L'information santé - Jean-Philippe Accart https://www.jpaccart.ch/articles/l-information-sante/feed/atom/ 2025-04-16T21:38:09+00:00 Jean-Philippe Accart bs@sturmundbraem.ch Joomla! - Open Source Content Management (2015) - État des lieux des bibliothèques hospitalières - Journée ENSSIB du 5 octobre 2015 2016-01-11T14:11:14+00:00 2016-01-11T14:11:14+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/2015-etat-des-lieux-des-bibliotheques-hospitalieres-journee-enssib-du-5-octobre-2015-2.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (1996) - Santé publique et aide à la décision 2007-04-03T18:56:22+00:00 2007-04-03T18:56:22+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1996-sante-publique-et-aide-a-la-decision.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Documentaliste, sciences de l&#39;information, 1996, vol. 33, n&deg; 3, pp.</strong> </p><p>Les h&ocirc;pitaux publics sont confront&eacute;s, comme nombre d&#39;entreprises, au probl&egrave;me vital que repr&eacute;sente la gestion de l&#39;information. Comment organiser et exploiter &agrave; bon escient l&#39;&eacute;norme masse d&#39;informations produites dans des domaines aussi vari&eacute;s que l&#39;administration, la m&eacute;decine, les sciences, les soins infirmiers, les techniques ? Documentalistes et sp&eacute;cialistes de l&#39;information r&eacute;pondent &agrave; ce d&eacute;fi par la cr&eacute;ation de biblioth&egrave;ques ou de services d&#39;information sp&eacute;cifiques. Apr&egrave;s avoir rappel&eacute; l&#39;&eacute;volution r&eacute;cente de la fonction documentaire &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, cet article &eacute;tudie la diversit&eacute; des utilisateurs et la pluralit&eacute; des besoins qui la caract&eacute;risent. Et explique que, en s&#39;inscrivant au sein du syst&egrave;me d&#39;information et de la politique d&#39;&eacute;tablissement, les structures documentaires hospitali&egrave;res constituent des aides &agrave; la prise de d&eacute;cision en sant&eacute; publique. </p><p>&laquo;<em>L&#39;information est la ressource la plus importante du syst&egrave;me de sant&eacute;, et en particulier de l&#39;h&ocirc;pital ; aucun h&ocirc;pital ne peut s&#39;offrir le luxe de ne pas avoir un syst&egrave;me d&#39;information adapt&eacute;</em>&raquo;. <br />Fran&ccedil;ois Gr&eacute;my </p><p>L&#39;&eacute;volution de la documentation en sant&eacute; publique a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s nette durant ces vingt derni&egrave;res ann&eacute;es. Il y a plusieurs explications &agrave; cela : la prise en compte, par les directions hospitali&egrave;res des ressources humaines, de l&#39;&eacute;mergence d&#39;un nouveau m&eacute;tier au sein de l&#39;h&ocirc;pital, celui de documentaliste hospitalier, m&ecirc;me si un certain nombre de progr&egrave;s restent &agrave; faire ; le besoin de plus en plus grand pour les divers groupes socio-professionnels travaillant dans ce domaine de s&#39;informer des &eacute;volutions de l&#39;&eacute;conomie, du droit, des sciences et des techniques ; et l&#39;arriv&eacute;e en force des technologies nouvelles (type Minitel en France, micro-ordinateurs, banques de donn&eacute;es, CD-Rom, r&eacute;seaux informatiques tel Internet), surtout en documentation m&eacute;dicale. </p><p>La fonction documentaire &agrave; l&#39;h&ocirc;pital a commenc&eacute; &agrave; &eacute;merger v&eacute;ritablement depuis 1977. La sp&eacute;cificit&eacute; d&#39;un tel service n&#39;&eacute;tait alors pas &eacute;vidente en milieu hospitalier et l&#39;aide qu&#39;il peut apporter n&#39;&eacute;tait pas bien per&ccedil;ue, contrairement &agrave; ce qui s&#39;est pass&eacute; dans les grandes entreprises ou dans certains laboratoires pharmaceutiques qui ont tr&egrave;s t&ocirc;t compris quel enjeu repr&eacute;sente une information pointue, actualis&eacute;e et organis&eacute;e : aucune entreprise, quelle qu&#39;elle soit et quel que soit son champ d&#39;action, ne peut vivre et survivre sans information et sans circulation de l&#39;information. </p><p>Aujourd&#39;hui, selon Jean de Kervasdou&eacute;, directeur des h&ocirc;pitaux de 1981 &agrave; 1988, le temps pass&eacute; &agrave; traiter de l&#39;information &agrave; l&#39;h&ocirc;pital repr&eacute;sente soixante &agrave; soixante-dix pour cent du budget de fonctionnement d&#39;un &eacute;tablissement. La gestion d&#39;un &eacute;tablissement hospitalier fait appel &agrave; des connaissances dans des domaines tr&egrave;s divers tels que le droit, l&#39;&eacute;conomie, les statistiques, la m&eacute;decine, les soins infirmiers. Comment retrouver une information pertinente, exhaustive et fiable dans la masse des ouvrages et des documents publi&eacute;s ? </p><p>Un certain nombre d&#39;enqu&ecirc;tes ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es, par la Direction des h&ocirc;pitaux, la Conf&eacute;rence des pr&eacute;sidents de commission m&eacute;dicale d&#39;&eacute;tablissement (CME), et derni&egrave;rement par le R&eacute;seau national des documentalistes hospitaliers (cr&eacute;&eacute; en 1991 &agrave; l&#39;initiative du Centre hospitalier r&eacute;gional universitaire de Rouen et qui compte plus de deux cents documentalistes &agrave; l&#39;heure actuelle). Ce qui appara&icirc;t &agrave; la lecture de ces enqu&ecirc;tes, c&#39;est que des services de documentation ont &eacute;t&eacute; effectivement mis en place, principalement dans les grands &eacute;tablissements (les vingt-neuf centres hospitaliers universitaires, quelques h&ocirc;pitaux g&eacute;n&eacute;raux), mais que ce ph&eacute;nom&egrave;ne reste modeste par rapport au parc hospitalier fran&ccedil;ais (soit trois mille structures de soins). On trouve donc des biblioth&egrave;ques administratives, des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, en g&eacute;n&eacute;ral bien pourvues en moyens, des biblioth&egrave;ques pour les &eacute;tudiants en soins infirmiers qui s&#39;ouvrent peu &agrave; peu au personnel des services, et enfin, mais ceci est r&eacute;cent, des centres de documentation pluridisciplinaires. </p><p>En quoi ces structures, tr&egrave;s diff&eacute;rentes par leur sp&eacute;cialisation et par les cat&eacute;gories d&#39;utilisateurs qui les fr&eacute;quentent, aident-elles &agrave; la prise de d&eacute;cision ? Nous &eacute;tudierons d&#39;abord les besoins exprim&eacute;s et les moyens mis en &oelig;uvre, puis ce que peut apporter aux d&eacute;cideurs un syst&egrave;me documentaire performant au sein du syst&egrave;me d&#39;information hospitalier. Enfin, nous pr&eacute;senterons les orientations actuelles et futures de la documentation hospitali&egrave;re. </p><h2>La documentation hospitali&egrave;re : diversit&eacute; des utilisateurs et pluralit&eacute; des moyens</h2><p>&laquo;<em>Pour une d&eacute;cision, il faut conna&icirc;tre la r&eacute;glementation applicable, mais aussi des &eacute;l&eacute;ments de fait, des statistiques, des &eacute;tudes, des synth&egrave;ses... Le probl&egrave;me, s&#39;il n&#39;est pas jug&eacute; globalement, ne sera jamais r&eacute;gl&eacute;</em>&raquo;. <br />Francis de Baeque, Pr&eacute;sident de la CCDA, 1981 </p><h3>Les directeurs d&#39;h&ocirc;pitaux et les attach&eacute;s de direction</h3><p>Le directeur repr&eacute;sente la personne morale de l&#39;h&ocirc;pital ; il doit, &agrave; ce titre, assurer la s&eacute;curit&eacute; et la permanence du service hospitalier, la coh&eacute;rence et l&#39;efficience des organisations et des moyens mis en &oelig;uvre. Son action se place dans le cadre administratif, mais les r&eacute;alit&eacute;s &eacute;conomiques et politiques, le jeu complexe des relations et le poids d&#39;une logistique industrielle orientent l&#39;h&ocirc;pital vers un fonctionnement comparable &agrave; celui d&#39;une entreprise, ce qui vient s&#39;ajouter &agrave; sa mission sociale. L&#39;action du directeur et de son &eacute;quipe doit r&eacute;pondre aux probl&egrave;mes pos&eacute;s par le quotidien et envisager une strat&eacute;gie &agrave; plus long terme ; elle s&#39;appuie donc sur une r&eacute;flexion ayant recours &agrave; une information disponible et fiable, comprenant tout &agrave; la fois des &eacute;l&eacute;ments de droit, la jurisprudence et la litt&eacute;rature administrative. Cette information doit &ecirc;tre compl&eacute;t&eacute;e par une connaissance des pratiques et usages m&eacute;dicaux, et de l&#39;&eacute;tat des &eacute;tudes. </p><p>Form&eacute; par l&#39;Ecole nationale de la sant&eacute; publique (ENSP, Rennes), le jeune directeur doit constamment se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; la l&eacute;gislation et &agrave; la jurisprudence administratives. Son premier r&eacute;flexe est de s&#39;adresser &agrave; son r&eacute;seau personnel pour obtenir des informations (anciens &eacute;l&egrave;ves de l&#39;ENSP, coll&egrave;gues, Minist&egrave;re de la sant&eacute;). Ensuite, il fera appel au service de documentation ou &agrave; ce qui en tient lieu (souvent son propre secr&eacute;tariat). Le directeur d&#39;h&ocirc;pital avait ainsi l&#39;habitude de se constituer un fonds documentaire personnel. Le moins que l&#39;on puisse dire est que les canaux emprunt&eacute;s par l&#39;information administrative &eacute;taient un peu h&eacute;t&eacute;rodoxes. Malgr&eacute; un souci plus grand &agrave; l&#39;heure actuelle d&#39;une meilleure gestion de l&#39;information administrative, on constate une tr&egrave;s large dispersion des moyens et des structures selon les h&ocirc;pitaux. </p><p>Certains h&ocirc;pitaux universitaires ou g&eacute;n&eacute;raux se sont cependant dot&eacute;s d&#39;une biblioth&egrave;que administrative, g&eacute;r&eacute;e par un professionnel (biblioth&eacute;caire-documentaliste), avec des moyens informatiques ; ces biblioth&egrave;ques sont des outils pr&eacute;cieux pour la pr&eacute;paration de dossiers, de r&eacute;unions et de conseils d&#39;administration. L&#39;information administrative est le plus souvent diffus&eacute;e, en premier lieu, &agrave; l&#39;&eacute;quipe de direction, sous forme de bulletins d&#39;information, de revues de presse et de dossiers documentaires. Des banques de donn&eacute;es existent &agrave; l&#39;heure actuelle dans ce domaine, parmi lesquelles : <em>JOEL</em> (<em>Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise</em>) ; <em>Lexis</em> et <em>Jurisdata</em> (textes et jurisprudence en texte int&eacute;gral) ; <em>Reflex</em> et la <em>BDSP</em> (banque de donn&eacute;es en sant&eacute; publique) qui fournissent, pour leur part, des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques ; l&#39;<em>APM</em> (Agence de presse m&eacute;dicale) qui diffuse des d&eacute;p&ecirc;ches en mati&egrave;re de sant&eacute; et de m&eacute;decine. </p><h3>Les personnels hospitaliers</h3><p>Les directeurs ne sont pas les seuls demandeurs en mati&egrave;re d&#39;information administrative. La Fonction publique hospitali&egrave;re est, en effet, r&eacute;gie par un statut diff&eacute;rent de celui de la Fonction publique, et le recours aux textes de lois est maintenant une pratique qui tend &agrave; se g&eacute;n&eacute;raliser et &agrave; se syst&eacute;matiser. Plusieurs cat&eacute;gories sont &agrave; citer. </p><p><em>Les personnels administratifs et ouvriers</em> : leurs demandes portent sur les textes de lois r&eacute;gissant leurs carri&egrave;res, les pr&eacute;parations aux concours, la formation continue. </p><p><em>Les personnels techniques</em> : avec l&#39;apparition de nouveaux m&eacute;tiers li&eacute;s &agrave; des plateaux techniques (blocs op&eacute;ratoires, &eacute;quipements divers, etc.) plus performants, comme celui d&#39;ing&eacute;nieur biom&eacute;dical par exemple, ou d&#39;informaticien, la documentation technique se d&eacute;veloppe. </p><p><em>Les personnels sociaux</em> (assistant de service social, &eacute;ducateur) : le recours &agrave; la documentation administrative s&#39;av&egrave;re essentiel pour cette cat&eacute;gorie professionnelle devant r&eacute;soudre des probl&egrave;mes tels que prises en charge, placements et cas litigieux concernant les patients hospitalis&eacute;s. </p><p>En outre, que ce soit pour les personnels de direction ou pour les personnels administratifs, l&#39;information administrative passe &eacute;galement par la presse hospitali&egrave;re et de sant&eacute; publique qui traite de gestion et de techniques propres &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. </p><h3>La population m&eacute;dicale</h3><p>Le corps m&eacute;dical, bien qu&#39;ayant suivi un cursus universitaire de dix &agrave; quinze ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes, n&#39;a pas de formation particuli&egrave;re en documentation ou en recherche bibliographique ; c&#39;est une lacune importante &agrave; laquelle seules quelques facult&eacute;s de m&eacute;decine (Lyon, Nancy) rem&eacute;dient en proposant des modules de recherche documentaire. Les URFIST (unit&eacute;s r&eacute;gionales de formation &agrave; l&#39;information scientifique et technique) pallient &eacute;galement le manque en la mati&egrave;re. Le Minist&egrave;re de l&#39;&eacute;ducation nationale, de l&#39;enseignement sup&eacute;rieur et de la recherche r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; l&#39;heure actuelle &agrave; l&#39;int&eacute;gration d&#39;un module obligatoire. </p><p>En effet, devant la masse impressionnante d&#39;informations scientifiques publi&eacute;es annuellement, comment un m&eacute;decin se comporte-t-il ? Quels moyens utilise-t-il pour s&#39;y retrouver ? Il faut consid&eacute;rer &agrave; ce sujet un certain nombre de cas distincts. </p><p><em>L&#39;interne ou l&#39;&eacute;tudiant en m&eacute;decine ou en pharmacie</em> : au cours de ses &eacute;tudes, il utilise essentiellement les ressources propos&eacute;es par la biblioth&egrave;que universitaire ou la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale de son h&ocirc;pital pour r&eacute;diger sa th&egrave;se ; le plus souvent, les documentalistes organisent des cours de bibliographie sur l&#39;Index <em>Medicus</em> et <em>Medline</em>. Parall&egrave;lement, l&#39;interne ou l&#39;&eacute;tudiant s&#39;abonne &agrave; un ou deux titres de revues ou &agrave; une sp&eacute;cialit&eacute; de l&#39;<em>Encyclop&eacute;die m&eacute;dico-chirurgicale</em> (EMC). De plus en plus attir&eacute; par l&#39;informatique, il utilise les banques de donn&eacute;es et les CD-Rom m&eacute;dicaux, parmi les premiers &agrave; &ecirc;tre apparus sur le march&eacute;. </p><p><em>Le professeur et le m&eacute;decin-chef de service</em> : il exerce dans un centre hospitalier universitaire et un centre hospitalier g&eacute;n&eacute;ral. Il a recours &agrave; des monographies, des comptes rendus de congr&egrave;s, des recueils de revues g&eacute;n&eacute;rales. Il d&eacute;pouille les bibliographies analytiques et les revues de sommaires (<em>Current contents</em>, <em>Reference Update</em>, <em>Medexpress</em>). </p><p><em>Le chercheur</em> : il utilisera les outils bibliographiques classiques et de plus en plus les banques de donn&eacute;es type <em>Medline</em>, <em>Pascal</em> et <em>Embase</em>. Une partie de son information proviendra &eacute;galement des ressources offertes par Internet. </p><p><em>Le m&eacute;decin-praticien hospitalier</em> : pour sa formation continue &agrave; l&#39;h&ocirc;pital et pour alimenter les &laquo; staffs de bibliographie &raquo;, r&eacute;unions r&eacute;guli&egrave;res &agrave; l&#39;int&eacute;rieur du service, il a recours aux encyclop&eacute;dies, aux revues de sp&eacute;cialit&eacute;s, aux <em>clinics</em>, ainsi qu&#39;aux banques de donn&eacute;es ; il attend de celles-ci des r&eacute;ponses rapides et pr&eacute;cises pour affiner un diagnostic ou conna&icirc;tre les nouvelles th&eacute;rapeutiques utilis&eacute;es pour une pathologie. Il compte beaucoup sur les relations professionnelles, les rencontres, les colloques, la formation m&eacute;dicale continue pour s&#39;informer. </p><p><em>Le m&eacute;decin-praticien lib&eacute;ral</em> : ses besoins sont ponctuels, &eacute;pisodiques. Recevant un certain nombre de revues &agrave; son cabinet, il peut utiliser les ressources documentaires de l&#39;h&ocirc;pital pour sa documentation g&eacute;n&eacute;rale ou pour r&eacute;soudre un cas sp&eacute;cifique. </p><p>Le corps m&eacute;dical a l&#39;obligation de s&#39;informer et de se former, et ce de fa&ccedil;on permanente durant sa carri&egrave;re : apr&egrave;s avoir r&eacute;dig&eacute; sa th&egrave;se en tant qu&#39;&eacute;tudiant, le m&eacute;decin, surtout s&#39;il exerce en milieu hospitalier, sera souvent amen&eacute;, comme praticien, &agrave; &eacute;crire des articles dans une revue sp&eacute;cialis&eacute;e (si celle-ci est index&eacute;e dans une banque de donn&eacute;es type <em>Medline</em> ou <em>Pascal</em>, cela constituera la reconnaissance de son travail et fera ainsi r&eacute;f&eacute;rence). La qualit&eacute; et l&#39;importance des publications est primordiale dans le curriculum vitae du m&eacute;decin et donc dans la progression de sa carri&egrave;re. </p><p>La connaissance scientifique est un des moteurs de la m&eacute;decine, et une bonne appr&eacute;hension et un savoir int&eacute;gr&eacute; <br />ejaillissent forc&eacute;ment sur les soins prodigu&eacute;s aux malades &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. La m&eacute;decine est &agrave; l&#39;heure actuelle une m&eacute;decine de l&#39;information, d&eacute;cloisonnant les sp&eacute;cialit&eacute;s et s&#39;effor&ccedil;ant de partager plus largement le savoir scientifique. </p><h3>La population infirmi&egrave;re et param&eacute;dicale</h3><p>La documentation en soins infirmiers s&#39;est d&eacute;velopp&eacute;e diff&eacute;remment et b&eacute;n&eacute;ficie d&#39;autres moyens (en personnel et en techniques) que la documentation m&eacute;dicale. Elle pr&eacute;sente cependant un certain nombre de caract&eacute;ristiques int&eacute;ressantes. Il faut distinguer plusieurs cat&eacute;gories dans cette population. </p><p><em>Les &eacute;tudiants en soins infirmiers</em> : la plupart des &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res en France poss&egrave;dent une biblioth&egrave;que, g&eacute;r&eacute;e par un documentaliste ou un cadre enseignant selon des r&egrave;gles classiques qui ont fait leurs preuves. Peu sont informatis&eacute;es et le corps infirmier n&#39;a ainsi qu&#39;un acc&egrave;s r&eacute;duit &agrave; l&#39;information. Les besoins des &eacute;tudiants sont cependant r&eacute;els, car un travail personnel important leur est demand&eacute; durant leurs trois ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes. </p><p><em>Les personnels soignants</em> : avec &agrave; leur t&ecirc;te les infirmiers g&eacute;n&eacute;raux, ils b&eacute;n&eacute;ficient de peu de moyens pour assurer une formation continue digne de ce nom. Quelques abonnements sont souscrits en commun pour le service, et le cadre infirmier a un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable &agrave; jouer en mati&egrave;re de documentation et d&#39;information. L&#39;Assistance publique - H&ocirc;pitaux de Paris a mis en place un Centre de documentation p&eacute;dagogique centralis&eacute;, et quelques h&ocirc;pitaux poss&egrave;dent une biblioth&egrave;que pour le personnel soignant. La biblioth&egrave;que centrale du Minist&egrave;re de la sant&eacute; lui est &eacute;galement ouverte. La litt&eacute;rature en soins infirmiers est abondante, ainsi que les titres de p&eacute;riodiques ; des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es (<em>CINHAL</em> par exemple) ont vu le jour, la plupart &eacute;tant anglo-saxonnes. </p><p>D&#39;autre part, il est &agrave; noter que, outre les &eacute;coles de cadres infirmiers classiques, de nombreuses formations dipl&ocirc;mantes en soins infirmiers, accessibles aux professionnels en poste dans le cadre de la formation continue, sont mises en place &agrave; l&#39;Universit&eacute; (&agrave; Bobigny, &agrave; Lyon). </p><p>Quelle est la place du service de documentation dans l&#39;organigramme hospitalier ? Dans quelle politique globale de l&#39;&eacute;tablissement peut-il s&#39;inscrire &agrave; long terme ? </p><h2>Syst&egrave;me d&#39;information et syst&egrave;me documentaire &agrave; l&#39;h&ocirc;pital</h2><p>Dans le fonds documentaire d&#39;un h&ocirc;pital, il faut distinguer : </p><ul> <li>la documentation interne, comprenant les d&eacute;cisions, d&eacute;lib&eacute;rations, &eacute;tudes techniques : c&#39;est une ressource propre &agrave; tout h&ocirc;pital, riche d&#39;informations diverses. Elle en constitue sa m&eacute;moire vivante ; </li> <li>la documentation externe, comprenant les revues, les ouvrages et maintenant les banques de donn&eacute;es. Cette documentation a un co&ucirc;t certain qui d&eacute;pend de la volont&eacute; politique du responsable hospitalier de l&#39;assumer et de la d&eacute;velopper. </li></ul><p>La vocation premi&egrave;re d&#39;un centre de documentation est d&#39;assurer la transmission de l&#39;information et d&#39;&ecirc;tre la m&eacute;moire collective de l&#39;entreprise ou de l&#39;&eacute;tablissement. Il faut donc un personnel comp&eacute;tent pour g&eacute;rer et exploiter ces documentations, un personnel qui doit &eacute;galement exercer une veille informative permanente. </p><h3>Approche syst&eacute;mique</h3><p>Tout h&ocirc;pital est ins&eacute;r&eacute; dans un environnement mouvant avec lequel il est en interaction permanente. Dans l&#39;entreprise, il existe un syst&egrave;me de d&eacute;cision, un syst&egrave;me op&eacute;rationnel et un syst&egrave;me d&#39;information. Ce dernier a pour r&ocirc;le de traiter des donn&eacute;es de l&#39;environnement interne et externe et de les diffuser. La fonction documentation se situe au sein du syst&egrave;me d&#39;information ; consid&eacute;r&eacute;e comme un syst&egrave;me en soi, elle poss&egrave;de ses propres syst&egrave;mes de management, op&eacute;rationnel et d&#39;information. </p><p>Cette approche syst&eacute;mique, situant le r&ocirc;le de la fonction documentaire au sein du syst&egrave;me d&#39;information, propose une appr&eacute;hension globale de la cha&icirc;ne documentaire, ainsi qu&#39;une m&eacute;thodologie de conception d&#39;une unit&eacute; documentaire. La question de la transversalit&eacute; de l&#39;information se pose alors ; le centre de documentation permet en effet de multiplier les &eacute;changes d&#39;information, et de pallier dans une certaine mesure le manque de communication interne. Ainsi, l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information, offerte &agrave; tous, est d&eacute;cloisonn&eacute;. </p><p>Dans tout organisme, les d&eacute;cisions de politique et de gestion sont &eacute;troitement tributaires des informations dont on dispose. Le syst&egrave;me d&#39;information assure la liaison entre l&#39;h&ocirc;pital et son environnement, en transmettant des informations utiles en provenance ou &agrave; destination de l&#39;ext&eacute;rieur. Il assure &eacute;galement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de l&#39;entreprise la communication entre les hommes, aux diff&eacute;rents niveaux hi&eacute;rarchiques. </p><p>Aujourd&#39;hui, l&#39;information est une ressource strat&eacute;gique. La recherche de documentation aide &agrave; formuler un probl&egrave;me, &agrave; d&eacute;terminer des objectifs et &agrave; &eacute;laborer une politique. </p><h3>L&#39;information, facteur de d&eacute;cision</h3><p>Le fait de s&#39;informer est l&#39;action qui pr&eacute;c&egrave;de la d&eacute;cision ; c&#39;est elle permet de d&eacute;cider, d&#39;o&ugrave; sa valeur &eacute;conomique. On peut distinguer quatre phases dans le processus de d&eacute;cision : </p><ul> <li>celle du renseignement : l&#39;information sert &agrave; &eacute;tudier l&#39;environnement ; </li> <li>celle de l&#39;analyse du probl&egrave;me : on identifie les modes d&#39;action pour recueillir l&#39;information ; </li> <li>celle de la s&eacute;lection des modes d&#39;information ; </li> <li>enfin celle de la d&eacute;cision finale, qui intervient apr&egrave;s les trois autres phases. </li></ul><br />Une derni&egrave;re &eacute;tape est celle de la validation : en recherchant de nouveau l&#39;information et en la v&eacute;rifiant, on valide l&#39;action. <p>Ainsi, l&#39;information, comme facteur de d&eacute;cision, r&eacute;duit l&#39;incertitude, affecte r&eacute;ellement la ou les d&eacute;cisions, affecte les cons&eacute;quences de la d&eacute;cision : celle-ci est plus ou moins r&eacute;versible gr&acirc;ce &agrave; un nouvel appel &agrave; l&#39;information. L&#39;&eacute;conomiste Danila distingue deux types de d&eacute;cisions : les d&eacute;cisions op&eacute;rationnelles, prises au niveau local, dans un cadre quotidien, avec une r&eacute;versibilit&eacute; forte, et les d&eacute;cisions strat&eacute;giques, prises au niveau de la direction g&eacute;n&eacute;rale, avec des objectifs &agrave; plus long terme, dont la r&eacute;versibilit&eacute; est faible et qui n&eacute;cessitent une information plus compl&egrave;te, multidimensionnelle et qualitative. </p><p>Le prix Nobel d&#39;&eacute;conomie H. E. Simon a &eacute;tudi&eacute; l&#39;information en relation avec la d&eacute;cision : gr&acirc;ce &agrave; l&#39;information, on peut modifier l&#39;environnement, on est capable d&#39;agir et de d&eacute;cider. Cependant, le fait de ne pas ma&icirc;triser compl&egrave;tement l&#39;environnement expose &agrave; une certaine subjectivit&eacute;, et l&#39;information re&ccedil;ue peut &ecirc;tre partiale ou partielle. </p><h2>Perspectives de la documentation hospitali&egrave;re</h2><p>Certaines &eacute;volutions significatives s&#39;op&egrave;rent &agrave; l&#39;heure actuelle dans le monde de la documentation hospitali&egrave;re. Une premi&egrave;re tendance se dessine nettement en faveur du recrutement, au sein de l&#39;h&ocirc;pital public, de professionnels de l&#39;information pour g&eacute;rer le domaine de la documentation, et ce malgr&eacute; l&#39;inexistence d&#39;un statut de documentaliste. Le recrutement se fait sur la base d&#39;un grade administratif, en cat&eacute;gorie A ou B. Le R&eacute;seau national des documentalistes hospitaliers &oelig;uvre fermement, avec l&#39;ADBS, pour la reconnaissance du m&eacute;tier. </p><p>Le deuxi&egrave;me point est le d&eacute;veloppement d&#39;un certain nombre de structures diff&eacute;rentes et r&eacute;pondant &agrave; des besoins vari&eacute;s : centres de documentation pluridisciplinaires, centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (urgences, infections nosocomiales, r&eacute;&eacute;ducation fonctionnelle, etc.), regroupements de centres de documentation, d&eacute;partements d&#39;information m&eacute;dicale et archives, ou encore centres desservant plusieurs h&ocirc;pitaux. </p><p>Un troisi&egrave;me et dernier point est la perc&eacute;e importante que font les nouvelles technologies dans le monde hospitalier, et en particulier en documentation. D&#39;abord le d&eacute;veloppement des banques de donn&eacute;es m&eacute;dicales, en soins infirmiers, ou administratives, qui permettent un acc&egrave;s tr&egrave;s rapide &agrave; l&#39;information sp&eacute;cialis&eacute;e. Un ph&eacute;nom&egrave;ne concomitant est la mise en place de r&eacute;seaux informatis&eacute;s dans le domaine de la sant&eacute;, qui nous font entrer dans l&#39;&egrave;re du virtuel : &eacute;changes de donn&eacute;es informatis&eacute;es (EDI) pour la transmission de messages ; t&eacute;l&eacute;m&eacute;decine permettant le suivi &agrave; distance des patients et les &eacute;changes t&eacute;l&eacute;matiques d&#39;informations ; transferts d&#39;images ; t&eacute;l&eacute;diagnostic. Et comment ne pas parler d&#39;Internet, r&eacute;seau de r&eacute;seaux, d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s utilis&eacute; par les chercheurs scientifiques et qui commence &agrave; s&#39;implanter dans les h&ocirc;pitaux ? </p><p>En guise de conclusion, et en lien direct avec ce qui pr&eacute;c&egrave;de, il est important de r&eacute;affirmer la position centrale qu&#39;occupe la documentation dans la d&eacute;livrance de l&#39;information au sein de l&#39;h&ocirc;pital. L&#39;information reste le meilleur moyen de r&eacute;soudre la complexit&eacute; dans le monde d&#39;aujourd&#39;hui. Interface entre le management (ressources humaines, organisations) et la complexit&eacute; (gestion des objectifs, gestion strat&eacute;gique), l&#39;information est le seul moyen d&#39;adapter les organisations - en l&#39;occurrence les h&ocirc;pitaux - &agrave; leur environnement. </p><h2>Orientation bibliographique</h2><p>GREMY F. L&#39;information m&eacute;dicale &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : r&eacute;volution culturelle et linguistique. In : <em>Actes de la 3e conf&eacute;rence europ&eacute;enne des biblioth&egrave;ques de sant&eacute;, Montpellier, France, 23-26 septembre 1992</em>. Dordrecht : Kluwers Academic publishers, 1993. pp. 5-10. <br />LESCA H., LESCA E. <em>Gestion de l&#39;information : qualit&eacute; de l&#39;information et performances de l&#39;entreprise</em>. Paris : Litec, 1995. <br />SALVET J.