-34. </li> <li>Chalumeau MT. La Bibliographie, Cours I.E.S.C.H.-A.P.-H.P., 1993. </li> <li>Fragni&egrave;re JP. Comment r&eacute;ussir un m&eacute;moire, Paris, Dunod, 1986, 141 p. </li> <li>Hughier JM. La R&eacute;daction m&eacute;dicale, Paris, Doin, 1991, 220 p. </li> <li>Lefort G. Savoir se documenter, Paris, Les &amp;EACUTE;ditions d&#39;Organisation, 1990, 190 p. </li></ol> <p> <em>Cop. Jean-Philippe Accart, 2007. </em> </p> <p> &nbsp; </p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - Les banques de données: utilisation 2007-04-03T17:25:29+00:00 2007-04-03T17:25:29+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/1994-les-banques-de-donnees-utilisation.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Le Micro-Bulletin du CNRS, n&deg; 56, pp. 112-119.</strong> </p><p>L&#39;ensemble des composants de la recherche documentaire peut para&icirc;tre complexe. La cl&eacute; de la r&eacute;ussite dans l&#39;utilisation des banques de donn&eacute;es r&eacute;side dans la fa&ccedil;on dont l&#39;utilisateur formule sa question. </p><p><em>L&rsquo;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es est la derni&egrave;re &eacute;tape d&#39;une recherche documentaire. Elle vise &agrave; l&#39;affiner ou &agrave; l&#39;&eacute;largir selon les cas.</em> </p><h2>Etablir une strat&eacute;gie de recherche</h2><p>L&rsquo;utilisateur aura mis &agrave; plat tous les termes de sa recherche et aura d&eacute;j&agrave; consult&eacute; les documents primaires. Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, il aura recours &agrave; une banque de donn&eacute;es: celle-ci lui donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce que l&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux documents secondaires. </p><h2>Utiliser les mots cl&eacute;s, les op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, les termes g&eacute;n&eacute;riques et sp&eacute;cifiques</h2><p>En fonction de la BDD choisie, l&rsquo;utilisateur devra mettre en concordance ses propres termes et ceux d&eacute;finis par le producteur de la BDD. Il s&#39;aidera alors du thesaurus de la BDD. Le praticien de la BDD peut &eacute;tablir ici un dialogue fructueux avec lui, afin de l&#39;aider dans cette d&eacute;marche. Cela est essentiel pour appr&eacute;hender de mani&egrave;re efficace la BDD. Cependant, l&#39;utilisation du langage naturel (interrogation sur les mots du titre, sur les mots du texte ou du r&eacute;sum&eacute;) est d&eacute;sormais possible sur la plupart des BDD. L&rsquo;utilisation des op&eacute;rateurs bool&eacute;ens consiste en des conjonctions utilis&eacute;es dans l&#39;alg&egrave;bre bool&eacute;enne. </p><table > <tbody> <tr> <td> <h2>D&eacute;finitions </h2> <p> <strong>Mot cl&eacute; ou descripteur</strong> : mot d&eacute;finissant de la fa&ccedil;on la plus pertinente et la plus pr&eacute;cise possible le sujet d&#39;un document. </p> <p> <strong>Op&eacute;rateurs bool&eacute;ens</strong> : ce sont des op&eacute;rateurs logiques (ET, OU, SAUF) permettant de lier entre eux des mots cl&eacute;s selon une logique math&eacute;matique (alg&egrave;bre de Boole). </p> <p> <strong>Thesaurus</strong> : ensemble de mots cl&eacute;s structur&eacute;s selon une hi&eacute;rarchie propre &agrave; un domaine. S&#39;&eacute;tablissent ainsi des arbres de connaissance dans un domaine, des croisements entre ces arbres, des notions communes et des renvois explorant les divers niveaux du domaine et ses interf&eacute;rences avec d&#39;autres. Toutes les biblioth&egrave;ques ne travaillent pas avec des thesaurus; ils se r&eacute;v&egrave;lent n&eacute;cessaires dans les biblioth&egrave;ques sp&eacute;cialis&eacute;es et dans l&#39;interrogation des banques de donn&eacute;es. </p> </td> </tr> </tbody></table><h3>L&#39;intersection : &laquo;ET&raquo; </h3><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/utilisation_bdd_et.jpg&amp;title=intersection:_ET&amp;w=600&amp;h=317&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;intersection:_ET&#39;,&#39;height=317,width=600,top=366.5,left=540,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_utilisation_bdd_et.jpg" alt="utilisation_bdd_et" title="utilisation_bdd_et" width="150" height="79" /></a> ET (And) sert &agrave; indiquer la pr&eacute;sence simultan&eacute;e de plusieurs mots cl&eacute;s. Par exemple, on peut demander les documents correspondant aux mots cl&eacute;s ENFANT ET MENINGITE. Il s&#39;agit d&#39;une recherche simple. On obtiendra tous les documents ayant ces deux mots cl&eacute;s r&eacute;pertori&eacute;s. On peut, bien &eacute;videmment, augmenter le nombre de connexions logiques en indiquant plus de deux termes. </p><h3>L&#39;union : &laquo;OU&raquo; </h3><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/utilisation_bdd_ou.jpg&amp;title=union:_OU&amp;w=600&amp;h=377&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;union:_OU&#39;,&#39;height=377,width=600,top=336.5,left=540,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_utilisation_bdd_ou.jpg" alt="utilisation_bdd_ou" title="utilisation_bdd_ou" width="150" height="94" /></a> </p><p>ou (Or) indique au serveur que l&rsquo;on cherche des renseignements se rapportant &agrave; plusieurs sujets. Par exemple, indiquer la recherche suivante : CHOLESTEROL OU REGIMIE ALlMENTAIRE OU MALADIES CARDIOVASCULAIRES sortira tous les documents ayant pour mot cl&eacute; l&rsquo;un au moins des trois mots donn&eacute;s. </p><h3>L&#39;exclusion : &laquo;SAUF&raquo; </h3><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/utilisation_bdd_sauf.jpg&amp;title=exclusion:_SAUF&amp;w=600&amp;h=352&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;exclusion:_SAUF&#39;,&#39;height=352,width=600,top=349,left=540,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_utilisation_bdd_sauf.jpg" alt="utilisation_bdd_sauf" title="utilisation_bdd_sauf" width="150" height="88" /></a> SAUF (Not) sert &agrave; &eacute;liminer les documents incluant un mot cl&eacute;, Il doit s&#39;employer en conjonction avec une premi&egrave;re recherche pour &eacute;liminer certains aspects d&eacute;finis. </p><p>Les op&eacute;rateurs logiques peuvent se combiner entre eux pour constituer une formule de recherche. On peut ainsi demander la recherche suivante: CHOLESTEROL OU REGIME ALIMENTAIRE ET MALADIES CARDIO-VAsCULAIRES SAUF ETATs-UNIs. </p><p>La possibilit&eacute; d&#39;exclure des caract&eacute;ristiques, et d&#39;en grouper d&#39;autres pour une recherche, permet d&#39;affiner, tr&egrave;s rapidement, la s&eacute;lection sur une banque de donn&eacute;es, Les op&eacute;rateurs logiques permettent de construire une d&eacute;finition exacte de sa question. </p><p><em>Avant de se connecter &agrave; un serveur, il est n&eacute;cessaire de conceptualiser sa demande de fa&ccedil;on pr&eacute;cise en s&#39;aidant du thesaurus de la banque de donn&eacute;es pour adh&eacute;rer au vocabulaire de la BDD</em>. </p><h2>Le choix de la banque de donn&eacute;es</h2><p>La multiplicit&eacute; des sources offertes au chercheur peut &ecirc;tre un handicap. Choisir une BDD entre plusieurs, c&#39;est prendre en compte plusieurs crit&egrave;res : </p><ul> <li>sa richesse, </li> <li>son anciennet&eacute;, sa couverture g&eacute;ographique, </li> <li>la nature des documents analys&eacute;s, </li> <li>le d&eacute;lai d&#39;entr&eacute;e et de mise &agrave; jour des donn&eacute;es, </li> <li>la structuration du vocabulaire, </li> <li>la fiabilit&eacute; de l&#39;indexation. </li></ul><br />Le biblioth&eacute;caire-documentaliste sera d&#39;une aide pr&eacute;cieuse dans le choix &agrave; op&eacute;rer. Pour r&eacute;pondre de fa&ccedil;on exhaustive &agrave; une question, il est parfois n&eacute;cessaire de rechercher sur plusieurs BDD. D&eacute;sormais, certains serveurs proposent des recherches multibases. <p><table > <tbody> <tr> <td> <h2>Le choix d&rsquo;une banque de donn&eacute;es </h2> <ul> <li>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales, M. Wolf-Terroine, Paris, FLA Consultants, 7992. </li> <li>36 17INFOBDD, soit 2000 BDD professionnelles propos&eacute;es. </li> <li>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles, Association des biblioth&eacute;caires documentalistes sp&eacute;cialis&eacute;s, ANRT, Paris, 1992. </li> <li>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques, Paris, A Jour, 1992. </li> <li>36 14 ou 36 15 MGS afin de faire un choix sur Minitel. </li> <li>En ligne, les banques de donn&eacute;es REBK (serveurs GCAM et Europ&eacute;ennes de donn&eacute;es), ainsi que CUADRA {CUADRA-Elsevier). </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><h2>L&#39;exploitation de la recherche: stockage des donn&eacute;es et obtention des r&eacute;f&eacute;rences</h2><h3>Le stockage des donn&eacute;es</h3><p>Une fois l&#39;interrogation faite et les documents identifi&eacute;s, il est n&eacute;cessaire de stocker les informations recueillies. <br />Dans ce domaine, l&#39;int&eacute;r&ecirc;t du micro-ordinateur communiquant par rapport &agrave; un terminal non &laquo;intelligent&raquo; prend toute sa signification. Si le terminal est utilisable lorsqu&#39;il s&#39;agit de renseignements &agrave; obtenir ponctuellement, il n&#39;en va pas de m&ecirc;me lorsque l&#39;on r&eacute;cup&egrave;re des documents plus nombreux, puisqu&#39;il est alors n&eacute;cessaire de disposer de ressources de stockage de ces informations. Par ailleurs, la banque de donn&eacute;es fournissant la r&eacute;ponse &agrave; la question sous forme de r&eacute;f&eacute;rences, il est possible de r&eacute;exploiter ulterieurement sur le micro-ordinateur les informations avec l&#39;aide d&rsquo;un logiciel de traitement de texte, par exemple, pour effectuer une mise en forme de la bibliographie, On pourra, au prix d&#39;une remise en forme (ou reformatage des donn&eacute;es) , int&eacute;grer ces informations dans une base de donn&eacute;es locale, dans un tableur ou dans toute autre application, Les logiciels bibliographiques, que nous verrons plus loin, permettent cette op&eacute;ration. </p><h3>L&#39;obtention des articles r&eacute;f&eacute;renc&eacute;s</h3><br />L&rsquo;obtention des articles cit&eacute;s en r&eacute;f&eacute;rences dans la BDD est la derni&egrave;re &eacute;tape avant la lecture et la r&eacute;daction finale. C&#39;est aussi une des questions essentielles que se pose l&#39;utilisateur, Les biblioth&egrave;ques ont g&eacute;n&eacute;ralement les r&eacute;ponses appropri&eacute;es : <ul> <li>soit la revue cit&eacute;e fait partie du catalogue de la biblioth&egrave;que </li> <li>soit le documentaliste oriente l&rsquo;utilisateur vers une biblioth&egrave;que plus importante, </li> <li>soit il commande les articles: pour cela, divers outils informatiques documentaires vont lui permettre de localiser ce qui est recherch&eacute; : </li></ul><p><table > <tbody> <tr> <td> <h2>La localisation des documents </h2> <ul> <li>Pour les revues, le <strong>Catalogue collectif national</strong> (CCN), en France, par exemple, interrogeable sur Minitel (36 17 CCN) ou sur le CD-ROM Myriade, permet de localiser le titre de la revue recherch&eacute;e dans une biblioth&egrave;que pr&eacute;cise. Il suffit d&#39;indiquer le titre de la revue pour voir appara&icirc;tre la liste des diff&eacute;rentes biblioth&egrave;ques la poss&eacute;dant. </li> <li>Pour les ouvrages consultables dans les biblioth&egrave;ques universitaires, la proc&eacute;dure est similaire en interrogeant le Pancatalogue, 36 17 PANCA ; ou pour les livres en vente, 36 17 ELECTRE. </li> <li>Pour les th&egrave;ses, il faut interroger 36 15 SUNK*THE ou CDTh&egrave;ses en ce qui concerne les th&egrave;ses soutenues en m&eacute;decine ou en pharmacie; et &eacute;galement 36 15 SUNK*THESA. </li> <li>Enfin, pour la litt&eacute;rature grise (rapports, brochure, etc.), le projet europ&eacute;en SIGLE (EAGLE/INIST) vise a rep&eacute;rer cette litt&eacute;rature difficile d&rsquo;acc&egrave;s. </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><h2>Les banques de donn&eacute;es en termes d&#39;acc&egrave;s, de co&ucirc;t et de consommation</h2><h3>L&#39;acc&egrave;s aux BDD</h3><br />Conqu&eacute;rir l&#39;utilisateur en facilitant l&#39;acc&egrave;s aux banques de donn&eacute;es a &eacute;t&eacute;, ces derni&egrave;res ann&eacute;es, un objectif des industriels de l&#39;information, Le Minitel constitue l&#39;une des r&eacute;ponses pour la France, puisque tout utilisateur doit pouvoir interroger une banque de donn&eacute;es vid&eacute;otex bien con&ccedil;ue. En contrepartie de cette facilit&eacute;, les questions qu&#39;il est possible de poser doivent &ecirc;tre structurellement simples: cours de la Bourse, identification d&#39;une entreprise ou d&rsquo;une liste d&#39;entreprises. <p>Les services sont, le plus souvent, libres d&#39;acc&egrave;s, le co&ucirc;t de leur utilisation apparaissant a posteriori sur la facture de la ligne t&eacute;l&eacute;phonique utilis&eacute;e. </p><p>Les banques de donn&eacute;es sur CD-ROM, pour leur part, disposent souvent de deux interfaces, rune destin&eacute;e &agrave; l&rsquo;utilisateur final et l&#39;autre aux professionnels de l&rsquo;information. Elles sont utilis&eacute;es par des structures qui ont de gros volumes d&#39;interrogation: biblioth&egrave;ques universitaires, centres de documentation, cellules d&#39;analystes financiers. L&rsquo;&eacute;quipement n&eacute;cessaire se compose, en plus du CD-ROM, d&rsquo;un micro-ordinateur reli&eacute; &agrave; un lecteur de CD-ROM. </p><p>Enfin, les banques de donn&eacute;es classiques (en ligne) sont destin&eacute;es aux professionnels de l&#39;information. Les recherches se font, dans la plupart des cas, en utilisant des langages d&#39;interrogation sp&eacute;cifiques (langages d&eacute;velopp&eacute;s par le serveur pour interroger les BDD qu&#39;il propose : Questel+ pour Questel, par exemple), qui s&rsquo;apprennent en quelques jours mais supposent une pratique r&eacute;guli&egrave;re. Outre la signature d&rsquo;un contrat, il faut, pour y acc&eacute;der, disposer d&#39;un mat&eacute;riel minimal (microordinateur et imprimante, logiciel de communication et modem). </p><h3>Le co&ucirc;t d&#39;une BDD</h3><p>Le co&ucirc;t d&#39;utilisation d&#39;une banque de donn&eacute;es classique (ASCII) se calcule en combinant plusieurs &eacute;l&eacute;ments : </p><p><strong>Le temps de connexion &agrave; la banque de donn&eacute;es</strong> : de 350 &agrave; 1 500 F HT par heure, une session moyenne durant dix &agrave; vingt minutes. </p><p><strong>Les documents visualis&eacute;s</strong> : de quelques francs pour des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques &agrave; quelques dizaines, voire quelques centaines de francs pour des informations financi&egrave;res ou des extraits de publications dans les domaines chimique ou pharmaceutique, </p><p><strong>Un co&ucirc;t &agrave; la session</strong> (une connexion &agrave; la banque de donn&eacute;es, quelle que soit la dur&eacute;e de l&rsquo;interrogation) ou &agrave; la question </p><p><strong>Les frais d&rsquo;abonnement</strong> : ils peuvent &ecirc;tre tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;s, mais, le plus souvent, ils sont de l&rsquo;ordre de quelques centaines de francs par an. </p><p><strong>Les frais de t&eacute;l&eacute;communication</strong>, qui varient de 30 &agrave; 200 F HT par heure (les serveurs fran&ccedil;ais sont accessibles pour 30 ou 35 F par heure, et les europ&eacute;ens et les am&eacute;ricains pour 50 &agrave; 100 F par heure &agrave; partir des grandes villes fran&ccedil;aises) , Au total, si l&rsquo;on veut prendre en compte l&#39;ensemble de ces co&ucirc;ts, y compris les frais de personnel et les frais g&eacute;n&eacute;raux (mat&eacute;riel, local&hellip;), il est courant de <strong>tiplier environ par trois les co&ucirc;ts du serveur</strong>. </p><p><strong>La facturation du CD-ROM</strong> est radicalement diff&eacute;rente, puisque, en g&eacute;n&eacute;ral, il y a un co&ucirc;t d&#39;abonnement annuel qui peut varier de quelques centaines de francs &agrave; 100 000 F et permet une utilisation illimit&eacute;e. Pour l&rsquo;audiotex, la facturation se fait soit par un forfait de 3,65 F TTC par appel, sur les paliers 36 65 et 36 66, soit &agrave; la dur&eacute;e, de 0,73 &agrave; 2,19 F TTC par minute, une somme fixe de 8,78 F pouvant s&rsquo;ajouter au palier le plus &eacute;lev&eacute;. </p><p><strong>Dans le cas du vid&eacute;otex</strong>, et pour les services en acc&egrave;s libre (les plus nombreux), la facturation se fait selon le temps de connexion et varie selon le palier d&#39;accueil: de 7,30 F TTC par heure sur le 36 13 &agrave; 543,40<br />F TTC par heure sur le 36 29. A ce tarif s&#39;ajoute un co&ucirc;t de 0,12 TTC par connexion. <br />Pour certaines banques de donn&eacute;es vid&eacute;otex, en g&eacute;n&eacute;ral sur les paliers 36 13 ou 36 14, il faut avoir sign&eacute; au pr&eacute;alable un contrat avec le producteur de la banque de donn&eacute;es, dont les tarifs sont tr&egrave;s variables. </p><h3>Les BDD en termes de consommation</h3><p>Cependant, la consommation n&#39;a pas suivi les pr&eacute;visions: l&#39;appropriation sociale de cet outil a &eacute;t&eacute; moins rapide que pr&eacute;vu. La croissance de la consommation est faible ou stagnante, comme dans le domaine scientifique. Le march&eacute; des BDD s&#39;est ouvert &agrave; l&#39;information financi&egrave;re, &eacute;conomique, au marketing, aux soci&eacute;t&eacute;s. <br />Le nombre important de BDD ne doit pas cacher le fait que les utilisateurs se concentrent sur un petit nombre d&#39;entre elles: la moiti&eacute; du march&eacute; est couvert par 5 % des BDD. Mais leur utilit&eacute; et les gains de productivit&eacute; obtenus sont une r&eacute;alit&eacute;, On estime que la lecture d&#39;articles et de rapports par les chercheurs et ing&eacute;nieurs a &eacute;conomis&eacute; 300 millions de dollars en 1984 aux Etats-Unis. La consommation des BDD est jug&eacute;e deux &agrave; trois fois sup&eacute;rieure aux Etats-Unis, l&rsquo;Europe alimente deux fois moins de BDD en ligne (hors Vid&eacute;otex) que les Etats-Unis, Elles se multiplient l&agrave;-bas avec le texte int&eacute;gral, alors qu&#39;en France ce secteur est encore confidentiel (cf. le Monde ou l&#39;AFP). <br />C&#39;est l&#39;information financi&egrave;re en temps r&eacute;el qui appara&icirc;t comme la plus rentable et le plus important des secteurs (1 000 &agrave; 1 500 F par heure pour une BDD financi&egrave;re). </p><h2>Bibliographie</h2><p>1. <em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>, 1992, Paris, A Jour, 192 p. <br />2. <em>Des banques de donn&eacute;es pour les &eacute;tudiants, les enseignants, les chercheurs</em>, Paris, minist&egrave;re de l&#39;Enseignement sup&eacute;rieur et de la Recherche, 1994, 48 p. <br />3. Barre F., <em>les Nouvelles technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale: CD-ROM et EAO</em>, rapport de stage, 1990, Lyon, ENS1B, 99 p. <br />4. Belbenoit-Avich P.-M., &laquo;les Bases plein-texte biom&eacute;dicales et la fourniture de documents&raquo;, <em>Bulletin des Biblioth&egrave;ques de France</em>, 1992, t, 37, n&deg; 6, pp, 14-18. <br />5. Commission des Communaut&eacute;s europ&eacute;ennes, Bruxelles, <em>Communication et rapport de la Commission au Conseil, au Parlement europ&eacute;en et au Comit&eacute; &eacute;conomique et social suries principaux &eacute;v&eacute;nements et d&eacute;veloppements qui ont eu lieu sur le march&eacute; des services d&#39;information &eacute;lectroniques en 1991-92</em>, Bruxelles, 1993, 109 p. <br />6. Donate J.-J., <em>Pr&eacute;sentation g&eacute;n&eacute;rale: le syst&egrave;me d&#39;exploitation MS-DOS, initiation &agrave; la micro-informatique sur compatible IBM-PC</em>, Argenteuil, Centre hospitalier Victor-Dupouy, document de cours. <br />7. France T&eacute;l&eacute;com, <em>l&#39;Indispensable pour communiquer avec son micro-ordinateur</em>, Paris, Marabout, 1990. <br />8. Houpier J.-Ch., <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales: acc&egrave;s Minitel et terminal informatique</em>, Paris, Mediscript, 1991, 126 p. <br />9. Isambart G., &laquo;Banques de donn&eacute;es et soins infirmiers&raquo;, <em>Recherche en soins infirmiers</em>, n&deg; 37, juin 1994, pp. 45-60. <br />10. Jacquesson A., <em>l&#39;Informatisation des biblioth&egrave;ques</em>, Paris, Cercle de la Librairie, 1992, 283 p. <br />11. &laquo; Circulaire du 14 f&eacute;vrier 1994 relative &agrave; la diffusion des donn&eacute;es publiques&raquo;, parue au <em>Journal officiel</em> du 19 f&eacute;v. 1994, pp. 2864-2869. <br />12. &laquo; Loi n&deg; 94-361 du 10 mai 1994 portant mise en reuvre de la directive (CEE), n&deg; 91-250 du Conseil des Communaut&eacute;s europ&eacute;ennes en date du 14 mai 1991 concernant la Protection juridique des programmes d&#39;ordinateur et modifiant le code de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle&raquo;, parue au <em>Journal officiel</em> du 11 mai 1994, pp. 6863-6864. <br />13. Lardy J.-P:, <em>Les Acc&egrave;s &eacute;lectroniques &agrave; l&#39;information: &eacute;tat de l&#39;offre</em>, Paris, ADBS, 1992, 90 p. <br />14. Lassale B., Pinhas N., &laquo;les Sources bibliographiques informatis&eacute;es dans le domaine biom&eacute;dical&raquo;, <em>M&eacute;decine/Sciences</em>, 1994,10, pp. 306-313. <br />15. Libman E, &laquo;Les banques de donn&eacute;es: dossier&raquo;, <em>le Monde</em>, 28 sept. 1993. <br />16. Motais de Narbonne A.-M., &laquo;R&eacute;volution technologique&raquo;, <em>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France</em>, 1994, t. 39, n&deg; 2, pp. 67-69. <br />17. &laquo; Les nouvelles sources d&#39;information&raquo;, <em>le Monde, Dossiers et Documents</em>, n&deg; 194, d&eacute;c. 1991. <br />18 <em>Publications informatis&eacute;es, compte rendu du groupe de travail</em>, INSERM, 15 juil. 1992, pp. 1-55. <br />19. <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles 1990</em>, 1990, Paris, ADBS, ANRT. <br />20. Safon M.-O., <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es et des services t&eacute;l&eacute;matiques en sant&eacute;</em>, Paris, CREDES, 1993, 113 p. <br />21. Sutter E., <em>le Disque optique compact (CD-ROM), l&#39;usage au quotidien</em>, dossier documentaire, 1991, Paris, ADBS, 90 p. <br />22. Van Camp A.-J., &laquo;Databases for Nurses&raquo;, <em>Database</em>, 17,1, 1994, pp. 103 et suiv. <br />23. Wolf-Terroine M., <em>R&eacute;pertoire international des banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales 1991-1992</em>, 1991, Paris, FLA Consultants, 170 p. <br />24. <em>Zoom sur l&rsquo;offre fran&ccedil;asise en banques de donn&eacute;es ASCII, Vid&eacute;otex et sur CD-Rom</em>, FLA, GFII, nov 1992. </p><h3>Les exp&eacute;riences europ&eacute;ennes</h3><p>Callou B. <em>L&#39;information documentaire du personnel de sant&eacute; et des consommateurs: quelques r&eacute;alisations en Europe</em>, article dactylographi&eacute;. <br />2. Collection 1989-1994 de la <em>Newsletter to European Health Librarians</em>. </p><h3>La profession infirmi&egrave;re - Les revues sp&eacute;cialis&eacute;es</h3><p>1. Guerel M.-E, <em>le Guide de l&#39;infirmi&egrave;re 1993</em>, V&eacute;lizy, Lamarre, 1993, 450 p. <br />2. Manillier M.-H., <em>Guide de la presse m&eacute;dicale et des professions de sant&eacute;</em>, Paris. Edititons hospitali&egrave;res. 1993, 319p. <br />3 Wenner M., &laquo; De la reconnaissance &agrave; l&rsquo;identit&eacute; professionnelle&raquo;. <em>l&#39;Univers de la profession infirmi&egrave;re</em>, t. 1, Gen&egrave;ve, pp. 109-120. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Le Micro-Bulletin du CNRS, n&deg; 56, pp. 112-119.</strong> </p><p>L&#39;ensemble des composants de la recherche documentaire peut para&icirc;tre complexe. La cl&eacute; de la r&eacute;ussite dans l&#39;utilisation des banques de donn&eacute;es r&eacute;side dans la fa&ccedil;on dont l&#39;utilisateur formule sa question. </p><p><em>L&rsquo;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es est la derni&egrave;re &eacute;tape d&#39;une recherche documentaire. Elle vise &agrave; l&#39;affiner ou &agrave; l&#39;&eacute;largir selon les cas.</em> </p><h2>Etablir une strat&eacute;gie de recherche</h2><p>L&rsquo;utilisateur aura mis &agrave; plat tous les termes de sa recherche et aura d&eacute;j&agrave; consult&eacute; les documents primaires. Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, il aura recours &agrave; une banque de donn&eacute;es: celle-ci lui donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce que l&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux documents secondaires. </p><h2>Utiliser les mots cl&eacute;s, les op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, les termes g&eacute;n&eacute;riques et sp&eacute;cifiques</h2><p>En fonction de la BDD choisie, l&rsquo;utilisateur devra mettre en concordance ses propres termes et ceux d&eacute;finis par le producteur de la BDD. Il s&#39;aidera alors du thesaurus de la BDD. Le praticien de la BDD peut &eacute;tablir ici un dialogue fructueux avec lui, afin de l&#39;aider dans cette d&eacute;marche. Cela est essentiel pour appr&eacute;hender de mani&egrave;re efficace la BDD. Cependant, l&#39;utilisation du langage naturel (interrogation sur les mots du titre, sur les mots du texte ou du r&eacute;sum&eacute;) est d&eacute;sormais possible sur la plupart des BDD. L&rsquo;utilisation des op&eacute;rateurs bool&eacute;ens consiste en des conjonctions utilis&eacute;es dans l&#39;alg&egrave;bre bool&eacute;enne. </p><table > <tbody> <tr> <td> <h2>D&eacute;finitions </h2> <p> <strong>Mot cl&eacute; ou descripteur</strong> : mot d&eacute;finissant de la fa&ccedil;on la plus pertinente et la plus pr&eacute;cise possible le sujet d&#39;un document. </p> <p> <strong>Op&eacute;rateurs bool&eacute;ens</strong> : ce sont des op&eacute;rateurs logiques (ET, OU, SAUF) permettant de lier entre eux des mots cl&eacute;s selon une logique math&eacute;matique (alg&egrave;bre de Boole). </p> <p> <strong>Thesaurus</strong> : ensemble de mots cl&eacute;s structur&eacute;s selon une hi&eacute;rarchie propre &agrave; un domaine. S&#39;&eacute;tablissent ainsi des arbres de connaissance dans un domaine, des croisements entre ces arbres, des notions communes et des renvois explorant les divers niveaux du domaine et ses interf&eacute;rences avec d&#39;autres. Toutes les biblioth&egrave;ques ne travaillent pas avec des thesaurus; ils se r&eacute;v&egrave;lent n&eacute;cessaires dans les biblioth&egrave;ques sp&eacute;cialis&eacute;es et dans l&#39;interrogation des banques de donn&eacute;es. </p> </td> </tr> </tbody></table><h3>L&#39;intersection : &laquo;ET&raquo; </h3><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/utilisation_bdd_et.jpg&amp;title=intersection:_ET&amp;w=600&amp;h=317&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;intersection:_ET&#39;,&#39;height=317,width=600,top=366.5,left=540,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_utilisation_bdd_et.jpg" alt="utilisation_bdd_et" title="utilisation_bdd_et" width="150" height="79" /></a> ET (And) sert &agrave; indiquer la pr&eacute;sence simultan&eacute;e de plusieurs mots cl&eacute;s. Par exemple, on peut demander les documents correspondant aux mots cl&eacute;s ENFANT ET MENINGITE. Il s&#39;agit d&#39;une recherche simple. On obtiendra tous les documents ayant ces deux mots cl&eacute;s r&eacute;pertori&eacute;s. On peut, bien &eacute;videmment, augmenter le nombre de connexions logiques en indiquant plus de deux termes. </p><h3>L&#39;union : &laquo;OU&raquo; </h3><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/utilisation_bdd_ou.jpg&amp;title=union:_OU&amp;w=600&amp;h=377&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;union:_OU&#39;,&#39;height=377,width=600,top=336.5,left=540,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_utilisation_bdd_ou.jpg" alt="utilisation_bdd_ou" title="utilisation_bdd_ou" width="150" height="94" /></a> </p><p>ou (Or) indique au serveur que l&rsquo;on cherche des renseignements se rapportant &agrave; plusieurs sujets. Par exemple, indiquer la recherche suivante : CHOLESTEROL OU REGIMIE ALlMENTAIRE OU MALADIES CARDIOVASCULAIRES sortira tous les documents ayant pour mot cl&eacute; l&rsquo;un au moins des trois mots donn&eacute;s. </p><h3>L&#39;exclusion : &laquo;SAUF&raquo; </h3><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&amp;task=popup" onclick="window.open(this.href+&#39;&amp;img=images/stories/publier/utilisation_bdd_sauf.jpg&amp;title=exclusion:_SAUF&amp;w=600&amp;h=352&amp;mode=0&amp;print=0&amp;click=0&#39;,&#39;exclusion:_SAUF&#39;,&#39;height=352,width=600,top=349,left=540,scrollbars=no,resizable=no&#39;);return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_utilisation_bdd_sauf.jpg" alt="utilisation_bdd_sauf" title="utilisation_bdd_sauf" width="150" height="88" /></a> SAUF (Not) sert &agrave; &eacute;liminer les documents incluant un mot cl&eacute;, Il doit s&#39;employer en conjonction avec une premi&egrave;re recherche pour &eacute;liminer certains aspects d&eacute;finis. </p><p>Les op&eacute;rateurs logiques peuvent se combiner entre eux pour constituer une formule de recherche. On peut ainsi demander la recherche suivante: CHOLESTEROL OU REGIME ALIMENTAIRE ET MALADIES CARDIO-VAsCULAIRES SAUF ETATs-UNIs. </p><p>La possibilit&eacute; d&#39;exclure des caract&eacute;ristiques, et d&#39;en grouper d&#39;autres pour une recherche, permet d&#39;affiner, tr&egrave;s rapidement, la s&eacute;lection sur une banque de donn&eacute;es, Les op&eacute;rateurs logiques permettent de construire une d&eacute;finition exacte de sa question. </p><p><em>Avant de se connecter &agrave; un serveur, il est n&eacute;cessaire de conceptualiser sa demande de fa&ccedil;on pr&eacute;cise en s&#39;aidant du thesaurus de la banque de donn&eacute;es pour adh&eacute;rer au vocabulaire de la BDD</em>. </p><h2>Le choix de la banque de donn&eacute;es</h2><p>La multiplicit&eacute; des sources offertes au chercheur peut &ecirc;tre un handicap. Choisir une BDD entre plusieurs, c&#39;est prendre en compte plusieurs crit&egrave;res : </p><ul> <li>sa richesse, </li> <li>son anciennet&eacute;, sa couverture g&eacute;ographique, </li> <li>la nature des documents analys&eacute;s, </li> <li>le d&eacute;lai d&#39;entr&eacute;e et de mise &agrave; jour des donn&eacute;es, </li> <li>la structuration du vocabulaire, </li> <li>la fiabilit&eacute; de l&#39;indexation. </li></ul><br />Le biblioth&eacute;caire-documentaliste sera d&#39;une aide pr&eacute;cieuse dans le choix &agrave; op&eacute;rer. Pour r&eacute;pondre de fa&ccedil;on exhaustive &agrave; une question, il est parfois n&eacute;cessaire de rechercher sur plusieurs BDD. D&eacute;sormais, certains serveurs proposent des recherches multibases. <p><table > <tbody> <tr> <td> <h2>Le choix d&rsquo;une banque de donn&eacute;es </h2> <ul> <li>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales, M. Wolf-Terroine, Paris, FLA Consultants, 7992. </li> <li>36 17INFOBDD, soit 2000 BDD professionnelles propos&eacute;es. </li> <li>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles, Association des biblioth&eacute;caires documentalistes sp&eacute;cialis&eacute;s, ANRT, Paris, 1992. </li> <li>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques, Paris, A Jour, 1992. </li> <li>36 14 ou 36 15 MGS afin de faire un choix sur Minitel. </li> <li>En ligne, les banques de donn&eacute;es REBK (serveurs GCAM et Europ&eacute;ennes de donn&eacute;es), ainsi que CUADRA {CUADRA-Elsevier). </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><h2>L&#39;exploitation de la recherche: stockage des donn&eacute;es et obtention des r&eacute;f&eacute;rences</h2><h3>Le stockage des donn&eacute;es</h3><p>Une fois l&#39;interrogation faite et les documents identifi&eacute;s, il est n&eacute;cessaire de stocker les informations recueillies. <br />Dans ce domaine, l&#39;int&eacute;r&ecirc;t du micro-ordinateur communiquant par rapport &agrave; un terminal non &laquo;intelligent&raquo; prend toute sa signification. Si le terminal est utilisable lorsqu&#39;il s&#39;agit de renseignements &agrave; obtenir ponctuellement, il n&#39;en va pas de m&ecirc;me lorsque l&#39;on r&eacute;cup&egrave;re des documents plus nombreux, puisqu&#39;il est alors n&eacute;cessaire de disposer de ressources de stockage de ces informations. Par ailleurs, la banque de donn&eacute;es fournissant la r&eacute;ponse &agrave; la question sous forme de r&eacute;f&eacute;rences, il est possible de r&eacute;exploiter ulterieurement sur le micro-ordinateur les informations avec l&#39;aide d&rsquo;un logiciel de traitement de texte, par exemple, pour effectuer une mise en forme de la bibliographie, On pourra, au prix d&#39;une remise en forme (ou reformatage des donn&eacute;es) , int&eacute;grer ces informations dans une base de donn&eacute;es locale, dans un tableur ou dans toute autre application, Les logiciels bibliographiques, que nous verrons plus loin, permettent cette op&eacute;ration. </p><h3>L&#39;obtention des articles r&eacute;f&eacute;renc&eacute;s</h3><br />L&rsquo;obtention des articles cit&eacute;s en r&eacute;f&eacute;rences dans la BDD est la derni&egrave;re &eacute;tape avant la lecture et la r&eacute;daction finale. C&#39;est aussi une des questions essentielles que se pose l&#39;utilisateur, Les biblioth&egrave;ques ont g&eacute;n&eacute;ralement les r&eacute;ponses appropri&eacute;es : <ul> <li>soit la revue cit&eacute;e fait partie du catalogue de la biblioth&egrave;que </li> <li>soit le documentaliste oriente l&rsquo;utilisateur vers une biblioth&egrave;que plus importante, </li> <li>soit il commande les articles: pour cela, divers outils informatiques documentaires vont lui permettre de localiser ce qui est recherch&eacute; : </li></ul><p><table > <tbody> <tr> <td> <h2>La localisation des documents </h2> <ul> <li>Pour les revues, le <strong>Catalogue collectif national</strong> (CCN), en France, par exemple, interrogeable sur Minitel (36 17 CCN) ou sur le CD-ROM Myriade, permet de localiser le titre de la revue recherch&eacute;e dans une biblioth&egrave;que pr&eacute;cise. Il suffit d&#39;indiquer le titre de la revue pour voir appara&icirc;tre la liste des diff&eacute;rentes biblioth&egrave;ques la poss&eacute;dant. </li> <li>Pour les ouvrages consultables dans les biblioth&egrave;ques universitaires, la proc&eacute;dure est similaire en interrogeant le Pancatalogue, 36 17 PANCA ; ou pour les livres en vente, 36 17 ELECTRE. </li> <li>Pour les th&egrave;ses, il faut interroger 36 15 SUNK*THE ou CDTh&egrave;ses en ce qui concerne les th&egrave;ses soutenues en m&eacute;decine ou en pharmacie; et &eacute;galement 36 15 SUNK*THESA. </li> <li>Enfin, pour la litt&eacute;rature grise (rapports, brochure, etc.), le projet europ&eacute;en SIGLE (EAGLE/INIST) vise a rep&eacute;rer cette litt&eacute;rature difficile d&rsquo;acc&egrave;s. </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><h2>Les banques de donn&eacute;es en termes d&#39;acc&egrave;s, de co&ucirc;t et de consommation</h2><h3>L&#39;acc&egrave;s aux BDD</h3><br />Conqu&eacute;rir l&#39;utilisateur en facilitant l&#39;acc&egrave;s aux banques de donn&eacute;es a &eacute;t&eacute;, ces derni&egrave;res ann&eacute;es, un objectif des industriels de l&#39;information, Le Minitel constitue l&#39;une des r&eacute;ponses pour la France, puisque tout utilisateur doit pouvoir interroger une banque de donn&eacute;es vid&eacute;otex bien con&ccedil;ue. En contrepartie de cette facilit&eacute;, les questions qu&#39;il est possible de poser doivent &ecirc;tre structurellement simples: cours de la Bourse, identification d&#39;une entreprise ou d&rsquo;une liste d&#39;entreprises. <p>Les services sont, le plus souvent, libres d&#39;acc&egrave;s, le co&ucirc;t de leur utilisation apparaissant a posteriori sur la facture de la ligne t&eacute;l&eacute;phonique utilis&eacute;e. </p><p>Les banques de donn&eacute;es sur CD-ROM, pour leur part, disposent souvent de deux interfaces, rune destin&eacute;e &agrave; l&rsquo;utilisateur final et l&#39;autre aux professionnels de l&rsquo;information. Elles sont utilis&eacute;es par des structures qui ont de gros volumes d&#39;interrogation: biblioth&egrave;ques universitaires, centres de documentation, cellules d&#39;analystes financiers. L&rsquo;&eacute;quipement n&eacute;cessaire se compose, en plus du CD-ROM, d&rsquo;un micro-ordinateur reli&eacute; &agrave; un lecteur de CD-ROM. </p><p>Enfin, les banques de donn&eacute;es classiques (en ligne) sont destin&eacute;es aux professionnels de l&#39;information. Les recherches se font, dans la plupart des cas, en utilisant des langages d&#39;interrogation sp&eacute;cifiques (langages d&eacute;velopp&eacute;s par le serveur pour interroger les BDD qu&#39;il propose : Questel+ pour Questel, par exemple), qui s&rsquo;apprennent en quelques jours mais supposent une pratique r&eacute;guli&egrave;re. Outre la signature d&rsquo;un contrat, il faut, pour y acc&eacute;der, disposer d&#39;un mat&eacute;riel minimal (microordinateur et imprimante, logiciel de communication et modem). </p><h3>Le co&ucirc;t d&#39;une BDD</h3><p>Le co&ucirc;t d&#39;utilisation d&#39;une banque de donn&eacute;es classique (ASCII) se calcule en combinant plusieurs &eacute;l&eacute;ments : </p><p><strong>Le temps de connexion &agrave; la banque de donn&eacute;es</strong> : de 350 &agrave; 1 500 F HT par heure, une session moyenne durant dix &agrave; vingt minutes. </p><p><strong>Les documents visualis&eacute;s</strong> : de quelques francs pour des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques &agrave; quelques dizaines, voire quelques centaines de francs pour des informations financi&egrave;res ou des extraits de publications dans les domaines chimique ou pharmaceutique, </p><p><strong>Un co&ucirc;t &agrave; la session</strong> (une connexion &agrave; la banque de donn&eacute;es, quelle que soit la dur&eacute;e de l&rsquo;interrogation) ou &agrave; la question </p><p><strong>Les frais d&rsquo;abonnement</strong> : ils peuvent &ecirc;tre tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;s, mais, le plus souvent, ils sont de l&rsquo;ordre de quelques centaines de francs par an. </p><p><strong>Les frais de t&eacute;l&eacute;communication</strong>, qui varient de 30 &agrave; 200 F HT par heure (les serveurs fran&ccedil;ais sont accessibles pour 30 ou 35 F par heure, et les europ&eacute;ens et les am&eacute;ricains pour 50 &agrave; 100 F par heure &agrave; partir des grandes villes fran&ccedil;aises) , Au total, si l&rsquo;on veut prendre en compte l&#39;ensemble de ces co&ucirc;ts, y compris les frais de personnel et les frais g&eacute;n&eacute;raux (mat&eacute;riel, local&hellip;), il est courant de <strong>tiplier environ par trois les co&ucirc;ts du serveur</strong>. </p><p><strong>La facturation du CD-ROM</strong> est radicalement diff&eacute;rente, puisque, en g&eacute;n&eacute;ral, il y a un co&ucirc;t d&#39;abonnement annuel qui peut varier de quelques centaines de francs &agrave; 100 000 F et permet une utilisation illimit&eacute;e. Pour l&rsquo;audiotex, la facturation se fait soit par un forfait de 3,65 F TTC par appel, sur les paliers 36 65 et 36 66, soit &agrave; la dur&eacute;e, de 0,73 &agrave; 2,19 F TTC par minute, une somme fixe de 8,78 F pouvant s&rsquo;ajouter au palier le plus &eacute;lev&eacute;. </p><p><strong>Dans le cas du vid&eacute;otex</strong>, et pour les services en acc&egrave;s libre (les plus nombreux), la facturation se fait selon le temps de connexion et varie selon le palier d&#39;accueil: de 7,30 F TTC par heure sur le 36 13 &agrave; 543,40<br />F TTC par heure sur le 36 29. A ce tarif s&#39;ajoute un co&ucirc;t de 0,12 TTC par connexion. <br />Pour certaines banques de donn&eacute;es vid&eacute;otex, en g&eacute;n&eacute;ral sur les paliers 36 13 ou 36 14, il faut avoir sign&eacute; au pr&eacute;alable un contrat avec le producteur de la banque de donn&eacute;es, dont les tarifs sont tr&egrave;s variables. </p><h3>Les BDD en termes de consommation</h3><p>Cependant, la consommation n&#39;a pas suivi les pr&eacute;visions: l&#39;appropriation sociale de cet outil a &eacute;t&eacute; moins rapide que pr&eacute;vu. La croissance de la consommation est faible ou stagnante, comme dans le domaine scientifique. Le march&eacute; des BDD s&#39;est ouvert &agrave; l&#39;information financi&egrave;re, &eacute;conomique, au marketing, aux soci&eacute;t&eacute;s. <br />Le nombre important de BDD ne doit pas cacher le fait que les utilisateurs se concentrent sur un petit nombre d&#39;entre elles: la moiti&eacute; du march&eacute; est couvert par 5 % des BDD. Mais leur utilit&eacute; et les gains de productivit&eacute; obtenus sont une r&eacute;alit&eacute;, On estime que la lecture d&#39;articles et de rapports par les chercheurs et ing&eacute;nieurs a &eacute;conomis&eacute; 300 millions de dollars en 1984 aux Etats-Unis. La consommation des BDD est jug&eacute;e deux &agrave; trois fois sup&eacute;rieure aux Etats-Unis, l&rsquo;Europe alimente deux fois moins de BDD en ligne (hors Vid&eacute;otex) que les Etats-Unis, Elles se multiplient l&agrave;-bas avec le texte int&eacute;gral, alors qu&#39;en France ce secteur est encore confidentiel (cf. le Monde ou l&#39;AFP). <br />C&#39;est l&#39;information financi&egrave;re en temps r&eacute;el qui appara&icirc;t comme la plus rentable et le plus important des secteurs (1 000 &agrave; 1 500 F par heure pour une BDD financi&egrave;re). </p><h2>Bibliographie</h2><p>1. <em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>, 1992, Paris, A Jour, 192 p. <br />2. <em>Des banques de donn&eacute;es pour les &eacute;tudiants, les enseignants, les chercheurs</em>, Paris, minist&egrave;re de l&#39;Enseignement sup&eacute;rieur et de la Recherche, 1994, 48 p. <br />3. Barre F., <em>les Nouvelles technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale: CD-ROM et EAO</em>, rapport de stage, 1990, Lyon, ENS1B, 99 p. <br />4. Belbenoit-Avich P.-M., &laquo;les Bases plein-texte biom&eacute;dicales et la fourniture de documents&raquo;, <em>Bulletin des Biblioth&egrave;ques de France</em>, 1992, t, 37, n&deg; 6, pp, 14-18. <br />5. Commission des Communaut&eacute;s europ&eacute;ennes, Bruxelles, <em>Communication et rapport de la Commission au Conseil, au Parlement europ&eacute;en et au Comit&eacute; &eacute;conomique et social suries principaux &eacute;v&eacute;nements et d&eacute;veloppements qui ont eu lieu sur le march&eacute; des services d&#39;information &eacute;lectroniques en 1991-92</em>, Bruxelles, 1993, 109 p. <br />6. Donate J.-J., <em>Pr&eacute;sentation g&eacute;n&eacute;rale: le syst&egrave;me d&#39;exploitation MS-DOS, initiation &agrave; la micro-informatique sur compatible IBM-PC</em>, Argenteuil, Centre hospitalier Victor-Dupouy, document de cours. <br />7. France T&eacute;l&eacute;com, <em>l&#39;Indispensable pour communiquer avec son micro-ordinateur</em>, Paris, Marabout, 1990. <br />8. Houpier J.-Ch., <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales: acc&egrave;s Minitel et terminal informatique</em>, Paris, Mediscript, 1991, 126 p. <br />9. Isambart G., &laquo;Banques de donn&eacute;es et soins infirmiers&raquo;, <em>Recherche en soins infirmiers</em>, n&deg; 37, juin 1994, pp. 45-60. <br />10. Jacquesson A., <em>l&#39;Informatisation des biblioth&egrave;ques</em>, Paris, Cercle de la Librairie, 1992, 283 p. <br />11. &laquo; Circulaire du 14 f&eacute;vrier 1994 relative &agrave; la diffusion des donn&eacute;es publiques&raquo;, parue au <em>Journal officiel</em> du 19 f&eacute;v. 1994, pp. 2864-2869. <br />12. &laquo; Loi n&deg; 94-361 du 10 mai 1994 portant mise en reuvre de la directive (CEE), n&deg; 91-250 du Conseil des Communaut&eacute;s europ&eacute;ennes en date du 14 mai 1991 concernant la Protection juridique des programmes d&#39;ordinateur et modifiant le code de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle&raquo;, parue au <em>Journal officiel</em> du 11 mai 1994, pp. 6863-6864. <br />13. Lardy J.-P:, <em>Les Acc&egrave;s &eacute;lectroniques &agrave; l&#39;information: &eacute;tat de l&#39;offre</em>, Paris, ADBS, 1992, 90 p. <br />14. Lassale B., Pinhas N., &laquo;les Sources bibliographiques informatis&eacute;es dans le domaine biom&eacute;dical&raquo;, <em>M&eacute;decine/Sciences</em>, 1994,10, pp. 306-313. <br />15. Libman E, &laquo;Les banques de donn&eacute;es: dossier&raquo;, <em>le Monde</em>, 28 sept. 1993. <br />16. Motais de Narbonne A.-M., &laquo;R&eacute;volution technologique&raquo;, <em>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France</em>, 1994, t. 39, n&deg; 2, pp. 67-69. <br />17. &laquo; Les nouvelles sources d&#39;information&raquo;, <em>le Monde, Dossiers et Documents</em>, n&deg; 194, d&eacute;c. 1991. <br />18 <em>Publications informatis&eacute;es, compte rendu du groupe de travail</em>, INSERM, 15 juil. 1992, pp. 1-55. <br />19. <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles 1990</em>, 1990, Paris, ADBS, ANRT. <br />20. Safon M.-O., <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es et des services t&eacute;l&eacute;matiques en sant&eacute;</em>, Paris, CREDES, 1993, 113 p. <br />21. Sutter E., <em>le Disque optique compact (CD-ROM), l&#39;usage au quotidien</em>, dossier documentaire, 1991, Paris, ADBS, 90 p. <br />22. Van Camp A.-J., &laquo;Databases for Nurses&raquo;, <em>Database</em>, 17,1, 1994, pp. 103 et suiv. <br />23. Wolf-Terroine M., <em>R&eacute;pertoire international des banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales 1991-1992</em>, 1991, Paris, FLA Consultants, 170 p. <br />24. <em>Zoom sur l&rsquo;offre fran&ccedil;asise en banques de donn&eacute;es ASCII, Vid&eacute;otex et sur CD-Rom</em>, FLA, GFII, nov 1992. </p><h3>Les exp&eacute;riences europ&eacute;ennes</h3><p>Callou B. <em>L&#39;information documentaire du personnel de sant&eacute; et des consommateurs: quelques r&eacute;alisations en Europe</em>, article dactylographi&eacute;. <br />2. Collection 1989-1994 de la <em>Newsletter to European Health Librarians</em>. </p><h3>La profession infirmi&egrave;re - Les revues sp&eacute;cialis&eacute;es</h3><p>1. Guerel M.-E, <em>le Guide de l&#39;infirmi&egrave;re 1993</em>, V&eacute;lizy, Lamarre, 1993, 450 p. <br />2. Manillier M.-H., <em>Guide de la presse m&eacute;dicale et des professions de sant&eacute;</em>, Paris. Edititons hospitali&egrave;res. 1993, 319p. <br />3 Wenner M., &laquo; De la reconnaissance &agrave; l&rsquo;identit&eacute; professionnelle&raquo;. <em>l&#39;Univers de la profession infirmi&egrave;re</em>, t. 1, Gen&egrave;ve, pp. 109-120. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - Les banques de données: historique et production 2007-04-03T17:13:46+00:00 2007-04-03T17:13:46+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/1994-les-banques-de-donnees-historique-et-production.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Le Micro-Bulletin du CNRS, 1994, n&deg; 56, pp. 104-111.</strong> </p><p><em>En compl&eacute;ment de l&#39;&eacute;tat de l&#39;offre en mati&egrave;re de banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales (publi&eacute; dans le pr&eacute;c&eacute;dent Micro Bulletin), Jean-Philippe Accart nous offre ici des explications plus m&eacute;thodologiques qui devraient vous aider dans l&#39;utilisation des banques de donn&eacute;es que vous &ecirc;tes (ou serez) amen&eacute;s &agrave; consulter dans votre d&eacute;marche de recherche d&#39;information. </em></p><p><em>C&#39;est cette m&ecirc;me d&eacute;marche de recherche d&#39;information que vous effectuez en utilisant un logiciel de gestion bibliographique tel que Bibliodoc, dont nous reparlons dans ce num&eacute;ro. Ce qui nous int&eacute;resse aujourd&#39;hui, c&#39;est l&#39;&eacute;volution de ce logiciel et les am&eacute;liorations qui y ont &eacute;t&eacute; apport&eacute;es depuis la version pr&eacute;c&eacute;dente. Il nous a donc paru plus int&eacute;ressant de laisser parler un utilisateur de cette nouvelle version apr&egrave;s rappel des .fonctionnalit&eacute;s principales expos&eacute;es par Bernard Lassalle dans le n&deg; 47 de la revue, que nous republions ici en partie.</em> </p><p>Un centre de documentation, une biblioth&egrave;que, aussi fournis soient-ils en documents papier et audiovisuels, ne peuvent tout poss&eacute;der. L&rsquo;important pour ces structures est &eacute;galement d&#39;offrir &agrave; ses usagers le plus d&#39;acc&egrave;s possibles &agrave; l&#39;information. Il existe, depuis les ann&eacute;es 70, de gigantesques r&eacute;servoirs d&#39;informations: les banques de donn&eacute;es. Par rapport &agrave; la recherche traditionnelle d&#39;information, la recherche informatis&eacute;e donne la possibilit&eacute; de rep&eacute;rer tr&egrave;s rapidement l&#39;information ou des r&eacute;f&eacute;rences de documents, parfois m&ecirc;me le texte int&eacute;gral de l&#39;information recherch&eacute;e. Il est devenu tr&egrave;s important pour les chercheurs de conna&icirc;tre ces sources de donn&eacute;es potentielles, de savoir comment y acc&eacute;der et d&#39;avoir les moyens de les interroger. </p><h2>G&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s sur les banques de donn&eacute;es</h2><p>L&rsquo;information peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une nouvelle mati&egrave;re premi&egrave;re, et notre soci&eacute;t&eacute; la consomme en grande quantit&eacute;. C&#39;est ce qui explique le d&eacute;veloppement, au rythme de 10 &agrave; 15% l&#39;an, des banques de donn&eacute;es: la dur&eacute;e de vie des produits, mais aussi des th&eacute;ories ou des modes, diminue, obligeant &agrave; aborder de nouveaux domaines (l&#39;information m&eacute;dicale, par exemple, se p&eacute;rime tous les cinq ans). <br />L&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; un chercheur passait des journ&eacute;es &agrave; faire une recherche r&eacute;trospective dans une biblioth&egrave;que devrait &ecirc;tre termin&eacute;e. Retrouver des documents sur vingt ans est maintenant relativement rapide gr&acirc;ce aux BDD. </p><h2>Historique des banques de donn&eacute;es</h2><p>Les banques de donn&eacute;es sont n&eacute;es, dans les ann&eacute;es 60, aux Etats- Unis, de la conjonction des progr&egrave;s de l&#39;informatique et de la volont&eacute; du gouvernement am&eacute;ricain d&#39;am&eacute;liorer l&#39;efficacit&eacute; de la recherche dans les domaines proches de la d&eacute;fense (&eacute;nergie nucl&eacute;aire, espace). De nombreuses initiatives publiques ont facilit&eacute; l&#39;&eacute;mergence de plu- sieurs soci&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es, qui ont d&eacute;velopp&eacute; une activit&eacute; de centre serveur. Ces serveurs, qui existent toujours, ont &eacute;t&eacute; accessibles d&egrave;s le d&eacute;but des ann&eacute;es 70 par les r&eacute;seaux internationaux de t&eacute;l&eacute;communications. C&#39;est ainsi que, dans le monde entier, les chercheurs -qui parlent presque tous anglais -ont commenc&eacute; &agrave; utiliser les banques de donn&eacute;es am&eacute;ricaines. <br />En Europe, des programmes ont &eacute;t&eacute; successivement d&eacute;velopp&eacute;s, depuis 1975, par la Commission des communaut&eacute;s europ&eacute;ennes (aujourd&#39;hui Impact II pour la p&eacute;riode 1991-1995), pour stimuler l&#39;offre et sensibiliser les utilisateurs potentiels. Comme dans les autres pays d&eacute;velopp&eacute;s, le gouvernement fran&ccedil;ais a aid&eacute; le secteur des banques de donn&eacute;es. D&egrave;s 1973 et jusqu&#39;&agrave; aujourd&#39;hui, diff&eacute;rents organismes ont financi&egrave;rement soutenu tous les maillons de la cha&icirc;ne en aidant &agrave; la cr&eacute;ation de banques de donn&eacute;es, &agrave; l&#39;&eacute;criture de logiciels d&#39;interrogation, au lancement de serveurs et d&#39;un r&eacute;seau d&#39;interm&eacute;diaires publics. </p><p>Le secteur dans lequel la France est clairement leader est le vid&eacute;otex, avec 90 % des terminaux vid&eacute;otex de la Communaut&eacute; europ&eacute;enne, soit 6 millions de Minitel (en 1991,75 millions de connexions/mois). Le nombre d&#39;heures de connexion sur le r&eacute;seau T&eacute;l&eacute;tel fran&ccedil;ais at- teint plus de 9 millions par mois, contre 2 millions en Allemagne, qui arrive en deuxi&egrave;me position. Ce succ&egrave;s est d&ucirc; &agrave; la politique adopt&eacute;e par l&#39;op&eacute;rateur public France T&eacute;l&eacute;com, qui a imagin&eacute; le remplace- ment de l&#39;annuaire t&eacute;l&eacute;phonique papier par un annuaire &eacute;lectronique et a fourni le terminal vid&eacute;otex (le Minitel) gratuitement. L&rsquo;adoption du &laquo;syst&egrave;me kiosque&raquo; a donn&eacute; une impulsion certaine &agrave; ce march&eacute;. </p><table > <tbody> <tr> <td> <p> &nbsp; </p> <p> Quelques chiffres <br /> (Source: The Gale Directory of Databases, &eacute;dition 1993) <br /> - 5 183 banques de donn&eacute;es existantes (en 1972, 30 banques), dont 300 en m&eacute;decine et sciences ; <br /> - 2 204 producteurs de donn&eacute;es (30 en 1972) ; <br /> - 800 serveurs ; <br /> - d&#39;autre part, 3500 titres de CD-ROM existent &agrave; l&#39;heure actuelle.<em> </em> </p> </td> </tr> </tbody></table><table > <tbody> <tr> <td> <p> &nbsp; </p> <h2>D&eacute;finitions</h2> <p> <strong>ASCII</strong><br /> American Standard Code for Information Interchange ; norme de codage utilis&eacute;e dans le monde entier pour les caract&egrave;res &eacute;chang&eacute;s entre ordinateurs. Les banques de donn&eacute;es dites ASCII sont les plus anciennes et sont toujours tr&egrave;s utilis&eacute;es par les professionnels de l&#39;information. </p> <p> <strong>Audiotex</strong><br /> Technologie qui permet de proposer des services de t&eacute;l&eacute;matique vocale interactive ou d&#39;informations t&eacute;l&eacute;phon&eacute;es interrogeables &agrave; partir d&#39;un poste t&eacute;l&eacute;phonique. </p> <p> <strong>Banque de donn&eacute;es</strong><br /> Ensemble de donn&eacute;es relatives &agrave; un domaine d&eacute;fini des connaissances et organis&eacute; pour &ecirc;tre offert &agrave; la consultation d&#39;utilisateurs. </p> <p> <strong>Kiosque</strong><br /> Syst&egrave;me de tarification utilis&eacute;, entre autres, pour les services T&eacute;l&eacute;tel en France: les utilisateurs paient sur la facture de la ligne t&eacute;l&eacute;phonique utilis&eacute;e l&#39;usage du r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique commut&eacute; (RTC), celui du r&eacute;seau sp&eacute;cialis&eacute; Transpac et le prix du service consult&eacute;. Une partie de cette somme est revers&eacute;e au fournisseur de service, qui se r&eacute;mun&egrave;re de cette fa&ccedil;on. </p> <p> <strong>Minitel</strong><br /> Terminal d&#39;interrogation avec modem int&eacute;gr&eacute;, distribu&eacute; par France T&eacute;l&eacute;com, utilisant les normes graphiques du vid&eacute;otex et, pour les Minitel bi-standard, &eacute;galement la norme ASCII. </p> <p> <strong>Modem</strong><br /> Abr&eacute;viation de &laquo;modulateur-d&eacute;modulateur&raquo;. Sert &agrave; convertir les signaux contenant l&#39;information &agrave; chaque extr&eacute;mit&eacute; d&#39;une ligne de transmission de donn&eacute;es. Peut &ecirc;tre interne ou externe. </p> <p> <strong>Producteur</strong><br /> Organisme public, professionnel ou priv&eacute; qui s&eacute;lectionne l&#39;information, la traite et la fournit sur un support magn&eacute;tique (l&#39;INIST-CNRS pour la banque de donn&eacute;es PASCAL, par exemple). </p> <p> <strong>Recherche en ligne</strong><br /> Interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es en temps r&eacute;el &agrave; l&#39;aide d&#39;un micro-0rdinateur, d&#39;un modem et de la ligne t&eacute;l&eacute;phonique. </p> <p> <strong>Serveur</strong><br /> Organisme poss&eacute;dant les moyens informatiques n&eacute;cessaires au chargement des banques de donn&eacute;es fournies par les producteurs (Questel est le plus important serveur pour la France). </p> <p> <strong>T&eacute;l&eacute;matique</strong><br /> Ensemble de services d&#39;origine informatique pouvant &ecirc;tre fournis &agrave; travers un r&eacute;seau de t&eacute;l&eacute;communications (exemple du Minitel en France). </p> <p> <strong>Videotex</strong><br /> Proc&eacute;d&eacute; de t&eacute;l&eacute;communication permettant de pr&eacute;senter des messages alphanum&eacute;riques ou graphiques sur un &eacute;cran de visualisation. Le proc&eacute;d&eacute; utilise le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique et permet le dialogue entre utilisateurs et la consultation de banques de donn&eacute;es. Le terminal utilis&eacute; peut &ecirc;tre un ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem et d&#39;un logiciel sp&eacute;cifique ou un Minitel. </p> </td> </tr> </tbody></table><h2>La production d&#39;une banque de donn&eacute;es</h2><h3>L&#39;auteur</h3>Un certain nombre d&#39;articles, d&#39;ouvrages, sont publi&eacute;s chaque ann&eacute;e. Leurs auteurs sont amen&eacute;s &agrave; les &eacute;crire dans le cadre de travaux de recherche ou d&#39;enseignement. <h3>Le producteur</h3>Une BDD est construite &agrave; partir de documents originaux tels que livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents photographiques. C&#39;est le r&ocirc;le du producteur de la BDD (l&#39;INIST-CNRS pour PASCAL, la National Library of Medicine pour Medline) de r&eacute;colter ces informations originales, de les trier, de les traiter en les indexant avec des &eacute;quipes de documentalistes et d&#39;experts (des m&eacute;decins pour la m&eacute;decine, des juristes pour le droit, etc...). Le producteur cr&eacute;e &eacute;galement la liste des mots cl&eacute;s (thesaurus MeSH -Medical Subject Headings - pour Medline ; PASCAL) correspondant &agrave; un document, qui servira &agrave; l&#39;utilisateur pour s&eacute;lectionner ce qu&#39;il d&eacute;sire. Les fichiers ainsi cr&eacute;&eacute;s (document, r&eacute;sum&eacute;, index) constituent la banque de donn&eacute;es. Actuellement, les producteurs sont aussi bien des entreprises, des organismes publics, des soci&eacute;t&eacute;s savantes, des associations professionnelles que des sp&eacute;cialistes. <h3>Le serveur</h3>Les donn&eacute;es r&eacute;colt&eacute;es (notices signal&eacute;tiques normalis&eacute;es avec ou sans r&eacute;sum&eacute; qui serviront &agrave; informer l&#39;utilisateur sur le contenu du document) sont enregistr&eacute;es sur une bande magn&eacute;tique et envoy&eacute;es au serveur (Questel en France, Dialog aux Etats-Unis, 1er serveur mondial avec 450 BDD...), qui se charge de les stocker sur un ordinateur central. Le serveur est reli&eacute;, par l&#39;interm&eacute;diaire d&#39;un r&eacute;seau (en g&eacute;n&eacute;ral une combinaison de r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique et de r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;matique), &agrave; un terminal (micro-ordinateur ou Minitel). Ce terminal permet &agrave; l&#39;utilisateur (utilisateur final ou interm&eacute;diaire) d&#39;interroger la banque de donn&eacute;es et de trouver les informations dont il a besoin. On peut donc trouver, sur un m&ecirc;me serveur, quantit&eacute; de productions d&#39;informations de sources diff&eacute;rentes: Questel propose, en effet, l&#39;acc&egrave;s &agrave; 70 BDD. qui ne sont pas toutes m&eacute;dicales. On peut citer &eacute;galement l&#39;Agence spatiale europ&eacute;enne avec son centre serveur ESA/IRS (70 BDD) ; l&#39;Europ&eacute;enne de donn&eacute;es (40 BDD) ; le SUNIST (12 BDD). <h3>Le vendeur</h3>Les donn&eacute;es accessibles constituent ainsi un fichier informatis&eacute; dont la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e. Les supports, pour diffuser les BDD, sont d&eacute;sormais multiples: en ligne, t&eacute;l&eacute;matique, sur CD-ROM, sur disquette. Il ne faut pas confondre le producteur avec le vendeur d&rsquo;information, m&ecirc;me si, parfois, les deux r&ocirc;les peuvent se confondre, Il existe parfois des interm&eacute;diaires, dont la fonction est d&#39;effectuer une s&eacute;lection sur certaines parties de la base de donn&eacute;es. <h3>Les interm&eacute;diaires</h3>Les interm&eacute;diaires de l&#39;information (brokers en anglais) jouent le r&ocirc;le de d&eacute;taillants de l&#39;information. Ce sont des organismes publics ou priv&eacute;s qui interrogent les banques de donn&eacute;es pour le compte de l&#39;utilisateur. <br />C&#39;est le cas des biblioth&egrave;ques et centres de documentation, par exemple. <h3>Le formateur</h3>Il est n&eacute;cessaire de former J&#39;utilisateur aux techniques d&#39;interrogation, que celui-ci soit un(e) infirmier(e), un m&eacute;decin ou un(e) documentaliste. <br />Le documentaliste a &eacute;galement un r&ocirc;le important de formateur &agrave; jouer dans son propre service, et ce &agrave; plusieurs niveaux: il lui faudra se former lui-m&ecirc;me, former ses collaborateurs et, enfin, former ses utilisateurs. <br />Ce r&ocirc;le de formateur est essentiel, car la profession de documentaliste est bas&eacute;e sur la transmission de l&#39;information. <br />L&rsquo;information m&eacute;dicale automatis&eacute;e (IMA) &agrave; l&#39;INSERM ou les unit&eacute;s r&eacute;gionales de formation et de promotion pour l&#39;information scientifique et technique (URFIST) forment aux nouveaux modes d&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information (BDD, CD-ROM). <img src="http://www.accart.nom.fr/Images/jpabf.jpg" alt="" width="28" height="30" /> <h2>Typologie des banques de donn&eacute;es</h2>On distingue trois grandes familles de banques de donn&eacute;es, qui se diff&eacute;rencient par leur mode de diffusion, les possibilit&eacute;s de recherche offertes et les client&egrave;les vis&eacute;es : <br />La premi&egrave;re famille est celle des banques de donn&eacute;es classiques, &agrave; la norme ASCII. Leur utilisation est r&eacute;serv&eacute;e aux professionnels de l&#39;information, qui doivent conna&icirc;tre les langages d&#39;interrogation sp&eacute;cifiques &agrave; chaque serveur, avec lesquels il faut pr&eacute;alablement signer un contrat. Elles proposent des volumes d&#39;information qui peuvent se compter en millions de documents et permettent des recherches tr&egrave;s sophistiqu&eacute;es sur des questions complexes. <br />La deuxi&egrave;me famille de banques de donn&eacute;es est constitu&eacute;e par les CD-ROM (disques compacts), qui offrent parfois des images et des sons en compl&eacute;ment du texte. Apparus au milieu des ann&eacute;es 80, ils peuvent stocker des volumes importants d&rsquo;information (mais moins qu&#39;une banque de donn&eacute;es classique sur un grand serveur) et permettent des recherches rapides et sophistiqu&eacute;es, avec ou sans langage d&#39;interrogation. En 1992, on estimait &agrave; 600000 le nombre de lecteurs de CD-ROM en Europe (50000 en France). <br />La troisi&egrave;me famille est celle des banques de donn&eacute;es vid&eacute;otex -banques de donn&eacute;es T&eacute;l&eacute;tel en France -con&ccedil;ues pour l&#39;utilisateur final, qui doit pouvoir les interroger sans apprentissage pr&eacute;alable; on en compte environ 300 sur le r&eacute;seau T&eac<br />te;l&eacute;tel. Elles proposent des informations professionnelles accessibles &agrave; partir d&#39;un Minitel et, pour la grande majorit&eacute;, sans abonnement. C&rsquo;est ce qu.on appelle aussi la &laquo;t&eacute;l&eacute;matique &raquo;, contraction des mots t&eacute;l&eacute;communication et informatique, terme propos&eacute; par Simon Nora et Alain Minc en 1978 dans leur <em>Rapport sur l&rsquo;informatisation de la soci&eacute;t&eacute;</em>. <h2>Des types diff&eacute;rents d&#39;information</h2><p>Ces trois familles de banques de donn&eacute;es peuvent proposer diff&eacute;rents types d&#39;information. Des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques (articles de p&eacute;riodiques, ouvrages, th&egrave;ses, comptes rendus de congr&egrave;s, documents audio-visuels ou iconographiques), souvent avec r&eacute;sum&eacute; et mots cl&eacute;s: ce sont des BDD bibliographiques, telles Medline ou Pascal; l&#39;int&eacute;gralit&eacute; d&#39;articles de quotidiens, de lettres ou de revues sp&eacute;cialis&eacute;es, ainsi que d&#39;&eacute;tudes de march&eacute; sous forme d&rsquo;image compl&egrave;te du document: ce sont des BDD textuelles et des BDD en texte int&eacute;gral (full-text) ; des chiffres (s&eacute;ries statistiques [&eacute;conomie, m&eacute;t&eacute;orologie...], propri&eacute;t&eacute;s des mat&eacute;riaux, etc.) : ce sont des BDD factuelles ou num&eacute;riques (la BIAM, Banque d&#39;informations automatis&eacute;es sur les m&eacute;dicaments; ECOSANTE, en &eacute;conomie de la sant&eacute;, mise au point par le CREDES) ; des informations dont la mise en forme est li&eacute;e &agrave; leur nature m&ecirc;me: structures chimiques, brevets, marques, opportunit&eacute;s d&#39;affaires... Elles fournissent des donn&eacute;es valid&eacute;es et analys&eacute;es. <br />Une autre famille, plus r&eacute;cente et de nature l&eacute;g&egrave;rement diff&eacute;rente, est celle des services d&#39;information vocale ou services audiotex, qui sont accessibles &agrave; partir d&#39;un simple t&eacute;l&eacute;phone et pour lesquels le dialogue se fait &agrave; partir des touches du t&eacute;l&eacute;phone. <br />Enfin, l&#39;hypertexte permet de lier des donn&eacute;es brutes, le texte correspondant et la bibliographie. </p><h2>Interroger une banque de donn&eacute;es</h2><h3>La rapidit&eacute;</h3>La connexion &agrave; une banque de donn&eacute;es est quasi instantan&eacute;e quels que soient son &eacute;loignement, l&#39;heure et le lieu o&ugrave; l&#39;on se trouve. Elle peut fournir une information directement utilisable (texte int&eacute;gral d&rsquo;un article, adresse d&#39;une entreprise...) ou, dans le cas d&#39;une r&eacute;f&eacute;rence, la possibilit&eacute; d&#39;obtenir en quelques jours, voire en une heure par fax, la copie des articles. D&#39;autre part, la mise &agrave; jour des banques de donn&eacute;es se fait de plus en plus rapidement, jusqu&#39;&agrave; plusieurs fois par jour (pour la BDD de l&#39;agence France-presse, par exemple), et certaines publications sont m&ecirc;me disponibles &laquo;en ligne&raquo; avant d&#39;&ecirc;tre imprim&eacute;es (cela est surtout vrai dans le domaine de la m&eacute;decine: l&#39;exemple le plus frappant &eacute;tant le Online Clinical Trials qui n&#39;existe pas sur support papier, mais est uniquement consul table &agrave; partir d&#39;un ordinateur. <h3>L&#39;&eacute;tendue du champ de recherche</h3>L&rsquo;ensemble des banques de donn&eacute;es donne acc&egrave;s &agrave; plusieurs centaines de millions de documents dans tous les domaines de la connaissance, ce qui est sans commune mesure avec les ressources d&rsquo;un centre de documentation traditionnel. De plus, fournies sous forme informatique, elles peuvent &ecirc;tre int&eacute;gr&eacute;es &agrave; une base de donn&eacute;es interne gr&acirc;ce au t&eacute;l&eacute;d&eacute;chargement. <h3>L&#39;interactivit&eacute;</h3>Compte tenu du tr&egrave;s faible temps de r&eacute;ponse, il est fr&eacute;quent que les r&eacute;sultats obtenus fassent &eacute;voluer la question, dont la nouvelle formulation apportera de nouvelles r&eacute;ponses, et ainsi de suite. Cela surtout pour les donn&eacute;es factuelles et les statistiques. <h3>La complexit&eacute;</h3>Dans une recherche manuelle, on peut prendre en compte deux crit&egrave;res de recherche, trois au maximum, alors que, dans une recherche effectu&eacute;e par les banques de donn&eacute;es, le nombre de crit&egrave;res peut d&eacute;passer la dizaine et plus. <table > <tbody> <tr> <td> <p> &nbsp; </p> <h3>Pour en savoir plus sur les banques de donn&eacute;es</h3><br /> - R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles, Paris, ADBS-ANRT, 1993. <br /> - Annuaire du CD-ROM, Paris, A Jour, 1992. <br /> - Directory of Gale Databases, Gale Research, 1993. <br /> - R&eacute;pertoire d s banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales, Paris, FLA, 1991-1992. <br /> Information en ligne : <br /> - CUADRA (serveur QUESTEL). <br /> - Database of databases (serveur DIALOG). <br /> - 36 17 INFOBDD : r&eacute;pertoire de 2000 BDD professionnelles. </td> </tr> </tbody></table><table > <tbody> <tr> <td> <p> &nbsp; </p> <h3>Adresses des centres serveurs fran&ccedil;ais</h3> <p> <br /> - QUESTEL Le Capitole, 55, avenue des Champs-Pierreux -92029 NanterreCedex, T&eacute;l. : (1) 46145555 <br /> - CEDOCAR Centre de documentation des arm&eacute;es, 26, bd Victor -00460 Paris Arm&eacute;es, T&eacute;l. : (1) 45524577 <br /> - SUNSIT, 950, rue de St-Priest -BP 7229- 34184 Montpellier Cedex 4, T&eacute;l. :67141414 <br /> -TELECONSULTE LAMY (droit), 187/189, quai de Valmy -75490 Paris Cedex 10, T&eacute;l. (1) 4472 1222 <br /> -L&rsquo;EUROPENNE DE DONNEES / GROUPE OR, 164 ter, rue d&rsquo;Aguesseau 92100 Boulogne-Billancourt -T&eacute;l. : (1) 46052929 </p> <p> cop. JP Accart, 2007 </p> </td> </tr> </tbody></table></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Le Micro-Bulletin du CNRS, 1994, n&deg; 56, pp. 104-111.