Les études de cas - Jean-Philippe Accarthttps://www.jpaccart.ch/articles/les-etudes-de-cas/feed/atom/2025-04-16T21:36:13+00:00Jean-Philippe Accartbs@sturmundbraem.chJoomla! - Open Source Content Management(2023) - Penser la médiathèque en temps de crise2023-03-13T14:03:35+00:002023-03-13T14:03:35+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/2023-penser-la-mediatheque-en-temps-de-crise-2.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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<a class="fancybox" href="https://www.jpaccart.ch/images/content//penser_la_médiathèque_size2.jpg" title="aux Presses de l'Enssib"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/content//penser_la_médiathèque_size1.jpg" alt="aux Presses de l'Enssib" /></a>
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aux Presses de l'Enssib
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aux Presses de l'Enssib
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</div>(2023) - « Sciences Po Bibliothèque », une histoire, des collections et… une marque2023-12-21T09:14:14+00:002023-12-21T09:14:14+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/sciences-po-bibliotheque-une-histoire-des-collections-et-une-marque.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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</div>(2021) - Veille & actualité 8 (CNED) : Les bibliothèques et la crise sanitaire du COVID 19 – octobre 20212022-05-02T04:56:57+00:002022-05-02T04:56:57+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/2021-veille-actualite-8-cned-les-bibliotheques-et-la-crise-sanitaire-du-covid-19-octobre-2021.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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</div>(2020) - La gestion de projet en temps de pandémie2021-01-22T11:48:37+00:002021-01-22T11:48:37+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/2020-la-gestion-de-projet-en-temps-de-pandemie.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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Revue Noesia
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Revue Noesia
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</div>(2017) - Management des services d'information documentaire : une comparaison France-Suisse2018-08-17T11:01:16+00:002018-08-17T11:01:16+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/2017-management-des-services-dinformation-documentaire-une-comparaison-france-suisse.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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Couverture Hors-Texte
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Couverture Hors-Texte
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</div>(2011) - Une bibliothèque est aussi un lieu physique2012-02-03T09:02:47+00:002012-02-03T09:02:47+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/2011-une-bibliotheque-est-aussi-un-lieu-physique.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><p><strong>La rénovation de la Bibliothèque de la Faculté des Sciences à l'Université de Genève </strong> </p><p>publié dans : <strong>Argus</strong>, vol. 39, n° 3, hiver 2011, 31-34 et dans <strong>Archimag</strong> « Bibliothèques : les nouveaux usages », février 2011, p. 82-84 sous le titre : "Cadre de vie : rénovation de la Bibliothèque Ernst et Lucie Schmdheiny à Genève » in Guide pratique . </p><p><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/edito/ernst.jpg" alt="ernst" title="ernst" width="305" height="199" /> </p><p><strong>RÉSUMÉ :</strong> </p><p>Le lancement d'un projet comme la construction ou la rénovation d'une bibliothèque représente toujours un défi : défi à la fois professionnel et personnel, architectural, culturel et politique souvent. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit de la rénovation d'une bibliothèque déjà existante, celle de la Faculté des Sciences à l'Université de Genève, sise au rez-de-chaussée de la Faculté, au bord d'une rivière - l'Arve, affluent du Rhône - en pleine ville de Genève, dans l'un de ses quartiers populaires peu connu des touristes fortunés et des hommes d'affaires, la Jonction. L'article décrit la réflexion qui a présidé à cette rénovation, puis la démarche projet mise en place, ainsi que le travail d'étroite collaboration mené entre la Fondation Schmidheiny qui a financé la rénovation, les bibliothécaires et la Faculté des Sciences dans son ensemble. </p><p><br /><strong>Une bibliothèque est aussi un lieu physique : la rénovation de la Bibliothèque de la Faculté des Sciences à l'Université de Genève</strong> </p><p><strong>Points négatifs et positifs : le pourquoi d'une rénovation nécessaire</strong> </p><p>Le bâtiment actuel (communément appelé Sciences 2) est représentatif de l'architecture des années 1970 : béton, acier et verre prédominent, avec cependant une présence importante du bois d'acajou sur de grandes surfaces à l'intérieur du bâtiment. Le tout donne une impression de lourdeur, l'atmosphère y est sombre, malgré les baies vitrées. Pour ce qui est des points négatifs, l'ancienne bibliothèque n'échappe pas à cette description, l'éclairage étant véritablement un point faible, un plafond de couleur marron qui malgré sa hauteur donne une impression d'écrasement, un mobilier d'époque, très solide et peu esthétique (seules les étagères ont été changées). Bien qu'ayant était refait il y a quelques années, le sol pâtit d'une moquette qui renforce l'idée d'un lieu triste et sans harmonie véritable. Une banque d'accueil, installée depuis cinq ans seulement <a name="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn1" title="_ftnref1">[1]</a>, est située à gauche de l'entrée principale, derrière un pilier... montrant ainsi que l'accueil des usagers n'est pas une priorité. Les bibliothécaires (une dizaine) ne sont pas mieux lotis : ils partagent, pour la plupart, un grand bureau paysager meublé de manière complètement disparate et donnant sur une cour intérieure. Les collections (à peu près 70 000 ouvrages) sont stockées sur une dizaine d'étagères parallèles dans l'espace central de la bibliothèque, renforçant l'idée d'être plus un espace d'archivage qu'un lieu vivant tel que peut l'être une bibliothèque. </p><p>Pour les points positifs, la fréquentation (essentiellement des étudiants et des assistants, quelques professeurs et lecteurs extérieurs) est bonne, les usagers occupant sur des périodes de temps assez longues les quelque 120 places à disposition (incluant places de travail et une vingtaine de postes informatiques) sur les 1200 m2 que compte la bibliothèque, ce qui en fait une bibliothèque de moyenne importance : il faut cependant préciser que cette bibliothèque (dite « centrale ») fédère un réseau de six autres bibliothèques scientifiques réparties dans Genève <a name="_ftnref2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn2" title="_ftnref2">[2]</a> ce qui évidemment multiplient la surface et les places de travail disponibles. Bénéficiant d'un plateau central imposant, d'une entrée au rez-de-chaussée du bâtiment de la Faculté avec une entrée indépendante à l'arrière pour l'ouverture du week-end, la bibliothèque centrale comporte, sur les côtés, deux niveaux (inférieurs et supérieurs) avec des espaces de travail plus isolés et appréciés des étudiants. Cette architecture, somme toute très rectiligne, est cependant bien adaptée à une bibliothèque et explique le fait que, malgré tout, les usagers la fréquentent. </p><p>Cependant, la Faculté est consciente du fait qu'après 40 années, une rénovation est nécessaire, si ce n'est impérative, et lance pour cela une démarche projet qui se décline en grandes étapes. </p><p><strong>Les grandes étapes du projet de rénovation</strong> </p><p><strong>1<sup>ère</sup> étape</strong> : la mise en place du groupe de projet </p><p>La réflexion sur la rénovation est engagée dès 2008 avant l'arrivée du futur chef de projet : l'équipe de bibliothécaires participe à une consultation en la matière demandée par l'Administration de la Faculté afin de voir les corrections possibles, et une nouvelle répartition des tâches est également décidée au sein de l'équipe. C'est un des points les plus intéressants du projet : une remise à plat complète des tâches en parallèle aux futurs travaux <a name="_ftnref3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn3" title="_ftnref3">[3]</a>. </p><p>Jusqu'à mars 2009, la Bibliothèque des Sciences, contrairement aux autres bibliothèques de facultés <a name="_ftnref4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn4" title="_ftnref4">[4]</a>, n'avait pas de direction propre, mais une coordination. Au 1<sup>er</sup> mars de cette année 2009 est donc recruté un directeur dont la mission principale est de mener à bien le projet de la nouvelle bibliothèque : un projet doit être monté et présenté devant une fondation privée qui finance depuis de nombreuses années l'Université de Genève, la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny <a name="_ftnref5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn5" title="_ftnref5">[5]</a>, du nom d'une vieille famille suisse de l'industrie. La Faculté des Sciences, représentée par son doyen, décide que la bibliothèque est un projet prioritaire qui doit être soutenu auprès de la Fondation. Le chef de projet est chargé de mettre sur pied un groupe de projet. Celui-ci comprend, outre le doyen, le vice-doyen chargé de la bibliothèque et l'administrateur de la Faculté, des responsables des bâtiments de l'Université, un membre du Service suisse aux bibliothèques (société privée pour l'agencement et le mobilier de bibliothèques) <a name="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn6" title="_ftnref6">[6]</a> et un architecte : le choix se porte sur le PlanungsBüro Chevalier, société de conseil ayant une longue expertise en matière de bibliothèques suisses <a name="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn7" title="_ftnref7">[7]</a>. Le choix du signaléticien intervient plus tard en milieu de processus. </p><p><strong>2<sup>ème</sup> étape</strong> : les grandes lignes du projet et l'acceptation de la Fondation </p><p>Une fois en place, le groupe de projet se réunit en moyenne une fois par mois : il a jusqu'au mois de mai suivant pour le montage du projet. Ce sont bien évidemment les grandes lignes qui sont décidées, l'architecte étant chargé du concept général : </p><ul> <li>- l'utilisation de l'architecture intérieure d'origine comprenant le bois d'acajou, le béton et l'acier; l'ensemble doit être complètement remis à neuf;</li> <li>- les espaces sont répartis différemment: une porte d'entrée modernisée; un accueil identifié et visible depuis l'entrée; un autre agencement pour les collections réparties selon des zones thématiques mais sur la même surface qu'auparavant; une salle de formation équipée de postes informatiques; des cabines de travail de groupe pour les étudiants; des collections de périodiques archivées en compactus mais accessibles au public; des bureaux reconfigurés pour les bibliothécaires;</li> <li>- une contrainte cependant: ne pas réduire le nombre de places de travail, ni le métrage linéaire nécessaire aux collections et à leur développement (l'ajustement est donc constant tout au long du projet);</li> <li>- tout l'habillement intérieur est à revoir et à renouveler: faux plafonds; moquette; éclairages, mobilier...</li></ul><p>Le principe général accepté par le groupe de projet est véritablement d'offrir aux usagers un lieu de travail et de vie confortable, accueillant et offrant les meilleures technologies. De plus, aux trois sections d'origine (Sciences pharmaceutiques, Biologie, Chimie) s'ajoutent celle de Physique, soit quelque 13 000 ouvrages supplémentaires à recoter selon la Classification décimale universelle (CDU) pour l'intégration dans la collection générale. </p><p>Le 26 mai 2009, le Conseil de la Fondation Schmidheiny approuve le projet en présence du Recteur de l'Université de Genève, M. Dominique Vassali et du Décanat des Sciences. Une somme de 2 millions de francs suisses est allouée pour ce projet. </p><p><strong>3<sup>ème</sup> étape</strong> : premiers travaux, premières déconvenues </p><p>La question des collections et de leur accroissement - malgré l'arrivée massive du numérique dans le domaine des sciences <a name="_ftnref8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn8" title="_ftnref8">[8]</a> - étant cruciale, deux compactus (un en sous-sol, et le second directement accessible dans une des galeries) sont construits, d'anciens sont détruits de septembre à novembre 2009, et l'autorisation officielle de procéder aux travaux est accordée d'autant plus facilement que le projet ne prévoit pas de murs à casser ou de modifications dans la structure même du bâtiment. La 1<sup>ère</sup> tranche des travaux doit avoir lieu de février à mai 2010 avec une fermeture partielle de la bibliothèque, puis une deuxième tranche finale de juillet à septembre 2010 pour réouverture lors de la rentrée universitaire. Des tests faits dans les canalisations d'eau montrent la présence infime d'amiante dans l'isolation des tuyaux, à l'instar de pratiquement tous les bâtiments construits à cette époque. Le service de sécurité de l'Etat de Genève demande alors la fermeture compète des locaux, le déménagement des collections et surtout des bureaux en vue d'un désamiantage complet des locaux. Une bibliothèque provisoire est alors installée en étage et fonctionne d'avril à septembre 2010 avec tous les services ouverts aux usagers, les collections d'ouvrages ayant pu être stockées en sous-sol. </p><p><strong>4<sup>ème</sup> étape</strong> : les choix opérés par l'architecte et le chef de projet </p><p>Dans ce type de projet, la relation de confiance qui s'instaure entre l'architecte désigné et le chef de projet est primordiale. En l'occurrence, cette relation s'installe très vite au vu des compétences de l'architecte qui a une expérience importante en matière de bibliothèques et de conduite de projets. Les choix sont en premier lieu discutés entre ces deux protagonistes, en plein accord, puis ensuite présentés au groupe de projet, la décision finale (en cas de litiges) revenant au doyen de la Faculté. Couleurs, matières, matériaux sont examinés ; répartition des collections, délimitation des zones d'accueil, de travail, de bureaux, de consultation sont décidés, ainsi que les différents types de mobiliers (tables, chaises, étagères, banque d'accueil...). Très vite, la désignation d'un signaléticien s'avère nécessaire : l'architecte propose alors l'Atelier Roger Pfund <a name="_ftnref9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn9" title="_ftnref9">[9]</a>, célèbre graphiste suisse connu pour les billets de banque suisses et les portraits récents géants ornant l'Université de Genève pour ses 450 ans. L'Atelier est alors désigné pour dessiner un concept global signalétique, concept qui s'accorde avec celui élaboré par l'architecte : cela permet notamment le choix définitif des couleurs de la future bibliothèque Schmidheiny, gris au sol avec des bandes rouges pour délimiter certaines zones, rappel du rouge sur les piliers en béton, panneaux d'affichage et plan de la bibliothèque rouges également et immenses portraits des fondateurs, M. et Mme Schmidheiny à l'entrée. Il est évident qu'il n'est pas toujours évident de faire comprendre à des artistes ce qu'est réellement une bibliothèque, car ils privilégient avant tout l'esthétique sur l'aspect pratique. Mais petit à petit, à force de discussions, de rendez-vous, une identité visuelle de la future bibliothèque prend forme, pour former un concept définitif approuvé par l'ensemble du groupe de projet. Parallèlement, les choix du mobilier, des éclairages sont faits et les commandes sont lancées auprès des fournisseurs, avec des adaptations constantes (réduction ou commandes de mobilier supplémentaire). </p><p><strong>5<sup>ème</sup> étape</strong> : reprise des travaux et réouverture </p><p>En juin 2010, le désamiantage complet de la bibliothèque prend fin, et les travaux peuvent reprendre. S'engage alors une course contre la montre, car il reste tout à faire pendant les mois d'été : faux-plafond à chang<br />r intégralement, électricité et câblage à remettre aux normes, boiseries et huisseries en acier à rénover, sol et piliers à poncer... Les responsables du bâtiment mobilisent alors les entreprises nécessaires, et les réunions de chantiers hebdomadaires en présence du chef de projet s'avèrent très utiles pour régler la multitude de détails en suspens : comment combler tel espace ; comment remplacer tel panneau abîmé pendant les travaux ; faut-il déplacer tel ou tel prise électrique etc. Les contacts avec l'architecte, les signaléticiens, les entreprises s'intensifient au fur et à mesure que les travaux avancent. Ceux se terminent fin août 2010, le mobilier est livré et installé ainsi que la signalétique, la nouvelle bibliothèque est réouverte le 20 septembre, jour de la rentrée universitaire. L'inauguration officielle a lieu le 18 octobre en présence d'officiels, de politiques et de personnalités du monde bibliothéconomique suisse. </p><p><strong>Bilan </strong></p><p>Le résultat est une vraie réussite, les usagers sont très satisfaits, ainsi que les bibliothécaires et la Faculté des Sciences dans son ensemble. Le tout donne un ensemble très harmonieux, lumineux et coloré sans l'être trop. Cela n'aurait pas été possible sans un choix de partenaires compétents, sans une étroite coopération entre l'architecte, les signaléticiens et les bibliothécaires. La Fondation Schmidheiny a également participé activement à tous les choix, ce qui s'est avéré très important pour le projet lui-même : cela a permis de réduire certains postes financiers pour en privilégier d'autres au fur et à mesure des choix et des décisions. Evidemment, tout ne fut pas très facile et certains choix demeurent contestables (un sol moquetté par exemple quand on sait la difficulté de maintenir des locaux propres à l'université) ; le suivi des travaux n'est pas non plus très facile, notamment dans la multitude de détails à solutionner. La compréhension de ce qu'est une bibliothèque - un lieu d'accueil et de travail, et non pas un lieu d'archivage - pour des non-usagers demande une explication quasi permanente aux différents interlocuteurs. Il faut également convaincre les bibliothécaires de l'importance de certains choix, tout en en abandonnant d'autres. Il faut donc beaucoup de persévérance, de pouvoir de conviction et de diplomatie pour que toutes les pierres du projet s'imbriquent correctement. Mais, au bout du compte, le résultat est probant ! </p><p>cop. Jean-Philipe Accart 2012 </p><p><br /><strong>Encadré : Obtenir des fonds privés.</strong> </p><p>En pleine crise économique, il apparaît étonnant qu'une fondation accorde deux millions de francs pour rénover une bibliothèque. Plusieurs éléments contribuent à ce financement : </p><ul> <li>- le domaine des sciences est un domaine très porteur, pour lequel l'Université de Genève est reconnue internationalement;</li> <li>- la Suisse a moins souffert de la crise économique que l'Europe en général;</li> <li>- les liens très étroits entretenus entre la Fondation Schmidheiny, la Faculté des Sciences et l'Université de Genève et ce, depuis plusieurs années;</li> <li>- le fait de proposer un projet d'une certaine envergure, pour servir une population qui en a un véritable besoin, les étudiants et le corps enseignant de la Faculté:</li> <li>- le peu de contraintes de la part de la Fondation si ce n'est que la bibliothèque change de nom et d'identité visuelle; cela donne une réelle visibilité à la Fondation qui jusqu'ici finançait plutôt des micros projets;</li> <li>- le fait que ce soient des fonds privés a permis au projet d'avancer très vite, puisque les entreprises ont été payées directement par la fondation sans les délais d'attente imposés par l'Université.</li></ul><p><strong>Encadré : 3 conseils de bonne pratique</strong> </p><ul> <li>1) Un tel projet demande l'adhésion de l'équipe dans son ensemble et de la direction de l'institution, même pour un certain nombre de détails.</li> <li>2) Un groupe de projet cohérent est à constituer pour les grandes orientations, avec des experts de chaque domaine.</li> <li>3) Le choix de l'architecte et du chef de projet est primordial pour la réussite globale du projet.</li></ul><hr /><p><strong>Notes</strong> </p><p><a name="_ftn1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref1" title="_ftn1">[1]</a> L'accueil, auparavant, se faisait dans un des bureaux des bibliothécaires. </p><p><a name="_ftn2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref2" title="_ftn2">[2]</a> Le réseau BiblioSciences comprend, outre la bibliothèque centrale à Sciences 2 qui rassemble les sections de Physique, Chimie, Biologie et Sciences pharmaceutiques, les bibliothèques des départements suivants : Sciences de la Terre, Environnement, Mathématiques, Astronomie, Informatique, Anthropologie. Voir : <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.unige.ch/biblio/sciences/infos.html">http://www.unige.ch/biblio/sciences/infos.html</a> </p><p><a name="_ftn3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref3" title="_ftn3">[3]</a> Cette étape n'est cependant pas abordée dans cet article. </p><p><a name="_ftn4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref4" title="_ftn4">[4]</a> Il y a - en 2009 - 8 bibliothèques de facultés à l'Université de Genève (outre les Sciences) : Sciences économiques et sociales, Psychologie, Droit, Médecine, Lettres, Théologie et Centres inter-facultaires </p><p><a name="_ftn5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref5" title="_ftn5">[5]</a> <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.fondation-schmidheiny.ch/">http://www.fondation-schmidheiny.ch/</a> </p><p><a name="_ftn6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref6" title="_ftn6">[6]</a> <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.sbd.ch/fr/portrait_f/sbd_f/cooperation_avec_l_ekz.htm">http://www.sbd.ch/fr/portrait_f/sbd_f/cooperation_avec_l_ekz.htm</a> </p><p><a name="_ftn7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref7" title="_ftn7">[7]</a> PlanungBüro Françoise Chevalier - Thun : contact <a href="mailto:chevalier.f@bluewin.ch">chevalier.f@bluewin.ch</a> </p><p><a name="_ftn8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref8" title="_ftn8">[8]</a> Cet accroissement concerne pour l'instant les périodiques électroniques, mais les ouvrages et mongraphies sont toujours papier. </p><p><a name="_ftn9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref9" title="_ftn9">[9]</a> Site Atelier Roger Pfund (communication visuelle) : <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.atelierpfund.ch/fr/arp/accueil.html">http://www.atelierpfund.ch/fr/arp/accueil.html</a> </p></p><p></p><p> </p><p><p><strong>La rénovation de la Bibliothèque de la Faculté des Sciences à l'Université de Genève </strong> </p><p>publié dans : <strong>Argus</strong>, vol. 39, n° 3, hiver 2011, 31-34 et dans <strong>Archimag</strong> « Bibliothèques : les nouveaux usages », février 2011, p. 82-84 sous le titre : "Cadre de vie : rénovation de la Bibliothèque Ernst et Lucie Schmdheiny à Genève » in Guide pratique . </p><p><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/edito/ernst.jpg" alt="ernst" title="ernst" width="305" height="199" /> </p><p><strong>RÉSUMÉ :</strong> </p><p>Le lancement d'un projet comme la construction ou la rénovation d'une bibliothèque représente toujours un défi : défi à la fois professionnel et personnel, architectural, culturel et politique souvent. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit de la rénovation d'une bibliothèque déjà existante, celle de la Faculté des Sciences à l'Université de Genève, sise au rez-de-chaussée de la Faculté, au bord d'une rivière - l'Arve, affluent du Rhône - en pleine ville de Genève, dans l'un de ses quartiers populaires peu connu des touristes fortunés et des hommes d'affaires, la Jonction. L'article décrit la réflexion qui a présidé à cette rénovation, puis la démarche projet mise en place, ainsi que le travail d'étroite collaboration mené entre la Fondation Schmidheiny qui a financé la rénovation, les bibliothécaires et la Faculté des Sciences dans son ensemble. </p><p><br /><strong>Une bibliothèque est aussi un lieu physique : la rénovation de la Bibliothèque de la Faculté des Sciences à l'Université de Genève</strong> </p><p><strong>Points négatifs et positifs : le pourquoi d'une rénovation nécessaire</strong> </p><p>Le bâtiment actuel (communément appelé Sciences 2) est représentatif de l'architecture des années 1970 : béton, acier et verre prédominent, avec cependant une présence importante du bois d'acajou sur de grandes surfaces à l'intérieur du bâtiment. Le tout donne une impression de lourdeur, l'atmosphère y est sombre, malgré les baies vitrées. Pour ce qui est des points négatifs, l'ancienne bibliothèque n'échappe pas à cette description, l'éclairage étant véritablement un point faible, un plafond de couleur marron qui malgré sa hauteur donne une impression d'écrasement, un mobilier d'époque, très solide et peu esthétique (seules les étagères ont été changées). Bien qu'ayant était refait il y a quelques années, le sol pâtit d'une moquette qui renforce l'idée d'un lieu triste et sans harmonie véritable. Une banque d'accueil, installée depuis cinq ans seulement <a name="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn1" title="_ftnref1">[1]</a>, est située à gauche de l'entrée principale, derrière un pilier... montrant ainsi que l'accueil des usagers n'est pas une priorité. Les bibliothécaires (une dizaine) ne sont pas mieux lotis : ils partagent, pour la plupart, un grand bureau paysager meublé de manière complètement disparate et donnant sur une cour intérieure. Les collections (à peu près 70 000 ouvrages) sont stockées sur une dizaine d'étagères parallèles dans l'espace central de la bibliothèque, renforçant l'idée d'être plus un espace d'archivage qu'un lieu vivant tel que peut l'être une bibliothèque. </p><p>Pour les points positifs, la fréquentation (essentiellement des étudiants et des assistants, quelques professeurs et lecteurs extérieurs) est bonne, les usagers occupant sur des périodes de temps assez longues les quelque 120 places à disposition (incluant places de travail et une vingtaine de postes informatiques) sur les 1200 m2 que compte la bibliothèque, ce qui en fait une bibliothèque de moyenne importance : il faut cependant préciser que cette bibliothèque (dite « centrale ») fédère un réseau de six autres bibliothèques scientifiques réparties dans Genève <a name="_ftnref2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn2" title="_ftnref2">[2]</a> ce qui évidemment multiplient la surface et les places de travail disponibles. Bénéficiant d'un plateau central imposant, d'une entrée au rez-de-chaussée du bâtiment de la Faculté avec une entrée indépendante à l'arrière pour l'ouverture du week-end, la bibliothèque centrale comporte, sur les côtés, deux niveaux (inférieurs et supérieurs) avec des espaces de travail plus isolés et appréciés des étudiants. Cette architecture, somme toute très rectiligne, est cependant bien adaptée à une bibliothèque et explique le fait que, malgré tout, les usagers la fréquentent. </p><p>Cependant, la Faculté est consciente du fait qu'après 40 années, une rénovation est nécessaire, si ce n'est impérative, et lance pour cela une démarche projet qui se décline en grandes étapes. </p><p><strong>Les grandes étapes du projet de rénovation</strong> </p><p><strong>1<sup>ère</sup> étape</strong> : la mise en place du groupe de projet </p><p>La réflexion sur la rénovation est engagée dès 2008 avant l'arrivée du futur chef de projet : l'équipe de bibliothécaires participe à une consultation en la matière demandée par l'Administration de la Faculté afin de voir les corrections possibles, et une nouvelle répartition des tâches est également décidée au sein de l'équipe. C'est un des points les plus intéressants du projet : une remise à plat complète des tâches en parallèle aux futurs travaux <a name="_ftnref3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn3" title="_ftnref3">[3]</a>. </p><p>Jusqu'à mars 2009, la Bibliothèque des Sciences, contrairement aux autres bibliothèques de facultés <a name="_ftnref4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn4" title="_ftnref4">[4]</a>, n'avait pas de direction propre, mais une coordination. Au 1<sup>er</sup> mars de cette année 2009 est donc recruté un directeur dont la mission principale est de mener à bien le projet de la nouvelle bibliothèque : un projet doit être monté et présenté devant une fondation privée qui finance depuis de nombreuses années l'Université de Genève, la Fondation Ernst et Lucie Schmidheiny <a name="_ftnref5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn5" title="_ftnref5">[5]</a>, du nom d'une vieille famille suisse de l'industrie. La Faculté des Sciences, représentée par son doyen, décide que la bibliothèque est un projet prioritaire qui doit être soutenu auprès de la Fondation. Le chef de projet est chargé de mettre sur pied un groupe de projet. Celui-ci comprend, outre le doyen, le vice-doyen chargé de la bibliothèque et l'administrateur de la Faculté, des responsables des bâtiments de l'Université, un membre du Service suisse aux bibliothèques (société privée pour l'agencement et le mobilier de bibliothèques) <a name="_ftnref6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn6" title="_ftnref6">[6]</a> et un architecte : le choix se porte sur le PlanungsBüro Chevalier, société de conseil ayant une longue expertise en matière de bibliothèques suisses <a name="_ftnref7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn7" title="_ftnref7">[7]</a>. Le choix du signaléticien intervient plus tard en milieu de processus. </p><p><strong>2<sup>ème</sup> étape</strong> : les grandes lignes du projet et l'acceptation de la Fondation </p><p>Une fois en place, le groupe de projet se réunit en moyenne une fois par mois : il a jusqu'au mois de mai suivant pour le montage du projet. Ce sont bien évidemment les grandes lignes qui sont décidées, l'architecte étant chargé du concept général : </p><ul> <li>- l'utilisation de l'architecture intérieure d'origine comprenant le bois d'acajou, le béton et l'acier; l'ensemble doit être complètement remis à neuf;</li> <li>- les espaces sont répartis différemment: une porte d'entrée modernisée; un accueil identifié et visible depuis l'entrée; un autre agencement pour les collections réparties selon des zones thématiques mais sur la même surface qu'auparavant; une salle de formation équipée de postes informatiques; des cabines de travail de groupe pour les étudiants; des collections de périodiques archivées en compactus mais accessibles au public; des bureaux reconfigurés pour les bibliothécaires;</li> <li>- une contrainte cependant: ne pas réduire le nombre de places de travail, ni le métrage linéaire nécessaire aux collections et à leur développement (l'ajustement est donc constant tout au long du projet);</li> <li>- tout l'habillement intérieur est à revoir et à renouveler: faux plafonds; moquette; éclairages, mobilier...