-M. Du management panique &agrave; l&#39;entreprise du XXIe si&egrave;cle. In M. Crozier, H. S&eacute;rieyx, &eacute;d, <em>Management...</em>. Paris : Maxima, 1994. <br />SERIEYX H. <em>Mobiliser l&#39;intelligence de l&#39;entreprise : cercles de qualit&eacute;, cercle de pilotage</em>. Paris : ESF, 1990. </p><p>Cet article est issu d&#39;une communication pr&eacute;sent&eacute;e au congr&egrave;s du Comit&eacute; hospitalier de l&#39;Union europ&eacute;enne (HOPE), &agrave; Madrid, en juin 1995, dont une premi&egrave;re version a fait l&#39;objet d&#39;une publication dans la revue <em>Gestions hospitali&egrave;res</em> (n&deg; 350, novembre 1995), sous le titre <em>Communication et information &agrave; l&#39;h&ocirc;pital public</em>. </p><p><a name="1" title="1"></a>(1) Cette partie est inspir&eacute;e d&#39;un cours de ma&icirc;trise de Daniel Confland sur l&#39;Economie de l&#39;information (Universit&eacute; de Paris VIII, 1995). </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Documentaliste, sciences de l&#39;information, 1996, vol. 33, n&deg; 3, pp.</strong> </p><p>Les h&ocirc;pitaux publics sont confront&eacute;s, comme nombre d&#39;entreprises, au probl&egrave;me vital que repr&eacute;sente la gestion de l&#39;information. Comment organiser et exploiter &agrave; bon escient l&#39;&eacute;norme masse d&#39;informations produites dans des domaines aussi vari&eacute;s que l&#39;administration, la m&eacute;decine, les sciences, les soins infirmiers, les techniques ? Documentalistes et sp&eacute;cialistes de l&#39;information r&eacute;pondent &agrave; ce d&eacute;fi par la cr&eacute;ation de biblioth&egrave;ques ou de services d&#39;information sp&eacute;cifiques. Apr&egrave;s avoir rappel&eacute; l&#39;&eacute;volution r&eacute;cente de la fonction documentaire &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, cet article &eacute;tudie la diversit&eacute; des utilisateurs et la pluralit&eacute; des besoins qui la caract&eacute;risent. Et explique que, en s&#39;inscrivant au sein du syst&egrave;me d&#39;information et de la politique d&#39;&eacute;tablissement, les structures documentaires hospitali&egrave;res constituent des aides &agrave; la prise de d&eacute;cision en sant&eacute; publique. </p><p>&laquo;<em>L&#39;information est la ressource la plus importante du syst&egrave;me de sant&eacute;, et en particulier de l&#39;h&ocirc;pital ; aucun h&ocirc;pital ne peut s&#39;offrir le luxe de ne pas avoir un syst&egrave;me d&#39;information adapt&eacute;</em>&raquo;. <br />Fran&ccedil;ois Gr&eacute;my </p><p>L&#39;&eacute;volution de la documentation en sant&eacute; publique a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s nette durant ces vingt derni&egrave;res ann&eacute;es. Il y a plusieurs explications &agrave; cela : la prise en compte, par les directions hospitali&egrave;res des ressources humaines, de l&#39;&eacute;mergence d&#39;un nouveau m&eacute;tier au sein de l&#39;h&ocirc;pital, celui de documentaliste hospitalier, m&ecirc;me si un certain nombre de progr&egrave;s restent &agrave; faire ; le besoin de plus en plus grand pour les divers groupes socio-professionnels travaillant dans ce domaine de s&#39;informer des &eacute;volutions de l&#39;&eacute;conomie, du droit, des sciences et des techniques ; et l&#39;arriv&eacute;e en force des technologies nouvelles (type Minitel en France, micro-ordinateurs, banques de donn&eacute;es, CD-Rom, r&eacute;seaux informatiques tel Internet), surtout en documentation m&eacute;dicale. </p><p>La fonction documentaire &agrave; l&#39;h&ocirc;pital a commenc&eacute; &agrave; &eacute;merger v&eacute;ritablement depuis 1977. La sp&eacute;cificit&eacute; d&#39;un tel service n&#39;&eacute;tait alors pas &eacute;vidente en milieu hospitalier et l&#39;aide qu&#39;il peut apporter n&#39;&eacute;tait pas bien per&ccedil;ue, contrairement &agrave; ce qui s&#39;est pass&eacute; dans les grandes entreprises ou dans certains laboratoires pharmaceutiques qui ont tr&egrave;s t&ocirc;t compris quel enjeu repr&eacute;sente une information pointue, actualis&eacute;e et organis&eacute;e : aucune entreprise, quelle qu&#39;elle soit et quel que soit son champ d&#39;action, ne peut vivre et survivre sans information et sans circulation de l&#39;information. </p><p>Aujourd&#39;hui, selon Jean de Kervasdou&eacute;, directeur des h&ocirc;pitaux de 1981 &agrave; 1988, le temps pass&eacute; &agrave; traiter de l&#39;information &agrave; l&#39;h&ocirc;pital repr&eacute;sente soixante &agrave; soixante-dix pour cent du budget de fonctionnement d&#39;un &eacute;tablissement. La gestion d&#39;un &eacute;tablissement hospitalier fait appel &agrave; des connaissances dans des domaines tr&egrave;s divers tels que le droit, l&#39;&eacute;conomie, les statistiques, la m&eacute;decine, les soins infirmiers. Comment retrouver une information pertinente, exhaustive et fiable dans la masse des ouvrages et des documents publi&eacute;s ? </p><p>Un certain nombre d&#39;enqu&ecirc;tes ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es, par la Direction des h&ocirc;pitaux, la Conf&eacute;rence des pr&eacute;sidents de commission m&eacute;dicale d&#39;&eacute;tablissement (CME), et derni&egrave;rement par le R&eacute;seau national des documentalistes hospitaliers (cr&eacute;&eacute; en 1991 &agrave; l&#39;initiative du Centre hospitalier r&eacute;gional universitaire de Rouen et qui compte plus de deux cents documentalistes &agrave; l&#39;heure actuelle). Ce qui appara&icirc;t &agrave; la lecture de ces enqu&ecirc;tes, c&#39;est que des services de documentation ont &eacute;t&eacute; effectivement mis en place, principalement dans les grands &eacute;tablissements (les vingt-neuf centres hospitaliers universitaires, quelques h&ocirc;pitaux g&eacute;n&eacute;raux), mais que ce ph&eacute;nom&egrave;ne reste modeste par rapport au parc hospitalier fran&ccedil;ais (soit trois mille structures de soins). On trouve donc des biblioth&egrave;ques administratives, des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, en g&eacute;n&eacute;ral bien pourvues en moyens, des biblioth&egrave;ques pour les &eacute;tudiants en soins infirmiers qui s&#39;ouvrent peu &agrave; peu au personnel des services, et enfin, mais ceci est r&eacute;cent, des centres de documentation pluridisciplinaires. </p><p>En quoi ces structures, tr&egrave;s diff&eacute;rentes par leur sp&eacute;cialisation et par les cat&eacute;gories d&#39;utilisateurs qui les fr&eacute;quentent, aident-elles &agrave; la prise de d&eacute;cision ? Nous &eacute;tudierons d&#39;abord les besoins exprim&eacute;s et les moyens mis en &oelig;uvre, puis ce que peut apporter aux d&eacute;cideurs un syst&egrave;me documentaire performant au sein du syst&egrave;me d&#39;information hospitalier. Enfin, nous pr&eacute;senterons les orientations actuelles et futures de la documentation hospitali&egrave;re. </p><h2>La documentation hospitali&egrave;re : diversit&eacute; des utilisateurs et pluralit&eacute; des moyens</h2><p>&laquo;<em>Pour une d&eacute;cision, il faut conna&icirc;tre la r&eacute;glementation applicable, mais aussi des &eacute;l&eacute;ments de fait, des statistiques, des &eacute;tudes, des synth&egrave;ses... Le probl&egrave;me, s&#39;il n&#39;est pas jug&eacute; globalement, ne sera jamais r&eacute;gl&eacute;</em>&raquo;. <br />Francis de Baeque, Pr&eacute;sident de la CCDA, 1981 </p><h3>Les directeurs d&#39;h&ocirc;pitaux et les attach&eacute;s de direction</h3><p>Le directeur repr&eacute;sente la personne morale de l&#39;h&ocirc;pital ; il doit, &agrave; ce titre, assurer la s&eacute;curit&eacute; et la permanence du service hospitalier, la coh&eacute;rence et l&#39;efficience des organisations et des moyens mis en &oelig;uvre. Son action se place dans le cadre administratif, mais les r&eacute;alit&eacute;s &eacute;conomiques et politiques, le jeu complexe des relations et le poids d&#39;une logistique industrielle orientent l&#39;h&ocirc;pital vers un fonctionnement comparable &agrave; celui d&#39;une entreprise, ce qui vient s&#39;ajouter &agrave; sa mission sociale. L&#39;action du directeur et de son &eacute;quipe doit r&eacute;pondre aux probl&egrave;mes pos&eacute;s par le quotidien et envisager une strat&eacute;gie &agrave; plus long terme ; elle s&#39;appuie donc sur une r&eacute;flexion ayant recours &agrave; une information disponible et fiable, comprenant tout &agrave; la fois des &eacute;l&eacute;ments de droit, la jurisprudence et la litt&eacute;rature administrative. Cette information doit &ecirc;tre compl&eacute;t&eacute;e par une connaissance des pratiques et usages m&eacute;dicaux, et de l&#39;&eacute;tat des &eacute;tudes. </p><p>Form&eacute; par l&#39;Ecole nationale de la sant&eacute; publique (ENSP, Rennes), le jeune directeur doit constamment se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; la l&eacute;gislation et &agrave; la jurisprudence administratives. Son premier r&eacute;flexe est de s&#39;adresser &agrave; son r&eacute;seau personnel pour obtenir des informations (anciens &eacute;l&egrave;ves de l&#39;ENSP, coll&egrave;gues, Minist&egrave;re de la sant&eacute;). Ensuite, il fera appel au service de documentation ou &agrave; ce qui en tient lieu (souvent son propre secr&eacute;tariat). Le directeur d&#39;h&ocirc;pital avait ainsi l&#39;habitude de se constituer un fonds documentaire personnel. Le moins que l&#39;on puisse dire est que les canaux emprunt&eacute;s par l&#39;information administrative &eacute;taient un peu h&eacute;t&eacute;rodoxes. Malgr&eacute; un souci plus grand &agrave; l&#39;heure actuelle d&#39;une meilleure gestion de l&#39;information administrative, on constate une tr&egrave;s large dispersion des moyens et des structures selon les h&ocirc;pitaux. </p><p>Certains h&ocirc;pitaux universitaires ou g&eacute;n&eacute;raux se sont cependant dot&eacute;s d&#39;une biblioth&egrave;que administrative, g&eacute;r&eacute;e par un professionnel (biblioth&eacute;caire-documentaliste), avec des moyens informatiques ; ces biblioth&egrave;ques sont des outils pr&eacute;cieux pour la pr&eacute;paration de dossiers, de r&eacute;unions et de conseils d&#39;administration. L&#39;information administrative est le plus souvent diffus&eacute;e, en premier lieu, &agrave; l&#39;&eacute;quipe de direction, sous forme de bulletins d&#39;information, de revues de presse et de dossiers documentaires. Des banques de donn&eacute;es existent &agrave; l&#39;heure actuelle dans ce domaine, parmi lesquelles : <em>JOEL</em> (<em>Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise</em>) ; <em>Lexis</em> et <em>Jurisdata</em> (textes et jurisprudence en texte int&eacute;gral) ; <em>Reflex</em> et la <em>BDSP</em> (banque de donn&eacute;es en sant&eacute; publique) qui fournissent, pour leur part, des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques ; l&#39;<em>APM</em> (Agence de presse m&eacute;dicale) qui diffuse des d&eacute;p&ecirc;ches en mati&egrave;re de sant&eacute; et de m&eacute;decine. </p><h3>Les personnels hospitaliers</h3><p>Les directeurs ne sont pas les seuls demandeurs en mati&egrave;re d&#39;information administrative. La Fonction publique hospitali&egrave;re est, en effet, r&eacute;gie par un statut diff&eacute;rent de celui de la Fonction publique, et le recours aux textes de lois est maintenant une pratique qui tend &agrave; se g&eacute;n&eacute;raliser et &agrave; se syst&eacute;matiser. Plusieurs cat&eacute;gories sont &agrave; citer. </p><p><em>Les personnels administratifs et ouvriers</em> : leurs demandes portent sur les textes de lois r&eacute;gissant leurs carri&egrave;res, les pr&eacute;parations aux concours, la formation continue. </p><p><em>Les personnels techniques</em> : avec l&#39;apparition de nouveaux m&eacute;tiers li&eacute;s &agrave; des plateaux techniques (blocs op&eacute;ratoires, &eacute;quipements divers, etc.) plus performants, comme celui d&#39;ing&eacute;nieur biom&eacute;dical par exemple, ou d&#39;informaticien, la documentation technique se d&eacute;veloppe. </p><p><em>Les personnels sociaux</em> (assistant de service social, &eacute;ducateur) : le recours &agrave; la documentation administrative s&#39;av&egrave;re essentiel pour cette cat&eacute;gorie professionnelle devant r&eacute;soudre des probl&egrave;mes tels que prises en charge, placements et cas litigieux concernant les patients hospitalis&eacute;s. </p><p>En outre, que ce soit pour les personnels de direction ou pour les personnels administratifs, l&#39;information administrative passe &eacute;galement par la presse hospitali&egrave;re et de sant&eacute; publique qui traite de gestion et de techniques propres &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. </p><h3>La population m&eacute;dicale</h3><p>Le corps m&eacute;dical, bien qu&#39;ayant suivi un cursus universitaire de dix &agrave; quinze ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes, n&#39;a pas de formation particuli&egrave;re en documentation ou en recherche bibliographique ; c&#39;est une lacune importante &agrave; laquelle seules quelques facult&eacute;s de m&eacute;decine (Lyon, Nancy) rem&eacute;dient en proposant des modules de recherche documentaire. Les URFIST (unit&eacute;s r&eacute;gionales de formation &agrave; l&#39;information scientifique et technique) pallient &eacute;galement le manque en la mati&egrave;re. Le Minist&egrave;re de l&#39;&eacute;ducation nationale, de l&#39;enseignement sup&eacute;rieur et de la recherche r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; l&#39;heure actuelle &agrave; l&#39;int&eacute;gration d&#39;un module obligatoire. </p><p>En effet, devant la masse impressionnante d&#39;informations scientifiques publi&eacute;es annuellement, comment un m&eacute;decin se comporte-t-il ? Quels moyens utilise-t-il pour s&#39;y retrouver ? Il faut consid&eacute;rer &agrave; ce sujet un certain nombre de cas distincts. </p><p><em>L&#39;interne ou l&#39;&eacute;tudiant en m&eacute;decine ou en pharmacie</em> : au cours de ses &eacute;tudes, il utilise essentiellement les ressources propos&eacute;es par la biblioth&egrave;que universitaire ou la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale de son h&ocirc;pital pour r&eacute;diger sa th&egrave;se ; le plus souvent, les documentalistes organisent des cours de bibliographie sur l&#39;Index <em>Medicus</em> et <em>Medline</em>. Parall&egrave;lement, l&#39;interne ou l&#39;&eacute;tudiant s&#39;abonne &agrave; un ou deux titres de revues ou &agrave; une sp&eacute;cialit&eacute; de l&#39;<em>Encyclop&eacute;die m&eacute;dico-chirurgicale</em> (EMC). De plus en plus attir&eacute; par l&#39;informatique, il utilise les banques de donn&eacute;es et les CD-Rom m&eacute;dicaux, parmi les premiers &agrave; &ecirc;tre apparus sur le march&eacute;. </p><p><em>Le professeur et le m&eacute;decin-chef de service</em> : il exerce dans un centre hospitalier universitaire et un centre hospitalier g&eacute;n&eacute;ral. Il a recours &agrave; des monographies, des comptes rendus de congr&egrave;s, des recueils de revues g&eacute;n&eacute;rales. Il d&eacute;pouille les bibliographies analytiques et les revues de sommaires (<em>Current contents</em>, <em>Reference Update</em>, <em>Medexpress</em>). </p><p><em>Le chercheur</em> : il utilisera les outils bibliographiques classiques et de plus en plus les banques de donn&eacute;es type <em>Medline</em>, <em>Pascal</em> et <em>Embase</em>. Une partie de son information proviendra &eacute;galement des ressources offertes par Internet. </p><p><em>Le m&eacute;decin-praticien hospitalier</em> : pour sa formation continue &agrave; l&#39;h&ocirc;pital et pour alimenter les &laquo; staffs de bibliographie &raquo;, r&eacute;unions r&eacute;guli&egrave;res &agrave; l&#39;int&eacute;rieur du service, il a recours aux encyclop&eacute;dies, aux revues de sp&eacute;cialit&eacute;s, aux <em>clinics</em>, ainsi qu&#39;aux banques de donn&eacute;es ; il attend de celles-ci des r&eacute;ponses rapides et pr&eacute;cises pour affiner un diagnostic ou conna&icirc;tre les nouvelles th&eacute;rapeutiques utilis&eacute;es pour une pathologie. Il compte beaucoup sur les relations professionnelles, les rencontres, les colloques, la formation m&eacute;dicale continue pour s&#39;informer. </p><p><em>Le m&eacute;decin-praticien lib&eacute;ral</em> : ses besoins sont ponctuels, &eacute;pisodiques. Recevant un certain nombre de revues &agrave; son cabinet, il peut utiliser les ressources documentaires de l&#39;h&ocirc;pital pour sa documentation g&eacute;n&eacute;rale ou pour r&eacute;soudre un cas sp&eacute;cifique. </p><p>Le corps m&eacute;dical a l&#39;obligation de s&#39;informer et de se former, et ce de fa&ccedil;on permanente durant sa carri&egrave;re : apr&egrave;s avoir r&eacute;dig&eacute; sa th&egrave;se en tant qu&#39;&eacute;tudiant, le m&eacute;decin, surtout s&#39;il exerce en milieu hospitalier, sera souvent amen&eacute;, comme praticien, &agrave; &eacute;crire des articles dans une revue sp&eacute;cialis&eacute;e (si celle-ci est index&eacute;e dans une banque de donn&eacute;es type <em>Medline</em> ou <em>Pascal</em>, cela constituera la reconnaissance de son travail et fera ainsi r&eacute;f&eacute;rence). La qualit&eacute; et l&#39;importance des publications est primordiale dans le curriculum vitae du m&eacute;decin et donc dans la progression de sa carri&egrave;re. </p><p>La connaissance scientifique est un des moteurs de la m&eacute;decine, et une bonne appr&eacute;hension et un savoir int&eacute;gr&eacute; <br />ejaillissent forc&eacute;ment sur les soins prodigu&eacute;s aux malades &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. La m&eacute;decine est &agrave; l&#39;heure actuelle une m&eacute;decine de l&#39;information, d&eacute;cloisonnant les sp&eacute;cialit&eacute;s et s&#39;effor&ccedil;ant de partager plus largement le savoir scientifique. </p><h3>La population infirmi&egrave;re et param&eacute;dicale</h3><p>La documentation en soins infirmiers s&#39;est d&eacute;velopp&eacute;e diff&eacute;remment et b&eacute;n&eacute;ficie d&#39;autres moyens (en personnel et en techniques) que la documentation m&eacute;dicale. Elle pr&eacute;sente cependant un certain nombre de caract&eacute;ristiques int&eacute;ressantes. Il faut distinguer plusieurs cat&eacute;gories dans cette population. </p><p><em>Les &eacute;tudiants en soins infirmiers</em> : la plupart des &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res en France poss&egrave;dent une biblioth&egrave;que, g&eacute;r&eacute;e par un documentaliste ou un cadre enseignant selon des r&egrave;gles classiques qui ont fait leurs preuves. Peu sont informatis&eacute;es et le corps infirmier n&#39;a ainsi qu&#39;un acc&egrave;s r&eacute;duit &agrave; l&#39;information. Les besoins des &eacute;tudiants sont cependant r&eacute;els, car un travail personnel important leur est demand&eacute; durant leurs trois ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes. </p><p><em>Les personnels soignants</em> : avec &agrave; leur t&ecirc;te les infirmiers g&eacute;n&eacute;raux, ils b&eacute;n&eacute;ficient de peu de moyens pour assurer une formation continue digne de ce nom. Quelques abonnements sont souscrits en commun pour le service, et le cadre infirmier a un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable &agrave; jouer en mati&egrave;re de documentation et d&#39;information. L&#39;Assistance publique - H&ocirc;pitaux de Paris a mis en place un Centre de documentation p&eacute;dagogique centralis&eacute;, et quelques h&ocirc;pitaux poss&egrave;dent une biblioth&egrave;que pour le personnel soignant. La biblioth&egrave;que centrale du Minist&egrave;re de la sant&eacute; lui est &eacute;galement ouverte. La litt&eacute;rature en soins infirmiers est abondante, ainsi que les titres de p&eacute;riodiques ; des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es (<em>CINHAL</em> par exemple) ont vu le jour, la plupart &eacute;tant anglo-saxonnes. </p><p>D&#39;autre part, il est &agrave; noter que, outre les &eacute;coles de cadres infirmiers classiques, de nombreuses formations dipl&ocirc;mantes en soins infirmiers, accessibles aux professionnels en poste dans le cadre de la formation continue, sont mises en place &agrave; l&#39;Universit&eacute; (&agrave; Bobigny, &agrave; Lyon). </p><p>Quelle est la place du service de documentation dans l&#39;organigramme hospitalier ? Dans quelle politique globale de l&#39;&eacute;tablissement peut-il s&#39;inscrire &agrave; long terme ? </p><h2>Syst&egrave;me d&#39;information et syst&egrave;me documentaire &agrave; l&#39;h&ocirc;pital</h2><p>Dans le fonds documentaire d&#39;un h&ocirc;pital, il faut distinguer : </p><ul> <li>la documentation interne, comprenant les d&eacute;cisions, d&eacute;lib&eacute;rations, &eacute;tudes techniques : c&#39;est une ressource propre &agrave; tout h&ocirc;pital, riche d&#39;informations diverses. Elle en constitue sa m&eacute;moire vivante ; </li> <li>la documentation externe, comprenant les revues, les ouvrages et maintenant les banques de donn&eacute;es. Cette documentation a un co&ucirc;t certain qui d&eacute;pend de la volont&eacute; politique du responsable hospitalier de l&#39;assumer et de la d&eacute;velopper. </li></ul><p>La vocation premi&egrave;re d&#39;un centre de documentation est d&#39;assurer la transmission de l&#39;information et d&#39;&ecirc;tre la m&eacute;moire collective de l&#39;entreprise ou de l&#39;&eacute;tablissement. Il faut donc un personnel comp&eacute;tent pour g&eacute;rer et exploiter ces documentations, un personnel qui doit &eacute;galement exercer une veille informative permanente. </p><h3>Approche syst&eacute;mique</h3><p>Tout h&ocirc;pital est ins&eacute;r&eacute; dans un environnement mouvant avec lequel il est en interaction permanente. Dans l&#39;entreprise, il existe un syst&egrave;me de d&eacute;cision, un syst&egrave;me op&eacute;rationnel et un syst&egrave;me d&#39;information. Ce dernier a pour r&ocirc;le de traiter des donn&eacute;es de l&#39;environnement interne et externe et de les diffuser. La fonction documentation se situe au sein du syst&egrave;me d&#39;information ; consid&eacute;r&eacute;e comme un syst&egrave;me en soi, elle poss&egrave;de ses propres syst&egrave;mes de management, op&eacute;rationnel et d&#39;information. </p><p>Cette approche syst&eacute;mique, situant le r&ocirc;le de la fonction documentaire au sein du syst&egrave;me d&#39;information, propose une appr&eacute;hension globale de la cha&icirc;ne documentaire, ainsi qu&#39;une m&eacute;thodologie de conception d&#39;une unit&eacute; documentaire. La question de la transversalit&eacute; de l&#39;information se pose alors ; le centre de documentation permet en effet de multiplier les &eacute;changes d&#39;information, et de pallier dans une certaine mesure le manque de communication interne. Ainsi, l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information, offerte &agrave; tous, est d&eacute;cloisonn&eacute;. </p><p>Dans tout organisme, les d&eacute;cisions de politique et de gestion sont &eacute;troitement tributaires des informations dont on dispose. Le syst&egrave;me d&#39;information assure la liaison entre l&#39;h&ocirc;pital et son environnement, en transmettant des informations utiles en provenance ou &agrave; destination de l&#39;ext&eacute;rieur. Il assure &eacute;galement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de l&#39;entreprise la communication entre les hommes, aux diff&eacute;rents niveaux hi&eacute;rarchiques. </p><p>Aujourd&#39;hui, l&#39;information est une ressource strat&eacute;gique. La recherche de documentation aide &agrave; formuler un probl&egrave;me, &agrave; d&eacute;terminer des objectifs et &agrave; &eacute;laborer une politique. </p><h3>L&#39;information, facteur de d&eacute;cision</h3><p>Le fait de s&#39;informer est l&#39;action qui pr&eacute;c&egrave;de la d&eacute;cision ; c&#39;est elle permet de d&eacute;cider, d&#39;o&ugrave; sa valeur &eacute;conomique. On peut distinguer quatre phases dans le processus de d&eacute;cision : </p><ul> <li>celle du renseignement : l&#39;information sert &agrave; &eacute;tudier l&#39;environnement ; </li> <li>celle de l&#39;analyse du probl&egrave;me : on identifie les modes d&#39;action pour recueillir l&#39;information ; </li> <li>celle de la s&eacute;lection des modes d&#39;information ; </li> <li>enfin celle de la d&eacute;cision finale, qui intervient apr&egrave;s les trois autres phases. </li></ul><br />Une derni&egrave;re &eacute;tape est celle de la validation : en recherchant de nouveau l&#39;information et en la v&eacute;rifiant, on valide l&#39;action. <p>Ainsi, l&#39;information, comme facteur de d&eacute;cision, r&eacute;duit l&#39;incertitude, affecte r&eacute;ellement la ou les d&eacute;cisions, affecte les cons&eacute;quences de la d&eacute;cision : celle-ci est plus ou moins r&eacute;versible gr&acirc;ce &agrave; un nouvel appel &agrave; l&#39;information. L&#39;&eacute;conomiste Danila distingue deux types de d&eacute;cisions : les d&eacute;cisions op&eacute;rationnelles, prises au niveau local, dans un cadre quotidien, avec une r&eacute;versibilit&eacute; forte, et les d&eacute;cisions strat&eacute;giques, prises au niveau de la direction g&eacute;n&eacute;rale, avec des objectifs &agrave; plus long terme, dont la r&eacute;versibilit&eacute; est faible et qui n&eacute;cessitent une information plus compl&egrave;te, multidimensionnelle et qualitative. </p><p>Le prix Nobel d&#39;&eacute;conomie H. E. Simon a &eacute;tudi&eacute; l&#39;information en relation avec la d&eacute;cision : gr&acirc;ce &agrave; l&#39;information, on peut modifier l&#39;environnement, on est capable d&#39;agir et de d&eacute;cider. Cependant, le fait de ne pas ma&icirc;triser compl&egrave;tement l&#39;environnement expose &agrave; une certaine subjectivit&eacute;, et l&#39;information re&ccedil;ue peut &ecirc;tre partiale ou partielle. </p><h2>Perspectives de la documentation hospitali&egrave;re</h2><p>Certaines &eacute;volutions significatives s&#39;op&egrave;rent &agrave; l&#39;heure actuelle dans le monde de la documentation hospitali&egrave;re. Une premi&egrave;re tendance se dessine nettement en faveur du recrutement, au sein de l&#39;h&ocirc;pital public, de professionnels de l&#39;information pour g&eacute;rer le domaine de la documentation, et ce malgr&eacute; l&#39;inexistence d&#39;un statut de documentaliste. Le recrutement se fait sur la base d&#39;un grade administratif, en cat&eacute;gorie A ou B. Le R&eacute;seau national des documentalistes hospitaliers &oelig;uvre fermement, avec l&#39;ADBS, pour la reconnaissance du m&eacute;tier. </p><p>Le deuxi&egrave;me point est le d&eacute;veloppement d&#39;un certain nombre de structures diff&eacute;rentes et r&eacute;pondant &agrave; des besoins vari&eacute;s : centres de documentation pluridisciplinaires, centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (urgences, infections nosocomiales, r&eacute;&eacute;ducation fonctionnelle, etc.), regroupements de centres de documentation, d&eacute;partements d&#39;information m&eacute;dicale et archives, ou encore centres desservant plusieurs h&ocirc;pitaux. </p><p>Un troisi&egrave;me et dernier point est la perc&eacute;e importante que font les nouvelles technologies dans le monde hospitalier, et en particulier en documentation. D&#39;abord le d&eacute;veloppement des banques de donn&eacute;es m&eacute;dicales, en soins infirmiers, ou administratives, qui permettent un acc&egrave;s tr&egrave;s rapide &agrave; l&#39;information sp&eacute;cialis&eacute;e. Un ph&eacute;nom&egrave;ne concomitant est la mise en place de r&eacute;seaux informatis&eacute;s dans le domaine de la sant&eacute;, qui nous font entrer dans l&#39;&egrave;re du virtuel : &eacute;changes de donn&eacute;es informatis&eacute;es (EDI) pour la transmission de messages ; t&eacute;l&eacute;m&eacute;decine permettant le suivi &agrave; distance des patients et les &eacute;changes t&eacute;l&eacute;matiques d&#39;informations ; transferts d&#39;images ; t&eacute;l&eacute;diagnostic. Et comment ne pas parler d&#39;Internet, r&eacute;seau de r&eacute;seaux, d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s utilis&eacute; par les chercheurs scientifiques et qui commence &agrave; s&#39;implanter dans les h&ocirc;pitaux ? </p><p>En guise de conclusion, et en lien direct avec ce qui pr&eacute;c&egrave;de, il est important de r&eacute;affirmer la position centrale qu&#39;occupe la documentation dans la d&eacute;livrance de l&#39;information au sein de l&#39;h&ocirc;pital. L&#39;information reste le meilleur moyen de r&eacute;soudre la complexit&eacute; dans le monde d&#39;aujourd&#39;hui. Interface entre le management (ressources humaines, organisations) et la complexit&eacute; (gestion des objectifs, gestion strat&eacute;gique), l&#39;information est le seul moyen d&#39;adapter les organisations - en l&#39;occurrence les h&ocirc;pitaux - &agrave; leur environnement. </p><h2>Orientation bibliographique</h2><p>GREMY F. L&#39;information m&eacute;dicale &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : r&eacute;volution culturelle et linguistique. In : <em>Actes de la 3e conf&eacute;rence europ&eacute;enne des biblioth&egrave;ques de sant&eacute;, Montpellier, France, 23-26 septembre 1992</em>. Dordrecht : Kluwers Academic publishers, 1993. pp. 5-10. <br />LESCA H., LESCA E. <em>Gestion de l&#39;information : qualit&eacute; de l&#39;information et performances de l&#39;entreprise</em>. Paris : Litec, 1995. <br />SALVET J.