</strong> </p><p><em>En compl&eacute;ment de l&#39;&eacute;tat de l&#39;offre en mati&egrave;re de banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales (publi&eacute; dans le pr&eacute;c&eacute;dent Micro Bulletin), Jean-Philippe Accart nous offre ici des explications plus m&eacute;thodologiques qui devraient vous aider dans l&#39;utilisation des banques de donn&eacute;es que vous &ecirc;tes (ou serez) amen&eacute;s &agrave; consulter dans votre d&eacute;marche de recherche d&#39;information. </em></p><p><em>C&#39;est cette m&ecirc;me d&eacute;marche de recherche d&#39;information que vous effectuez en utilisant un logiciel de gestion bibliographique tel que Bibliodoc, dont nous reparlons dans ce num&eacute;ro. Ce qui nous int&eacute;resse aujourd&#39;hui, c&#39;est l&#39;&eacute;volution de ce logiciel et les am&eacute;liorations qui y ont &eacute;t&eacute; apport&eacute;es depuis la version pr&eacute;c&eacute;dente. Il nous a donc paru plus int&eacute;ressant de laisser parler un utilisateur de cette nouvelle version apr&egrave;s rappel des .fonctionnalit&eacute;s principales expos&eacute;es par Bernard Lassalle dans le n&deg; 47 de la revue, que nous republions ici en partie.</em> </p><p>Un centre de documentation, une biblioth&egrave;que, aussi fournis soient-ils en documents papier et audiovisuels, ne peuvent tout poss&eacute;der. L&rsquo;important pour ces structures est &eacute;galement d&#39;offrir &agrave; ses usagers le plus d&#39;acc&egrave;s possibles &agrave; l&#39;information. Il existe, depuis les ann&eacute;es 70, de gigantesques r&eacute;servoirs d&#39;informations: les banques de donn&eacute;es. Par rapport &agrave; la recherche traditionnelle d&#39;information, la recherche informatis&eacute;e donne la possibilit&eacute; de rep&eacute;rer tr&egrave;s rapidement l&#39;information ou des r&eacute;f&eacute;rences de documents, parfois m&ecirc;me le texte int&eacute;gral de l&#39;information recherch&eacute;e. Il est devenu tr&egrave;s important pour les chercheurs de conna&icirc;tre ces sources de donn&eacute;es potentielles, de savoir comment y acc&eacute;der et d&#39;avoir les moyens de les interroger. </p><h2>G&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s sur les banques de donn&eacute;es</h2><p>L&rsquo;information peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une nouvelle mati&egrave;re premi&egrave;re, et notre soci&eacute;t&eacute; la consomme en grande quantit&eacute;. C&#39;est ce qui explique le d&eacute;veloppement, au rythme de 10 &agrave; 15% l&#39;an, des banques de donn&eacute;es: la dur&eacute;e de vie des produits, mais aussi des th&eacute;ories ou des modes, diminue, obligeant &agrave; aborder de nouveaux domaines (l&#39;information m&eacute;dicale, par exemple, se p&eacute;rime tous les cinq ans). <br />L&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; un chercheur passait des journ&eacute;es &agrave; faire une recherche r&eacute;trospective dans une biblioth&egrave;que devrait &ecirc;tre termin&eacute;e. Retrouver des documents sur vingt ans est maintenant relativement rapide gr&acirc;ce aux BDD. </p><h2>Historique des banques de donn&eacute;es</h2><p>Les banques de donn&eacute;es sont n&eacute;es, dans les ann&eacute;es 60, aux Etats- Unis, de la conjonction des progr&egrave;s de l&#39;informatique et de la volont&eacute; du gouvernement am&eacute;ricain d&#39;am&eacute;liorer l&#39;efficacit&eacute; de la recherche dans les domaines proches de la d&eacute;fense (&eacute;nergie nucl&eacute;aire, espace). De nombreuses initiatives publiques ont facilit&eacute; l&#39;&eacute;mergence de plu- sieurs soci&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es, qui ont d&eacute;velopp&eacute; une activit&eacute; de centre serveur. Ces serveurs, qui existent toujours, ont &eacute;t&eacute; accessibles d&egrave;s le d&eacute;but des ann&eacute;es 70 par les r&eacute;seaux internationaux de t&eacute;l&eacute;communications. C&#39;est ainsi que, dans le monde entier, les chercheurs -qui parlent presque tous anglais -ont commenc&eacute; &agrave; utiliser les banques de donn&eacute;es am&eacute;ricaines. <br />En Europe, des programmes ont &eacute;t&eacute; successivement d&eacute;velopp&eacute;s, depuis 1975, par la Commission des communaut&eacute;s europ&eacute;ennes (aujourd&#39;hui Impact II pour la p&eacute;riode 1991-1995), pour stimuler l&#39;offre et sensibiliser les utilisateurs potentiels. Comme dans les autres pays d&eacute;velopp&eacute;s, le gouvernement fran&ccedil;ais a aid&eacute; le secteur des banques de donn&eacute;es. D&egrave;s 1973 et jusqu&#39;&agrave; aujourd&#39;hui, diff&eacute;rents organismes ont financi&egrave;rement soutenu tous les maillons de la cha&icirc;ne en aidant &agrave; la cr&eacute;ation de banques de donn&eacute;es, &agrave; l&#39;&eacute;criture de logiciels d&#39;interrogation, au lancement de serveurs et d&#39;un r&eacute;seau d&#39;interm&eacute;diaires publics. </p><p>Le secteur dans lequel la France est clairement leader est le vid&eacute;otex, avec 90 % des terminaux vid&eacute;otex de la Communaut&eacute; europ&eacute;enne, soit 6 millions de Minitel (en 1991,75 millions de connexions/mois). Le nombre d&#39;heures de connexion sur le r&eacute;seau T&eacute;l&eacute;tel fran&ccedil;ais at- teint plus de 9 millions par mois, contre 2 millions en Allemagne, qui arrive en deuxi&egrave;me position. Ce succ&egrave;s est d&ucirc; &agrave; la politique adopt&eacute;e par l&#39;op&eacute;rateur public France T&eacute;l&eacute;com, qui a imagin&eacute; le remplace- ment de l&#39;annuaire t&eacute;l&eacute;phonique papier par un annuaire &eacute;lectronique et a fourni le terminal vid&eacute;otex (le Minitel) gratuitement. L&rsquo;adoption du &laquo;syst&egrave;me kiosque&raquo; a donn&eacute; une impulsion certaine &agrave; ce march&eacute;. </p><table > <tbody> <tr> <td> <p> &nbsp; </p> <p> Quelques chiffres <br /> (Source: The Gale Directory of Databases, &eacute;dition 1993) <br /> - 5 183 banques de donn&eacute;es existantes (en 1972, 30 banques), dont 300 en m&eacute;decine et sciences ; <br /> - 2 204 producteurs de donn&eacute;es (30 en 1972) ; <br /> - 800 serveurs ; <br /> - d&#39;autre part, 3500 titres de CD-ROM existent &agrave; l&#39;heure actuelle.<em> </em> </p> </td> </tr> </tbody></table><table > <tbody> <tr> <td> <p> &nbsp; </p> <h2>D&eacute;finitions</h2> <p> <strong>ASCII</strong><br /> American Standard Code for Information Interchange ; norme de codage utilis&eacute;e dans le monde entier pour les caract&egrave;res &eacute;chang&eacute;s entre ordinateurs. Les banques de donn&eacute;es dites ASCII sont les plus anciennes et sont toujours tr&egrave;s utilis&eacute;es par les professionnels de l&#39;information. </p> <p> <strong>Audiotex</strong><br /> Technologie qui permet de proposer des services de t&eacute;l&eacute;matique vocale interactive ou d&#39;informations t&eacute;l&eacute;phon&eacute;es interrogeables &agrave; partir d&#39;un poste t&eacute;l&eacute;phonique. </p> <p> <strong>Banque de donn&eacute;es</strong><br /> Ensemble de donn&eacute;es relatives &agrave; un domaine d&eacute;fini des connaissances et organis&eacute; pour &ecirc;tre offert &agrave; la consultation d&#39;utilisateurs. </p> <p> <strong>Kiosque</strong><br /> Syst&egrave;me de tarification utilis&eacute;, entre autres, pour les services T&eacute;l&eacute;tel en France: les utilisateurs paient sur la facture de la ligne t&eacute;l&eacute;phonique utilis&eacute;e l&#39;usage du r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique commut&eacute; (RTC), celui du r&eacute;seau sp&eacute;cialis&eacute; Transpac et le prix du service consult&eacute;. Une partie de cette somme est revers&eacute;e au fournisseur de service, qui se r&eacute;mun&egrave;re de cette fa&ccedil;on. </p> <p> <strong>Minitel</strong><br /> Terminal d&#39;interrogation avec modem int&eacute;gr&eacute;, distribu&eacute; par France T&eacute;l&eacute;com, utilisant les normes graphiques du vid&eacute;otex et, pour les Minitel bi-standard, &eacute;galement la norme ASCII. </p> <p> <strong>Modem</strong><br /> Abr&eacute;viation de &laquo;modulateur-d&eacute;modulateur&raquo;. Sert &agrave; convertir les signaux contenant l&#39;information &agrave; chaque extr&eacute;mit&eacute; d&#39;une ligne de transmission de donn&eacute;es. Peut &ecirc;tre interne ou externe. </p> <p> <strong>Producteur</strong><br /> Organisme public, professionnel ou priv&eacute; qui s&eacute;lectionne l&#39;information, la traite et la fournit sur un support magn&eacute;tique (l&#39;INIST-CNRS pour la banque de donn&eacute;es PASCAL, par exemple). </p> <p> <strong>Recherche en ligne</strong><br /> Interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es en temps r&eacute;el &agrave; l&#39;aide d&#39;un micro-0rdinateur, d&#39;un modem et de la ligne t&eacute;l&eacute;phonique. </p> <p> <strong>Serveur</strong><br /> Organisme poss&eacute;dant les moyens informatiques n&eacute;cessaires au chargement des banques de donn&eacute;es fournies par les producteurs (Questel est le plus important serveur pour la France). </p> <p> <strong>T&eacute;l&eacute;matique</strong><br /> Ensemble de services d&#39;origine informatique pouvant &ecirc;tre fournis &agrave; travers un r&eacute;seau de t&eacute;l&eacute;communications (exemple du Minitel en France). </p> <p> <strong>Videotex</strong><br /> Proc&eacute;d&eacute; de t&eacute;l&eacute;communication permettant de pr&eacute;senter des messages alphanum&eacute;riques ou graphiques sur un &eacute;cran de visualisation. Le proc&eacute;d&eacute; utilise le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique et permet le dialogue entre utilisateurs et la consultation de banques de donn&eacute;es. Le terminal utilis&eacute; peut &ecirc;tre un ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem et d&#39;un logiciel sp&eacute;cifique ou un Minitel. </p> </td> </tr> </tbody></table><h2>La production d&#39;une banque de donn&eacute;es</h2><h3>L&#39;auteur</h3>Un certain nombre d&#39;articles, d&#39;ouvrages, sont publi&eacute;s chaque ann&eacute;e. Leurs auteurs sont amen&eacute;s &agrave; les &eacute;crire dans le cadre de travaux de recherche ou d&#39;enseignement. <h3>Le producteur</h3>Une BDD est construite &agrave; partir de documents originaux tels que livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents photographiques. C&#39;est le r&ocirc;le du producteur de la BDD (l&#39;INIST-CNRS pour PASCAL, la National Library of Medicine pour Medline) de r&eacute;colter ces informations originales, de les trier, de les traiter en les indexant avec des &eacute;quipes de documentalistes et d&#39;experts (des m&eacute;decins pour la m&eacute;decine, des juristes pour le droit, etc...). Le producteur cr&eacute;e &eacute;galement la liste des mots cl&eacute;s (thesaurus MeSH -Medical Subject Headings - pour Medline ; PASCAL) correspondant &agrave; un document, qui servira &agrave; l&#39;utilisateur pour s&eacute;lectionner ce qu&#39;il d&eacute;sire. Les fichiers ainsi cr&eacute;&eacute;s (document, r&eacute;sum&eacute;, index) constituent la banque de donn&eacute;es. Actuellement, les producteurs sont aussi bien des entreprises, des organismes publics, des soci&eacute;t&eacute;s savantes, des associations professionnelles que des sp&eacute;cialistes. <h3>Le serveur</h3>Les donn&eacute;es r&eacute;colt&eacute;es (notices signal&eacute;tiques normalis&eacute;es avec ou sans r&eacute;sum&eacute; qui serviront &agrave; informer l&#39;utilisateur sur le contenu du document) sont enregistr&eacute;es sur une bande magn&eacute;tique et envoy&eacute;es au serveur (Questel en France, Dialog aux Etats-Unis, 1er serveur mondial avec 450 BDD...), qui se charge de les stocker sur un ordinateur central. Le serveur est reli&eacute;, par l&#39;interm&eacute;diaire d&#39;un r&eacute;seau (en g&eacute;n&eacute;ral une combinaison de r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique et de r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;matique), &agrave; un terminal (micro-ordinateur ou Minitel). Ce terminal permet &agrave; l&#39;utilisateur (utilisateur final ou interm&eacute;diaire) d&#39;interroger la banque de donn&eacute;es et de trouver les informations dont il a besoin. On peut donc trouver, sur un m&ecirc;me serveur, quantit&eacute; de productions d&#39;informations de sources diff&eacute;rentes: Questel propose, en effet, l&#39;acc&egrave;s &agrave; 70 BDD. qui ne sont pas toutes m&eacute;dicales. On peut citer &eacute;galement l&#39;Agence spatiale europ&eacute;enne avec son centre serveur ESA/IRS (70 BDD) ; l&#39;Europ&eacute;enne de donn&eacute;es (40 BDD) ; le SUNIST (12 BDD). <h3>Le vendeur</h3>Les donn&eacute;es accessibles constituent ainsi un fichier informatis&eacute; dont la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e. Les supports, pour diffuser les BDD, sont d&eacute;sormais multiples: en ligne, t&eacute;l&eacute;matique, sur CD-ROM, sur disquette. Il ne faut pas confondre le producteur avec le vendeur d&rsquo;information, m&ecirc;me si, parfois, les deux r&ocirc;les peuvent se confondre, Il existe parfois des interm&eacute;diaires, dont la fonction est d&#39;effectuer une s&eacute;lection sur certaines parties de la base de donn&eacute;es. <h3>Les interm&eacute;diaires</h3>Les interm&eacute;diaires de l&#39;information (brokers en anglais) jouent le r&ocirc;le de d&eacute;taillants de l&#39;information. Ce sont des organismes publics ou priv&eacute;s qui interrogent les banques de donn&eacute;es pour le compte de l&#39;utilisateur. <br />C&#39;est le cas des biblioth&egrave;ques et centres de documentation, par exemple. <h3>Le formateur</h3>Il est n&eacute;cessaire de former J&#39;utilisateur aux techniques d&#39;interrogation, que celui-ci soit un(e) infirmier(e), un m&eacute;decin ou un(e) documentaliste. <br />Le documentaliste a &eacute;galement un r&ocirc;le important de formateur &agrave; jouer dans son propre service, et ce &agrave; plusieurs niveaux: il lui faudra se former lui-m&ecirc;me, former ses collaborateurs et, enfin, former ses utilisateurs. <br />Ce r&ocirc;le de formateur est essentiel, car la profession de documentaliste est bas&eacute;e sur la transmission de l&#39;information. <br />L&rsquo;information m&eacute;dicale automatis&eacute;e (IMA) &agrave; l&#39;INSERM ou les unit&eacute;s r&eacute;gionales de formation et de promotion pour l&#39;information scientifique et technique (URFIST) forment aux nouveaux modes d&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information (BDD, CD-ROM). <img src="http://www.accart.nom.fr/Images/jpabf.jpg" alt="" width="28" height="30" /> <h2>Typologie des banques de donn&eacute;es</h2>On distingue trois grandes familles de banques de donn&eacute;es, qui se diff&eacute;rencient par leur mode de diffusion, les possibilit&eacute;s de recherche offertes et les client&egrave;les vis&eacute;es : <br />La premi&egrave;re famille est celle des banques de donn&eacute;es classiques, &agrave; la norme ASCII. Leur utilisation est r&eacute;serv&eacute;e aux professionnels de l&#39;information, qui doivent conna&icirc;tre les langages d&#39;interrogation sp&eacute;cifiques &agrave; chaque serveur, avec lesquels il faut pr&eacute;alablement signer un contrat. Elles proposent des volumes d&#39;information qui peuvent se compter en millions de documents et permettent des recherches tr&egrave;s sophistiqu&eacute;es sur des questions complexes. <br />La deuxi&egrave;me famille de banques de donn&eacute;es est constitu&eacute;e par les CD-ROM (disques compacts), qui offrent parfois des images et des sons en compl&eacute;ment du texte. Apparus au milieu des ann&eacute;es 80, ils peuvent stocker des volumes importants d&rsquo;information (mais moins qu&#39;une banque de donn&eacute;es classique sur un grand serveur) et permettent des recherches rapides et sophistiqu&eacute;es, avec ou sans langage d&#39;interrogation. En 1992, on estimait &agrave; 600000 le nombre de lecteurs de CD-ROM en Europe (50000 en France). <br />La troisi&egrave;me famille est celle des banques de donn&eacute;es vid&eacute;otex -banques de donn&eacute;es T&eacute;l&eacute;tel en France -con&ccedil;ues pour l&#39;utilisateur final, qui doit pouvoir les interroger sans apprentissage pr&eacute;alable; on en compte environ 300 sur le r&eacute;seau T&eac<br />te;l&eacute;tel. Elles proposent des informations professionnelles accessibles &agrave; partir d&#39;un Minitel et, pour la grande majorit&eacute;, sans abonnement. C&rsquo;est ce qu.on appelle aussi la &laquo;t&eacute;l&eacute;matique &raquo;, contraction des mots t&eacute;l&eacute;communication et informatique, terme propos&eacute; par Simon Nora et Alain Minc en 1978 dans leur <em>Rapport sur l&rsquo;informatisation de la soci&eacute;t&eacute;</em>. <h2>Des types diff&eacute;rents d&#39;information</h2><p>Ces trois familles de banques de donn&eacute;es peuvent proposer diff&eacute;rents types d&#39;information. Des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques (articles de p&eacute;riodiques, ouvrages, th&egrave;ses, comptes rendus de congr&egrave;s, documents audio-visuels ou iconographiques), souvent avec r&eacute;sum&eacute; et mots cl&eacute;s: ce sont des BDD bibliographiques, telles Medline ou Pascal; l&#39;int&eacute;gralit&eacute; d&#39;articles de quotidiens, de lettres ou de revues sp&eacute;cialis&eacute;es, ainsi que d&#39;&eacute;tudes de march&eacute; sous forme d&rsquo;image compl&egrave;te du document: ce sont des BDD textuelles et des BDD en texte int&eacute;gral (full-text) ; des chiffres (s&eacute;ries statistiques [&eacute;conomie, m&eacute;t&eacute;orologie...], propri&eacute;t&eacute;s des mat&eacute;riaux, etc.) : ce sont des BDD factuelles ou num&eacute;riques (la BIAM, Banque d&#39;informations automatis&eacute;es sur les m&eacute;dicaments; ECOSANTE, en &eacute;conomie de la sant&eacute;, mise au point par le CREDES) ; des informations dont la mise en forme est li&eacute;e &agrave; leur nature m&ecirc;me: structures chimiques, brevets, marques, opportunit&eacute;s d&#39;affaires... Elles fournissent des donn&eacute;es valid&eacute;es et analys&eacute;es. <br />Une autre famille, plus r&eacute;cente et de nature l&eacute;g&egrave;rement diff&eacute;rente, est celle des services d&#39;information vocale ou services audiotex, qui sont accessibles &agrave; partir d&#39;un simple t&eacute;l&eacute;phone et pour lesquels le dialogue se fait &agrave; partir des touches du t&eacute;l&eacute;phone. <br />Enfin, l&#39;hypertexte permet de lier des donn&eacute;es brutes, le texte correspondant et la bibliographie. </p><h2>Interroger une banque de donn&eacute;es</h2><h3>La rapidit&eacute;</h3>La connexion &agrave; une banque de donn&eacute;es est quasi instantan&eacute;e quels que soient son &eacute;loignement, l&#39;heure et le lieu o&ugrave; l&#39;on se trouve. Elle peut fournir une information directement utilisable (texte int&eacute;gral d&rsquo;un article, adresse d&#39;une entreprise...) ou, dans le cas d&#39;une r&eacute;f&eacute;rence, la possibilit&eacute; d&#39;obtenir en quelques jours, voire en une heure par fax, la copie des articles. D&#39;autre part, la mise &agrave; jour des banques de donn&eacute;es se fait de plus en plus rapidement, jusqu&#39;&agrave; plusieurs fois par jour (pour la BDD de l&#39;agence France-presse, par exemple), et certaines publications sont m&ecirc;me disponibles &laquo;en ligne&raquo; avant d&#39;&ecirc;tre imprim&eacute;es (cela est surtout vrai dans le domaine de la m&eacute;decine: l&#39;exemple le plus frappant &eacute;tant le Online Clinical Trials qui n&#39;existe pas sur support papier, mais est uniquement consul table &agrave; partir d&#39;un ordinateur. <h3>L&#39;&eacute;tendue du champ de recherche</h3>L&rsquo;ensemble des banques de donn&eacute;es donne acc&egrave;s &agrave; plusieurs centaines de millions de documents dans tous les domaines de la connaissance, ce qui est sans commune mesure avec les ressources d&rsquo;un centre de documentation traditionnel. De plus, fournies sous forme informatique, elles peuvent &ecirc;tre int&eacute;gr&eacute;es &agrave; une base de donn&eacute;es interne gr&acirc;ce au t&eacute;l&eacute;d&eacute;chargement. <h3>L&#39;interactivit&eacute;</h3>Compte tenu du tr&egrave;s faible temps de r&eacute;ponse, il est fr&eacute;quent que les r&eacute;sultats obtenus fassent &eacute;voluer la question, dont la nouvelle formulation apportera de nouvelles r&eacute;ponses, et ainsi de suite. Cela surtout pour les donn&eacute;es factuelles et les statistiques. <h3>La complexit&eacute;</h3>Dans une recherche manuelle, on peut prendre en compte deux crit&egrave;res de recherche, trois au maximum, alors que, dans une recherche effectu&eacute;e par les banques de donn&eacute;es, le nombre de crit&egrave;res peut d&eacute;passer la dizaine et plus. <table > <tbody> <tr> <td> <p> &nbsp; </p> <h3>Pour en savoir plus sur les banques de donn&eacute;es</h3><br /> - R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles, Paris, ADBS-ANRT, 1993. <br /> - Annuaire du CD-ROM, Paris, A Jour, 1992. <br /> - Directory of Gale Databases, Gale Research, 1993. <br /> - R&eacute;pertoire d s banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales, Paris, FLA, 1991-1992. <br /> Information en ligne : <br /> - CUADRA (serveur QUESTEL). <br /> - Database of databases (serveur DIALOG). <br /> - 36 17 INFOBDD : r&eacute;pertoire de 2000 BDD professionnelles. </td> </tr> </tbody></table><table > <tbody> <tr> <td> <p> &nbsp; </p> <h3>Adresses des centres serveurs fran&ccedil;ais</h3> <p> <br /> - QUESTEL Le Capitole, 55, avenue des Champs-Pierreux -92029 NanterreCedex, T&eacute;l. : (1) 46145555 <br /> - CEDOCAR Centre de documentation des arm&eacute;es, 26, bd Victor -00460 Paris Arm&eacute;es, T&eacute;l. : (1) 45524577 <br /> - SUNSIT, 950, rue de St-Priest -BP 7229- 34184 Montpellier Cedex 4, T&eacute;l. :67141414 <br /> -TELECONSULTE LAMY (droit), 187/189, quai de Valmy -75490 Paris Cedex 10, T&eacute;l. (1) 4472 1222 <br /> -L&rsquo;EUROPENNE DE DONNEES / GROUPE OR, 164 ter, rue d&rsquo;Aguesseau 92100 Boulogne-Billancourt -T&eacute;l. : (1) 46052929 </p> <p> cop. JP Accart, 2007 </p> </td> </tr> </tbody></table></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - L'enseignement de la documentation en médecine 2007-04-03T17:05:25+00:00 2007-04-03T17:05:25+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/1994-l-enseignement-de-la-documentation-en-medecine.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1994, t. 39, n&deg; 4, pp. 111-112</strong>. </p><p>Une typologie des diff&eacute;rents professionnels de sant&eacute; int&eacute;ress&eacute;s par la documentation se dessine tr&egrave;s nettement avec le d&eacute;veloppement actuel des besoins en documentation m&eacute;dicale et en soins infirmiers et de son enseignement. Ecoles de biblioth&eacute;caires, facult&eacute;s de m&eacute;decine fran&ccedil;aises et francophones, instituts de formation en soins infirmiers (destin&eacute;s &agrave; former les infirmier(e)s), &eacute;coles de cadres infirmiers, formation continue des m&eacute;decins, sont des demandeurs potentiels pour cet enseignement. </p><h2>Les documentalistes</h2><h3>Les Ecoles de biblioth&eacute;caires</h3><p>Il est r&eacute;v&eacute;lateur de constater que certaines &eacute;coles de biblioth&eacute;caires (en l&#39;occurrence, l&#39;<em>ENSSIB</em>, l&#39;<em>INFB</em>, <em>M&eacute;diadix</em> ou l&#39;<em>Ecole de Biblioth&eacute;caires-Documentalistes</em> (EBD) de l&#39;Institut Catholique de Paris, par exemple) accordent, dans leur programme, une place non n&eacute;gligeable &agrave; l&#39;enseignement de la bibliographie m&eacute;dicale et scientifique, ainsi qu&#39;&agrave; l&#39;interrogation des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es telles <em>Medline</em>, <em>PASCAL</em>, <em>SCISearch</em>. Cet enseignement est, en fait, destin&eacute; &agrave; des &eacute;tudiants susceptibles de travailler en biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou en documentation pharmaceutique ; de nombreux d&eacute;bouch&eacute;s sont offerts dans cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e. L&#39;enseignement est dispens&eacute; sous la forme d&#39;une liste d&#39;ouvrages de base : une m&eacute;thodologie de recherche bibliographique en m&eacute;decine et en sciences est d&eacute;velopp&eacute;e avec, &agrave; l&#39;appui, des s&eacute;ances de travaux pratiques portant sur les outils papiers (type <em>Index Medicus</em>, <em>Current Contents</em>, <em>Science Citation Index</em>) et l&#39;interrogation en ligne des banques de donn&eacute;es correspondantes. </p><h3>Les biblioth&eacute;caires francophones</h3><p>Un certain nombre d&#39;organismes institutionnels, tels le <em>Centre International de l&#39;Enfance</em>, <em>la Conf&eacute;rence Internationale des Doyens des Facult&eacute;s de M&eacute;decine d&#39;Expression Fran&ccedil;aise</em>, d&eacute;livrent des stages de formation pour des biblioth&eacute;caires francophones travaillant dans le domaine de la sant&eacute;. Ces stages, d&#39;une dur&eacute;e de 15 jours &agrave; un mois, accueillent une vingtaine de biblioth&eacute;caires et permettent des &eacute;changes fructueux entre formateurs et &quot;form&eacute;s&quot;, bien que les niveaux d&#39;&eacute;tudes, les exp&eacute;riences professionnelles, les repr&eacute;sentations linguistiques (Afrique Noire, Maghreb, Asie, Europe de l&#39;Est, Cara&iuml;bes) soient pour le moins diff&eacute;rentes. Les besoins en documentation m&eacute;dicale sont &agrave; la fois tr&egrave;s pratiques (comment se procurer des ouvrages m&eacute;dicaux, comment s&#39;abonner &agrave; des revues scientifiques, qu&#39;est-ce-qu&#39;un r&eacute;seau etc...?) et tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rales (la gestion d&#39;une biblioth&egrave;que, son informatisation). L&#39;int&eacute;r&ecirc;t pour les nouvelles technologies est cependant tr&egrave;s fort, en mettant bien entendu l&#39;accent sur les avantages du CDROM et des banques de donn&eacute;es destin&eacute;es &agrave; ces pays, la plupart en voie de d&eacute;veloppement (<em>BIRD</em>, <em>PASCAL</em>, <em>MEDIDOC REDOSI</em>, <em>EXTRAMED</em>, etc...). </p><h3>Les biblioth&eacute;caires europ&eacute;ens de sant&eacute;</h3><p>Tous les deux ans, ou au cours de congr&egrave;s et s&eacute;minaires internationaux (<em>Section des Sciences Biologiques et M&eacute;dicales de l&#39;IFLA</em>), la jeune et dynamique <em>Assocation Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute;</em> (<em>AEIBS-Bruxelles</em>), cr&eacute;&eacute;e en 1986 sous l&#39;&eacute;gide de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;, propose &agrave; ses membres (quelques 700 biblioth&eacute;caires de 23 pays diff&eacute;rents), des cours de formation continue en fran&ccedil;ais et en anglais dans le domaine de l&#39;information biom&eacute;dicale. Tr&egrave;s suivis, ces cours permettent &agrave; ces professionnels de l&#39;information de sant&eacute; d&#39;&ecirc;tre au courant des derniers d&eacute;veloppements de la technologie (CDROM et banques de donn&eacute;es) et de la biblioth&eacute;conomie (gestion, personnel). De plus en plus, mais c&#39;est aussi vrai dans les autres domaines de la documentation, l&#39;attention se porte sur le r&ocirc;le futur du biblioth&eacute;caire, le concept de &quot;biblioth&egrave;que virtuelle&quot; et sur les nouveaux r&eacute;seaux de la communication scientifique type <em>Internet</em>. </p><p>En ce qui concerne la formation continue, il existe &agrave; l&#39;heure actuelle, peu de formations organis&eacute;es sauf celle de l&#39;IMA-INSERM sur Medline et PASCAL, et celle des URFIST. </p><h2>Les m&eacute;decins </h2><h3>Les &eacute;tudiants en m&eacute;decine</h3><p>Outre le fait que certaines facult&eacute;s de m&eacute;decine (Nancy, Lyon par exemple) dispensent aux &eacute;tudiants des cours en documentation, les &eacute;tudiants en m&eacute;decine, afin de parfaire un enseignement magistral de plusieurs ann&eacute;es, effectuent des stages dans les h&ocirc;pitaux et font fonction d&#39;internes. Ils participent ainsi de fa&ccedil;on &eacute;troite &agrave; la vie des services m&eacute;dicaux. Les <em>staffs de bibliographie</em> d&eacute;j&agrave; nomm&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment, l&#39;&eacute;tude de cas m&eacute;dicaux et, finalement la constitution de leur bibliographie pour la th&egrave;se de doctorat sont autant de raisons pour les amener &agrave; utiliser la bibliographie m&eacute;dicale. Les biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux organisent des cours de bibliographie, qui sont &agrave; la fois l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie de la recherche bibliographique, et une approche des possibilit&eacute;s offertes par les banques de donn&eacute;es, et ce, quel que soit leur support. C&#39;est aussi, pour ces futurs praticiens, une mani&egrave;re de les amener &agrave; compl&eacute;ter et &agrave; faire &eacute;voluer efficacement, par la lecture, des connaissances th&eacute;oriques. </p><h3>Le corps m&eacute;dical</h3><p>Le corps m&eacute;dical, et les m&eacute;decins hospitaliers en particulier, ont pour obligation de mettre &agrave; jour de fa&ccedil;on constante leurs connaissances scientifiques afin d&#39;assurer des soins de qualit&eacute; : c&#39;est vrai de par la nature m&ecirc;me d&#39;un enseignement qui doit &ecirc;tre r&eacute;actualis&eacute;, par le fait que les d&eacute;couvertes scientifiques et m&eacute;dicales se p&eacute;riment au bout de cinq ann&eacute;es en moyenne ; et &eacute;galement qu&#39;un m&eacute;decin, s&#39;il veut &eacute;voluer dans sa carri&egrave;re, se doit d&#39;&eacute;crire un certain nombre d&#39;articles scientifiques, et si possible, dans des revues internationales index&eacute;es dans les banques de donn&eacute;es m&eacute;dicales (type <em>Medline</em> par exemple). </p><p>La formation continue des m&eacute;decins