</li></ul><p>Le principe général accepté par le groupe de projet est véritablement d'offrir aux usagers un lieu de travail et de vie confortable, accueillant et offrant les meilleures technologies. De plus, aux trois sections d'origine (Sciences pharmaceutiques, Biologie, Chimie) s'ajoutent celle de Physique, soit quelque 13 000 ouvrages supplémentaires à recoter selon la Classification décimale universelle (CDU) pour l'intégration dans la collection générale. </p><p>Le 26 mai 2009, le Conseil de la Fondation Schmidheiny approuve le projet en présence du Recteur de l'Université de Genève, M. Dominique Vassali et du Décanat des Sciences. Une somme de 2 millions de francs suisses est allouée pour ce projet. </p><p><strong>3<sup>ème</sup> étape</strong> : premiers travaux, premières déconvenues </p><p>La question des collections et de leur accroissement - malgré l'arrivée massive du numérique dans le domaine des sciences <a name="_ftnref8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn8" title="_ftnref8">[8]</a> - étant cruciale, deux compactus (un en sous-sol, et le second directement accessible dans une des galeries) sont construits, d'anciens sont détruits de septembre à novembre 2009, et l'autorisation officielle de procéder aux travaux est accordée d'autant plus facilement que le projet ne prévoit pas de murs à casser ou de modifications dans la structure même du bâtiment. La 1<sup>ère</sup> tranche des travaux doit avoir lieu de février à mai 2010 avec une fermeture partielle de la bibliothèque, puis une deuxième tranche finale de juillet à septembre 2010 pour réouverture lors de la rentrée universitaire. Des tests faits dans les canalisations d'eau montrent la présence infime d'amiante dans l'isolation des tuyaux, à l'instar de pratiquement tous les bâtiments construits à cette époque. Le service de sécurité de l'Etat de Genève demande alors la fermeture compète des locaux, le déménagement des collections et surtout des bureaux en vue d'un désamiantage complet des locaux. Une bibliothèque provisoire est alors installée en étage et fonctionne d'avril à septembre 2010 avec tous les services ouverts aux usagers, les collections d'ouvrages ayant pu être stockées en sous-sol. </p><p><strong>4<sup>ème</sup> étape</strong> : les choix opérés par l'architecte et le chef de projet </p><p>Dans ce type de projet, la relation de confiance qui s'instaure entre l'architecte désigné et le chef de projet est primordiale. En l'occurrence, cette relation s'installe très vite au vu des compétences de l'architecte qui a une expérience importante en matière de bibliothèques et de conduite de projets. Les choix sont en premier lieu discutés entre ces deux protagonistes, en plein accord, puis ensuite présentés au groupe de projet, la décision finale (en cas de litiges) revenant au doyen de la Faculté. Couleurs, matières, matériaux sont examinés ; répartition des collections, délimitation des zones d'accueil, de travail, de bureaux, de consultation sont décidés, ainsi que les différents types de mobiliers (tables, chaises, étagères, banque d'accueil...). Très vite, la désignation d'un signaléticien s'avère nécessaire : l'architecte propose alors l'Atelier Roger Pfund <a name="_ftnref9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn9" title="_ftnref9">[9]</a>, célèbre graphiste suisse connu pour les billets de banque suisses et les portraits récents géants ornant l'Université de Genève pour ses 450 ans. L'Atelier est alors désigné pour dessiner un concept global signalétique, concept qui s'accorde avec celui élaboré par l'architecte : cela permet notamment le choix définitif des couleurs de la future bibliothèque Schmidheiny, gris au sol avec des bandes rouges pour délimiter certaines zones, rappel du rouge sur les piliers en béton, panneaux d'affichage et plan de la bibliothèque rouges également et immenses portraits des fondateurs, M. et Mme Schmidheiny à l'entrée. Il est évident qu'il n'est pas toujours évident de faire comprendre à des artistes ce qu'est réellement une bibliothèque, car ils privilégient avant tout l'esthétique sur l'aspect pratique. Mais petit à petit, à force de discussions, de rendez-vous, une identité visuelle de la future bibliothèque prend forme, pour former un concept définitif approuvé par l'ensemble du groupe de projet. Parallèlement, les choix du mobilier, des éclairages sont faits et les commandes sont lancées auprès des fournisseurs, avec des adaptations constantes (réduction ou commandes de mobilier supplémentaire). </p><p><strong>5<sup>ème</sup> étape</strong> : reprise des travaux et réouverture </p><p>En juin 2010, le désamiantage complet de la bibliothèque prend fin, et les travaux peuvent reprendre. S'engage alors une course contre la montre, car il reste tout à faire pendant les mois d'été : faux-plafond à chang<br />r intégralement, électricité et câblage à remettre aux normes, boiseries et huisseries en acier à rénover, sol et piliers à poncer... Les responsables du bâtiment mobilisent alors les entreprises nécessaires, et les réunions de chantiers hebdomadaires en présence du chef de projet s'avèrent très utiles pour régler la multitude de détails en suspens : comment combler tel espace ; comment remplacer tel panneau abîmé pendant les travaux ; faut-il déplacer tel ou tel prise électrique etc. Les contacts avec l'architecte, les signaléticiens, les entreprises s'intensifient au fur et à mesure que les travaux avancent. Ceux se terminent fin août 2010, le mobilier est livré et installé ainsi que la signalétique, la nouvelle bibliothèque est réouverte le 20 septembre, jour de la rentrée universitaire. L'inauguration officielle a lieu le 18 octobre en présence d'officiels, de politiques et de personnalités du monde bibliothéconomique suisse. </p><p><strong>Bilan </strong></p><p>Le résultat est une vraie réussite, les usagers sont très satisfaits, ainsi que les bibliothécaires et la Faculté des Sciences dans son ensemble. Le tout donne un ensemble très harmonieux, lumineux et coloré sans l'être trop. Cela n'aurait pas été possible sans un choix de partenaires compétents, sans une étroite coopération entre l'architecte, les signaléticiens et les bibliothécaires. La Fondation Schmidheiny a également participé activement à tous les choix, ce qui s'est avéré très important pour le projet lui-même : cela a permis de réduire certains postes financiers pour en privilégier d'autres au fur et à mesure des choix et des décisions. Evidemment, tout ne fut pas très facile et certains choix demeurent contestables (un sol moquetté par exemple quand on sait la difficulté de maintenir des locaux propres à l'université) ; le suivi des travaux n'est pas non plus très facile, notamment dans la multitude de détails à solutionner. La compréhension de ce qu'est une bibliothèque - un lieu d'accueil et de travail, et non pas un lieu d'archivage - pour des non-usagers demande une explication quasi permanente aux différents interlocuteurs. Il faut également convaincre les bibliothécaires de l'importance de certains choix, tout en en abandonnant d'autres. Il faut donc beaucoup de persévérance, de pouvoir de conviction et de diplomatie pour que toutes les pierres du projet s'imbriquent correctement. Mais, au bout du compte, le résultat est probant ! </p><p>cop. Jean-Philipe Accart 2012 </p><p><br /><strong>Encadré : Obtenir des fonds privés.</strong> </p><p>En pleine crise économique, il apparaît étonnant qu'une fondation accorde deux millions de francs pour rénover une bibliothèque. Plusieurs éléments contribuent à ce financement : </p><ul> <li>- le domaine des sciences est un domaine très porteur, pour lequel l'Université de Genève est reconnue internationalement;</li> <li>- la Suisse a moins souffert de la crise économique que l'Europe en général;</li> <li>- les liens très étroits entretenus entre la Fondation Schmidheiny, la Faculté des Sciences et l'Université de Genève et ce, depuis plusieurs années;</li> <li>- le fait de proposer un projet d'une certaine envergure, pour servir une population qui en a un véritable besoin, les étudiants et le corps enseignant de la Faculté:</li> <li>- le peu de contraintes de la part de la Fondation si ce n'est que la bibliothèque change de nom et d'identité visuelle; cela donne une réelle visibilité à la Fondation qui jusqu'ici finançait plutôt des micros projets;</li> <li>- le fait que ce soient des fonds privés a permis au projet d'avancer très vite, puisque les entreprises ont été payées directement par la fondation sans les délais d'attente imposés par l'Université.</li></ul><p><strong>Encadré : 3 conseils de bonne pratique</strong> </p><ul> <li>1) Un tel projet demande l'adhésion de l'équipe dans son ensemble et de la direction de l'institution, même pour un certain nombre de détails.</li> <li>2) Un groupe de projet cohérent est à constituer pour les grandes orientations, avec des experts de chaque domaine.</li> <li>3) Le choix de l'architecte et du chef de projet est primordial pour la réussite globale du projet.</li></ul><hr /><p><strong>Notes</strong> </p><p><a name="_ftn1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref1" title="_ftn1">[1]</a> L'accueil, auparavant, se faisait dans un des bureaux des bibliothécaires. </p><p><a name="_ftn2" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref2" title="_ftn2">[2]</a> Le réseau BiblioSciences comprend, outre la bibliothèque centrale à Sciences 2 qui rassemble les sections de Physique, Chimie, Biologie et Sciences pharmaceutiques, les bibliothèques des départements suivants : Sciences de la Terre, Environnement, Mathématiques, Astronomie, Informatique, Anthropologie. Voir : <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.unige.ch/biblio/sciences/infos.html">http://www.unige.ch/biblio/sciences/infos.html</a> </p><p><a name="_ftn3" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref3" title="_ftn3">[3]</a> Cette étape n'est cependant pas abordée dans cet article. </p><p><a name="_ftn4" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref4" title="_ftn4">[4]</a> Il y a - en 2009 - 8 bibliothèques de facultés à l'Université de Genève (outre les Sciences) : Sciences économiques et sociales, Psychologie, Droit, Médecine, Lettres, Théologie et Centres inter-facultaires </p><p><a name="_ftn5" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref5" title="_ftn5">[5]</a> <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.fondation-schmidheiny.ch/">http://www.fondation-schmidheiny.ch/</a> </p><p><a name="_ftn6" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref6" title="_ftn6">[6]</a> <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.sbd.ch/fr/portrait_f/sbd_f/cooperation_avec_l_ekz.htm">http://www.sbd.ch/fr/portrait_f/sbd_f/cooperation_avec_l_ekz.htm</a> </p><p><a name="_ftn7" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref7" title="_ftn7">[7]</a> PlanungBüro Françoise Chevalier - Thun : contact <a href="mailto:chevalier.f@bluewin.ch">chevalier.f@bluewin.ch</a> </p><p><a name="_ftn8" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref8" title="_ftn8">[8]</a> Cet accroissement concerne pour l'instant les périodiques électroniques, mais les ouvrages et mongraphies sont toujours papier. </p><p><a name="_ftn9" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftnref9" title="_ftn9">[9]</a> Site Atelier Roger Pfund (communication visuelle) : <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.atelierpfund.ch/fr/arp/accueil.html">http://www.atelierpfund.ch/fr/arp/accueil.html</a> </p></p><p></p><p> </p>(2010) - Une bibliothèque dédiée au monde du travail : la bibliothèque de l'OIT à Genève2011-09-15T17:30:13+00:002011-09-15T17:30:13+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/2010-une-bibliotheque-dediee-au-monde-du-travail-la-bibliotheque-de-l-oit-a-geneve.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p>in<strong> ARBIDO, n° 1, 2010, p. 36-40</strong> <p><strong>Le contexte de la "Genève internationale"</strong> </p><p >La "Genève internationale" compte sur son territoire plus d'une centaine d'organisations internationales. Non contentes de générer des volumes d'information et de documentation de plus en plus grands, elles possèdent - pour certaines - des systèmes documentaires modèles : </p><p >- l'Organisation des Nations unies (ONU); </p><p >- le Bureau international du travail (BIT); </p><p >- l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ; </p><p >- le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)... </p><p >Les bibliothèques et les services de documentation de ces institutions traitent des informations en provenance du monde entier et ont développé d'abord des outils traditionnels de gestion documentaire (fonds documentaires de base, thesaurus), puis des outils informatiques (bases de données, logiciels, applications) qu'ils diffusent largement. S'appuyant sur les compétences humaines, leur politique documentaire, à l'échelle mondiale sous forme de représentations par continent, de bureaux nationaux ou régionaux, y compris dans les pays en voie de développement, a devancé le concept de réseaux documentaires. Cela a permis la promotion de la bibliothéconomie et des sciences de l'information au plan international. </p><p><strong>La Bibliothèque</strong><strong> de l'OIT à Genève</strong> </p><p>La Bibliothèque de l'Organisation internationale du travail (OIT) a été créée en 1919 <a name="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn1" title="_ftnref1">[1]</a> : elle est la plus importante au monde dans le domaine du travail, ses collections (ouvrages, périodiques, rapports, journaux et documents législatifs, statistiques) concernent tous les aspects du travail, ainsi que ceux liés au développement économique et social, aux droits de l'homme et aux progrès techniques dans différents pays. Une grande partie de la collection concerne les pays en développement et en transition; tout est d'ailleurs mis en œuvre pour acquérir des documents publiés dans les pays en développement. LABORDOC (<i class="icon-external-link"></i> <a href="http://labordoc.ilo.org/">http://labordoc.ilo.org/</a>) est le catalogue en ligne qui recense publications papier et électroniques détenues par la bibliothèque. </p><p><strong>Quels sont les usagers de la Bibliothèque de l'OIT ?</strong> </p><p>Les principaux usagers de la Bibliothèque sont les fonctionnaires de l'OIT, mais également les délégués, représentants des missions diplomatiques et fonctionnaires retraités du BIT. Elle s'adresse également aux délégués à la Conférence internationale du Travail, au Conseil d'administration et à d'autres réunions du BIT. Enfin, elle travaille en collaboration avec d'autres bibliothèques pour le prêt entre bibliothèques, </p><p><strong>La Bibliothèque</strong><strong> du BIT</strong><br />CH - 1211 Genève 22<br />Suisse <br />Tél: +41 22 799 8682<br />Fax: +41 22 799 6516<br />courriel: <a href="mailto:inform@ilo.org">inform@ilo.org</a> <br /><br /><strong>Heures d'ouverture de la salle de Lecture:</strong><br />du lundi: de 10.30 à 17.00<br />mardi au vendredi: <br />de 10.00 à 17.00 <br /></p><p><strong>Les services et produits proposés</strong> </p></p><p><p>La Bibliothèque de l'OIT propose toute une gamme de services et de prestations à ses usagers. Avec « l'Aide à la recherche», les bibliothécaires répondent aux demandes faites par téléphone, email, fax, ou en salle de lecture. Sur demande, sont assurées également des formations aux outils de recherche, dont la base de données Labordoc et les autres bases de données disponibles. La « recherche personnalisée » est un autre service offert aux usagers : les visiteurs de la salle de lecture peuvent remplir un formulaire de demande de bibliographie, avec l'assurance de l'obtenir le lendemain. Les bibliographies peuvent aussi être envoyées par courrier, email ou fax. Outre « l'Accès aux collections » (ouvrages de référence, documents officiels du BIT, statistiques, sélection des publications du BIT), le « prêt des documents » est une autre prestation : les documents peuvent être prêtés </p><p>aux fonctionnaires du BIT, aux délégués aux réunions, aux représentants des missions diplomatiques et aux fonctionnaires retraités du BIT. Les autres bibliothèques peuvent emprunter des documents grâce au système de prêt interbibliothèques en envoyant un courriel à <a href="mailto:informloan@ilo.org">informloan@ilo.org</a>.En outre, l'accès Internet à des fins de recherche et l'accès sans fil (WiFi)sont possibles en salle de lecture. </p><p>En terme de produits documentaires, la Bibliothèque offre le thesaurus BIT accessible en ligne : <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/libdoc/ILO-Thesaurus/french/">http://www.ilo.org/public/libdoc/ILO-Thesaurus/french/</a> </p><p><strong>Services d'information spécialisés au siège du BIT</strong> </p><p>La diffusion des ressources documentaires sur le monde du travail est une des priorités du BIT que ce soit à la Bibliothèque du BIT elle-même, mais aussi dans les services d'information situés dans les départements du Bureau et les centres d'information de l'OIT dans le monde. Les unités suivantes, au siège du BIT à Genève, offrent au grand public des services d'information par correspondance. </p><ul> <li>- Les Publications du BIT <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/support/publ/intro/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/support/publ/intro/index.htm</a> ; </li> <li>- le Bureau des statistiques <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/stat">www.ilo.org/stat</a> et la Base de données LABORSTA: <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://laborsta.ilo.org/">http://laborsta.ilo.org/</a>; </li> <li>- le Centre de documentation sur l'emploi <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/employment">www.ilo.org/employment</a> ;</li> <li>- <strong>ASISTDOC</strong> est une base de données bibliographiques sur la technologie liée au travail <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/dyn/asist/asistdocs.home?p_lang=fr&p_sess=s070606153822s">http://www.ilo.org/dyn/asist/asistdocs.home?p_lang=fr&p_sess=s070606153822s</a> ;</li> <li>- le Tribunal administratif de l'OIT <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/tribunal/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/tribunal/index.htm</a> ; la base de données sur la jurisprudence, <strong>TRIBLEX</strong> <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/trib">www.ilo.org/trib</a>.</li> <li>- Les Archives historiques du BIT <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/intranet/french/support/inter/dossiers.php">www.ilo.org/intranet/french/support/inter/dossiers.php</a> (pour les fonctionnaires du BIT)</li> <li>- L'Institut international d'études sociales (IIES) <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/bureau/inst/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/bureau/inst/index.htm</a> </li> <li>- le Département des normes internationales du travail <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/standards/norm/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/standards/norm/index.htm</a> et les bases de données suivantes : NATLEX sur les législations du travail; ILOLEX <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/ilolex/french/">http://www.ilo.org/ilolex/french/</a> sur les normes internationales du travail et d'un certain nombre de CD-ROM et de publications; NATLEX contient plus de 55 000 résumés des principales législations du travail et de la sécurité sociale des Etats Membres de l'OIT <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/dyn/natlex/natlex_browse.home?p_lang=fr">http://www.ilo.org/dyn/natlex/natlex_browse.home?p_lang=fr</a></li> <li>- INFONORM <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/standards/norm/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/standards/norm/index.htm</a> offre un appui technique à la base de données <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://webfusion.ilo.org/public/db/standards/normes/appl/index.cfm?lang=FR">Applis</a> sur les ratifications et les rapports relevant de l'article 22, ainsi qu'à la base de données <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://webfusion.ilo.org/public/db/standards/normes/libsynd/index.cfm?Lang=FR&hdroff=1">LibSynd</a> sur la liberté syndicale. INFONORM produit le CD-ROM ILSE, qui contient les normes et documents connexes de l'OIT en plusieurs langues, le CD-ROM ANITA, qui contient le rapport annuel de la Commission d'experts sur l'application des conventions et recommandations et le site web sur les normes internationales du travail;</li> <li>- Le Centre international d'informations de sécurité et de santé au travail (CIS)<i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/protection/safework/cis/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/protection/safework/cis/index.htm</a> avec un réseau mondial de centres nationaux de sécurité et de santé au travail; il produit la base de données bibliographiques CISDOC qui comprend des notices de livres, d'articles, de fiches d'information sur les normes de sécurité et les dangers chimiques et physiques. La quatrième édition de <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilocis.org/fr/contilo.html">l'Encyclopédie sur la santé et la sécurité au travail</a> est disponible gratuitement en ligne, ainsi qu'en version imprimée (quatre volumes) et sur CD-ROM. (Versions française et espagnole également disponibles.)</li> <li>- L'Association internationale de la sécurité sociale(AISS) <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.issa.int/">http://www.issa.int/</a> et son centre de documentation. L'AISS est responsable de la base de données «Sécurité sociale dans le monde (SSW)» (sur CDRom) contenant le texte intégral de législations, de références aux livres, rapports, périodiques et autres documents, ainsi que des rapports de conférences et réunions de l'AISS. </li> <li>- L'unité de terminologie et de références administre <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/iloterm/">ILOTERM</a>, base de données terminologiques pour le personnel des services linguistiques. L'objet principal d'ILOTERM est d'apporter des solutions aux problèmes terminologiques dans les domaines du travail et des questions sociales. </li> <li>- L'Unité de documentation du Département de la sécurité sociale fournit des notices sur la législation en matière de sécurité sociale à la base de données NATLEX et collabore avec le Centre de documentation de l'AISS à la fourniture de services d'information et de documentation.</li> <li>- Le Programme STEP (Stratégies et instruments contre l'exclusion sociale et la pauvreté.</li></ul><p>D'après les informations publiées sur le site <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/">http://www.ilo.org/</a> </p><p><strong>Interview of Laurel Dryden, Acting Chief</strong> </p><p>Bureau of Library and Information Services, International Labour Office, Geneva by JP Accart </p><p><strong>What are the staff number and number of librarians in your library?</strong> </p><p>22 permanent staff: 13 assistants (library assistants, finance clerk, IT assistant, and secretary), 8 professional librarians and 1 professional IT staff. We also employ 5 external collaborators on a more or less permanent basis to do indexing for our database Labordoc. We normally have some temporary staff and at least 1 intern. At the moment we have 2 interns and 3 short term staff. </p><p>Our 22 permanent staff members cover 17 different nationalities. </p><p>The ILO employs 2733 people - of whom approx 1000 are in Geneva. The rest work in ILO offices throughout the world (there are 51 ILO field offices). </p><p>Although 40 of the field offices employ information specialists, very few of the specialists have formal information science qualifications or work full time on information tasks. Usually their work assignments are a mixture of communications, publications and information work. </p><p>As the information centres are not under my direct responsibility, I have created an ILO Global Information Network to strengthen the ILO's information services and the dissemination of ILO published knowledge. Working through the Network, the ILO Library can coordinate information work, ensure that information standards are adhered to, and help all ILO staff to get the high quality information services they need. All of the information specialists in the field offices are members of the Network. We publish a regular newsletter and hold regular workshops to help them upgrade their skills, keep them abreast of the information developments in the ILO, and to provide a forum where they can exchange ideas and meet their counterparts. I am a very strong believer in the power of knowledge sharing and the Network operates on that principle. </p><p><strong>What are your main projects, what do you want to develop?