-M. Du management panique &agrave; l&#39;entreprise du XXIe si&egrave;cle. In M. Crozier, H. S&eacute;rieyx, &eacute;d, <em>Management...</em>. Paris : Maxima, 1994. <br />SERIEYX H. <em>Mobiliser l&#39;intelligence de l&#39;entreprise : cercles de qualit&eacute;, cercle de pilotage</em>. Paris : ESF, 1990. </p><p>Cet article est issu d&#39;une communication pr&eacute;sent&eacute;e au congr&egrave;s du Comit&eacute; hospitalier de l&#39;Union europ&eacute;enne (HOPE), &agrave; Madrid, en juin 1995, dont une premi&egrave;re version a fait l&#39;objet d&#39;une publication dans la revue <em>Gestions hospitali&egrave;res</em> (n&deg; 350, novembre 1995), sous le titre <em>Communication et information &agrave; l&#39;h&ocirc;pital public</em>. </p><p><a name="1" title="1"></a>(1) Cette partie est inspir&eacute;e d&#39;un cours de ma&icirc;trise de Daniel Confland sur l&#39;Economie de l&#39;information (Universit&eacute; de Paris VIII, 1995). </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1996) - L'archivage des journaux électroniques. 2007-04-03T18:53:40+00:00 2007-04-03T18:53:40+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1996-l-archivage-des-journaux-electroniques.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><h4>Bulletin de l&#39;Association des Biblioth&eacute;caires Fran&ccedil;ais, 1996, n&deg; 171, pp. 71. </h4><p>Peut-on dire que la communication rendue possible gr&acirc;ce aux publications &eacute;lectroniques est diff&eacute;rente de celle permise par le support papier ? Est-il envisageable de consid&eacute;rer ce type de publication comme une extension du papier ? Quels sont les r&ocirc;les respectifs du producteur de l&#39;information, du vendeur, de l&#39;&eacute;diteur et du biblioth&eacute;caire par rapport aux publications &eacute;lectroniques et &agrave; leur archivage ? Telles sont les questions qui se posent &agrave; l&#39;heure actuelle. Quelques points de vues sont expos&eacute;s ici : </p><h2>Le point de vue du producteur de l&#39;information</h2><p>L&#39;&eacute;dition &eacute;lectronique en mode caract&egrave;res bouleverse l&#39;&eacute;quilibre qui s&#39;&eacute;tait &eacute;tabli entre les acteurs de la cha&icirc;ne de cr&eacute;ation et de distribution de l&#39;information. Le document &eacute;lectronique permet &agrave; l&#39;auteur d&#39;&ecirc;tre son propre &eacute;diteur et &agrave; l&#39;&eacute;diteur d&#39;&ecirc;tre son propre diffuseur. Sa structure comporte tous les &eacute;l&eacute;ments qui servent &agrave; leur catalogage et &agrave; leur indexation. La recherche de l&#39;information et la navigation entre les documents am&egrave;nent &agrave; coupler les activit&eacute;s de production de bases de donn&eacute;es et de catalogues &agrave; la recherche des documents primaires. L&#39;&eacute;dition &eacute;lectronique oblige les biblioth&egrave;ques et les centres de fourniture de documents &agrave; modifier profond&eacute;ment leurs m&eacute;thodes de travail, leurs infrastructures informatiques et de t&eacute;l&eacute;communication. L&#39;INIST, qui est &agrave; la fois cr&eacute;ateur de donn&eacute;es bibliographiques et fournisseur de documents primaires, se place dans une perspective de liaison entre des deux activit&eacute;s en collaboration avec tous les partenaires de la cha&icirc;ne documentaire. </p><h2>Le fournisseur de l&#39;information &eacute;lectronique</h2><p>Les fournisseurs de num&eacute;ros &eacute;puis&eacute;s ont cr&eacute;&eacute; un travail qui s&#39;apparente &agrave; celui de pseudo-archiviste temporaire ou de fournisseurs de journaux. Le probl&egrave;me majeur qui se pose est l&#39;acc&egrave;s &agrave; des documents publi&eacute;s il y a quelques ann&eacute;es, et le fait &eacute;galement que chaque vendeur poss&egrave;de sa propre liste de p&eacute;riodiques. <br />Comment les retrouver ? L&#39;archivage et la r&eacute;cup&eacute;ration des documents &eacute;lectroniques ne sont pas aussi simples que pour les documents imprim&eacute;s. D&#39;autres questions restent pos&eacute;es avec notamment les probl&egrave;mes de mat&eacute;riels, de formats, de supports vieillissants. </p><h2>L&#39;&eacute;diteur de journaux &eacute;lectroniques</h2><p>L&#39;exemple de l&#39;&eacute;diteur Elsevier est significatif, notamment avec l&#39;exp&eacute;rience CAPCAS qu&#39;il est en train de mener &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Tilburg aux Pays-Bas. 120 p&eacute;riodiques publi&eacute;s dans les domaines de l&#39;&eacute;conomie, de l&#39;informatique et des math&eacute;matiques sont accessibles en mode &eacute;lectronique sur tout le r&eacute;seau du Campus. Ainsi, &eacute;tudiants et professeurs ont la possibilit&eacute; de lire 13 000 articles &agrave; partir de leur PC. Ceci est rendu possible gr&acirc;ce &agrave; une licence attribuant des num&eacute;ros d&#39;utilisateurs. <br />Plus g&eacute;n&eacute;ralement, un certain nombre d&#39;&eacute;diteurs scientifiques (dont Springer) proposent dor&eacute;navant l&#39;acc&egrave;s aux journaux &eacute;lectroniques, sur Internet notamment. Les modes de diffusion diff&egrave;rent : soit les sommaires des revues sont propos&eacute;s, soit les r&eacute;sum&eacute;s des articles ou l&#39;article lui-m&ecirc;me en texte int&eacute;gral. </p><h2>Le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire </h2><p>Le biblioth&eacute;caire reste le gardien de l&#39;information que celle-ci soit archiv&eacute;e sur des rayonnages ou sous forme &eacute;lectronique ; c&#39;est &agrave; lui qu&#39;incombe la recherche de l&#39;information et l&#39;utilisation d&#39;outils parfois tr&egrave;s sophistiqu&eacute;s (sur Internet par exemple, ou pour l&#39;interrogation de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es). Son probl&egrave;me essentiel est de rendre un service maximal &agrave; l&#39;utilisateur, en offrant l&#39;acc&egrave;s aux num&eacute;ros anciens et courants des p&eacute;riodiques, en d&eacute;veloppant des interfaces d&#39;acc&egrave;s simplifi&eacute;. De plus en plus, une nouvelle forme d&#39;aide au lecteur se dessine, aide dict&eacute;e par les technologies. </p><h2>Et l&#39;utilisateur ? </h2><p>Le principal souci de l&#39;utilisateur est l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information et que celle-ci soit mise &agrave; jour. Il y a donc une corr&eacute;lation &eacute;vidente entre les diff&eacute;rents intervenants de la cha&icirc;ne documentaire. </p><h2>En conclusion</h2><p>L&#39;archivage des journaux &eacute;lectroniques est donc un probl&egrave;me qui se pose de mani&egrave;re aig&uuml;e, et dont la valeur est significative : les documents num&eacute;ris&eacute;s font appel &agrave; des outils de recherche vari&eacute;s, &agrave; des formes d&#39;archivage tr&egrave;s diff&eacute;rentes (que ce soit de l&#39;information en texte int&eacute;gral, sous forme de banque de donn&eacute;es, ou en hypertexte) ; le support papier est loin d&#39;offrir une telle vari&eacute;t&eacute;, et c&#39;est un des arguments actuels en faveur de l&#39;archivage des journaux &eacute;lectroniques. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><h4>Bulletin de l&#39;Association des Biblioth&eacute;caires Fran&ccedil;ais, 1996, n&deg; 171, pp. 71. </h4><p>Peut-on dire que la communication rendue possible gr&acirc;ce aux publications &eacute;lectroniques est diff&eacute;rente de celle permise par le support papier ? Est-il envisageable de consid&eacute;rer ce type de publication comme une extension du papier ? Quels sont les r&ocirc;les respectifs du producteur de l&#39;information, du vendeur, de l&#39;&eacute;diteur et du biblioth&eacute;caire par rapport aux publications &eacute;lectroniques et &agrave; leur archivage ? Telles sont les questions qui se posent &agrave; l&#39;heure actuelle. Quelques points de vues sont expos&eacute;s ici : </p><h2>Le point de vue du producteur de l&#39;information</h2><p>L&#39;&eacute;dition &eacute;lectronique en mode caract&egrave;res bouleverse l&#39;&eacute;quilibre qui s&#39;&eacute;tait &eacute;tabli entre les acteurs de la cha&icirc;ne de cr&eacute;ation et de distribution de l&#39;information. Le document &eacute;lectronique permet &agrave; l&#39;auteur d&#39;&ecirc;tre son propre &eacute;diteur et &agrave; l&#39;&eacute;diteur d&#39;&ecirc;tre son propre diffuseur. Sa structure comporte tous les &eacute;l&eacute;ments qui servent &agrave; leur catalogage et &agrave; leur indexation. La recherche de l&#39;information et la navigation entre les documents am&egrave;nent &agrave; coupler les activit&eacute;s de production de bases de donn&eacute;es et de catalogues &agrave; la recherche des documents primaires. L&#39;&eacute;dition &eacute;lectronique oblige les biblioth&egrave;ques et les centres de fourniture de documents &agrave; modifier profond&eacute;ment leurs m&eacute;thodes de travail, leurs infrastructures informatiques et de t&eacute;l&eacute;communication. L&#39;INIST, qui est &agrave; la fois cr&eacute;ateur de donn&eacute;es bibliographiques et fournisseur de documents primaires, se place dans une perspective de liaison entre des deux activit&eacute;s en collaboration avec tous les partenaires de la cha&icirc;ne documentaire. </p><h2>Le fournisseur de l&#39;information &eacute;lectronique</h2><p>Les fournisseurs de num&eacute;ros &eacute;puis&eacute;s ont cr&eacute;&eacute; un travail qui s&#39;apparente &agrave; celui de pseudo-archiviste temporaire ou de fournisseurs de journaux. Le probl&egrave;me majeur qui se pose est l&#39;acc&egrave;s &agrave; des documents publi&eacute;s il y a quelques ann&eacute;es, et le fait &eacute;galement que chaque vendeur poss&egrave;de sa propre liste de p&eacute;riodiques. <br />Comment les retrouver ? L&#39;archivage et la r&eacute;cup&eacute;ration des documents &eacute;lectroniques ne sont pas aussi simples que pour les documents imprim&eacute;s. D&#39;autres questions restent pos&eacute;es avec notamment les probl&egrave;mes de mat&eacute;riels, de formats, de supports vieillissants. </p><h2>L&#39;&eacute;diteur de journaux &eacute;lectroniques</h2><p>L&#39;exemple de l&#39;&eacute;diteur Elsevier est significatif, notamment avec l&#39;exp&eacute;rience CAPCAS qu&#39;il est en train de mener &agrave; l&#39;Universit&eacute; de Tilburg aux Pays-Bas. 120 p&eacute;riodiques publi&eacute;s dans les domaines de l&#39;&eacute;conomie, de l&#39;informatique et des math&eacute;matiques sont accessibles en mode &eacute;lectronique sur tout le r&eacute;seau du Campus. Ainsi, &eacute;tudiants et professeurs ont la possibilit&eacute; de lire 13 000 articles &agrave; partir de leur PC. Ceci est rendu possible gr&acirc;ce &agrave; une licence attribuant des num&eacute;ros d&#39;utilisateurs. <br />Plus g&eacute;n&eacute;ralement, un certain nombre d&#39;&eacute;diteurs scientifiques (dont Springer) proposent dor&eacute;navant l&#39;acc&egrave;s aux journaux &eacute;lectroniques, sur Internet notamment. Les modes de diffusion diff&egrave;rent : soit les sommaires des revues sont propos&eacute;s, soit les r&eacute;sum&eacute;s des articles ou l&#39;article lui-m&ecirc;me en texte int&eacute;gral. </p><h2>Le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire </h2><p>Le biblioth&eacute;caire reste le gardien de l&#39;information que celle-ci soit archiv&eacute;e sur des rayonnages ou sous forme &eacute;lectronique ; c&#39;est &agrave; lui qu&#39;incombe la recherche de l&#39;information et l&#39;utilisation d&#39;outils parfois tr&egrave;s sophistiqu&eacute;s (sur Internet par exemple, ou pour l&#39;interrogation de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es). Son probl&egrave;me essentiel est de rendre un service maximal &agrave; l&#39;utilisateur, en offrant l&#39;acc&egrave;s aux num&eacute;ros anciens et courants des p&eacute;riodiques, en d&eacute;veloppant des interfaces d&#39;acc&egrave;s simplifi&eacute;. De plus en plus, une nouvelle forme d&#39;aide au lecteur se dessine, aide dict&eacute;e par les technologies. </p><h2>Et l&#39;utilisateur ? </h2><p>Le principal souci de l&#39;utilisateur est l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information et que celle-ci soit mise &agrave; jour. Il y a donc une corr&eacute;lation &eacute;vidente entre les diff&eacute;rents intervenants de la cha&icirc;ne documentaire. </p><h2>En conclusion</h2><p>L&#39;archivage des journaux &eacute;lectroniques est donc un probl&egrave;me qui se pose de mani&egrave;re aig&uuml;e, et dont la valeur est significative : les documents num&eacute;ris&eacute;s font appel &agrave; des outils de recherche vari&eacute;s, &agrave; des formes d&#39;archivage tr&egrave;s diff&eacute;rentes (que ce soit de l&#39;information en texte int&eacute;gral, sous forme de banque de donn&eacute;es, ou en hypertexte) ; le support papier est loin d&#39;offrir une telle vari&eacute;t&eacute;, et c&#39;est un des arguments actuels en faveur de l&#39;archivage des journaux &eacute;lectroniques. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1996) - IFLA Section of Biological and Medical Sciences Libraries 2007-04-03T18:58:11+00:00 2007-04-03T18:58:11+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1996-ifla-section-of-biological-and-medical-sciences-libraries.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Section&nbsp;Newsletter, 1996, vol. 17, n&deg; 2, pp. 2.</strong> </p><ul> <li>Egalement disponible sur le site : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/VII/s28/nd1/17-2.htm" target="_blank">http://www.ifla.org/VII/s28/nd1/17-2.htm</a> <br /> </li></ul><br /><h3>Our Section </h3><p>Each member of the Biomedical Section is aware of the responsibility to maintain the life of the Section by encouraging membership, developing participation, and organizing high quality programs at every annual Conference. </p><p>During the two Standing Committee meetings in Istanbul last August, we worked together. Even though our Section is not as large as many others within IFLA, we appreciate its importance and believe in its service to medical librarianship. Our Section has an audience and we want to continue to encourage medical librarianship all over the world. We love our jobs!: it is as simple as that! </p><p>Membership provides the chance to travel every year to some part of the world and to meet our colleagues, offering them a program and giving them an opportunity to participate and tell their views and opinions. At every IFLA Conference I have attended, in Paris, Moscow, New Delhi, Barcelona, Havana, and Istanbul, we were confronted with social or political problems. How can we help our colleagues who are working in very bad conditions? One of our responses was to bring them our ideas and exchange our experiences. This will continue to challenge us in future conferences. </p><p>It is a great honour to be chosen Chair of the Biological and Medical Sciences Libraries Section of IFLA. Our Section is one of the newest, being established in 1978 (IFLA began in 1902). During my two-year term I wish to develop exchanges with colleagues, get to know them better and give them a chance to speak of their situation and their jobs. All Section members have worked hard during the past winter to propose an interesting and imaginative program for Beijing. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Section&nbsp;Newsletter, 1996, vol. 17, n&deg; 2, pp. 2.</strong> </p><ul> <li>Egalement disponible sur le site : <i class="icon-external-link"></i>&nbsp;<a href="http://www.ifla.org/VII/s28/nd1/17-2.htm" target="_blank">http://www.ifla.org/VII/s28/nd1/17-2.htm</a> <br /> </li></ul><br /><h3>Our Section </h3><p>Each member of the Biomedical Section is aware of the responsibility to maintain the life of the Section by encouraging membership, developing participation, and organizing high quality programs at every annual Conference. </p><p>During the two Standing Committee meetings in Istanbul last August, we worked together. Even though our Section is not as large as many others within IFLA, we appreciate its importance and believe in its service to medical librarianship. Our Section has an audience and we want to continue to encourage medical librarianship all over the world. We love our jobs!: it is as simple as that! </p><p>Membership provides the chance to travel every year to some part of the world and to meet our colleagues, offering them a program and giving them an opportunity to participate and tell their views and opinions. At every IFLA Conference I have attended, in Paris, Moscow, New Delhi, Barcelona, Havana, and Istanbul, we were confronted with social or political problems. How can we help our colleagues who are working in very bad conditions? One of our responses was to bring them our ideas and exchange our experiences. This will continue to challenge us in future conferences. </p><p>It is a great honour to be chosen Chair of the Biological and Medical Sciences Libraries Section of IFLA. Our Section is one of the newest, being established in 1978 (IFLA began in 1902). During my two-year term I wish to develop exchanges with colleagues, get to know them better and give them a chance to speak of their situation and their jobs. All Section members have worked hard during the past winter to propose an interesting and imaginative program for Beijing. </p><p>cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - L'information biomédicale au futur. 2007-04-03T19:03:56+00:00 2007-04-03T19:03:56+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1994-l-information-biomedicale-au-futur.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Techniques hospitali&egrave;res, 1994, 582, mars, pp. 20-22.</strong> </p><h2>L&#39;information en chiffres et l&#39;explosion des nouvelles technologies</h2><p>Pour citer quelques chiffres probants en termes d&#39;&eacute;dition papier, prenons diff&eacute;rentes sources : l&#39;<em>Ulrich&#39;s Periodicals Directory</em>, dans sa 31&egrave;me &eacute;dition (1992/93), d&eacute;nombre 126 000 titres de p&eacute;riodiques existants. <em>The Serials Directory</em> (EBSCO) cite 20 millions d&#39;articles publi&eacute;s annuellement, soit 80 000 par jour ! . D&#39;autre part, <em>The Gale Directory of Databases</em>, dans son &eacute;dition de 1993, donne les chiffres suivants : </p><ul> <li>5183 banques de donn&eacute;es existantes (en 1972, 30 banques) </li> <li>et 2204 producteurs de donn&eacute;es (30 en 1972) </li> <li>d&#39;autre part, 1200 titres de CDROM existent &agrave; l&#39;heure actuelle. </li></ul><p>En pourcentage, cela donne : </p><ul> <li>en 1972, 83 % de BDD scientifiques et techniques et 15 % juridiques et &eacute;conomiques </li> <li>en 1990, 35 % BDD sc et techn., 45 % BDD jur. et &eacute;co., 15 social et actualit&eacute;s </li></ul><p>Le march&eacute; europ&eacute;en est largement domin&eacute; par les services am&eacute;ricains (&agrave; la fois, en chiffres d&#39;affaires et en produits propos&eacute;s) : </p><ul> <li>USA : 58 % des BDD existantes </li> <li>Europe, 34, 6 % </li> <li>France : 12 % de la production europ&eacute;enne </li></ul><p>Il apparait donc clairement que l&#39;on assiste &agrave; une explosion de l&#39;information, que ce soit sous la forme de documents primaires ou que ceux-ci soient trait&eacute;s et index&eacute;s, d&#39;o&ugrave; la multiplication des banques de donn&eacute;es. Comment acc&eacute;der &agrave; cette information ? : r&eacute;seaux de t&eacute;l&eacute;communication, satellites, nouvelles technologies type CDROM ou disque optique num&eacute;rique (DON), disque inscriptible (WORM), digitalisation, num&eacute;risation, forme &eacute;lectronique, p&eacute;riodique consultable en plein texte, fibres optiques, compression de donn&eacute;es, toutes ces nouvelles donnes technologiques bouleversent totalement l&#39;acc&egrave;s et la fourniture de l&#39;information, et plus particuli&egrave;rement l&#39;information biom&eacute;dicale. </p><p>D&#39;autres parall&egrave;les sont &agrave; prendre en consid&eacute;ration : </p><ul> <li>la mont&eacute;e en puissance des ordinateurs personnels dont les prix baissent et la capacit&eacute; en m&eacute;moire augmente. </li> <li>de plus, les compagnies traditionnelles de t&eacute;l&eacute;phone travaillent de plus en plus ensemble en vue de cr&eacute;er des r&eacute;seaux internationaux : rapprochement r&eacute;cents de ATT et Macaw Cellular aux Etats-Unis, British Telecom et MCI en Grande-Bretagne. </li> <li>les logiciels permettant d&#39;avoir un standard international pour les publications se d&eacute;veloppent. Un des plus r&eacute;cents est ADOBE ACROBAT. </li></ul><h2>Le r&ocirc;le des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales </h2><p>L&#39;&eacute;quipement des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en nouvelles technologies est tr&egrave;s in&eacute;gal selon les pays et les continents. En France, les CDROM (Medline, PASCAL, Embase) s&#39;implantent progressivement, surtout dans les biblioth&egrave;ques universitaires et les biblioth&egrave;ques hospitali&egrave;res. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne va aller en s&#39;amplifiant. Aux Etats-Unis, 60% des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales sont &eacute;quip&eacute;es en CDROM. Une autre technologie de pointe utilis&eacute;e dans les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales am&eacute;ricaines est la scann&eacute;risation et la transmission des images de documents ainsi scanneris&eacute;s. L&#39;image est envoy&eacute;e par ligne t&eacute;l&eacute;phonique : le receveur doit &ecirc;tre &eacute;quip&eacute; d&#39;un logiciel sp&eacute;cifique, d&#39;une imprimante laser et d&#39;un ordinateur. Les biblioth&egrave;ques utilisent le logiciel <em>ARIEL</em>, d&eacute;velopp&eacute; par <em>The Research Libraries Group</em>, qui compresse ou d&eacute;compresse les images scann&eacute;ris&eacute;es afin de rendre la transmission plus rapide. <br />Les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales restent cependant les principales utilisatrices des centres de fourniture de documents. </p><h2>Les grands centres de fourniture de documents</h2><p>Pour l&#39;utilisateur final, en l&#39;occurrence en ce qui concerne l&#39;information biom&eacute;dicale, le m&eacute;decin, le chercheur ou l&#39;&eacute;tudiant, l&#39;acc&egrave;s &agrave; cette information est primordiale ; il lui faut trouver des r&eacute;ponses pr&eacute;cises et imm&eacute;diates sur des points pr&eacute;cis tels que : </p><ul> <li>r&eacute;pondre &agrave; un probl&egrave;me pos&eacute; par un malade </li> <li>soigner une pathologie particuli&egrave;re </li> <li>connaitre les interactions m&eacute;dicamenteuses </li> <li>&ecirc;tre au courant de la litt&eacute;rature existant sur un sujet particulier </li> <li>r&eacute;diger une th&egrave;se, un m&eacute;moire, un article... </li></ul><p>De plus en plus, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical est sollicit&eacute; en vue de fournir une information valable et v&eacute;rifiable, ainsi qu&#39;une d&eacute;livrance rapide de l&#39;article demand&eacute;. La proportion du budget d&eacute;volu aux p&eacute;riodiques dans une biblioth&egrave;que universitaire est d&#39;environ 70 %, mais avec la mont&eacute;e croissante du prix des abonnements, ce budget d&eacute;croit de 3 et 4 % par an. Le recours aux grands centres de fournitures de documents est de plus en plus fr&eacute;quents. </p><p>De grands centres de fourniture de documents ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s. En Europe : </p><ul> <li>l&#39;<em>INIST-CNRS</em> (Nancy) </li> <li><em>The British Library Document Supply Centre</em> (BLDSC) soit 3, 4 millions d&#39;articles fournis en 1991. Ce centre existe depuis une trentaine d&#39;ann&eacute;es. </li> <li>l&#39; <em>OCLC</em> aux Etats-Unis </li> <li>et <em>TIBDOC</em> (Hanovre) parmi les principaux. </li></ul><p><em>Des institutions, telles l&#39;INIST &agrave; Nancy ou la Finnish Medical Association ont d&eacute;j&agrave; mis&eacute; sur le futur. D&#39;autres projets, plus globaux, (le projet EDIL de la Communaut&eacute; Economique Europ&eacute;enne) visent &agrave; ce que les grands centres de fourniture de documents collaborent.</em> </p><h3>L&#39;exemple de l&#39;INIST &agrave; Nancy </h3><p>Les collections de l&#39;INIST couvrent la litt&eacute;rature scientifique et technique, les rapports, les actes de congr&egrave;s, soit un r&eacute;pertoire de 27000 titres de p&eacute;riodiques. Parmi ces titres, 2000 ont &eacute;t&eacute; choisis afin de mettre sur pied le projet de fourniture &eacute;lectronique de documents. Les documents s&eacute;lectionn&eacute;s sont syst&eacute;matiquement scann&eacute;s en mode digital. Cette digitalisation, commenc&eacute;e en 1990, repr&eacute;sente un volume de 2 millions de pages par an : les images sont stock&eacute;es sur un disque WORM (6, 4 gigabyte), dont la capacit&eacute; d&#39;une face est de 70 000 pages. Un chargeur contenant 131 disques est reli&eacute; &agrave; trois micro-ordinateurs : ceux-ci sont &eacute;quip&eacute;s de tableaux de t&eacute;l&eacute;communication ; la transmission sur les r&eacute;seaux de t&eacute;l&eacute;communication est ainsi possible pour la d&eacute;livrance des documents (pour la France, <em>via</em> NUMERIS). <br />L&#39;INIST re&ccedil;oit des demandes de documents par l&#39;interm&eacute;diaire des grands serveurs (Questel, Dialog, Esa, ...) ou par le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que &eacute;lectronique (PEB ou OCLC) ou le Minitel. Les autres formes classiques de demandes de documents (fax, t&eacute;l&eacute;phone, formes papiers) sont &eacute;galement possibles. Si le document demand&eacute; est disponible sous format digital, il sera fourni par fax (Groupe III ou IV). Ce syst&egrave;me n&#39;entraine pratiquement pas d&#39;intervention humaine. A l&#39;heure actuelle, 45 % des documents fournis par l&#39;INIST sont stock&eacute;s sous forme &eacute;lectronique. </p><h3>L&#39;exemple finlandais : FINMET, r&eacute;seau m&eacute;dical finnois</h3><p>L&#39;Association M&eacute;dicale Finnoise (FMA) a cr&eacute;&eacute; depuis le milieu des ann&eacute;es 1980 un r&eacute;seau d&#39;information appel&eacute; <em>FINMET</em> (sur le mod&egrave;le am&eacute;ricain <em>AMANET</em>) afin de r&eacute;pondre aux besoins de quelques 600 physiciens. Ce r&eacute;seau utilise la messagerie &eacute;lectronique, ce qui permet rapidit&eacute; et confidentialit&eacute;, et donne la possibilit&eacute; de communiquer individuellement ou avec un groupe de personnes, ainsi que des acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques &agrave; diff&eacute;rents services (bancaires, transports, d&#39;actualit&eacute;): ceci afin de faciliter les contacts entre physiciens. <em>FINMET</em> met ainsi &agrave; la port&eacute;e de tout physicien et des biblioth&egrave;ques universitaires hospitali&egrave;res, les services de la FMA et des grandes banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales telle <em>Medline</em>. </p><h3>Le projet EDIL de la Communaut&eacute; Europ&eacute;enne</h3><p>Le projet <em>EDIL</em> (Electronic Document Interchange between Libraries) a d&eacute;but&eacute; en janvier 1993. Il doit rendre effectif l&#39;&eacute;change de documents &eacute;lectroniques entre 4 r&eacute;seaux europ&eacute;ens de biblioth&egrave;ques : </p><ul> <li>le syst&egrave;me <em>PICA</em> aux Pays-Bas </li> <li>le <em>British Library Document Supply Center</em> en Grande-Bretagne </li> <li>le <em>Minist&egrave;re de l&#39;Enseignement Sup&eacute;rieur et de la Recherche</em> en France </li> <li>l&#39;<em>Universit&auml;tsBibliothek</em> et le <em>Technische InformationsBibliothek</em> de Hanovre </li></ul><p>Ce projet assurera &agrave; l&#39;Europe un r&ocirc;le majeur dans le d&eacute;veloppement du march&eacute; mondial de la fourniture de documents, march&eacute; qui doit consid&eacute;rablement s&#39;amplifier dans les 20 ann&eacute;es &agrave; venir. <br />Avec la crise &eacute;conomique, les biblioth&egrave;ques cherchent des solutions et des alternatives &agrave; la fourniture de documents. Les moyens actuels de t&eacute;l&eacute;communications et la technologie informatique permettent de transmettre l&#39;information rapidement et &agrave; un co&ucirc;t raisonnable. Le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que s&#39;est ainsi accru ces derni&egrave;res ann&eacute;es de fa&ccedil;on irr&eacute;pressible. On estime &agrave; 20 millions les documents fournis par le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que dans le monde. </p><p><em>Cependant, les &eacute;diteurs scientifiques r&eacute;agissent et utilisent eux aussi les nouvelles technologies.