empreinte donc plusieurs chemins : </p><ul> <li><em>la lecture r&eacute;guli&egrave;re de la presse sp&eacute;cialis&eacute;e</em>, soit par abonnement personnel ou gr&acirc;ce &agrave; la fr&eacute;quentation d&#39;une biblioth&egrave;que (dans les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers g&eacute;n&eacute;raux, les facult&eacute;s de m&eacute;decine, les laboratoires de recherche) : cette lecture s&#39;av&egrave;re cependant de plus en plus difficile de par l&#39;abondance des publications (20 000 journaux biom&eacute;dicaux et 17 000 nouveaux ouvrages publi&eacute;s annuellement). Les <em>staffs de bibliographie</em> sont, en g&eacute;n&eacute;ral, un bon exercice pour le maintien des connaissances dans un domaine particulier au sein d&#39;un service hospitalier par exemple ; de nombreux m&eacute;decins r&eacute;alisent &eacute;galement des synth&egrave;ses bibliographiques pour une revue ou le bulletin bibliographique d&#39;un laboratoire pharmaceutique (dans ce cas, c&#39;est, pour eux, une voie d&#39;acc&egrave;s aux centres de documentation de l&#39;industrie pharmaceutique) </li> <li><em>la participation &agrave; des congr&egrave;s m&eacute;dicaux</em> : on ne dira jamais assez l&#39;importance des &eacute;changes personnels au cours de ces congr&egrave;s, une ou deux fois par an. Il existe, en g&eacute;n&eacute;ral, des congr&egrave;s pour chaque sp&eacute;cialit&eacute;. </li> <li>enfin, <em>des cours de formation continue</em> dans les facult&eacute;s de m&eacute;decine et les h&ocirc;pitaux avec l&#39;enseignement post-universitaire. </li></ul><p>D&#39;une mani&egrave;re ou d&#39;une autre, la formation continue est en interaction avec la documentation. L&#39;informatique, les nouvelles technologies (CDROM), les banques de donn&eacute;es (300 dans le domaine biom&eacute;dical) ont r&eacute;volutionn&eacute; l&#39;acc&egrave;s &agrave; la documentation m&eacute;dicale. Impuls&eacute;s par la n&eacute;cessit&eacute; pour les m&eacute;decins d&#39;&ecirc;tre inform&eacute; le plus rapidement et compl&egrave;tement possible, les biblioth&egrave;ques et centres de documentation ont tr&egrave;s vite adopt&eacute; ces technologies, et organisent des cours de formation &agrave; leur utilisation. </p><p>L&#39; <em>A.F.M.H.A</em> (Association pour la Formation des M&eacute;decins Hospitaliers &agrave; la gestion Administrative- H&ocirc;tel-Dieu-Paris), propose, depuis 1992, des sessions de formation avec pour th&egrave;me &quot;<em>Les Nouvelles Technologies au service de la Documentation M&eacute;dicale</em>&quot; : une douzaine de praticiens hospitaliers sont ainsi initi&eacute;s, durant deux jours, &agrave; tous les nouveaux produits offerts par la technologie actuelle : acc&egrave;s Minitel, banques de donn&eacute;es classiques ASCII ou sur disquettes, CDROM bibliographiques ou pr&eacute;sentant des p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral. </p><h3>Archives m&eacute;dicales et documentation</h3><p>Dans les h&ocirc;pitaux, le dossier du patient est g&eacute;r&eacute; par un service d&#39;Archives m&eacute;dicales en relation &eacute;troite avec les D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale (DIM). Ces DIM sont sous la responsabilit&eacute; d&#39;un m&eacute;decin et codifie toute l&#39;activit&eacute; hospitali&egrave;re : dur&eacute;e de s&eacute;jour, patients trait&eacute;s, pathologies. De plus en plus, DIM et documentation m&eacute;dicale sont coupl&eacute;s : la cons&eacute;quence d&#39;un tel regroupement est une meilleure circulation de l&#39;information de sant&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral centr&eacute;e autour du patient (avec une interaction possible entre la lecture d&#39;un article scientifique, son adaptation avec un cas trait&eacute; dans un service de soins et la codification de ce cas), et une approche originale, quasi exp&eacute;rimentale et compl&eacute;mentaire des m&eacute;tiers de documentaliste, biblioth&eacute;caire et archiviste dans un cadre institutionnel. </p><h2>Les infirmi&egrave;res</h2><p>Le biblioth&eacute;caire de sant&eacute; voit son r&ocirc;le &eacute;largi &agrave; d&#39;autres populations, celle des infirmier(e)s dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI, qui ont remplac&eacute; les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res), des cadres infirmiers et cadres infirmiers sup&eacute;rieurs dans les &eacute;coles de cadres. Pour les premiers, il s&#39;agit surtout, depuis la r&eacute;cente r&eacute;forme du dipl&ocirc;me d&#39;Etat en 1992, de s&#39;adapter au module obligatoire de recherche. Cela passe par des &eacute;tudes ponctuelles sur des sujets &eacute;tudi&eacute;s en cours et la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Pour les seconds, c&#39;est l&#39;&eacute;volution dans la carri&egrave;re qui est envisag&eacute; avec &eacute;galement la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire. Depuis peu, les Instituts et Ecoles ont int&eacute;gr&eacute; un module de recherche documentaire en faisant appel &agrave; des biblioth&eacute;caires ou documentalistes (c&#39;est le cas &agrave; l&#39;AP-HP, dans des &eacute;coles de cadres ou des instituts de formation en soins infirmiers). <br />A l&#39;instar de la population m&eacute;dicale, le corps infirmier, &agrave; toutes les &eacute;tapes de sa carri&egrave;re, se doit de se former et de s&#39;informer : les techniques &eacute;voluent, les rapports au malade &eacute;galement. Une r&eacute;flexion sur les soins infirmiers a &eacute;merg&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es, et cette r&eacute;flexion passe obligatoirement par un savoir bien int&eacute;gr&eacute;. </p><h2>Le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical, m&eacute;diateur de l&#39;information</h2><p>Ainsi, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical voit son champ d&#39;action s&#39;&eacute;largir en fonction de la diversit&eacute; des demandes et des types d&#39;utilisateurs, et &eacute;galement de l&#39;&eacute;volution des technologies qu&#39;il lui faut dominer et ma&icirc;triser. L&#39;impulsion donn&eacute;e par la connaissance scientifique est un des moteurs essentiels qui font de cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e de la documentation, un domaine &eacute;volutif, passionnant et ouvert sur un avenir prometteur. </p><p>&nbsp;cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1994, t. 39, n&deg; 4, pp. 111-112</strong>. </p><p>Une typologie des diff&eacute;rents professionnels de sant&eacute; int&eacute;ress&eacute;s par la documentation se dessine tr&egrave;s nettement avec le d&eacute;veloppement actuel des besoins en documentation m&eacute;dicale et en soins infirmiers et de son enseignement. Ecoles de biblioth&eacute;caires, facult&eacute;s de m&eacute;decine fran&ccedil;aises et francophones, instituts de formation en soins infirmiers (destin&eacute;s &agrave; former les infirmier(e)s), &eacute;coles de cadres infirmiers, formation continue des m&eacute;decins, sont des demandeurs potentiels pour cet enseignement. </p><h2>Les documentalistes</h2><h3>Les Ecoles de biblioth&eacute;caires</h3><p>Il est r&eacute;v&eacute;lateur de constater que certaines &eacute;coles de biblioth&eacute;caires (en l&#39;occurrence, l&#39;<em>ENSSIB</em>, l&#39;<em>INFB</em>, <em>M&eacute;diadix</em> ou l&#39;<em>Ecole de Biblioth&eacute;caires-Documentalistes</em> (EBD) de l&#39;Institut Catholique de Paris, par exemple) accordent, dans leur programme, une place non n&eacute;gligeable &agrave; l&#39;enseignement de la bibliographie m&eacute;dicale et scientifique, ainsi qu&#39;&agrave; l&#39;interrogation des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es telles <em>Medline</em>, <em>PASCAL</em>, <em>SCISearch</em>. Cet enseignement est, en fait, destin&eacute; &agrave; des &eacute;tudiants susceptibles de travailler en biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou en documentation pharmaceutique ; de nombreux d&eacute;bouch&eacute;s sont offerts dans cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e. L&#39;enseignement est dispens&eacute; sous la forme d&#39;une liste d&#39;ouvrages de base : une m&eacute;thodologie de recherche bibliographique en m&eacute;decine et en sciences est d&eacute;velopp&eacute;e avec, &agrave; l&#39;appui, des s&eacute;ances de travaux pratiques portant sur les outils papiers (type <em>Index Medicus</em>, <em>Current Contents</em>, <em>Science Citation Index</em>) et l&#39;interrogation en ligne des banques de donn&eacute;es correspondantes. </p><h3>Les biblioth&eacute;caires francophones</h3><p>Un certain nombre d&#39;organismes institutionnels, tels le <em>Centre International de l&#39;Enfance</em>, <em>la Conf&eacute;rence Internationale des Doyens des Facult&eacute;s de M&eacute;decine d&#39;Expression Fran&ccedil;aise</em>, d&eacute;livrent des stages de formation pour des biblioth&eacute;caires francophones travaillant dans le domaine de la sant&eacute;. Ces stages, d&#39;une dur&eacute;e de 15 jours &agrave; un mois, accueillent une vingtaine de biblioth&eacute;caires et permettent des &eacute;changes fructueux entre formateurs et &quot;form&eacute;s&quot;, bien que les niveaux d&#39;&eacute;tudes, les exp&eacute;riences professionnelles, les repr&eacute;sentations linguistiques (Afrique Noire, Maghreb, Asie, Europe de l&#39;Est, Cara&iuml;bes) soient pour le moins diff&eacute;rentes. Les besoins en documentation m&eacute;dicale sont &agrave; la fois tr&egrave;s pratiques (comment se procurer des ouvrages m&eacute;dicaux, comment s&#39;abonner &agrave; des revues scientifiques, qu&#39;est-ce-qu&#39;un r&eacute;seau etc...?) et tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rales (la gestion d&#39;une biblioth&egrave;que, son informatisation). L&#39;int&eacute;r&ecirc;t pour les nouvelles technologies est cependant tr&egrave;s fort, en mettant bien entendu l&#39;accent sur les avantages du CDROM et des banques de donn&eacute;es destin&eacute;es &agrave; ces pays, la plupart en voie de d&eacute;veloppement (<em>BIRD</em>, <em>PASCAL</em>, <em>MEDIDOC REDOSI</em>, <em>EXTRAMED</em>, etc...). </p><h3>Les biblioth&eacute;caires europ&eacute;ens de sant&eacute;</h3><p>Tous les deux ans, ou au cours de congr&egrave;s et s&eacute;minaires internationaux (<em>Section des Sciences Biologiques et M&eacute;dicales de l&#39;IFLA</em>), la jeune et dynamique <em>Assocation Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute;</em> (<em>AEIBS-Bruxelles</em>), cr&eacute;&eacute;e en 1986 sous l&#39;&eacute;gide de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;, propose &agrave; ses membres (quelques 700 biblioth&eacute;caires de 23 pays diff&eacute;rents), des cours de formation continue en fran&ccedil;ais et en anglais dans le domaine de l&#39;information biom&eacute;dicale. Tr&egrave;s suivis, ces cours permettent &agrave; ces professionnels de l&#39;information de sant&eacute; d&#39;&ecirc;tre au courant des derniers d&eacute;veloppements de la technologie (CDROM et banques de donn&eacute;es) et de la biblioth&eacute;conomie (gestion, personnel). De plus en plus, mais c&#39;est aussi vrai dans les autres domaines de la documentation, l&#39;attention se porte sur le r&ocirc;le futur du biblioth&eacute;caire, le concept de &quot;biblioth&egrave;que virtuelle&quot; et sur les nouveaux r&eacute;seaux de la communication scientifique type <em>Internet</em>. </p><p>En ce qui concerne la formation continue, il existe &agrave; l&#39;heure actuelle, peu de formations organis&eacute;es sauf celle de l&#39;IMA-INSERM sur Medline et PASCAL, et celle des URFIST. </p><h2>Les m&eacute;decins </h2><h3>Les &eacute;tudiants en m&eacute;decine</h3><p>Outre le fait que certaines facult&eacute;s de m&eacute;decine (Nancy, Lyon par exemple) dispensent aux &eacute;tudiants des cours en documentation, les &eacute;tudiants en m&eacute;decine, afin de parfaire un enseignement magistral de plusieurs ann&eacute;es, effectuent des stages dans les h&ocirc;pitaux et font fonction d&#39;internes. Ils participent ainsi de fa&ccedil;on &eacute;troite &agrave; la vie des services m&eacute;dicaux. Les <em>staffs de bibliographie</em> d&eacute;j&agrave; nomm&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment, l&#39;&eacute;tude de cas m&eacute;dicaux et, finalement la constitution de leur bibliographie pour la th&egrave;se de doctorat sont autant de raisons pour les amener &agrave; utiliser la bibliographie m&eacute;dicale. Les biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux organisent des cours de bibliographie, qui sont &agrave; la fois l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie de la recherche bibliographique, et une approche des possibilit&eacute;s offertes par les banques de donn&eacute;es, et ce, quel que soit leur support. C&#39;est aussi, pour ces futurs praticiens, une mani&egrave;re de les amener &agrave; compl&eacute;ter et &agrave; faire &eacute;voluer efficacement, par la lecture, des connaissances th&eacute;oriques. </p><h3>Le corps m&eacute;dical</h3><p>Le corps m&eacute;dical, et les m&eacute;decins hospitaliers en particulier, ont pour obligation de mettre &agrave; jour de fa&ccedil;on constante leurs connaissances scientifiques afin d&#39;assurer des soins de qualit&eacute; : c&#39;est vrai de par la nature m&ecirc;me d&#39;un enseignement qui doit &ecirc;tre r&eacute;actualis&eacute;, par le fait que les d&eacute;couvertes scientifiques et m&eacute;dicales se p&eacute;riment au bout de cinq ann&eacute;es en moyenne ; et &eacute;galement qu&#39;un m&eacute;decin, s&#39;il veut &eacute;voluer dans sa carri&egrave;re, se doit d&#39;&eacute;crire un certain nombre d&#39;articles scientifiques, et si possible, dans des revues internationales index&eacute;es dans les banques de donn&eacute;es m&eacute;dicales (type <em>Medline</em> par exemple). </p><p>La formation continue des m&eacute;decins empreinte donc plusieurs chemins : </p><ul> <li><em>la lecture r&eacute;guli&egrave;re de la presse sp&eacute;cialis&eacute;e</em>, soit par abonnement personnel ou gr&acirc;ce &agrave; la fr&eacute;quentation d&#39;une biblioth&egrave;que (dans les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers g&eacute;n&eacute;raux, les facult&eacute;s de m&eacute;decine, les laboratoires de recherche) : cette lecture s&#39;av&egrave;re cependant de plus en plus difficile de par l&#39;abondance des publications (20 000 journaux biom&eacute;dicaux et 17 000 nouveaux ouvrages publi&eacute;s annuellement). Les <em>staffs de bibliographie</em> sont, en g&eacute;n&eacute;ral, un bon exercice pour le maintien des connaissances dans un domaine particulier au sein d&#39;un service hospitalier par exemple ; de nombreux m&eacute;decins r&eacute;alisent &eacute;galement des synth&egrave;ses bibliographiques pour une revue ou le bulletin bibliographique d&#39;un laboratoire pharmaceutique (dans ce cas, c&#39;est, pour eux, une voie d&#39;acc&egrave;s aux centres de documentation de l&#39;industrie pharmaceutique) </li> <li><em>la participation &agrave; des congr&egrave;s m&eacute;dicaux</em> : on ne dira jamais assez l&#39;importance des &eacute;changes personnels au cours de ces congr&egrave;s, une ou deux fois par an. Il existe, en g&eacute;n&eacute;ral, des congr&egrave;s pour chaque sp&eacute;cialit&eacute;. </li> <li>enfin, <em>des cours de formation continue</em> dans les facult&eacute;s de m&eacute;decine et les h&ocirc;pitaux avec l&#39;enseignement post-universitaire. </li></ul><p>D&#39;une mani&egrave;re ou d&#39;une autre, la formation continue est en interaction avec la documentation. L&#39;informatique, les nouvelles technologies (CDROM), les banques de donn&eacute;es (300 dans le domaine biom&eacute;dical) ont r&eacute;volutionn&eacute; l&#39;acc&egrave;s &agrave; la documentation m&eacute;dicale. Impuls&eacute;s par la n&eacute;cessit&eacute; pour les m&eacute;decins d&#39;&ecirc;tre inform&eacute; le plus rapidement et compl&egrave;tement possible, les biblioth&egrave;ques et centres de documentation ont tr&egrave;s vite adopt&eacute; ces technologies, et organisent des cours de formation &agrave; leur utilisation. </p><p>L&#39; <em>A.F.M.H.A</em> (Association pour la Formation des M&eacute;decins Hospitaliers &agrave; la gestion Administrative- H&ocirc;tel-Dieu-Paris), propose, depuis 1992, des sessions de formation avec pour th&egrave;me &quot;<em>Les Nouvelles Technologies au service de la Documentation M&eacute;dicale</em>&quot; : une douzaine de praticiens hospitaliers sont ainsi initi&eacute;s, durant deux jours, &agrave; tous les nouveaux produits offerts par la technologie actuelle : acc&egrave;s Minitel, banques de donn&eacute;es classiques ASCII ou sur disquettes, CDROM bibliographiques ou pr&eacute;sentant des p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral. </p><h3>Archives m&eacute;dicales et documentation</h3><p>Dans les h&ocirc;pitaux, le dossier du patient est g&eacute;r&eacute; par un service d&#39;Archives m&eacute;dicales en relation &eacute;troite avec les D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale (DIM). Ces DIM sont sous la responsabilit&eacute; d&#39;un m&eacute;decin et codifie toute l&#39;activit&eacute; hospitali&egrave;re : dur&eacute;e de s&eacute;jour, patients trait&eacute;s, pathologies. De plus en plus, DIM et documentation m&eacute;dicale sont coupl&eacute;s : la cons&eacute;quence d&#39;un tel regroupement est une meilleure circulation de l&#39;information de sant&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral centr&eacute;e autour du patient (avec une interaction possible entre la lecture d&#39;un article scientifique, son adaptation avec un cas trait&eacute; dans un service de soins et la codification de ce cas), et une approche originale, quasi exp&eacute;rimentale et compl&eacute;mentaire des m&eacute;tiers de documentaliste, biblioth&eacute;caire et archiviste dans un cadre institutionnel. </p><h2>Les infirmi&egrave;res</h2><p>Le biblioth&eacute;caire de sant&eacute; voit son r&ocirc;le &eacute;largi &agrave; d&#39;autres populations, celle des infirmier(e)s dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI, qui ont remplac&eacute; les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res), des cadres infirmiers et cadres infirmiers sup&eacute;rieurs dans les &eacute;coles de cadres. Pour les premiers, il s&#39;agit surtout, depuis la r&eacute;cente r&eacute;forme du dipl&ocirc;me d&#39;Etat en 1992, de s&#39;adapter au module obligatoire de recherche. Cela passe par des &eacute;tudes ponctuelles sur des sujets &eacute;tudi&eacute;s en cours et la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Pour les seconds, c&#39;est l&#39;&eacute;volution dans la carri&egrave;re qui est envisag&eacute; avec &eacute;galement la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire. Depuis peu, les Instituts et Ecoles ont int&eacute;gr&eacute; un module de recherche documentaire en faisant appel &agrave; des biblioth&eacute;caires ou documentalistes (c&#39;est le cas &agrave; l&#39;AP-HP, dans des &eacute;coles de cadres ou des instituts de formation en soins infirmiers). <br />A l&#39;instar de la population m&eacute;dicale, le corps infirmier, &agrave; toutes les &eacute;tapes de sa carri&egrave;re, se doit de se former et de s&#39;informer : les techniques &eacute;voluent, les rapports au malade &eacute;galement. Une r&eacute;flexion sur les soins infirmiers a &eacute;merg&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es, et cette r&eacute;flexion passe obligatoirement par un savoir bien int&eacute;gr&eacute;. </p><h2>Le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical, m&eacute;diateur de l&#39;information</h2><p>Ainsi, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical voit son champ d&#39;action s&#39;&eacute;largir en fonction de la diversit&eacute; des demandes et des types d&#39;utilisateurs, et &eacute;galement de l&#39;&eacute;volution des technologies qu&#39;il lui faut dominer et ma&icirc;triser. L&#39;impulsion donn&eacute;e par la connaissance scientifique est un des moteurs essentiels qui font de cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e de la documentation, un domaine &eacute;volutif, passionnant et ouvert sur un avenir prometteur. </p><p>&nbsp;cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - Actualité des banques de données biomédicales 2007-04-03T17:08:33+00:00 2007-04-03T17:08:33+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/1994-actualite-des-banques-de-donnees-biomedicales.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Le Micro-Bulletin du CNRS, 1994, n&deg; 55, pp. 136-146.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent num&eacute;ro du Micro-Bulletin (n&deg;52, d&eacute;cembre 1993), je traitais de &laquo;L&rsquo;information biom&eacute;dicale au futur&raquo;: il s&#39;agissait de donner un aper&ccedil;u de l&#39;apport des nouvelles technologies, des r&eacute;seaux, des projets mis en place par les institutions et les &eacute;diteurs scientifiques afin de d&eacute;livrer l&#39;information scientifique et biom&eacute;dicale en particulier. <br />L&rsquo;article qui suit est un &eacute;tat de l&#39;offre en mati&egrave;re de banques de donn&eacute;es (partiel cependant) dans le domaine biom&eacute;dical, et de tous les acc&egrave;s possibles &agrave; cette information sp&eacute;cialis&eacute;e. </p><h2>Les acc&egrave;s en ligne</h2><p>Les banques de donn&eacute;es en ligne r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais, par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Il existe un grand nombre de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en m&eacute;decine et sciences: 300 sont d&eacute;nombr&eacute;es. Voici les principales bases de donn&eacute;es. </p><p>* Pascal est une base de donn&eacute;es multidisciplinaire, d&eacute;pouillant 9000 p&eacute;riodiques (300 fran&ccedil;ais) comprenant 10000 000 documents avec des r&eacute;sum&eacute;s, d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique -Centre National de la Recherche Scientifique). Mise &agrave; jour mensuelle. Serveurs DIALOG, QUESTEL, ESA. <br />* Medline, base de donn&eacute;es am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), a une couverture biom&eacute;dicale compl&egrave;te. 3700 p&eacute;riodiques de 70 pays sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1966, ce qui repr&eacute;sente plus de 7 millions de r&eacute;f&eacute;rences. Mise &agrave; jour hebdomadaire. Serveurs BRS, Datastar, Dialog, Dimdi, Questel, SIN . <br />* Embase correspond aux 45 revues de r&eacute;sum&eacute;s publi&eacute;es par Excerpta Medica. 40% des citations sont concern&eacute;es par un probl&egrave;me li&eacute; aux m&eacute;dicaments. 3500 p&eacute;riodiques d&eacute;pouill&eacute;s par an dont 170 fran&ccedil;ais soit 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences depuis 1974 (EMBASE et MEDLINE ne se recouvrent que pour 36% des p&eacute;riodiques analys&eacute;s). Mise &agrave; jour hebdomadaire. Serveurs BRS, Datastar, Dialog, Dimdi, SIN . <br />* Eventline donne des informations sur les congr&egrave;s, conf&eacute;rences, foires, salons. Elle est multidisciplinaire et internationale, produite par Elsevier. <br />* Conferences papers index pr&eacute;sente les communications faites aux congr&egrave;s de m&eacute;decine, biologie, chimie, physique et sciences de l&#39;ing&eacute;nieur depuis 1973 (1400000 documents). </p><h2>Les banques de donn&eacute;es en texte int&eacute;gral consultables en ligne</h2><p>Ce type de base de donn&eacute;es nous fait sortir de l&#39;&egrave;re du r&eacute;f&eacute;rentiel (c&#39;est-&agrave;-dire des bases de donn&eacute;es vues pr&eacute;c&eacute;demment compos&eacute;es uniquement de r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles et parfois du r&eacute;sum&eacute;) pour passer &agrave; l&#39;&egrave;re du textuel, donc &agrave; l&#39;acc&egrave;s direct &agrave; &laquo;l&#39;information primaire&raquo;, au texte lui-m&ecirc;me contenu dans les ouvrages et revues sp&eacute;cialis&eacute;s, cela sans interm&eacute;diaire. <br />Les bases plein-texte m&eacute;dicales sont parmi les premi&egrave;res &agrave; &ecirc;tre apparues. Elles couvrent plusieurs types de documents puisque cela va d&#39;un p&eacute;riodique uniquement, le New England Journal of Medicine ou le Morbidity and Mortality Weekly Report &agrave; une collection de plusieurs titres comme l&#39;ensemble des revues de l&#39;American Medical Association. MEDTEXT (sur Dialog) qui donne le texte int&eacute;gral d&#39;un certain nombre de p&eacute;riodiques m&eacute;dicaux depuis 1982 avec mises &agrave; jour mensuelles, soit 55 000 r&eacute;f&eacute;rences. </p><p>D&#39;autres p&eacute;riodiques sont &eacute;galement concern&eacute;s, en particulier ceux du domaine de la recherche, tout simplement parce que la publication &eacute;lectronique r&eacute;duit les d&eacute;lais d&#39;impressions toujours longs sous forme papier. Dans le cr&eacute;neau des journaux de recherche, on peut citer On Line Journal of Clinical Trials lanc&eacute; d&eacute;but 1992 qui ne sera disponible que sous forme &eacute;lectronique. Ce titre a &eacute;t&eacute; choisi pour que les malades puissent b&eacute;n&eacute;ficier plus t&ocirc;t des recherches et des d&eacute;couvertes. </p><p>On trouve &eacute;galement Drug Information Full Text, l&#39;une des bases de donn&eacute;es de pharmacie les plus importantes dans le monde. Elle fournit une information compl&egrave;te sur 50000 produits commercialis&eacute;s. </p><p>Depuis 1992, un nouveau venu am&eacute;ricain est apparu en Europe: ce sont les fichiers m&eacute;dicaux de Mead Data qui propose en ligne des produits tr&egrave;s divers: </p><ul> <li>le texte int&eacute;gral de 14 p&eacute;riodiques depuis 1982. </li> <li>le texte int&eacute;gral de FDC Reports Newsletters: industrie pharmaceutique, &eacute;quipement et mat&eacute;riel m&eacute;dicaux, cosm&eacute;tiques, recherche, m&eacute;dicaments. </li> <li>des banques de donn&eacute;es telles DRUG INFORMATION FULLTEXT &agrave; partir de deux publications de l&#39;American Society of Hospital Pharmacist; PDQ en canc&eacute;rologie; Medline. <ul> <li>les bases de donn&eacute;es de Micromedex: Micromedex a cr&eacute;&eacute;, depuis 1974, des bases de donn&eacute;es qui sont des instruments professionnels, des syst&egrave;mes d&#39;aide &agrave; la d&eacute;cision pour le m&eacute;decin dans l&#39;exercice de ses fonctions. La r&eacute;daction est assur&eacute;e par plus de 350 experts, avec une &eacute;quipe r&eacute;dactionnelle interne et mise &agrave; jour tous les trimestres. Cela comprend: </li> <li>POISONDEX: BBD toxicologique, </li> <li>EMERGINDEX, &eacute;crit par et pour les m&eacute;decins ayant &agrave; pratiquer une m&eacute;decine d&#39;urgence et &agrave; surveiller des affections &agrave; risque, pour les aider &agrave; faire rapidement un diagnostic exact et proc&eacute;der &agrave; un traitement efficace des patients en phase aigu&euml;. La base est form&eacute;e de deux fichiers: &laquo;Clinical Reviews&raquo; et &laquo;Clinical Abstracts&raquo; et s&#39;interroge gr&acirc;ce &agrave; un th&eacute;saurus inspir&eacute; du Mesh, </li> <li>DRUGDEX donne des informations sur les m&eacute;dicaments, &agrave; l&#39;intention des pharmaciens, m&eacute;decins qui ont &agrave; prescrire. </li> </ul> </li></ul><p>Ces trois bases (POISONDEX, EMERGINDEX, DRUGDEX) sont construites sur le m&ecirc;me mod&egrave;le rigoureux, tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;. Il est possible d&#39;aller chercher directement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur d&#39;un texte sur une affection, un m&eacute;dicament. Des centaines d&#39;h&ocirc;pitaux am&eacute;ricains utilisent ces bases depuis des ann&eacute;es. <br />Sur le serveur BRs, la base de donn&eacute;es CCML qui propose le texte int&eacute;gral de plusieurs dizaines de p&eacute;riodiques, permet, gr&acirc;ce &agrave; la proc&eacute;dure LINK, de passer automatiquement de MEDLINE et EMBASE, base de donn&eacute;es bibliographique. </p><h2>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (Vid&eacute;otex Minitel) </h2><p>Dans le domaine de la sant&eacute;, on d&eacute;nombre environ 70 services, dont les producteurs sont principalement des administrations, des institutions ou des organismes de presse. Les utilisateurs sont avant tout des professionnels de la sant&eacute;: m&eacute;decins, pharmaciens... Certains services sont destin&eacute;s au grand public. <br />Les services propos&eacute;s sont vari&eacute;s: outils d&#39;aide &agrave; la pratique m&eacute;dicale, annuaires d&#39;&eacute;tablissements et de professionnels, messageries, services d&#39;emploi, catalogues de formations, r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, informations pratiques et th&eacute;matiques, actualit&eacute;s sociales et politiques, statistiques, agendas, bloc-notes... </p><p>Diff&eacute;rents modes d&#39;acc&egrave;s se pr&eacute;sentent: </p><ul> <li>avec un code d&#39;acc&egrave;s direct + mot de passe ou non, formule d&#39;abonnement gratuite ou payante, </li> <li>via le serveur qui propose alors l&#39;ensemble des bases de donn&eacute;es qu&#39;il g&egrave;re (Cf. le SUNIST). Cela permet de faire connaissance avec d&#39;autres services. </li></ul><br />Les proc&eacute;dures de connexion sont simples: il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la base de donn&eacute;es. L&rsquo;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les bases de donn&eacute;es (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />Si le Minitel n&#39;est pas un ordinateur, c.est un terminal moderne. Son mode de pr&eacute;sentation est graphique avec affichage page par page. Il est con&ccedil;u pour &ecirc;tre utilis&eacute; par le plus grand nombre. C&#39;est la raison des touches sp&eacute;ciales d&#39;orientation SUITE -RETOUR -SOMMAIRE: des touches de commande ENVOI- CORRECTION. C&#39;est le terminal le plus diffus&eacute; dans le monde, avec pour la France, pr&egrave;s de 6 millions de postes. <p>A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel: </p><h3>La Sant&eacute; publique</h3>36 17 BDSP Banque de Donn&eacute;es en Sant&eacute; Publique <br />La BDSP est une banque de donn&eacute;es documentaires qui propose une approche pluridisciplinaire de la sant&eacute; publique &agrave; travers plusieurs dizaines de milliers de r&eacute;f&eacute;rences, collect&eacute;es au plan national et international depuis plus de quinze ans. Elle est op&eacute;rationnelle depuis fin 1993. <br />La BDSP est un outil de recherche rapide et facilement accessible, d&eacute;di&eacute; &agrave; l&#39;ensemble des professionnels de la sant&eacute; et du secteur social, ainsi qu&#39;&agrave; toute personne d&eacute;sireuse de promouvoir des actions d&#39;information et d&#39;&eacute;ducation dans ce domaine. <br />La BDSP anime un r&eacute;seau de producteurs constitu&eacute; de centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (&eacute;ducation et promotion de la sant&eacute;, &eacute;comomie de la sant&eacute;, &eacute;pid&eacute;miologie, g&eacute;rontologie, sida... ) o&ugrave; des documentalistes professionnels s&eacute;lectionnent l&#39;information au jour le jour. <br />La BDSP offre &agrave; ses partenaires producteurs de donn&eacute;es, un certain nombre de prestations: <ul> <li>-aide &agrave; la d&eacute;cision en mati&egrave;re d&#39;information, </li> <li>-r&eacute;alisation d&#39;interfaces automatis&eacute;es sp&eacute;cifiques, </li> <li>-formation aux techniques de documentation informatis&eacute;e, </li> <li>-assistance technique. </li></ul><br />Les r&eacute;f&eacute;rences signal&eacute;es dans la base proviennent de la litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et &eacute;trang&egrave;re, publi&eacute;e ou non: revues, ouvrages, rapports de recherche, th&egrave;ses, actes de congr&egrave;s. <br />Ce sont aussi des documents multim&eacute;dias destin&eacute;s &agrave; des actions de formation ou de pr&eacute;vention: vid&eacute;os, logiciels, affiches... <p>Les th&egrave;mes abord&eacute;s <br />Acteurs de sant&eacute;, Alimentation, Besoins de sant&eacute;, Conditions de vie, environnement et sant&eacute;, Droit et &eacute;thique, Economie de la sant&eacute;, Education pour la sant&eacute;, Epid&eacute;miologie, G&eacute;nie sanitaire, Histoire de la sant&eacute;, Hydrologie, climatologie, thermalisme, Hygi&egrave;ne, Planification, politiques, syst&egrave;mes sanitaires et sociaux, Politique en faveur de groupes de population, Pr&eacute;vention, Pr&eacute;vention des accidents, Promotion de la sant&eacute;, Protection sociale&quot; Qualit&eacute; des soins, Sociologie m&eacute;dicale, Technologies et sant&eacute;, Travail et sant&eacute;. </p><p>L&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la base <br />- sur votre minitel: 3617 code BDSP <br />- sur votre minitel bi-standard ou votre ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem (acc&egrave;s ASCIL 80 colonnes) en composant le 36.28.00.09. <br />- sur votre ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem: acc&eacute;s par le r&eacute;seau Transpac sur abonnement. <br />- courant 1994: par la banque de donn&eacute;es PASCAL (INIST-CNRS) sur serveur Questel ou sur minitel en composant le 36.29.36.01. </p><p>La commande d&#39;un document <br />Lors de la consultation de la base, vous pouvez commander directement la photocopie des articles signal&eacute;s. </p><p>Les producteurs de la BDSP <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de la sant&eacute; <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de la recherche et de l&#39;enseignement sup&eacute;rieur <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de l&#39;&eacute;ducation nationale <br />- Ecole nationale de la sant&eacute; publique (ENSP) <br />- Institut de l&#39;information scientifique et technique (INIST) <br />- Institut national de la sant&eacute; et de la recherche m&eacute;dicale (INSERM) <br />- Association r&eacute;seau des producteurs de donn&eacute;es en sant&eacute; publique (ARAMIS) <br />L&rsquo;Ecole nationale de la sant&eacute; publique assure la gestion et la ma&icirc;trise d&#39;oeuvre de la banque de donn&eacute;es sant&eacute; publique. </p><p>La BDSP c&#39;est aussi: <br />- un r&eacute;pertoire des producteurs qui en assurent la mise &agrave; jour, <br />- une messagerie &laquo;questions-r&eacute;ponses&raquo;. </p><p>Adresse: Banque de donn&eacute;es en sant&eacute; publique, Ecole Nationale de la Sant&eacute; Publique, Avenue du Professeur L&eacute;on Bernard, 35043 Rennes Cedex. Contact: <em>Guillemette CHEVAILLIER</em>, T&eacute;l. (16) 99 28 29 56; Fax (16) 99282828. </p><h3>Lire l&#39;actualit&eacute; m&eacute;dicale</h3>36 15 AFP ou 362936 19 AFP-PRO <br />Les d&eacute;p&ecirc;ches de l&#39;Agence France-Presse apportent chaque jour et &agrave; tout instant, des informations g&eacute;n&eacute;rales sur la sant&eacute; dans le monde. Par le 36 29 36 19 vous pouvez consulter les d&eacute;p&ecirc;ches des six derniers mois d&egrave;s le lendemain de leur diffusion. <br />L&rsquo;Agence de Presse M&eacute;dicale (APM) cr&eacute;&eacute;e en 1985 par des journalistes de l&#39;AFP&#39; est une agence de presse sp&eacute;cialis&eacute;e en m&eacute;decine; elle dispose de plusieurs rubriques et l&#39;abonnement, qui est mensuel, se fait par rubrique. Il est &eacute;galement possible d&#39;&eacute;diter des profils personnalis&eacute;s. Mais l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;APM se fait par micro-ordinateur sans mode vid&eacute;otex. <h3>Les revues de presse m&eacute;dicales</h3>3615 TONUS <br />3615 TSANTE (Quotidien du M&eacute;decin) <br />3615 ORGAMEDIA <h3>Les th&egrave;ses</h3>36 15 + THESA <br />Cr&eacute;&eacute;e par la Conf&eacute;rence des Grandes Ecoles et g&eacute;r&eacute;e par l&#39;Ecole des Mines de Paris, cette banque de donn&eacute;es rassemble les informations concernant les th&egrave;ses en cours dans les grandes &eacute;coles. <br />Confi&eacute;e depuis 1992 &agrave; l&#39;INIST (Institut d&#39;Information Scientifique et Technique du CNRS) , cette derni&egrave;re en assure la gestion, la mise &agrave; jour et la diffusion. Comprend 50 grandes &eacute;coles et 4 000 th&egrave;ses. <br />Producteur: Conf&eacute;rence des Grandes Ecoles (CGE). <br />3615 SUNK * THE TELETHESES: catalogue des th&egrave;ses soutenues en France depuis 1983. C&#39;est la Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de Clermont Ferrand qui se<br />charge de la m&eacute;decine, pharmacie, odontologie et sciences v&eacute;t&eacute;rinaires. Il y a sept crit&egrave;res d&#39;acc&egrave;s possibles. <h3>Localiser les congr&egrave;s</h3>36 29 92 63 MEETING: coproduite par le Comit&eacute; &agrave; l&#39;Energie Atomique et le <br />CEDOCAR (Centre de documentation de l&#39;arm&eacute;e). <br />8000 annonces de congr&egrave;s, expositions, salons scientifiques et techniques. <br />Recherche par titre, domaine, lieu et organisateur. <h3>Les banques de donn&eacute;es juridiques</h3>36 29 00 14: la base de donn&eacute;es JURISANTE: droit hospitalier, actualit&eacute;s. <br />36 16 JOEL: service vid&eacute;otex du Journal officiel. <br />36 28 00 02 REFLEX <br />36 15 ASH: les Actualit&eacute;s Sociales Hebdomadaires assurent un service de documentation sociale et m&eacute;dico-sociale. <h3>Identifier les organismes ou personnalit&eacute;s</h3>36 15 OPM: dans le domaine de la sant&eacute;, OPM est l&#39;&eacute;quivalent du Guide <br />Rozenwald. La recherche peut s&#39;effectuer par ville ou commune, d&eacute;partement, m&eacute;decin ou sp&eacute;cialiste. <br />36 15 SUNK TELELAB: le r&eacute;pertoire T&eacute;l&eacute;lab recense plus de 7000 laboratoires de recherches universitaires et priv&eacute;s. <br />3617 BIR ou 3615 LABINTEL: les annuaires de l&#39;INSERM et du CNRS. Il est possible d&#39;y retrouver les &eacute;quipes de recherches, internes ou externes et leurs adresses. A chaque th&egrave;me de recherche correspondent les mots-cl&eacute;s caract&eacute;ristiques, les noms des responsables, les laboratoires. <br />3615 SUNK RAM: le service RAMIS propose un annuaire des intervenants en sant&eacute; publique en France. <h3>Les banques de donn&eacute;es de sommaires</h3>36 16 MEDACTUA: c&#39;est une revue vid&eacute;otex de sommaires biom&eacute;dicaux produite par l&#39;Inserm. Vous pouvez consulter en ligne les sommaires de 300 revues nationales et internationales. Ces revues restent accessibles pendant trois mois. Commande en ligne des photocopies d&#39;articles. <h3>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h3>3614 BIAM Mot de passe: cette banque contient des informations sur tous les m&eacute;dicaments, soit environ 8000 utilis&eacute;s en France. On peut consulter les interactions, les contre-indications, les effets secondaires, le diagnostic etc. La consultation est r&eacute;serv&eacute;e aux professionnels de sant&eacute;. <br />3616 KSP: &agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes. <br />3616 REDATEL: la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s. <br />3615 SIDA: des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage. <br />36 29 00 36: la base de donn&eacute;es MEDLINE: bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la base de donn&eacute;es, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide MedlinelMinitel. <br />36 29 00 36: la base de donn&eacute;es BIOETH1CS: 26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute;. <br />36293601 PASCAL <br />3614 APHP Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris. <br />3616 EMC: service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 520000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1982. C&#39;est un service peu co&ucirc;teux qui apporte des r&eacute;ponses imm&eacute;diates et utiles sur l&#39;&eacute;tat des connaissances biom&eacute;dicales. <br />3616 VIDAL: consultation du dictionnaire Vidal. <br />3613 CIRCAN + code confidentiel gratuit donne des informations professionnelles sur la canc&eacute;rologie. <br />3615 CMED: toutes les r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles publi&eacute;es dans le Concours m&eacute;dical et une s&eacute;lection de r&eacute;f&eacute;rences issues d&#39;autres revues de m&eacute;decine g&eacute;n&eacute;rale. <h2>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques sur CD ROM {Compact-disc Read Only Memory) </h2><h3>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM ? </h3>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es (r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, r&eacute;sum&eacute;s ou textes complets) qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante: <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graphiques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &laquo;en ligne&raquo; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un intenn&eacute;diaire: le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de bases de donn&eacute;es envisagent une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infinni&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <h3>Quelques outils sur CDROM: </h3>- Medline <br />- Pascal <br />- Excerpta Medica offre une quinzaine de CDROM sp&eacute;cialis&eacute;s (Drugs and Pharmacology, Cardiology, Radiology etc.) <br />- Bird du Centre International de l&#39;Enfance: les notices sont en anglais, fran&ccedil;ais, espagnol. I20 000 r&eacute;f&eacute;rences en 1994. <br />- CD Th&egrave;ses <br />- Current Contents Life Sciences <br />- Medidoc et Redosi produits par l&#39;AUPELF: couvrant la p&eacute;riode de janvier 1991 &agrave; juin 1993, MEDIDOC comprend 40000 donn&eacute;es bibliographiques provenant de p&eacute;riodiques, actes de congr&egrave;s, th&egrave;ses de langue fran&ccedil;aise en m&eacute;decine et biologie. Diffus&eacute; au prix de 1800 F par l&#39;INIST, il sera mis &agrave; jour annuellement. <br />- Extra-Med: comprend 200 journaux biom&eacute;dicaux qui ne sont pas dans Medline et beaucoup d&#39;entre eux des pays en voie de d&eacute;veloppement. Les domaines couverts: maladies tropicales, la biodiversit&eacute;, le SIDA, le chol&eacute;ra, l&#39;environnement et la sant&eacute;. <br />- Bio-Rom: 60 000 r&eacute;f&eacute;rences extraites de Biosis. <br />- Medata-Rom: fusion d&#39;extraits des bases bibliographiques b i o m &eacute; d i cales Medline, Embase, Pascal. <br />- PDQ (Physician Data Query): cr&eacute;&eacute;e par le National Cancer Institute elle fournit une infonnation courante sur le diagnostic et le traitement du cancer. On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le Vidal), des annuaires, des catalogues, des trait&eacute;s (Oxford <em>Textbook of Medicine, MRI Manual, Meylers side effects of drugs</em>), des bibliographies scientifiques (Science Citation Index). <h2>Les p&eacute;riodiques scientifiques CDROM</h2><p>Depuis 1990, on assiste &agrave; un incroyable d&eacute;veloppement de l&#39;&eacute;dition &eacute;lectronique de p&eacute;riodiques scientifiques, les deux chefs de file en la mati&egrave;re &eacute;tant la National Library of Medicine aux Etats-Unis et Elsevier le plus grand &eacute;diteur mondial de revues scientifiques. <br />Quelques exemples: </p><ul> <li>ADONIS est dirig&eacute; par un comit&eacute; compos&eacute; de 3 &eacute;diteurs: Blackwell, Elsevier, Pergamon et Springer; 360 p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral sont propos&eacute;s depuis 1991. Outre l&#39;abonnement proprement dit, des redevances par article imprim&eacute; sont vers&eacute;es. </li> <li><em>The British Medical Journal</em> (NLM-British Medical Association), <em>The Lancet</em> (NLM), <em>The New EnglandJournal of Medicine</em> (NLM), <em>The American Journal of Public Health</em> (NLM), <em>The Annals of InternaI Medicine</em> (NLM), <em>The Journal of the American Medical Association</em> (NLM) sont tous consul tables sur CDROM sur 5 ans. </li> <li>The Pediatric lnfectious Diseases Journal est consultable de 1984 &agrave; 1990. </li></ul><br />Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une base de donn&eacute;es interrogeable en ligne: croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc.). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte: le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2,50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). <h2>Les banques de donn&eacute;es sur disquettes</h2><p>Ces bases de donn&eacute;es sur disquettes regroupent les sommaires des p&eacute;riodiques publi&eacute;s &agrave; travers le monde, sommaires &agrave; partir desquels le chercheur retire les informations qui lui semblent les plus pertinentes. Cela lui permet de suivre r&eacute;guli&egrave;rement l&#39;actualit&eacute; scientifique relative &agrave; un domaine de recherche. <br />La banque de donn&eacute;es la plus connue et la plus utilis&eacute;e en France est sans conteste le Current Contents fournie sur abonnement par l&#39;Institute of Scientific Information (151) &agrave; Philadelphie. Une seconde base de donn&eacute;es fonctionne sur le m&ecirc;me principe par fourniture hebdomadaire de disquettes: il s&#39;agit de Reference Update diffus&eacute;e par Research Information System (RIS). Moins connue, elle peut constituer une alternative aux Current Contents. Toutes les deux fonctionnent de la m&ecirc;me mani&egrave;re et d&eacute;pouillent 1200 p&eacute;riodiques. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Le Micro-Bulletin du CNRS, 1994, n&deg; 55, pp. 136-146.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent num&eacute;ro du Micro-Bulletin (n&deg;52, d&eacute;cembre 1993), je traitais de &laquo;L&rsquo;information biom&eacute;dicale au futur&raquo;: il s&#39;agissait de donner un aper&ccedil;u de l&#39;apport des nouvelles technologies, des r&eacute;seaux, des projets mis en place par les institutions et les &eacute;diteurs scientifiques afin de d&eacute;livrer l&#39;information scientifique et biom&eacute;dicale en particulier. <br />L&rsquo;article qui suit est un &eacute;tat de l&#39;offre en mati&egrave;re de banques de donn&eacute;es (partiel cependant) dans le domaine biom&eacute;dical, et de tous les acc&egrave;s possibles &agrave; cette information sp&eacute;cialis&eacute;e. </p><h2>Les acc&egrave;s en ligne</h2><p>Les banques de donn&eacute;es en ligne r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais, par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Il existe un grand nombre de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en m&eacute;decine et sciences: 300 sont d&eacute;nombr&eacute;es. Voici les principales bases de donn&eacute;es. </p><p>* Pascal est une base de donn&eacute;es multidisciplinaire, d&eacute;pouillant 9000 p&eacute;riodiques (300 fran&ccedil;ais) comprenant 10000 000 documents avec des r&eacute;sum&eacute;s, d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique -Centre National de la Recherche Scientifique). Mise &agrave; jour mensuelle. Serveurs DIALOG, QUESTEL, ESA. <br />* Medline, base de donn&eacute;es am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), a une couverture biom&eacute;dicale compl&egrave;te. 3700 p&eacute;riodiques de 70 pays sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1966, ce qui repr&eacute;sente plus de 7 millions de r&eacute;f&eacute;rences. Mise &agrave; jour hebdomadaire. Serveurs BRS, Datastar, Dialog, Dimdi, Questel, SIN . <br />* Embase correspond aux 45 revues de r&eacute;sum&eacute;s publi&eacute;es par Excerpta Medica. 40% des citations sont concern&eacute;es par un probl&egrave;me li&eacute; aux m&eacute;dicaments. 3500 p&eacute;riodiques d&eacute;pouill&eacute;s par an dont 170 fran&ccedil;ais soit 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences depuis 1974 (EMBASE et MEDLINE ne se recouvrent que pour 36% des p&eacute;riodiques analys&eacute;s). Mise &agrave; jour hebdomadaire. Serveurs BRS, Datastar, Dialog, Dimdi, SIN . <br />* Eventline donne des informations sur les congr&egrave;s, conf&eacute;rences, foires, salons. Elle est multidisciplinaire et internationale, produite par Elsevier. <br />* Conferences papers index pr&eacute;sente les communications faites aux congr&egrave;s de m&eacute;decine, biologie, chimie, physique et sciences de l&#39;ing&eacute;nieur depuis 1973 (1400000 documents). </p><h2>Les banques de donn&eacute;es en texte int&eacute;gral consultables en ligne</h2><p>Ce type de base de donn&eacute;es nous fait sortir de l&#39;&egrave;re du r&eacute;f&eacute;rentiel (c&#39;est-&agrave;-dire des bases de donn&eacute;es vues pr&eacute;c&eacute;demment compos&eacute;es uniquement de r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles et parfois du r&eacute;sum&eacute;) pour passer &agrave; l&#39;&egrave;re du textuel, donc &agrave; l&#39;acc&egrave;s direct &agrave; &laquo;l&#39;information primaire&raquo;, au texte lui-m&ecirc;me contenu dans les ouvrages et revues sp&eacute;cialis&eacute;s, cela sans interm&eacute;diaire. <br />Les bases plein-texte m&eacute;dicales sont parmi les premi&egrave;res &agrave; &ecirc;tre apparues. Elles couvrent plusieurs types de documents puisque cela va d&#39;un p&eacute;riodique uniquement, le New England Journal of Medicine ou le Morbidity and Mortality Weekly Report &agrave; une collection de plusieurs titres comme l&#39;ensemble des revues de l&#39;American Medical Association. MEDTEXT (sur Dialog) qui donne le texte int&eacute;gral d&#39;un certain nombre de p&eacute;riodiques m&eacute;dicaux depuis 1982 avec mises &agrave; jour mensuelles, soit 55 000 r&eacute;f&eacute;rences. </p><p>D&#39;autres p&eacute;riodiques sont &eacute;galement concern&eacute;s, en particulier ceux du domaine de la recherche, tout simplement parce que la publication &eacute;lectronique r&eacute;duit les d&eacute;lais d&#39;impressions toujours longs sous forme papier. Dans le cr&eacute;neau des journaux de recherche, on peut citer On Line Journal of Clinical Trials lanc&eacute; d&eacute;but 1992 qui ne sera disponible que sous forme &eacute;lectronique. Ce titre a &eacute;t&eacute; choisi pour que les malades puissent b&eacute;n&eacute;ficier plus t&ocirc;t des recherches et des d&eacute;couvertes. </p><p>On trouve &eacute;galement Drug Information Full Text, l&#39;une des bases de donn&eacute;es de pharmacie les plus importantes dans le monde. Elle fournit une information compl&egrave;te sur 50000 produits commercialis&eacute;s. </p><p>Depuis 1992, un nouveau venu am&eacute;ricain est apparu en Europe: ce sont les fichiers m&eacute;dicaux de Mead Data qui propose en ligne des produits tr&egrave;s divers: </p><ul> <li>le texte int&eacute;gral de 14 p&eacute;riodiques depuis 1982. </li> <li>le texte int&eacute;gral de FDC Reports Newsletters: industrie pharmaceutique, &eacute;quipement et mat&eacute;riel m&eacute;dicaux, cosm&eacute;tiques, recherche, m&eacute;dicaments. </li> <li>des banques de donn&eacute;es telles DRUG INFORMATION FULLTEXT &agrave; partir de deux publications de l&#39;American Society of Hospital Pharmacist; PDQ en canc&eacute;rologie; Medline. <ul> <li>les bases de donn&eacute;es de Micromedex: Micromedex a cr&eacute;&eacute;, depuis 1974, des bases de donn&eacute;es qui sont des instruments professionnels, des syst&egrave;mes d&#39;aide &agrave; la d&eacute;cision pour le m&eacute;decin dans l&#39;exercice de ses fonctions. La r&eacute;daction est assur&eacute;e par plus de 350 experts, avec une &eacute;quipe r&eacute;dactionnelle interne et mise &agrave; jour tous les trimestres. Cela comprend: </li> <li>POISONDEX: BBD toxicologique, </li> <li>EMERGINDEX, &eacute;crit par et pour les m&eacute;decins ayant &agrave; pratiquer une m&eacute;decine d&#39;urgence et &agrave; surveiller des affections &agrave; risque, pour les aider &agrave; faire rapidement un diagnostic exact et proc&eacute;der &agrave; un traitement efficace des patients en phase aigu&euml;. La base est form&eacute;e de deux fichiers: &laquo;Clinical Reviews&raquo; et &laquo;Clinical Abstracts&raquo; et s&#39;interroge gr&acirc;ce &agrave; un th&eacute;saurus inspir&eacute; du Mesh, </li> <li>DRUGDEX donne des informations sur les m&eacute;dicaments, &agrave; l&#39;intention des pharmaciens, m&eacute;decins qui ont &agrave; prescrire. </li> </ul> </li></ul><p>Ces trois bases (POISONDEX, EMERGINDEX, DRUGDEX) sont construites sur le m&ecirc;me mod&egrave;le rigoureux, tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;. Il est possible d&#39;aller chercher directement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur d&#39;un texte sur une affection, un m&eacute;dicament. Des centaines d&#39;h&ocirc;pitaux am&eacute;ricains utilisent ces bases depuis des ann&eacute;es. <br />Sur le serveur BRs, la base de donn&eacute;es CCML qui propose le texte int&eacute;gral de plusieurs dizaines de p&eacute;riodiques, permet, gr&acirc;ce &agrave; la proc&eacute;dure LINK, de passer automatiquement de MEDLINE et EMBASE, base de donn&eacute;es bibliographique. </p><h2>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (Vid&eacute;otex Minitel) </h2><p>Dans le domaine de la sant&eacute;, on d&eacute;nombre environ 70 services, dont les producteurs sont principalement des administrations, des institutions ou des organismes de presse. Les utilisateurs sont avant tout des professionnels de la sant&eacute;: m&eacute;decins, pharmaciens... Certains services sont destin&eacute;s au grand public. <br />Les services propos&eacute;s sont vari&eacute;s: outils d&#39;aide &agrave; la pratique m&eacute;dicale, annuaires d&#39;&eacute;tablissements et de professionnels, messageries, services d&#39;emploi, catalogues de formations, r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, informations pratiques et th&eacute;matiques, actualit&eacute;s sociales et politiques, statistiques, agendas, bloc-notes... </p><p>Diff&eacute;rents modes d&#39;acc&egrave;s se pr&eacute;sentent: </p><ul> <li>avec un code d&#39;acc&egrave;s direct + mot de passe ou non, formule d&#39;abonnement gratuite ou payante, </li> <li>via le serveur qui propose alors l&#39;ensemble des bases de donn&eacute;es qu&#39;il g&egrave;re (Cf. le SUNIST). Cela permet de faire connaissance avec d&#39;autres services. </li></ul><br />Les proc&eacute;dures de connexion sont simples: il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la base de donn&eacute;es. L&rsquo;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les bases de donn&eacute;es (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />Si le Minitel n&#39;est pas un ordinateur, c.est un terminal moderne. Son mode de pr&eacute;sentation est graphique avec affichage page par page. Il est con&ccedil;u pour &ecirc;tre utilis&eacute; par le plus grand nombre. C&#39;est la raison des touches sp&eacute;ciales d&#39;orientation SUITE -RETOUR -SOMMAIRE: des touches de commande ENVOI- CORRECTION. C&#39;est le terminal le plus diffus&eacute; dans le monde, avec pour la France, pr&egrave;s de 6 millions de postes. <p>A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel: </p><h3>La Sant&eacute; publique</h3>36 17 BDSP Banque de Donn&eacute;es en Sant&eacute; Publique <br />La BDSP est une banque de donn&eacute;es documentaires qui propose une approche pluridisciplinaire de la sant&eacute; publique &agrave; travers plusieurs dizaines de milliers de r&eacute;f&eacute;rences, collect&eacute;es au plan national et international depuis plus de quinze ans. Elle est op&eacute;rationnelle depuis fin 1993. <br />La BDSP est un outil de recherche rapide et facilement accessible, d&eacute;di&eacute; &agrave; l&#39;ensemble des professionnels de la sant&eacute; et du secteur social, ainsi qu&#39;&agrave; toute personne d&eacute;sireuse de promouvoir des actions d&#39;information et d&#39;&eacute;ducation dans ce domaine. <br />La BDSP anime un r&eacute;seau de producteurs constitu&eacute; de centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (&eacute;ducation et promotion de la sant&eacute;, &eacute;comomie de la sant&eacute;, &eacute;pid&eacute;miologie, g&eacute;rontologie, sida... ) o&ugrave; des documentalistes professionnels s&eacute;lectionnent l&#39;information au jour le jour. <br />La BDSP offre &agrave; ses partenaires producteurs de donn&eacute;es, un certain nombre de prestations: <ul> <li>-aide &agrave; la d&eacute;cision en mati&egrave;re d&#39;information, </li> <li>-r&eacute;alisation d&#39;interfaces automatis&eacute;es sp&eacute;cifiques, </li> <li>-formation aux techniques de documentation informatis&eacute;e, </li> <li>-assistance technique. </li></ul><br />Les r&eacute;f&eacute;rences signal&eacute;es dans la base proviennent de la litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et &eacute;trang&egrave;re, publi&eacute;e ou non: revues, ouvrages, rapports de recherche, th&egrave;ses, actes de congr&egrave;s. <br />Ce sont aussi des documents multim&eacute;dias destin&eacute;s &agrave; des actions de formation ou de pr&eacute;vention: vid&eacute;os, logiciels, affiches... <p>Les th&egrave;mes abord&eacute;s <br />Acteurs de sant&eacute;, Alimentation, Besoins de sant&eacute;, Conditions de vie, environnement et sant&eacute;, Droit et &eacute;thique, Economie de la sant&eacute;, Education pour la sant&eacute;, Epid&eacute;miologie, G&eacute;nie sanitaire, Histoire de la sant&eacute;, Hydrologie, climatologie, thermalisme, Hygi&egrave;ne, Planification, politiques, syst&egrave;mes sanitaires et sociaux, Politique en faveur de groupes de population, Pr&eacute;vention, Pr&eacute;vention des accidents, Promotion de la sant&eacute;, Protection sociale&quot; Qualit&eacute; des soins, Sociologie m&eacute;dicale, Technologies et sant&eacute;, Travail et sant&eacute;. </p><p>L&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la base <br />- sur votre minitel: 3617 code BDSP <br />- sur votre minitel bi-standard ou votre ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem (acc&egrave;s ASCIL 80 colonnes) en composant le 36.28.00.09. <br />- sur votre ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem: acc&eacute;s par le r&eacute;seau Transpac sur abonnement. <br />- courant 1994: par la banque de donn&eacute;es PASCAL (INIST-CNRS) sur serveur Questel ou sur minitel en composant le 36.29.36.01. </p><p>La commande d&#39;un document <br />Lors de la consultation de la base, vous pouvez commander directement la photocopie des articles signal&eacute;s. </p><p>Les producteurs de la BDSP <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de la sant&eacute; <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de la recherche et de l&#39;enseignement sup&eacute;rieur <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de l&#39;&eacute;ducation nationale <br />- Ecole nationale de la sant&eacute; publique (ENSP) <br />- Institut de l&#39;information scientifique et technique (INIST) <br />- Institut national de la sant&eacute; et de la recherche m&eacute;dicale (INSERM) <br />- Association r&eacute;seau des producteurs de donn&eacute;es en sant&eacute; publique (ARAMIS) <br />L&rsquo;Ecole nationale de la sant&eacute; publique assure la gestion et la ma&icirc;trise d&#39;oeuvre de la banque de donn&eacute;es sant&eacute; publique. </p><p>La BDSP c&#39;est aussi: <br />- un r&eacute;pertoire des producteurs qui en assurent la mise &agrave; jour, <br />- une messagerie &laquo;questions-r&eacute;ponses&raquo;. </p><p>Adresse: Banque de donn&eacute;es en sant&eacute; publique, Ecole Nationale de la Sant&eacute; Publique, Avenue du Professeur L&eacute;on Bernard, 35043 Rennes Cedex. Contact: <em>Guillemette CHEVAILLIER</em>, T&eacute;l. (16) 99 28 29 56; Fax (16) 99282828. </p><h3>Lire l&#39;actualit&eacute; m&eacute;dicale</h3>36 15 AFP ou 362936 19 AFP-PRO <br />Les d&eacute;p&ecirc;ches de l&#39;Agence France-Presse apportent chaque jour et &agrave; tout instant, des informations g&eacute;n&eacute;rales sur la sant&eacute; dans le monde. Par le 36 29 36 19 vous pouvez consulter les d&eacute;p&ecirc;ches des six derniers mois d&egrave;s le lendemain de leur diffusion. <br />L&rsquo;Agence de Presse M&eacute;dicale (APM) cr&eacute;&eacute;e en 1985 par des journalistes de l&#39;AFP&#39; est une agence de presse sp&eacute;cialis&eacute;e en m&eacute;decine; elle dispose de plusieurs rubriques et l&#39;abonnement, qui est mensuel, se fait par rubrique. Il est &eacute;galement possible d&#39;&eacute;diter des profils personnalis&eacute;s. Mais l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;APM se fait par micro-ordinateur sans mode vid&eacute;otex. <h3>Les revues de presse m&eacute;dicales</h3>3615 TONUS <br />3615 TSANTE (Quotidien du M&eacute;decin) <br />3615 ORGAMEDIA <h3>Les th&egrave;ses</h3>36 15 + THESA <br />Cr&eacute;&eacute;e par la Conf&eacute;rence des Grandes Ecoles et g&eacute;r&eacute;e par l&#39;Ecole des Mines de Paris, cette banque de donn&eacute;es rassemble les informations concernant les th&egrave;ses en cours dans les grandes &eacute;coles. <br />Confi&eacute;e depuis 1992 &agrave; l&#39;INIST (Institut d&#39;Information Scientifique et Technique du CNRS) , cette derni&egrave;re en assure la gestion, la mise &agrave; jour et la diffusion. Comprend 50 grandes &eacute;coles et 4 000 th&egrave;ses. <br />Producteur: Conf&eacute;rence des Grandes Ecoles (CGE). <br />3615 SUNK * THE TELETHESES: catalogue des th&egrave;ses soutenues en France depuis 1983. C&#39;est la Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de Clermont Ferrand qui se<br />charge de la m&eacute;decine, pharmacie, odontologie et sciences v&eacute;t&eacute;rinaires. Il y a sept crit&egrave;res d&#39;acc&egrave;s possibles. <h3>Localiser les congr&egrave;s</h3>36 29 92 63 MEETING: coproduite par le Comit&eacute; &agrave; l&#39;Energie Atomique et le <br />CEDOCAR (Centre de documentation de l&#39;arm&eacute;e). <br />8000 annonces de congr&egrave;s, expositions, salons scientifiques et techniques. <br />Recherche par titre, domaine, lieu et organisateur. <h3>Les banques de donn&eacute;es juridiques</h3>36 29 00 14: la base de donn&eacute;es JURISANTE: droit hospitalier, actualit&eacute;s. <br />36 16 JOEL: service vid&eacute;otex du Journal officiel. <br />36 28 00 02 REFLEX <br />36 15 ASH: les Actualit&eacute;s Sociales Hebdomadaires assurent un service de documentation sociale et m&eacute;dico-sociale. <h3>Identifier les organismes ou personnalit&eacute;s</h3>36 15 OPM: dans le domaine de la sant&eacute;, OPM est l&#39;&eacute;quivalent du Guide <br />Rozenwald. La recherche peut s&#39;effectuer par ville ou commune, d&eacute;partement, m&eacute;decin ou sp&eacute;cialiste. <br />36 15 SUNK TELELAB: le r&eacute;pertoire T&eacute;l&eacute;lab recense plus de 7000 laboratoires de recherches universitaires et priv&eacute;s. <br />3617 BIR ou 3615 LABINTEL: les annuaires de l&#39;INSERM et du CNRS. Il est possible d&#39;y retrouver les &eacute;quipes de recherches, internes ou externes et leurs adresses. A chaque th&egrave;me de recherche correspondent les mots-cl&eacute;s caract&eacute;ristiques, les noms des responsables, les laboratoires. <br />3615 SUNK RAM: le service RAMIS propose un annuaire des intervenants en sant&eacute; publique en France. <h3>Les banques de donn&eacute;es de sommaires</h3>36 16 MEDACTUA: c&#39;est une revue vid&eacute;otex de sommaires biom&eacute;dicaux produite par l&#39;Inserm. Vous pouvez consulter en ligne les sommaires de 300 revues nationales et internationales. Ces revues restent accessibles pendant trois mois. Commande en ligne des photocopies d&#39;articles. <h3>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h3>3614 BIAM Mot de passe: cette banque contient des informations sur tous les m&eacute;dicaments, soit environ 8000 utilis&eacute;s en France. On peut consulter les interactions, les contre-indications, les effets secondaires, le diagnostic etc. La consultation est r&eacute;serv&eacute;e aux professionnels de sant&eacute;. <br />3616 KSP: &agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes. <br />3616 REDATEL: la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s. <br />3615 SIDA: des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage. <br />36 29 00 36: la base de donn&eacute;es MEDLINE: bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la base de donn&eacute;es, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide MedlinelMinitel. <br />36 29 00 36: la base de donn&eacute;es BIOETH1CS: 26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute;. <br />36293601 PASCAL <br />3614 APHP Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris. <br />3616 EMC: service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 520000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1982. C&#39;est un service peu co&ucirc;teux qui apporte des r&eacute;ponses imm&eacute;diates et utiles sur l&#39;&eacute;tat des connaissances biom&eacute;dicales. <br />3616 VIDAL: consultation du dictionnaire Vidal. <br />3613 CIRCAN + code confidentiel gratuit donne des informations professionnelles sur la canc&eacute;rologie. <br />3615 CMED: toutes les r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles publi&eacute;es dans le Concours m&eacute;dical et une s&eacute;lection de r&eacute;f&eacute;rences issues d&#39;autres revues de m&eacute;decine g&eacute;n&eacute;rale. <h2>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques sur CD ROM {Compact-disc Read Only Memory) </h2><h3>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM ? </h3>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es (r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, r&eacute;sum&eacute;s ou textes complets) qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante: <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graphiques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &laquo;en ligne&raquo; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un intenn&eacute;diaire: le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de bases de donn&eacute;es envisagent une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infinni&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <h3>Quelques outils sur CDROM: </h3>- Medline <br />- Pascal <br />- Excerpta Medica offre une quinzaine de CDROM sp&eacute;cialis&eacute;s (Drugs and Pharmacology, Cardiology, Radiology etc.) <br />- Bird du Centre International de l&#39;Enfance: les notices sont en anglais, fran&ccedil;ais, espagnol. I20 000 r&eacute;f&eacute;rences en 1994. <br />- CD Th&egrave;ses <br />- Current Contents Life Sciences <br />- Medidoc et Redosi produits par l&#39;AUPELF: couvrant la p&eacute;riode de janvier 1991 &agrave; juin 1993, MEDIDOC comprend 40000 donn&eacute;es bibliographiques provenant de p&eacute;riodiques, actes de congr&egrave;s, th&egrave;ses de langue fran&ccedil;aise en m&eacute;decine et biologie. Diffus&eacute; au prix de 1800 F par l&#39;INIST, il sera mis &agrave; jour annuellement. <br />- Extra-Med: comprend 200 journaux biom&eacute;dicaux qui ne sont pas dans Medline et beaucoup d&#39;entre eux des pays en voie de d&eacute;veloppement. Les domaines couverts: maladies tropicales, la biodiversit&eacute;, le SIDA, le chol&eacute;ra, l&#39;environnement et la sant&eacute;. <br />- Bio-Rom: 60 000 r&eacute;f&eacute;rences extraites de Biosis. <br />- Medata-Rom: fusion d&#39;extraits des bases bibliographiques b i o m &eacute; d i cales Medline, Embase, Pascal. <br />- PDQ (Physician Data Query): cr&eacute;&eacute;e par le National Cancer Institute elle fournit une infonnation courante sur le diagnostic et le traitement du cancer. On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le Vidal), des annuaires, des catalogues, des trait&eacute;s (Oxford <em>Textbook of Medicine, MRI Manual, Meylers side effects of drugs</em>), des bibliographies scientifiques (Science Citation Index). <h2>Les p&eacute;riodiques scientifiques CDROM</h2><p>Depuis 1990, on assiste &agrave; un incroyable d&eacute;veloppement de l&#39;&eacute;dition &eacute;lectronique de p&eacute;riodiques scientifiques, les deux chefs de file en la mati&egrave;re &eacute;tant la National Library of Medicine aux Etats-Unis et Elsevier le plus grand &eacute;diteur mondial de revues scientifiques. <br />Quelques exemples: </p><ul> <li>ADONIS est dirig&eacute; par un comit&eacute; compos&eacute; de 3 &eacute;diteurs: Blackwell, Elsevier, Pergamon et Springer; 360 p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral sont propos&eacute;s depuis 1991. Outre l&#39;abonnement proprement dit, des redevances par article imprim&eacute; sont vers&eacute;es. </li> <li><em>The British Medical Journal</em> (NLM-British Medical Association), <em>The Lancet</em> (NLM), <em>The New EnglandJournal of Medicine</em> (NLM), <em>The American Journal of Public Health</em> (NLM), <em>The Annals of InternaI Medicine</em> (NLM), <em>The Journal of the American Medical Association</em> (NLM) sont tous consul tables sur CDROM sur 5 ans. </li> <li>The Pediatric lnfectious Diseases Journal est consultable de 1984 &agrave; 1990. </li></ul><br />Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une base de donn&eacute;es interrogeable en ligne: croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc.). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte: le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2,50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). <h2>Les banques de donn&eacute;es sur disquettes</h2><p>Ces bases de donn&eacute;es sur disquettes regroupent les sommaires des p&eacute;riodiques publi&eacute;s &agrave; travers le monde, sommaires &agrave; partir desquels le chercheur retire les informations qui lui semblent les plus pertinentes. Cela lui permet de suivre r&eacute;guli&egrave;rement l&#39;actualit&eacute; scientifique relative &agrave; un domaine de recherche. <br />La banque de donn&eacute;es la plus connue et la plus utilis&eacute;e en France est sans conteste le Current Contents fournie sur abonnement par l&#39;Institute of Scientific Information (151) &agrave; Philadelphie. Une seconde base de donn&eacute;es fonctionne sur le m&ecirc;me principe par fourniture hebdomadaire de disquettes: il s&#39;agit de Reference Update diffus&eacute;e par Research Information System (RIS). Moins connue, elle peut constituer une alternative aux Current Contents. Toutes les deux fonctionnent de la m&ecirc;me mani&egrave;re et d&eacute;pouillent 1200 p&eacute;riodiques. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1993) - La documentation : une pratique nécessaire à toute formation 2007-04-03T17:31:10+00:00 2007-04-03T17:31:10+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/1993-la-documentation-une-pratique-necessaire-a-toute-formation.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Revue de l&#39;infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 11, pp. 4-7.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent num&eacute;ro du Micro-Bulletin (n&deg;52, d&eacute;cembre 1993), je traitais de &laquo;L&rsquo;information biom&eacute;dicale au futur&raquo;: il s&#39;agissait de donner un aper&ccedil;u de l&#39;apport des nouvelles technologies, des r&eacute;seaux, des projets mis en place par les institutions et les &eacute;diteurs scientifiques afin de d&eacute;livrer l&#39;information scientifique et biom&eacute;dicale en particulier. <br />L&rsquo;article qui suit est un &eacute;tat de l&#39;offre en mati&egrave;re de banques de donn&eacute;es (partiel cependant) dans le domaine biom&eacute;dical, et de tous les acc&egrave;s possibles &agrave; cette information sp&eacute;cialis&eacute;e. </p><h2>Les acc&egrave;s en ligne</h2><p>Les banques de donn&eacute;es en ligne r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais, par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Il existe un grand nombre de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en m&eacute;decine et sciences: 300 sont d&eacute;nombr&eacute;es. Voici les principales bases de donn&eacute;es. </p><p><strong>* Pascal</strong> est une base de donn&eacute;es multidisciplinaire, d&eacute;pouillant 9000 p&eacute;riodiques (300 fran&ccedil;ais) comprenant 10000 000 documents avec des r&eacute;sum&eacute;s, d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique -Centre National de la Recherche Scientifique). Mise &agrave; jour mensuelle. Serveurs DIALOG, QUESTEL, ESA. <br /><strong>* Medline</strong>, base de donn&eacute;es am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), a une couverture biom&eacute;dicale compl&egrave;te. 3700 p&eacute;riodiques de 70 pays sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1966, ce qui repr&eacute;sente plus de 7 millions de r&eacute;f&eacute;rences. Mise &agrave; jour hebdomadaire. Serveurs BRS, Datastar, Dialog, Dimdi, Questel, SIN . <br /><strong>* Embase</strong> correspond aux 45 revues de r&eacute;sum&eacute;s publi&eacute;es par Excerpta Medica. 40% des citations sont concern&eacute;es par un probl&egrave;me li&eacute; aux m&eacute;dicaments. 3500 p&eacute;riodiques d&eacute;pouill&eacute;s par an dont 170 fran&ccedil;ais soit 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences depuis 1974 (EMBASE et MEDLINE ne se recouvrent que pour 36% des p&eacute;riodiques analys&eacute;s). Mise &agrave; jour hebdomadaire. Serveurs BRS, Datastar, Dialog, Dimdi, SIN . <br /><strong>* Eventline</strong> donne des informations sur les congr&egrave;s, conf&eacute;rences, foires, salons. Elle est multidisciplinaire et internationale, produite par Elsevier. <br /><strong>* Conferences papers index</strong> pr&eacute;sente les communications faites aux congr&egrave;s de m&eacute;decine, biologie, chimie, physique et sciences de l&#39;ing&eacute;nieur depuis 1973 (1400000 documents). </p><h2>Les banques de donn&eacute;es en texte int&eacute;gral consultables en ligne</h2><p>Ce type de base de donn&eacute;es nous fait sortir de l&#39;&egrave;re du r&eacute;f&eacute;rentiel (c&#39;est-&agrave;-dire des bases de donn&eacute;es vues pr&eacute;c&eacute;demment compos&eacute;es uniquement de r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles et parfois du r&eacute;sum&eacute;) pour passer &agrave; l&#39;&egrave;re du textuel, donc &agrave; l&#39;acc&egrave;s direct &agrave; &laquo;l&#39;information primaire&raquo;, au texte lui-m&ecirc;me contenu dans les ouvrages et revues sp&eacute;cialis&eacute;s, cela sans interm&eacute;diaire. <br />Les bases plein-texte m&eacute;dicales sont parmi les premi&egrave;res &agrave; &ecirc;tre apparues. Elles couvrent plusieurs types de documents puisque cela va d&#39;un p&eacute;riodique uniquement, le <strong>New England Journal of Medicine</strong> ou le <strong>Morbidity and Mortality Weekly Report</strong> &agrave; une collection de plusieurs titres comme l&#39;ensemble des revues de l&#39;<strong>American Medical Association</strong>. <strong>MEDTEXT</strong> (sur Dialog) qui donne le texte int&eacute;gral d&#39;un certain nombre de p&eacute;riodiques m&eacute;dicaux depuis 1982 avec mises &agrave; jour mensuelles, soit 55 000 r&eacute;f&eacute;rences. </p><p>D&#39;autres p&eacute;riodiques sont &eacute;galement concern&eacute;s, en particulier ceux du domaine de la recherche, tout simplement parce que la publication &eacute;lectronique r&eacute;duit les d&eacute;lais d&#39;impressions toujours longs sous forme papier. Dans le cr&eacute;neau des journaux de recherche, on peut citer <strong>On Line Journal of Clinical Trials</strong> lanc&eacute; d&eacute;but 1992 qui ne sera disponible que sous forme &eacute;lectronique. Ce titre a &eacute;t&eacute; choisi pour que les malades puissent b&eacute;n&eacute;ficier plus t&ocirc;t des recherches et des d&eacute;couvertes. </p><p>On trouve &eacute;galement <strong>Drug Information Full Text</strong>, l&#39;une des bases de donn&eacute;es de pharmacie les plus importantes dans le monde. Elle fournit une information compl&egrave;te sur 50000 produits commercialis&eacute;s. </p><p>Depuis 1992, un nouveau venu am&eacute;ricain est apparu en Europe: ce sont les <strong>fichiers m&eacute;dicaux de Mead Data</strong> qui propose en ligne des produits tr&egrave;s divers: </p><ul> <li>le texte int&eacute;gral de 14 p&eacute;riodiques depuis 1982. </li> <li>le texte int&eacute;gral de FDC Reports Newsletters: industrie pharmaceutique, &eacute;quipement et mat&eacute;riel m&eacute;dicaux, cosm&eacute;tiques, recherche, m&eacute;dicaments. </li> <li>des banques de donn&eacute;es telles DRUG INFORMATION FULLTEXT &agrave; partir de deux publications de l&#39;American Society of Hospital Pharmacist ; PDQ en canc&eacute;rologie; Medline. <ul> <li>les bases de donn&eacute;es de Micromedex: Micromedex a cr&eacute;&eacute;, depuis 1974, des bases de donn&eacute;es qui sont des instruments professionnels, des syst&egrave;mes d&#39;aide &agrave; la d&eacute;cision pour le m&eacute;decin dans l&#39;exercice de ses fonctions. La r&eacute;daction est assur&eacute;e par plus de 350 experts, avec une &eacute;quipe r&eacute;dactionnelle interne et mise &agrave; jour tous les trimestres. Cela comprend: </li> <li>POISONDEX: BBD toxicologique, </li> <li>EMERGINDEX, &eacute;crit par et pour les m&eacute;decins ayant &agrave; pratiquer une m&eacute;decine d&#39;urgence et &agrave; surveiller des affections &agrave; risque, pour les aider &agrave; faire rapidement un diagnostic exact et proc&eacute;der &agrave; un traitement efficace des patients en phase aigu&euml;. La base est form&eacute;e de deux fichiers: &laquo;Clinical Reviews&raquo; et &laquo;Clinical Abstracts&raquo; et s&#39;interroge gr&acirc;ce &agrave; un th&eacute;saurus inspir&eacute; du Mesh, </li> <li>DRUGDEX donne des informations sur les m&eacute;dicaments, &agrave; l&#39;intention des pharmaciens, m&eacute;decins qui ont &agrave; prescrire. </li> </ul> </li></ul><p>Ces trois bases (POISONDEX, EMERGINDEX, DRUGDEX) sont construites sur le m&ecirc;me mod&egrave;le rigoureux, tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;. Il est possible d&#39;aller chercher directement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur d&#39;un texte sur une affection, un m&eacute;dicament. Des centaines d&#39;h&ocirc;pitaux am&eacute;ricains utilisent ces bases depuis des ann&eacute;es. <br />Sur le serveur BRs, la base de donn&eacute;es CCML qui propose le texte int&eacute;gral de plusieurs dizaines de p&eacute;riodiques, permet, gr&acirc;ce &agrave; la proc&eacute;dure LINK, de passer automatiquement de MEDLINE et EMBASE, base de donn&eacute;es bibliographique. </p><h2>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (Vid&eacute;otex Minitel) </h2><p>Dans le domaine de la sant&eacute;, on d&eacute;nombre environ 70 services, dont les producteurs sont principalement des administrations, des institutions ou des organismes de presse. Les utilisateurs sont avant tout des professionnels de la sant&eacute;: m&eacute;decins, pharmaciens... Certains services sont destin&eacute;s au grand public. <br />Les services propos&eacute;s sont vari&eacute;s: outils d&#39;aide &agrave; la pratique m&eacute;dicale, annuaires d&#39;&eacute;tablissements et de professionnels, messageries, services d&#39;emploi, catalogues de formations, r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, informations pratiques et th&eacute;matiques, actualit&eacute;s sociales et politiques, statistiques, agendas, bloc-notes... </p><p>Diff&eacute;rents modes d&#39;acc&egrave;s se pr&eacute;sentent: </p><ul> <li>avec un code d&#39;acc&egrave;s direct + mot de passe ou non, formule d&#39;abonnement gratuite ou payante, </li> <li>via le serveur qui propose alors l&#39;ensemble des bases de donn&eacute;es qu&#39;il g&egrave;re (Cf. le SUNIST). Cela permet de faire connaissance avec d&#39;autres services. </li></ul><br />Les proc&eacute;dures de connexion sont simples: il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la base de donn&eacute;es. L&rsquo;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les bases de donn&eacute;es (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />Si le Minitel n&#39;est pas un ordinateur, c.est un terminal moderne. Son mode de pr&eacute;sentation est graphique avec affichage page par page. Il est con&ccedil;u pour &ecirc;tre utilis&eacute; par le plus grand nombre. C&#39;est la raison des touches sp&eacute;ciales d&#39;orientation SUITE -RETOUR -SOMMAIRE: des touches de commande ENVOI- CORRECTION. C&#39;est le terminal le plus diffus&eacute; dans le monde, avec pour la France, pr&egrave;s de 6 millions de postes. <p>A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel: </p><h3>La Sant&eacute; publique</h3><strong>36 17 BDSP Banque de Donn&eacute;es en Sant&eacute; Publique</strong> <br />La BDSP est une banque de donn&eacute;es documentaires qui propose une approche pluridisciplinaire de la sant&eacute; publique &agrave; travers plusieurs dizaines de milliers de r&eacute;f&eacute;rences, collect&eacute;es au plan national et international depuis plus de quinze ans. Elle est op&eacute;rationnelle depuis fin 1993. <br />La BDSP est un outil de recherche rapide et facilement accessible, d&eacute;di&eacute; &agrave; l&#39;ensemble des professionnels de la sant&eacute; et du secteur social, ainsi qu&#39;&agrave; toute personne d&eacute;sireuse de promouvoir des actions d&#39;information et d&#39;&eacute;ducation dans ce domaine. <br />La BDSP anime un r&eacute;seau de producteurs constitu&eacute; de centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (&eacute;ducation et promotion de la sant&eacute;, &eacute;comomie de la sant&eacute;, &eacute;pid&eacute;miologie, g&eacute;rontologie, sida... ) o&ugrave; des documentalistes professionnels s&eacute;lectionnent l&#39;information au jour le jour. <br />La BDSP offre &agrave; ses partenaires producteurs de donn&eacute;es, un certain nombre de prestations: <ul> <li>-aide &agrave; la d&eacute;cision en mati&egrave;re d&#39;information, </li> <li>-r&eacute;alisation d&#39;interfaces automatis&eacute;es sp&eacute;cifiques, </li> <li>-formation aux techniques de documentation informatis&eacute;e, </li> <li>-assistance technique. </li></ul><br />Les r&eacute;f&eacute;rences signal&eacute;es dans la base proviennent de la litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et &eacute;trang&egrave;re, publi&eacute;e ou non: revues, ouvrages, rapports de recherche, th&egrave;ses, actes de congr&egrave;s. <br />Ce sont aussi des documents multim&eacute;dias destin&eacute;s &agrave; des actions de formation ou de pr&eacute;vention: vid&eacute;os, logiciels, affiches... <p><strong>Les th&egrave;mes abord&eacute;s</strong> <br />Acteurs de sant&eacute;, Alimentation, Besoins de sant&eacute;, Conditions de vie, environnement et sant&eacute;, Droit et &eacute;thique, Economie de la sant&eacute;, Education pour la sant&eacute;, Epid&eacute;miologie, G&eacute;nie sanitaire, Histoire de la sant&eacute;, Hydrologie, climatologie, thermalisme, Hygi&egrave;ne, Planification, politiques, syst&egrave;mes sanitaires et sociaux, Politique en faveur de groupes de population, Pr&eacute;vention, Pr&eacute;vention des accidents, Promotion de la sant&eacute;, Protection sociale&quot; Qualit&eacute; des soins, Sociologie m&eacute;dicale, Technologies et sant&eacute;, Travail et sant&eacute;. </p><p><strong>L&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la base</strong> <br />- sur votre minitel: 3617 code BDSP <br />- sur votre minitel bi-standard ou votre ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem (acc&egrave;s ASCIL 80 colonnes) en composant le 36.28.00.09. <br />- sur votre ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem: acc&eacute;s par le r&eacute;seau Transpac sur abonnement. <br />- courant 1994: par la banque de donn&eacute;es PASCAL (INIST-CNRS) sur serveur Questel ou sur minitel en composant le 36.29.36.01. </p><p><strong>La commande d&#39;un document</strong> <br />Lors de la consultation de la base, vous pouvez commander directement la photocopie des articles signal&eacute;s. </p><p><strong>Les producteurs de la BDSP</strong> <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de la sant&eacute; <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de la recherche et de l&#39;enseignement sup&eacute;rieur <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de l&#39;&eacute;ducation nationale <br />- Ecole nationale de la sant&eacute; publique (ENSP) <br />- Institut de l&#39;information scientifique et technique (INIST) <br />- Institut national de la sant&eacute; et de la recherche m&eacute;dicale (INSERM) <br />- Association r&eacute;seau des producteurs de donn&eacute;es en sant&eacute; publique (ARAMIS) <br />L&rsquo;Ecole nationale de la sant&eacute; publique assure la gestion et la ma&icirc;trise d&#39;oeuvre de la banque de donn&eacute;es sant&eacute; publique. </p><p><strong>La BDSP c&#39;est aussi: </strong><br />- un r&eacute;pertoire des producteurs qui en assurent la mise &agrave; jour, <br />- une messagerie &laquo;questions-r&eacute;ponses&raquo;. </p><p><strong>Adresse</strong>: Banque de donn&eacute;es en sant&eacute; publique, Ecole Nationale de la Sant&eacute; Publique, Avenue du Professeur L&eacute;on Bernard, 35043 Rennes Cedex. Contact: <em>Guillemette CHEVAILLIER</em>, T&eacute;l. (16) 99 28 29 56 ; Fax (16) 99282828. </p><h3>Lire l&#39;actualit&eacute; m&eacute;dicale</h3><strong>36 15 AFP ou 362936 19 AFP-PRO</strong> <br />Les d&eacute;p&ecirc;ches de l&#39;Agence France-Presse apportent chaque jour et &agrave; tout instant, des informations g&eacute;n&eacute;rales sur la sant&eacute; dans le monde. Par le 36 29 36 19 vous pouvez consulter les d&eacute;p&ecirc;ches des six derniers mois d&egrave;s le lendemain de leur diffusion. <br /><strong>L&rsquo;Agence de Presse M&eacute;dicale</strong> (APM) cr&eacute;&eacute;e en 1985 par des journalistes de l&#39;AFP&#39; est une agence de presse sp&eacute;cialis&eacute;e en m&eacute;decine; elle dispose de plusieurs rubriques et l&#39;abonnement, qui est mensuel, se fait par rubrique. Il est &eacute;galement possible d&#39;&eacute;diter des profils personnalis&eacute;s. Mais l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;APM se fait par micro-ordinateur sans mode vid&eacute;otex. <h3>Les revues de presse m&eacute;dicales</h3><strong>3615 TONUS</strong> <br /><strong>3615 TSANTE</strong> (Quotidien du M&eacute;decin) <br /><strong>3615 ORGAMEDIA</strong> <h3>Les th&egrave;ses</h3><strong>36 15 + THESA</strong> <br />Cr&eacute;&eacute;e par la Conf&eacute;rence des Grandes Ecoles et g&eacute;r&eacute;e par l&#39;Ecole des Mines de Paris, cette banque de donn&eacute;es rassemble les informations concernant les th&egrave;ses en cours dans les grandes &eacute;coles. <br />Confi&eacute;e depuis 1992 &agrave; l&#39;INIST (Institut d<br />#39;Information Scientifique et Technique du CNRS) , cette derni&egrave;re en assure la gestion, la mise &agrave; jour et la diffusion. Comprend 50 grandes &eacute;coles et 4 000 th&egrave;ses. <br />Producteur: Conf&eacute;rence des Grandes Ecoles (CGE). <br /><strong>3615 SUNK * THE TELETHESES</strong>: catalogue des th&egrave;ses soutenues en France depuis 1983. C&#39;est la Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de Clermont Ferrand qui se charge de la m&eacute;decine, pharmacie, odontologie et sciences v&eacute;t&eacute;rinaires. Il y a sept crit&egrave;res d&#39;acc&egrave;s possibles. <h3>Localiser les congr&egrave;s</h3><strong>36 29 92 63 MEETING</strong>: coproduite par le Comit&eacute; &agrave; l&#39;Energie Atomique et le <br />CEDOCAR (Centre de documentation de l&#39;arm&eacute;e). <br />8000 annonces de congr&egrave;s, expositions, salons scientifiques et techniques. <br />Recherche par titre, domaine, lieu et organisateur. <h3>Les banques de donn&eacute;es juridiques</h3><strong>36 29 00 14</strong>: la base de donn&eacute;es <strong>JURISANTE</strong>: droit hospitalier, actualit&eacute;s. <br /><strong>36 16 JOEL</strong>: service vid&eacute;otex du Journal officiel. <br /><strong>36 28 00 02 REFLEX</strong> <br /><strong>36 15 ASH</strong>: les Actualit&eacute;s Sociales Hebdomadaires assurent un service de documentation sociale et m&eacute;dico-sociale. <h3>Identifier les organismes ou personnalit&eacute;s</h3><strong>36 15 OPM</strong>: dans le domaine de la sant&eacute;, OPM est l&#39;&eacute;quivalent du Guide <br />Rozenwald. La recherche peut s&#39;effectuer par ville ou commune, d&eacute;partement, m&eacute;decin ou sp&eacute;cialiste. <br /><strong>36 15 SUNK TELELAB</strong>: le r&eacute;pertoire T&eacute;l&eacute;lab recense plus de 7000 laboratoires de recherches universitaires et priv&eacute;s. <br /><strong>3617 BIR ou 3615 LABINTEL</strong>: les annuaires de l&#39;INSERM et du CNRS. Il est possible d&#39;y retrouver les &eacute;quipes de recherches, internes ou externes et leurs adresses. A chaque th&egrave;me de recherche correspondent les mots-cl&eacute;s caract&eacute;ristiques, les noms des responsables, les laboratoires. <br /><strong>3615 SUNK RAM</strong>: le service RAMIS propose un annuaire des intervenants en sant&eacute; publique en France. <h3>Les banques de donn&eacute;es de sommaires</h3><strong>36 16 MEDACTUA</strong>: c&#39;est une revue vid&eacute;otex de sommaires biom&eacute;dicaux produite par l&#39;Inserm. Vous pouvez consulter en ligne les sommaires de 300 revues nationales et internationales. Ces revues restent accessibles pendant trois mois. Commande en ligne des photocopies d&#39;articles. <h3>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h3><strong>3614 BIAM Mot de passe</strong>: cette banque contient des informations sur tous les m&eacute;dicaments, soit environ 8000 utilis&eacute;s en France. On peut consulter les interactions, les contre-indications, les effets secondaires, le diagnostic etc. La consultation est r&eacute;serv&eacute;e aux professionnels de sant&eacute;. <br /><strong>3616 KSP</strong>: &agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes. <br /><strong>3616 REDATEL</strong>: la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s. <br /><strong>3615 SIDA</strong>: des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage. <br /><strong>36 29 00 36</strong>: la base de donn&eacute;es <strong>MEDLINE</strong>: bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la base de donn&eacute;es, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide MedlinelMinitel. <br /><strong>36 29 00 36</strong>: la base de donn&eacute;es <strong>BIOETH1CS</strong>: 26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute;. <br /><strong>36293601 PASCAL</strong> <br /><strong>3614 APHP</strong> Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris. <br /><strong>3616 EMC</strong>: service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 520000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1982. C&#39;est un service peu co&ucirc;teux qui apporte des r&eacute;ponses imm&eacute;diates et utiles sur l&#39;&eacute;tat des connaissances biom&eacute;dicales. <br /><strong>3616 VIDAL</strong>: consultation du dictionnaire Vidal. <br /><strong>3613 CIRCAN + code confidentiel gratuit</strong> donne des informations professionnelles sur la canc&eacute;rologie. <br /><strong>3615 CMED</strong>: toutes les r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles publi&eacute;es dans le Concours m&eacute;dical et une s&eacute;lection de r&eacute;f&eacute;rences issues d&#39;autres revues de m&eacute;decine g&eacute;n&eacute;rale. <h2>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques sur CD ROM {Compact-disc Read Only Memory) </h2><h3>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM ? </h3>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es (r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, r&eacute;sum&eacute;s ou textes complets) qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante: <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graphiques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &laquo;en ligne&raquo; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un intenn&eacute;diaire: le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de bases de donn&eacute;es envisagent une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infinni&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <h3>Quelques outils sur CDROM: </h3>- <strong>Medline</strong> <br />- <strong>Pascal</strong> <br />- <strong>Excerpta Medica</strong> offre une quinzaine de CDROM sp&eacute;cialis&eacute;s (Drugs and Pharmacology, Cardiology, Radiology etc.) <br />- <strong>Bird</strong> du Centre International de l&#39;Enfance: les notices sont en anglais, fran&ccedil;ais, espagnol. I20 000 r&eacute;f&eacute;rences en 1994. <br />- <strong>CD Th&egrave;ses</strong> <br />- <strong>Current Contents Life Sciences</strong> <br />- <strong>Medidoc et Redosi</strong> produits par l&#39;AUPELF: couvrant la p&eacute;riode de janvier 1991 &agrave; juin 1993, MEDIDOC comprend 40000 donn&eacute;es bibliographiques provenant de p&eacute;riodiques, actes de congr&egrave;s, th&egrave;ses de langue fran&ccedil;aise en m&eacute;decine et biologie. Diffus&eacute; au prix de 1800 F par l&#39;INIST, il sera mis &agrave; jour annuellement. <br />- <strong>Extra-Med</strong>: comprend 200 journaux biom&eacute;dicaux qui ne sont pas dans Medline et beaucoup d&#39;entre eux des pays en voie de d&eacute;veloppement. Les domaines couverts: maladies tropicales, la biodiversit&eacute;, le SIDA, le chol&eacute;ra, l&#39;environnement et la sant&eacute;. <br />- <strong>Bio-Rom</strong>: 60 000 r&eacute;f&eacute;rences extraites de Biosis. <br />- <strong>Medata-Rom</strong>: fusion d&#39;extraits des bases bibliographiques b i o m &eacute; d i cales Medline, Embase, Pascal. <br />- <strong>PDQ</strong> (Physician Data Query): cr&eacute;&eacute;e par le National Cancer Institute elle fournit une infonnation courante sur le diagnostic et le traitement du cancer. On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le Vidal), des annuaires, des catalogues, des trait&eacute;s (Oxford <em>Textbook of Medicine, MRI Manual, Meylers side effects of drugs</em>), des bibliographies scientifiques (Science Citation Index). <h2>Les p&eacute;riodiques scientifiques CDROM</h2><p>Depuis 1990, on assiste &agrave; un incroyable d&eacute;veloppement de l&#39;&eacute;dition &eacute;lectronique de p&eacute;riodiques scientifiques, les deux chefs de file en la mati&egrave;re &eacute;tant la National Library of Medicine aux Etats-Unis et Elsevier le plus grand &eacute;diteur mondial de revues scientifiques. <br />Quelques exemples: </p><ul> <li><strong>ADONIS</strong> est dirig&eacute; par un comit&eacute; compos&eacute; de 3 &eacute;diteurs: Blackwell, Elsevier, Pergamon et Springer ; 360 p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral sont propos&eacute;s depuis 1991. Outre l&#39;abonnement proprement dit, des redevances par article imprim&eacute; sont vers&eacute;es. </li> <li><em>The British Medical Journal</em> (NLM-British Medical Association), <em>The Lancet</em> (NLM), <em>The New EnglandJournal of Medicine</em> (NLM), <em>The American Journal of Public Health</em> (NLM), <em>The Annals of InternaI Medicine</em> (NLM), <em>The Journal of the American Medical Association</em> (NLM) sont tous consul tables sur CDROM sur 5 ans. </li> <li>The Pediatric lnfectious Diseases Journal est consultable de 1984 &agrave; 1990. </li></ul><br />Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une base de donn&eacute;es interrogeable en ligne: croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc.). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte: le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2,50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). <h2>Les banques de donn&eacute;es sur disquettes</h2><p>Ces bases de donn&eacute;es sur disquettes regroupent les sommaires des p&eacute;riodiques publi&eacute;s &agrave; travers le monde, sommaires &agrave; partir desquels le chercheur retire les informations qui lui semblent les plus pertinentes. Cela lui permet de suivre r&eacute;guli&egrave;rement l&#39;actualit&eacute; scientifique relative &agrave; un domaine de recherche. <br />La banque de donn&eacute;es la plus connue et la plus utilis&eacute;e en France est sans conteste le <strong>Current Contents</strong> fournie sur abonnement par l&#39;Institute of Scientific Information (151) &agrave; Philadelphie. Une seconde base de donn&eacute;es fonctionne sur le m&ecirc;me principe par fourniture hebdomadaire de disquettes: il s&#39;agit de <strong>Reference Update</strong> diffus&eacute;e par Research Information System (RIS). Moins connue, elle peut constituer une alternative aux Current Contents. Toutes les deux fonctionnent de la m&ecirc;me mani&egrave;re et d&eacute;pouillent 1200 p&eacute;riodiques. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Revue de l&#39;infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 11, pp. 4-7.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent num&eacute;ro du Micro-Bulletin (n&deg;52, d&eacute;cembre 1993), je traitais de &laquo;L&rsquo;information biom&eacute;dicale au futur&raquo;: il s&#39;agissait de donner un aper&ccedil;u de l&#39;apport des nouvelles technologies, des r&eacute;seaux, des projets mis en place par les institutions et les &eacute;diteurs scientifiques afin de d&eacute;livrer l&#39;information scientifique et biom&eacute;dicale en particulier. <br />L&rsquo;article qui suit est un &eacute;tat de l&#39;offre en mati&egrave;re de banques de donn&eacute;es (partiel cependant) dans le domaine biom&eacute;dical, et de tous les acc&egrave;s possibles &agrave; cette information sp&eacute;cialis&eacute;e. </p><h2>Les acc&egrave;s en ligne</h2><p>Les banques de donn&eacute;es en ligne r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais, par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Il existe un grand nombre de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en m&eacute;decine et sciences: 300 sont d&eacute;nombr&eacute;es. Voici les principales bases de donn&eacute;es. </p><p><strong>* Pascal</strong> est une base de donn&eacute;es multidisciplinaire, d&eacute;pouillant 9000 p&eacute;riodiques (300 fran&ccedil;ais) comprenant 10000 000 documents avec des r&eacute;sum&eacute;s, d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique -Centre National de la Recherche Scientifique). Mise &agrave; jour mensuelle. Serveurs DIALOG, QUESTEL, ESA. <br /><strong>* Medline</strong>, base de donn&eacute;es am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), a une couverture biom&eacute;dicale compl&egrave;te. 3700 p&eacute;riodiques de 70 pays sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1966, ce qui repr&eacute;sente plus de 7 millions de r&eacute;f&eacute;rences. Mise &agrave; jour hebdomadaire. Serveurs BRS, Datastar, Dialog, Dimdi, Questel, SIN . <br /><strong>* Embase</strong> correspond aux 45 revues de r&eacute;sum&eacute;s publi&eacute;es par Excerpta Medica. 40% des citations sont concern&eacute;es par un probl&egrave;me li&eacute; aux m&eacute;dicaments. 