</strong> </p><p>One of the main objectives of the ILO Library, and the ILO Global Information Network, is to promote ILO knowledge - and, by extension, ILO values and concerns - which we do in various ways. </p><p>The ILO's database Labordoc <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.oit.org/labordoc">www.oit.org/labordoc</a> or <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.ilo.org/labordoc">www.ilo.org/labordoc</a> is one way. Although managing information through Labordoc is part of our routine work, it is still a major project of the ILO Library. Labordoc contains a huge wealth of knowledge which I want to exploit to the maximum. Developments in IT are providing us with new ways of doing that, and I am very keen to explore how we can use these developments to promote ILO knowledge more widely, more interestingly, and in more user-friendly manner. </p><p>One important step we are currently taking is to merge all the ILO field library databases into Labordoc. By early 2010 Labordoc most of the information specialists in the field will catalogue directly into Labordoc. Labordoc will provide a single access point to ILO and non-ILO knowledge on the world of work - finally, anyone who wants to find out what the ILO has published or collected on the world of work will only need to search one database. </p><p>Another way we promote ILO knowledge is by having an "open door" policy towards external users. Anyone can use the ILO Library - either by searching Labordoc (which also provides access to about 60,000 online publications), as a walk-in client, or by sending an email to request information (the Library's website (see <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.oit.org/bibliotheque">www.oit.org/bibliotheque</a> <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.ilo.org/library">www.ilo.org/library</a> ) includes an "Ask a librarian" link so that clients can contact us easily. About one third of the work we do is in response to questions from external users. </p><p>Through our partner or depository libraries programme many libraries around the world receive ILO publications for free. One of our projects in 2010 will be to make sure that we have the best selection of relevant libraries. As an extension of this idea, I encourage our information specialists in the field to offer information sessions on ILO knowledge products - especially the online products - to universities or relevant research institutions, and we are now developing brochures and online presentations to help them with this work. </p><p>And, finally, we also publish online information products such as resource guides on topics which highlight the ILO's values and concerns. This year the ILO celebrated 90 years and to celebrate that the ILO Library produced an web-based Chronology ( <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.oit.org/histoire">www.oit.org/histoire</a> or <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.ilo.org/history">www.ilo.org/history</a> ) which recounts the major events in the ILO's history and links to the full text of the key documents and photos, and where possible videos, that are related to each event. </p><p>Our biggest project this year was to develop the ILO Global Job Crisis Observatory <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.ilo.org/jobcrisis">www.ilo.org/jobcrisis</a> [The French version of the website is available but still not working properly so I've only given the English URL]. </p><p>This has been a huge undertaking which combines the traditional skills of librarians (finding and organizing information and providing easy access to </p><p>information) with newer skills (e.g. web design, web publishing, editing, communication skills). The site provides a weekly alert service of the latest news and reports on the jobs crisis (we select the best resources for each week), feature articles by ILO officials (we work with ILO technical units to encourage staff members to write for the Observatory) and resource guides on how decision makers can recover from the jobs crisis. As well, we produce a fuller internal news alert service for ILO staff. </p><p>Another big project which will be completed this year is the digitization of all ILO published knowledge. Once we have finished the project we will start producing digital (multimedia) libraries as another way of making ILO knowledge more visible. </p><p>And in addition to the development and maintenance of more knowledge products, we are currently looking at how to improve the interface of Labordoc - and especially how we can do this by using open source software. </p><p><strong>Do the library or the librarians have a key role in the organisation? Are they involved in projects?</strong> </p><p>More and more! Information technology has been a big help in showing how our skills are useful and relevant. The Observatory website is one example - we were asked to develop this website. The site is not attributed to the Library - it is published as an ILO product and I think this shows that there is confidence that our skills can be used to produce good products. Another example, is a taxonomy we developed to help the ILO's Human Resources Department map the skills of ILO staff. I am also a member of the ILO's Research and Publications Committee. And a final example is our involvement in knowledge sharing in the ILO. We participated in the drafting of the ILO's Knowledge Strategy, we co-organize a regular knowledge sharing forum for ILO staff (which is held in the Library's Reading Room), we developed a website on knowledge sharing for ILO staff and we take an active role in knowledge sharing in the ILO in general. </p><p><strong>Are you networking with other libraries? </strong></p><p>Yes - through the Geneva-based Association of International Librarians and Information Specialists (AILIS), the United Nations Knowledge Sharing and Information Management Group (KSIM) which is a semi-formal UN working group of UN Librarians, and other professional associations such as ASLIB. I am also a convenor for the Information Management Working Group of the European Association of Development Research and Training Institutes. </p><p><strong>What<br />do you think of the development of librarianship now?</strong> </p><p>Exciting, challenging, invigorating! The debate about how the Internet has "replaced" libraries, the constant change in how we communicate and send and receive information, and the speculation about the future of the publishing industry and even about the future of reading are wonderful opportunities for us. Lots of debate gives librarians lots of scope to show what we can do. One thing I am ardent about, in the ILO at least, is changing the perception of librarians as simply caretakers of knowledge and libraries as a place where people come to read, or, worse, a place where there are books - as if knowledge is only found in books. It is such a waste of our skills if our colleagues think of us in such a passive way. Helping people find information is much more than answering people's questions or providing them with books. I want us to be more proactive than that. We should help people find information, certainly, but we can also be agents for sharing knowledge and communicating the principles and values of the ILO. </p><p><strong>cop. Jean-Philippe Accart, sept. 2011</strong> </p><p>L'OIT est l'institution spécialisée des Nations Unies qui a pour mission « d'améliorer l'accès des hommes et des femmes à un travail décent et productif, dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de dignité humaine ». Depuis sa création, l'OIT a cherché à promouvoir une meilleure vie pour tous ; la Constitution de l'OIT déclare : "une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale". </p></p><p> </p><p>in<strong> ARBIDO, n° 1, 2010, p. 36-40</strong> <p><strong>Le contexte de la "Genève internationale"</strong> </p><p >La "Genève internationale" compte sur son territoire plus d'une centaine d'organisations internationales. Non contentes de générer des volumes d'information et de documentation de plus en plus grands, elles possèdent - pour certaines - des systèmes documentaires modèles : </p><p >- l'Organisation des Nations unies (ONU); </p><p >- le Bureau international du travail (BIT); </p><p >- l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ; </p><p >- le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)... </p><p >Les bibliothèques et les services de documentation de ces institutions traitent des informations en provenance du monde entier et ont développé d'abord des outils traditionnels de gestion documentaire (fonds documentaires de base, thesaurus), puis des outils informatiques (bases de données, logiciels, applications) qu'ils diffusent largement. S'appuyant sur les compétences humaines, leur politique documentaire, à l'échelle mondiale sous forme de représentations par continent, de bureaux nationaux ou régionaux, y compris dans les pays en voie de développement, a devancé le concept de réseaux documentaires. Cela a permis la promotion de la bibliothéconomie et des sciences de l'information au plan international. </p><p><strong>La Bibliothèque</strong><strong> de l'OIT à Genève</strong> </p><p>La Bibliothèque de l'Organisation internationale du travail (OIT) a été créée en 1919 <a name="_ftnref1" href="https://www.jpaccart.ch/#_ftn1" title="_ftnref1">[1]</a> : elle est la plus importante au monde dans le domaine du travail, ses collections (ouvrages, périodiques, rapports, journaux et documents législatifs, statistiques) concernent tous les aspects du travail, ainsi que ceux liés au développement économique et social, aux droits de l'homme et aux progrès techniques dans différents pays. Une grande partie de la collection concerne les pays en développement et en transition; tout est d'ailleurs mis en œuvre pour acquérir des documents publiés dans les pays en développement. LABORDOC (<i class="icon-external-link"></i> <a href="http://labordoc.ilo.org/">http://labordoc.ilo.org/</a>) est le catalogue en ligne qui recense publications papier et électroniques détenues par la bibliothèque. </p><p><strong>Quels sont les usagers de la Bibliothèque de l'OIT ?</strong> </p><p>Les principaux usagers de la Bibliothèque sont les fonctionnaires de l'OIT, mais également les délégués, représentants des missions diplomatiques et fonctionnaires retraités du BIT. Elle s'adresse également aux délégués à la Conférence internationale du Travail, au Conseil d'administration et à d'autres réunions du BIT. Enfin, elle travaille en collaboration avec d'autres bibliothèques pour le prêt entre bibliothèques, </p><p><strong>La Bibliothèque</strong><strong> du BIT</strong><br />CH - 1211 Genève 22<br />Suisse <br />Tél: +41 22 799 8682<br />Fax: +41 22 799 6516<br />courriel: <a href="mailto:inform@ilo.org">inform@ilo.org</a> <br /><br /><strong>Heures d'ouverture de la salle de Lecture:</strong><br />du lundi: de 10.30 à 17.00<br />mardi au vendredi: <br />de 10.00 à 17.00 <br /></p><p><strong>Les services et produits proposés</strong> </p></p><p><p>La Bibliothèque de l'OIT propose toute une gamme de services et de prestations à ses usagers. Avec « l'Aide à la recherche», les bibliothécaires répondent aux demandes faites par téléphone, email, fax, ou en salle de lecture. Sur demande, sont assurées également des formations aux outils de recherche, dont la base de données Labordoc et les autres bases de données disponibles. La « recherche personnalisée » est un autre service offert aux usagers : les visiteurs de la salle de lecture peuvent remplir un formulaire de demande de bibliographie, avec l'assurance de l'obtenir le lendemain. Les bibliographies peuvent aussi être envoyées par courrier, email ou fax. Outre « l'Accès aux collections » (ouvrages de référence, documents officiels du BIT, statistiques, sélection des publications du BIT), le « prêt des documents » est une autre prestation : les documents peuvent être prêtés </p><p>aux fonctionnaires du BIT, aux délégués aux réunions, aux représentants des missions diplomatiques et aux fonctionnaires retraités du BIT. Les autres bibliothèques peuvent emprunter des documents grâce au système de prêt interbibliothèques en envoyant un courriel à <a href="mailto:informloan@ilo.org">informloan@ilo.org</a>.En outre, l'accès Internet à des fins de recherche et l'accès sans fil (WiFi)sont possibles en salle de lecture. </p><p>En terme de produits documentaires, la Bibliothèque offre le thesaurus BIT accessible en ligne : <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/libdoc/ILO-Thesaurus/french/">http://www.ilo.org/public/libdoc/ILO-Thesaurus/french/</a> </p><p><strong>Services d'information spécialisés au siège du BIT</strong> </p><p>La diffusion des ressources documentaires sur le monde du travail est une des priorités du BIT que ce soit à la Bibliothèque du BIT elle-même, mais aussi dans les services d'information situés dans les départements du Bureau et les centres d'information de l'OIT dans le monde. Les unités suivantes, au siège du BIT à Genève, offrent au grand public des services d'information par correspondance. </p><ul> <li>- Les Publications du BIT <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/support/publ/intro/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/support/publ/intro/index.htm</a> ; </li> <li>- le Bureau des statistiques <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/stat">www.ilo.org/stat</a> et la Base de données LABORSTA: <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://laborsta.ilo.org/">http://laborsta.ilo.org/</a>; </li> <li>- le Centre de documentation sur l'emploi <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/employment">www.ilo.org/employment</a> ;</li> <li>- <strong>ASISTDOC</strong> est une base de données bibliographiques sur la technologie liée au travail <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/dyn/asist/asistdocs.home?p_lang=fr&p_sess=s070606153822s">http://www.ilo.org/dyn/asist/asistdocs.home?p_lang=fr&p_sess=s070606153822s</a> ;</li> <li>- le Tribunal administratif de l'OIT <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/tribunal/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/tribunal/index.htm</a> ; la base de données sur la jurisprudence, <strong>TRIBLEX</strong> <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/trib">www.ilo.org/trib</a>.</li> <li>- Les Archives historiques du BIT <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/intranet/french/support/inter/dossiers.php">www.ilo.org/intranet/french/support/inter/dossiers.php</a> (pour les fonctionnaires du BIT)</li> <li>- L'Institut international d'études sociales (IIES) <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/bureau/inst/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/bureau/inst/index.htm</a> </li> <li>- le Département des normes internationales du travail <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/standards/norm/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/standards/norm/index.htm</a> et les bases de données suivantes : NATLEX sur les législations du travail; ILOLEX <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/ilolex/french/">http://www.ilo.org/ilolex/french/</a> sur les normes internationales du travail et d'un certain nombre de CD-ROM et de publications; NATLEX contient plus de 55 000 résumés des principales législations du travail et de la sécurité sociale des Etats Membres de l'OIT <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/dyn/natlex/natlex_browse.home?p_lang=fr">http://www.ilo.org/dyn/natlex/natlex_browse.home?p_lang=fr</a></li> <li>- INFONORM <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/standards/norm/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/standards/norm/index.htm</a> offre un appui technique à la base de données <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://webfusion.ilo.org/public/db/standards/normes/appl/index.cfm?lang=FR">Applis</a> sur les ratifications et les rapports relevant de l'article 22, ainsi qu'à la base de données <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://webfusion.ilo.org/public/db/standards/normes/libsynd/index.cfm?Lang=FR&hdroff=1">LibSynd</a> sur la liberté syndicale. INFONORM produit le CD-ROM ILSE, qui contient les normes et documents connexes de l'OIT en plusieurs langues, le CD-ROM ANITA, qui contient le rapport annuel de la Commission d'experts sur l'application des conventions et recommandations et le site web sur les normes internationales du travail;</li> <li>- Le Centre international d'informations de sécurité et de santé au travail (CIS)<i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/public/french/protection/safework/cis/index.htm">http://www.ilo.org/public/french/protection/safework/cis/index.htm</a> avec un réseau mondial de centres nationaux de sécurité et de santé au travail; il produit la base de données bibliographiques CISDOC qui comprend des notices de livres, d'articles, de fiches d'information sur les normes de sécurité et les dangers chimiques et physiques. La quatrième édition de <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilocis.org/fr/contilo.html">l'Encyclopédie sur la santé et la sécurité au travail</a> est disponible gratuitement en ligne, ainsi qu'en version imprimée (quatre volumes) et sur CD-ROM. (Versions française et espagnole également disponibles.)</li> <li>- L'Association internationale de la sécurité sociale(AISS) <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.issa.int/">http://www.issa.int/</a> et son centre de documentation. L'AISS est responsable de la base de données «Sécurité sociale dans le monde (SSW)» (sur CDRom) contenant le texte intégral de législations, de références aux livres, rapports, périodiques et autres documents, ainsi que des rapports de conférences et réunions de l'AISS. </li> <li>- L'unité de terminologie et de références administre <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/iloterm/">ILOTERM</a>, base de données terminologiques pour le personnel des services linguistiques. L'objet principal d'ILOTERM est d'apporter des solutions aux problèmes terminologiques dans les domaines du travail et des questions sociales. </li> <li>- L'Unité de documentation du Département de la sécurité sociale fournit des notices sur la législation en matière de sécurité sociale à la base de données NATLEX et collabore avec le Centre de documentation de l'AISS à la fourniture de services d'information et de documentation.</li> <li>- Le Programme STEP (Stratégies et instruments contre l'exclusion sociale et la pauvreté.</li></ul><p>D'après les informations publiées sur le site <i class="icon-external-link"></i> <a href="http://www.ilo.org/">http://www.ilo.org/</a> </p><p><strong>Interview of Laurel Dryden, Acting Chief</strong> </p><p>Bureau of Library and Information Services, International Labour Office, Geneva by JP Accart </p><p><strong>What are the staff number and number of librarians in your library?</strong> </p><p>22 permanent staff: 13 assistants (library assistants, finance clerk, IT assistant, and secretary), 8 professional librarians and 1 professional IT staff. We also employ 5 external collaborators on a more or less permanent basis to do indexing for our database Labordoc. We normally have some temporary staff and at least 1 intern. At the moment we have 2 interns and 3 short term staff. </p><p>Our 22 permanent staff members cover 17 different nationalities. </p><p>The ILO employs 2733 people - of whom approx 1000 are in Geneva. The rest work in ILO offices throughout the world (there are 51 ILO field offices). </p><p>Although 40 of the field offices employ information specialists, very few of the specialists have formal information science qualifications or work full time on information tasks. Usually their work assignments are a mixture of communications, publications and information work. </p><p>As the information centres are not under my direct responsibility, I have created an ILO Global Information Network to strengthen the ILO's information services and the dissemination of ILO published knowledge. Working through the Network, the ILO Library can coordinate information work, ensure that information standards are adhered to, and help all ILO staff to get the high quality information services they need. All of the information specialists in the field offices are members of the Network. We publish a regular newsletter and hold regular workshops to help them upgrade their skills, keep them abreast of the information developments in the ILO, and to provide a forum where they can exchange ideas and meet their counterparts. I am a very strong believer in the power of knowledge sharing and the Network operates on that principle. </p><p><strong>What are your main projects, what do you want to develop?</strong> </p><p>One of the main objectives of the ILO Library, and the ILO Global Information Network, is to promote ILO knowledge - and, by extension, ILO values and concerns - which we do in various ways. </p><p>The ILO's database Labordoc <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.oit.org/labordoc">www.oit.org/labordoc</a> or <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.ilo.org/labordoc">www.ilo.org/labordoc</a> is one way. Although managing information through Labordoc is part of our routine work, it is still a major project of the ILO Library. Labordoc contains a huge wealth of knowledge which I want to exploit to the maximum. Developments in IT are providing us with new ways of doing that, and I am very keen to explore how we can use these developments to promote ILO knowledge more widely, more interestingly, and in more user-friendly manner. </p><p>One important step we are currently taking is to merge all the ILO field library databases into Labordoc. By early 2010 Labordoc most of the information specialists in the field will catalogue directly into Labordoc. Labordoc will provide a single access point to ILO and non-ILO knowledge on the world of work - finally, anyone who wants to find out what the ILO has published or collected on the world of work will only need to search one database. </p><p>Another way we promote ILO knowledge is by having an "open door" policy towards external users. Anyone can use the ILO Library - either by searching Labordoc (which also provides access to about 60,000 online publications), as a walk-in client, or by sending an email to request information (the Library's website (see <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.oit.org/bibliotheque">www.oit.org/bibliotheque</a> <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.ilo.org/library">www.ilo.org/library</a> ) includes an "Ask a librarian" link so that clients can contact us easily. About one third of the work we do is in response to questions from external users. </p><p>Through our partner or depository libraries programme many libraries around the world receive ILO publications for free. One of our projects in 2010 will be to make sure that we have the best selection of relevant libraries. As an extension of this idea, I encourage our information specialists in the field to offer information sessions on ILO knowledge products - especially the online products - to universities or relevant research institutions, and we are now developing brochures and online presentations to help them with this work. </p><p>And, finally, we also publish online information products such as resource guides on topics which highlight the ILO's values and concerns. This year the ILO celebrated 90 years and to celebrate that the ILO Library produced an web-based Chronology ( <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.oit.org/histoire">www.oit.org/histoire</a> or <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.ilo.org/history">www.ilo.org/history</a> ) which recounts the major events in the ILO's history and links to the full text of the key documents and photos, and where possible videos, that are related to each event. </p><p>Our biggest project this year was to develop the ILO Global Job Crisis Observatory <a href="https://www.jpaccart.ch/administrator/www.ilo.org/jobcrisis">www.ilo.org/jobcrisis</a> [The French version of the website is available but still not working properly so I've only given the English URL]. </p><p>This has been a huge undertaking which combines the traditional skills of librarians (finding and organizing information and providing easy access to </p><p>information) with newer skills (e.g. web design, web publishing, editing, communication skills). The site provides a weekly alert service of the latest news and reports on the jobs crisis (we select the best resources for each week), feature articles by ILO officials (we work with ILO technical units to encourage staff members to write for the Observatory) and resource guides on how decision makers can recover from the jobs crisis. As well, we produce a fuller internal news alert service for ILO staff. </p><p>Another big project which will be completed this year is the digitization of all ILO published knowledge. Once we have finished the project we will start producing digital (multimedia) libraries as another way of making ILO knowledge more visible. </p><p>And in addition to the development and maintenance of more knowledge products, we are currently looking at how to improve the interface of Labordoc - and especially how we can do this by using open source software. </p><p><strong>Do the library or the librarians have a key role in the organisation? Are they involved in projects?</strong> </p><p>More and more! Information technology has been a big help in showing how our skills are useful and relevant. The Observatory website is one example - we were asked to develop this website. The site is not attributed to the Library - it is published as an ILO product and I think this shows that there is confidence that our skills can be used to produce good products. Another example, is a taxonomy we developed to help the ILO's Human Resources Department map the skills of ILO staff. I am also a member of the ILO's Research and Publications Committee. And a final example is our involvement in knowledge sharing in the ILO. We participated in the drafting of the ILO's Knowledge Strategy, we co-organize a regular knowledge sharing forum for ILO staff (which is held in the Library's Reading Room), we developed a website on knowledge sharing for ILO staff and we take an active role in knowledge sharing in the ILO in general. </p><p><strong>Are you networking with other libraries? </strong></p><p>Yes - through the Geneva-based Association of International Librarians and Information Specialists (AILIS), the United Nations Knowledge Sharing and Information Management Group (KSIM) which is a semi-formal UN working group of UN Librarians, and other professional associations such as ASLIB. I am also a convenor for the Information Management Working Group of the European Association of Development Research and Training Institutes. </p><p><strong>What<br />do you think of the development of librarianship now?