</em> </p><h2>La r&eacute;ponse des &eacute;diteurs scientifiques</h2><p>Les grands &eacute;diteurs scientifiques mondiaux ont cherch&eacute; une r&eacute;ponse au probl&egrave;me de l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information. La forme &eacute;lectronique du p&eacute;riodique scientifique (c&#39;est-&agrave;-dire en plein texte, consultable en ligne ou sur CDROM) semble &ecirc;tre la r&eacute;ponse la plus appopri&eacute;e. Parmi les principaux &eacute;diteurs scientifiques mondiaux, on peut citer : </p><ul> <li><em>Blacwell</em> en Grande-Bretagne </li> <li><em>Cambridge Scientific Abstracts</em> (Bethesda-USA) </li> <li><em>Elsevier</em> (Amsterdam) qui d&eacute;veloppe en mode &eacute;lectronique la possibilit&eacute; de consulter 400 p&eacute;riodiques 2 semaines avant la version imprim&eacute;e. </li> <li><em>Springer-Verlag</em> (Allemagne-USA) offre le m&ecirc;me service via INTERNET sur 30 p&eacute;riodiques 6 semaines avant publication </li> <li><em>The Institute for Scientific Information</em> (ISI) &agrave; Philadelphie </li></ul><p>Les &eacute;diteurs scientifiques collaborent de plus en plus. Voici quelques exemples : </p><ul> <li>BRS Information Technologies avec <em>Comprehensive Core Medical Library</em> (<em>CCML</em>) qui propose, en ligne, le texte int&eacute;gral de 80 p&eacute;riodiques m&eacute;dicaux courants et 16 ouvrages de r&eacute;f&eacute;rences, et permet, gr&acirc;ce &agrave; la proc&eacute;dure LINK, de passer automatiquement &agrave; <em>Medline</em> et <em>Embase</em>, banques de donn&eacute;es bibliographiques. <p> &nbsp; </p> </li> <li>Depuis 1992, un nouveau venu am&eacute;ricain est apparu en Europe : ce sont les <strong>fichiers m&eacute;dicaux de Mead Data</strong> qui proposent en ligne des produits tr&egrave;s divers : <ul> <li>le texte int&eacute;gral de 14 p&eacute;riodiques depuis 1982 </li> <li>le texte int&eacute;gral de <em>FDC Reports Newsletters</em> : industrie pharmaceutique, &eacute;quipement et mat&eacute;riel m&eacute;dical, cosm&eacute;tiques, recherche, m&eacute;dicaments </li> <li>des banques de donn&eacute;es telles <em>DRUG INFORMATION FULLTEXT</em> &agrave; partir de deux publications de l&#39;American Society of Hospital Pharmacist ; <em>PDQ</em> en canc&eacute;rologie ; <em>Medline</em>. </li> <li>les <em>bases de donn&eacute;es de Micromedex</em> : Micromedex a cr&eacute;&eacute; depuis 1974 des BDD qui sont des instruments professionnels, des syst&egrave;mes d&#39;aide &agrave; la d&eacute;cision pour le m&eacute;decin dans l&#39;exercice de ses fonctions. La r&eacute;daction est assur&eacute;e par plus de 350 experts, avec une &eacute;quipe r&eacute;dactionnelle interne et mise &agrave; jour tous les trimestres. Cela comprend : <ul> <li><em>POISONDEX</em> : BBD toxicologique </li> <li><em>EMERGINDEX</em>, &eacute;crit par et pour les m&eacute;decins ayant &agrave; pratiquer une m&eacute;decine d&#39;urgence et &agrave; surveiller des affections &agrave; risque, pour les aider &agrave; faire rapidement un diagnostic exact et proc&eacute;der &agrave; un traitement efficace des patients en phase aig&uuml;e. La base est form&eacute;e de deux fichiers : &quot;Clinical Reviews&quot; et &quot;Clinical Abstracts&quot; et s&#39;interroge gr&acirc;ce &agrave; un thesaurus inspir&eacute; du Mesh. </li> <li><em>DRUGDEX</em> donne des informations sur les m&eacute;dicaments, &agrave; l&#39;intention des pharmaciens, m&eacute;decins qui ont &agrave; prescrire. <p> Ces 3 bases (<em>POISONDEX</em>, <em>EMERGINDEX</em>, <em>DRUGDEX</em>) sont construites sur le m&ecirc;me mod&egrave;le rigoureux, tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;. Il est possible d&#39;aller chercher directement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur d&#39;un texte sur une affection, un m&eacute;dicament. Des centaines d&#39;h&ocirc;pitaux am&eacute;ricains utilisent ces bases depuis des ann&eacute;es. </p> </li> </ul> </li> </ul> </li></ul><p>Un dernier exemple est celui de l&#39;&eacute;diteur scientifique britannique Blackwell qui a cr&eacute;&eacute; depuis 1988 une &quot;joint venture&quot; avec CARL systems Inc afin de d&eacute;velopper un produit UNCOVER &agrave; un niveau international. Il s&#39;agit de d&eacute;livrer en ligne le sommaire de 10 000 revues. Ce service est ouvert aux particuliers et aux biblioth&egrave;ques. Le document choisi parmi ces sommaires peut &ecirc;tre command&eacute; en ligne ; il est fax&eacute; dans les 24h &agrave; un prix de 10 dollars. UNCOVER projette de couvrir 14 000 &agrave; 25 000 titres de revues. Cela repr&eacute;sentera dans le futur une banque de donn&eacute;es exhaustive s&#39;adressant aussi bien &agrave; l&#39;utilisateur lambda aux Etats-Unis, qu&#39;en Europe et en Asie </p><h2>L&#39;information biom&eacute;dicale au futur</h2><p>Le futur de l&#39;information biom&eacute;dicale est donc dans la d&eacute;livrance imm&eacute;diate du texte int&eacute;gral de l&#39;article recherch&eacute; soit sous forme &eacute;lectronique, soit gr&acirc;ce au CDROM, soit par l&#39;acc&egrave;s en ligne. Et ceci directement sur l&#39;ordinateur personnel du chercheur. </p><p>La meilleure forme (la plus employ&eacute;e &agrave; l&#39;heure actuelle et qui le sera dans le futur) est la forme &eacute;lectronique <em>via</em> les grands r&eacute;seaux de communications (INTERNET, satellites). </p><p>Les CDROM en texte int&eacute;gral sont eux aussi de plus e<br /> plus nombreux : la <em>National Library of Medicine</em> (<em>USA</em>) commercialise les principaux hebdomadaires en m&eacute;decine (Lancet, New England Journal of Medicine, British Medical Journal, Annals of Internal Medicine) en texte int&eacute;gral sur CDROM sur 5 ann&eacute;es. Un autre exemple est <em>ADONIS</em> qui contient 500 p&eacute;riodiques biom&eacute;dicaux (150 000 articles) provenant de 50 &eacute;diteurs. <br />Les &eacute;diteurs, dor&eacute;navant, proposent l&#39;acc&egrave;s, non plus &agrave; une banque de donn&eacute;es dans son int&eacute;gralit&eacute;, mais par sp&eacute;cialit&eacute; (Gyn&eacute;cologie, Cardiologie etc..), avec &eacute;galement la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der en ligne &agrave; une autre banque de donn&eacute;es &agrave; partir d&#39;un CDROM. </p><p>Pour l&#39;acc&egrave;s en ligne, d&#39;autres r&eacute;alisations sont en cours : la soci&eacute;t&eacute; europ&eacute;enne INFOPRO a &eacute;labor&eacute; <em>ORBIT</em>, soit 10 banques de donn&eacute;es scientifiques interrogeables simultan&eacute;ment. A Montpellier, le projet de l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> est d&eacute;velopp&eacute; : c&#39;est un syst&egrave;me autonome qui met l&#39;utilisateur, par l&#39;interm&eacute;diaire direct de son micro-ordinateur (PC, Macintosh) ou de son minitel, en contact avec l&#39;ensemble des banques de donn&eacute;es disponibles. L&#39;utilisateur pose sa question, celle-ci est traduite par l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> (interface intelligente qui d&eacute;crypte et analyse la question, interroge les banques de donn&eacute;es) : la r&eacute;ponse peut provenir de plusieurs banques de donn&eacute;es interrog&eacute;es simultan&eacute;ment, en ligne et sur vid&eacute;otex. </p><p>L&#39;avenir de la documentation m&eacute;dicale, de par les progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s par les nouvelles technologies, s&#39;annoncent donc riche et prometteur. Il prend totalement en compte les souhaits de l&#39;utilisateur final : l&#39;utilisateur d&eacute;sire l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information de quelque lieu o&ugrave; il se trouve et &agrave; n&#39;importe quel moment. Le biblioth&eacute;caire doit lui fournir les moyens d&#39;acc&egrave;s &agrave; cette information. </p><h2>Bibliographie</h2><p>(1) ACCART J.P. <em>L&#39;Acc&egrave;s &agrave; l&#39;information sp&eacute;cialis&eacute;e &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : le point de vue des utilisateurs</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 35-37. <br />BOUCHEIX C. <em>La Communication &eacute;lectronique dans les sciences biom&eacute;dicales</em>. INSERM Actualit&eacute;s, 1994, jan-fev., n&deg; 122, pp. 12-14. <br />(2) COLAIANNI L.A. <em>Document delivery : some considerations for the future</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 37-38. <br />(3) DESCHAMPS C. <em>Les projets ION et EDIL</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 41-43. <br />(4) CORNISH G.P. <em>UAP : access to documents in the biological and medical sciences</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 39-41. <br />(5) FLEISH H. <em>The View of an informed user on access to information in the future</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. <br />(6) LUIJENDIJK W.C. <em>Document delivery</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. <br />(7) LUPOVICI C. <em>New technologies for document deliveries at INIST</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p><em><div ><br /></div></em></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Techniques hospitali&egrave;res, 1994, 582, mars, pp. 20-22.</strong> </p><h2>L&#39;information en chiffres et l&#39;explosion des nouvelles technologies</h2><p>Pour citer quelques chiffres probants en termes d&#39;&eacute;dition papier, prenons diff&eacute;rentes sources : l&#39;<em>Ulrich&#39;s Periodicals Directory</em>, dans sa 31&egrave;me &eacute;dition (1992/93), d&eacute;nombre 126 000 titres de p&eacute;riodiques existants. <em>The Serials Directory</em> (EBSCO) cite 20 millions d&#39;articles publi&eacute;s annuellement, soit 80 000 par jour ! . D&#39;autre part, <em>The Gale Directory of Databases</em>, dans son &eacute;dition de 1993, donne les chiffres suivants : </p><ul> <li>5183 banques de donn&eacute;es existantes (en 1972, 30 banques) </li> <li>et 2204 producteurs de donn&eacute;es (30 en 1972) </li> <li>d&#39;autre part, 1200 titres de CDROM existent &agrave; l&#39;heure actuelle. </li></ul><p>En pourcentage, cela donne : </p><ul> <li>en 1972, 83 % de BDD scientifiques et techniques et 15 % juridiques et &eacute;conomiques </li> <li>en 1990, 35 % BDD sc et techn., 45 % BDD jur. et &eacute;co., 15 social et actualit&eacute;s </li></ul><p>Le march&eacute; europ&eacute;en est largement domin&eacute; par les services am&eacute;ricains (&agrave; la fois, en chiffres d&#39;affaires et en produits propos&eacute;s) : </p><ul> <li>USA : 58 % des BDD existantes </li> <li>Europe, 34, 6 % </li> <li>France : 12 % de la production europ&eacute;enne </li></ul><p>Il apparait donc clairement que l&#39;on assiste &agrave; une explosion de l&#39;information, que ce soit sous la forme de documents primaires ou que ceux-ci soient trait&eacute;s et index&eacute;s, d&#39;o&ugrave; la multiplication des banques de donn&eacute;es. Comment acc&eacute;der &agrave; cette information ? : r&eacute;seaux de t&eacute;l&eacute;communication, satellites, nouvelles technologies type CDROM ou disque optique num&eacute;rique (DON), disque inscriptible (WORM), digitalisation, num&eacute;risation, forme &eacute;lectronique, p&eacute;riodique consultable en plein texte, fibres optiques, compression de donn&eacute;es, toutes ces nouvelles donnes technologiques bouleversent totalement l&#39;acc&egrave;s et la fourniture de l&#39;information, et plus particuli&egrave;rement l&#39;information biom&eacute;dicale. </p><p>D&#39;autres parall&egrave;les sont &agrave; prendre en consid&eacute;ration : </p><ul> <li>la mont&eacute;e en puissance des ordinateurs personnels dont les prix baissent et la capacit&eacute; en m&eacute;moire augmente. </li> <li>de plus, les compagnies traditionnelles de t&eacute;l&eacute;phone travaillent de plus en plus ensemble en vue de cr&eacute;er des r&eacute;seaux internationaux : rapprochement r&eacute;cents de ATT et Macaw Cellular aux Etats-Unis, British Telecom et MCI en Grande-Bretagne. </li> <li>les logiciels permettant d&#39;avoir un standard international pour les publications se d&eacute;veloppent. Un des plus r&eacute;cents est ADOBE ACROBAT. </li></ul><h2>Le r&ocirc;le des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales </h2><p>L&#39;&eacute;quipement des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en nouvelles technologies est tr&egrave;s in&eacute;gal selon les pays et les continents. En France, les CDROM (Medline, PASCAL, Embase) s&#39;implantent progressivement, surtout dans les biblioth&egrave;ques universitaires et les biblioth&egrave;ques hospitali&egrave;res. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne va aller en s&#39;amplifiant. Aux Etats-Unis, 60% des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales sont &eacute;quip&eacute;es en CDROM. Une autre technologie de pointe utilis&eacute;e dans les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales am&eacute;ricaines est la scann&eacute;risation et la transmission des images de documents ainsi scanneris&eacute;s. L&#39;image est envoy&eacute;e par ligne t&eacute;l&eacute;phonique : le receveur doit &ecirc;tre &eacute;quip&eacute; d&#39;un logiciel sp&eacute;cifique, d&#39;une imprimante laser et d&#39;un ordinateur. Les biblioth&egrave;ques utilisent le logiciel <em>ARIEL</em>, d&eacute;velopp&eacute; par <em>The Research Libraries Group</em>, qui compresse ou d&eacute;compresse les images scann&eacute;ris&eacute;es afin de rendre la transmission plus rapide. <br />Les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales restent cependant les principales utilisatrices des centres de fourniture de documents. </p><h2>Les grands centres de fourniture de documents</h2><p>Pour l&#39;utilisateur final, en l&#39;occurrence en ce qui concerne l&#39;information biom&eacute;dicale, le m&eacute;decin, le chercheur ou l&#39;&eacute;tudiant, l&#39;acc&egrave;s &agrave; cette information est primordiale ; il lui faut trouver des r&eacute;ponses pr&eacute;cises et imm&eacute;diates sur des points pr&eacute;cis tels que : </p><ul> <li>r&eacute;pondre &agrave; un probl&egrave;me pos&eacute; par un malade </li> <li>soigner une pathologie particuli&egrave;re </li> <li>connaitre les interactions m&eacute;dicamenteuses </li> <li>&ecirc;tre au courant de la litt&eacute;rature existant sur un sujet particulier </li> <li>r&eacute;diger une th&egrave;se, un m&eacute;moire, un article... </li></ul><p>De plus en plus, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical est sollicit&eacute; en vue de fournir une information valable et v&eacute;rifiable, ainsi qu&#39;une d&eacute;livrance rapide de l&#39;article demand&eacute;. La proportion du budget d&eacute;volu aux p&eacute;riodiques dans une biblioth&egrave;que universitaire est d&#39;environ 70 %, mais avec la mont&eacute;e croissante du prix des abonnements, ce budget d&eacute;croit de 3 et 4 % par an. Le recours aux grands centres de fournitures de documents est de plus en plus fr&eacute;quents. </p><p>De grands centres de fourniture de documents ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s. En Europe : </p><ul> <li>l&#39;<em>INIST-CNRS</em> (Nancy) </li> <li><em>The British Library Document Supply Centre</em> (BLDSC) soit 3, 4 millions d&#39;articles fournis en 1991. Ce centre existe depuis une trentaine d&#39;ann&eacute;es. </li> <li>l&#39; <em>OCLC</em> aux Etats-Unis </li> <li>et <em>TIBDOC</em> (Hanovre) parmi les principaux. </li></ul><p><em>Des institutions, telles l&#39;INIST &agrave; Nancy ou la Finnish Medical Association ont d&eacute;j&agrave; mis&eacute; sur le futur. D&#39;autres projets, plus globaux, (le projet EDIL de la Communaut&eacute; Economique Europ&eacute;enne) visent &agrave; ce que les grands centres de fourniture de documents collaborent.</em> </p><h3>L&#39;exemple de l&#39;INIST &agrave; Nancy </h3><p>Les collections de l&#39;INIST couvrent la litt&eacute;rature scientifique et technique, les rapports, les actes de congr&egrave;s, soit un r&eacute;pertoire de 27000 titres de p&eacute;riodiques. Parmi ces titres, 2000 ont &eacute;t&eacute; choisis afin de mettre sur pied le projet de fourniture &eacute;lectronique de documents. Les documents s&eacute;lectionn&eacute;s sont syst&eacute;matiquement scann&eacute;s en mode digital. Cette digitalisation, commenc&eacute;e en 1990, repr&eacute;sente un volume de 2 millions de pages par an : les images sont stock&eacute;es sur un disque WORM (6, 4 gigabyte), dont la capacit&eacute; d&#39;une face est de 70 000 pages. Un chargeur contenant 131 disques est reli&eacute; &agrave; trois micro-ordinateurs : ceux-ci sont &eacute;quip&eacute;s de tableaux de t&eacute;l&eacute;communication ; la transmission sur les r&eacute;seaux de t&eacute;l&eacute;communication est ainsi possible pour la d&eacute;livrance des documents (pour la France, <em>via</em> NUMERIS). <br />L&#39;INIST re&ccedil;oit des demandes de documents par l&#39;interm&eacute;diaire des grands serveurs (Questel, Dialog, Esa, ...) ou par le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que &eacute;lectronique (PEB ou OCLC) ou le Minitel. Les autres formes classiques de demandes de documents (fax, t&eacute;l&eacute;phone, formes papiers) sont &eacute;galement possibles. Si le document demand&eacute; est disponible sous format digital, il sera fourni par fax (Groupe III ou IV). Ce syst&egrave;me n&#39;entraine pratiquement pas d&#39;intervention humaine. A l&#39;heure actuelle, 45 % des documents fournis par l&#39;INIST sont stock&eacute;s sous forme &eacute;lectronique. </p><h3>L&#39;exemple finlandais : FINMET, r&eacute;seau m&eacute;dical finnois</h3><p>L&#39;Association M&eacute;dicale Finnoise (FMA) a cr&eacute;&eacute; depuis le milieu des ann&eacute;es 1980 un r&eacute;seau d&#39;information appel&eacute; <em>FINMET</em> (sur le mod&egrave;le am&eacute;ricain <em>AMANET</em>) afin de r&eacute;pondre aux besoins de quelques 600 physiciens. Ce r&eacute;seau utilise la messagerie &eacute;lectronique, ce qui permet rapidit&eacute; et confidentialit&eacute;, et donne la possibilit&eacute; de communiquer individuellement ou avec un groupe de personnes, ainsi que des acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques &agrave; diff&eacute;rents services (bancaires, transports, d&#39;actualit&eacute;): ceci afin de faciliter les contacts entre physiciens. <em>FINMET</em> met ainsi &agrave; la port&eacute;e de tout physicien et des biblioth&egrave;ques universitaires hospitali&egrave;res, les services de la FMA et des grandes banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales telle <em>Medline</em>. </p><h3>Le projet EDIL de la Communaut&eacute; Europ&eacute;enne</h3><p>Le projet <em>EDIL</em> (Electronic Document Interchange between Libraries) a d&eacute;but&eacute; en janvier 1993. Il doit rendre effectif l&#39;&eacute;change de documents &eacute;lectroniques entre 4 r&eacute;seaux europ&eacute;ens de biblioth&egrave;ques : </p><ul> <li>le syst&egrave;me <em>PICA</em> aux Pays-Bas </li> <li>le <em>British Library Document Supply Center</em> en Grande-Bretagne </li> <li>le <em>Minist&egrave;re de l&#39;Enseignement Sup&eacute;rieur et de la Recherche</em> en France </li> <li>l&#39;<em>Universit&auml;tsBibliothek</em> et le <em>Technische InformationsBibliothek</em> de Hanovre </li></ul><p>Ce projet assurera &agrave; l&#39;Europe un r&ocirc;le majeur dans le d&eacute;veloppement du march&eacute; mondial de la fourniture de documents, march&eacute; qui doit consid&eacute;rablement s&#39;amplifier dans les 20 ann&eacute;es &agrave; venir. <br />Avec la crise &eacute;conomique, les biblioth&egrave;ques cherchent des solutions et des alternatives &agrave; la fourniture de documents. Les moyens actuels de t&eacute;l&eacute;communications et la technologie informatique permettent de transmettre l&#39;information rapidement et &agrave; un co&ucirc;t raisonnable. Le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que s&#39;est ainsi accru ces derni&egrave;res ann&eacute;es de fa&ccedil;on irr&eacute;pressible. On estime &agrave; 20 millions les documents fournis par le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que dans le monde. </p><p><em>Cependant, les &eacute;diteurs scientifiques r&eacute;agissent et utilisent eux aussi les nouvelles technologies.</em> </p><h2>La r&eacute;ponse des &eacute;diteurs scientifiques</h2><p>Les grands &eacute;diteurs scientifiques mondiaux ont cherch&eacute; une r&eacute;ponse au probl&egrave;me de l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information. La forme &eacute;lectronique du p&eacute;riodique scientifique (c&#39;est-&agrave;-dire en plein texte, consultable en ligne ou sur CDROM) semble &ecirc;tre la r&eacute;ponse la plus appopri&eacute;e. Parmi les principaux &eacute;diteurs scientifiques mondiaux, on peut citer : </p><ul> <li><em>Blacwell</em> en Grande-Bretagne </li> <li><em>Cambridge Scientific Abstracts</em> (Bethesda-USA) </li> <li><em>Elsevier</em> (Amsterdam) qui d&eacute;veloppe en mode &eacute;lectronique la possibilit&eacute; de consulter 400 p&eacute;riodiques 2 semaines avant la version imprim&eacute;e. </li> <li><em>Springer-Verlag</em> (Allemagne-USA) offre le m&ecirc;me service via INTERNET sur 30 p&eacute;riodiques 6 semaines avant publication </li> <li><em>The Institute for Scientific Information</em> (ISI) &agrave; Philadelphie </li></ul><p>Les &eacute;diteurs scientifiques collaborent de plus en plus. Voici quelques exemples : </p><ul> <li>BRS Information Technologies avec <em>Comprehensive Core Medical Library</em> (<em>CCML</em>) qui propose, en ligne, le texte int&eacute;gral de 80 p&eacute;riodiques m&eacute;dicaux courants et 16 ouvrages de r&eacute;f&eacute;rences, et permet, gr&acirc;ce &agrave; la proc&eacute;dure LINK, de passer automatiquement &agrave; <em>Medline</em> et <em>Embase</em>, banques de donn&eacute;es bibliographiques. <p> &nbsp; </p> </li> <li>Depuis 1992, un nouveau venu am&eacute;ricain est apparu en Europe : ce sont les <strong>fichiers m&eacute;dicaux de Mead Data</strong> qui proposent en ligne des produits tr&egrave;s divers : <ul> <li>le texte int&eacute;gral de 14 p&eacute;riodiques depuis 1982 </li> <li>le texte int&eacute;gral de <em>FDC Reports Newsletters</em> : industrie pharmaceutique, &eacute;quipement et mat&eacute;riel m&eacute;dical, cosm&eacute;tiques, recherche, m&eacute;dicaments </li> <li>des banques de donn&eacute;es telles <em>DRUG INFORMATION FULLTEXT</em> &agrave; partir de deux publications de l&#39;American Society of Hospital Pharmacist ; <em>PDQ</em> en canc&eacute;rologie ; <em>Medline</em>. </li> <li>les <em>bases de donn&eacute;es de Micromedex</em> : Micromedex a cr&eacute;&eacute; depuis 1974 des BDD qui sont des instruments professionnels, des syst&egrave;mes d&#39;aide &agrave; la d&eacute;cision pour le m&eacute;decin dans l&#39;exercice de ses fonctions. La r&eacute;daction est assur&eacute;e par plus de 350 experts, avec une &eacute;quipe r&eacute;dactionnelle interne et mise &agrave; jour tous les trimestres. Cela comprend : <ul> <li><em>POISONDEX</em> : BBD toxicologique </li> <li><em>EMERGINDEX</em>, &eacute;crit par et pour les m&eacute;decins ayant &agrave; pratiquer une m&eacute;decine d&#39;urgence et &agrave; surveiller des affections &agrave; risque, pour les aider &agrave; faire rapidement un diagnostic exact et proc&eacute;der &agrave; un traitement efficace des patients en phase aig&uuml;e. La base est form&eacute;e de deux fichiers : &quot;Clinical Reviews&quot; et &quot;Clinical Abstracts&quot; et s&#39;interroge gr&acirc;ce &agrave; un thesaurus inspir&eacute; du Mesh. </li> <li><em>DRUGDEX</em> donne des informations sur les m&eacute;dicaments, &agrave; l&#39;intention des pharmaciens, m&eacute;decins qui ont &agrave; prescrire. <p> Ces 3 bases (<em>POISONDEX</em>, <em>EMERGINDEX</em>, <em>DRUGDEX</em>) sont construites sur le m&ecirc;me mod&egrave;le rigoureux, tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;. Il est possible d&#39;aller chercher directement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur d&#39;un texte sur une affection, un m&eacute;dicament. Des centaines d&#39;h&ocirc;pitaux am&eacute;ricains utilisent ces bases depuis des ann&eacute;es. </p> </li> </ul> </li> </ul> </li></ul><p>Un dernier exemple est celui de l&#39;&eacute;diteur scientifique britannique Blackwell qui a cr&eacute;&eacute; depuis 1988 une &quot;joint venture&quot; avec CARL systems Inc afin de d&eacute;velopper un produit UNCOVER &agrave; un niveau international. Il s&#39;agit de d&eacute;livrer en ligne le sommaire de 10 000 revues. Ce service est ouvert aux particuliers et aux biblioth&egrave;ques. Le document choisi parmi ces sommaires peut &ecirc;tre command&eacute; en ligne ; il est fax&eacute; dans les 24h &agrave; un prix de 10 dollars. UNCOVER projette de couvrir 14 000 &agrave; 25 000 titres de revues. Cela repr&eacute;sentera dans le futur une banque de donn&eacute;es exhaustive s&#39;adressant aussi bien &agrave; l&#39;utilisateur lambda aux Etats-Unis, qu&#39;en Europe et en Asie </p><h2>L&#39;information biom&eacute;dicale au futur</h2><p>Le futur de l&#39;information biom&eacute;dicale est donc dans la d&eacute;livrance imm&eacute;diate du texte int&eacute;gral de l&#39;article recherch&eacute; soit sous forme &eacute;lectronique, soit gr&acirc;ce au CDROM, soit par l&#39;acc&egrave;s en ligne. Et ceci directement sur l&#39;ordinateur personnel du chercheur. </p><p>La meilleure forme (la plus employ&eacute;e &agrave; l&#39;heure actuelle et qui le sera dans le futur) est la forme &eacute;lectronique <em>via</em> les grands r&eacute;seaux de communications (INTERNET, satellites). </p><p>Les CDROM en texte int&eacute;gral sont eux aussi de plus e<br /> plus nombreux : la <em>National Library of Medicine</em> (<em>USA</em>) commercialise les principaux hebdomadaires en m&eacute;decine (Lancet, New England Journal of Medicine, British Medical Journal, Annals of Internal Medicine) en texte int&eacute;gral sur CDROM sur 5 ann&eacute;es. Un autre exemple est <em>ADONIS</em> qui contient 500 p&eacute;riodiques biom&eacute;dicaux (150 000 articles) provenant de 50 &eacute;diteurs. <br />Les &eacute;diteurs, dor&eacute;navant, proposent l&#39;acc&egrave;s, non plus &agrave; une banque de donn&eacute;es dans son int&eacute;gralit&eacute;, mais par sp&eacute;cialit&eacute; (Gyn&eacute;cologie, Cardiologie etc..), avec &eacute;galement la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der en ligne &agrave; une autre banque de donn&eacute;es &agrave; partir d&#39;un CDROM. </p><p>Pour l&#39;acc&egrave;s en ligne, d&#39;autres r&eacute;alisations sont en cours : la soci&eacute;t&eacute; europ&eacute;enne INFOPRO a &eacute;labor&eacute; <em>ORBIT</em>, soit 10 banques de donn&eacute;es scientifiques interrogeables simultan&eacute;ment. A Montpellier, le projet de l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> est d&eacute;velopp&eacute; : c&#39;est un syst&egrave;me autonome qui met l&#39;utilisateur, par l&#39;interm&eacute;diaire direct de son micro-ordinateur (PC, Macintosh) ou de son minitel, en contact avec l&#39;ensemble des banques de donn&eacute;es disponibles. L&#39;utilisateur pose sa question, celle-ci est traduite par l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> (interface intelligente qui d&eacute;crypte et analyse la question, interroge les banques de donn&eacute;es) : la r&eacute;ponse peut provenir de plusieurs banques de donn&eacute;es interrog&eacute;es simultan&eacute;ment, en ligne et sur vid&eacute;otex. </p><p>L&#39;avenir de la documentation m&eacute;dicale, de par les progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s par les nouvelles technologies, s&#39;annoncent donc riche et prometteur. Il prend totalement en compte les souhaits de l&#39;utilisateur final : l&#39;utilisateur d&eacute;sire l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information de quelque lieu o&ugrave; il se trouve et &agrave; n&#39;importe quel moment. Le biblioth&eacute;caire doit lui fournir les moyens d&#39;acc&egrave;s &agrave; cette information. </p><h2>Bibliographie</h2><p>(1) ACCART J.P. <em>L&#39;Acc&egrave;s &agrave; l&#39;information sp&eacute;cialis&eacute;e &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : le point de vue des utilisateurs</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 35-37. <br />BOUCHEIX C. <em>La Communication &eacute;lectronique dans les sciences biom&eacute;dicales</em>. INSERM Actualit&eacute;s, 1994, jan-fev., n&deg; 122, pp. 12-14. <br />(2) COLAIANNI L.A. <em>Document delivery : some considerations for the future</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 37-38. <br />(3) DESCHAMPS C. <em>Les projets ION et EDIL</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 41-43. <br />(4) CORNISH G.P. <em>UAP : access to documents in the biological and medical sciences</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 39-41. <br />(5) FLEISH H. <em>The View of an informed user on access to information in the future</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. <br />(6) LUIJENDIJK W.C. <em>Document delivery</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. <br />(7) LUPOVICI C. <em>New technologies for document deliveries at INIST</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p><em><div ><br /></div></em></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - Des bibliothécaires européens en bonne santé! 