3500 p&eacute;riodiques d&eacute;pouill&eacute;s par an dont 170 fran&ccedil;ais soit 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences depuis 1974 (EMBASE et MEDLINE ne se recouvrent que pour 36% des p&eacute;riodiques analys&eacute;s). Mise &agrave; jour hebdomadaire. Serveurs BRS, Datastar, Dialog, Dimdi, SIN . <br /><strong>* Eventline</strong> donne des informations sur les congr&egrave;s, conf&eacute;rences, foires, salons. Elle est multidisciplinaire et internationale, produite par Elsevier. <br /><strong>* Conferences papers index</strong> pr&eacute;sente les communications faites aux congr&egrave;s de m&eacute;decine, biologie, chimie, physique et sciences de l&#39;ing&eacute;nieur depuis 1973 (1400000 documents). </p><h2>Les banques de donn&eacute;es en texte int&eacute;gral consultables en ligne</h2><p>Ce type de base de donn&eacute;es nous fait sortir de l&#39;&egrave;re du r&eacute;f&eacute;rentiel (c&#39;est-&agrave;-dire des bases de donn&eacute;es vues pr&eacute;c&eacute;demment compos&eacute;es uniquement de r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles et parfois du r&eacute;sum&eacute;) pour passer &agrave; l&#39;&egrave;re du textuel, donc &agrave; l&#39;acc&egrave;s direct &agrave; &laquo;l&#39;information primaire&raquo;, au texte lui-m&ecirc;me contenu dans les ouvrages et revues sp&eacute;cialis&eacute;s, cela sans interm&eacute;diaire. <br />Les bases plein-texte m&eacute;dicales sont parmi les premi&egrave;res &agrave; &ecirc;tre apparues. Elles couvrent plusieurs types de documents puisque cela va d&#39;un p&eacute;riodique uniquement, le <strong>New England Journal of Medicine</strong> ou le <strong>Morbidity and Mortality Weekly Report</strong> &agrave; une collection de plusieurs titres comme l&#39;ensemble des revues de l&#39;<strong>American Medical Association</strong>. <strong>MEDTEXT</strong> (sur Dialog) qui donne le texte int&eacute;gral d&#39;un certain nombre de p&eacute;riodiques m&eacute;dicaux depuis 1982 avec mises &agrave; jour mensuelles, soit 55 000 r&eacute;f&eacute;rences. </p><p>D&#39;autres p&eacute;riodiques sont &eacute;galement concern&eacute;s, en particulier ceux du domaine de la recherche, tout simplement parce que la publication &eacute;lectronique r&eacute;duit les d&eacute;lais d&#39;impressions toujours longs sous forme papier. Dans le cr&eacute;neau des journaux de recherche, on peut citer <strong>On Line Journal of Clinical Trials</strong> lanc&eacute; d&eacute;but 1992 qui ne sera disponible que sous forme &eacute;lectronique. Ce titre a &eacute;t&eacute; choisi pour que les malades puissent b&eacute;n&eacute;ficier plus t&ocirc;t des recherches et des d&eacute;couvertes. </p><p>On trouve &eacute;galement <strong>Drug Information Full Text</strong>, l&#39;une des bases de donn&eacute;es de pharmacie les plus importantes dans le monde. Elle fournit une information compl&egrave;te sur 50000 produits commercialis&eacute;s. </p><p>Depuis 1992, un nouveau venu am&eacute;ricain est apparu en Europe: ce sont les <strong>fichiers m&eacute;dicaux de Mead Data</strong> qui propose en ligne des produits tr&egrave;s divers: </p><ul> <li>le texte int&eacute;gral de 14 p&eacute;riodiques depuis 1982. </li> <li>le texte int&eacute;gral de FDC Reports Newsletters: industrie pharmaceutique, &eacute;quipement et mat&eacute;riel m&eacute;dicaux, cosm&eacute;tiques, recherche, m&eacute;dicaments. </li> <li>des banques de donn&eacute;es telles DRUG INFORMATION FULLTEXT &agrave; partir de deux publications de l&#39;American Society of Hospital Pharmacist ; PDQ en canc&eacute;rologie; Medline. <ul> <li>les bases de donn&eacute;es de Micromedex: Micromedex a cr&eacute;&eacute;, depuis 1974, des bases de donn&eacute;es qui sont des instruments professionnels, des syst&egrave;mes d&#39;aide &agrave; la d&eacute;cision pour le m&eacute;decin dans l&#39;exercice de ses fonctions. La r&eacute;daction est assur&eacute;e par plus de 350 experts, avec une &eacute;quipe r&eacute;dactionnelle interne et mise &agrave; jour tous les trimestres. Cela comprend: </li> <li>POISONDEX: BBD toxicologique, </li> <li>EMERGINDEX, &eacute;crit par et pour les m&eacute;decins ayant &agrave; pratiquer une m&eacute;decine d&#39;urgence et &agrave; surveiller des affections &agrave; risque, pour les aider &agrave; faire rapidement un diagnostic exact et proc&eacute;der &agrave; un traitement efficace des patients en phase aigu&euml;. La base est form&eacute;e de deux fichiers: &laquo;Clinical Reviews&raquo; et &laquo;Clinical Abstracts&raquo; et s&#39;interroge gr&acirc;ce &agrave; un th&eacute;saurus inspir&eacute; du Mesh, </li> <li>DRUGDEX donne des informations sur les m&eacute;dicaments, &agrave; l&#39;intention des pharmaciens, m&eacute;decins qui ont &agrave; prescrire. </li> </ul> </li></ul><p>Ces trois bases (POISONDEX, EMERGINDEX, DRUGDEX) sont construites sur le m&ecirc;me mod&egrave;le rigoureux, tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;. Il est possible d&#39;aller chercher directement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur d&#39;un texte sur une affection, un m&eacute;dicament. Des centaines d&#39;h&ocirc;pitaux am&eacute;ricains utilisent ces bases depuis des ann&eacute;es. <br />Sur le serveur BRs, la base de donn&eacute;es CCML qui propose le texte int&eacute;gral de plusieurs dizaines de p&eacute;riodiques, permet, gr&acirc;ce &agrave; la proc&eacute;dure LINK, de passer automatiquement de MEDLINE et EMBASE, base de donn&eacute;es bibliographique. </p><h2>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (Vid&eacute;otex Minitel) </h2><p>Dans le domaine de la sant&eacute;, on d&eacute;nombre environ 70 services, dont les producteurs sont principalement des administrations, des institutions ou des organismes de presse. Les utilisateurs sont avant tout des professionnels de la sant&eacute;: m&eacute;decins, pharmaciens... Certains services sont destin&eacute;s au grand public. <br />Les services propos&eacute;s sont vari&eacute;s: outils d&#39;aide &agrave; la pratique m&eacute;dicale, annuaires d&#39;&eacute;tablissements et de professionnels, messageries, services d&#39;emploi, catalogues de formations, r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, informations pratiques et th&eacute;matiques, actualit&eacute;s sociales et politiques, statistiques, agendas, bloc-notes... </p><p>Diff&eacute;rents modes d&#39;acc&egrave;s se pr&eacute;sentent: </p><ul> <li>avec un code d&#39;acc&egrave;s direct + mot de passe ou non, formule d&#39;abonnement gratuite ou payante, </li> <li>via le serveur qui propose alors l&#39;ensemble des bases de donn&eacute;es qu&#39;il g&egrave;re (Cf. le SUNIST). Cela permet de faire connaissance avec d&#39;autres services. </li></ul><br />Les proc&eacute;dures de connexion sont simples: il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la base de donn&eacute;es. L&rsquo;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les bases de donn&eacute;es (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />Si le Minitel n&#39;est pas un ordinateur, c.est un terminal moderne. Son mode de pr&eacute;sentation est graphique avec affichage page par page. Il est con&ccedil;u pour &ecirc;tre utilis&eacute; par le plus grand nombre. C&#39;est la raison des touches sp&eacute;ciales d&#39;orientation SUITE -RETOUR -SOMMAIRE: des touches de commande ENVOI- CORRECTION. C&#39;est le terminal le plus diffus&eacute; dans le monde, avec pour la France, pr&egrave;s de 6 millions de postes. <p>A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel: </p><h3>La Sant&eacute; publique</h3><strong>36 17 BDSP Banque de Donn&eacute;es en Sant&eacute; Publique</strong> <br />La BDSP est une banque de donn&eacute;es documentaires qui propose une approche pluridisciplinaire de la sant&eacute; publique &agrave; travers plusieurs dizaines de milliers de r&eacute;f&eacute;rences, collect&eacute;es au plan national et international depuis plus de quinze ans. Elle est op&eacute;rationnelle depuis fin 1993. <br />La BDSP est un outil de recherche rapide et facilement accessible, d&eacute;di&eacute; &agrave; l&#39;ensemble des professionnels de la sant&eacute; et du secteur social, ainsi qu&#39;&agrave; toute personne d&eacute;sireuse de promouvoir des actions d&#39;information et d&#39;&eacute;ducation dans ce domaine. <br />La BDSP anime un r&eacute;seau de producteurs constitu&eacute; de centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (&eacute;ducation et promotion de la sant&eacute;, &eacute;comomie de la sant&eacute;, &eacute;pid&eacute;miologie, g&eacute;rontologie, sida... ) o&ugrave; des documentalistes professionnels s&eacute;lectionnent l&#39;information au jour le jour. <br />La BDSP offre &agrave; ses partenaires producteurs de donn&eacute;es, un certain nombre de prestations: <ul> <li>-aide &agrave; la d&eacute;cision en mati&egrave;re d&#39;information, </li> <li>-r&eacute;alisation d&#39;interfaces automatis&eacute;es sp&eacute;cifiques, </li> <li>-formation aux techniques de documentation informatis&eacute;e, </li> <li>-assistance technique. </li></ul><br />Les r&eacute;f&eacute;rences signal&eacute;es dans la base proviennent de la litt&eacute;rature fran&ccedil;aise et &eacute;trang&egrave;re, publi&eacute;e ou non: revues, ouvrages, rapports de recherche, th&egrave;ses, actes de congr&egrave;s. <br />Ce sont aussi des documents multim&eacute;dias destin&eacute;s &agrave; des actions de formation ou de pr&eacute;vention: vid&eacute;os, logiciels, affiches... <p><strong>Les th&egrave;mes abord&eacute;s</strong> <br />Acteurs de sant&eacute;, Alimentation, Besoins de sant&eacute;, Conditions de vie, environnement et sant&eacute;, Droit et &eacute;thique, Economie de la sant&eacute;, Education pour la sant&eacute;, Epid&eacute;miologie, G&eacute;nie sanitaire, Histoire de la sant&eacute;, Hydrologie, climatologie, thermalisme, Hygi&egrave;ne, Planification, politiques, syst&egrave;mes sanitaires et sociaux, Politique en faveur de groupes de population, Pr&eacute;vention, Pr&eacute;vention des accidents, Promotion de la sant&eacute;, Protection sociale&quot; Qualit&eacute; des soins, Sociologie m&eacute;dicale, Technologies et sant&eacute;, Travail et sant&eacute;. </p><p><strong>L&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la base</strong> <br />- sur votre minitel: 3617 code BDSP <br />- sur votre minitel bi-standard ou votre ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem (acc&egrave;s ASCIL 80 colonnes) en composant le 36.28.00.09. <br />- sur votre ordinateur &eacute;quip&eacute; d&#39;un modem: acc&eacute;s par le r&eacute;seau Transpac sur abonnement. <br />- courant 1994: par la banque de donn&eacute;es PASCAL (INIST-CNRS) sur serveur Questel ou sur minitel en composant le 36.29.36.01. </p><p><strong>La commande d&#39;un document</strong> <br />Lors de la consultation de la base, vous pouvez commander directement la photocopie des articles signal&eacute;s. </p><p><strong>Les producteurs de la BDSP</strong> <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de la sant&eacute; <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de la recherche et de l&#39;enseignement sup&eacute;rieur <br />- Minist&egrave;re charg&eacute; de l&#39;&eacute;ducation nationale <br />- Ecole nationale de la sant&eacute; publique (ENSP) <br />- Institut de l&#39;information scientifique et technique (INIST) <br />- Institut national de la sant&eacute; et de la recherche m&eacute;dicale (INSERM) <br />- Association r&eacute;seau des producteurs de donn&eacute;es en sant&eacute; publique (ARAMIS) <br />L&rsquo;Ecole nationale de la sant&eacute; publique assure la gestion et la ma&icirc;trise d&#39;oeuvre de la banque de donn&eacute;es sant&eacute; publique. </p><p><strong>La BDSP c&#39;est aussi: </strong><br />- un r&eacute;pertoire des producteurs qui en assurent la mise &agrave; jour, <br />- une messagerie &laquo;questions-r&eacute;ponses&raquo;. </p><p><strong>Adresse</strong>: Banque de donn&eacute;es en sant&eacute; publique, Ecole Nationale de la Sant&eacute; Publique, Avenue du Professeur L&eacute;on Bernard, 35043 Rennes Cedex. Contact: <em>Guillemette CHEVAILLIER</em>, T&eacute;l. (16) 99 28 29 56 ; Fax (16) 99282828. </p><h3>Lire l&#39;actualit&eacute; m&eacute;dicale</h3><strong>36 15 AFP ou 362936 19 AFP-PRO</strong> <br />Les d&eacute;p&ecirc;ches de l&#39;Agence France-Presse apportent chaque jour et &agrave; tout instant, des informations g&eacute;n&eacute;rales sur la sant&eacute; dans le monde. Par le 36 29 36 19 vous pouvez consulter les d&eacute;p&ecirc;ches des six derniers mois d&egrave;s le lendemain de leur diffusion. <br /><strong>L&rsquo;Agence de Presse M&eacute;dicale</strong> (APM) cr&eacute;&eacute;e en 1985 par des journalistes de l&#39;AFP&#39; est une agence de presse sp&eacute;cialis&eacute;e en m&eacute;decine; elle dispose de plusieurs rubriques et l&#39;abonnement, qui est mensuel, se fait par rubrique. Il est &eacute;galement possible d&#39;&eacute;diter des profils personnalis&eacute;s. Mais l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;APM se fait par micro-ordinateur sans mode vid&eacute;otex. <h3>Les revues de presse m&eacute;dicales</h3><strong>3615 TONUS</strong> <br /><strong>3615 TSANTE</strong> (Quotidien du M&eacute;decin) <br /><strong>3615 ORGAMEDIA</strong> <h3>Les th&egrave;ses</h3><strong>36 15 + THESA</strong> <br />Cr&eacute;&eacute;e par la Conf&eacute;rence des Grandes Ecoles et g&eacute;r&eacute;e par l&#39;Ecole des Mines de Paris, cette banque de donn&eacute;es rassemble les informations concernant les th&egrave;ses en cours dans les grandes &eacute;coles. <br />Confi&eacute;e depuis 1992 &agrave; l&#39;INIST (Institut d<br />#39;Information Scientifique et Technique du CNRS) , cette derni&egrave;re en assure la gestion, la mise &agrave; jour et la diffusion. Comprend 50 grandes &eacute;coles et 4 000 th&egrave;ses. <br />Producteur: Conf&eacute;rence des Grandes Ecoles (CGE). <br /><strong>3615 SUNK * THE TELETHESES</strong>: catalogue des th&egrave;ses soutenues en France depuis 1983. C&#39;est la Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de Clermont Ferrand qui se charge de la m&eacute;decine, pharmacie, odontologie et sciences v&eacute;t&eacute;rinaires. Il y a sept crit&egrave;res d&#39;acc&egrave;s possibles. <h3>Localiser les congr&egrave;s</h3><strong>36 29 92 63 MEETING</strong>: coproduite par le Comit&eacute; &agrave; l&#39;Energie Atomique et le <br />CEDOCAR (Centre de documentation de l&#39;arm&eacute;e). <br />8000 annonces de congr&egrave;s, expositions, salons scientifiques et techniques. <br />Recherche par titre, domaine, lieu et organisateur. <h3>Les banques de donn&eacute;es juridiques</h3><strong>36 29 00 14</strong>: la base de donn&eacute;es <strong>JURISANTE</strong>: droit hospitalier, actualit&eacute;s. <br /><strong>36 16 JOEL</strong>: service vid&eacute;otex du Journal officiel. <br /><strong>36 28 00 02 REFLEX</strong> <br /><strong>36 15 ASH</strong>: les Actualit&eacute;s Sociales Hebdomadaires assurent un service de documentation sociale et m&eacute;dico-sociale. <h3>Identifier les organismes ou personnalit&eacute;s</h3><strong>36 15 OPM</strong>: dans le domaine de la sant&eacute;, OPM est l&#39;&eacute;quivalent du Guide <br />Rozenwald. La recherche peut s&#39;effectuer par ville ou commune, d&eacute;partement, m&eacute;decin ou sp&eacute;cialiste. <br /><strong>36 15 SUNK TELELAB</strong>: le r&eacute;pertoire T&eacute;l&eacute;lab recense plus de 7000 laboratoires de recherches universitaires et priv&eacute;s. <br /><strong>3617 BIR ou 3615 LABINTEL</strong>: les annuaires de l&#39;INSERM et du CNRS. Il est possible d&#39;y retrouver les &eacute;quipes de recherches, internes ou externes et leurs adresses. A chaque th&egrave;me de recherche correspondent les mots-cl&eacute;s caract&eacute;ristiques, les noms des responsables, les laboratoires. <br /><strong>3615 SUNK RAM</strong>: le service RAMIS propose un annuaire des intervenants en sant&eacute; publique en France. <h3>Les banques de donn&eacute;es de sommaires</h3><strong>36 16 MEDACTUA</strong>: c&#39;est une revue vid&eacute;otex de sommaires biom&eacute;dicaux produite par l&#39;Inserm. Vous pouvez consulter en ligne les sommaires de 300 revues nationales et internationales. Ces revues restent accessibles pendant trois mois. Commande en ligne des photocopies d&#39;articles. <h3>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h3><strong>3614 BIAM Mot de passe</strong>: cette banque contient des informations sur tous les m&eacute;dicaments, soit environ 8000 utilis&eacute;s en France. On peut consulter les interactions, les contre-indications, les effets secondaires, le diagnostic etc. La consultation est r&eacute;serv&eacute;e aux professionnels de sant&eacute;. <br /><strong>3616 KSP</strong>: &agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes. <br /><strong>3616 REDATEL</strong>: la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s. <br /><strong>3615 SIDA</strong>: des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage. <br /><strong>36 29 00 36</strong>: la base de donn&eacute;es <strong>MEDLINE</strong>: bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la base de donn&eacute;es, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide MedlinelMinitel. <br /><strong>36 29 00 36</strong>: la base de donn&eacute;es <strong>BIOETH1CS</strong>: 26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute;. <br /><strong>36293601 PASCAL</strong> <br /><strong>3614 APHP</strong> Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris. <br /><strong>3616 EMC</strong>: service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 520000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1982. C&#39;est un service peu co&ucirc;teux qui apporte des r&eacute;ponses imm&eacute;diates et utiles sur l&#39;&eacute;tat des connaissances biom&eacute;dicales. <br /><strong>3616 VIDAL</strong>: consultation du dictionnaire Vidal. <br /><strong>3613 CIRCAN + code confidentiel gratuit</strong> donne des informations professionnelles sur la canc&eacute;rologie. <br /><strong>3615 CMED</strong>: toutes les r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles publi&eacute;es dans le Concours m&eacute;dical et une s&eacute;lection de r&eacute;f&eacute;rences issues d&#39;autres revues de m&eacute;decine g&eacute;n&eacute;rale. <h2>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques sur CD ROM {Compact-disc Read Only Memory) </h2><h3>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM ? </h3>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es (r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, r&eacute;sum&eacute;s ou textes complets) qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante: <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graphiques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &laquo;en ligne&raquo; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un intenn&eacute;diaire: le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de bases de donn&eacute;es envisagent une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infinni&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <h3>Quelques outils sur CDROM: </h3>- <strong>Medline</strong> <br />- <strong>Pascal</strong> <br />- <strong>Excerpta Medica</strong> offre une quinzaine de CDROM sp&eacute;cialis&eacute;s (Drugs and Pharmacology, Cardiology, Radiology etc.) <br />- <strong>Bird</strong> du Centre International de l&#39;Enfance: les notices sont en anglais, fran&ccedil;ais, espagnol. I20 000 r&eacute;f&eacute;rences en 1994. <br />- <strong>CD Th&egrave;ses</strong> <br />- <strong>Current Contents Life Sciences</strong> <br />- <strong>Medidoc et Redosi</strong> produits par l&#39;AUPELF: couvrant la p&eacute;riode de janvier 1991 &agrave; juin 1993, MEDIDOC comprend 40000 donn&eacute;es bibliographiques provenant de p&eacute;riodiques, actes de congr&egrave;s, th&egrave;ses de langue fran&ccedil;aise en m&eacute;decine et biologie. Diffus&eacute; au prix de 1800 F par l&#39;INIST, il sera mis &agrave; jour annuellement. <br />- <strong>Extra-Med</strong>: comprend 200 journaux biom&eacute;dicaux qui ne sont pas dans Medline et beaucoup d&#39;entre eux des pays en voie de d&eacute;veloppement. Les domaines couverts: maladies tropicales, la biodiversit&eacute;, le SIDA, le chol&eacute;ra, l&#39;environnement et la sant&eacute;. <br />- <strong>Bio-Rom</strong>: 60 000 r&eacute;f&eacute;rences extraites de Biosis. <br />- <strong>Medata-Rom</strong>: fusion d&#39;extraits des bases bibliographiques b i o m &eacute; d i cales Medline, Embase, Pascal. <br />- <strong>PDQ</strong> (Physician Data Query): cr&eacute;&eacute;e par le National Cancer Institute elle fournit une infonnation courante sur le diagnostic et le traitement du cancer. On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le Vidal), des annuaires, des catalogues, des trait&eacute;s (Oxford <em>Textbook of Medicine, MRI Manual, Meylers side effects of drugs</em>), des bibliographies scientifiques (Science Citation Index). <h2>Les p&eacute;riodiques scientifiques CDROM</h2><p>Depuis 1990, on assiste &agrave; un incroyable d&eacute;veloppement de l&#39;&eacute;dition &eacute;lectronique de p&eacute;riodiques scientifiques, les deux chefs de file en la mati&egrave;re &eacute;tant la National Library of Medicine aux Etats-Unis et Elsevier le plus grand &eacute;diteur mondial de revues scientifiques. <br />Quelques exemples: </p><ul> <li><strong>ADONIS</strong> est dirig&eacute; par un comit&eacute; compos&eacute; de 3 &eacute;diteurs: Blackwell, Elsevier, Pergamon et Springer ; 360 p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral sont propos&eacute;s depuis 1991. Outre l&#39;abonnement proprement dit, des redevances par article imprim&eacute; sont vers&eacute;es. </li> <li><em>The British Medical Journal</em> (NLM-British Medical Association), <em>The Lancet</em> (NLM), <em>The New EnglandJournal of Medicine</em> (NLM), <em>The American Journal of Public Health</em> (NLM), <em>The Annals of InternaI Medicine</em> (NLM), <em>The Journal of the American Medical Association</em> (NLM) sont tous consul tables sur CDROM sur 5 ans. </li> <li>The Pediatric lnfectious Diseases Journal est consultable de 1984 &agrave; 1990. </li></ul><br />Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une base de donn&eacute;es interrogeable en ligne: croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc.). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte: le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2,50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). <h2>Les banques de donn&eacute;es sur disquettes</h2><p>Ces bases de donn&eacute;es sur disquettes regroupent les sommaires des p&eacute;riodiques publi&eacute;s &agrave; travers le monde, sommaires &agrave; partir desquels le chercheur retire les informations qui lui semblent les plus pertinentes. Cela lui permet de suivre r&eacute;guli&egrave;rement l&#39;actualit&eacute; scientifique relative &agrave; un domaine de recherche. <br />La banque de donn&eacute;es la plus connue et la plus utilis&eacute;e en France est sans conteste le <strong>Current Contents</strong> fournie sur abonnement par l&#39;Institute of Scientific Information (151) &agrave; Philadelphie. Une seconde base de donn&eacute;es fonctionne sur le m&ecirc;me principe par fourniture hebdomadaire de disquettes: il s&#39;agit de <strong>Reference Update</strong> diffus&eacute;e par Research Information System (RIS). Moins connue, elle peut constituer une alternative aux Current Contents. Toutes les deux fonctionnent de la m&ecirc;me mani&egrave;re et d&eacute;pouillent 1200 p&eacute;riodiques. </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1992) - La documentation informatisée en soins infirmiers 2007-04-03T17:34:21+00:00 2007-04-03T17:34:21+00:00 https://www.jpaccart.ch/les-techniques-documentaires/1992-la-documentation-informatisee-en-soins-infirmiers.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Interbloc, 1992, t.11, n&deg; 4, pp. 31-34.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent article paru dans INTERBLOC intitul&eacute; &quot;<em>Le Monde infirmier et la documentation</em>&quot;, plusieurs points ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s : </p><ul> <li>l&#39;importance de l&#39;apprentissage d&#39;une certaine d&eacute;marche bibliographique en soins infimiers durant les &eacute;tudes, mais aussi au cours de la vie professionnelle ; </li> <li>l&#39;&eacute;laboration d&#39;une strat&eacute;gie de recherche rigoureuse </li> <li>et enfin, savoir o&ugrave; se documenter et quelles sont les sources de donn&eacute;es consultables. </li></ul><p>Durant des si&egrave;cles, l&#39;enseignement a &eacute;t&eacute; fait par des ma&icirc;tres : ils repr&eacute;sentaient pour leurs &eacute;l&egrave;ves la seule source d&#39;information. Aujourd&#39;hui, tout un chacun a la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; de multiples informations, sp&eacute;cialis&eacute;es ou non : ma&icirc;triser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie. </p><p>Un acc&egrave;s rapide &agrave; ces sources est rendu possible &agrave; l&#39;heure actuelle : la sant&eacute; publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d&#39;avoir un acc&egrave;s facilit&eacute; aux connaissances . <br />La masse d&#39;informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces informations apr&egrave;s leur traitement, de la reproduire facilement, de la transmettre rapidement, sont des donn&eacute;es qui font &eacute;voluer la documentation et notamment la documentation appliqu&eacute;e aux soins infirmiers. </p><p>Qu&#39;est-ce qu&#39; une <em>interrogation en ligne</em> sur un sujet particulier? Qu&#39;est-ce qu&#39;un <em>acc&egrave;s vid&eacute;otex</em>? La <em>t&eacute;l&eacute;matique</em>? Comment est constitu&eacute;e une <em>banque de donn&eacute;es</em> ? Ces termes peuvent para&icirc;tre barbares ; ils n&#39;en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines cl&eacute;s indispensables pour comprendre ce qu&#39;est la documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers. </p><h2>Th&eacute;orie et pratique de l&#39;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es (BDD) </h2><h3>1) Th&eacute;orie de l&#39;interrogation</h3><p>L&#39;interrogation d&#39;une BDD est l&#39;aboutissement d&#39;une recherche documentaire. Sur un sujet donn&eacute;, il faut d&#39;abord commencer par consulter les supports papier tels qu&#39;ouvrages g&eacute;n&eacute;raux, dictionnaires, encyclop&eacute;dies, p&eacute;riodiques, trait&eacute;s, m&eacute;moires : en terme de documentation, c&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents primaires</em>. C&#39;&eacute;tait le th&egrave;me d&eacute;velopp&eacute; dans le 1er article. <br />Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, d&#39;&eacute;tablir une bibliographie r&eacute;trospective (remontant &agrave; plusieurs ann&eacute;es) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours &agrave; <em>une banque de donn&eacute;es</em> : celle-ci donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents secondaires</em>. </p><h4>D&eacute;finition d&#39;une banque de donn&eacute;es</h4><p>Comme le d&eacute;montre le sch&eacute;ma n&deg;1, une banque de donn&eacute;es est construite &agrave; partir de documents originaux (livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents photos etc) ; le producteur de la banque se charge, &agrave; l&#39;aide d&#39;une &eacute;quipe de documentalistes et/ou d&#39;indexeurs, de d&eacute;pouiller ces documents, d&#39;en extraire les r&eacute;f&eacute;rences et de les indexer selon les termes d&eacute;finis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un <em>thesaurus</em> ou un <em>lexique</em>. <br />C&#39;est un <em>fichier informatis&eacute;</em>. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatis&eacute;s. Tous les champs de la notice (auteur, titre, p&eacute;riodique) sont interrogeables : la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magn&eacute;tiques, ou CDROM (Compact-Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin. </p><h4>Les diff&eacute;rents acc&egrave;s aux BDD</h4><p>Les deux principaux acc&egrave;s aux BDD sont : </p><ul> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>en ligne</em> &agrave; partir d&#39;un ordinateur </li> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>vid&eacute;otex</em> &agrave; partir d&#39;un Minitel </li></ul><p>Les donn&eacute;es informatiques, m&eacute;moris&eacute;es sur ordinateur, transitent par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique : c&#39;est en 1980 que la France acc&egrave;de &agrave; l&#39;interrogation des BDD gr&acirc;ce &agrave; l&#39;ouverture du r&eacute;seau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n&#39;ont cess&eacute; de se d&eacute;velopper dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD : disquette, CDROM, disque optique num&eacute;rique (DON). </p><p>On distingue 4 types de BDD : </p><p><table > <tbody> <tr> <td> <h4>Quatre types de banques de donn&eacute;es : </h4> <ul> <li>les banques <strong>factuelles</strong> ou <strong>num&eacute;riques</strong> : elles fournissent des informations brutes, des donn&eacute;es chiffr&eacute;es (par exemple les statistiques de l&#39; INSEE, les cours de la Bourse) </li> <li>les banques <strong>textuelles</strong> : extraits de presse (APM = Agence de Presse M&eacute;dicale), ou textes de lois (Lexis) </li> <li>les banques <strong>bibliographiques</strong> qui recensent des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, de p&eacute;riodiques ou de monographies. On les interroge &agrave; l&#39;aide d&#39;&eacute;quations de recherches bool&eacute;ennes et on les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique </li> <li>les BDD en <strong>texte int&eacute;gral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherch&eacute; (le journal Le Monde depuis janvier 1987) </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><p>Nous n&#39;aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilis&eacute;es en documentation. </p><h3>2) La pratique de l&#39;interrogation</h3><h4>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h4><p>Elles sont constitu&eacute;es de <strong>notices bibliographiques</strong> : celles-ci se pr&eacute;sentent comme une suite d&#39;informations sur le document analys&eacute;, et sont organis&eacute;es en <strong>champs</strong>. </p><p><br /><em>Exemple de notice dans une BDD bibliographique (Medline) apr&egrave;s une recherche sur &quot;les biblioth&egrave;ques d&#39;infirmi&egrave;res en France &quot; (en anglais : &quot;libraries, nursing&quot; and &quot;France&quot;) :</em> </p><table > <tbody> <tr> <td> <table > <tbody> <tr> <td>NR : 902084400 <p> TI : A nursing school librarian (interview) </p> <p> TT : Le documentaliste dans l&#39;&eacute;cole d&#39;infirmi&egrave;res </p> <p> LA : Fre </p> <p> AU : Pupier M </p> <p> LP : FRANCE </p> <p> SO : Soins ; 1990 Feb (533) : 57-8 </p> <p> LO : CNRS </p> <p> DEA : France ; Human ; Libraries ; nursing </p> </td> </tr> </tbody> </table> </td> <td>le n&deg; de notice dans la banque <p> le titre de l&#39;article en anglais </p> <p> le titre de l&#39;article en fran&ccedil;ais </p> <p> la langue de l&#39;article </p> <p> l&#39;auteur </p> <p> le lieu de pubication </p> <p> la revue </p> <p> la localisation de la revue </p> <p> les mots-cl&eacute;s de l&#39;article </p> </td> </tr> </tbody></table><h4>Comment interroger une banque de donn&eacute;es? </h4><h5>Intellectuellement</h5><p>Il faut reprendre la strat&eacute;gie d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e lors d&#39;une recherche sur support papier : d&eacute;limitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts &agrave; ceux d&eacute;finis par la banque de donn&eacute;es dans le thesaurus ou le lexique. La banque de donn&eacute;es va permettre d&#39;effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets crois&eacute;s et sur une p&eacute;riode de temps d&eacute;finie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier : </p><p><em>Exemple : le sujet &eacute;tant &quot; la m&eacute;ningite chez l&#39;enfant &quot; sur une p&eacute;riode allant de 1985 &agrave; 1992, vous pourrez gr&acirc;ce &agrave; des <strong>op&eacute;rateurs bool&eacute;ens</strong> (ET, OU, SAUF) obtenir l&#39;&eacute;quation de recherche suivante</em> : </p><blockquote> Question 1 : M&eacute;ningite <em>ET</em> Enfant <br /> Question 2 : 1 <em>ET</em> 1985-1992 </blockquote><p>La banque de donn&eacute;es va vous donner un certain nombre de r&eacute;ponses sous forme de notices (cf sch&eacute;ma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander aupr&egrave;s du serveur. </p><h5>Mat&eacute;riellement</h5><p>Pour acc&eacute;der &agrave; des banques de donn&eacute;es bibliographiques, le mat&eacute;riel suivant est souhaitable : </p><ul> <li>un micro-ordinateur </li> <li>un logiciel de communication </li> <li>un modem qui permet d&#39;avoir acc&egrave;s au serveur de la banque de donn&eacute;es en passant par une ligne t&eacute;l&eacute;phonique </li> <li>une imprimante pour imprimer les r&eacute;ponses </li></ul><br />L&#39;acc&egrave;s &quot;<em>en ligne</em>&quot; aux BDD est conditionn&eacute; par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir &eacute;galement que les interrogations peuvent &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;. Seules des biblioth&egrave;ques ou des centres de documentation ont la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services &eacute;quivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CDROM. <h2>Les sources de donn&eacute;es en soins infirmiers</h2><h3>Les acc&egrave;s en ligne aux banques de donn&eacute;es</h3><p>Ces BDD r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Cependant, il existe peu de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en soins infirmiers. Voici les principales BDD : </p><dl><dt><strong>Pascal</strong> </dt><dd>est une BDD multidisciplinaire d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique - Centre National de la Recherche Scientifique). La moiti&eacute; des documents sont en langue anglaise, 10% en fran&ccedil;ais. Deux rubriques sont consacr&eacute;es &agrave; la Sant&eacute; publique : &quot;Sant&eacute; publique. Hygi&egrave;ne&quot; (&eacute;pid&eacute;miologie, organisation, enseignement, l&eacute;gislation et hygi&egrave;ne) et &quot;Informatique et statistique biom&eacute;dicales&quot;. </dd><dt><strong>Francis</strong> </dt><dd>d&eacute;veloppe les aspects juridiques, &eacute;conomiques, sociologiques, psychologiques, d&eacute;mographiques et historiques de la sant&eacute;. 