</strong> </p><p>Exciting, challenging, invigorating! The debate about how the Internet has "replaced" libraries, the constant change in how we communicate and send and receive information, and the speculation about the future of the publishing industry and even about the future of reading are wonderful opportunities for us. Lots of debate gives librarians lots of scope to show what we can do. One thing I am ardent about, in the ILO at least, is changing the perception of librarians as simply caretakers of knowledge and libraries as a place where people come to read, or, worse, a place where there are books - as if knowledge is only found in books. It is such a waste of our skills if our colleagues think of us in such a passive way. Helping people find information is much more than answering people's questions or providing them with books. I want us to be more proactive than that. We should help people find information, certainly, but we can also be agents for sharing knowledge and communicating the principles and values of the ILO. </p><p><strong>cop. Jean-Philippe Accart, sept. 2011</strong> </p><p>L'OIT est l'institution spécialisée des Nations Unies qui a pour mission « d'améliorer l'accès des hommes et des femmes à un travail décent et productif, dans des conditions de liberté, d'équité, de sécurité et de dignité humaine ». Depuis sa création, l'OIT a cherché à promouvoir une meilleure vie pour tous ; la Constitution de l'OIT déclare : "une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale". </p></p><p> </p>(2004) - La Bibliotheca Alexandrina. Alexandrie.2007-04-03T17:35:50+00:002007-04-03T17:35:50+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/2004-la-bibliotheca-alexandrina-alexandrie.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><p><strong>Arbido, 2004, n° 3, pp. 26-27.</strong> </p><p >Début octobre dernier, une vingtaine de bibliothécaires de toute la Suisse ont pénétré avec un certain ravissement dans le hall d’entrée de la célèbre et récemment inaugurée bibliothèque d’Alexandrie. Situé sur la magnifique baie d’Alexandrie (ville poétique et littéraire s’il en est), le bâtiment sphérique et coupé en sa moitié est à demi enterré et entouré d’esplanades, d’arbres et de d’eau qui lui donnent un aspect futuriste dans la lignée des réalisations architecturales actuelles. L’Orient semble bien loin cependant en ces lieux et l’ancienne bibliothèque la plus célèbre du monde détruite par des incendies successifs est un souvenir lointain. Elle était cependant bien présente à l’esprit des visiteurs occidentaux, bibliothécaires de surcroît, qui pénétrèrent après les formalités d’usage, dans une salle aux dimensions impressionnantes s’enfonçant de quatre niveaux sous terre. L’influence occidentale est très présente, les maîtres d’œuvre étant des architectes scandinaves qui ont privilégié avec succès le bois, l’acier et le verre, avec un éclairage indirect réussi. L’accueil réservé par les bibliothécaires égyptiens fut très chaleureux, eux-mêmes très demandeurs d’information : l’ampleur de leur tâche est grande et le développement futur de la bibliothèque repose en grande partie sur eux. A l’origine projet de l’Unesco et financé par un certain nombre de pays et de donateurs, ce nouveau lieu culturel est une porte ouverte sur les cultures méditerranéennes et africaines, rassemblant des collections spécialisées. Hormis la mise à disposition des technologies d’information, la Bibliotheca Alexandrina abrite également des lieux d’accueil et d’animation pour les petits égyptiens afin de les former à la lecture sous toutes ses formes. Un superbe musée archéologique en sous-sol rappelle cependant le riche passé archéologique de ce lieu symbolique pour les bibliothécaires du monde entier. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p> </p><p><p><strong>Arbido, 2004, n° 3, pp. 26-27.</strong> </p><p >Début octobre dernier, une vingtaine de bibliothécaires de toute la Suisse ont pénétré avec un certain ravissement dans le hall d’entrée de la célèbre et récemment inaugurée bibliothèque d’Alexandrie. Situé sur la magnifique baie d’Alexandrie (ville poétique et littéraire s’il en est), le bâtiment sphérique et coupé en sa moitié est à demi enterré et entouré d’esplanades, d’arbres et de d’eau qui lui donnent un aspect futuriste dans la lignée des réalisations architecturales actuelles. L’Orient semble bien loin cependant en ces lieux et l’ancienne bibliothèque la plus célèbre du monde détruite par des incendies successifs est un souvenir lointain. Elle était cependant bien présente à l’esprit des visiteurs occidentaux, bibliothécaires de surcroît, qui pénétrèrent après les formalités d’usage, dans une salle aux dimensions impressionnantes s’enfonçant de quatre niveaux sous terre. L’influence occidentale est très présente, les maîtres d’œuvre étant des architectes scandinaves qui ont privilégié avec succès le bois, l’acier et le verre, avec un éclairage indirect réussi. L’accueil réservé par les bibliothécaires égyptiens fut très chaleureux, eux-mêmes très demandeurs d’information : l’ampleur de leur tâche est grande et le développement futur de la bibliothèque repose en grande partie sur eux. A l’origine projet de l’Unesco et financé par un certain nombre de pays et de donateurs, ce nouveau lieu culturel est une porte ouverte sur les cultures méditerranéennes et africaines, rassemblant des collections spécialisées. Hormis la mise à disposition des technologies d’information, la Bibliotheca Alexandrina abrite également des lieux d’accueil et d’animation pour les petits égyptiens afin de les former à la lecture sous toutes ses formes. Un superbe musée archéologique en sous-sol rappelle cependant le riche passé archéologique de ce lieu symbolique pour les bibliothécaires du monde entier. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p> </p>(1998) - L'Institut international des sciences sociales. Amsterdam.2007-04-03T17:37:59+00:002007-04-03T17:37:59+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/1998-l-institut-international-des-sciences-sociales-amsterdam.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><p><strong>Travail et changement, 1998, n° 242, pp. 15.</strong> </p><p><a id="fm_file" href="https://www.jpaccart.ch/images/stories/pdf/travail_changement_1998.pdf" target="_blank" title="Travail et changement"><i class="icon-file"></i> Travail et changement <span >544.60 Kb</span></a> <br /></p></p><p></p><p> </p><p><p><strong>Travail et changement, 1998, n° 242, pp. 15.</strong> </p><p><a id="fm_file" href="https://www.jpaccart.ch/images/stories/pdf/travail_changement_1998.pdf" target="_blank" title="Travail et changement"><i class="icon-file"></i> Travail et changement <span >544.60 Kb</span></a> <br /></p></p><p></p><p> </p>(1995) - The medical library and media center of Keio University in Tokyo2007-04-03T17:41:14+00:002007-04-03T17:41:14+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/1995-the-medical-library-and-media-center-of-keio-university-in-tokyo.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><p><strong>Bulletin of the Medical Library Association, 1995, vol. 83, n° 1, pp. 91-92.</strong> </p><p>The Medical Library and Media Center at Keio University in Tokyo offers many facilities to its users: access to medical information within a large catalog of monographs and journals, online searching and CD-ROM databases, and a dynamic interlibrary loan service. This article is a report of a professional visit to the library on September 30, 1993. </p><h2>Introduction</h2><p>The Medical Library and Media Center (MLMC), located in a large hospital in Tokyo and supported by Keio University, is one of the most important health sciences libraries in Japan. Because there is relatively little information in North American literature about Japanese medical libraries, librarians may be interested in an accurate and up-to-date overview. This article is based on a professional visit in September 1993 with the director of the MLMC, Mr. Yoshio Amano, and the library staff. Sources and statistics (most of them for 1992) are official. </p><h2>Japanese Health Sciences Libraries</h2><p>There are approximately 100 health sciences libraries in Japan. The budget of each library depends on its size, but, usually, each can purchase 400 to 3,000 periodicals and 1,000 to 3,000 books a year. They generally offer online access and CD-ROM databases (mainly MEDLINE). Interlibrary loan service is dynamic, even if there is no National Library of Medicine. Keio University's International Medical Information Center (IMIC) is the national center, established in association with the universities of Osaka, Tohoku, and Kyushu. </p><h2>Keio University</h2><p>There are three major universities in Japan: Osaka, Kyushu, and Keio. Keio University is the most well known, both in Japan and abroad. Keio has several departments and, in 1969, started the IMIC project to improve the four existing university libraries. The objectives of this project were to increase the number of books and journals for research and education, to perfect cataloging systems and standardize information service facilities in the university as a whole, and to increase efficiency and policy making for literature services and other information activities. <br />To accomplish these objectives, four centers were established between 1970 and 1972, all at Keio University: the Mita Library and Information Center (formerly the Main Library), the Hiyoshi Library and Information Center (formerly the Undergraduate Library), the Science and Technology Library and Information Center (formerly the Faculty of Engineering Library), and the Medical Library and Information Center (formerly Kitasato Memorial Medical Library, and now the MLMC). Each library has a director, and the Libraries Commit tee of the university is made up of the four directors. </p><h2>History Of The MLMC</h2><p>The MLMC was established as the Kitasato Memorial Medical Library in 1937, in memory of Dr. Shibasaburo Kitasato, the first dean of the School of Medicine at Keio University. The creation of the library was made possible by donations from students and friends who had respected and loved Dr. Kitasato in recognition of the important role played by libraries in medical research. The library provided services, not only to Keio University staff and students, but also to outside clients. <br />In 1962 and 1965, through the generous financial assistance of the China Medical Board of New York, the interior of the building was remodeled completely to improve services and meet the needs of a modern health sciences library. <br />Since the early 19605, the library has provided a literature search service. Various information services have been added over the years, such as MEDLARS and Air Pollution Technical Information Center (AP-TIC) indexes and abstracts. <br />In 1971, the name of the library was changed as a result of reform of the entire university library system. At that time, the library was too large for the university to manage. So the university created a new organization, the IMIC, which is responsible for providing information services mainly to customers outside the university. A part of the IMIC Operation Division now is located in the library. Since the establishment of IMIC, the library has been providing services to all Japan Medical Library Association (JMLA) member libraries. <br />In 1992, the library became the "MLMC," offering modern multimedia services such as online searching, e-mail, and CD-ROM databases. The MLMC is located in buildings dating from the 19305 that have been renovated. </p><h2>The MLMC Collections</h2><p>As of 1992, the MLMC had 71,316 monographs (34,191 domestic and 37,125 foreign) and 3,111 journals (1,382 domestic and 1,729 foreign). The library also provides other materials, including cassettes (1,305), films (106), slides (265), records (98), and film reels (128). <br />The library holdings are listed in the Union List Catalog in Japanese Medical Libraries, which is published once a year and compiled every five years. The JMLA is in charge of the catalog, which has been published since 1931. <br />One of the most famous Japanese medical publications, lgaku Chuo Zasschi (Japanese Medical Abstracting Journal ), also supported by the JMLA, abstracts articles from 1,600 Japanese medical periodicals. JMEDICINE and JMEDICINEK are the two main medical databases and include parts of the 19aku Chuo Zasschi, especially the clinical medicine and nursing sections. For online searching, the library has its own MEDUNE system and three CD-ROM sets of MEDUNE and Excerpta Medica; one computer is set up for Current Contents searching. </p><h2>Organization Of The MLMC</h2><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+'&img=images/stories/publier/jpac3.gif&title=organisation&w=600&h=446&mode=0&print=0&click=0','organisation','height=446,width=600,top=302,left=540,scrollbars=no,resizable=no');return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpac3.gif" alt="jpac3" title="jpac3" width="150" height="112" /></a>The library has a staff of twenty-six and is organized into three sections. The General Affairs Section handles accounting and other general affairs. The Technical Service Section, with a staff of three, handles selections, acquisitions, and cataloging. </p><p>Cataloging chores are shared among universities through the MEDIANET network (the host computer is located on the Fujisawa campus). This system, called KOSMOS, has bilingual software (in Japanese and English), and the Medical Subject Headings are used for indexing. KOSMOS has been used since 1979; prior to that, the data were kept in a card index. <br />The Public Service Section handles circulation (20,000 monographs and 26,528 bound journals in 1992); interlibrary loan (13,765 loans); photocopying (313,000 pages for Keio University users, 900,000 pages for outside users); and reference (questions of location,2,609; fact finding, 284; instruction, 1,600; online searches, 393). The slide-processing department made 5,522 slides in 1992. </p><h2>Conclusion</h2><p>The Medical Library and Media Center in Tokyo offers numerous facilities and services, including access to medical information through a large collection of monographs and journals, online searching and CDROMs, and a dynamic interlibrary loan service supported by Keio University. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p> </p><p><p><strong>Bulletin of the Medical Library Association, 1995, vol. 83, n° 1, pp. 91-92.</strong> </p><p>The Medical Library and Media Center at Keio University in Tokyo offers many facilities to its users: access to medical information within a large catalog of monographs and journals, online searching and CD-ROM databases, and a dynamic interlibrary loan service. This article is a report of a professional visit to the library on September 30, 1993. </p><h2>Introduction</h2><p>The Medical Library and Media Center (MLMC), located in a large hospital in Tokyo and supported by Keio University, is one of the most important health sciences libraries in Japan. Because there is relatively little information in North American literature about Japanese medical libraries, librarians may be interested in an accurate and up-to-date overview. This article is based on a professional visit in September 1993 with the director of the MLMC, Mr. Yoshio Amano, and the library staff. Sources and statistics (most of them for 1992) are official. </p><h2>Japanese Health Sciences Libraries</h2><p>There are approximately 100 health sciences libraries in Japan. The budget of each library depends on its size, but, usually, each can purchase 400 to 3,000 periodicals and 1,000 to 3,000 books a year. They generally offer online access and CD-ROM databases (mainly MEDLINE). Interlibrary loan service is dynamic, even if there is no National Library of Medicine. Keio University's International Medical Information Center (IMIC) is the national center, established in association with the universities of Osaka, Tohoku, and Kyushu. </p><h2>Keio University</h2><p>There are three major universities in Japan: Osaka, Kyushu, and Keio. Keio University is the most well known, both in Japan and abroad. Keio has several departments and, in 1969, started the IMIC project to improve the four existing university libraries. The objectives of this project were to increase the number of books and journals for research and education, to perfect cataloging systems and standardize information service facilities in the university as a whole, and to increase efficiency and policy making for literature services and other information activities. <br />To accomplish these objectives, four centers were established between 1970 and 1972, all at Keio University: the Mita Library and Information Center (formerly the Main Library), the Hiyoshi Library and Information Center (formerly the Undergraduate Library), the Science and Technology Library and Information Center (formerly the Faculty of Engineering Library), and the Medical Library and Information Center (formerly Kitasato Memorial Medical Library, and now the MLMC). Each library has a director, and the Libraries Commit tee of the university is made up of the four directors. </p><h2>History Of The MLMC</h2><p>The MLMC was established as the Kitasato Memorial Medical Library in 1937, in memory of Dr. Shibasaburo Kitasato, the first dean of the School of Medicine at Keio University. The creation of the library was made possible by donations from students and friends who had respected and loved Dr. Kitasato in recognition of the important role played by libraries in medical research. The library provided services, not only to Keio University staff and students, but also to outside clients. <br />In 1962 and 1965, through the generous financial assistance of the China Medical Board of New York, the interior of the building was remodeled completely to improve services and meet the needs of a modern health sciences library. <br />Since the early 19605, the library has provided a literature search service. Various information services have been added over the years, such as MEDLARS and Air Pollution Technical Information Center (AP-TIC) indexes and abstracts. <br />In 1971, the name of the library was changed as a result of reform of the entire university library system. At that time, the library was too large for the university to manage. So the university created a new organization, the IMIC, which is responsible for providing information services mainly to customers outside the university. A part of the IMIC Operation Division now is located in the library. Since the establishment of IMIC, the library has been providing services to all Japan Medical Library Association (JMLA) member libraries. <br />In 1992, the library became the "MLMC," offering modern multimedia services such as online searching, e-mail, and CD-ROM databases. The MLMC is located in buildings dating from the 19305 that have been renovated. </p><h2>The MLMC Collections</h2><p>As of 1992, the MLMC had 71,316 monographs (34,191 domestic and 37,125 foreign) and 3,111 journals (1,382 domestic and 1,729 foreign). The library also provides other materials, including cassettes (1,305), films (106), slides (265), records (98), and film reels (128). <br />The library holdings are listed in the Union List Catalog in Japanese Medical Libraries, which is published once a year and compiled every five years. The JMLA is in charge of the catalog, which has been published since 1931. <br />One of the most famous Japanese medical publications, lgaku Chuo Zasschi (Japanese Medical Abstracting Journal ), also supported by the JMLA, abstracts articles from 1,600 Japanese medical periodicals. JMEDICINE and JMEDICINEK are the two main medical databases and include parts of the 19aku Chuo Zasschi, especially the clinical medicine and nursing sections. For online searching, the library has its own MEDUNE system and three CD-ROM sets of MEDUNE and Excerpta Medica; one computer is set up for Current Contents searching. </p><h2>Organization Of The MLMC</h2><p><a href="https://www.jpaccart.ch/index2.php?option=com_jce&task=popup" target="PopupImage" onclick="window.open(this.href+'&img=images/stories/publier/jpac3.gif&title=organisation&w=600&h=446&mode=0&print=0&click=0','organisation','height=446,width=600,top=302,left=540,scrollbars=no,resizable=no');return false;"><img src="https://www.jpaccart.ch/images/stories/publier/thumbnails/thumb_jpac3.gif" alt="jpac3" title="jpac3" width="150" height="112" /></a>The library has a staff of twenty-six and is organized into three sections. The General Affairs Section handles accounting and other general affairs. The Technical Service Section, with a staff of three, handles selections, acquisitions, and cataloging. </p><p>Cataloging chores are shared among universities through the MEDIANET network (the host computer is located on the Fujisawa campus). This system, called KOSMOS, has bilingual software (in Japanese and English), and the Medical Subject Headings are used for indexing. KOSMOS has been used since 1979; prior to that, the data were kept in a card index. <br />The Public Service Section handles circulation (20,000 monographs and 26,528 bound journals in 1992); interlibrary loan (13,765 loans); photocopying (313,000 pages for Keio University users, 900,000 pages for outside users); and reference (questions of location,2,609; fact finding, 284; instruction, 1,600; online searches, 393). The slide-processing department made 5,522 slides in 1992. </p><h2>Conclusion</h2><p>The Medical Library and Media Center in Tokyo offers numerous facilities and services, including access to medical information through a large collection of monographs and journals, online searching and CDROMs, and a dynamic interlibrary loan service supported by Keio University. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p> </p>(1995) - Un centre de documentation pluridisciplinaire et informatisé à l'hôpital2007-04-03T17:44:38+00:002007-04-03T17:44:38+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/1995-un-centre-de-documentation-pluridisciplinaire-et-informatise-a-l-hopital.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><p><strong>Actes du Colloque La Documentation et les bibliothèques médicales - Paris, 16 juin 1994. La Semaine des Hôpitaux, 1995, 9-10, 16-23 mars, pp. 286-290.</strong> </p><h2>Introduction</h2><p>In France, public hospitals have to face the accute question of the management of information in the fields of law, administration, nursing, medicine, sciences and technics. An increasing demand for information specialists, librarians or/and documentalists, is developing. And more and more medical libraries and centers of documentation are created in hospitals throughout the country. </p><p>The following article presents the result of an original experience in a large hospital of the neighborhood of Paris, at Argenteuil : the board of directors of the hospital and the medical staff have decided the building of a pluridisciplinary and computerized ressource center at the hospital. </p><h2>Le Centre Hospitalier d'Argenteuil en bref</h2><p><strong><em>Argenteuil</em></strong> est une commune de 95 000 habitants, à 10 kilomètres au nord-ouest de Paris. Située dans le département du Val d'Oise (95), elle constitue une agglomération importante de la Région Ile-de-France qui, au début du siècle, a été célébrée par les Impressionnistes. </p><p><strong><em>Les Origines de l'hôpital</em></strong> à Argenteuil remontent au XIIIè siècle : des moines hospitaliers y dirigent alors une <em>Maison-Dieu</em> dont les activités se limitent au logement des pauvres, des passants, des voyageurs et des pèlerins. En 1634, Saint Vincent de Paul vient à Argenteuil afin de fonder une Confrérie de la Charité, à l'image de celles déjà existantes en France. En 1674, Louis XIV reconnait officiellement l'existence de l'hôpital dans ses lettres patentes. Installé primitivement sur les bords de la Seine, l'hôpital est reconstruit sur les hauts de la ville en 1930, et bénéficie du modernisme de l'époque : cuisines électriques, chauffage. Soixante ans plus tard, en 1990, un nouvel hôpital est érigé, le <em>bloc "Léonard de Vinci"</em>, sur le même emplacement : son plateau technique à la pointe du progrès en fait un des grands centres hospitaliers de la périphérie parisienne. </p><p><strong><em>Présentation du Centre Hospitalier d'Argenteuil</em></strong> : hôpital général, établissement public autonome rattaché à la commune d'Argenteuil, l'hôpital est aussi la plus grande entreprise de la ville : en 1992, il emploie 1700 personnels non médicaux et 305 médecins. Son équipement est de 821 lits (court et moyen séjour, psychiatrie) et de 243 lits (maison de retraite).Son activité est d'environ 27.000 entrées en hospitalisation et 213.000 actes de soins externes (consultations, chirurgie, radiologie, laboratoires, explorations fonctionnelles) </p><h2>La gestion de la documentation à l'hôpital</h2><h3>Le Rôle du Ministère de la Santé</h3><p>La Direction des Hôpitaux s'est intéressée au développement des bibliothèques médicales et a incité chaque hôpital à créer sa propre bibliothèque. <br />Une enquête de la Conférence des Présidents de C.M.E. (Commission Médicale d'Etablissement) en 1989 a synthétisé les besoins et a présenté des résultats très inégaux, mais qui tous, reflétaient un réel besoin. </p><h3>L'Essor de la documentation</h3><p>Devant la croissance exponentielle de l'information sous toutes ses formes, les hôpitaux publics français réagissent de diverses manières. L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a développé des centres de documentation spécialisés : la formation professionnelle continue, le domaine paramédical, la Bibliothèque de l'Internat (l'A.D.D.M.:l'Association pour le Développement de la Documentation Médicale). D'autres hôpitaux ont couplé bibliothèque médicale et formation continue. La règle commune est restée très longtemps le développement de petites unités documentaires dans les services de soins, de mini-bibliothèques dans les écoles d'infirmières, et enfin de bibliothèques médicales centralisées. </p><h3>Le Cas du Centre Hospitalier d'Argenteuil</h3><p>La documentation s'y est développée de manière empirique, chaque service assurant lui-même la gestion de sa propre documentation : </p><ul> <li><em><strong>les services administratifs</strong></em> : la gestion est dévolue aux secrétaires qui réceptionnent, dépouillent, classent les Journaux Officiels, les Bulletins Officiels, et toutes les revues traitant de la gestion hospitalière. Les recherches documentaires sont effectuées le plus souvent en fonction des demandes de l'équipe de direction. </li> <li><em><strong>les deux Ecoles d'Infirmières et d'Infirmières spécialisées</strong></em> ont organisé chacune leur propre bibliothèque en appliquant les normes en vigueur en bibliothéconomie. </li> <li><em><strong>le Corps Médical</strong></em> : comme dans la plupart des hôpitaux, chaque praticien hospitalier constitue sa documentation en fonction de sa spécialité. Il crée son fichier matières, avec des descripteurs ou mots-clés d'une classification thématique ou alpha-numérique, ou simplement en archivant sous forme de dossiers ou parfois sous forme informatique à l'aide de logiciels documentaires adaptés. La communication de l'information médicale et scientifique est aléatoire au sein de l'équipe médicale, ou si elle se fait, c'est à l'occasion de "staffs" de bibliographie. </li></ul><h3>La Création d'une bibliothèque médicale centralisée s'est réalisée en deux étapes : </h3><h4>1ère étape</h4><p>Pour répondre à la demande du Corps Médical du Centre Hospitalier, la Bibliothèque Médicale d'Argenteuil a été créée il y a une dizaine d'années à l'initiative de quelques médecins. Des moyens ont été mis à sa disposition : un budget pour l'acquisition de livres ainsi que des abonnements à des périodiques français et anglo-saxons ; des locaux (1 salle de lecture, 1 bureau), une machine à écrire, un lecteur de micro-films. Un agent de bureau (ou une secrétaire) était chargé du fonctionnement de la Bibliothèque. Le strict minimum avait donc été accordé. </p><h4>2ème étape</h4><p>Au bout d'une dizaine d'années de fonctionnement, il est apparu indispensable de recruter un professionnel de la documentation