2007-04-03T19:05:55+00:00 2007-04-03T19:05:55+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1994-des-bibliothecaires-europeens-en-bonne-sante.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Bulletin de l&#39;Association des Biblioth&eacute;caires Fran&ccedil;ais, 1994, n&deg; 163, pp. 225.</strong> </p><p>Berceau de la m&eacute;decine en France, Montpellier poss&egrave;de la plus ancienne facult&eacute; de m&eacute;decine du monde actuellement en exercice. N&eacute; au XII&egrave;me si&egrave;cle, l&#39;enseignement de la m&eacute;decine a toujours fait partie des attributions les plus insignes de la ville. L&#39; Universit&eacute; se trouvait, en effet, au carrefour de la m&eacute;decine gr&eacute;co-latine et de la m&eacute;decine jud&eacute;o-arabe : des &eacute;tudiants de toute l&#39;Europe y afflu&egrave;rent. Il s&#39;y d&eacute;veloppa ainsi une m&eacute;decine humaniste. <br />En cette fin de 20&egrave;me si&egrave;cle, Montpellier, technopole, accueille Eurom&eacute;decine, le Centre de Calcul, d&eacute;veloppe le projet de l&#39;Ant&eacute;-serveur, et va accueillir le futur Catalogue de France. </p><p>C&#39;est donc apr&egrave;s Bruxelles en 1986 et Bologne en 1988, que la toute jeune et dynamique Association Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute; (AEIBS) a tenu sa Conf&eacute;rence, dans cette ville symbole pour la m&eacute;decine que repr&eacute;sente Montpellier. Quelques mots, tout d&#39;abord, sur l&#39;Association avant d&#39;aborder la Conf&eacute;rence elle-m&ecirc;me. </p><p>Constitu&eacute;e en 1987 &agrave; Brighton sous l&#39;&eacute;gide de la Communaut&eacute; Europ&eacute;enne et de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;, l&#39;AEIBS s&#39;est d&eacute;finie plusieurs buts dont le principal est de mettre les services des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; &agrave; la <em>disposition</em> des professionnels de sant&eacute; par la <em>coop&eacute;ration</em> et le <em>partage des exp&eacute;riences</em> au-del&agrave; des fronti&egrave;res. Concr&egrave;tement, cela se traduit, cette ann&eacute;e, par la mise en place d&#39;un r&eacute;seau d&#39;&eacute;changes de photocopies d&#39;articles m&eacute;dicaux en faveur des pays de l&#39;Est : un certain nombre de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales europ&eacute;ennes ont d&eacute;j&agrave; donn&eacute; leur accord pour l&#39;envoi gratuit de ces photocopies. </p><p>Un autre but d&eacute;fini dans les statuts de l&#39;Association est de tenir les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; <em>inform&eacute;s professionnellement</em>, et ce, de plusieurs mani&egrave;res : </p><ul> <li>en publiant une &quot;Newsletter&quot; trimestrielle en anglais et en fran&ccedil;ais, les deux langues officielles de l&#39;Association ; des informations sont donn&eacute;es, gr&acirc;ce &agrave; des correspondants europ&eacute;ens: <ul> <li>sur les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de sant&eacute; en Europe, </li> <li>les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; en Espagne, en Italie ou en Norv&egrave;ge, </li> <li>le devenir des CDROM m&eacute;dicaux, </li> <li>ou les derni&egrave;res publications sur la sant&eacute;. </li> </ul> Cette &quot;Newsletter&quot; se veut &ecirc;tre le lien entre les quelques 500 membres de l&#39;Association </li> <li>en encourageant la mobilit&eacute; professionnelle dans le cadre &eacute;largi que repr&eacute;sente l&#39;Europe de 1992 : des &eacute;changes professionnels sont propos&eacute;s entre institutions </li> <li>en offrant des cours d&#39;&eacute;ducation continue : chaque conf&eacute;rence donne lieu, en effet, &agrave; une s&eacute;rie de cours professionnels sur des sujets aussi divers que le management d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, l&#39;utilisation de CDROM en r&eacute;seaux, la pratique du t&eacute;l&eacute;d&eacute;chargement ou la bibliom&eacute;trie </li></ul><p>Le troisi&egrave;me but de l&#39;Association est de <em>repr&eacute;senter les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; &agrave; un niveau europ&eacute;en</em>, en particulier aupr&egrave;s de la CEE et de l&#39;OMS, en vue, par exemple, que des recommandations soient faites &agrave; un niveau europ&eacute;en pour une plus grande diffusion de l&#39;information de sant&eacute; </p><p>En outre, l&#39;AEIBS organise des ateliers de travail et des s&eacute;minaires ; elle est repr&eacute;sent&eacute;e au niveau de l&#39;International Federation of Library Associations (IFLA) et de la Medical Library Association (MLA aux USA). <br />Enfin, elle publie un &quot;Annuaire des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en Europe&quot;, et les actes des conf&eacute;rences. </p><p>L&#39;ann&eacute;e 1992 &eacute;tait l&#39;occasion d&#39;&eacute;lections afin de renouveler le pr&eacute;sident, le bureau et le conseil de l&#39;Association. Les r&eacute;sultats furent proclam&eacute;s &agrave; Montpellier : en 1993-1994, l&#39;AEIBS aura un nouveau pr&eacute;sident en la personne du tr&egrave;s britannique Tony Mc SEAN, biblioth&eacute;caire de la British Medical Association Library &agrave; Londres , l&#39;actuelle pr&eacute;sidente est Mme Monique CLELAND du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois &agrave; Lausanne. </p><p>Les deux membres d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la France aupr&egrave;s du Conseil sont : </p><ul> <li>Pierre-Marie BELBENOIT-AVICH, conservateur &agrave; la Biblioth&egrave;que Universitaire de Lyon </li> <li>Jean-Philippe ACCART, biblioth&eacute;caire-documentaliste au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil </li></ul><p><br />La 3&egrave;me Conf&eacute;rence europ&eacute;enne des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; avait pour th&egrave;me : <br /></p><h2>&quot;Le transfert de l&#39;information : temps nouveaux, m&eacute;thodes nouvelles&quot;.</h2><p>Comment connaitre et partager des exp&eacute;riences communes ? Se tenir au courant de l&#39;&eacute;volution des recherches dans le domaine m&eacute;dical ? Quel sera le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical ? Quelle est la nature des besoins &agrave; satisfaire ? Quelle information diffuser et sous quelle forme ? La biblioth&egrave;que du futur &eacute;tait donc au centre du d&eacute;bat. <br />Toutes ces interrogations des professionnels de sant&eacute; ont trouv&eacute; des r&eacute;ponses gr&acirc;ce aux quelques 80 communications faites &agrave; Montpellier, &agrave; une session de posters et &agrave; la tenue de tables rondes : <br />l&#39;une sur l&#39;industrie pharmaceutique et l&#39;autre sur la documentation hospitali&egrave;re. </p><p>Parmi les th&egrave;mes pr&eacute;sent&eacute;s, en voici trois qui ont retenu l&#39;attention: </p><h3>Le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical</h3><p>Mis &agrave; part les probl&egrave;mes de statut et de reconnaissance du m&eacute;tier qui sont communs &agrave; l&#39;ensemble de la profession, la question de l&#39;&eacute;thique et de la d&eacute;ontologie du m&eacute;tier a &eacute;t&eacute; abord&eacute;e. Les nouvelles technologies, tr&egrave;s employ&eacute;es dans les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, ont, en effet, chang&eacute; la mani&egrave;re dont l&#39;information est d&eacute;livr&eacute;e. Un exemple frappant a &eacute;t&eacute; donn&eacute; : des informations fournies &agrave; un m&eacute;decin par des biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;es n&eacute;fastes pour la sant&eacute; d&#39;un malade ; celui-ci s&#39;est retourn&eacute; contre l&#39;h&ocirc;pital o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; soign&eacute;. Un tel probl&egrave;me soul&egrave;ve bien des questions, et l&#39;&eacute;tablissement d&#39;un Code de d&eacute;ontologie professionnelle semble &ecirc;tre une des pr&eacute;occupations &agrave; l&#39;ordre du jour. <br />Un profil type du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical se d&eacute;gage &eacute;galement mis en avant par l&#39;Association des Biblioth&eacute;caires N&eacute;erlandais : celle-ci a formul&eacute; de mani&egrave;re pr&eacute;cise un syst&egrave;me d&#39;&eacute;valuation du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical ; celui-ci est bas&eacute; sur le savoir professionnel, la formation et l&#39;exp&eacute;rience. Il propose &eacute;galement un programme de remise &agrave; niveau professionnelle &agrave; raison de sessions de deux ou trois jours sur une p&eacute;riode de trois ann&eacute;es. Ceci afin de faire reconnaitre officiellement la profession, d&#39;&eacute;tablir une grille de salaires et un avancement possible. <br />D&#39;autre part, de conservateur de livres, le biblioth&eacute;caire a vu son r&ocirc;le &eacute;volu&eacute; en professeur, chercheur sur informatique, expert en information. Quel sera son futur ? de plus en plus probablement celui d&#39;un interm&eacute;diaire, d&#39;un consultant, ce qui signifierait, d&#39;une certaine mani&egrave;re la fin des biblioth&egrave;ques telles que nous les connaissons. </p><h3>Les nouvelles technologies</h3><p>Le monde des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales a &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement boulevers&eacute; par l&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies. Pour citer un exemple, 60 % des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales am&eacute;ricaines sont &eacute;quip&eacute;es de lecteurs de CDROM. L&#39;Europe suit le m&ecirc;me chemin. Nul doute que la possibilit&eacute; d&#39;interroger une banque de donn&eacute;es &agrave; la fois en ligne et sur CDROM, ou que l&#39;arriv&eacute;e des banques de donn&eacute;es en texte int&eacute;gral (<em>full-text</em>) vont changer &eacute;galement l&#39;approche de la documentation m&eacute;dicale, ainsi que le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que : ces banques de donn&eacute;es peuvent fournir le texte complet d&#39;ouvrages, de communications &agrave; des congr&egrave;s, d&#39;articles de p&eacute;riodiques (le <em>New England Journal of Medicine</em> est maintenant accessible en ligne en full-text sur son propre serveur). Un groupe d&#39;&eacute;diteurs scientifiques proposent d&eacute;j&agrave; toute une s&eacute;rie de p&eacute;riodiques scientifiques sur CDROM (ADONIS du groupe Elzevier). <br />Le minitel (plus de 6 millions en France) ou le vid&eacute;otex en tant que nouveau mode de diffusion des informations en M&eacute;decine et Sant&eacute; publique offre &eacute;galement de grandes possibilit&eacute;s aux utilisateurs : deux cent services sont propos&eacute;s sous le th&egrave;me &quot;Sant&eacute;&quot;. <br />Enfin, le projet de l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute; : c&#39;est un syst&egrave;me autonome qui met l&#39;utilisateur, par l&#39;interm&eacute;diaire direct de son micro-ordinateur (PC, Mac) ou de son Minitel, en contact avec l&#39;ensemble des banques de donn&eacute;es disponibles. L&#39;utilisateur pose sa question, celle-ci est traduite par l&#39;Ant&eacute;-serveur (interface intelligente qui d&eacute;crypte et analyse la question, interroge les banques de donn&eacute;es) : la r&eacute;ponse peut provenir de plusieurs banques de donn&eacute;es interrog&eacute;es simultan&eacute;ment, en ligne et sur mode vid&eacute;otex. </p><h3>L&#39;information m&eacute;dicale au sein de l&#39;h&ocirc;pital</h3><p>La classique distinction entre l&#39;information m&eacute;dicale et l&#39;information administrative &agrave; l&#39;h&ocirc;pital est, en fait, relativement inconsistante. 60 % du budget de fonctionnement d&#39;un h&ocirc;pital est consacr&eacute; &agrave; la gestion de l&#39;information : en effet, l&#39;information m&eacute;dicale est recueillie et g&eacute;r&eacute;e par les soignants, ce qui demande un certain nombre de connaissances et de faits constat&eacute;s sur les patients (types de pathologies, d&eacute;cisions m&eacute;dicales, traitements employ&eacute;s). L&#39;information est ensuite administrative, elle est recueillie par les gestionnaires, pour le dossier m&eacute;dical et les frais d&#39;hospitalisation. En fait, les deux informations sont n&eacute;cessaires aux soins : un gestionnaire doit avoir une culture m&eacute;dicale, et un m&eacute;decin doit connaitre les r&egrave;gles de gestion hospitali&egrave;re, l&#39;information m&eacute;dicale restant &eacute;videmment la plus complexe. <br />De fait, l&#39;h&ocirc;pital pr&eacute;sente une complexit&eacute; organisationnelle et sociologique : il y a deux mondes qui s&#39;ignorent (le m&eacute;dical et l&#39;administratif) s&eacute;par&eacute;s par la culture, le statut social. Le monde infirmier est coinc&eacute; entre les deux. <br />Il faut donc trouver un moyen terme afin que ces deux mondes puissent coexister et &eacute;changer les informations, car une gestion sans finalit&eacute;, par un syst&egrave;me purement comptable serait une erreur ; et une m&eacute;decine trop technique, &eacute;clat&eacute;e en de multiples sp&eacute;cialit&eacute;s sans efficience. <br />La mise en place du P.M.S.I. (Programme de M&eacute;dicalisation des Syst&egrave;mes d&#39;Information) et la cr&eacute;ation des D.I.M. (D&eacute;partement d&#39;Information M&eacute;dicale) sont les premi&egrave;res &eacute;tapes d&#39;une longue marche qui devrait conduire &agrave; une vision renouvel&eacute;e et partenariale de la gestion et de l&#39;&eacute;valuation hospitali&egrave;res </p><p>De nombreux autres th&egrave;mes furent trait&eacute;s &agrave; Montpellier parmi lesquels la communication scientifique, la coop&eacute;ration nationale et internationale, le lecteur, l&#39;information dans l&#39;industrie pharmaceutique, l&#39;histoire de la m&eacute;decine, les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; et la documentation hospitali&egrave;re. Les Actes de la Conf&eacute;rence seront publi&eacute;s prochainement. </p><p>Le prochain rendez-vous des biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux est fix&eacute; &agrave; Oslo, du 28 juin au 2 juillet 1994 sous le th&egrave;me : &quot;l&#39;information de sant&eacute; : nouvelles possibilit&eacute;s&quot;. Rendez-vous est pris!! </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Bulletin de l&#39;Association des Biblioth&eacute;caires Fran&ccedil;ais, 1994, n&deg; 163, pp. 225.</strong> </p><p>Berceau de la m&eacute;decine en France, Montpellier poss&egrave;de la plus ancienne facult&eacute; de m&eacute;decine du monde actuellement en exercice. N&eacute; au XII&egrave;me si&egrave;cle, l&#39;enseignement de la m&eacute;decine a toujours fait partie des attributions les plus insignes de la ville. L&#39; Universit&eacute; se trouvait, en effet, au carrefour de la m&eacute;decine gr&eacute;co-latine et de la m&eacute;decine jud&eacute;o-arabe : des &eacute;tudiants de toute l&#39;Europe y afflu&egrave;rent. Il s&#39;y d&eacute;veloppa ainsi une m&eacute;decine humaniste. <br />En cette fin de 20&egrave;me si&egrave;cle, Montpellier, technopole, accueille Eurom&eacute;decine, le Centre de Calcul, d&eacute;veloppe le projet de l&#39;Ant&eacute;-serveur, et va accueillir le futur Catalogue de France. </p><p>C&#39;est donc apr&egrave;s Bruxelles en 1986 et Bologne en 1988, que la toute jeune et dynamique Association Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute; (AEIBS) a tenu sa Conf&eacute;rence, dans cette ville symbole pour la m&eacute;decine que repr&eacute;sente Montpellier. Quelques mots, tout d&#39;abord, sur l&#39;Association avant d&#39;aborder la Conf&eacute;rence elle-m&ecirc;me. </p><p>Constitu&eacute;e en 1987 &agrave; Brighton sous l&#39;&eacute;gide de la Communaut&eacute; Europ&eacute;enne et de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;, l&#39;AEIBS s&#39;est d&eacute;finie plusieurs buts dont le principal est de mettre les services des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; &agrave; la <em>disposition</em> des professionnels de sant&eacute; par la <em>coop&eacute;ration</em> et le <em>partage des exp&eacute;riences</em> au-del&agrave; des fronti&egrave;res. Concr&egrave;tement, cela se traduit, cette ann&eacute;e, par la mise en place d&#39;un r&eacute;seau d&#39;&eacute;changes de photocopies d&#39;articles m&eacute;dicaux en faveur des pays de l&#39;Est : un certain nombre de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales europ&eacute;ennes ont d&eacute;j&agrave; donn&eacute; leur accord pour l&#39;envoi gratuit de ces photocopies. </p><p>Un autre but d&eacute;fini dans les statuts de l&#39;Association est de tenir les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; <em>inform&eacute;s professionnellement</em>, et ce, de plusieurs mani&egrave;res : </p><ul> <li>en publiant une &quot;Newsletter&quot; trimestrielle en anglais et en fran&ccedil;ais, les deux langues officielles de l&#39;Association ; des informations sont donn&eacute;es, gr&acirc;ce &agrave; des correspondants europ&eacute;ens: <ul> <li>sur les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de sant&eacute; en Europe, </li> <li>les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; en Espagne, en Italie ou en Norv&egrave;ge, </li> <li>le devenir des CDROM m&eacute;dicaux, </li> <li>ou les derni&egrave;res publications sur la sant&eacute;. </li> </ul> Cette &quot;Newsletter&quot; se veut &ecirc;tre le lien entre les quelques 500 membres de l&#39;Association </li> <li>en encourageant la mobilit&eacute; professionnelle dans le cadre &eacute;largi que repr&eacute;sente l&#39;Europe de 1992 : des &eacute;changes professionnels sont propos&eacute;s entre institutions </li> <li>en offrant des cours d&#39;&eacute;ducation continue : chaque conf&eacute;rence donne lieu, en effet, &agrave; une s&eacute;rie de cours professionnels sur des sujets aussi divers que le management d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, l&#39;utilisation de CDROM en r&eacute;seaux, la pratique du t&eacute;l&eacute;d&eacute;chargement ou la bibliom&eacute;trie </li></ul><p>Le troisi&egrave;me but de l&#39;Association est de <em>repr&eacute;senter les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; &agrave; un niveau europ&eacute;en</em>, en particulier aupr&egrave;s de la CEE et de l&#39;OMS, en vue, par exemple, que des recommandations soient faites &agrave; un niveau europ&eacute;en pour une plus grande diffusion de l&#39;information de sant&eacute; </p><p>En outre, l&#39;AEIBS organise des ateliers de travail et des s&eacute;minaires ; elle est repr&eacute;sent&eacute;e au niveau de l&#39;International Federation of Library Associations (IFLA) et de la Medical Library Association (MLA aux USA). <br />Enfin, elle publie un &quot;Annuaire des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en Europe&quot;, et les actes des conf&eacute;rences. </p><p>L&#39;ann&eacute;e 1992 &eacute;tait l&#39;occasion d&#39;&eacute;lections afin de renouveler le pr&eacute;sident, le bureau et le conseil de l&#39;Association. Les r&eacute;sultats furent proclam&eacute;s &agrave; Montpellier : en 1993-1994, l&#39;AEIBS aura un nouveau pr&eacute;sident en la personne du tr&egrave;s britannique Tony Mc SEAN, biblioth&eacute;caire de la British Medical Association Library &agrave; Londres , l&#39;actuelle pr&eacute;sidente est Mme Monique CLELAND du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois &agrave; Lausanne. </p><p>Les deux membres d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la France aupr&egrave;s du Conseil sont : </p><ul> <li>Pierre-Marie BELBENOIT-AVICH, conservateur &agrave; la Biblioth&egrave;que Universitaire de Lyon </li> <li>Jean-Philippe ACCART, biblioth&eacute;caire-documentaliste au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil </li></ul><p><br />La 3&egrave;me Conf&eacute;rence europ&eacute;enne des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; avait pour th&egrave;me : <br /></p><h2>&quot;Le transfert de l&#39;information : temps nouveaux, m&eacute;thodes nouvelles&quot;.</h2><p>Comment connaitre et partager des exp&eacute;riences communes ? Se tenir au courant de l&#39;&eacute;volution des recherches dans le domaine m&eacute;dical ? Quel sera le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical ? Quelle est la nature des besoins &agrave; satisfaire ? Quelle information diffuser et sous quelle forme ? La biblioth&egrave;que du futur &eacute;tait donc au centre du d&eacute;bat. <br />Toutes ces interrogations des professionnels de sant&eacute; ont trouv&eacute; des r&eacute;ponses gr&acirc;ce aux quelques 80 communications faites &agrave; Montpellier, &agrave; une session de posters et &agrave; la tenue de tables rondes : <br />l&#39;une sur l&#39;industrie pharmaceutique et l&#39;autre sur la documentation hospitali&egrave;re. </p><p>Parmi les th&egrave;mes pr&eacute;sent&eacute;s, en voici trois qui ont retenu l&#39;attention: </p><h3>Le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical</h3><p>Mis &agrave; part les probl&egrave;mes de statut et de reconnaissance du m&eacute;tier qui sont communs &agrave; l&#39;ensemble de la profession, la question de l&#39;&eacute;thique et de la d&eacute;ontologie du m&eacute;tier a &eacute;t&eacute; abord&eacute;e. Les nouvelles technologies, tr&egrave;s employ&eacute;es dans les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, ont, en effet, chang&eacute; la mani&egrave;re dont l&#39;information est d&eacute;livr&eacute;e. Un exemple frappant a &eacute;t&eacute; donn&eacute; : des informations fournies &agrave; un m&eacute;decin par des biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;es n&eacute;fastes pour la sant&eacute; d&#39;un malade ; celui-ci s&#39;est retourn&eacute; contre l&#39;h&ocirc;pital o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; soign&eacute;. Un tel probl&egrave;me soul&egrave;ve bien des questions, et l&#39;&eacute;tablissement d&#39;un Code de d&eacute;ontologie professionnelle semble &ecirc;tre une des pr&eacute;occupations &agrave; l&#39;ordre du jour. <br />Un profil type du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical se d&eacute;gage &eacute;galement mis en avant par l&#39;Association des Biblioth&eacute;caires N&eacute;erlandais : celle-ci a formul&eacute; de mani&egrave;re pr&eacute;cise un syst&egrave;me d&#39;&eacute;valuation du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical ; celui-ci est bas&eacute; sur le savoir professionnel, la formation et l&#39;exp&eacute;rience. Il propose &eacute;galement un programme de remise &agrave; niveau professionnelle &agrave; raison de sessions de deux ou trois jours sur une p&eacute;riode de trois ann&eacute;es. Ceci afin de faire reconnaitre officiellement la profession, d&#39;&eacute;tablir une grille de salaires et un avancement possible. <br />D&#39;autre part, de conservateur de livres, le biblioth&eacute;caire a vu son r&ocirc;le &eacute;volu&eacute; en professeur, chercheur sur informatique, expert en information. Quel sera son futur ? de plus en plus probablement celui d&#39;un interm&eacute;diaire, d&#39;un consultant, ce qui signifierait, d&#39;une certaine mani&egrave;re la fin des biblioth&egrave;ques telles que nous les connaissons. </p><h3>Les nouvelles technologies</h3><p>Le monde des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales a &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement boulevers&eacute; par l&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies. Pour citer un exemple, 60 % des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales am&eacute;ricaines sont &eacute;quip&eacute;es de lecteurs de CDROM. L&#39;Europe suit le m&ecirc;me chemin. Nul doute que la possibilit&eacute; d&#39;interroger une banque de donn&eacute;es &agrave; la fois en ligne et sur CDROM, ou que l&#39;arriv&eacute;e des banques de donn&eacute;es en texte int&eacute;gral (<em>full-text</em>) vont changer &eacute;galement l&#39;approche de la documentation m&eacute;dicale, ainsi que le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que : ces banques de donn&eacute;es peuvent fournir le texte complet d&#39;ouvrages, de communications &agrave; des congr&egrave;s, d&#39;articles de p&eacute;riodiques (le <em>New England Journal of Medicine</em> est maintenant accessible en ligne en full-text sur son propre serveur). Un groupe d&#39;&eacute;diteurs scientifiques proposent d&eacute;j&agrave; toute une s&eacute;rie de p&eacute;riodiques scientifiques sur CDROM (ADONIS du groupe Elzevier). <br />Le minitel (plus de 6 millions en France) ou le vid&eacute;otex en tant que nouveau mode de diffusion des informations en M&eacute;decine et Sant&eacute; publique offre &eacute;galement de grandes possibilit&eacute;s aux utilisateurs : deux cent services sont propos&eacute;s sous le th&egrave;me &quot;Sant&eacute;&quot;. <br />Enfin, le projet de l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute; : c&#39;est un syst&egrave;me autonome qui met l&#39;utilisateur, par l&#39;interm&eacute;diaire direct de son micro-ordinateur (PC, Mac) ou de son Minitel, en contact avec l&#39;ensemble des banques de donn&eacute;es disponibles. L&#39;utilisateur pose sa question, celle-ci est traduite par l&#39;Ant&eacute;-serveur (interface intelligente qui d&eacute;crypte et analyse la question, interroge les banques de donn&eacute;es) : la r&eacute;ponse peut provenir de plusieurs banques de donn&eacute;es interrog&eacute;es simultan&eacute;ment, en ligne et sur mode vid&eacute;otex. </p><h3>L&#39;information m&eacute;dicale au sein de l&#39;h&ocirc;pital</h3><p>La classique distinction entre l&#39;information m&eacute;dicale et l&#39;information administrative &agrave; l&#39;h&ocirc;pital est, en fait, relativement inconsistante. 