13000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1977. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable de PASCAL. </dd><dt><strong>Bird</strong> </dt><dd>est produite par le Centre International de l&#39;Enfance et concerne tous les aspects de l&#39;enfance de la conception &agrave; l&#39;adolescence. 74 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1981. </dd><dt><strong>Ramis</strong> </dt><dd>pr&eacute;sente des r&eacute;f&eacute;rences en sant&eacute; publique, en &eacute;ducation de la sant&eacute;. Son volume est de 8000 r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Nursing and allied health</strong> </dt><dd>s&#39;int&eacute;resse aux soins m&eacute;dicaux, &agrave; la formation du personnel , sant&eacute;, m&eacute;decine. 89 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1983. </dd><dt><strong>Medline</strong> </dt><dd>BDD am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la m&eacute;decine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3000 p&eacute;riodiques du monde entier sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1971, ce qui repr&eacute;sente plus de 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Bioethics</strong> </dt><dd>&eacute;galement produite par la NLM, est orient&eacute;e sur les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et de d&eacute;ontologie . </dd></dl><h3>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (acc&egrave;s vid&eacute;otex Minitel)</h3><p>Les proc&eacute;dures de connexion sont simples : il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la BDD. L&#39;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les BDD (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel : </p><dl><dt><strong>3614 ANFH</strong> </dt><dd>service de l&#39;Association Nationale de Formation permanente du personnel hospitalier </dd><dt><strong>3616 KSP</strong> </dt><dd>&agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes </dd><dt><strong>3616 REDATEL</strong> </dt><dd>la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s </dd><dt><strong>3615 SIDA</strong> </dt><dd>des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage </dd><dt><strong>36 29 00 14</strong> : la BDD <strong>JURISANTE</strong> </dt><dd>droit hospitalier, actualit&eacute;s </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>MEDLINE</strong> </dt><dd>bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>BIOETHICS</strong> </dt><dd>26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute; </dd><dt><strong>3614 APHP</strong> </dt><dd>Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris </dd><dt><strong>3616 EMC</strong> </dt><dd>service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 r&eacute;f&eacute;rences parmi lesquelles le personnel param&eacute;dical peut trouver des informations : techniques chirurgicales, th&eacute;rapeutique, SIDA, Urgences </dd><dt><strong>3616 INFMAG</strong> </dt><dd>service de la revue &quot;Infirmi&egrave;re magazine&quot; </dd><dt><strong>3616 VIDAL</strong> </dt><dd>consultation du dictionnaire Vidal </dd></dl><h3>Les banques de donn&eacute;es sur CDROM (Compact-disc Read Only Memory) </h3><h4>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM? </h4><p>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante : <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des grap<br />iques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &quot;en ligne&quot; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un interm&eacute;diaire : le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de BDD envisage une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infirmi&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <strong>Medline</strong>, <strong>Pascal</strong>, <strong>Bird</strong> sont disponibles sur ce support. </p><p>On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le <strong>Vidal</strong>), des annuaires, des catalogues et des revues m&eacute;dicales. Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier ; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une BDD interrogeable en ligne : croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte : le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2, 50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). </p><p>La documentation informatis&eacute;e fait donc appel &agrave; de nombreux supports d&eacute;velopp&eacute;s par les nouvelles technologies. L&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO) &agrave; l&#39;aide de didacticiels est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de se former &agrave; la fois durant les &eacute;tudes et tout au long de la vie professionnelle. </p><h2>L&#39;enseignement assist&eacute; par ordinateur (EAO) </h2><h3>Qu&#39;est-ce que l&#39;EAO? </h3><p>D&eacute;j&agrave; abord&eacute; dans le pr&eacute;c&eacute;dent article, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur permet, soit &agrave; l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), soit &agrave; l&#39;infirmier(e) confirm&eacute;(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise &agrave; jour des connaissances sans l&#39;intervention d&#39;un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel n&eacute;cessite un micro-ordinateur pour &ecirc;tre utilis&eacute;; il est con&ccedil;u &agrave; l&#39;aide d&#39;un programme informatique et sa pr&eacute;sentation ressemble &agrave; celle des jeux vid&eacute;os. L&#39;utilisateur n&#39;a besoin que d&#39;appuyer sur des touches ou d&#39;utiliser une souris pour progresser, en r&eacute;pondant par oui ou par non, ou choisissant une r&eacute;ponse parmi d&#39;autres. Il ne pourra progresser que si les r&eacute;ponses sont positives. On le voit, le c&ocirc;t&eacute; ludique n&#39;a pas &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;, alli&eacute; &agrave; une mise en images souvent tr&egrave;s soign&eacute;e. <br />Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans les h&ocirc;pitaux par l&#39;interm&eacute;diaire du service de la formation continue. </p><h3>Quelques exp&eacute;riences hospitali&egrave;res</h3><p>L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale : une &quot;Formath&egrave;que&quot; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital, proposant un catalogue de didacticiels . <br />Le Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil , pour sa part, r&eacute;fl&eacute;chit sur la question. <br />Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne a d&eacute;velopp&eacute; ce m&ecirc;me type de structure de formation pour le personnel param&eacute;dical, et les heures de formation se chiffrent &agrave; plus d&#39;un millier par an. Fort de cette exp&eacute;rience, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1983, le SHIP (Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique) : ce service con&ccedil;oit et r&eacute;alise des didacticiels de sant&eacute;. Parmi ceux-ci : &quot;Le Coeur c&ocirc;t&eacute; pile&quot; destin&eacute; aux infirmi&egrave;res de salles d&#39;op&eacute;ration afin d&#39;&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments de connaissances anatomo-physio-pathologiques qui conduisent &agrave; l&#39;implantation d&#39;un stimulateur cardiaque, et les &eacute;tapes de l&#39;hospitalisation d&#39;un malade simul&eacute;. <br />D&#39;autres didacticiels concernent &quot;l&#39;Hygi&egrave;ne dans les services de soins&quot;, &quot;la S&eacute;curit&eacute; dans les blocs op&eacute;ratoires&quot;... </p><p>Cette forme d&#39;apprentissage, totalement nouvelle et qui tend &agrave; se d&eacute;velopper, est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de placer l&#39;infirmier(e) devant l&#39;&eacute;tat de ses connaissances, et de les faire ainsi &eacute;voluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en m&eacute;decine. La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette a d&eacute;velopp&eacute; une didacth&egrave;que professionnelle accessible &agrave; tout un chacun. </p><h2>Conclusion</h2><p>Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation, en Ecole d&#39;Infirmier(e)s ou &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, ne sont plus seulement des lieux o&ugrave; l&#39;on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d&#39;articles. Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de v&eacute;ritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l&#39;ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e. Pour que ce m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne touche la France, les besoins doivent s&#39;exprimer. Cet article, en d&eacute;montrant les acc&egrave;s possibles gr&acirc;ce &agrave; l&#39;informatique aux sources de donn&eacute;es, devrait y contribuer. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p>1. <em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>. Paris : A Jour, 1992. <br />2. BATIFOULIER C., PASQUIER M.H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d&#39;autres sources</em>. Paris : CFPJ, 1990. <br />3. BARRE F. <em>Les Nouvelles technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale : CDROM et EAO</em> : rapport de stage. Lyon : ENSSIB, 1990. <br />4. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;Informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />5. HOUPIER J.CH. <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales : acc&egrave;s minitel et terminal informatique</em>. Paris : Mediscript, 1991. <br />6. <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles 1990</em>. Paris : ADBS, ANRT, 1990 <br />7. SUTTER E. <em>Le Disque optique compact (CDROM), l&#39;usage au quotidien : dossier documentaire</em>. Paris : ADBS, 1991. </p><h2>Adresses</h2><p>1. La Formath&egrave;que, H&ocirc;pital de Colombes, 178 rue des Renouillers, 92701 COLOMBES Cedex. T&eacute;l. : (1) 47.60.64.71 (Mr A. PRESCHEL) </p><p>2. Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique (SHIP), H&ocirc;pital de Bellevue - Pavillon 54, 25 bd Pasteur, 42023 SAINT-ETIENNE Cedex 2. T&eacute;l. : 77.42.77.68 (Mr J.C. BANET) </p><p>3. Didacth&egrave;que professionnelle, Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie, 30 avenue Corentin Cariou 75930 PARIS Cedex 19 (R&eacute;servation au (1) 40.05.82.91 ou Mme J. MULLER t&eacute;l. 40.05.70.54) </p><p>4. Centre de Documentation-Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, 69 rue du Lt-Cl Prudhon, 95107 ARGENTEUIL Cedex. T&eacute;l. : (1) 34.23.24.69. (Mr J.P. ACCART, Melle A. LOURY) </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Interbloc, 1992, t.11, n&deg; 4, pp. 31-34.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent article paru dans INTERBLOC intitul&eacute; &quot;<em>Le Monde infirmier et la documentation</em>&quot;, plusieurs points ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s : </p><ul> <li>l&#39;importance de l&#39;apprentissage d&#39;une certaine d&eacute;marche bibliographique en soins infimiers durant les &eacute;tudes, mais aussi au cours de la vie professionnelle ; </li> <li>l&#39;&eacute;laboration d&#39;une strat&eacute;gie de recherche rigoureuse </li> <li>et enfin, savoir o&ugrave; se documenter et quelles sont les sources de donn&eacute;es consultables. </li></ul><p>Durant des si&egrave;cles, l&#39;enseignement a &eacute;t&eacute; fait par des ma&icirc;tres : ils repr&eacute;sentaient pour leurs &eacute;l&egrave;ves la seule source d&#39;information. Aujourd&#39;hui, tout un chacun a la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; de multiples informations, sp&eacute;cialis&eacute;es ou non : ma&icirc;triser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie. </p><p>Un acc&egrave;s rapide &agrave; ces sources est rendu possible &agrave; l&#39;heure actuelle : la sant&eacute; publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d&#39;avoir un acc&egrave;s facilit&eacute; aux connaissances . <br />La masse d&#39;informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces informations apr&egrave;s leur traitement, de la reproduire facilement, de la transmettre rapidement, sont des donn&eacute;es qui font &eacute;voluer la documentation et notamment la documentation appliqu&eacute;e aux soins infirmiers. </p><p>Qu&#39;est-ce qu&#39; une <em>interrogation en ligne</em> sur un sujet particulier? Qu&#39;est-ce qu&#39;un <em>acc&egrave;s vid&eacute;otex</em>? La <em>t&eacute;l&eacute;matique</em>? Comment est constitu&eacute;e une <em>banque de donn&eacute;es</em> ? Ces termes peuvent para&icirc;tre barbares ; ils n&#39;en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines cl&eacute;s indispensables pour comprendre ce qu&#39;est la documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers. </p><h2>Th&eacute;orie et pratique de l&#39;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es (BDD) </h2><h3>1) Th&eacute;orie de l&#39;interrogation</h3><p>L&#39;interrogation d&#39;une BDD est l&#39;aboutissement d&#39;une recherche documentaire. Sur un sujet donn&eacute;, il faut d&#39;abord commencer par consulter les supports papier tels qu&#39;ouvrages g&eacute;n&eacute;raux, dictionnaires, encyclop&eacute;dies, p&eacute;riodiques, trait&eacute;s, m&eacute;moires : en terme de documentation, c&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents primaires</em>. C&#39;&eacute;tait le th&egrave;me d&eacute;velopp&eacute; dans le 1er article. <br />Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, d&#39;&eacute;tablir une bibliographie r&eacute;trospective (remontant &agrave; plusieurs ann&eacute;es) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours &agrave; <em>une banque de donn&eacute;es</em> : celle-ci donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents secondaires</em>. </p><h4>D&eacute;finition d&#39;une banque de donn&eacute;es</h4><p>Comme le d&eacute;montre le sch&eacute;ma n&deg;1, une banque de donn&eacute;es est construite &agrave; partir de documents originaux (livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents photos etc) ; le producteur de la banque se charge, &agrave; l&#39;aide d&#39;une &eacute;quipe de documentalistes et/ou d&#39;indexeurs, de d&eacute;pouiller ces documents, d&#39;en extraire les r&eacute;f&eacute;rences et de les indexer selon les termes d&eacute;finis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un <em>thesaurus</em> ou un <em>lexique</em>. <br />C&#39;est un <em>fichier informatis&eacute;</em>. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatis&eacute;s. Tous les champs de la notice (auteur, titre, p&eacute;riodique) sont interrogeables : la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magn&eacute;tiques, ou CDROM (Compact-Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin. </p><h4>Les diff&eacute;rents acc&egrave;s aux BDD</h4><p>Les deux principaux acc&egrave;s aux BDD sont : </p><ul> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>en ligne</em> &agrave; partir d&#39;un ordinateur </li> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>vid&eacute;otex</em> &agrave; partir d&#39;un Minitel </li></ul><p>Les donn&eacute;es informatiques, m&eacute;moris&eacute;es sur ordinateur, transitent par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique : c&#39;est en 1980 que la France acc&egrave;de &agrave; l&#39;interrogation des BDD gr&acirc;ce &agrave; l&#39;ouverture du r&eacute;seau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n&#39;ont cess&eacute; de se d&eacute;velopper dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD : disquette, CDROM, disque optique num&eacute;rique (DON). </p><p>On distingue 4 types de BDD : </p><p><table > <tbody> <tr> <td> <h4>Quatre types de banques de donn&eacute;es : </h4> <ul> <li>les banques <strong>factuelles</strong> ou <strong>num&eacute;riques</strong> : elles fournissent des informations brutes, des donn&eacute;es chiffr&eacute;es (par exemple les statistiques de l&#39; INSEE, les cours de la Bourse) </li> <li>les banques <strong>textuelles</strong> : extraits de presse (APM = Agence de Presse M&eacute;dicale), ou textes de lois (Lexis) </li> <li>les banques <strong>bibliographiques</strong> qui recensent des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, de p&eacute;riodiques ou de monographies. On les interroge &agrave; l&#39;aide d&#39;&eacute;quations de recherches bool&eacute;ennes et on les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique </li> <li>les BDD en <strong>texte int&eacute;gral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherch&eacute; (le journal Le Monde depuis janvier 1987) </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><p>Nous n&#39;aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilis&eacute;es en documentation. </p><h3>2) La pratique de l&#39;interrogation</h3><h4>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h4><p>Elles sont constitu&eacute;es de <strong>notices bibliographiques</strong> : celles-ci se pr&eacute;sentent comme une suite d&#39;informations sur le document analys&eacute;, et sont organis&eacute;es en <strong>champs</strong>. </p><p><br /><em>Exemple de notice dans une BDD bibliographique (Medline) apr&egrave;s une recherche sur &quot;les biblioth&egrave;ques d&#39;infirmi&egrave;res en France &quot; (en anglais : &quot;libraries, nursing&quot; and &quot;France&quot;) :</em> </p><table > <tbody> <tr> <td> <table > <tbody> <tr> <td>NR : 902084400 <p> TI : A nursing school librarian (interview) </p> <p> TT : Le documentaliste dans l&#39;&eacute;cole d&#39;infirmi&egrave;res </p> <p> LA : Fre </p> <p> AU : Pupier M </p> <p> LP : FRANCE </p> <p> SO : Soins ; 1990 Feb (533) : 57-8 </p> <p> LO : CNRS </p> <p> DEA : France ; Human ; Libraries ; nursing </p> </td> </tr> </tbody> </table> </td> <td>le n&deg; de notice dans la banque <p> le titre de l&#39;article en anglais </p> <p> le titre de l&#39;article en fran&ccedil;ais </p> <p> la langue de l&#39;article </p> <p> l&#39;auteur </p> <p> le lieu de pubication </p> <p> la revue </p> <p> la localisation de la revue </p> <p> les mots-cl&eacute;s de l&#39;article </p> </td> </tr> </tbody></table><h4>Comment interroger une banque de donn&eacute;es? </h4><h5>Intellectuellement</h5><p>Il faut reprendre la strat&eacute;gie d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e lors d&#39;une recherche sur support papier : d&eacute;limitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts &agrave; ceux d&eacute;finis par la banque de donn&eacute;es dans le thesaurus ou le lexique. La banque de donn&eacute;es va permettre d&#39;effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets crois&eacute;s et sur une p&eacute;riode de temps d&eacute;finie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier : </p><p><em>Exemple : le sujet &eacute;tant &quot; la m&eacute;ningite chez l&#39;enfant &quot; sur une p&eacute;riode allant de 1985 &agrave; 1992, vous pourrez gr&acirc;ce &agrave; des <strong>op&eacute;rateurs bool&eacute;ens</strong> (ET, OU, SAUF) obtenir l&#39;&eacute;quation de recherche suivante</em> : </p><blockquote> Question 1 : M&eacute;ningite <em>ET</em> Enfant <br /> Question 2 : 1 <em>ET</em> 1985-1992 </blockquote><p>La banque de donn&eacute;es va vous donner un certain nombre de r&eacute;ponses sous forme de notices (cf sch&eacute;ma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander aupr&egrave;s du serveur. </p><h5>Mat&eacute;riellement</h5><p>Pour acc&eacute;der &agrave; des banques de donn&eacute;es bibliographiques, le mat&eacute;riel suivant est souhaitable : </p><ul> <li>un micro-ordinateur </li> <li>un logiciel de communication </li> <li>un modem qui permet d&#39;avoir acc&egrave;s au serveur de la banque de donn&eacute;es en passant par une ligne t&eacute;l&eacute;phonique </li> <li>une imprimante pour imprimer les r&eacute;ponses </li></ul><br />L&#39;acc&egrave;s &quot;<em>en ligne</em>&quot; aux BDD est conditionn&eacute; par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir &eacute;galement que les interrogations peuvent &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;. Seules des biblioth&egrave;ques ou des centres de documentation ont la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services &eacute;quivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CDROM. <h2>Les sources de donn&eacute;es en soins infirmiers</h2><h3>Les acc&egrave;s en ligne aux banques de donn&eacute;es</h3><p>Ces BDD r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Cependant, il existe peu de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en soins infirmiers. Voici les principales BDD : </p><dl><dt><strong>Pascal</strong> </dt><dd>est une BDD multidisciplinaire d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique - Centre National de la Recherche Scientifique). La moiti&eacute; des documents sont en langue anglaise, 10% en fran&ccedil;ais. Deux rubriques sont consacr&eacute;es &agrave; la Sant&eacute; publique : &quot;Sant&eacute; publique. Hygi&egrave;ne&quot; (&eacute;pid&eacute;miologie, organisation, enseignement, l&eacute;gislation et hygi&egrave;ne) et &quot;Informatique et statistique biom&eacute;dicales&quot;. </dd><dt><strong>Francis</strong> </dt><dd>d&eacute;veloppe les aspects juridiques, &eacute;conomiques, sociologiques, psychologiques, d&eacute;mographiques et historiques de la sant&eacute;. 13000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1977. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable de PASCAL. </dd><dt><strong>Bird</strong> </dt><dd>est produite par le Centre International de l&#39;Enfance et concerne tous les aspects de l&#39;enfance de la conception &agrave; l&#39;adolescence. 74 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1981. </dd><dt><strong>Ramis</strong> </dt><dd>pr&eacute;sente des r&eacute;f&eacute;rences en sant&eacute; publique, en &eacute;ducation de la sant&eacute;. Son volume est de 8000 r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Nursing and allied health</strong> </dt><dd>s&#39;int&eacute;resse aux soins m&eacute;dicaux, &agrave; la formation du personnel , sant&eacute;, m&eacute;decine. 89 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1983. </dd><dt><strong>Medline</strong> </dt><dd>BDD am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la m&eacute;decine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3000 p&eacute;riodiques du monde entier sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1971, ce qui repr&eacute;sente plus de 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Bioethics</strong> </dt><dd>&eacute;galement produite par la NLM, est orient&eacute;e sur les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et de d&eacute;ontologie . </dd></dl><h3>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (acc&egrave;s vid&eacute;otex Minitel)</h3><p>Les proc&eacute;dures de connexion sont simples : il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la BDD. L&#39;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les BDD (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel : </p><dl><dt><strong>3614 ANFH</strong> </dt><dd>service de l&#39;Association Nationale de Formation permanente du personnel hospitalier </dd><dt><strong>3616 KSP</strong> </dt><dd>&agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes </dd><dt><strong>3616 REDATEL</strong> </dt><dd>la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s </dd><dt><strong>3615 SIDA</strong> </dt><dd>des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage </dd><dt><strong>36 29 00 14</strong> : la BDD <strong>JURISANTE</strong> </dt><dd>droit hospitalier, actualit&eacute;s </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>MEDLINE</strong> </dt><dd>bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>BIOETHICS</strong> </dt><dd>26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute; </dd><dt><strong>3614 APHP</strong> </dt><dd>Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris </dd><dt><strong>3616 EMC</strong> </dt><dd>service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 r&eacute;f&eacute;rences parmi lesquelles le personnel param&eacute;dical peut trouver des informations : techniques chirurgicales, th&eacute;rapeutique, SIDA, Urgences </dd><dt><strong>3616 INFMAG</strong> </dt><dd>service de la revue &quot;Infirmi&egrave;re magazine&quot; </dd><dt><strong>3616 VIDAL</strong> </dt><dd>consultation du dictionnaire Vidal </dd></dl><h3>Les banques de donn&eacute;es sur CDROM (Compact-disc Read Only Memory) </h3><h4>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM? </h4><p>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante : <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des grap<br />iques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &quot;en ligne&quot; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un interm&eacute;diaire : le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de BDD envisage une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infirmi&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <strong>Medline</strong>, <strong>Pascal</strong>, <strong>Bird</strong> sont disponibles sur ce support. </p><p>On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le <strong>Vidal</strong>), des annuaires, des catalogues et des revues m&eacute;dicales. Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier ; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une BDD interrogeable en ligne : croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte : le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2, 50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). </p><p>La documentation informatis&eacute;e fait donc appel &agrave; de nombreux supports d&eacute;velopp&eacute;s par les nouvelles technologies. L&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO) &agrave; l&#39;aide de didacticiels est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de se former &agrave; la fois durant les &eacute;tudes et tout au long de la vie professionnelle. </p><h2>L&#39;enseignement assist&eacute; par ordinateur (EAO) </h2><h3>Qu&#39;est-ce que l&#39;EAO? </h3><p>D&eacute;j&agrave; abord&eacute; dans le pr&eacute;c&eacute;dent article, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur permet, soit &agrave; l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), soit &agrave; l&#39;infirmier(e) confirm&eacute;(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise &agrave; jour des connaissances sans l&#39;intervention d&#39;un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel n&eacute;cessite un micro-ordinateur pour &ecirc;tre utilis&eacute;; il est con&ccedil;u &agrave; l&#39;aide d&#39;un programme informatique et sa pr&eacute;sentation ressemble &agrave; celle des jeux vid&eacute;os. L&#39;utilisateur n&#39;a besoin que d&#39;appuyer sur des touches ou d&#39;utiliser une souris pour progresser, en r&eacute;pondant par oui ou par non, ou choisissant une r&eacute;ponse parmi d&#39;autres. Il ne pourra progresser que si les r&eacute;ponses sont positives. On le voit, le c&ocirc;t&eacute; ludique n&#39;a pas &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;, alli&eacute; &agrave; une mise en images souvent tr&egrave;s soign&eacute;e. <br />Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans les h&ocirc;pitaux par l&#39;interm&eacute;diaire du service de la formation continue. </p><h3>Quelques exp&eacute;riences hospitali&egrave;res</h3><p>L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale : une &quot;Formath&egrave;que&quot; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital, proposant un catalogue de didacticiels . <br />Le Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil , pour sa part, r&eacute;fl&eacute;chit sur la question. <br />Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne a d&eacute;velopp&eacute; ce m&ecirc;me type de structure de formation pour le personnel param&eacute;dical, et les heures de formation se chiffrent &agrave; plus d&#39;un millier par an. Fort de cette exp&eacute;rience, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1983, le SHIP (Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique) : ce service con&ccedil;oit et r&eacute;alise des didacticiels de sant&eacute;. Parmi ceux-ci : &quot;Le Coeur c&ocirc;t&eacute; pile&quot; destin&eacute; aux infirmi&egrave;res de salles d&#39;op&eacute;ration afin d&#39;&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments de connaissances anatomo-physio-pathologiques qui conduisent &agrave; l&#39;implantation d&#39;un stimulateur cardiaque, et les &eacute;tapes de l&#39;hospitalisation d&#39;un malade simul&eacute;. <br />D&#39;autres didacticiels concernent &quot;l&#39;Hygi&egrave;ne dans les services de soins&quot;, &quot;la S&eacute;curit&eacute; dans les blocs op&eacute;ratoires&quot;... </p><p>Cette forme d&#39;apprentissage, totalement nouvelle et qui tend &agrave; se d&eacute;velopper, est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de placer l&#39;infirmier(e) devant l&#39;&eacute;tat de ses connaissances, et de les faire ainsi &eacute;voluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en m&eacute;decine. La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette a d&eacute;velopp&eacute; une didacth&egrave;que professionnelle accessible &agrave; tout un chacun. </p><h2>Conclusion</h2><p>Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation, en Ecole d&#39;Infirmier(e)s ou &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, ne sont plus seulement des lieux o&ugrave; l&#39;on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d&#39;articles. Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de v&eacute;ritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l&#39;ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e. Pour que ce m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne touche la France, les besoins doivent s&#39;exprimer. Cet article, en d&eacute;montrant les acc&egrave;s possibles gr&acirc;ce &agrave; l&#39;informatique aux sources de donn&eacute;es, devrait y contribuer. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p>1. <em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>. Paris : A Jour, 1992. <br />2. BATIFOULIER C., PASQUIER M.H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d&#39;autres sources</em>. Paris : CFPJ, 1990. <br />3. BARRE F. <em>Les Nouvelles technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale : CDROM et EAO</em> : rapport de stage. Lyon : ENSSIB, 1990. <br />4. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;Informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />5. HOUPIER J.CH. <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales : acc&egrave;s minitel et terminal informatique</em>. Paris : Mediscript, 1991. <br />6. <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles 1990</em>. Paris : ADBS, ANRT, 1990 <br />7. SUTTER E. <em>Le Disque optique compact (CDROM), l&#39;usage au quotidien : dossier documentaire</em>. Paris : ADBS, 1991. </p><h2>Adresses</h2><p>1. La Formath&egrave;que, H&ocirc;pital de Colombes, 178 rue des Renouillers, 92701 COLOMBES Cedex. T&eacute;l. : (1) 47.60.64.71 (Mr A. PRESCHEL) </p><p>2. Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique (SHIP), H&ocirc;pital de Bellevue - Pavillon 54, 25 bd Pasteur, 42023 SAINT-ETIENNE Cedex 2. T&eacute;l. : 77.42.77.68 (Mr J.C. BANET) </p><p>3. Didacth&egrave;que professionnelle, Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie, 30 avenue Corentin Cariou 75930 PARIS Cedex 19 (R&eacute;servation au (1) 40.05.82.91 ou Mme J. MULLER t&eacute;l. 40.05.70.54) </p><p>4. Centre de Documentation-Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, 69 rue du Lt-Cl Prudhon, 95107 ARGENTEUIL Cedex. T&eacute;l. : (1) 34.23.24.69. (Mr J.P. ACCART, Melle A. LOURY) </p></p><p></p><p>&nbsp;</p>