qui serait chargé de restructurer et de développer la Bibliothèque Médicale en informatisant le fonds déjà existant (et de l'étendre à la Présentation Assistée par Ordinateur). <br />Cette réorganisation s'accompagnera d'un déménagement début 1993 dans des locaux plus adaptés, d'une surface d'environ 250 mètres carrés, dans le but de regrouper la documentation des services. </p><h3>La Réorganisation de la Bibliothèque Médicale</h3><p>Cette réorganisation s'est effectuée durant une année entière opérationnelle. Elle s'est réalisée en quatre temps : </p><h4>1er temps : l'analyse des besoins du Corps Médical</h4><p>En ce qui concerne la fourniture de documents primaires, les accès aux banques de données, la mise en place d'un atelier informatique en vue de développer la communication scientifique. </p><h4>2ème temps : il a été décidé</h4><ul> <li>la rédaction d'un règlement interne approuvé par le Directeur et les deux médecins responsables de la Bibliothèque Médicale. </li> <li>un horaire d'ouverture maximale de la Bibliothèque Médicale (9h30-17h30 en continu, du lundi au vendredi). Le principe d'une personne présente en permanence est à noter. </li> <li>la mise en place d'échanges avec les Bibliothèques du Val d'Oise et de Paris.Pour cela, visites, courriers et appels téléphoniques ont été fructueux. </li> <li>les demandes de photocopies à l'extérieur ont été amplifiées. Le Corps médical est en effet un "gros demandeur" de photocopies d'articles et de tirés à part. </li> <li>le prêt des ouvrages n'est pas envisagé. </li> <li>la photocopie sur place des documents de la Bibliothèque est autorisée. </li> <li>la participation de la Bibliothèque à des associations : l'ADBS:Asssociation des Documentalistes et Bibliothécaires Spécialisés, l' ABF : Association des Bibliothécaires Français, l'EAHIL, European Association for Health Information and Libraries. </li></ul><h4>3ème temps : la réorganisation du fonds documentaire</h4><ul> <li>la bibliothèque médicale possède une documentation relativement importante pour un Centre Hospitalier de cette catégorie: <ul> <li>une centaine d'abonnements de revues (mais 200 titres inscrits à son catalogue car il faut y ajouter les dons, les périodiques "morts", les revues dans les services de soins, etc...), </li> <li>un fonds de 600 ouvrages médicaux </li> <li>une vingtaine d'Encyclopédies Médico-Chirugicales </li> <li>des bibliographies médicales : Index Medicus, Current Contents. </li> </ul> </li> <li>l'achat d'ouvrages documentaires spécifiques a été nécessaire : dictionnaires, classifications, thesaurus bio-médicaux. </li></ul><h4>4ème temps : l'informatisation de la Bibliothèque</h4><p>Commencée en septembre 1989, par l'achat d'un micro ordinateur, d'une imprimante laser, d'un scanner, et poursuivie en 1992 par l'acquisition d'un lecteur de CDROM, l'informatisation permet aussi le suivi du fonctionnement pur: </p><ul> <li>tout le secrétariat de la Bibliothèque se fait sur traitement de texte: courrier, listing des médecins, catalogue des périodiques, signalisation de la salle de lecture, formulaires, statistiques de fréquentation. </li> <li>le matériel informatique a attiré services de soins et administratifs afin d'exécuter certains travaux de qualité : affiches, articles, bibliographies. Un carnet de rendez-vous a été mis en place. <br /> L'achat d'un appareil permettant d'imprimer des diapositives scientifiques (Montage FR1), d'un écran double page, de logiciels de mise en page (Quark XPress, Illustrator) a étendu le rôle de l'informatique documentaire à celui de la Présentation Assistée par Ordinateur (P.A.O) : cet aspect de l'informatisation est à mettre à part, car il ne correspond pas au rôle dévolu habituellement à une bibliothèque médicale ou à un centre de documentation. Il a simplement permis de rentabiliser le matériel informatique, de donner satisfaction au Corps médical et d'amener un public différent à la Bibliothèque. Les connaissances en informatique des utilisateurs ont été, par là-même, élargies et enrichies. La bibliothèque assure ainsi le rôle original de formation sur logiciels : <em>c'est un prolongement de l'aide à la communication scientifique</em>. </li> <li>la possibilité d'interroger les banques de données spécialisées est un des domaines clés qui réalise l'extension du rôle de la bibliothèque en centre de recherches bibliographiques : grâce, d'une part, à la passation de contrats réduisant les coûts d'interrogation, et d'autre part, à l'actualisation de nos connaissances de documentaliste par des cours délivrés par l'IMA-INSERM (Information Médicale Automatisée)et Télésystèmes Questel. Après avoir pris rendez-vous, le demandeur (praticien ou étudiant) interroge la base avec le documentaliste. Le coût est à la charge de l'hôpital, et le nombre d'interrogations s'élève à plusieurs heures par semaine. En 1992, des CDROM "Medline" (version Dialog) ont été mis en libre accès. </li> <li>la gestion informatisée du fonds documentaire <br /> L'achat d'un logiciel documentaire spécifique a été une des premières demandes que nous avons formulée auprès des services informatiques. Le choix, difficile parmi toutes les marques disponibles sur le marché, a été rendu possible grâce aux conseils de l'IMA-INSERM et s'est porté sur "Babylone" des Editions ANTHESIS dans un premier temps ; il sera remplacé à l'avenir par un logiciel plus puissant (de type "TEXTO"). </li></ul><br />Après un inventaire qui a duré plusieurs mois, ayant permis par là-même une meilleure connaissance du fonds, une clarification et un meilleur classement, la saisie informatique a pu commencer. Un thesaurus adapté a été conçu, en se basant sur les pathologies traitées à l'hôpital. <p>De plus, une politique d'animation a été mise sur pied. </p><h2>L'animation de la bibliothèque</h2><p>Elle se réalise grâce à : </p><ul> <li>la tenue d'une <em>réunion bibliographique</em> une fois par an associant une vingtaine de praticiens hospitaliers : discussion du budget, des livres et nouveaux abonnements, de l'informatisation, des différentes acquisitions. Cet aspect d'un travail en commun est très important : un documentaliste ne peut travailler seul ; il a besoin de l'appui d'une équipe sensibilisée aux problèmes de la documentation. <p> </p> </li> <li>l'<em>envoi de courriers</em> proposant les services de la Bibliothèque Médicale à chaque praticien hospitalier nouvellement arrivé et aux internes, dont le changement d'hôpital a lieu tous les six mois. </li> <li>un <em>cours de bibliographie médicale</em> est organisé chaque semestre pour les internes. Les études de médecine ne comportant pas de cours de bibliographie spécialisée, ce cours en constitue une approche afin d'aider les étudiants dans leur recherches personnelles ; il représente également un premier pas vers l'interrogation des banques de données. </li> <li>l'<em>ouverture</em> de la biblio<br />hèque <em>au personnel paramédical</em> pour des recherches ponctuelles :l'hygiène à l'hôpital, la prise en charge des personnes âgées, la douleur, le SIDA, les thérapeutiques nouvelles, les techniques chirurgicales. </li> <li>l'<em>accès aux services de la Bibliothèque</em> est également <em>proposé aux praticiens libéraux</em>. </li></ul><p>Un <em>Guide du Lecteur</em> a été rédigé : toutes les activités documentaires sont ainsi résumées. C'est une manière concise et pratique de donner l'information à l'intérieur de l'hôpital et à l'extérieur. </p><p>L'animation, c'est aussi une participation régulière à la rédaction du journal interne de l'hôpital, "APOSTROPH'A" : enquêtes, articles. </p><p>Une <em>Revue de Presse mensuelle sur la santé</em> est réalisée : demandée par l'équipe de direction de l'hôpital, elle a pour source la presse locale et nationale, générale et médicale. Elle s'adresse à tout le personnel de l'hôpital. <br />En outre, la Bibliothèque participe à l'<em>élaboration de rapports</em> (le rapport d'activité médicale qui synthétise annuellement l'activité des services de soins), de <em>fiches des métiers de l'hôpital</em> lorsque le Centre Hospitalier d'Argenteuil est présent à des congrès type forum des métiers ou salons infirmiers. </p><p>A la suite de cette restructuration, la réflexion sur un centre de documentation pluridisciplinaire (mais n'incluant pas une bibliothèque pour les malades) a été entreprise, à la demande de la Direction de l'hôpital. </p><h2>La réflexion sur un centre de documentation pluridisciplinaire à l'hôpital</h2><h3>Des besoins se sont faits jour</h3><p>L'hôpital possède une structure complexe qui réunit plusieurs catégories socio-professionnelles très différentes les unes des autres. Chacune présente des besoins particuliers en information. Un centre de documentation ou une bibliothèque hospitalière devrait posséder tous les documents nécessaires à la vie de l'hôpital et être ouvert à tous. Il serait ainsi un véritable lieu d'information et d'échange pour les cliniciens, les administrateurs, le personnel soignant, les enseignants et toute autre personne à la recherche d'une information concernant la vie hospitalière. </p><p>Actuellement, à chaque catégorie socio-professionnelle correspond une bibliothèque particulière. </p><h2>Une solution : un centre de documentation générale pour l'ensemble du Centre Hospitalier. </h2><p>Toutes ces approches définies précédemment vont trouver une réponse grâce à la volonté de la Direction de l'Hôpital d'Argenteuil de créer (car il s'agit bien d'une création) un Centre de Documentation Générale. Il ouvrira ses portes début 1993. Différents aspects peuvent être dégagés : </p><ul> <li><em><strong>Matériellement</strong></em> : les disciplines abordées étant multiples, il est prévu des sections différentes : salles de documentation médicale, paramédicale, administrative, informatique, archives. </li> <li><em><strong>Techniquement</strong></em> : la gestion informatisée du fonds documentaire médical peut être étendue au domaine paramédical : une connexion future avec les bibliothèques des Ecoles d'Infirmières, ainsi qu'avec les Services Médicaux est à l'étude. D'autre part, l'accès d'ores et déjà possible à des banques de données médicales sera étendu aux secteurs paramédical et administratif. </li> <li><em><strong>Financièrement</strong></em> : un budget adéquat sera dégagé. </li></ul><h2>Conclusion</h2><p>La mise en place d'un centre de documentation pluridisciplinaire n'est envisageable que si certaines conditions sont remplies : </p><ul> <li>le recrutement d'un bibliothécaire-documentaliste et d'un(e) aide-documentaliste, </li> <li>la volonté du Corps Médical et de la Direction de mettre en place ce service avec : <ul> <li>un budget propre </li> <li>un noyau actif d'hospitaliers intéressés au développement du service : médecins, paramédicaux, administratifs </li> <li>des moyens informatiques : traitement de texte, accès aux banques de données, logiciel de gestion documentaire. </li> <li>une offre de stages et des formations, la faculté d'adhérer aux associations professionnelles. </li> <li>la mise en place d'un réseau documentaire: liens fréquents avec d'autres centres de documentation, visites, échanges de documents et d'informations. </li> <li>un plan de développement à long terme pour la documentation </li> </ul> </li></ul><p>Par la diversité des domaines investis, le centre de documentation aura une volonté pluridisciplinaire de s'adresser à toutes les catégories professionnelles de l'hôpital. Il correspond à un besoin réel. Un centre de documentation, à l'heure actuelle, peut élargir ses activités dans d'autres directions ; les idées ne manquent pas avec le développement des nouvelles technologies : vidéothèque, logithèque, Enseignement Assisté par Ordinateur (E.A.O.), didacticiels. </p><h2>Références</h2><p>(1) BLONDEL F. <em>Une gestion des ressources documentaires innovantes</em>. Gestions hospitalières, 1991, n° 311, pp. 914-917. <br />(2) GERMANAUD M.C. RAPPAPORT. <em>Créer et animer une bibliothèque à l'hôpital</em>. Paris: Le Cercle de la Librairie, 1986. (Bibliothèques). <br />(3) GUINCHAT C., MENOU M. <em>Sciences et techniques de l'information et de la documentation</em>. Paris : UNESCO, 1990. pp. 509-527. <br />(4) PARRET Tû-Tâm. <em>La Documentation médicale à Paris</em> : mémoire de fin d'études. Lyon : Ecole Nationale Supérieure des Bibliothèques, 1982. 1 vol. 99 p. <br />(5) MATHIEU-CAPDEROU Christine. <em>La Documentation hospitalière : état de la situation actuelle et proposition pour une bibliothèque hospitalière intégrée</em> : mémoire. Paris : INTD, 1982. 1 vol. 52 p. <br />(6) DAUBAN Mireille. <em>La Documentation dans les établissements hospitaliers généraux de la banlieue parisienne</em> : mémoire. Paris: IUT René Descartes Paris V, 1987. 2 vol. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p><em><div ><br /></div></em></p><p></p><p> </p><p><p><strong>Actes du Colloque La Documentation et les bibliothèques médicales - Paris, 16 juin 1994. La Semaine des Hôpitaux, 1995, 9-10, 16-23 mars, pp. 286-290.</strong> </p><h2>Introduction</h2><p>In France, public hospitals have to face the accute question of the management of information in the fields of law, administration, nursing, medicine, sciences and technics. An increasing demand for information specialists, librarians or/and documentalists, is developing. And more and more medical libraries and centers of documentation are created in hospitals throughout the country. </p><p>The following article presents the result of an original experience in a large hospital of the neighborhood of Paris, at Argenteuil : the board of directors of the hospital and the medical staff have decided the building of a pluridisciplinary and computerized ressource center at the hospital. </p><h2>Le Centre Hospitalier d'Argenteuil en bref</h2><p><strong><em>Argenteuil</em></strong> est une commune de 95 000 habitants, à 10 kilomètres au nord-ouest de Paris. Située dans le département du Val d'Oise (95), elle constitue une agglomération importante de la Région Ile-de-France qui, au début du siècle, a été célébrée par les Impressionnistes. </p><p><strong><em>Les Origines de l'hôpital</em></strong> à Argenteuil remontent au XIIIè siècle : des moines hospitaliers y dirigent alors une <em>Maison-Dieu</em> dont les activités se limitent au logement des pauvres, des passants, des voyageurs et des pèlerins. En 1634, Saint Vincent de Paul vient à Argenteuil afin de fonder une Confrérie de la Charité, à l'image de celles déjà existantes en France. En 1674, Louis XIV reconnait officiellement l'existence de l'hôpital dans ses lettres patentes. Installé primitivement sur les bords de la Seine, l'hôpital est reconstruit sur les hauts de la ville en 1930, et bénéficie du modernisme de l'époque : cuisines électriques, chauffage. Soixante ans plus tard, en 1990, un nouvel hôpital est érigé, le <em>bloc "Léonard de Vinci"</em>, sur le même emplacement : son plateau technique à la pointe du progrès en fait un des grands centres hospitaliers de la périphérie parisienne. </p><p><strong><em>Présentation du Centre Hospitalier d'Argenteuil</em></strong> : hôpital général, établissement public autonome rattaché à la commune d'Argenteuil, l'hôpital est aussi la plus grande entreprise de la ville : en 1992, il emploie 1700 personnels non médicaux et 305 médecins. Son équipement est de 821 lits (court et moyen séjour, psychiatrie) et de 243 lits (maison de retraite).Son activité est d'environ 27.000 entrées en hospitalisation et 213.000 actes de soins externes (consultations, chirurgie, radiologie, laboratoires, explorations fonctionnelles) </p><h2>La gestion de la documentation à l'hôpital</h2><h3>Le Rôle du Ministère de la Santé</h3><p>La Direction des Hôpitaux s'est intéressée au développement des bibliothèques médicales et a incité chaque hôpital à créer sa propre bibliothèque. <br />Une enquête de la Conférence des Présidents de C.M.E. (Commission Médicale d'Etablissement) en 1989 a synthétisé les besoins et a présenté des résultats très inégaux, mais qui tous, reflétaient un réel besoin. </p><h3>L'Essor de la documentation</h3><p>Devant la croissance exponentielle de l'information sous toutes ses formes, les hôpitaux publics français réagissent de diverses manières. L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a développé des centres de documentation spécialisés : la formation professionnelle continue, le domaine paramédical, la Bibliothèque de l'Internat (l'A.D.D.M.:l'Association pour le Développement de la Documentation Médicale). D'autres hôpitaux ont couplé bibliothèque médicale et formation continue. La règle commune est restée très longtemps le développement de petites unités documentaires dans les services de soins, de mini-bibliothèques dans les écoles d'infirmières, et enfin de bibliothèques médicales centralisées. </p><h3>Le Cas du Centre Hospitalier d'Argenteuil</h3><p>La documentation s'y est développée de manière empirique, chaque service assurant lui-même la gestion de sa propre documentation : </p><ul> <li><em><strong>les services administratifs</strong></em> : la gestion est dévolue aux secrétaires qui réceptionnent, dépouillent, classent les Journaux Officiels, les Bulletins Officiels, et toutes les revues traitant de la gestion hospitalière. Les recherches documentaires sont effectuées le plus souvent en fonction des demandes de l'équipe de direction. </li> <li><em><strong>les deux Ecoles d'Infirmières et d'Infirmières spécialisées</strong></em> ont organisé chacune leur propre bibliothèque en appliquant les normes en vigueur en bibliothéconomie. </li> <li><em><strong>le Corps Médical</strong></em> : comme dans la plupart des hôpitaux, chaque praticien hospitalier constitue sa documentation en fonction de sa spécialité. Il crée son fichier matières, avec des descripteurs ou mots-clés d'une classification thématique ou alpha-numérique, ou simplement en archivant sous forme de dossiers ou parfois sous forme informatique à l'aide de logiciels documentaires adaptés. La communication de l'information médicale et scientifique est aléatoire au sein de l'équipe médicale, ou si elle se fait, c'est à l'occasion de "staffs" de bibliographie. </li></ul><h3>La Création d'une bibliothèque médicale centralisée s'est réalisée en deux étapes : </h3><h4>1ère étape</h4><p>Pour répondre à la demande du Corps Médical du Centre Hospitalier, la Bibliothèque Médicale d'Argenteuil a été créée il y a une dizaine d'années à l'initiative de quelques médecins. Des moyens ont été mis à sa disposition : un budget pour l'acquisition de livres ainsi que des abonnements à des périodiques français et anglo-saxons ; des locaux (1 salle de lecture, 1 bureau), une machine à écrire, un lecteur de micro-films. Un agent de bureau (ou une secrétaire) était chargé du fonctionnement de la Bibliothèque. Le strict minimum avait donc été accordé. </p><h4>2ème étape</h4><p>Au bout d'une dizaine d'années de fonctionnement, il est apparu indispensable de recruter un professionnel de la documentation qui serait chargé de restructurer et de développer la Bibliothèque Médicale en informatisant le fonds déjà existant (et de l'étendre à la Présentation Assistée par Ordinateur). <br />Cette réorganisation s'accompagnera d'un déménagement début 1993 dans des locaux plus adaptés, d'une surface d'environ 250 mètres carrés, dans le but de regrouper la documentation des services. </p><h3>La Réorganisation de la Bibliothèque Médicale</h3><p>Cette réorganisation s'est effectuée durant une année entière opérationnelle. Elle s'est réalisée en quatre temps : </p><h4>1er temps : l'analyse des besoins du Corps Médical</h4><p>En ce qui concerne la fourniture de documents primaires, les accès aux banques de données, la mise en place d'un atelier informatique en vue de développer la communication scientifique. </p><h4>2ème temps : il a été décidé</h4><ul> <li>la rédaction d'un règlement interne approuvé par le Directeur et les deux médecins responsables de la Bibliothèque Médicale. </li> <li>un horaire d'ouverture maximale de la Bibliothèque Médicale (9h30-17h30 en continu, du lundi au vendredi). Le principe d'une personne présente en permanence est à noter. </li> <li>la mise en place d'échanges avec les Bibliothèques du Val d'Oise et de Paris.Pour cela, visites, courriers et appels téléphoniques ont été fructueux. </li> <li>les demandes de photocopies à l'extérieur ont été amplifiées. Le Corps médical est en effet un "gros demandeur" de photocopies d'articles et de tirés à part. </li> <li>le prêt des ouvrages n'est pas envisagé. </li> <li>la photocopie sur place des documents de la Bibliothèque est autorisée. </li> <li>la participation de la Bibliothèque à des associations : l'ADBS:Asssociation des Documentalistes et Bibliothécaires Spécialisés, l' ABF : Association des Bibliothécaires Français, l'EAHIL, European Association for Health Information and Libraries. </li></ul><h4>3ème temps : la réorganisation du fonds documentaire</h4><ul> <li>la bibliothèque médicale possède une documentation relativement importante pour un Centre Hospitalier de cette catégorie: <ul> <li>une centaine d'abonnements de revues (mais 200 titres inscrits à son catalogue car il faut y ajouter les dons, les périodiques "morts", les revues dans les services de soins, etc...), </li> <li>un fonds de 600 ouvrages médicaux </li> <li>une vingtaine d'Encyclopédies Médico-Chirugicales </li> <li>des bibliographies médicales : Index Medicus, Current Contents. </li> </ul> </li> <li>l'achat d'ouvrages documentaires spécifiques a été nécessaire : dictionnaires, classifications, thesaurus bio-médicaux. </li></ul><h4>4ème temps : l'informatisation de la Bibliothèque</h4><p>Commencée en septembre 1989, par l'achat d'un micro ordinateur, d'une imprimante laser, d'un scanner, et poursuivie en 1992 par l'acquisition d'un lecteur de CDROM, l'informatisation permet aussi le suivi du fonctionnement pur: </p><ul> <li>tout le secrétariat de la Bibliothèque se fait sur traitement de texte: courrier, listing des médecins, catalogue des périodiques, signalisation de la salle de lecture, formulaires, statistiques de fréquentation. </li> <li>le matériel informatique a attiré services de soins et administratifs afin d'exécuter certains travaux de qualité : affiches, articles, bibliographies. Un carnet de rendez-vous a été mis en place. <br /> L'achat d'un appareil permettant d'imprimer des diapositives scientifiques (Montage FR1), d'un écran double page, de logiciels de mise en page (Quark XPress, Illustrator) a étendu le rôle de l'informatique documentaire à celui de la Présentation Assistée par Ordinateur (P.A.O) : cet aspect de l'informatisation est à mettre à part, car il ne correspond pas au rôle dévolu habituellement à une bibliothèque médicale ou à un centre de documentation. Il a simplement permis de rentabiliser le matériel informatique, de donner satisfaction au Corps médical et d'amener un public différent à la Bibliothèque. Les connaissances en informatique des utilisateurs ont été, par là-même, élargies et enrichies. La bibliothèque assure ainsi le rôle original de formation sur logiciels : <em>c'est un prolongement de l'aide à la communication scientifique</em>. </li> <li>la possibilité d'interroger les banques de données spécialisées est un des domaines clés qui réalise l'extension du rôle de la bibliothèque en centre de recherches bibliographiques : grâce, d'une part, à la passation de contrats réduisant les coûts d'interrogation, et d'autre part, à l'actualisation de nos connaissances de documentaliste par des cours délivrés par l'IMA-INSERM (Information Médicale Automatisée)et Télésystèmes Questel. Après avoir pris rendez-vous, le demandeur (praticien ou étudiant) interroge la base avec le documentaliste. Le coût est à la charge de l'hôpital, et le nombre d'interrogations s'élève à plusieurs heures par semaine. En 1992, des CDROM "Medline" (version Dialog) ont été mis en libre accès. </li> <li>la gestion informatisée du fonds documentaire <br /> L'achat d'un logiciel documentaire spécifique a été une des premières demandes que nous avons formulée auprès des services informatiques. Le choix, difficile parmi toutes les marques disponibles sur le marché, a été rendu possible grâce aux conseils de l'IMA-INSERM et s'est porté sur "Babylone" des Editions ANTHESIS dans un premier temps ; il sera remplacé à l'avenir par un logiciel plus puissant (de type "TEXTO"). </li></ul><br />Après un inventaire qui a duré plusieurs mois, ayant permis par là-même une meilleure connaissance du fonds, une clarification et un meilleur classement, la saisie informatique a pu commencer. Un thesaurus adapté a été conçu, en se basant sur les pathologies traitées à l'hôpital. <p>De plus, une politique d'animation a été mise sur pied. </p><h2>L'animation de la bibliothèque</h2><p>Elle se réalise grâce à : </p><ul> <li>la tenue d'une <em>réunion bibliographique</em> une fois par an associant une vingtaine de praticiens hospitaliers : discussion du budget, des livres et nouveaux abonnements, de l'informatisation, des différentes acquisitions. Cet aspect d'un travail en commun est très important : un documentaliste ne peut travailler seul ; il a besoin de l'appui d'une équipe sensibilisée aux problèmes de la documentation. <p> </p> </li> <li>l'<em>envoi de courriers</em> proposant les services de la Bibliothèque Médicale à chaque praticien hospitalier nouvellement arrivé et aux internes, dont le changement d'hôpital a lieu tous les six mois. </li> <li>un <em>cours de bibliographie médicale</em> est organisé chaque semestre pour les internes. Les études de médecine ne comportant pas de cours de bibliographie spécialisée, ce cours en constitue une approche afin d'aider les étudiants dans leur recherches personnelles ; il représente également un premier pas vers l'interrogation des banques de données. </li> <li>l'<em>ouverture</em> de la biblio<br />hèque <em>au personnel paramédical</em> pour des recherches ponctuelles :l'hygiène à l'hôpital, la prise en charge des personnes âgées, la douleur, le SIDA, les thérapeutiques nouvelles, les techniques chirurgicales. </li> <li>l'<em>accès aux services de la Bibliothèque</em> est également <em>proposé aux praticiens libéraux</em>. </li></ul><p>Un <em>Guide du Lecteur</em> a été rédigé : toutes les activités documentaires sont ainsi résumées. C'est une manière concise et pratique de donner l'information à l'intérieur de l'hôpital et à l'extérieur. </p><p>L'animation, c'est aussi une participation régulière à la rédaction du journal interne de l'hôpital, "APOSTROPH'A" : enquêtes, articles. </p><p>Une <em>Revue de Presse mensuelle sur la santé</em> est réalisée : demandée par l'équipe de direction de l'hôpital, elle a pour source la presse locale et nationale, générale et médicale. Elle s'adresse à tout le personnel de l'hôpital. <br />En outre, la Bibliothèque participe à l'<em>élaboration de rapports</em> (le rapport d'activité médicale qui synthétise annuellement l'activité des services de soins), de <em>fiches des métiers de l'hôpital</em> lorsque le Centre Hospitalier d'Argenteuil est présent à des congrès type forum des métiers ou salons infirmiers. </p><p>A la suite de cette restructuration, la réflexion sur un centre de documentation pluridisciplinaire (mais n'incluant pas une bibliothèque pour les malades) a été entreprise, à la demande de la Direction de l'hôpital. </p><h2>La réflexion sur un centre de documentation pluridisciplinaire à l'hôpital</h2><h3>Des besoins se sont faits jour</h3><p>L'hôpital possède une structure complexe qui réunit plusieurs catégories socio-professionnelles très différentes les unes des autres. Chacune présente des besoins particuliers en information. Un centre de documentation ou une bibliothèque hospitalière devrait posséder tous les documents nécessaires à la vie de l'hôpital et être ouvert à tous. Il serait ainsi un véritable lieu d'information et d'échange pour les cliniciens, les administrateurs, le personnel soignant, les enseignants et toute autre personne à la recherche d'une information concernant la vie hospitalière. </p><p>Actuellement, à chaque catégorie socio-professionnelle correspond une bibliothèque particulière. </p><h2>Une solution : un centre de documentation générale pour l'ensemble du Centre Hospitalier. </h2><p>Toutes ces approches définies précédemment vont trouver une réponse grâce à la volonté de la Direction de l'Hôpital d'Argenteuil de créer (car il s'agit bien d'une création) un Centre de Documentation Générale. Il ouvrira ses portes début 1993. Différents aspects peuvent être dégagés : </p><ul> <li><em><strong>Matériellement</strong></em> : les disciplines abordées étant multiples, il est prévu des sections différentes : salles de documentation médicale, paramédicale, administrative, informatique, archives. </li> <li><em><strong>Techniquement</strong></em> : la gestion informatisée du fonds documentaire médical peut être étendue au domaine paramédical : une connexion future avec les bibliothèques des Ecoles d'Infirmières, ainsi qu'avec les Services Médicaux est à l'étude. D'autre part, l'accès d'ores et déjà possible à des banques de données médicales sera étendu aux secteurs paramédical et administratif. </li> <li><em><strong>Financièrement</strong></em> : un budget adéquat sera dégagé. </li></ul><h2>Conclusion</h2><p>La mise en place d'un centre de documentation pluridisciplinaire n'est envisageable que si certaines conditions sont remplies : </p><ul> <li>le recrutement d'un bibliothécaire-documentaliste et d'un(e) aide-documentaliste, </li> <li>la volonté du Corps Médical et de la Direction de mettre en place ce service avec : <ul> <li>un budget propre </li> <li>un noyau actif d'hospitaliers intéressés au développement du service : médecins, paramédicaux, administratifs </li> <li>des moyens informatiques : traitement de texte, accès aux banques de données, logiciel de gestion documentaire. </li> <li>une offre de stages et des formations, la faculté d'adhérer aux associations professionnelles. </li> <li>la mise en place d'un réseau documentaire: liens fréquents avec d'autres centres de documentation, visites, échanges de documents et d'informations. </li> <li>un plan de développement à long terme pour la documentation </li> </ul> </li></ul><p>Par la diversité des domaines investis, le centre de documentation aura une volonté pluridisciplinaire de s'adresser à toutes les catégories professionnelles de l'hôpital. Il correspond à un besoin réel. Un centre de documentation, à l'heure actuelle, peut élargir ses activités dans d'autres directions ; les idées ne manquent pas avec le développement des nouvelles technologies : vidéothèque, logithèque, Enseignement Assisté par Ordinateur (E.A.O.), didacticiels. </p><h2>Références</h2><p>(1) BLONDEL F. <em>Une gestion des ressources documentaires innovantes</em>. Gestions hospitalières, 1991, n° 311, pp. 914-917. <br />(2) GERMANAUD M.C. RAPPAPORT. <em>Créer et animer une bibliothèque à l'hôpital</em>. Paris: Le Cercle de la Librairie, 1986. (Bibliothèques). <br />(3) GUINCHAT C., MENOU M. <em>Sciences et techniques de l'information et de la documentation</em>. Paris : UNESCO, 1990. pp. 509-527. <br />(4) PARRET Tû-Tâm. <em>La Documentation médicale à Paris</em> : mémoire de fin d'études. Lyon : Ecole Nationale Supérieure des Bibliothèques, 1982. 