60 % du budget de fonctionnement d&#39;un h&ocirc;pital est consacr&eacute; &agrave; la gestion de l&#39;information : en effet, l&#39;information m&eacute;dicale est recueillie et g&eacute;r&eacute;e par les soignants, ce qui demande un certain nombre de connaissances et de faits constat&eacute;s sur les patients (types de pathologies, d&eacute;cisions m&eacute;dicales, traitements employ&eacute;s). L&#39;information est ensuite administrative, elle est recueillie par les gestionnaires, pour le dossier m&eacute;dical et les frais d&#39;hospitalisation. En fait, les deux informations sont n&eacute;cessaires aux soins : un gestionnaire doit avoir une culture m&eacute;dicale, et un m&eacute;decin doit connaitre les r&egrave;gles de gestion hospitali&egrave;re, l&#39;information m&eacute;dicale restant &eacute;videmment la plus complexe. <br />De fait, l&#39;h&ocirc;pital pr&eacute;sente une complexit&eacute; organisationnelle et sociologique : il y a deux mondes qui s&#39;ignorent (le m&eacute;dical et l&#39;administratif) s&eacute;par&eacute;s par la culture, le statut social. Le monde infirmier est coinc&eacute; entre les deux. <br />Il faut donc trouver un moyen terme afin que ces deux mondes puissent coexister et &eacute;changer les informations, car une gestion sans finalit&eacute;, par un syst&egrave;me purement comptable serait une erreur ; et une m&eacute;decine trop technique, &eacute;clat&eacute;e en de multiples sp&eacute;cialit&eacute;s sans efficience. <br />La mise en place du P.M.S.I. (Programme de M&eacute;dicalisation des Syst&egrave;mes d&#39;Information) et la cr&eacute;ation des D.I.M. (D&eacute;partement d&#39;Information M&eacute;dicale) sont les premi&egrave;res &eacute;tapes d&#39;une longue marche qui devrait conduire &agrave; une vision renouvel&eacute;e et partenariale de la gestion et de l&#39;&eacute;valuation hospitali&egrave;res </p><p>De nombreux autres th&egrave;mes furent trait&eacute;s &agrave; Montpellier parmi lesquels la communication scientifique, la coop&eacute;ration nationale et internationale, le lecteur, l&#39;information dans l&#39;industrie pharmaceutique, l&#39;histoire de la m&eacute;decine, les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; et la documentation hospitali&egrave;re. Les Actes de la Conf&eacute;rence seront publi&eacute;s prochainement. </p><p>Le prochain rendez-vous des biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux est fix&eacute; &agrave; Oslo, du 28 juin au 2 juillet 1994 sous le th&egrave;me : &quot;l&#39;information de sant&eacute; : nouvelles possibilit&eacute;s&quot;. Rendez-vous est pris!! </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1993) - L'informatique, c'est à la Villette. 2007-04-03T19:13:41+00:00 2007-04-03T19:13:41+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1993-l-informatique-c-est-a-la-villette.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Revue de l&#39;infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 18, pp. 51-54.</strong> </p><p>La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de La Villette pr&eacute;sente, au sein de l&#39;espace Explora, un certain nombre d&#39;expositions dont les th&egrave;mes sont tr&egrave;s divers. Depuis le 13 juillet 1993, s&#39;est ouverte une exposition permanente sur l&#39;Informatique au coour de la soci&eacute;t&eacute;. Vaste programme s&#39;il en est, mais qui permet de saisir combien la science a pris une place pr&eacute;pond&eacute;rante dans notre vie courante. </p><p>Ainsi, nous est expliqu&eacute; l&#39;ordinateur, ses principes et son fonctionnement. Cette exposition, qui remporte un grand succ&egrave;s, se veut avant tout didactique et attractive, faite pour un large public. <br />&gt;<em>Qu&#39;est-ce qu&#39;un ordinateur ? Une m&eacute;moire vive ? &amp;AGRAVE; quoi correspond un programme ? Un fichier ? </em><br />L&#39;exposition est divis&eacute;e en une suite de s&eacute;quences de 5 &agrave; 10 minutes chacune, s&eacute;quences que l&#39;on peut suivre sur un &eacute;cran de t&eacute;l&eacute;vision, gr&acirc;ce &agrave; des images de synth&egrave;se. Quatre petits espaces, correspondant chacun &agrave; 4 &eacute;l&eacute;ments essentiels de l&#39;ordinateur (le programme, l&#39;unit&eacute; centrale, la m&eacute;moire, les entr&eacute;es/sorties), ont &eacute;t&eacute; organis&eacute;s. Dans chacun d&#39;eux, un &eacute;clairage &agrave; la fois historique et actuel est propos&eacute;. Par exemple, une vid&eacute;o r&eacute;alis&eacute;e &agrave; partir d&#39;images d&#39;archives retrace dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale la naissance de l&#39;ordinateur. Ou encore, afin d&#39;appr&eacute;cier la diversit&eacute; des entr&eacute;es/sorties, le visiteur s&#39;initie &agrave; la reconnaissance vocale: il se d&eacute;place gr&acirc;ce &agrave; la voix Qans l&#39;image d&#39;un labyrinthe. Il peut d&eacute;couvrir &eacute;galement l&#39;ampleur de certains programmes comme celui d&#39;un traitement de texte. <br />Reliant les deux parties de l&#39;exposition, une&quot; galerie &quot; de portraits pr&eacute;sente quelques p&egrave;res fondateurs de l&#39;informatique comme John Von Neumann ou Alan T&uuml;ring, ou encore des figures de la micro-informatique : Steve Jobs et Bill Gates. </p><p>Voici donc, en quelques pages, les &eacute;l&eacute;ments essentiels de cette exposition qui vous permettront de mieux comprendre le fonctionnement d&#39;un ordinateur. </p><h2>Pr&eacute;sentation d&#39;un syst&egrave;me informatique</h2><p>Un syst&egrave;me informatique est compos&eacute; de deux parties bien distinctes : </p><p>- <strong>Le mat&eacute;riel</strong> (Hardware, en anglais) qui comprend aussi bien l&#39;ordinateur proprement dit que tous les appareils qui lui sont connect&eacute;s. </p><p>- <strong>Les logiciels</strong> (Software, en anglais) ou programmes, sans lesquels un ordinateur ne peut fonctionner. Le logiciel de base de tout micro-ordinateur est le syst&egrave;me d&#39;exploitation qui est le gestionnaire de l&#39;ordinateur. Pour les ordinateurs compatibles IBM-PC (les plus courants sur le march&eacute;) le syst&egrave;me d&#39;exploitation s&#39;appelle MSDOS. </p><h3>Le mat&eacute;riel</h3><p>Un poste informatique standard se compose d&#39;une unit&eacute; centrale, d&#39;un moniteur, d&#39;un clavier, d&#39;une souris et d&#39;une imprimante. </p><p><strong>L&#39;unit&eacute; centrale</strong> <br />C&#39;est l&agrave; que sont situ&eacute;s les &eacute;l&eacute;ments vitaux d&#39;un micro-ordinateur. Elle comprend au minimum : <br /></p><ul> <li>la carte m&egrave;re avec le microprocesseur, </li> <li>le contr&ocirc;leur des lecteurs de disquettes, </li> <li>le disque dur et le(s) lecteur(s) de disquettes, </li> <li>l&#39;alimentation &eacute;lectrique. </li></ul><p><strong>Le moniteur</strong> <br />Quasi indispensable &agrave; l&#39;utilisation d&#39;un micro-ordinateur, il sert &agrave; v&eacute;rifier si les entr&eacute;es faites au clavier ou &agrave; l&#39;aide de la souris sont correctes, &agrave; afficher les r&eacute;sultats des op&eacute;rations demand&eacute;es, les messages d&#39;erreurs etc. Monochrome ou couleur il peut afficher du texte, des images ou les deux &agrave; la fois. </p><p><strong>Le clavier</strong> <br />Il permet d&#39;entrer des donn&eacute;es dans l&#39;ordinateur. Il est compos&eacute; de trois parties : <br /></p><ul> <li>le clavier alphab&eacute;tique assez semblable &agrave; celui d&#39;une machine &agrave; &eacute;crire avec toutefois quelques touches sp&eacute;ciales de plus. </li> <li>le pav&eacute; num&eacute;rique, &agrave; droite du clavier, servant &agrave; entrer des chiffres. </li> <li>les touches de fonctions en haut du clavier, qui ont un r&ocirc;le particulier dans chaque logiciel. </li></ul><p><strong>La souris</strong> <br />C&#39;est un syst&egrave;me d&#39;entr&eacute;e des donn&eacute;es compos&eacute; d&#39;un petit bo&icirc;tier muni de deux boutons poussoirs. Elle est connect&eacute;e au micro-ordinateur par un fil. <br />La souris permet &agrave; l&#39;utilisateur de se d&eacute;placer n&#39;importe o&ugrave; &agrave; l&#39;&eacute;cran sans devoir utiliser les touches de d&eacute;placement du curseur. <br />Le d&eacute;placement de la souris sur le bureau provoque le d&eacute;placement du curseur &agrave; l&#39;&eacute;cran. Les boutons servent de boutons de commande pour s&eacute;lectionner un objet ou effectuer une action. </p><p><strong>L&#39;imprimante</strong> <br />Elle sert &agrave; imprimer des documents, textes et images. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable d&#39;un micro-ordinateur. Il existe plusieurs cat&eacute;gories d&#39;imprimantes ayant des caract&eacute;ristiques diff&eacute;rentes : <br /></p><ul> <li><em>les imprimantes matricielles</em>, rapides mais bruyantes ne permettent pas une tr&egrave;s bonne qualit&eacute; d&#39;impresssion. Ce sont les moins ch&egrave;res. </li> <li><em>les imprimantes &agrave; jet d&#39;encre</em>, assez rapides et silencieuses, elles offrent une bonne qualit&eacute; d&#39;impression. </li> <li><em>les imprimantes laser</em>, rapides et silencieuses, elles permettent l&#39;impression de documents de qualit&eacute; parfaite, proche de la photocomposition. </li></ul><h3>Les logiciels</h3><p>Les logiciels, ou programmes informatiques, sont absolument indispensables au fonctionnement d&#39;un microordinateur. Il existe deux grandes cat&eacute;gories de logiciels : <br /></p><ul> <li><em>les logiciels d&#39;application</em>, programmes permettant l&#39;ex&eacute;cution de t&acirc;ches sp&eacute;cifiques: traitement de texte, tableur, facturation, bases de donn&eacute;es etc. </li> <li><em>le syst&egrave;me d&#39;exploitation</em>, v&eacute;ritable chef d&#39;orchestre de l&#39;ordinateur. </li></ul><h2>Un exemple: le syst&egrave;me d&#39;exploitation MS-DOS</h2><h3>G&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s</h3><p>C&#39;est le programme informatique de base d&#39;un micro-ordinateur indispensable &agrave; son utilisation. Pour les micro-ordinateurs Compatibles PC, le syst&egrave;me d&#39;exploitation s&#39;appelle MS-DOS. <br />MS sont les initiales de la soci&eacute;t&eacute; MicroSoft qui &eacute;dite ce logiciel et DOS est l&#39;abr&eacute;viation anglaise de Disk Operating System que l&#39;on peut traduire par syst&egrave;me d&#39;exploitation des disques. <br />Mais MS-DOS ne se limite pas &agrave; la gestion des disquettes. C&#39;est un programme sp&eacute;cialis&eacute;, sp&eacute;cifique d&#39;un type de micro-ordinateur donn&eacute;, qui assure le bon fonctionnement de l&#39;ordinateur et g&egrave;re les diff&eacute;rents appareils qui lui sont connect&eacute;s (moniteur, clavier, souris, imprimante...). <br />Il prend en charge la gestion compl&egrave;te du syst&egrave;me, ma&icirc;tre d&#39;reuvre et surtout traducteur. C&#39;est l&#39;interm&eacute;diaire indispensable entre l&#39;ordinateur et l&#39;utilisateur. En effet, le microprocesseur, circuit int&eacute;gr&eacute; sp&eacute;cialis&eacute; dans la gestion, ne peut comprendre qu&#39;un langage cod&eacute; en num&eacute;rotation binaire, c&#39;est-&agrave;-dire uniquement compos&eacute; de O et de 1. <br />Gr&acirc;ce &agrave; MS-DOS nous pouvons donc communiquer plus facilement avec l&#39;ordinateur et faire comprendre d&#39;un langage certes encore assez &eacute;loign&eacute; d&#39;un langage naturel les actions que nous voulons faire ex&eacute;cuter par l&#39;ordinateur. <br />Pour pouvoir comprendre le fonctionnement de MS-DOS il faut expliquer quelques notions de base concernant le fonctionnement d&#39;un micro-ordinateur . </p><h3>Les diff&eacute;rents types de m&eacute;moires</h3><p>Il existe trois grands types de m&eacute;moires en micro-informatique : la m&eacute;moire morte ou ROM, la m&eacute;moire vive ou RAM, les m&eacute;moires de stockage ou m&eacute;moires de masse. </p><p><strong>La m&eacute;moire morte ou ROM</strong> <br />C&#39;est une m&eacute;moire interne dans laquelle il est seulement possible de lire un peu comme un livre qui contient un texte immuable qu&#39;on ne peut modifier. Son nom anglais ROM, abr&eacute;viation de Read Only Memory signifie m&eacute;moire qu&#39;il est seulement possible de lire. <br />Le programme qui a &eacute;t&eacute; &eacute;crit dans la ROM est fix&eacute; une fois pour toutes ; puisqu&#39;il est seulement possible de le lire, il est donc indestructible et l&#39;utilisateur {m&ecirc;me par une fausse manreuvre) ne pourra le changer. <br />La ROM contient g&eacute;n&eacute;ralement les programmes n&eacute;cessaires &agrave; la mise en service de l&#39;appareil. </p><p><strong>La m&eacute;moire vive ou RAM</strong> <br />La m&eacute;moire vive ou RAM, en anglais Random Access Memory c&#39;est-&agrave;-dire m&eacute;moire &agrave; acc&egrave;s al&eacute;atoire, est une m&eacute;moire interne dans laquelle, &agrave; la diff&eacute;rence de la ROM, on peut &agrave; la fois lire ou &eacute;crire des donn&eacute;es. Autre diff&eacute;rence fondamentale, la RAM est .une m&eacute;moire volatile qui est vid&eacute;e lors de la mise hors tension de l&#39;appareil. <br />La n&eacute;cessit&eacute; d&#39;un support fixe pour conserver les donn&eacute;es am&egrave;ne &agrave; &eacute;tudier le troisi&egrave;me type de m&eacute;moire d&#39;un micro-ordinateur. </p><p><strong>Les m&eacute;moires de stockage</strong> <br />Les m&eacute;moires de stockage, encore appel&eacute;es m&eacute;moires de masse, servent &agrave; stocker les programmes et les donn&eacute;es afin de les conserver et de les r&eacute;utiliser. Les principales m&eacute;moires de masse sont : -les disquettes souples, -les disques durs, -les cassettes pour streamers. <br />Sans entrer dans plus de d&eacute;tails, il faut retenir que sur 1 octet on peut stocker 1 caract&egrave;re, lettre, chiffre ou code de contr&ocirc;le. L&#39;unit&eacute; de mesure de base en mati&egrave;re d&#39;informatique est donc l&#39;octet, et ses multiples sont le kilo-octet et le m&eacute;ga-octet. </p><p><br /><table > <tbody> <tr> <td> <h2>En r&eacute;sum&eacute;</h2><br /> L&#39;OCTET contient 1 caract&egrave;re. <br /> Le KILO-OCTET contient 1 000 octets, donc 1 000 caract&egrave;res. <br /> Le M&amp;EACUTE;GA-OCTET contient 1 000 kilo-octets ou 1 000 000 octets, donc 1 000 000 caract&egrave;res. </td> </tr> </tbody></table></p><h3>Les disquettes</h3><p>Les disquettes sont des supports magn&eacute;tiques destin&eacute;s &agrave; stocker des programmes informatiques ou des donn&eacute;es. Sur micros compatibles-PC existent deux formats de disquettes : 5 pouces 1/4 et 3 pouces 1/2 qui est le format le plus employ&eacute; actuellement. <br />Pour chaque format de disquette, il y a deux sous-cat&eacute;gories : <br />- double densit&eacute; (DD), <br />- haute densit&eacute; (HD). <br />Une disquette est compos&eacute;e d&#39;un disque magn&eacute;tique entour&eacute; d&#39;une enveloppe de plastique souple (5 pouces 1/4) ou rigide (3 pouces 1/2). <br />Avant de pouvoir utiliser une disquette il faut la pr&eacute;parer en tra&ccedil;ant des pistes concentriques et en d&eacute;terminant des secteurs (pareils &agrave; des parts de camembert), ce qui est n&eacute;cessaire pour que l&#39;ordinateur sache o&ugrave; les informations sont stock&eacute;es. <br />Cette op&eacute;ration s&#39;appelle <em>formater une disquette</em>. Elle est r&eacute;alis&eacute;e par une des commandes de MS-DOS. </p><br /><table > <tbody> <tr> <td> <h2>Conseils d&#39;utilisation</h2> <p> Une disquette est sensible &agrave; certains facteurs d&#39;environnement; il ne faut pas l&#39;exposer au soleilou &agrave; une chaleur excessive et il faut la maintenir &eacute;loign&eacute;e des champs magn&eacute;tiques. Il ne faut pas non plus la mettre en contact avec des liquides ou &#39;ui faire subir des chocs trop importants. Il pourrait en r&eacute;sulter des alt&eacute;rations du support magn&eacute;tique et une perte des donn&eacute;es. </p> </td> </tr> </tbody></table><h3>Le disque dur</h3><p>Les disques durs sont des m&eacute;moires de masse de tr&egrave;s grande capacit&eacute;: de 20 &agrave; plusieurs centaines de m&eacute;gaoctets permettant &agrave; l&#39;utilisateur de stocker plusieurs dizaines de millions de caract&egrave;res sur le m&ecirc;me disque. <br />Tous les logiciels utilis&eacute;s peuvent &ecirc;tre &eacute;galement install&eacute;s sur le disque, &eacute;vitant par l&agrave; d&#39;incessants changements de disquettes dans le lecteur. C&#39;est d&#39;ailleurs une m&eacute;moire de stockage indispensable &agrave; l&#39;utilisation des logiciels modernes. <br />Un disque dur peut contenir une tr&egrave;s grande quantit&eacute; de donn&eacute;es, d&#39;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;une organisation particuli&egrave;re par rapport aux disquettes. <br />En effet, un disque dur peut tr&egrave;s vite contenir plusieurs centaines &agrave; plusieurs milliers de programmes ou documents diff&eacute;rents et il devient quasiment impossible de retrouver un document particulier dans cette masse. <br />C&#39;est pourquoi MS-DOS permet de compartimenter le disque dur un peu comme les &eacute;tag&egrave;res d&#39;une armoire afin de pouvoir ranger les programmes et les documents selon un ordre logique. <br />Ces compartiments s&#39;appellent des <em>r&eacute;pertoires</em>. Sous MS-DOS, les r&eacute;pertoires ont une structure dite arborescente, c&#39;est-&agrave;-dire qu&#39;un r&eacute;pertoire peut s&#39;ouvrir sur un autre r&eacute;pertoire, et ce sur autant de niveaux que l&#39;on veut. <br />Le r&eacute;pertoire d&#39;acc&egrave;s au disque dur {celui dans lequel on se trouve lorsqu&#39;on allume l&#39;appareil) s&#39;appelle le <em>r&eacute;pertoire racine</em>. <br />C&#39;est la porte d&#39;entr&eacute;e du disque. </p><h3>Les fichiers</h3><p>On d&eacute;signe par le nom de fichier tout ensemble de codes formant un pro:: gramme informatique ou document cr&eacute;&eacute; par un programme informatique. <br />Pour pouvoir individualiser les fichiers se trouvant sur une disquette ou un disque dur, il est indispensable de leur donner un nom. <br />Chaque fois que vous sauvegarderez un document cr&eacute;&eacute; il faudra lui choisir un nom. Ce nom, qui devra &eacute;voquer au mieux le contenu du document, sera compos&eacute; d&#39;un maximum de huit caract&egrave;res. </p><p>Enfin, pour terminer, il faut parler de l&#39;informatique et des virus. </p><h2>Informatique et virus</h2><p>Un virus informatique est un programme introduit sur une disquette et destin&eacute; &agrave; accomplit un certain nombre d&#39;actions dans le but de nuire aux utilisateurs de cette disquette. <br />Ce programme clandestin pourra se propager &agrave; d&#39;autres disquettes lors de duplication ou pourra se greffer sur le disque dur des diff&eacute;rents micro-ordinateurs sur lesquels seront utilis&eacute;es les disquettes. <br />Les cons&eacute;quences de cette infestation pourront &ecirc;tre tr&egrave;s vflriables. Certains virus vont attaquer des programmes dans le but de les d&eacute;truire, d&#39;autres se fixeront sur les parties les plus importantes du disque dur, entra&icirc;nant &agrave; terme la perte des donn&eacute;es ou l&#39;impossibilit&eacute; d&#39;acc&ea<br />ute;der au disque. <br />Le ph&eacute;nom&egrave;ne est en recrudescence actuellement et il convient d&#39;examiner les moyens &agrave; mettre en reuvre afin de limiter le risque de contamination des appareils. Les moyens de lutte contre les virus informatiques sont de deux ordres: pr&eacute;ventifs ou curatifs. </p><p><strong>Quels sont les moyens de pr&eacute;vention utilisables ? </strong><br /></p><ul> <li>prot&eacute;ger les disquettes en &eacute;criture, </li> <li>ne pas utiliser de disquettes d&#39;origine inconnue, </li> <li>ne pas r&eacute;amorcer le syst&egrave;me avec une disquette dans le lecteur. </li></ul><p>Voici donc, en r&eacute;sum&eacute;, les principes de fonctionnement de l&#39;ordinateur. <br />Ces quelques explications, synth&eacute;tis&eacute;es de mani&egrave;re tr&egrave;s attrayante &agrave; La Villette, vous permettront de mieux appr&eacute;hender le monde de l&#39;informatique.&nbsp;A vos ordinateurs! </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Revue de l&#39;infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 18, pp. 51-54.</strong> </p><p>La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de La Villette pr&eacute;sente, au sein de l&#39;espace Explora, un certain nombre d&#39;expositions dont les th&egrave;mes sont tr&egrave;s divers. Depuis le 13 juillet 1993, s&#39;est ouverte une exposition permanente sur l&#39;Informatique au coour de la soci&eacute;t&eacute;. Vaste programme s&#39;il en est, mais qui permet de saisir combien la science a pris une place pr&eacute;pond&eacute;rante dans notre vie courante. </p><p>Ainsi, nous est expliqu&eacute; l&#39;ordinateur, ses principes et son fonctionnement. Cette exposition, qui remporte un grand succ&egrave;s, se veut avant tout didactique et attractive, faite pour un large public. <br />&gt;<em>Qu&#39;est-ce qu&#39;un ordinateur ? Une m&eacute;moire vive ? &amp;AGRAVE; quoi correspond un programme ? Un fichier ? </em><br />L&#39;exposition est divis&eacute;e en une suite de s&eacute;quences de 5 &agrave; 10 minutes chacune, s&eacute;quences que l&#39;on peut suivre sur un &eacute;cran de t&eacute;l&eacute;vision, gr&acirc;ce &agrave; des images de synth&egrave;se. Quatre petits espaces, correspondant chacun &agrave; 4 &eacute;l&eacute;ments essentiels de l&#39;ordinateur (le programme, l&#39;unit&eacute; centrale, la m&eacute;moire, les entr&eacute;es/sorties), ont &eacute;t&eacute; organis&eacute;s. Dans chacun d&#39;eux, un &eacute;clairage &agrave; la fois historique et actuel est propos&eacute;. Par exemple, une vid&eacute;o r&eacute;alis&eacute;e &agrave; partir d&#39;images d&#39;archives retrace dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale la naissance de l&#39;ordinateur. Ou encore, afin d&#39;appr&eacute;cier la diversit&eacute; des entr&eacute;es/sorties, le visiteur s&#39;initie &agrave; la reconnaissance vocale: il se d&eacute;place gr&acirc;ce &agrave; la voix Qans l&#39;image d&#39;un labyrinthe. Il peut d&eacute;couvrir &eacute;galement l&#39;ampleur de certains programmes comme celui d&#39;un traitement de texte. <br />Reliant les deux parties de l&#39;exposition, une&quot; galerie &quot; de portraits pr&eacute;sente quelques p&egrave;res fondateurs de l&#39;informatique comme John Von Neumann ou Alan T&uuml;ring, ou encore des figures de la micro-informatique : Steve Jobs et Bill Gates. </p><p>Voici donc, en quelques pages, les &eacute;l&eacute;ments essentiels de cette exposition qui vous permettront de mieux comprendre le fonctionnement d&#39;un ordinateur. </p><h2>Pr&eacute;sentation d&#39;un syst&egrave;me informatique</h2><p>Un syst&egrave;me informatique est compos&eacute; de deux parties bien distinctes : </p><p>- <strong>Le mat&eacute;riel</strong> (Hardware, en anglais) qui comprend aussi bien l&#39;ordinateur proprement dit que tous les appareils qui lui sont connect&eacute;s. </p><p>- <strong>Les logiciels</strong> (Software, en anglais) ou programmes, sans lesquels un ordinateur ne peut fonctionner. Le logiciel de base de tout micro-ordinateur est le syst&egrave;me d&#39;exploitation qui est le gestionnaire de l&#39;ordinateur. Pour les ordinateurs compatibles IBM-PC (les plus courants sur le march&eacute;) le syst&egrave;me d&#39;exploitation s&#39;appelle MSDOS. </p><h3>Le mat&eacute;riel</h3><p>Un poste informatique standard se compose d&#39;une unit&eacute; centrale, d&#39;un moniteur, d&#39;un clavier, d&#39;une souris et d&#39;une imprimante. </p><p><strong>L&#39;unit&eacute; centrale</strong> <br />C&#39;est l&agrave; que sont situ&eacute;s les &eacute;l&eacute;ments vitaux d&#39;un micro-ordinateur. Elle comprend au minimum : <br /></p><ul> <li>la carte m&egrave;re avec le microprocesseur, </li> <li>le contr&ocirc;leur des lecteurs de disquettes, </li> <li>le disque dur et le(s) lecteur(s) de disquettes, </li> <li>l&#39;alimentation &eacute;lectrique. </li></ul><p><strong>Le moniteur</strong> <br />Quasi indispensable &agrave; l&#39;utilisation d&#39;un micro-ordinateur, il sert &agrave; v&eacute;rifier si les entr&eacute;es faites au clavier ou &agrave; l&#39;aide de la souris sont correctes, &agrave; afficher les r&eacute;sultats des op&eacute;rations demand&eacute;es, les messages d&#39;erreurs etc. Monochrome ou couleur il peut afficher du texte, des images ou les deux &agrave; la fois. </p><p><strong>Le clavier</strong> <br />Il permet d&#39;entrer des donn&eacute;es dans l&#39;ordinateur. Il est compos&eacute; de trois parties : <br /></p><ul> <li>le clavier alphab&eacute;tique assez semblable &agrave; celui d&#39;une machine &agrave; &eacute;crire avec toutefois quelques touches sp&eacute;ciales de plus. </li> <li>le pav&eacute; num&eacute;rique, &agrave; droite du clavier, servant &agrave; entrer des chiffres. </li> <li>les touches de fonctions en haut du clavier, qui ont un r&ocirc;le particulier dans chaque logiciel. </li></ul><p><strong>La souris</strong> <br />C&#39;est un syst&egrave;me d&#39;entr&eacute;e des donn&eacute;es compos&eacute; d&#39;un petit bo&icirc;tier muni de deux boutons poussoirs. Elle est connect&eacute;e au micro-ordinateur par un fil. <br />La souris permet &agrave; l&#39;utilisateur de se d&eacute;placer n&#39;importe o&ugrave; &agrave; l&#39;&eacute;cran sans devoir utiliser les touches de d&eacute;placement du curseur. <br />Le d&eacute;placement de la souris sur le bureau provoque le d&eacute;placement du curseur &agrave; l&#39;&eacute;cran. Les boutons servent de boutons de commande pour s&eacute;lectionner un objet ou effectuer une action. </p><p><strong>L&#39;imprimante</strong> <br />Elle sert &agrave; imprimer des documents, textes et images. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable d&#39;un micro-ordinateur. Il existe plusieurs cat&eacute;gories d&#39;imprimantes ayant des caract&eacute;ristiques diff&eacute;rentes : <br /></p><ul> <li><em>les imprimantes matricielles</em>, rapides mais bruyantes ne permettent pas une tr&egrave;s bonne qualit&eacute; d&#39;impresssion. Ce sont les moins ch&egrave;res. </li> <li><em>les imprimantes &agrave; jet d&#39;encre</em>, assez rapides et silencieuses, elles offrent une bonne qualit&eacute; d&#39;impression. </li> <li><em>les imprimantes laser</em>, rapides et silencieuses, elles permettent l&#39;impression de documents de qualit&eacute; parfaite, proche de la photocomposition. </li></ul><h3>Les logiciels</h3><p>Les logiciels, ou programmes informatiques, sont absolument indispensables au fonctionnement d&#39;un microordinateur. Il existe deux grandes cat&eacute;gories de logiciels : <br /></p><ul> <li><em>les logiciels d&#39;application</em>, programmes permettant l&#39;ex&eacute;cution de t&acirc;ches sp&eacute;cifiques: traitement de texte, tableur, facturation, bases de donn&eacute;es etc. </li> <li><em>le syst&egrave;me d&#39;exploitation</em>, v&eacute;ritable chef d&#39;orchestre de l&#39;ordinateur. </li></ul><h2>Un exemple: le syst&egrave;me d&#39;exploitation MS-DOS</h2><h3>G&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s</h3><p>C&#39;est le programme informatique de base d&#39;un micro-ordinateur indispensable &agrave; son utilisation. Pour les micro-ordinateurs Compatibles PC, le syst&egrave;me d&#39;exploitation s&#39;appelle MS-DOS. <br />MS sont les initiales de la soci&eacute;t&eacute; MicroSoft qui &eacute;dite ce logiciel et DOS est l&#39;abr&eacute;viation anglaise de Disk Operating System que l&#39;on peut traduire par syst&egrave;me d&#39;exploitation des disques. <br />Mais MS-DOS ne se limite pas &agrave; la gestion des disquettes. C&#39;est un programme sp&eacute;cialis&eacute;, sp&eacute;cifique d&#39;un type de micro-ordinateur donn&eacute;, qui assure le bon fonctionnement de l&#39;ordinateur et g&egrave;re les diff&eacute;rents appareils qui lui sont connect&eacute;s (moniteur, clavier, souris, imprimante...). <br />Il prend en charge la gestion compl&egrave;te du syst&egrave;me, ma&icirc;tre d&#39;reuvre et surtout traducteur. C&#39;est l&#39;interm&eacute;diaire indispensable entre l&#39;ordinateur et l&#39;utilisateur. En effet, le microprocesseur, circuit int&eacute;gr&eacute; sp&eacute;cialis&eacute; dans la gestion, ne peut comprendre qu&#39;un langage cod&eacute; en num&eacute;rotation binaire, c&#39;est-&agrave;-dire uniquement compos&eacute; de O et de 1. <br />Gr&acirc;ce &agrave; MS-DOS nous pouvons donc communiquer plus facilement avec l&#39;ordinateur et faire comprendre d&#39;un langage certes encore assez &eacute;loign&eacute; d&#39;un langage naturel les actions que nous voulons faire ex&eacute;cuter par l&#39;ordinateur. <br />Pour pouvoir comprendre le fonctionnement de MS-DOS il faut expliquer quelques notions de base concernant le fonctionnement d&#39;un micro-ordinateur . </p><h3>Les diff&eacute;rents types de m&eacute;moires</h3><p>Il existe trois grands types de m&eacute;moires en micro-informatique : la m&eacute;moire morte ou ROM, la m&eacute;moire vive ou RAM, les m&eacute;moires de stockage ou m&eacute;moires de masse. </p><p><strong>La m&eacute;moire morte ou ROM</strong> <br />C&#39;est une m&eacute;moire interne dans laquelle il est seulement possible de lire un peu comme un livre qui contient un texte immuable qu&#39;on ne peut modifier. Son nom anglais ROM, abr&eacute;viation de Read Only Memory signifie m&eacute;moire qu&#39;il est seulement possible de lire. <br />Le programme qui a &eacute;t&eacute; &eacute;crit dans la ROM est fix&eacute; une fois pour toutes ; puisqu&#39;il est seulement possible de le lire, il est donc indestructible et l&#39;utilisateur {m&ecirc;me par une fausse manreuvre) ne pourra le changer. <br />La ROM contient g&eacute;n&eacute;ralement les programmes n&eacute;cessaires &agrave; la mise en service de l&#39;appareil. </p><p><strong>La m&eacute;moire vive ou RAM</strong> <br />La m&eacute;moire vive ou RAM, en anglais Random Access Memory c&#39;est-&agrave;-dire m&eacute;moire &agrave; acc&egrave;s al&eacute;atoire, est une m&eacute;moire interne dans laquelle, &agrave; la diff&eacute;rence de la ROM, on peut &agrave; la fois lire ou &eacute;crire des donn&eacute;es. Autre diff&eacute;rence fondamentale, la RAM est .une m&eacute;moire volatile qui est vid&eacute;e lors de la mise hors tension de l&#39;appareil. <br />La n&eacute;cessit&eacute; d&#39;un support fixe pour conserver les donn&eacute;es am&egrave;ne &agrave; &eacute;tudier le troisi&egrave;me type de m&eacute;moire d&#39;un micro-ordinateur. </p><p><strong>Les m&eacute;moires de stockage</strong> <br />Les m&eacute;moires de stockage, encore appel&eacute;es m&eacute;moires de masse, servent &agrave; stocker les programmes et les donn&eacute;es afin de les conserver et de les r&eacute;utiliser. Les principales m&eacute;moires de masse sont : -les disquettes souples, -les disques durs, -les cassettes pour streamers. <br />Sans entrer dans plus de d&eacute;tails, il faut retenir que sur 1 octet on peut stocker 1 caract&egrave;re, lettre, chiffre ou code de contr&ocirc;le. L&#39;unit&eacute; de mesure de base en mati&egrave;re d&#39;informatique est donc l&#39;octet, et ses multiples sont le kilo-octet et le m&eacute;ga-octet. </p><p><br /><table > <tbody> <tr> <td> <h2>En r&eacute;sum&eacute;</h2><br /> L&#39;OCTET contient 1 caract&egrave;re. <br /> Le KILO-OCTET contient 1 000 octets, donc 1 000 caract&egrave;res. <br /> Le M&amp;EACUTE;GA-OCTET contient 1 000 kilo-octets ou 1 000 000 octets, donc 1 000 000 caract&egrave;res. </td> </tr> </tbody></table></p><h3>Les disquettes</h3><p>Les disquettes sont des supports magn&eacute;tiques destin&eacute;s &agrave; stocker des programmes informatiques ou des donn&eacute;es. Sur micros compatibles-PC existent deux formats de disquettes : 5 pouces 1/4 et 3 pouces 1/2 qui est le format le plus employ&eacute; actuellement. <br />Pour chaque format de disquette, il y a deux sous-cat&eacute;gories : <br />- double densit&eacute; (DD), <br />- haute densit&eacute; (HD). <br />Une disquette est compos&eacute;e d&#39;un disque magn&eacute;tique entour&eacute; d&#39;une enveloppe de plastique souple (5 pouces 1/4) ou rigide (3 pouces 1/2). <br />Avant de pouvoir utiliser une disquette il faut la pr&eacute;parer en tra&ccedil;ant des pistes concentriques et en d&eacute;terminant des secteurs (pareils &agrave; des parts de camembert), ce qui est n&eacute;cessaire pour que l&#39;ordinateur sache o&ugrave; les informations sont stock&eacute;es. <br />Cette op&eacute;ration s&#39;appelle <em>formater une disquette</em>. Elle est r&eacute;alis&eacute;e par une des commandes de MS-DOS. </p><br /><table > <tbody> <tr> <td> <h2>Conseils d&#39;utilisation</h2> <p> Une disquette est sensible &agrave; certains facteurs d&#39;environnement; il ne faut pas l&#39;exposer au soleilou &agrave; une chaleur excessive et il faut la maintenir &eacute;loign&eacute;e des champs magn&eacute;tiques. Il ne faut pas non plus la mettre en contact avec des liquides ou &#39;ui faire subir des chocs trop importants. Il pourrait en r&eacute;sulter des alt&eacute;rations du support magn&eacute;tique et une perte des donn&eacute;es. </p> </td> </tr> </tbody></table><h3>Le disque dur</h3><p>Les disques durs sont des m&eacute;moires de masse de tr&egrave;s grande capacit&eacute;: de 20 &agrave; plusieurs centaines de m&eacute;gaoctets permettant &agrave; l&#39;utilisateur de stocker plusieurs dizaines de millions de caract&egrave;res sur le m&ecirc;me disque. <br />Tous les logiciels utilis&eacute;s peuvent &ecirc;tre &eacute;galement install&eacute;s sur le disque, &eacute;vitant par l&agrave; d&#39;incessants changements de disquettes dans le lecteur. C&#39;est d&#39;ailleurs une m&eacute;moire de stockage indispensable &agrave; l&#39;utilisation des logiciels modernes. <br />Un disque dur peut contenir une tr&egrave;s grande quantit&eacute; de donn&eacute;es, d&#39;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;une organisation particuli&egrave;re par rapport aux disquettes. <br />En effet, un disque dur peut tr&egrave;s vite contenir plusieurs centaines &agrave; plusieurs milliers de programmes ou documents diff&eacute;rents et il devient quasiment impossible de retrouver un document particulier dans cette masse. <br />C&#39;est pourquoi MS-DOS permet de compartimenter le disque dur un peu comme les &eacute;tag&egrave;res d&#39;une armoire afin de pouvoir ranger les programmes et les documents selon un ordre logique. <br />Ces compartiments s&#39;appellent des <em>r&eacute;pertoires</em>. Sous MS-DOS, les r&eacute;pertoires ont une structure dite arborescente, c&#39;est-&agrave;-dire qu&#39;un r&eacute;pertoire peut s&#39;ouvrir sur un autre r&eacute;pertoire, et ce sur autant de niveaux que l&#39;on veut. <br />Le r&eacute;pertoire d&#39;acc&egrave;s au disque dur {celui dans lequel on se trouve lorsqu&#39;on allume l&#39;appareil) s&#39;appelle le <em>r&eacute;pertoire racine</em>. <br />C&#39;est la porte d&#39;entr&eacute;e du disque. </p><h3>Les fichiers</h3><p>On d&eacute;signe par le nom de fichier tout ensemble de codes formant un pro:: gramme informatique ou document cr&eacute;&eacute; par un programme informatique. <br />Pour pouvoir individualiser les fichiers se trouvant sur une disquette ou un disque dur, il est indispensable de leur donner un nom. <br />Chaque fois que vous sauvegarderez un document cr&eacute;&eacute; il faudra lui choisir un nom. Ce nom, qui devra &eacute;voquer au mieux le contenu du document, sera compos&eacute; d&#39;un maximum de huit caract&egrave;res. </p><p>Enfin, pour terminer, il faut parler de l&#39;informatique et des virus. </p><h2>Informatique et virus</h2><p>Un virus informatique est un programme introduit sur une disquette et destin&eacute; &agrave; accomplit un certain nombre d&#39;actions dans le but de nuire aux utilisateurs de cette disquette. <br />Ce programme clandestin pourra se propager &agrave; d&#39;autres disquettes lors de duplication ou pourra se greffer sur le disque dur des diff&eacute;rents micro-ordinateurs sur lesquels seront utilis&eacute;es les disquettes. <br />Les cons&eacute;quences de cette infestation pourront &ecirc;tre tr&egrave;s vflriables. Certains virus vont attaquer des programmes dans le but de les d&eacute;truire, d&#39;autres se fixeront sur les parties les plus importantes du disque dur, entra&icirc;nant &agrave; terme la perte des donn&eacute;es ou l&#39;impossibilit&eacute; d&#39;acc&ea<br />ute;der au disque. <br />Le ph&eacute;nom&egrave;ne est en recrudescence actuellement et il convient d&#39;examiner les moyens &agrave; mettre en reuvre afin de limiter le risque de contamination des appareils. Les moyens de lutte contre les virus informatiques sont de deux ordres: pr&eacute;ventifs ou curatifs. </p><p><strong>Quels sont les moyens de pr&eacute;vention utilisables ? </strong><br /></p><ul> <li>prot&eacute;ger les disquettes en &eacute;criture, </li> <li>ne pas utiliser de disquettes d&#39;origine inconnue, </li> <li>ne pas r&eacute;amorcer le syst&egrave;me avec une disquette dans le lecteur. </li></ul><p>Voici donc, en r&eacute;sum&eacute;, les principes de fonctionnement de l&#39;ordinateur. <br />Ces quelques explications, synth&eacute;tis&eacute;es de mani&egrave;re tr&egrave;s attrayante &agrave; La Villette, vous permettront de mieux appr&eacute;hender le monde de l&#39;informatique.&nbsp;A vos ordinateurs! </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1993) - L'information biomédicale au futur (2) 2007-04-03T19:18:03+00:00 2007-04-03T19:18:03+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1993-l-information-biomedicale-au-futur-2.html jpaccart info@jpaccart.ch <p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1993) - L'information biomédicale au futur 2007-04-03T19:08:50+00:00 2007-04-03T19:08:50+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1993-l-information-biomedicale-au-futur.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Bulletin de l&#39;Association des Biblioth&eacute;caires Fran&ccedil;ais, 1993, n&deg; 161, pp. 56-57.</strong> </p><h2>L&#39;information en chiffres et l&#39;explosion des nouvelles technologies</h2><p>Pour citer quelques chiffres probants en termes d&#39;&eacute;dition papier, prenons diff&eacute;rentes sources : l&#39;<em>Ulrich&#39;s Periodicals Directory</em>, dans sa 31&egrave;me &eacute;dition (1992/93), d&eacute;nombre 126 000 titres de p&eacute;riodiques existants. <em>The Serials Directory</em> (EBSCO) cite 20 millions d&#39;articles publi&eacute;s annuellement, soit 80 000 par jour ! . D&#39;autre part, <em>The Gale Directory of Databases</em>, dans son &eacute;dition de 1993, donne les chiffres suivants : </p><ul> <li>5183 banques de donn&eacute;es existantes (en 1972, 30 banques) </li> <li>et 2204 producteurs de donn&eacute;es (30 en 1972) </li> <li>d&#39;autre part, 1200 titres de CDROM existent &agrave; l&#39;heure actuelle. </li></ul><p>En pourcentage, cela donne : </p><ul> <li>en 1972, 83 % de BDD scientifiques et techniques et 15 % juridiques et &eacute;conomiques </li> <li>en 1990, 35 % BDD sc et techn., 45 % BDD jur. et &eacute;co., 15 social et actualit&eacute;s </li></ul><p>Le march&eacute; europ&eacute;en est largement domin&eacute; par les services am&eacute;ricains (&agrave; la fois, en chiffres d&#39;affaires et en produits propos&eacute;s) : </p><ul> <li>USA : 58 % des BDD existantes </li> <li>Europe, 34, 6 % </li> <li>France : 12 % de la production europ&eacute;enne </li></ul><p>Il apparait donc clairement que l&#39;on assiste &agrave; une explosion de l&#39;information, que ce soit sous la forme de documents primaires ou que ceux-ci soient trait&eacute;s et index&eacute;s, d&#39;o&ugrave; la multiplication des banques de donn&eacute;es. Comment acc&eacute;der &agrave; cette information ? : r&eacute;seaux de t&eacute;l&eacute;communication, satellites, nouvelles technologies type CDROM ou disque optique num&eacute;rique (DON), disque inscriptible (WORM), digitalisation, num&eacute;risation, forme &eacute;lectronique, p&eacute;riodique consultable en plein texte, fibres optiques, compression de donn&eacute;es, toutes ces nouvelles donnes technologiques bouleversent totalement l&#39;acc&egrave;s et la fourniture de l&#39;information, et plus particuli&egrave;rement l&#39;information biom&eacute;dicale. </p><p>D&#39;autres parall&egrave;les sont &agrave; prendre en consid&eacute;ration : </p><ul> <li>la mont&eacute;e en puissance des ordinateurs personnels dont les prix baissent et la capacit&eacute; en m&eacute;moire augmente. </li> <li>de plus, les compagnies traditionnelles de t&eacute;l&eacute;phone travaillent de plus en plus ensemble en vue de cr&eacute;er des r&eacute;seaux internationaux : rapprochement r&eacute;cents de ATT et Macaw Cellular aux Etats-Unis, British Telecom et MCI en Grande-Bretagne. </li> <li>les logiciels permettant d&#39;avoir un standard international pour les publications se d&eacute;veloppent. Un des plus r&eacute;cents est ADOBE ACROBAT. </li></ul><h2>Le r&ocirc;le des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales </h2><p>L&#39;&eacute;quipement des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en nouvelles technologies est tr&egrave;s in&eacute;gal selon les pays et les continents. En France, les CDROM (Medline, PASCAL, Embase) s&#39;implantent progressivement, surtout dans les biblioth&egrave;ques universitaires et les biblioth&egrave;ques hospitali&egrave;res. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne va aller en s&#39;amplifiant. Aux Etats-Unis, 60% des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales sont &eacute;quip&eacute;es en CDROM. Une autre technologie de pointe utilis&eacute;e dans les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales am&eacute;ricaines est la scann&eacute;risation et la transmission des images de documents ainsi scanneris&eacute;s. L&#39;image est envoy&eacute;e par ligne t&eacute;l&eacute;phonique : le receveur doit &ecirc;tre &eacute;quip&eacute; d&#39;un logiciel sp&eacute;cifique, d&#39;une imprimante laser et d&#39;un ordinateur. Les biblioth&egrave;ques utilisent le logiciel <em>ARIEL</em>, d&eacute;velopp&eacute; par <em>The Research Libraries Group</em>, qui compresse ou d&eacute;compresse les images scann&eacute;ris&eacute;es afin de rendre la transmission plus rapide. <br />Les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales restent cependant les principales utilisatrices des centres de fourniture de documents. </p><h2>Les grands centres de fourniture de documents</h2><p>Pour l&#39;utilisateur final, en l&#39;occurrence en ce qui concerne l&#39;information biom&eacute;dicale, le m&eacute;decin, le chercheur ou l&#39;&eacute;tudiant, l&#39;acc&egrave;s &agrave; cette information est primordiale ; il lui faut trouver des r&eacute;ponses pr&eacute;cises et imm&eacute;diates sur des points pr&eacute;cis tels que : </p><ul> <li>r&eacute;pondre &agrave; un probl&egrave;me pos&eacute; par un malade </li> <li>soigner une pathologie particuli&egrave;re </li> <li>connaitre les interactions m&eacute;dicamenteuses </li> <li>&ecirc;tre au courant de la litt&eacute;rature existant sur un sujet particulier </li> <li>r&eacute;diger une th&egrave;se, un m&eacute;moire, un article... </li></ul><p>De plus en plus, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical est sollicit&eacute; en vue de fournir une information valable et v&eacute;rifiable, ainsi qu&#39;une d&eacute;livrance rapide de l&#39;article demand&eacute;. La proportion du budget d&eacute;volu aux p&eacute;riodiques dans une biblioth&egrave;que universitaire est d&#39;environ 70 %, mais avec la mont&eacute;e croissante du prix des abonnements, ce budget d&eacute;croit de 3 et 4 % par an. Le recours aux grands centres de fournitures de documents est de plus en plus fr&eacute;quents. </p><p>De grands centres de fourniture de documents ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s. En Europe : </p><ul> <li>l&#39;<em>INIST-CNRS</em> (Nancy) </li> <li><em>The British Library Document Supply Centre</em> (BLDSC) soit 3, 4 millions d&#39;articles fournis en 1991. Ce centre existe depuis une trentaine d&#39;ann&eacute;es. </li> <li>l&#39; <em>OCLC</em> aux Etats-Unis </li> <li>et <em>TIBDOC</em> (Hanovre) parmi les principaux. </li></ul><p><em>Des institutions, telles l&#39;INIST &agrave; Nancy ou la Finnish Medical Association ont d&eacute;j&agrave; mis&eacute; sur le futur. D&#39;autres projets, plus globaux, (le projet EDIL de la Communaut&eacute; Economique Europ&eacute;enne) visent &agrave; ce que les grands centres de fourniture de documents collaborent.</em> </p><h3>L&#39;exemple de l&#39;INIST &agrave; Nancy </h3><p>Les collections de l&#39;INIST couvrent la litt&eacute;rature scientifique et technique, les rapports, les actes de congr&egrave;s, soit un r&eacute;pertoire de 27000 titres de p&eacute;riodiques. Parmi ces titres, 2000 ont &eacute;t&eacute; choisis afin de mettre sur pied le projet de fourniture &eacute;lectronique de documents. Les documents s&eacute;lectionn&eacute;s sont syst&eacute;matiquement scann&eacute;s en mode digital. Cette digitalisation, commenc&eacute;e en 1990, repr&eacute;sente un volume de 2 millions de pages par an : les images sont stock&eacute;es sur un disque WORM (6, 4 gigabyte), dont la capacit&eacute; d&#39;une face est de 70 000 pages. Un chargeur contenant 131 disques est reli&eacute; &agrave; trois micro-ordinateurs : ceux-ci sont &eacute;quip&eacute;s de tableaux de t&eacute;l&eacute;communication ; la transmission sur les r&eacute;seaux de t&eacute;l&eacute;communication est ainsi possible pour la d&eacute;livrance des documents (pour la France, <em>via</em> NUMERIS). <br />L&#39;INIST re&ccedil;oit des demandes de documents par l&#39;interm&eacute;diaire des grands serveurs (Questel, Dialog, Esa, ...) ou par le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que &eacute;lectronique (PEB ou OCLC) ou le Minitel. Les autres formes classiques de demandes de documents (fax, t&eacute;l&eacute;phone, formes papiers) sont &eacute;galement possibles. Si le document demand&eacute; est disponible sous format digital, il sera fourni par fax (Groupe III ou IV). Ce syst&egrave;me n&#39;entraine pratiquement pas d&#39;intervention humaine. A l&#39;heure actuelle, 45 % des documents fournis par l&#39;INIST sont stock&eacute;s sous forme &eacute;lectronique. </p><h3>L&#39;exemple finlandais : FINMET, r&eacute;seau m&eacute;dical finnois</h3><p>L&#39;Association M&eacute;dicale Finnoise (FMA) a cr&eacute;&eacute; depuis le milieu des ann&eacute;es 1980 un r&eacute;seau d&#39;information appel&eacute; <em>FINMET</em> (sur le mod&egrave;le am&eacute;ricain <em>AMANET</em>) afin de r&eacute;pondre aux besoins de quelques 600 physiciens. Ce r&eacute;seau utilise la messagerie &eacute;lectronique, ce qui permet rapidit&eacute; et confidentialit&eacute;, et donne la possibilit&eacute; de communiquer individuellement ou avec un groupe de personnes, ainsi que des acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques &agrave; diff&eacute;rents services (bancaires, transports, d&#39;actualit&eacute;): ceci afin de faciliter les contacts entre physiciens. <em>FINMET</em> met ainsi &agrave; la port&eacute;e de tout physicien et des biblioth&egrave;ques universitaires hospitali&egrave;res, les services de la FMA et des grandes banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales telle <em>Medline</em>. </p><h3>Le projet EDIL de la Communaut&eacute; Europ&eacute;enne</h3><p>Le projet <em>EDIL</em> (Electronic Document Interchange between Libraries) a d&eacute;but&eacute; en janvier 1993. Il doit rendre effectif l&#39;&eacute;change de documents &eacute;lectroniques entre 4 r&eacute;seaux europ&eacute;ens de biblioth&egrave;ques : </p><ul> <li>le syst&egrave;me <em>PICA</em> aux Pays-Bas </li> <li>le <em>British Library Document Supply Center</em> en Grande-Bretagne </li> <li>le <em>Minist&egrave;re de l&#39;Enseignement Sup&eacute;rieur et de la Recherche</em> en France </li> <li>l&#39;<em>Universit&auml;tsBibliothek</em> et le <em>Technische InformationsBibliothek</em> de Hanovre </li></ul><p>Ce projet assurera &agrave; l&#39;Europe un r&ocirc;le majeur dans le d&eacute;veloppement du march&eacute; mondial de la fourniture de documents, march&eacute; qui doit consid&eacute;rablement s&#39;amplifier dans les 20 ann&eacute;es &agrave; venir. <br />Avec la crise &eacute;conomique, les biblioth&egrave;ques cherchent des solutions et des alternatives &agrave; la fourniture de documents. Les moyens actuels de t&eacute;l&eacute;communications et la technologie informatique permettent de transmettre l&#39;information rapidement et &agrave; un co&ucirc;t raisonnable. Le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que s&#39;est ainsi accru ces derni&egrave;res ann&eacute;es de fa&ccedil;on irr&eacute;pressible. On estime &agrave; 20 millions les documents fournis par le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que dans le monde. </p><p><em>Cependant, les &eacute;diteurs scientifiques r&eacute;agissent et utilisent eux aussi les nouvelles technologies.</em> </p><h2>La r&eacute;ponse des &eacute;diteurs scientifiques</h2><p>Les grands &eacute;diteurs scientifiques mondiaux ont cherch&eacute; une r&eacute;ponse au probl&egrave;me de l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information. La forme &eacute;lectronique du p&eacute;riodique scientifique (c&#39;est-&agrave;-dire en plein texte, consultable en ligne ou sur CDROM) semble &ecirc;tre la r&eacute;ponse la plus appopri&eacute;e. Parmi les principaux &eacute;diteurs scientifiques mondiaux, on peut citer : </p><ul> <li><em>Blacwell</em> en Grande-Bretagne </li> <li><em>Cambridge Scientific Abstracts</em> (Bethesda-USA) </li> <li><em>Elsevier</em> (Amsterdam) qui d&eacute;veloppe en mode &eacute;lectronique la possibilit&eacute; de consulter 400 p&eacute;riodiques 2 semaines avant la version imprim&eacute;e. </li> <li><em>Springer-Verlag</em> (Allemagne-USA) offre le m&ecirc;me service via INTERNET sur 30 p&eacute;riodiques 6 semaines avant publication </li> <li><em>The Institute for Scientific Information</em> (ISI) &agrave; Philadelphie </li></ul><p>Les &eacute;diteurs scientifiques collaborent de plus en plus. Voici quelques exemples : </p><ul> <li>BRS Information Technologies avec <em>Comprehensive Core Medical Library</em> (<em>CCML</em>) qui propose, en ligne, le texte int&eacute;gral de 80 p&eacute;riodiques m&eacute;dicaux courants et 16 ouvrages de r&eacute;f&eacute;rences, et permet, gr&acirc;ce &agrave; la proc&eacute;dure LINK, de passer automatiquement &agrave; <em>Medline</em> et <em>Embase</em>, banques de donn&eacute;es bibliographiques. <p> &nbsp; </p> </li> <li>Depuis 1992, un nouveau venu am&eacute;ricain est apparu en Europe : ce sont les <strong>fichiers m&eacute;dicaux de Mead Data</strong> qui proposent en ligne des produits tr&egrave;s divers : <ul> <li>le texte int&eacute;gral de 14 p&eacute;riodiques depuis 1982 </li> <li>le texte int&eacute;gral de <em>FDC Reports Newsletters</em> : industrie pharmaceutique, &eacute;quipement et mat&eacute;riel m&eacute;dical, cosm&eacute;tiques, recherche, m&eacute;dicaments </li> <li>des banques de donn&eacute;es telles <em>DRUG INFORMATION FULLTEXT</em> &agrave; partir de deux publications de l&#39;American Society of Hospital Pharmacist ; <em>PDQ</em> en canc&eacute;rologie ; <em>Medline</em>. </li> <li>les <em>bases de donn&eacute;es de Micromedex</em> : Micromedex a cr&eacute;&eacute; depuis 1974 des BDD qui sont des instruments professionnels, des syst&egrave;mes d&#39;aide &agrave; la d&eacute;cision pour le m&eacute;decin dans l&#39;exercice de ses fonctions. La r&eacute;daction est assur&eacute;e par plus de 350 experts, avec une &eacute;quipe r&eacute;dactionnelle interne et mise &agrave; jour tous les trimestres. Cela comprend : <ul> <li><em>POISONDEX</em> : BBD toxicologique </li> <li><em>EMERGINDEX</em>, &eacute;crit par et pour les m&eacute;decins ayant &agrave; pratiquer une m&eacute;decine d&#39;urgence et &agrave; surveiller des affections &agrave; risque, pour les aider &agrave; faire rapidement un diagnostic exact et proc&eacute;der &agrave; un traitement efficace des patients en phase aig&uuml;e. La base est form&eacute;e de deux fichiers : &quot;Clinical Reviews&quot; et &quot;Clinical Abstracts&quot; et s&#39;interroge gr&acirc;ce &agrave; un thesaurus inspir&eacute; du Mesh. </li> <li><em>DRUGDEX</em> donne des informations sur les m&eacute;dicaments, &agrave; l&#39;intention des pharmaciens, m&eacute;decins qui ont &agrave; prescrire. <p> Ces 3 bases (<em>POISONDEX</em>, <em>EMERGINDEX</em>, <em>DRUGDEX</em>) sont construites sur le m&ecirc;me mod&egrave;le rigoureux, tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;. Il est possible d&#39;aller chercher directement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur d&#39;un texte sur une affection, un m&eacute;dicament. Des centaines d&#39;h&ocirc;pitaux am&eacute;ricains utilisent ces bases depuis des ann&eacute;es. </p> </li> </ul> </li> </ul> </li></ul><p>Un dernier exemple est celui de l&#39;&eacute;diteur scientifique britannique Blackwell qui a cr&eacute;&eacute; depuis 1988 une &quot;joint venture&quot; avec CARL systems Inc afin de d&eacute;velopper un produit UNCOVER &agrave; un niveau international. Il s&#39;agit de d&eacute;livrer en ligne le sommaire de 10 000 revues. Ce service est ouvert aux particuliers et aux biblioth&egrave;ques. Le document choisi parmi ces sommaires peut &ecirc;tre command&eacute; en ligne ; il est fax&eacute; dans les 24h &agrave; un prix de 10 dollars. UNCOVER projette de couvrir 14 000 &agrave; 25 000 titres de revues. Cela repr&eacute;sentera dans le futur une banque de donn&eacute;es exhaustive s&#39;adressant aussi bien &agrave; l&#39;utilisateur lambda aux Etats-Unis, qu&#39;en Europe et en Asie </p><h2>L&#39;information biom&eacute;dicale au futur</h2><p>Le futur de l&#39;information biom&eacute;dicale est donc dans la d&eacute;livrance imm&eacute;diate du texte int&eacute;gral de l&#39;article recherch&eacute; soit sous forme &eacute;lectronique, soit gr&acirc;ce au CDROM, soit par l&#39;acc&egrave;s en ligne. Et ceci directement sur l&#39;ordinateur personnel du chercheur. </p><p>La meilleure forme (la plus employ&eacute;e &agrave; l&#39;heure actuelle et qui le sera dans le futur) est la forme &eacute;lectronique <em>via</em> les grands r&eacute;seaux de communications (INTERNET, satellites). </p><p>Les CDROM en text<br /> int&eacute;gral sont eux aussi de plus en plus nombreux : la <em>National Library of Medicine</em> (<em>USA</em>) commercialise les principaux hebdomadaires en m&eacute;decine (Lancet, New England Journal of Medicine, British Medical Journal, Annals of Internal Medicine) en texte int&eacute;gral sur CDROM sur 5 ann&eacute;es. Un autre exemple est <em>ADONIS</em> qui contient 500 p&eacute;riodiques biom&eacute;dicaux (150 000 articles) provenant de 50 &eacute;diteurs. <br />Les &eacute;diteurs, dor&eacute;navant, proposent l&#39;acc&egrave;s, non plus &agrave; une banque de donn&eacute;es dans son int&eacute;gralit&eacute;, mais par sp&eacute;cialit&eacute; (Gyn&eacute;cologie, Cardiologie etc..), avec &eacute;galement la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der en ligne &agrave; une autre banque de donn&eacute;es &agrave; partir d&#39;un CDROM. </p><p>Pour l&#39;acc&egrave;s en ligne, d&#39;autres r&eacute;alisations sont en cours : la soci&eacute;t&eacute; europ&eacute;enne INFOPRO a &eacute;labor&eacute; <em>ORBIT</em>, soit 10 banques de donn&eacute;es scientifiques interrogeables simultan&eacute;ment. A Montpellier, le projet de l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> est d&eacute;velopp&eacute; : c&#39;est un syst&egrave;me autonome qui met l&#39;utilisateur, par l&#39;interm&eacute;diaire direct de son micro-ordinateur (PC, Macintosh) ou de son minitel, en contact avec l&#39;ensemble des banques de donn&eacute;es disponibles. L&#39;utilisateur pose sa question, celle-ci est traduite par l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> (interface intelligente qui d&eacute;crypte et analyse la question, interroge les banques de donn&eacute;es) : la r&eacute;ponse peut provenir de plusieurs banques de donn&eacute;es interrog&eacute;es simultan&eacute;ment, en ligne et sur vid&eacute;otex. </p><p>L&#39;avenir de la documentation m&eacute;dicale, de par les progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s par les nouvelles technologies, s&#39;annoncent donc riche et prometteur. Il prend totalement en compte les souhaits de l&#39;utilisateur final : l&#39;utilisateur d&eacute;sire l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information de quelque lieu o&ugrave; il se trouve et &agrave; n&#39;importe quel moment. Le biblioth&eacute;caire doit lui fournir les moyens d&#39;acc&egrave;s &agrave; cette information. </p><h2>Bibliographie</h2><p>(1) ACCART J.P. <em>L&#39;Acc&egrave;s &agrave; l&#39;information sp&eacute;cialis&eacute;e &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : le point de vue des utilisateurs</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 35-37. <br />BOUCHEIX C. <em>La Communication &eacute;lectronique dans les sciences biom&eacute;dicales</em>. INSERM Actualit&eacute;s, 1994, jan-fev., n&deg; 122, pp. 12-14. <br />(2) COLAIANNI L.A. <em>Document delivery : some considerations for the future</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 37-38. <br />(3) DESCHAMPS C. <em>Les projets ION et EDIL</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 41-43. <br />(4) CORNISH G.P. <em>UAP : access to documents in the biological and medical sciences</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 39-41. <br />(5) FLEISH H. <em>The View of an informed user on access to information in the future</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. <br />(6) LUIJENDIJK W.C. <em>Document delivery</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. <br />(7) LUPOVICI C. <em>New technologies for document deliveries at INIST</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Bulletin de l&#39;Association des Biblioth&eacute;caires Fran&ccedil;ais, 1993, n&deg; 161, pp. 56-57.