1 vol. 99 p. <br />(5) MATHIEU-CAPDEROU Christine. <em>La Documentation hospitalière : état de la situation actuelle et proposition pour une bibliothèque hospitalière intégrée</em> : mémoire. Paris : INTD, 1982. 1 vol. 52 p. <br />(6) DAUBAN Mireille. <em>La Documentation dans les établissements hospitaliers généraux de la banlieue parisienne</em> : mémoire. Paris: IUT René Descartes Paris V, 1987. 2 vol. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p><em><div ><br /></div></em></p><p></p><p> </p>(1994) - La bibliothèque médicale de l'Université Keio à Tokyo.2007-04-03T17:46:41+00:002007-04-03T17:46:41+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/1994-la-bibliotheque-medicale-de-l-universite-keio-a-tokyo.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><p><strong>Documentaliste, sciences de l'information, 1994, vol. 31, n° 3, pp. 159-162.</strong> </p><p><a id="fm_file" href="https://www.jpaccart.ch/images/stories/pdf/bibmed_keio.pdf" target="_blank" title="Version PDF"><i class="icon-file"></i> Version PDF <span >189.09 Kb</span></a> </p></p><p></p><p> </p><p><p><strong>Documentaliste, sciences de l'information, 1994, vol. 31, n° 3, pp. 159-162.</strong> </p><p><a id="fm_file" href="https://www.jpaccart.ch/images/stories/pdf/bibmed_keio.pdf" target="_blank" title="Version PDF"><i class="icon-file"></i> Version PDF <span >189.09 Kb</span></a> </p></p><p></p><p> </p>(1993) - Un centre de documentation hospitalier.2007-04-03T17:48:31+00:002007-04-03T17:48:31+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/1993-un-centre-de-documentation-hospitalier.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><p><strong>Bulletin des bibliothèques de France, 1993, t. 38, n° 6, pp. 84-85.</strong> </p><p>Le Centre Hospitalier d'Argenteuil a engagé, depuis 1989, une politique de modernisation en accord avec l'évolution du monde actuel et des techniques. Il est un secteur, cependant, qu'il est rare de voir considérer avec intérêt, surtout dans un hôpital non universitaire : c'est celui de la documentation. Et pourtant ! Tous ceux qui travaillent à l'hôpital ont à gérer des informations, ils doivent s'informer sur l'évolution de leur métier et sur les techniques nouvelles. Qu'elles soient médicales, paramédicales, administratives, financières ou techniques, ces informations sont d'une importance capitale pour l'hôpital, sa gestion et son évolution. </p><h2>Organisation</h2><p>La réflexion sur l'ouverture d'une bibliothèque médicale à l'hôpital d'Argenteuil date du début des années 1980. Les initiateurs en ont été la direction et le corps médical. Une bibliothèque médicale centralisée pouvait sembler un luxe pour certains, mais n'en constituait pas moins une nécessité pour d'autres : nécessité d'être informé sur l'actualité médicale (revues, livres, encyclopédies) ou de recevoir des documents d'autres hôpitaux. </p><p>En 1989, fut recruté un bibliothécaire-documentaliste chargé de l'informatisation et du développement de la bibliothèque médicale - restée jusqu'ici un lieu peu ouvert - en un véritable centre de documentation accueillant tous les personnels hospitaliers. </p><p>Ouvert depuis le mois de juin dernier, le centre de documentation est implanté dans un pavillon de 250 m². Il partage les locaux avec le département d'information médicale (DIM). De plain-pied, il se divise en quatre grandes salles claires, aérées et calmes. Tout a été choisi pour le confort des futurs utilisateurs : moquettes dans les tons bleu-vert, meubles en pin, sièges confortables. </p><p>Ces quatre salles comprennent des domaines différents : </p><ul> <li>une salle informatique et technique qui permet d'être relié à des banques de données <em>via</em> le minitel ou un micro-ordinateur. Des CD-Rom médicaux offrent au corps médical la possibilité d'accéder à <em>Medline</em>, la plus grande banque de données en médecine. Il est également possible de réaliser des travaux scientifiques divers (posters et diapositives pour les congrès médicaux, par exemple, scannérisation de textes). Un lecteur reproducteur de microfiches va permettre une consultation aisée du <em>Journal officiel</em> et du <em>Bulletin de la Santé publique</em>. </li> <li>Une salle de documentation médicale : c'est l'ancienne bibliothèque médicale riche de deux cents abonnements à des revues médicales dans toutes les spécialités représentées à l'hôpital, 27 encyclopédies médico-chirurgicales et quelques 700 ouvrages médicaux. </li> <li>Une salle paramédicale et administrative : ces deux secteurs sont à développer. D'ores et déjà, il est possible de consulter une dizaine de titres de revues infirmières (<em>Soins</em>, <em>Interblocs</em>, <em>la Revue de l'infirmière</em>, <em>l'Infirmière magazine</em>...) et des revues de gestion hospitalière (<em>Techniques hospitalières</em>, <em>Décision Santé</em>, <em>Gestions hospitalières</em>, par exemple). Un fonds d'ouvrages spécifiques sera constitué, notamment par l'achat de codes législatifs (<em>Code de la santé publique</em>...), d'ouvrages généraux sur le monde hospitalier et sur la préparation de concours professionnels. </li> <li>Une salle d'archives. </li></ul><p>Enfin, mis à part les bureaux des documentalistes, plusieurs pièces permettront à des lecteurs de s'isoler ou de se constituer en groupes de travail. </p><h2>Fonctionnement</h2><p>Le centre de documentation est ouvert tous les jours, sauf le samedi et le dimanche, de 9h30 à 17h30. Il est prévu, en septembre 1993, d'instaurer une ouverture de 20 à 22 heures, deux fois par mois, pour les personnels de nuit. Les documentalistes travaillent, la plupart du temps, sur rendez-vous, surtout en ce qui concerne les interrogations de banques de données et les travaux informatiques. </p><p>Le centre a également la possibilité de se procurer des documents à l'extérieur de l'hôpital, grâce à la mise en place de réseaux avec d'autres hôpitaux ou des bibliothèques parisiennes. </p><p>Des produits documentaires sont proposés, notamment une <em>Revue de presse mensuelle</em> sur la santé et des dossiers documentaires. </p><p>Un autre fait à souligner, et non des moindres, est la présence de personnels spécialisés pour gérer le centre, soit deux documentalistes. </p><p>L'hôpital a compris l'atout majeur que représente à l'heure actuelle un lieu où il est possible de trouver une information spécialisée - sur la santé, la législation, le monde hospitalier - , de maintenir à jour ses connaissances professionnelles, et d'évoluer dans sa carrière. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p> </p><p><p><strong>Bulletin des bibliothèques de France, 1993, t. 38, n° 6, pp. 84-85.</strong> </p><p>Le Centre Hospitalier d'Argenteuil a engagé, depuis 1989, une politique de modernisation en accord avec l'évolution du monde actuel et des techniques. Il est un secteur, cependant, qu'il est rare de voir considérer avec intérêt, surtout dans un hôpital non universitaire : c'est celui de la documentation. Et pourtant ! Tous ceux qui travaillent à l'hôpital ont à gérer des informations, ils doivent s'informer sur l'évolution de leur métier et sur les techniques nouvelles. Qu'elles soient médicales, paramédicales, administratives, financières ou techniques, ces informations sont d'une importance capitale pour l'hôpital, sa gestion et son évolution. </p><h2>Organisation</h2><p>La réflexion sur l'ouverture d'une bibliothèque médicale à l'hôpital d'Argenteuil date du début des années 1980. Les initiateurs en ont été la direction et le corps médical. Une bibliothèque médicale centralisée pouvait sembler un luxe pour certains, mais n'en constituait pas moins une nécessité pour d'autres : nécessité d'être informé sur l'actualité médicale (revues, livres, encyclopédies) ou de recevoir des documents d'autres hôpitaux. </p><p>En 1989, fut recruté un bibliothécaire-documentaliste chargé de l'informatisation et du développement de la bibliothèque médicale - restée jusqu'ici un lieu peu ouvert - en un véritable centre de documentation accueillant tous les personnels hospitaliers. </p><p>Ouvert depuis le mois de juin dernier, le centre de documentation est implanté dans un pavillon de 250 m². Il partage les locaux avec le département d'information médicale (DIM). De plain-pied, il se divise en quatre grandes salles claires, aérées et calmes. Tout a été choisi pour le confort des futurs utilisateurs : moquettes dans les tons bleu-vert, meubles en pin, sièges confortables. </p><p>Ces quatre salles comprennent des domaines différents : </p><ul> <li>une salle informatique et technique qui permet d'être relié à des banques de données <em>via</em> le minitel ou un micro-ordinateur. Des CD-Rom médicaux offrent au corps médical la possibilité d'accéder à <em>Medline</em>, la plus grande banque de données en médecine. Il est également possible de réaliser des travaux scientifiques divers (posters et diapositives pour les congrès médicaux, par exemple, scannérisation de textes). Un lecteur reproducteur de microfiches va permettre une consultation aisée du <em>Journal officiel</em> et du <em>Bulletin de la Santé publique</em>. </li> <li>Une salle de documentation médicale : c'est l'ancienne bibliothèque médicale riche de deux cents abonnements à des revues médicales dans toutes les spécialités représentées à l'hôpital, 27 encyclopédies médico-chirurgicales et quelques 700 ouvrages médicaux. </li> <li>Une salle paramédicale et administrative : ces deux secteurs sont à développer. D'ores et déjà, il est possible de consulter une dizaine de titres de revues infirmières (<em>Soins</em>, <em>Interblocs</em>, <em>la Revue de l'infirmière</em>, <em>l'Infirmière magazine</em>...) et des revues de gestion hospitalière (<em>Techniques hospitalières</em>, <em>Décision Santé</em>, <em>Gestions hospitalières</em>, par exemple). Un fonds d'ouvrages spécifiques sera constitué, notamment par l'achat de codes législatifs (<em>Code de la santé publique</em>...), d'ouvrages généraux sur le monde hospitalier et sur la préparation de concours professionnels. </li> <li>Une salle d'archives. </li></ul><p>Enfin, mis à part les bureaux des documentalistes, plusieurs pièces permettront à des lecteurs de s'isoler ou de se constituer en groupes de travail. </p><h2>Fonctionnement</h2><p>Le centre de documentation est ouvert tous les jours, sauf le samedi et le dimanche, de 9h30 à 17h30. Il est prévu, en septembre 1993, d'instaurer une ouverture de 20 à 22 heures, deux fois par mois, pour les personnels de nuit. Les documentalistes travaillent, la plupart du temps, sur rendez-vous, surtout en ce qui concerne les interrogations de banques de données et les travaux informatiques. </p><p>Le centre a également la possibilité de se procurer des documents à l'extérieur de l'hôpital, grâce à la mise en place de réseaux avec d'autres hôpitaux ou des bibliothèques parisiennes. </p><p>Des produits documentaires sont proposés, notamment une <em>Revue de presse mensuelle</em> sur la santé et des dossiers documentaires. </p><p>Un autre fait à souligner, et non des moindres, est la présence de personnels spécialisés pour gérer le centre, soit deux documentalistes. </p><p>L'hôpital a compris l'atout majeur que représente à l'heure actuelle un lieu où il est possible de trouver une information spécialisée - sur la santé, la législation, le monde hospitalier - , de maintenir à jour ses connaissances professionnelles, et d'évoluer dans sa carrière. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p> </p>(1992) - Tour d'horizon: le Val d'Oise à livre ouvert2007-04-03T17:50:50+00:002007-04-03T17:50:50+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/1992-tour-d-horizon-le-val-d-oise-a-livre-ouvert.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><p><strong>Bulletin des bibliothèques de France, 1992, t. 37, n° 1, pp. 57-59.</strong> </p><p>Compte rendu du forum sur la lecture publique <em>Lire en Val-d’Oise</em> organisé par le Conseil général du Val-d’Oise, le 24 octobre 1991. Réunissant les professionnels de la lecture publique dans le département, ce forum s’est articulé principalement autour de l’étude de Françoise Danset, chargée de mission auprès du Conseil général. </p><h2>Un sérieux retard</h2><p>Le Val-d’Oise est un département jeune, qui accorde depuis 1976 une large place au développement culturel. Plusieurs politiques ont été lancées concernant la musique, le patrimoine (avec la mise en valeur des abbayes de Royaumont et de Maubuisson), l’archéologie, le théâtre, les arts plastiques. <br />D’après des statistiques récentes, la lecture publique dans le Val-d’Oise connaît un sérieux retard. Elle se situe en-dessous de la moyenne nationale (de 17% de lecteurs inscrits en bibliothèques municipales), avec un chiffre de 13,15%, le budget alloué étant pour sa part de 0,1%.<br />Pour pallier ce retard, un Plan départemental pour la lecture publique sera appliqué en 1992.<br />Le Conseil général s’est défini trois objectifs : la redéfinition de la mission et de la vocation de la bibliothèque centrale de prêt, afin de reconstruire un réseau de lecture publique digne de ce nom ; le travail en collaboration étroite avec les partenaires locaux (les élus, les bibliothécaires) ; enfin, le réexamen des processus de financement. Le plan se déroule en trois phases : une analyse détaillée de la situation - ce fut le travail, durant toute l’année 1991, de Françoise Danset - , l’adoption d’un plan de développement, la mise en oeuvre de ce plan avec un financement approprié. </p><h2>L’illettrisme</h2><p>Un français sur quatre ne lit pas de livres, 38% n’en achètent pas, 17% sont inscrits en bibliothèque. <br />L’enquête de 1989 sur les <em>Pratiques culturelles des français</em> note un déplacement de l’intérêt pour la lecture vers un public plus jeune, de 14 à 25 ans.<br />Cependant, 25% des français ne lisent aucun livre. Qui sont-ils ? C’est une population en général non dipl&ocric;mée, de plus de 65 ans (38%), vivant dans un secteur où les activités culturelles sont faibles ou quasi-inexistantes (milieu rural ou agricole). <br />A ces chiffres déjà peu encourageants s’ajoute celui de l’illetrisme : il concerne 6% de la population adulte née en France. Que faire pour y remédier ? Une des solutions envisagée est de mettre en place de nouvelles formes de communication, et ainsi, le concept de « médiathèque » prend toute son importance, avec l’offre de documents plus variés pour un public ayant lui-même des intérêts diversifiés.<br />Aucune loi ne régit la lecture publique en France. Les collectivités territoriales prennent de plus en plus d’initiatives en la matière. Le Conseil général du Val-d’Oise en est un bon exemple.<br />L’Etat a, en outre, mis des aides en place : de 1981 à 1987, l’impulsion donnée à la création de bibliothèques municipales a été très importante, mais depuis, on note un certain ralentissement. </p><h2>Photographie du Val-d’Oise</h2><p>L’étude de Françoise Danset a pour cadre, depuis novembre 1990, la lecture publique dans son ensemble, cadre élargi à la lecture documentaire.<br />Trois questionnaires d’enquête ont été lancés : auprès des bibliothèques municipales, des lieux d’accueil de la petite enfance, écoles maternelles et primaires, enfin des maisons de retraites et foyers de personnes âgées. </p><h2>Les bibliothèques municipales</h2><p>Quarante bibliothèques municipales sont recensées dans le Val-d’Oise, dont six seulement répondent aux normes ministérielles. Sur ces quarante bibliothèques, quatorze sont informatisées, mais avec des systèmes différents. Deux ont un fonds de plus de 100 000 ouvrages.<br />On peut noter deux vidéothèques, à Ermont et à Cergy-Pontoise. Par contre, il n’y a ni logithèque, ni artothèques.<br />Il n’y a pas à proprement parlé de fonds anciens dans le Val-d’Oise – ils représentent 4% des fonds anciens de la région Ile de France-, il n’y a donc pas de bibliothèque municipale classée. 15 000 livres du XIXe siècle et 5 000 ouvrages anciens ont été répertoriés à Pontoise et à Argentueil. Ces fonds sont peu répertoriés et donc peu mis en valeur.<br />Les discothèques sont au nombre de neuf dans tout le département. Les conditions d’accès représentent un véritable problème, surtout en ce qui concerne les personnes handicapées, beaucoup de bibliothèques étant installées à des étages sans ascenseurs. Une loi de 1975 fait cependant obligation d’accessibilité. Seules 23 bibliothèques sur 40 répondent aux normes édictées par la loi.<br />Les villes moyennes de 20 à 30 000 habitants semblent peu investir dans un projet de bibliothèques municipales. A titre d’exemple, Pontoise dépense 95 F annuels par habitants pour la lecture publique, Goussainville 8,22 F. Pontoise réalise 110 000 prêts par an, Goussainville 5 000.<br />La bibliothèque centrale de prêt du Val-d’Oise, installée à Pontoise, possède une annexe à Luzarches et trois bibliobus.<br />Les professionnels dénoncent un certain nombre de dysfonctionnements : équipements insuffisants, accueil des adolescents et des étudiants insuffisants, services à réévaluer (avec notamment le problème de la gratuité), problèmes de stockage et de conservation des documents, formation et information, mise en place nécessaire d’outils de coopération.<br />On dénombre quatorze projets d’extension ou de création : Cergy-Saint-Christophe, Eaubonne, Taverny, Ecouen, Enghien, Ermont, l’Isle-Adam, Montigny, Montmagny, Saint-Ouen-l’Aum&ocric;ne, Sarcelles, Vauréal, Villiers-Adam, Mériel. </p><h2>Les tout jeunes et les plus âgés</h2><p>Les lieux d’accueil de la petite enfance font l’objet de la deuxième partie de l’enquête : 220 établissements sont recensés dans le Val-d’Oise, qui comprennent crèches, haltes-garderies, centres de PMI (protection maternelle et infantile), à l’exclusion des écoles maternelles.<br />93 établissements ont répondus à l’enquête, soit 42% du total.<br />D’une manière générale, il ressort de l’étude que les enfants accordent beaucoup d’importance à l’image dans le livre, ainsi qu’à la matière et au thème abordé. La nécessité de réserver un coin pour la lecture est primordiale.<br />Mais l’on note une qualité des livres insuffisante ainsi qu’une formation professionnelle inadéquate par rapport au domaine particulier qu’est la lecture pour les tous petits. Les ressources humaines sont mises en avant par rapport à la formation.<br />Ce secteur sera celui auquel le Conseil Général du Val-d’Oise compte apporter une aide substantielle.<br />En ce qui concerne la lecture pour les personnes âgées, la capacité d’accueil du département est de 18 000 places avec 117 établissements comprenant maisons de retraite, centres de long séjour et foyers logements. 36 établissements ont répondus à l’enquête.<br />L’ensemble des fonds recensés est évalué à 28 000 livres, dans un état plut&ocric;t défraîchi, comprenant 450 livres en gros caractères.<br />Le nombre des prêts annuels est de 15 000, ce qui montre l’existence d’une demande. L’animation est confiée à des bénévoles (La Croix-Rouge à Argenteuil, Le Chariot à Eaubonne). </p><h2>Autres acteurs de la lecture publique</h2><p>L’étude de Françoise Danset répertorie d’autres acteurs de la lecture publique : le milieu scolaire, avec 800 établissements. Très peu ont répondu à l’enquête : les associations de malvoyants, à Enghien et Pontoise (l’association des donneurs de voix), les hypocricpitaux où il existe quelques structures (Eaubonne, Pontoise et Argenteuil), la bibliothèque de la Maison d’arrêt, les Maisons des jeunes et de la culture ainsi que les foyers d’accueil, les associations luttant contre l’illettrisme, les associations pour l’insertion (ATD Quart Monde), etc. Le constat est sévère mais lucide : il faut sauver les bibliothèques. Si la situation de la lecture s’améliore en France, ce n’est pas le cas dans le Val-d’Oise. Il faut agir rapidement. </p><h2>Le plan salvateur</h2><p>Le plan départemental pour la lecture publique a été présenté par Jean-Philippe Lachenaud, président du Conseil général, comme « <em>un choix de politique culturelle</em> ». Il a annoncé que le budget consacré à la lecture publique passera de 3 à 13 millions de francs en 1992.<br />Le plan s’adressera en premier à des publics défavorisés : personnes âgées, illettrés, prisonniers, handicapés, immigrés, malades…<br />Il permettra de soutenir les actions des associations et municipalités et de cofinancer la construction de nouveaux équipements.<br />Trois points sont à souligner plus particulièrement. Les efforts porteront sur la restructuration complète de la bibliothèque centrale de prêt du département. Le projet de développement d’une grande bibliothèque universitaire est lancé. Enfin, Jean-Philippe Lachenaud a particulièrement insisté sur le concept de réseau : réseau informatisé, réseau humain, réseau permettant l’échange d’informations.<br />Ainsi donc est lancé le Plan de développement de la lecture publique dans le Val-d’Oise. Rendu nécessaire par rapport au retard du département dans ce domaine, il permettra de compléter efficacement les efforts réalisés en matière culturelle par le Conseil général. Il dynamisera, à n’en pas douter, la vie culturelle. Les bibliothécaires, les élus, les municipalités, les associations en seront les premiers bénéficiaires. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p> </p><p><p><strong>Bulletin des bibliothèques de France, 1992, t. 37, n° 1, pp. 57-59.</strong> </p><p>Compte rendu du forum sur la lecture publique <em>Lire en Val-d’Oise</em> organisé par le Conseil général du Val-d’Oise, le 24 octobre 1991. Réunissant les professionnels de la lecture publique dans le département, ce forum s’est articulé principalement autour de l’étude de Françoise Danset, chargée de mission auprès du Conseil général. </p><h2>Un sérieux retard</h2><p>Le Val-d’Oise est un département jeune, qui accorde depuis 1976 une large place au développement culturel. Plusieurs politiques ont été lancées concernant la musique, le patrimoine (avec la mise en valeur des abbayes de Royaumont et de Maubuisson), l’archéologie, le théâtre, les arts plastiques. <br />D’après des statistiques récentes, la lecture publique dans le Val-d’Oise connaît un sérieux retard. Elle se situe en-dessous de la moyenne nationale (de 17% de lecteurs inscrits en bibliothèques municipales), avec un chiffre de 13,15%, le budget alloué étant pour sa part de 0,1%.<br />Pour pallier ce retard, un Plan départemental pour la lecture publique sera appliqué en 1992.<br />Le Conseil général s’est défini trois objectifs : la redéfinition de la mission et de la vocation de la bibliothèque centrale de prêt, afin de reconstruire un réseau de lecture publique digne de ce nom ; le travail en collaboration étroite avec les partenaires locaux (les élus, les bibliothécaires) ; enfin, le réexamen des processus de financement. Le plan se déroule en trois phases : une analyse détaillée de la situation - ce fut le travail, durant toute l’année 1991, de Françoise Danset - , l’adoption d’un plan de développement, la mise en oeuvre de ce plan avec un financement approprié. </p><h2>L’illettrisme</h2><p>Un français sur quatre ne lit pas de livres, 38% n’en achètent pas, 17% sont inscrits en bibliothèque. <br />L’enquête de 1989 sur les <em>Pratiques culturelles des français</em> note un déplacement de l’intérêt pour la lecture vers un public plus jeune, de 14 à 25 ans.<br />Cependant, 25% des français ne lisent aucun livre. Qui sont-ils ? C’est une population en général non dipl&ocric;mée, de plus de 65 ans (38%), vivant dans un secteur où les activités culturelles sont faibles ou quasi-inexistantes (milieu rural ou agricole). <br />A ces chiffres déjà peu encourageants s’ajoute celui de l’illetrisme : il concerne 6% de la population adulte née en France. Que faire pour y remédier ? Une des solutions envisagée est de mettre en place de nouvelles formes de communication, et ainsi, le concept de « médiathèque » prend toute son importance, avec l’offre de documents plus variés pour un public ayant lui-même des intérêts diversifiés.<br />Aucune loi ne régit la lecture publique en France. Les collectivités territoriales prennent de plus en plus d’initiatives en la matière. Le Conseil général du Val-d’Oise en est un bon exemple.<br />L’Etat a, en outre, mis des aides en place : de 1981 à 1987, l’impulsion donnée à la création de bibliothèques municipales a été très importante, mais depuis, on note un certain ralentissement. </p><h2>Photographie du Val-d’Oise</h2><p>L’étude de Françoise Danset a pour cadre, depuis novembre 1990, la lecture publique dans son ensemble, cadre élargi à la lecture documentaire.<br />Trois questionnaires d’enquête ont été lancés : auprès des bibliothèques municipales, des lieux d’accueil de la petite enfance, écoles maternelles et primaires, enfin des maisons de retraites et foyers de personnes âgées. </p><h2>Les bibliothèques municipales</h2><p>Quarante bibliothèques municipales sont recensées dans le Val-d’Oise, dont six seulement répondent aux normes ministérielles. Sur ces quarante bibliothèques, quatorze sont informatisées, mais avec des systèmes différents. Deux ont un fonds de plus de 100 000 ouvrages.<br />On peut noter deux vidéothèques, à Ermont et à Cergy-Pontoise. Par contre, il n’y a ni logithèque, ni artothèques.<br />Il n’y a pas à proprement parlé de fonds anciens dans le Val-d’Oise – ils représentent 4% des fonds anciens de la région Ile de France-, il n’y a donc pas de bibliothèque municipale classée. 15 000 livres du XIXe siècle et 5 000 ouvrages anciens ont été répertoriés à Pontoise et à Argentueil. Ces fonds sont peu répertoriés et donc peu mis en valeur.<br />Les discothèques sont au nombre de neuf dans tout le département. Les conditions d’accès représentent un véritable problème, surtout en ce qui concerne les personnes handicapées, beaucoup de bibliothèques étant installées à des étages sans ascenseurs. Une loi de 1975 fait cependant obligation d’accessibilité. Seules 23 bibliothèques sur 40 répondent aux normes édictées par la loi.<br />Les villes moyennes de 20 à 30 000 habitants semblent peu investir dans un projet de bibliothèques municipales. A titre d’exemple, Pontoise dépense 95 F annuels par habitants pour la lecture publique, Goussainville 8,22 F. Pontoise réalise 110 000 prêts par an, Goussainville 5 000.<br />La bibliothèque centrale de prêt du Val-d’Oise, installée à Pontoise, possède une annexe à Luzarches et trois bibliobus.<br />Les professionnels dénoncent un certain nombre de dysfonctionnements : équipements insuffisants, accueil des adolescents et des étudiants insuffisants, services à réévaluer (avec notamment le problème de la gratuité), problèmes de stockage et de conservation des documents, formation et information, mise en place nécessaire d’outils de coopération.<br />On dénombre quatorze projets d’extension ou de création : Cergy-Saint-Christophe, Eaubonne, Taverny, Ecouen, Enghien, Ermont, l’Isle-Adam, Montigny, Montmagny, Saint-Ouen-l’Aum&ocric;ne, Sarcelles, Vauréal, Villiers-Adam, Mériel. </p><h2>Les tout jeunes et les plus âgés</h2><p>Les lieux d’accueil de la petite enfance font l’objet de la deuxième partie de l’enquête : 220 établissements sont recensés dans le Val-d’Oise, qui comprennent crèches, haltes-garderies, centres de PMI (protection maternelle et infantile), à l’exclusion des écoles maternelles.<br />93 établissements ont répondus à l’enquête, soit 42% du total.<br />D’une manière générale, il ressort de l’étude que les enfants accordent beaucoup d’importance à l’image dans le livre, ainsi qu’à la matière et au thème abordé. La nécessité de réserver un coin pour la lecture est primordiale.<br />Mais l’on note une qualité des livres insuffisante ainsi qu’une formation professionnelle inadéquate par rapport au domaine particulier qu’est la lecture pour les tous petits. Les ressources humaines sont mises en avant par rapport à la formation.<br />Ce secteur sera celui auquel le Conseil Général du Val-d’Oise compte apporter une aide substantielle.<br />En ce qui concerne la lecture pour les personnes âgées, la capacité d’accueil du département est de 18 000 places avec 117 établissements comprenant maisons de retraite, centres de long séjour et foyers logements. 36 établissements ont répondus à l’enquête.<br />L’ensemble des fonds recensés est évalué à 28 000 livres, dans un état plut&ocric;t défraîchi, comprenant 450 livres en gros caractères.<br />Le nombre des prêts annuels est de 15 000, ce qui montre l’existence d’une demande. L’animation est confiée à des bénévoles (La Croix-Rouge à Argenteuil, Le Chariot à Eaubonne). </p><h2>Autres acteurs de la lecture publique</h2><p>L’étude de Françoise Danset répertorie d’autres acteurs de la lecture publique : le milieu scolaire, avec 800 établissements. Très peu ont répondu à l’enquête : les associations de malvoyants, à Enghien et Pontoise (l’association des donneurs de voix), les hypocricpitaux où il existe quelques structures (Eaubonne, Pontoise et Argenteuil), la bibliothèque de la Maison d’arrêt, les Maisons des jeunes et de la culture ainsi que les foyers d’accueil, les associations luttant contre l’illettrisme, les associations pour l’insertion (ATD Quart Monde), etc. Le constat est sévère mais lucide : il faut sauver les bibliothèques. Si la situation de la lecture s’améliore en France, ce n’est pas le cas dans le Val-d’Oise. Il faut agir rapidement. </p><h2>Le plan salvateur</h2><p>Le plan départemental pour la lecture publique a été présenté par Jean-Philippe Lachenaud, président du Conseil général, comme « <em>un choix de politique culturelle</em> ». Il a annoncé que le budget consacré à la lecture publique passera de 3 à 13 millions de francs en 1992.<br />Le plan s’adressera en premier à des publics défavorisés : personnes âgées, illettrés, prisonniers, handicapés, immigrés, malades…<br />Il permettra de soutenir les actions des associations et municipalités et de cofinancer la construction de nouveaux équipements.<br />Trois points sont à souligner plus particulièrement. Les efforts porteront sur la restructuration complète de la bibliothèque centrale de prêt du département. Le projet de développement d’une grande bibliothèque universitaire est lancé. Enfin, Jean-Philippe Lachenaud a particulièrement insisté sur le concept de réseau : réseau informatisé, réseau humain, réseau permettant l’échange d’informations.<br />Ainsi donc est lancé le Plan de développement de la lecture publique dans le Val-d’Oise. Rendu nécessaire par rapport au retard du département dans ce domaine, il permettra de compléter efficacement les efforts réalisés en matière culturelle par le Conseil général. Il dynamisera, à n’en pas douter, la vie culturelle. Les bibliothécaires, les élus, les municipalités, les associations en seront les premiers bénéficiaires. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p> </p>(1992) - L'histoire hospitalière d'Argenteuil2007-04-03T17:53:31+00:002007-04-03T17:53:31+00:00https://www.jpaccart.ch/les-etudes-de-cas/1992-l-histoire-hospitaliere-d-argenteuil.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><p><strong>Vivre en Val d'Oise, 1992, 13, avril-mai, pp. 55-61.</strong> (ce texte a fait l'objet d'une réactualisation et de corrections en décembre 2012. C'est la dernière version qui est présentée ici).</p><p><strong>« La fabuleuse histoire de l'hôpital d'Argenteuil »</strong></p><p>Conférence présentée le 11 décembre 2012</p><p>Sous l'égide des Archives municipales d'Argenteuil<br /><strong> </strong></p><p><strong>Préambule</strong></p><p><strong>Entre 1989 et 1996</strong> - période durant laquelle je suis recruté en tant que documentaliste et responsable du nouveau centre de documentation pluridisciplinaire de l'hôpital - le Centre hospitalier Victor Dupouy à Argenteuil (95) met en œuvre, outre la rénovation de ses locaux, la construction du nouveau bloc Léonard de Vinci, inauguré en 1990. Une nouvelle ère s'instaure impulsée par une équipe de direction dynamique sortie fraichement de l'Ecole des cadres de santé de Rennes, sous la houlette du directeur de l'hôpital, M. Maurice Toullalan.</p><p>De formation littéraire, avec en poche un diplôme de bibliothécaire et une expérience de cinq années à la Bibliothèque municipale de Tours, je ne connais pas le milieu hospitalier et médical. Ma tâche essentielle est de rassembler la documentation utile (à la fois scientifique, médicale, paramédicale, juridique, administrative et technique) pour plus de 200 médecins, 800 infirmières et quelques centaines d'employés administratifs, et de procéder à l'informatisation. Cette documentation n'est pas ouverte aux patients de l'hôpital. Internet n'est pas encore là, et la documentation est essentiellement papier. Dès le début du centre de documentation, l'accès aux banques de données spécialisées est cependant possible, et les premiers cédéroms en médecine (principalement la banque de données Medline) font leur apparition. Le centre de documentation se voit attribuer un pavillon entier sur plus de 500 mètres carrés, répartis en zones thématiques, salle de conférences, salles de travail individuelles, salles d'archives pour les revues médicales et la collection complète du Journal officiel depuis les années 1950. Le Centre voisine le nouveau Département d'Information Médicale (DIM) dont la tâche est de simplifier l'accès au dossier médical du patient. Il est dirigé par le Docteur André Parent. Je travaille en étroite relation avec l'ensemble des cadres hospitaliers, et également les deux écoles paramédicales du CHA, l'école d'infirmières et celle d'aides-soignantes. Des cours de bibliographie et de recherche d'information sont organisés pour les internes en médecine, les élèves infirmières et aides-soignantes.</p><p>L'Economat de l'hôpital prend alors pour habitude de déposer au Centre de documentation des objets, illustrations et documents anciens témoignant des différentes évolutions de l'hôpital durant plusieurs siècles. Une pièce spéciale équipée de vitrines est alors dédiée au « musée » de l'hôpital. Je commence à inventorier les faits marquants de cette histoire et découvre sa richesse et son antériorité, notamment avec un document précieux signé par Louis XIV dans des lettres patentes instaurant l'hôpital d'Argenteuil en 1694, document dorénavant déposé aux Archives municipales d'Argenteuil. Plusieurs études et articles sont présents dans la littérature locale, notamment le bulletin du « Vieil Argenteuil ». La revue « Vivre en Val d'Oise » publiée par le département du Val d'Oise me demande alors un article sur la fabuleuse histoire de l'hôpital d'Argenteuil, article publié en 1992.</p><p>Voici donc revu et corrigé, cet article. Il prend en compte l'historique de l'hôpital et ses évolutions jusqu'aux années 1990. Il est l'œuvre d'un documentaliste, bibliothécaire, et non pas d'un historien et d'un archiviste. La bibliographie consultée pour sa rédaction figure en fin d'article. Il peut cependant y avoir des erreurs ou des manques que tout lecteur peut être amené à mentionner à son auteur. </p><p>Par cet article, je souhaite vivement rendre hommage au Centre hospitalier Victor Dupouy d'Argenteuil, dont la direction de l'époque et l'ensemble du personnel m'ont apporté leur entière confiance, et où j'ai pu mettre en place et développer un véritable outil documentaire et d'information à disposition de la communauté hospitalière, outil qui existe toujours. Ce fut aussi pour moi le début de ma carrière de documentaliste. </p><p><strong>Introduction</strong></p><p>Au fur et à mesure que se déploie l'histoire de l'hôpital d'Argenteuil, sous ses différentes formes et évolutions, le lecteur remarquera l'intrication étroite hôpital-ville qui existe avec le développement du bourg, puis de la bourgade et de la ville d'Argenteuil elle-même. Cette intrication hôpital-ville est assez rare pour être mentionnée, il n'y a pas ou peu d'exemples similaires autour de Paris, mais plutôt en province, comme les célèbres Hospices de Beaune. </p><p>Ce sont bien sûr les différentes confréries religieuses qui s'établirent sur son sol, et également le renom de la relique de la Sainte Tunique du Christ qui font du lieu Argenteuil, un lieu attractif : c'est un lieu de pèlerinage reconnu. Les confréries sont les seules à offrir l'hospitalité aux pauvres et aux passants, à les accueillir et à les soigner. Il n'y a pas d'autres structures de soin et de santé dans le royaume de France, et bien évidemment pas de personnels de santé. La religion catholique qui prédomine associe étroitement la charité et l'assistance à autrui, rendant évident le soin apporté aux pauvres et aux indigents. Ce sont majoritairement des femmes, des sœurs, qui donnent les soins. Cette tradition perdure durant plusieurs siècles : il faut attendre les années 1960 et la la laïcisation du monde hospitalier pour les voir se retirer des hôpitaux publics.</p><p>Ainsi, entre le XIIIème-XIVème siècle, le bourg d'Argenteuil s'agrandit autour du Prieuré d'Argenteuil. On dénombre 400 et 500 habitants vers 1250, dont la moitié est décimée pendant la Peste noire en 1343. Durant la "Guerre de Cent ans", si funeste dans le Vexin en entrainant pillages, ravages et destructions, les Argenteuillais souhaitent ceinturer leur localité de murailles. François 1er les y autorise le 21 janvier 1544 : les derniers vestiges des murailles sont encore visibles boulevard Karl-Marx ; la Tour Billy, qui subsiste toujours rue du Lieutenant Colonel Prudhon, fut un élément avancé de la défense d'Argenteuil. C'est dans ces circonstances que s'établit à Argenteuil une "<em>maison de secours</em>".</p><p ><strong>L'Hôpital d'Argenteuil dans l'histoire : quelques dates-clés</strong></p><p><strong>- IIème siècle après JC, établissement d'une tribu gauloise, puis au temps des Romains, la ville prend le nom d'Argentoïalum.</strong></p><p><strong>- VIIème siècle après JC : création d'un premier établissement religieux de femmes par un riche parisien, Ermanric, et sa femme Numane. Une charte de Childebert III confirme la fondation. </strong></p><p><strong>- entre l'an 800 et l'an 1200, dépôt de la Sainte Tunique du Christ au Prieuré d'Argenteuil.</strong></p><p><strong>- 1351 : la Maison-Dieu d'Argenteuil est mentionnée dans un écrit et l'Abbé Lebeuf fait remonter l'histoire de l'hôpital à cette date.</strong></p><p><strong>- 1634 : Saint Vincent de Paul crée la Confrérie de la Charité d'Argenteuil, tenue par des dames d'Argenteuil.</strong></p><p><strong>- 1674 : René Coiffier, Aumonier du Roi, fait don de sa maison sur les bords de Seine. Celle-ci devient l'Hôtel Dieu.</strong></p><p><strong>- 1694 : Louis XIV reconnaît l'existence de l'hôpital d'Argenteuil dans ses lettres patentes.</strong></p><p><strong>- XVIIIème siècle : l'hôpital perd ses sources de revenus avec la Révolution, et réduit ses prestations.</strong></p><p><strong>- 1826 : les Sœurs Hospitalières de la Trinité de Chartres investissent l'hôpital. </strong></p><p><strong>- 1840-1870 : l'hôpital est réorganisé et se modernise.</strong></p><p><strong>- 1930 : un nouvel hôpital pavillonnaire est construit sur le plateau du Perreux. Il bénéficie du confort moderne de l'époque, notamment l'électricité.</strong></p><p><strong>- 1953 : 1<sup>ère</sup> promotion d'infirmières formées à Argenteuil.</strong></p><p><strong>- 1956 : création de la fonction d'aide-soignante.</strong></p><p><strong>- 1957 : les sœurs quittent l'hôpital.</strong></p><p><strong>- 1975 : ouverture du pavillon des consultations et techniques médicales (CTM) Roger Viguié.</strong></p><p><strong>- 1990 : inauguration du nouveau bloc Léonard de Vinci.</strong></p><p><strong>Les origines de l'hôpital</strong></p><p>Au XIIIème siècle, deux établissements accueillent les malades : la léproserie et maladrerie de Franconville, et à Argenteuil, la<em> Maison-Dieu</em> dirigée par l'ordre des Billettes, moines hospitaliers. </p><p>L'abbé Lebeuf, auteur de "l'Histoire du Diocèse de Paris", fait remonter l'histoire de l'hôpital d'Argenteuil à cette époque. En 1351, le livre d'un visiteur des léproseries mentionne l'existence de la <em>Maison-Dieu</em>. </p><p>La<strong> <em>Maison-Dieu</em></strong> limite ses activités au logement des pauvres, des passants, des voyageurs et des pèlerins. Lors de l'épidémie de peste de 1619, la ville d'Argenteuil dut passer un contrat avec un chirurgien de Paris pour assurer les soins. </p><p><strong>Du XVème au XVIIème siècle : l'extension du bourg d'Argenteuil</strong></p><p>L'extension d'Argenteuil est particulièrement importante durant ces deux siècles. La vénération dont la Sainte Tunique est l'objet amène une foule de pèlerins du pays tout entier. Nombreux sont les souverains venus se recueillir devant la Sainte Tunique : Anne d'Autriche, Marie de Médicis, Richelieu... </p><p>La<strong> <em>Maison-Dieu</em></strong> porte également le nom d'<strong>Hôpital des Pauvres Passants</strong>. En 1629, l'ordre des Billettes, près de disparaitre, cède les lieux aux Ermites Augustins Déchaussés de la Congrégation des Gaules. Les Augustins administrent l'hôpital (faisant également office d'hospice) jusqu'en 1672, date à laquelle le roi réunit tous les biens des ordres hospitaliers à l'ordre de Notre-Dame du Mont Carmel et de Saint Lazare. Les pauvres et les passants sont recueillis à l'Hôtel-Dieu, mais les Augustins demeurent dans leur couvent jusqu'à la Révolution. </p><p>La <em>Maison-Dieu</em> donnant des signes de décadence, le curé d'Argenteuil, Messire Blaise Pierre, adresse en 1634 une supplique à l'archevêque de Paris. Cette supplique a pour objet l'institution d'une confrérie de charité pour soigner les pauvres malades, "spirituellement et corporellement", est-il dit. Cette supplique, écrite sur un parchemin, était rédigée ainsi : </p><p><em>"A Monseigneur l'Illustrissime et Révérendissime Archevêque de Paris supplie humblement Messire Pierre (Blaise), prêtre, bachelier en droit canon, curé d'Argenteuil, disant qu'ayant su les grands biens qui arrivent de l'établissement de la Charité des pauvres malades aux lieux où elle est établie, désirerait la faire établir en la paroisse dudit Argenteuil, et de commettre maître Vincent de Paul pour former ledit établissement..."</em> </p><p>Une telle institution semble, en effet, nécessaire, car la commune est alors considérée comme malsaine et sujette aux maladies endémiques, inhérentes à sa localisation près de la Seine. </p><p><strong>Saint Vincent de Paul à Argenteuil</strong></p><p>Le 24 août 1634, jour de la Saint Barthélémy, Vincent de Paul visite Argenteuil. Il fait entendre du haut de la chaire de l'église un vibrant appel : soixante-neuf dames s'enrôlent immédiatement. Un document autographe érige cette association de dames en Confrérie. Il fonde ainsi la Confrérie de la Charité d'Argenteuil.</p><table cellpadding="0"> <tbody> <tr> <td> <p> <strong>Saint Vincent de Paul </strong> </p> <p> <strong>Né en 1576, près de Dax, il s'occupe des malades à Paris. Il devient aumônier de Marguerite de Valois en 1610, puis curé à Clichy en 1611. Dès lors, il commence ses missions d'apostolat et de charité auprès des pauvres des campagnes. En 1617, il organise la première Confrérie de la Charité et multiplie les institutions charitables dans toute la France : des missions spéciales données par les prêtres de la Congrégation des Missions ont pour but de réchauffer le zèle des membres des diverses confréries. Il meurt en 1660. </strong> </p> </td> </tr> </tbody></table><p><strong>La Confrérie de la Charité d'Argenteuil</strong></p><p>Une nouvelle <em>Maison-Dieu</em> est bâtie sur les bords de la Seine, 7 rue des Charrons. </p><p>L'administration</p><p>La première supérieure de la Charité d'Argenteuil est Louise Imard, femme de Jean Dubois, marchand drapier ; avec pour trésorière, Anne Feron, femme de Macé, marchand boucher. </p><p>La maison est administrée par les dames de la Confrérie de la Charité jusqu'en 1699. Le 24 février 1669, Tholard, directeur d'une mission à Argenteuil, fait part d'une délibération où il est décidé que les secours ne se donneront plus en argent ma<br />s en vivres et en médicaments. Le règlement de la Charité d'Argenteuil peut être considéré comme un exemple.</p><p>Les revenus</p><p>Les principaux revenus viennent de la charité publique, stimulée par Saint Vincent de Paul, puis par Bossuet, locataire du château du Marais, et plus tard par l'abbé Fleury, resté dix huit ans possesseur du Prieuré d'Argenteuil. C'est toujours le 25 août après les vêpres, et en grande solennité que se rendaient les comptes. Ces quêtes doivent être fructueuses, car la bourgeoisie de Paris, le Parlement, la haute noblesse possèdent à Argenteuil, sur les bords de la Seine, de ravissantes villas. Argenteuil dans l'ensemble n'est pas une cité malheureuse ; la culture y est prospère, ses vins et son industrie plâtrière renommés. Les dons affluent et la Confrérie, véritable bureau de bienfaisance, nourrit les malades, mais aussi les malheureux se trouvant dans l'impossibilité de travailler. </p><p><em>De 1635 à 1653, la Confrérie résiste à la tourmente des guerres et de la Fronde. Argenteuil, la seule ville close de ce côté de la Seine entre Saint-Denis et Poissy voit affluer dans ses murs une multitude de gens chassés de chez eux par les évènements.</em> </p><p><strong>1674 et 1694 : des années marquantes</strong></p><p>En 1674, René Coiffier, seigneur de Rocquemont, conseiller au Parlement de Paris, Aumônier du Roi, lègue son hôtel à la Confrérie de la Charité. Cette maison domine la Seine et possède une belle situation. Elle est alors désignée sous le nom d'<em>Hôtel-Dieu</em>, à l'emplacement actuel du Musée d'Argenteuil.</p><p>Les biens des hôpitaux, des maladreries et léproseries du Royaume ont été remis en 1678 aux ordres du Mont Carmel de Saint Lazare. Plusieurs années après, en 1694, Louis XIV, par des lettres patentes, autorise l'existence de l'hôpital à Argenteuil ; les biens des maladreries de Saint-Leu, Cormeilles et Franconville sont réunis à la Confrérie d'Argenteuil. Par cette régularisation, l'Hôtel-Dieu d'Argenteuil devient un établissement hospitalier de premier ordre dans la région. </p><p><strong>Le XVIIIème siècle : la Révolution</strong></p><p>Le début du XVIIIème siècle est marqué par des dons importants en terres, maisons et argent, ainsi que par les travaux d'aménagement de la maison donnée par René Coiffier. Deux grandes salles sont aménagées ainsi que la chapelle. </p><p>Avec la Révolution, l'hôpital perd par les spoliations et la dépréciation de la monnaie une grande partie de ses revenus. A la fin de ce siècle, les revenus se réduisent ou disparaissent ; les débiteurs ne veulent plus payer. Le gouvernement est en liquidation avec ses créanciers au nombre desquels se trouvaient les établissements religieux supprimés. Les finances de l'hôpital sont désorganisées et pour remédier à cette situation, la Ville établit pendant deux ans un octroi sur les vins. </p><p><strong>Le XIXème siècle</strong></p><p>Argenteuil n'est, à cette époque-là, reliée à Paris que par un bac qui permet de franchir la Seine jusqu'à Colombes. Le premier pont routier sera construit vers 1830, avec un poste de péage. Simultanément, la population s'accroît (4534 habitants en 1831) et le chemin de fer traversera bientôt la Seine: l'industrialisation est en marche. </p><p>Jusqu'en 1826, il est décidé, pour rétablir les finances, de ne plus recevoir de malades et de vieillards que dans une salle sur deux de l'Hôtel-Dieu. Cela permet ainsi une économie de 1000 francs par an. </p><p>Le 15 avril 1826, la Commission administrative de l'Hôtel-Dieu accorde à Madame Oshee, la dernière économe civile ayant rempli gratuitement cette fonction pendant 18 ans, une retraite de 150 Frs par mois. Elle fait place aux Sœurs Hospitalières de la Trinité de Chartres. Celles-ci s'y installent le 18 avril. La première supérieure est Marguerite Bréant. </p><p>En 1840, l'Hospice des Vieillards passe un traité avec l'Hôpital qui courra jusqu'en 1872. Des dons conséquents permettent de rajeunir les bâtiments. Les Services Généraux sont complètement réorganisés et la transformation du pavillon des hommes (le Pavillon Chevreuil), est envisagée. Le chiffre des hospitalisés passe alors de 80 à 118. </p><p>Les bâtiments de l'ancien hôpital sont transformés en annexe pour les hommes âgés et quelques chambres à deux lits sont créées pour les couples. 60 personnes supplémentaires peuvent ainsi être logées, ce qui porte à 178 le nombre de personnes hébergées à l'hôpital. </p><p><em>Ainsi l'hôpital dont on mentionne l'existence dès le XIIIème siècle sous l'appellation de "Maison-Dieu", créé par Saint Vincent de Paul en 1634, installé en 1674 dans la propriété donnée par René Coiffier, et reconnu par Louis XIV dans ses lettres patentes, cet hôpital est désaffecté en 1929. Ces locaux anciens et exigus sont aujourd'hui occupés par le Musée du Vieil Argenteuil.</em> </p><p><strong>Le XXème siècle : le nouvel hôpital pavillonnaire </strong></p><p>De nouveaux locaux voient le jour sur le plateau du Perreux, à l'emplacement actuel du Centre Hospitalier Victor Dupouy. Ce déménagement a été envisagé dès 1904 par le Conseil municipal. 40.000 mètres carrés de terrain sont donc achetés dans ce but. La guerre de 1914-1918 retarde cependant le projet de nouvel hôpital. <br />De 1925 à 1929, la construction de l'hôpital commence, sous l'administration de Mr Gautheron, maire d'Argenteuil, et de son premier adjoint, Mr Decoman. Ce dernier, devenu maire par la suite, inaugure les nouveaux locaux en 1930. C'est Mr Manel, architecte à Paris, qui se voit confier les travaux. L'hôpital nouveau commence à fonctionner au début de 1930, avec à sa tête les Sœurs de Saint-Paul de Chartres. Sœur Françoise, la supérieure à cette époque, reste trente années à l'hôpital. </p><p>Fait pour accueillir 300 malades, l'hôpital bénéficia des innovations techniques de l'époque : chauffage, éclairage, cuisine... Il est pavillonnaire, suivant en cela les idées de Pasteur, afin d'éviter les microbes et la contagion.</p><p>Au temps des religieuses, dans les années cinquante, on note une surcharge extraordinaire des locaux : par exemple, le rez-de-chaussée du pavillon Bretonneau accueille 52 malades. Seulement une sœur s'occupe d'eux. Chaque matin, elle pose 48 perfusions.</p><p>L'hôpital est alors perdu dans la campagne ; il est verdoyant, fleuri et d'une superficie minuscule comparé à l'hôpital actuel. Les jardins sont si bien entretenus, qu'ils constituent un lieu de promenade pour le dimanche des Argenteuillais. <br />En 1953, sort la première promotion d'infirmières formées à Argenteuil et 1956 voit la création de la fonction d'aide-soignante. En 1957, la communauté religieuse composée de 25 sœurs quitte l'hôpital. Une messe d'adieu à la basilique Saint-Denis d'Argenteuil est donnée. </p><p><em>Une page de l'histoire hospitalière est ainsi tournée : nous rentrons dans l'ère du professionnalisme et de la technicité. La profession d'infirmière s'est, en effet, constituée dans les années 1960 (il y eut à cette époque un débat sur le port du voile, sur les jambes nues, sur les chaussures !!). Les infirmières se spécialisent de plus en plus.</em> </p><p>Les années 1960 voient se dérouler les évènements de la Guerre d'Algérie : pour éviter les règlements de compte entre les courants nationalistes algériens, l'hôpital de St Germain-en-Laye accueille les militants du FLN et celui d'Argenteuil soigne ceux du MNA. Le premier bloc d'Urgences ouvre en 1965, suivi par la nouvelle Maison de Retraite qui déménage de ses locaux situés à la sous préfecture. </p><p>L'année 1978 voit l'ouverture du bâtiment du CTM (Consultations et techniques médicales) désigné par le nom de Roger Viguié : ce médecin-chef du service de médecine fut président de la Commission Médicale Consultative. Son renom contribua à la reconnaissance de l'hôpital d'Argenteuil.</p><p>L'architecture a également beaucoup évolué : la structure était autrefois tournée vers l'intérieur, comme un cloître. Tout le monde entrait par le porche du bâtiment de l'Administration, rue Saint Vincent de Paul. Aux beaux jours, malades, infirmières, médecins se retrouvaient sur la place centrale. L'hospitalisation était plus longue et le lieu représentait un certain dépaysement. Maintenant, le Centre Hospitalier est devenu beaucoup plus ouvert sur l'extérieur, et les bâtiments s'intègrent dans le paysage urbain. </p><p><strong>Le nouveau bloc médical Léonard de Vinci : une nouvelle ère</strong></p><p>L'inauguration du nouveau bloc Léonard de Vinci en 1990 est le fruit de vingt années d'efforts. Presque tous les services médicaux ont quitté les anciens bâtiments en briques rouges construits en 1930 pour emménager dans le nouveau bloc médical. Mr Jean Seac'h est un des architectes en charge du projet : les volumes du bâtiment présentent des arêtes rectangulaires et le revêtement des façades est traité en carrelage blanc. Nul ne doute du bien fondé de la réalisation d'un tel projet : modernisme, techniques de pointe, meilleur accueil des usagers, conditions de travail améliorés pour le personnel hospitalier. Durant toute cette seconde moitié du siècle, la gestion de l'hôpital a évolué profondément : les équipes administratives se sont renforcées au fil des années. Un hôpital se gère comme une entreprise : l'hôpital d'Argenteuil est d'ailleurs la première entreprise de la ville.</p><p><strong>En conclusion</strong>, l'histoire de l'hôpital d'Argenteuil apporte un éclairage nouveau sur la réalité d'aujourd'hui. En effet, les notions fondamentales de politiques hospitalières remontent loin dans le temps : le développement de techniques, l'évolution des mentalités ont laissé penser que tout était nouveau désormais. Or, rien n'est plus faux : la référence à l'histoire constitue en effet une aide précieuse à la décision. Les problèmes fondamentaux de l'hôpital demeurent, nous avons pu le voir au travers de ces huit siècles d'histoire : gérer l'hôpital, économiser, réduire les dépenses, trouver du personnel compétent. Ces problèmes furent de tout temps la préoccupation des gestionnaires. Rechercher dans le passé des leçons porteuses d'avenir, trouver des stratégies adaptées au monde particulier qu'est l'hôpital, cela fut de tout temps impératif. </p><p>Le Centre Hospitalier d'Argenteuil est donc l'héritier d'une structure ancienne, qui a su évoluer à travers presque huit siècles d'histoire et s'adapter aux flux et aux besoins des populations, aux guerres et à l'industrialisation croissante de la région. Il a suivi l'évolution technologique, acquérir un plateau technique performant et ainsi ne craint pas la concurrence. </p><p><em><br /></em><strong>Bibliographie</strong></p><p>Accart, Jean-Philippe. <em>L'Histoire hospitalière d'Argenteuil</em>. Vivre en Val d'Oise, 1992, n° 13, avril-mai, p. 55-60.</p><p> Aubert, J. <em>La Grande Histoire du Val d'Oise</em>. Pontoise : Edijac, 1987.</p><p>Boucher, Louis Eugène. <em>Monographie de l'instituteur d'Argenteuil</em>. 1900</p><p>Chevalier, E. <em>Notice sur l'Hospice d'Argenteuil</em>. St-Denis : A. Moulin, 1859. pp. 185-203. </p><p>Commission Municipale d'Histoire locale. <em>Argenteuil, Images d'histoire</em>. Millau : Impr. Maury, 1977.</p><p>Girardin-Dingremont. <em>Historique de l'Ancien et du Nouvel Hôpital</em>. Le Vieil Argenteuil, bulletin n° 6. </p><p>Girardin-Dingremont. <em>Le Livre d'or de l'hôpital et de l'hospice des vieillards</em>. Ville d'Argenteuil.</p><p>Rochaix, Maurice. <em>Richesse et modernité de l'histoire hospitalière</em>. Notre Revue, 1991, août, p. 24-26</p><p><br /><strong>Remerciements</strong></p><ul> <li>Archives de la Mairie d'Argenteuil </li> <li>Bibliothèque Municipale d'Argenteuil, Parc de la Mairie d'Argenteuil</li> <li>Archives départementales du Val d'Oise</li></ul><p>cop. JP Accart 2013</p></p><p></p><p> </p><p><p><strong>Vivre en Val d'Oise, 1992, 13, avril-mai, pp. 55-61.</strong> (ce texte a fait l'objet d'une réactualisation et de corrections en décembre 2012. C'est la dernière version qui est présentée ici).</p><p><strong>« La fabuleuse histoire de l'hôpital d'Argenteuil »</strong></p><p>Conférence présentée le 11 décembre 2012</p><p>Sous l'égide des Archives municipales d'Argenteuil<br /><strong> </strong></p><p><strong>Préambule</strong></p><p><strong>Entre 1989 et 1996</strong> - période durant laquelle je suis recruté en tant que documentaliste et responsable du nouveau centre de documentation pluridisciplinaire de l'hôpital - le Centre hospitalier Victor Dupouy à Argenteuil (95) met en œuvre, outre la rénovation de ses locaux, la construction du nouveau bloc Léonard de Vinci, inauguré en 1990. Une nouvelle ère s'instaure impulsée par une équipe de direction dynamique sortie fraichement de l'Ecole des cadres de santé de Rennes, sous la houlette du directeur de l'hôpital, M. Maurice Toullalan.</p><p>De formation littéraire, avec en poche un diplôme de bibliothécaire et une expérience de cinq années à la Bibliothèque municipale de Tours, je ne connais pas le milieu hospitalier et médical. Ma tâche essentielle est de rassembler la documentation utile (à la fois scientifique, médicale, paramédicale, juridique, administrative et technique) pour plus de 200 médecins, 800 infirmières et quelques centaines d'employés administratifs, et de procéder à l'informatisation. Cette documentation n'est pas ouverte aux patients de l'hôpital. Internet n'est pas encore là, et la documentation est essentiellement papier. Dès le début du centre de documentation, l'accès aux banques de données spécialisées est cependant possible, et les premiers cédéroms en médecine (principalement la banque de données Medline) font leur apparition. Le centre de documentation se voit attribuer un pavillon entier sur plus de 500 mètres carrés, répartis en zones thématiques, salle de conférences, salles de travail individuelles, salles d'archives pour les revues médicales et la collection complète du Journal officiel depuis les années 1950. Le Centre voisine le nouveau Département d'Information Médicale (DIM) dont la tâche est de simplifier l'accès au dossier médical du patient. Il est dirigé par le Docteur André Parent. Je travaille en étroite relation avec l'ensemble des cadres hospitaliers, et également les deux écoles paramédicales du CHA, l'école d'infirmières et celle d'aides-soignantes. Des cours de bibliographie et de recherche d'information sont organisés pour les internes en médecine, les élèves infirmières et aides-soignantes.</p><p>L'Economat de l'hôpital prend alors pour habitude de déposer au Centre de documentation des objets, illustrations et documents anciens témoignant des différentes évolutions de l'hôpital durant plusieurs siècles. Une pièce spéciale équipée de vitrines est alors dédiée au « musée » de l'hôpital. Je commence à inventorier les faits marquants de cette histoire et découvre sa richesse et son antériorité, notamment avec un document précieux signé par Louis XIV dans des lettres patentes instaurant l'hôpital d'Argenteuil en 1694, document dorénavant déposé aux Archives municipales d'Argenteuil. Plusieurs études et articles sont présents dans la littérature locale, notamment le bulletin du « Vieil Argenteuil ». La revue « Vivre en Val d'Oise » publiée par le département du Val d'Oise me demande alors un article sur la fabuleuse histoire de l'hôpital d'Argenteuil, article publié en 1992.</p><p>Voici donc revu et corrigé, cet article. Il prend en compte l'historique de l'hôpital et ses évolutions jusqu'aux années 1990. Il est l'œuvre d'un documentaliste, bibliothécaire, et non pas d'un historien et d'un archiviste. La bibliographie consultée pour sa rédaction figure en fin d'article. Il peut cependant y avoir des erreurs ou des manques que tout lecteur peut être amené à mentionner à son auteur. </p><p>Par cet article, je souhaite vivement rendre hommage au Centre hospitalier Victor Dupouy d'Argenteuil, dont la direction de l'époque et l'ensemble du personnel m'ont apporté leur entière confiance, et où j'ai pu mettre en place et développer un véritable outil documentaire et d'information à disposition de la communauté hospitalière, outil qui existe toujours. Ce fut aussi pour moi le début de ma carrière de documentaliste. </p><p><strong>Introduction</strong></p><p>Au fur et à mesure que se déploie l'histoire de l'hôpital d'Argenteuil, sous ses différentes formes et évolutions, le lecteur remarquera l'intrication étroite hôpital-ville qui existe avec le développement du bourg, puis de la bourgade et de la ville d'Argenteuil elle-même. Cette intrication hôpital-ville est assez rare pour être mentionnée, il n'y a pas ou peu d'exemples similaires autour de Paris, mais plutôt en province, comme les célèbres Hospices de Beaune. </p><p>Ce sont bien sûr les différentes confréries religieuses qui s'établirent sur son sol, et également le renom de la relique de la Sainte Tunique du Christ qui font du lieu Argenteuil, un lieu attractif : c'est un lieu de pèlerinage reconnu. Les confréries sont les seules à offrir l'hospitalité aux pauvres et aux passants, à les accueillir et à les soigner. Il n'y a pas d'autres structures de soin et de santé dans le royaume de France, et bien évidemment pas de personnels de santé. La religion catholique qui prédomine associe étroitement la charité et l'assistance à autrui, rendant évident le soin apporté aux pauvres et aux indigents. Ce sont majoritairement des femmes, des sœurs, qui donnent les soins. Cette tradition perdure durant plusieurs siècles : il faut attendre les années 1960 et la la laïcisation du monde hospitalier pour les voir se retirer des hôpitaux publics.</p><p>Ainsi, entre le XIIIème-XIVème siècle, le bourg d'Argenteuil s'agrandit autour du Prieuré d'Argenteuil. On dénombre 400 et 500 habitants vers 1250, dont la moitié est décimée pendant la Peste noire en 1343. Durant la "Guerre de Cent ans", si funeste dans le Vexin en entrainant pillages, ravages et destructions, les Argenteuillais souhaitent ceinturer leur localité de murailles. François 1er les y autorise le 21 janvier 1544 : les derniers vestiges des murailles sont encore visibles boulevard Karl-Marx ; la Tour Billy, qui subsiste toujours rue du Lieutenant Colonel Prudhon, fut un élément avancé de la défense d'Argenteuil. C'est dans ces circonstances que s'établit à Argenteuil une "<em>maison de secours</em>".</p><p ><strong>L'Hôpital d'Argenteuil dans l'histoire : quelques dates-clés</strong></p><p><strong>- IIème siècle après JC, établissement d'une tribu gauloise, puis au temps des Romains, la ville prend le nom d'Argentoïalum.</strong></p><p><strong>- VIIème siècle après JC : création d'un premier établissement religieux de femmes par un riche parisien, Ermanric, et sa femme Numane. Une charte de Childebert III confirme la fondation. </strong></p><p><strong>- entre l'an 800 et l'an 1200, dépôt de la Sainte Tunique du Christ au Prieuré d'Argenteuil.</strong></p><p><strong>- 1351 : la Maison-Dieu d'Argenteuil est mentionnée dans un écrit et l'Abbé Lebeuf fait remonter l'histoire de l'hôpital à cette date.</strong></p><p><strong>- 1634 : Saint Vincent de Paul crée la Confrérie de la Charité d'Argenteuil, tenue par des dames d'Argenteuil.</strong></p><p><strong>- 1674 : René Coiffier, Aumonier du Roi, fait don de sa maison sur les bords de Seine. Celle-ci devient l'Hôtel Dieu.</strong></p><p><strong>- 1694 : Louis XIV reconnaît l'existence de l'hôpital d'Argenteuil dans ses lettres patentes.</strong></p><p><strong>- XVIIIème siècle : l'hôpital perd ses sources de revenus avec la Révolution, et réduit ses prestations.</strong></p><p><strong>- 1826 : les Sœurs Hospitalières de la Trinité de Chartres investissent l'hôpital. </strong></p><p><strong>- 1840-1870 : l'hôpital est réorganisé et se modernise.</strong></p><p><strong>- 1930 : un nouvel hôpital pavillonnaire est construit sur le plateau du Perreux. Il bénéficie du confort moderne de l'époque, notamment l'électricité.</strong></p><p><strong>- 1953 : 1<sup>ère</sup> promotion d'infirmières formées à Argenteuil.</strong></p><p><strong>- 1956 : création de la fonction d'aide-soignante.</strong></p><p><strong>- 1957 : les sœurs quittent l'hôpital.</strong></p><p><strong>- 1975 : ouverture du pavillon des consultations et techniques médicales (CTM) Roger Viguié.</strong></p><p><strong>- 1990 : inauguration du nouveau bloc Léonard de Vinci.</strong></p><p><strong>Les origines de l'hôpital</strong></p><p>Au XIIIème siècle, deux établissements accueillent les malades : la léproserie et maladrerie de Franconville, et à Argenteuil, la<em> Maison-Dieu</em> dirigée par l'ordre des Billettes, moines hospitaliers. </p><p>L'abbé Lebeuf, auteur de "l'Histoire du Diocèse de Paris", fait remonter l'histoire de l'hôpital d'Argenteuil à cette époque. En 1351, le livre d'un visiteur des léproseries mentionne l'existence de la <em>Maison-Dieu</em>. </p><p>La<strong> <em>Maison-Dieu</em></strong> limite ses activités au logement des pauvres, des passants, des voyageurs et des pèlerins. Lors de l'épidémie de peste de 1619, la ville d'Argenteuil dut passer un contrat avec un chirurgien de Paris pour assurer les soins. </p><p><strong>Du XVème au XVIIème siècle : l'extension du bourg d'Argenteuil</strong></p><p>L'extension d'Argenteuil est particulièrement importante durant ces deux siècles. La vénération dont la Sainte Tunique est l'objet amène une foule de pèlerins du pays tout entier. Nombreux sont les souverains venus se recueillir devant la Sainte Tunique : Anne d'Autriche, Marie de Médicis, Richelieu... </p><p>La<strong> <em>Maison-Dieu</em></strong> porte également le nom d'<strong>Hôpital des Pauvres Passants</strong>. En 1629, l'ordre des Billettes, près de disparaitre, cède les lieux aux Ermites Augustins Déchaussés de la Congrégation des Gaules. Les Augustins administrent l'hôpital (faisant également office d'hospice) jusqu'en 1672, date à laquelle le roi réunit tous les biens des ordres hospitaliers à l'ordre de Notre-Dame du Mont Carmel et de Saint Lazare. Les pauvres et les passants sont recueillis à l'Hôtel-Dieu, mais les Augustins demeurent dans leur couvent jusqu'à la Révolution. </p><p>La <em>Maison-Dieu</em> donnant des signes de décadence, le curé d'Argenteuil, Messire Blaise Pierre, adresse en 1634 une supplique à l'archevêque de Paris. Cette supplique a pour objet l'institution d'une confrérie de charité pour soigner les pauvres malades, "spirituellement et corporellement", est-il dit. Cette supplique, écrite sur un parchemin, était rédigée ainsi : </p><p><em>"A Monseigneur l'Illustrissime et Révérendissime Archevêque de Paris supplie humblement Messire Pierre (Blaise), prêtre, bachelier en droit canon, curé d'Argenteuil, disant qu'ayant su les grands biens qui arrivent de l'établissement de la Charité des pauvres malades aux lieux où elle est établie, désirerait la faire établir en la paroisse dudit Argenteuil, et de commettre maître Vincent de Paul pour former ledit établissement..."</em> </p><p>Une telle institution semble, en effet, nécessaire, car la commune est alors considérée comme malsaine et sujette aux maladies endémiques, inhérentes à sa localisation près de la Seine. </p><p><strong>Saint Vincent de Paul à Argenteuil</strong></p><p>Le 24 août 1634, jour de la Saint Barthélémy, Vincent de Paul visite Argenteuil. Il fait entendre du haut de la chaire de l'église un vibrant appel : soixante-neuf dames s'enrôlent immédiatement. Un document autographe érige cette association de dames en Confrérie. Il fonde ainsi la Confrérie de la Charité d'Argenteuil.</p><table cellpadding="0"> <tbody> <tr> <td> <p> <strong>Saint Vincent de Paul </strong> </p> <p> <strong>Né en 1576, près de Dax, il s'occupe des malades à Paris. Il devient aumônier de Marguerite de Valois en 1610, puis curé à Clichy en 1611. Dès lors, il commence ses missions d'apostolat et de charité auprès des pauvres des campagnes. En 1617, il organise la première Confrérie de la Charité et multiplie les institutions charitables dans toute la France : des missions spéciales données par les prêtres de la Congrégation des Missions ont pour but de réchauffer le zèle des membres des diverses confréries. Il meurt en 1660. </strong> </p> </td> </tr> </tbody></table><p><strong>La Confrérie de la Charité d'Argenteuil</strong></p><p>Une nouvelle <em>Maison-Dieu</em> est bâtie sur les bords de la Seine, 7 rue des Charrons. </p><p>L'administration</p><p>La première supérieure de la Charité d'Argenteuil est Louise Imard, femme de Jean Dubois, marchand drapier ; avec pour trésorière, Anne Feron, femme de Macé, marchand boucher. </p><p>La maison est administrée par les dames de la Confrérie de la Charité jusqu'en 1699. Le 24 février 1669, Tholard, directeur d'une mission à Argenteuil, fait part d'une délibération où il est décidé que les secours ne se donneront plus en argent ma<br />s en vivres et en médicaments. Le règlement de la Charité d'Argenteuil peut être considéré comme un exemple.</p><p>Les revenus</p><p>Les principaux revenus viennent de la charité publique, stimulée par Saint Vincent de Paul, puis par Bossuet, locataire du château du Marais, et plus tard par l'abbé Fleury, resté dix huit ans possesseur du Prieuré d'Argenteuil. C'est toujours le 25 août après les vêpres, et en grande solennité que se rendaient les comptes. Ces quêtes doivent être fructueuses, car la bourgeoisie de Paris, le Parlement, la haute noblesse possèdent à Argenteuil, sur les bords de la Seine, de ravissantes villas. Argenteuil dans l'ensemble n'est pas une cité malheureuse ; la culture y est prospère, ses vins et son industrie plâtrière renommés. Les dons affluent et la Confrérie, véritable bureau de bienfaisance, nourrit les malades, mais aussi les malheureux se trouvant dans l'impossibilité de travailler. </p><p><em>De 1635 à 1653, la Confrérie résiste à la tourmente des guerres et de la Fronde. Argenteuil, la seule ville close de ce côté de la Seine entre Saint-Denis et Poissy voit affluer dans ses murs une multitude de gens chassés de chez eux par les évènements.</em> </p><p><strong>1674 et 1694 : des années marquantes</strong></p><p>En 1674, René Coiffier, seigneur de Rocquemont, conseiller au Parlement de Paris, Aumônier du Roi, lègue son hôtel à la Confrérie de la Charité. Cette maison domine la Seine et possède une belle situation. Elle est alors désignée sous le nom d'<em>Hôtel-Dieu</em>, à l'emplacement actuel du Musée d'Argenteuil.</p><p>Les biens des hôpitaux, des maladreries et léproseries du Royaume ont été remis en 1678 aux ordres du Mont Carmel de Saint Lazare. Plusieurs années après, en 1694, Louis XIV, par des lettres patentes, autorise l'existence de l'hôpital à Argenteuil ; les biens des maladreries de Saint-Leu, Cormeilles et Franconville sont réunis à la Confrérie d'Argenteuil. Par cette régularisation, l'Hôtel-Dieu d'Argenteuil devient un établissement hospitalier de premier ordre dans la région. </p><p><strong>Le XVIIIème siècle : la Révolution</strong></p><p>Le début du XVIIIème siècle est marqué par des dons importants en terres, maisons et argent, ainsi que par les travaux d'aménagement de la maison donnée par René Coiffier. Deux grandes salles sont aménagées ainsi que la chapelle. </p><p>Avec la Révolution, l'hôpital perd par les spoliations et la dépréciation de la monnaie une grande partie de ses revenus. A la fin de ce siècle, les revenus se réduisent ou disparaissent ; les débiteurs ne veulent plus payer. Le gouvernement est en liquidation avec ses créanciers au nombre desquels se trouvaient les établissements religieux supprimés. Les finances de l'hôpital sont désorganisées et pour remédier à cette situation, la Ville établit pendant deux ans un octroi sur les vins. </p><p><strong>Le XIXème siècle</strong></p><p>Argenteuil n'est, à cette époque-là, reliée à Paris que par un bac qui permet de franchir la Seine jusqu'à Colombes. Le premier pont routier sera construit vers 1830, avec un poste de péage. Simultanément, la population s'accroît (4534 habitants en 1831) et le chemin de fer traversera bientôt la Seine: l'industrialisation est en marche. </p><p>Jusqu'en 1826, il est décidé, pour rétablir les finances, de ne plus recevoir de malades et de vieillards que dans une salle sur deux de l'Hôtel-Dieu. Cela permet ainsi une économie de 1000 francs par an. </p><p>Le 15 avril 1826, la Commission administrative de l'Hôtel-Dieu accorde à Madame Oshee, la dernière économe civile ayant rempli gratuitement cette fonction pendant 18 ans, une retraite de 150 Frs par mois. Elle fait place aux Sœurs Hospitalières de la Trinité de Chartres. Celles-ci s'y installent le 18 avril. La première supérieure est Marguerite Bréant. </p><p>En 1840, l'Hospice des Vieillards passe un traité avec l'Hôpital qui courra jusqu'en 1872. Des dons conséquents permettent de rajeunir les bâtiments. Les Services Généraux sont complètement réorganisés et la transformation du pavillon des hommes (le Pavillon Chevreuil), est envisagée. Le chiffre des hospitalisés passe alors de 80 à 118. </p><p>Les bâtiments de l'ancien hôpital sont transformés en annexe pour les hommes âgés et quelques chambres à deux lits sont créées pour les couples. 60 personnes supplémentaires peuvent ainsi être logées, ce qui porte à 178 le nombre de personnes hébergées à l'hôpital. </p><p><em>Ainsi l'hôpital dont on mentionne l'existence dès le XIIIème siècle sous l'appellation de "Maison-Dieu", créé par Saint Vincent de Paul en 1634, installé en 1674 dans la propriété donnée par René Coiffier, et reconnu par Louis XIV dans ses lettres patentes, cet hôpital est désaffecté en 1929. Ces locaux anciens et exigus sont aujourd'hui occupés par le Musée du Vieil Argenteuil.</em> </p><p><strong>Le XXème siècle : le nouvel hôpital pavillonnaire </strong></p><p>De nouveaux locaux voient le jour sur le plateau du Perreux, à l'emplacement actuel du Centre Hospitalier Victor Dupouy. Ce déménagement a été envisagé dès 1904 par le Conseil municipal. 40.000 mètres carrés de terrain sont donc achetés dans ce but. La guerre de 1914-1918 retarde cependant le projet de nouvel hôpital. <br />De 1925 à 1929, la construction de l'hôpital commence, sous l'administration de Mr Gautheron, maire d'Argenteuil, et de son premier adjoint, Mr Decoman. Ce dernier, devenu maire par la suite, inaugure les nouveaux locaux en 1930. C'est Mr Manel, architecte à Paris, qui se voit confier les travaux. L'hôpital nouveau commence à fonctionner au début de 1930, avec à sa tête les Sœurs de Saint-Paul de Chartres. Sœur Françoise, la supérieure à cette époque, reste trente années à l'hôpital. </p><p>Fait pour accueillir 300 malades, l'hôpital bénéficia des innovations techniques de l'époque : chauffage, éclairage, cuisine... Il est pavillonnaire, suivant en cela les idées de Pasteur, afin d'éviter les microbes et la contagion.</p><p>Au temps des religieuses, dans les années cinquante, on note une surcharge extraordinaire des locaux : par exemple, le rez-de-chaussée du pavillon Bretonneau accueille 52 malades. Seulement une sœur s'occupe d'eux. Chaque matin, elle pose 48 perfusions.</p><p>L'hôpital est alors perdu dans la campagne ; il est verdoyant, fleuri et d'une superficie minuscule comparé à l'hôpital actuel. Les jardins sont si bien entretenus, qu'ils constituent un lieu de promenade pour le dimanche des Argenteuillais. <br />En 1953, sort la première promotion d'infirmières formées à Argenteuil et 1956 voit la création de la fonction d'aide-soignante. En 1957, la communauté religieuse composée de 25 sœurs quitte l'hôpital. Une messe d'adieu à la basilique Saint-Denis d'Argenteuil est donnée. </p><p><em>Une page de l'histoire hospitalière est ainsi tournée : nous rentrons dans l'ère du professionnalisme et de la technicité. La profession d'infirmière s'est, en effet, constituée dans les années 1960 (il y eut à cette époque un débat sur le port du voile, sur les jambes nues, sur les chaussures !!). Les infirmières se spécialisent de plus en plus.</em> </p><p>Les années 1960 voient se dérouler les évènements de la Guerre d'Algérie : pour éviter les règlements de compte entre les courants nationalistes algériens, l'hôpital de St Germain-en-Laye accueille les militants du FLN et celui d'Argenteuil soigne ceux du MNA. Le premier bloc d'Urgences ouvre en 1965, suivi par la nouvelle Maison de Retraite qui déménage de ses locaux situés à la sous préfecture. </p><p>L'année 1978 voit l'ouverture du bâtiment du CTM (Consultations et techniques médicales) désigné par le nom de Roger Viguié : ce médecin-chef du service de médecine fut président de la Commission Médicale Consultative. Son renom contribua à la reconnaissance de l'hôpital d'Argenteuil.</p><p>L'architecture a également beaucoup évolué : la structure était autrefois tournée vers l'intérieur, comme un cloître. Tout le monde entrait par le porche du bâtiment de l'Administration, rue Saint Vincent de Paul. Aux beaux jours, malades, infirmières, médecins se retrouvaient sur la place centrale. L'hospitalisation était plus longue et le lieu représentait un certain dépaysement. Maintenant, le Centre Hospitalier est devenu beaucoup plus ouvert sur l'extérieur, et les bâtiments s'intègrent dans le paysage urbain. </p><p><strong>Le nouveau bloc médical Léonard de Vinci : une nouvelle ère</strong></p><p>L'inauguration du nouveau bloc Léonard de Vinci en 1990 est le fruit de vingt années d'efforts. Presque tous les services médicaux ont quitté les anciens bâtiments en briques rouges construits en 1930 pour emménager dans le nouveau bloc médical. Mr Jean Seac'h est un des architectes en charge du projet : les volumes du bâtiment présentent des arêtes rectangulaires et le revêtement des façades est traité en carrelage blanc. Nul ne doute du bien fondé de la réalisation d'un tel projet : modernisme, techniques de pointe, meilleur accueil des usagers, conditions de travail améliorés pour le personnel hospitalier. Durant toute cette seconde moitié du siècle, la gestion de l'hôpital a évolué profondément : les équipes administratives se sont renforcées au fil des années. Un hôpital se gère comme une entreprise : l'hôpital d'Argenteuil est d'ailleurs la première entreprise de la ville.</p><p><strong>En conclusion</strong>, l'histoire de l'hôpital d'Argenteuil apporte un éclairage nouveau sur la réalité d'aujourd'hui. En effet, les notions fondamentales de politiques hospitalières remontent loin dans le temps : le développement de techniques, l'évolution des mentalités ont laissé penser que tout était nouveau désormais. Or, rien n'est plus faux : la référence à l'histoire constitue en effet une aide précieuse à la décision. Les problèmes fondamentaux de l'hôpital demeurent, nous avons pu le voir au travers de ces huit siècles d'histoire : gérer l'hôpital, économiser, réduire les dépenses, trouver du personnel compétent. Ces problèmes furent de tout temps la préoccupation des gestionnaires. Rechercher dans le passé des leçons porteuses d'avenir, trouver des stratégies adaptées au monde particulier qu'est l'hôpital, cela fut de tout temps impératif. </p><p>Le Centre Hospitalier d'Argenteuil est donc l'héritier d'une structure ancienne, qui a su évoluer à travers presque huit siècles d'histoire et s'adapter aux flux et aux besoins des populations, aux guerres et à l'industrialisation croissante de la région. Il a suivi l'évolution technologique, acquérir un plateau technique performant et ainsi ne craint pas la concurrence. </p><p><em><br /></em><strong>Bibliographie</strong></p><p>Accart, Jean-Philippe. <em>L'Histoire hospitalière d'Argenteuil</em>. Vivre en Val d'Oise, 1992, n° 13, avril-mai, p. 55-60.</p><p> Aubert, J. <em>La Grande Histoire du Val d'Oise</em>. Pontoise : Edijac, 1987.</p><p>Boucher, Louis Eugène. <em>Monographie de l'instituteur d'Argenteuil</em>. 1900</p><p>Chevalier, E. <em>Notice sur l'Hospice d'Argenteuil</em>. St-Denis : A. Moulin, 1859. pp. 185-203. </p><p>Commission Municipale d'Histoire locale. <em>Argenteuil, Images d'histoire</em>. Millau : Impr. Maury, 1977.</p><p>Girardin-Dingremont. <em>Historique de l'Ancien et du Nouvel Hôpital</em>. Le Vieil Argenteuil, bulletin n° 6. </p><p>Girardin-Dingremont. <em>Le Livre d'or de l'hôpital et de l'hospice des vieillards</em>. Ville d'Argenteuil.</p><p>Rochaix, Maurice. <em>Richesse et modernité de l'histoire hospitalière</em>. Notre Revue, 1991, août, p. 24-26</p><p><br /><strong>Remerciements</strong></p><ul> <li>Archives de la Mairie d'Argenteuil </li> <li>Bibliothèque Municipale d'Argenteuil, Parc de la Mairie d'Argenteuil</li> <li>Archives départementales du Val d'Oise</li></ul><p>cop. JP Accart 2013</p></p><p></p><p> </p>