</strong> </p><h2>L&#39;information en chiffres et l&#39;explosion des nouvelles technologies</h2><p>Pour citer quelques chiffres probants en termes d&#39;&eacute;dition papier, prenons diff&eacute;rentes sources : l&#39;<em>Ulrich&#39;s Periodicals Directory</em>, dans sa 31&egrave;me &eacute;dition (1992/93), d&eacute;nombre 126 000 titres de p&eacute;riodiques existants. <em>The Serials Directory</em> (EBSCO) cite 20 millions d&#39;articles publi&eacute;s annuellement, soit 80 000 par jour ! . D&#39;autre part, <em>The Gale Directory of Databases</em>, dans son &eacute;dition de 1993, donne les chiffres suivants : </p><ul> <li>5183 banques de donn&eacute;es existantes (en 1972, 30 banques) </li> <li>et 2204 producteurs de donn&eacute;es (30 en 1972) </li> <li>d&#39;autre part, 1200 titres de CDROM existent &agrave; l&#39;heure actuelle. </li></ul><p>En pourcentage, cela donne : </p><ul> <li>en 1972, 83 % de BDD scientifiques et techniques et 15 % juridiques et &eacute;conomiques </li> <li>en 1990, 35 % BDD sc et techn., 45 % BDD jur. et &eacute;co., 15 social et actualit&eacute;s </li></ul><p>Le march&eacute; europ&eacute;en est largement domin&eacute; par les services am&eacute;ricains (&agrave; la fois, en chiffres d&#39;affaires et en produits propos&eacute;s) : </p><ul> <li>USA : 58 % des BDD existantes </li> <li>Europe, 34, 6 % </li> <li>France : 12 % de la production europ&eacute;enne </li></ul><p>Il apparait donc clairement que l&#39;on assiste &agrave; une explosion de l&#39;information, que ce soit sous la forme de documents primaires ou que ceux-ci soient trait&eacute;s et index&eacute;s, d&#39;o&ugrave; la multiplication des banques de donn&eacute;es. Comment acc&eacute;der &agrave; cette information ? : r&eacute;seaux de t&eacute;l&eacute;communication, satellites, nouvelles technologies type CDROM ou disque optique num&eacute;rique (DON), disque inscriptible (WORM), digitalisation, num&eacute;risation, forme &eacute;lectronique, p&eacute;riodique consultable en plein texte, fibres optiques, compression de donn&eacute;es, toutes ces nouvelles donnes technologiques bouleversent totalement l&#39;acc&egrave;s et la fourniture de l&#39;information, et plus particuli&egrave;rement l&#39;information biom&eacute;dicale. </p><p>D&#39;autres parall&egrave;les sont &agrave; prendre en consid&eacute;ration : </p><ul> <li>la mont&eacute;e en puissance des ordinateurs personnels dont les prix baissent et la capacit&eacute; en m&eacute;moire augmente. </li> <li>de plus, les compagnies traditionnelles de t&eacute;l&eacute;phone travaillent de plus en plus ensemble en vue de cr&eacute;er des r&eacute;seaux internationaux : rapprochement r&eacute;cents de ATT et Macaw Cellular aux Etats-Unis, British Telecom et MCI en Grande-Bretagne. </li> <li>les logiciels permettant d&#39;avoir un standard international pour les publications se d&eacute;veloppent. Un des plus r&eacute;cents est ADOBE ACROBAT. </li></ul><h2>Le r&ocirc;le des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales </h2><p>L&#39;&eacute;quipement des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en nouvelles technologies est tr&egrave;s in&eacute;gal selon les pays et les continents. En France, les CDROM (Medline, PASCAL, Embase) s&#39;implantent progressivement, surtout dans les biblioth&egrave;ques universitaires et les biblioth&egrave;ques hospitali&egrave;res. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne va aller en s&#39;amplifiant. Aux Etats-Unis, 60% des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales sont &eacute;quip&eacute;es en CDROM. Une autre technologie de pointe utilis&eacute;e dans les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales am&eacute;ricaines est la scann&eacute;risation et la transmission des images de documents ainsi scanneris&eacute;s. L&#39;image est envoy&eacute;e par ligne t&eacute;l&eacute;phonique : le receveur doit &ecirc;tre &eacute;quip&eacute; d&#39;un logiciel sp&eacute;cifique, d&#39;une imprimante laser et d&#39;un ordinateur. Les biblioth&egrave;ques utilisent le logiciel <em>ARIEL</em>, d&eacute;velopp&eacute; par <em>The Research Libraries Group</em>, qui compresse ou d&eacute;compresse les images scann&eacute;ris&eacute;es afin de rendre la transmission plus rapide. <br />Les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales restent cependant les principales utilisatrices des centres de fourniture de documents. </p><h2>Les grands centres de fourniture de documents</h2><p>Pour l&#39;utilisateur final, en l&#39;occurrence en ce qui concerne l&#39;information biom&eacute;dicale, le m&eacute;decin, le chercheur ou l&#39;&eacute;tudiant, l&#39;acc&egrave;s &agrave; cette information est primordiale ; il lui faut trouver des r&eacute;ponses pr&eacute;cises et imm&eacute;diates sur des points pr&eacute;cis tels que : </p><ul> <li>r&eacute;pondre &agrave; un probl&egrave;me pos&eacute; par un malade </li> <li>soigner une pathologie particuli&egrave;re </li> <li>connaitre les interactions m&eacute;dicamenteuses </li> <li>&ecirc;tre au courant de la litt&eacute;rature existant sur un sujet particulier </li> <li>r&eacute;diger une th&egrave;se, un m&eacute;moire, un article... </li></ul><p>De plus en plus, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical est sollicit&eacute; en vue de fournir une information valable et v&eacute;rifiable, ainsi qu&#39;une d&eacute;livrance rapide de l&#39;article demand&eacute;. La proportion du budget d&eacute;volu aux p&eacute;riodiques dans une biblioth&egrave;que universitaire est d&#39;environ 70 %, mais avec la mont&eacute;e croissante du prix des abonnements, ce budget d&eacute;croit de 3 et 4 % par an. Le recours aux grands centres de fournitures de documents est de plus en plus fr&eacute;quents. </p><p>De grands centres de fourniture de documents ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s. En Europe : </p><ul> <li>l&#39;<em>INIST-CNRS</em> (Nancy) </li> <li><em>The British Library Document Supply Centre</em> (BLDSC) soit 3, 4 millions d&#39;articles fournis en 1991. Ce centre existe depuis une trentaine d&#39;ann&eacute;es. </li> <li>l&#39; <em>OCLC</em> aux Etats-Unis </li> <li>et <em>TIBDOC</em> (Hanovre) parmi les principaux. </li></ul><p><em>Des institutions, telles l&#39;INIST &agrave; Nancy ou la Finnish Medical Association ont d&eacute;j&agrave; mis&eacute; sur le futur. D&#39;autres projets, plus globaux, (le projet EDIL de la Communaut&eacute; Economique Europ&eacute;enne) visent &agrave; ce que les grands centres de fourniture de documents collaborent.</em> </p><h3>L&#39;exemple de l&#39;INIST &agrave; Nancy </h3><p>Les collections de l&#39;INIST couvrent la litt&eacute;rature scientifique et technique, les rapports, les actes de congr&egrave;s, soit un r&eacute;pertoire de 27000 titres de p&eacute;riodiques. Parmi ces titres, 2000 ont &eacute;t&eacute; choisis afin de mettre sur pied le projet de fourniture &eacute;lectronique de documents. Les documents s&eacute;lectionn&eacute;s sont syst&eacute;matiquement scann&eacute;s en mode digital. Cette digitalisation, commenc&eacute;e en 1990, repr&eacute;sente un volume de 2 millions de pages par an : les images sont stock&eacute;es sur un disque WORM (6, 4 gigabyte), dont la capacit&eacute; d&#39;une face est de 70 000 pages. Un chargeur contenant 131 disques est reli&eacute; &agrave; trois micro-ordinateurs : ceux-ci sont &eacute;quip&eacute;s de tableaux de t&eacute;l&eacute;communication ; la transmission sur les r&eacute;seaux de t&eacute;l&eacute;communication est ainsi possible pour la d&eacute;livrance des documents (pour la France, <em>via</em> NUMERIS). <br />L&#39;INIST re&ccedil;oit des demandes de documents par l&#39;interm&eacute;diaire des grands serveurs (Questel, Dialog, Esa, ...) ou par le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que &eacute;lectronique (PEB ou OCLC) ou le Minitel. Les autres formes classiques de demandes de documents (fax, t&eacute;l&eacute;phone, formes papiers) sont &eacute;galement possibles. Si le document demand&eacute; est disponible sous format digital, il sera fourni par fax (Groupe III ou IV). Ce syst&egrave;me n&#39;entraine pratiquement pas d&#39;intervention humaine. A l&#39;heure actuelle, 45 % des documents fournis par l&#39;INIST sont stock&eacute;s sous forme &eacute;lectronique. </p><h3>L&#39;exemple finlandais : FINMET, r&eacute;seau m&eacute;dical finnois</h3><p>L&#39;Association M&eacute;dicale Finnoise (FMA) a cr&eacute;&eacute; depuis le milieu des ann&eacute;es 1980 un r&eacute;seau d&#39;information appel&eacute; <em>FINMET</em> (sur le mod&egrave;le am&eacute;ricain <em>AMANET</em>) afin de r&eacute;pondre aux besoins de quelques 600 physiciens. Ce r&eacute;seau utilise la messagerie &eacute;lectronique, ce qui permet rapidit&eacute; et confidentialit&eacute;, et donne la possibilit&eacute; de communiquer individuellement ou avec un groupe de personnes, ainsi que des acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques &agrave; diff&eacute;rents services (bancaires, transports, d&#39;actualit&eacute;): ceci afin de faciliter les contacts entre physiciens. <em>FINMET</em> met ainsi &agrave; la port&eacute;e de tout physicien et des biblioth&egrave;ques universitaires hospitali&egrave;res, les services de la FMA et des grandes banques de donn&eacute;es biom&eacute;dicales telle <em>Medline</em>. </p><h3>Le projet EDIL de la Communaut&eacute; Europ&eacute;enne</h3><p>Le projet <em>EDIL</em> (Electronic Document Interchange between Libraries) a d&eacute;but&eacute; en janvier 1993. Il doit rendre effectif l&#39;&eacute;change de documents &eacute;lectroniques entre 4 r&eacute;seaux europ&eacute;ens de biblioth&egrave;ques : </p><ul> <li>le syst&egrave;me <em>PICA</em> aux Pays-Bas </li> <li>le <em>British Library Document Supply Center</em> en Grande-Bretagne </li> <li>le <em>Minist&egrave;re de l&#39;Enseignement Sup&eacute;rieur et de la Recherche</em> en France </li> <li>l&#39;<em>Universit&auml;tsBibliothek</em> et le <em>Technische InformationsBibliothek</em> de Hanovre </li></ul><p>Ce projet assurera &agrave; l&#39;Europe un r&ocirc;le majeur dans le d&eacute;veloppement du march&eacute; mondial de la fourniture de documents, march&eacute; qui doit consid&eacute;rablement s&#39;amplifier dans les 20 ann&eacute;es &agrave; venir. <br />Avec la crise &eacute;conomique, les biblioth&egrave;ques cherchent des solutions et des alternatives &agrave; la fourniture de documents. Les moyens actuels de t&eacute;l&eacute;communications et la technologie informatique permettent de transmettre l&#39;information rapidement et &agrave; un co&ucirc;t raisonnable. Le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que s&#39;est ainsi accru ces derni&egrave;res ann&eacute;es de fa&ccedil;on irr&eacute;pressible. On estime &agrave; 20 millions les documents fournis par le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;que dans le monde. </p><p><em>Cependant, les &eacute;diteurs scientifiques r&eacute;agissent et utilisent eux aussi les nouvelles technologies.</em> </p><h2>La r&eacute;ponse des &eacute;diteurs scientifiques</h2><p>Les grands &eacute;diteurs scientifiques mondiaux ont cherch&eacute; une r&eacute;ponse au probl&egrave;me de l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information. La forme &eacute;lectronique du p&eacute;riodique scientifique (c&#39;est-&agrave;-dire en plein texte, consultable en ligne ou sur CDROM) semble &ecirc;tre la r&eacute;ponse la plus appopri&eacute;e. Parmi les principaux &eacute;diteurs scientifiques mondiaux, on peut citer : </p><ul> <li><em>Blacwell</em> en Grande-Bretagne </li> <li><em>Cambridge Scientific Abstracts</em> (Bethesda-USA) </li> <li><em>Elsevier</em> (Amsterdam) qui d&eacute;veloppe en mode &eacute;lectronique la possibilit&eacute; de consulter 400 p&eacute;riodiques 2 semaines avant la version imprim&eacute;e. </li> <li><em>Springer-Verlag</em> (Allemagne-USA) offre le m&ecirc;me service via INTERNET sur 30 p&eacute;riodiques 6 semaines avant publication </li> <li><em>The Institute for Scientific Information</em> (ISI) &agrave; Philadelphie </li></ul><p>Les &eacute;diteurs scientifiques collaborent de plus en plus. Voici quelques exemples : </p><ul> <li>BRS Information Technologies avec <em>Comprehensive Core Medical Library</em> (<em>CCML</em>) qui propose, en ligne, le texte int&eacute;gral de 80 p&eacute;riodiques m&eacute;dicaux courants et 16 ouvrages de r&eacute;f&eacute;rences, et permet, gr&acirc;ce &agrave; la proc&eacute;dure LINK, de passer automatiquement &agrave; <em>Medline</em> et <em>Embase</em>, banques de donn&eacute;es bibliographiques. <p> &nbsp; </p> </li> <li>Depuis 1992, un nouveau venu am&eacute;ricain est apparu en Europe : ce sont les <strong>fichiers m&eacute;dicaux de Mead Data</strong> qui proposent en ligne des produits tr&egrave;s divers : <ul> <li>le texte int&eacute;gral de 14 p&eacute;riodiques depuis 1982 </li> <li>le texte int&eacute;gral de <em>FDC Reports Newsletters</em> : industrie pharmaceutique, &eacute;quipement et mat&eacute;riel m&eacute;dical, cosm&eacute;tiques, recherche, m&eacute;dicaments </li> <li>des banques de donn&eacute;es telles <em>DRUG INFORMATION FULLTEXT</em> &agrave; partir de deux publications de l&#39;American Society of Hospital Pharmacist ; <em>PDQ</em> en canc&eacute;rologie ; <em>Medline</em>. </li> <li>les <em>bases de donn&eacute;es de Micromedex</em> : Micromedex a cr&eacute;&eacute; depuis 1974 des BDD qui sont des instruments professionnels, des syst&egrave;mes d&#39;aide &agrave; la d&eacute;cision pour le m&eacute;decin dans l&#39;exercice de ses fonctions. La r&eacute;daction est assur&eacute;e par plus de 350 experts, avec une &eacute;quipe r&eacute;dactionnelle interne et mise &agrave; jour tous les trimestres. Cela comprend : <ul> <li><em>POISONDEX</em> : BBD toxicologique </li> <li><em>EMERGINDEX</em>, &eacute;crit par et pour les m&eacute;decins ayant &agrave; pratiquer une m&eacute;decine d&#39;urgence et &agrave; surveiller des affections &agrave; risque, pour les aider &agrave; faire rapidement un diagnostic exact et proc&eacute;der &agrave; un traitement efficace des patients en phase aig&uuml;e. La base est form&eacute;e de deux fichiers : &quot;Clinical Reviews&quot; et &quot;Clinical Abstracts&quot; et s&#39;interroge gr&acirc;ce &agrave; un thesaurus inspir&eacute; du Mesh. </li> <li><em>DRUGDEX</em> donne des informations sur les m&eacute;dicaments, &agrave; l&#39;intention des pharmaciens, m&eacute;decins qui ont &agrave; prescrire. <p> Ces 3 bases (<em>POISONDEX</em>, <em>EMERGINDEX</em>, <em>DRUGDEX</em>) sont construites sur le m&ecirc;me mod&egrave;le rigoureux, tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;. Il est possible d&#39;aller chercher directement &agrave; l&#39;int&eacute;rieur d&#39;un texte sur une affection, un m&eacute;dicament. Des centaines d&#39;h&ocirc;pitaux am&eacute;ricains utilisent ces bases depuis des ann&eacute;es. </p> </li> </ul> </li> </ul> </li></ul><p>Un dernier exemple est celui de l&#39;&eacute;diteur scientifique britannique Blackwell qui a cr&eacute;&eacute; depuis 1988 une &quot;joint venture&quot; avec CARL systems Inc afin de d&eacute;velopper un produit UNCOVER &agrave; un niveau international. Il s&#39;agit de d&eacute;livrer en ligne le sommaire de 10 000 revues. Ce service est ouvert aux particuliers et aux biblioth&egrave;ques. Le document choisi parmi ces sommaires peut &ecirc;tre command&eacute; en ligne ; il est fax&eacute; dans les 24h &agrave; un prix de 10 dollars. UNCOVER projette de couvrir 14 000 &agrave; 25 000 titres de revues. Cela repr&eacute;sentera dans le futur une banque de donn&eacute;es exhaustive s&#39;adressant aussi bien &agrave; l&#39;utilisateur lambda aux Etats-Unis, qu&#39;en Europe et en Asie </p><h2>L&#39;information biom&eacute;dicale au futur</h2><p>Le futur de l&#39;information biom&eacute;dicale est donc dans la d&eacute;livrance imm&eacute;diate du texte int&eacute;gral de l&#39;article recherch&eacute; soit sous forme &eacute;lectronique, soit gr&acirc;ce au CDROM, soit par l&#39;acc&egrave;s en ligne. Et ceci directement sur l&#39;ordinateur personnel du chercheur. </p><p>La meilleure forme (la plus employ&eacute;e &agrave; l&#39;heure actuelle et qui le sera dans le futur) est la forme &eacute;lectronique <em>via</em> les grands r&eacute;seaux de communications (INTERNET, satellites). </p><p>Les CDROM en text<br /> int&eacute;gral sont eux aussi de plus en plus nombreux : la <em>National Library of Medicine</em> (<em>USA</em>) commercialise les principaux hebdomadaires en m&eacute;decine (Lancet, New England Journal of Medicine, British Medical Journal, Annals of Internal Medicine) en texte int&eacute;gral sur CDROM sur 5 ann&eacute;es. Un autre exemple est <em>ADONIS</em> qui contient 500 p&eacute;riodiques biom&eacute;dicaux (150 000 articles) provenant de 50 &eacute;diteurs. <br />Les &eacute;diteurs, dor&eacute;navant, proposent l&#39;acc&egrave;s, non plus &agrave; une banque de donn&eacute;es dans son int&eacute;gralit&eacute;, mais par sp&eacute;cialit&eacute; (Gyn&eacute;cologie, Cardiologie etc..), avec &eacute;galement la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der en ligne &agrave; une autre banque de donn&eacute;es &agrave; partir d&#39;un CDROM. </p><p>Pour l&#39;acc&egrave;s en ligne, d&#39;autres r&eacute;alisations sont en cours : la soci&eacute;t&eacute; europ&eacute;enne INFOPRO a &eacute;labor&eacute; <em>ORBIT</em>, soit 10 banques de donn&eacute;es scientifiques interrogeables simultan&eacute;ment. A Montpellier, le projet de l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> est d&eacute;velopp&eacute; : c&#39;est un syst&egrave;me autonome qui met l&#39;utilisateur, par l&#39;interm&eacute;diaire direct de son micro-ordinateur (PC, Macintosh) ou de son minitel, en contact avec l&#39;ensemble des banques de donn&eacute;es disponibles. L&#39;utilisateur pose sa question, celle-ci est traduite par l&#39;<em>Ant&eacute;-serveur</em> (interface intelligente qui d&eacute;crypte et analyse la question, interroge les banques de donn&eacute;es) : la r&eacute;ponse peut provenir de plusieurs banques de donn&eacute;es interrog&eacute;es simultan&eacute;ment, en ligne et sur vid&eacute;otex. </p><p>L&#39;avenir de la documentation m&eacute;dicale, de par les progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s par les nouvelles technologies, s&#39;annoncent donc riche et prometteur. Il prend totalement en compte les souhaits de l&#39;utilisateur final : l&#39;utilisateur d&eacute;sire l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;information de quelque lieu o&ugrave; il se trouve et &agrave; n&#39;importe quel moment. Le biblioth&eacute;caire doit lui fournir les moyens d&#39;acc&egrave;s &agrave; cette information. </p><h2>Bibliographie</h2><p>(1) ACCART J.P. <em>L&#39;Acc&egrave;s &agrave; l&#39;information sp&eacute;cialis&eacute;e &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : le point de vue des utilisateurs</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 35-37. <br />BOUCHEIX C. <em>La Communication &eacute;lectronique dans les sciences biom&eacute;dicales</em>. INSERM Actualit&eacute;s, 1994, jan-fev., n&deg; 122, pp. 12-14. <br />(2) COLAIANNI L.A. <em>Document delivery : some considerations for the future</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 37-38. <br />(3) DESCHAMPS C. <em>Les projets ION et EDIL</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 41-43. <br />(4) CORNISH G.P. <em>UAP : access to documents in the biological and medical sciences</em>. IFLA Barcelona 1993, booklet 2, 39-41. <br />(5) FLEISH H. <em>The View of an informed user on access to information in the future</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. <br />(6) LUIJENDIJK W.C. <em>Document delivery</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. <br />(7) LUPOVICI C. <em>New technologies for document deliveries at INIST</em>. IFLA Workshop, Thursday, August 26th 1993. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1992) - Les bibliothèques de santé. 2007-04-03T19:21:09+00:00 2007-04-03T19:21:09+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1992-les-bibliotheques-de-sante.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Gestions hospitali&egrave;res, 1992, n&deg; 321, pp. 864.</strong> </p><p><a id="fm_file" href="https://www.jpaccart.ch/images/stories/pdf/bib_sante.pdf" target="_blank" title="Version PDF"><i class="icon-file"></i>&nbsp;Version PDF&nbsp;<span >96.65 Kb</span></a> <br /></p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Gestions hospitali&egrave;res, 1992, n&deg; 321, pp. 864.</strong> </p><p><a id="fm_file" href="https://www.jpaccart.ch/images/stories/pdf/bib_sante.pdf" target="_blank" title="Version PDF"><i class="icon-file"></i>&nbsp;Version PDF&nbsp;<span >96.65 Kb</span></a> <br /></p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1992) - La conférence européenne des bibliothèques de santé. 2007-04-03T19:19:41+00:00 2007-04-03T19:19:41+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-information-sante/1992-la-conference-europeenne-des-bibliotheques-de-sante.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1992, t. 37, n&deg; 6, pp. 85-87.</strong> </p><p>BERCEAU de la m&eacute;decine en France, Montpellier poss&egrave;de la plus ancienne facult&eacute; de m&eacute;decine du monde actuellement en exercice. N&eacute; au Xlle si&egrave;cle, l&#39;enseignement de la m&eacute;decine a toujours fait partie des attributions les plus insignes de la ville. L&#39;universit&eacute; se trouvait, en effet, au carrefour de la m&eacute;decine gr&eacute;co-latine et de la m&eacute;decine jud&eacute;o-arabe : des &eacute;tudiants de toute l&#39;Europe y afflu&egrave;rent. <br />Il s&#39;y d&eacute;veloppa ainsi une m&eacute;decine humaniste. <br />En cette fin de XXe si&egrave;cle, Montpellier, technopole, accueille Eurom&eacute;decine, le Centre de calcul, d&eacute;veloppe le projet de l&#39; Ant&eacute;serveur, et va accueillir le futur Catalogue de France. </p><h2>L&#39;AEIBS</h2><p>C&#39;est donc apr&egrave;s Bruxelles en 1986 et Bologne en 1988, que la toute jeune et dynamique Association europ&eacute;enne pour l&#39;information et les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; (AEIBS) a tenu sa conf&eacute;rence, du 22 au 26 septembre, dans cette ville symbole pour la m&eacute;decine que repr&eacute;sente Montpellier. Quelques mots, tout d&#39;abord, sur l&#39;Association avant d&#39;aborder la conf&eacute;rence elle-m&ecirc;me. <br />Constitu&eacute;e officiellement &agrave; Brighton en 1987 -c&#39;est-&agrave;-dire un an apr&egrave;s la conf&eacute;rence de Bruxelles -sous l&#39;&eacute;gide de la Communaut&eacute; europ&eacute;enne et de l&#39;Organisation mondiale de la sant&eacute;, l&#39;AEIBS s&#39;est d&eacute;fini plusieurs buts dont le principal est de mettre les services des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; &agrave; la disposition des professionnels de sant&eacute; par la coop&eacute;ration et le partage des exp&eacute;riences au-del&agrave; des fronti&egrave;res. Concr&egrave;tement, cela se traduit, cette ann&eacute;e, par la mise en place d&#39;un r&eacute;seau d&#39;&eacute;changes de photocopies d&#39;articles m&eacute;dicaux en faveur des pays de l&#39;Est: un certain nombre de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales europ&eacute;ennes ont d&eacute;j&agrave; donn&eacute; leur accord pour l&#39;envoi gratuit de ces photocopies. <br />Un autre but d&eacute;fini dans les statuts de l&#39;Association est de tenir les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; inform&eacute;s professionnellement, et ce, de plusieurs mani&egrave;res : <br />- en publiant une Newsletter trimestrielle en anglais et en fran&ccedil;ais, les deux langues officielles de l&#39;Association ; des informations sont donn&eacute;es, gr&acirc;ce &agrave; des correspondants europ&eacute;ens: sur les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de sant&eacute; en Europe ; les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; en Espagne, en Italie ou en Norv&egrave;ge; le devenir des CD-ROM m&eacute;dicaux; ou les derni&egrave;res publications sur la sant&eacute; ; <br />Cette Newsletter se veut &ecirc;tre le lien entre les quelque 500 membres de l&#39;Association ; <br />- en encourageant la mobilit&eacute; professionnelle dans le cadre &eacute;largi que repr&eacute;sente l&#39;Europe de 1992 : des &eacute;changes professionnels sont propos&eacute;s entre institutions; <br />- en offrant des cours d&#39;&eacute;ducation continue: chaque conf&eacute;rence donne lieu, en effet, &agrave; une s&eacute;rie de cours professionnels sur des sujets aussi divers que le management d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, l&#39;utilisation de CD-ROM en r&eacute;seaux, la pratique du t&eacute;l&eacute;d&eacute;chargement ou la bibliom&eacute;trie. </p><h2>Un niveau europ&eacute;en</h2><p>Le troisi&egrave;me but de l&#39;Association est de repr&eacute;senter les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; &agrave; un niveau europ&eacute;en, en particulier aupr&egrave;s de la CEE et de l&#39;Office mondial de la sant&eacute; (OMS), afin, par exemple, que des recommandations soient faites &agrave; un niveau europ&eacute;en pour une plus grande diffusion de l&#39;information de sant&eacute;. <br />En outre, l&#39;AEIBS organise des ateliers de travail et des s&eacute;minaires; elle est repr&eacute;sent&eacute;e au niveau de l&#39;International Federation of Library Associations (IFLA) et de la Medical Library Association (MLA aux Etats-Unis). <br />Enfin, elle publie un <em>Annuaire des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en Europe</em> et les actes des conf&eacute;rences. <br />L&#39;ann&eacute;e 1992 &eacute;tait l&#39;occasion d&#39;&eacute;lections afin de renouveler le pr&eacute;sident, le bureau et le conseil de l&#39;Association <a href="https://www.jpaccart.ch/#1">[1]</a>. <br />La 3e Conf&eacute;rence europ&eacute;enne des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; avait pour th&egrave;me: &laquo; Le transfert de l&#39;information : temps nouveaux, m&eacute;thodes nouvelles &raquo;. <br />Comment conna&icirc;tre et partager des exp&eacute;riences communes ? Se tenir au courant de l&#39;&eacute;volution des recherches dans le domaine m&eacute;dical ? Quel sera le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical ? Quelle est la nature des besoins &agrave; satisfaire ? Quelle information diffuser et sous quelle forme ? La biblioth&egrave;que du futur &eacute;tait donc au centre du d&eacute;bat. <br />Toutes ces interrogations des professionnels de sant&eacute; ont trouv&eacute; des r&eacute;ponses gr&acirc;ce aux quelque 80 communications faites &agrave; Montpellier, &agrave; une exposition de posters et &agrave; la tenue de tables rondes: l&#39;une sur l&#39;industrie pharmaceutique et l&#39;autre sur la documentation hospitali&egrave;re. Parmi les th&egrave;mes pr&eacute;sent&eacute;s, trois ont retenu l&#39;attention. </p><h2>Le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical</h2><p>Mis &agrave; part les probl&egrave;mes de statut et de reconnaissance du m&eacute;tier qui sont communs &agrave; l&#39;ensemble de la profession, la question de l&#39;&eacute;thique et de la d&eacute;ontologie du m&eacute;tier a &eacute;t&eacute; abord&eacute;e. Les nouvelles technologies, tr&egrave;s employ&eacute;es dans les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, ont, en effet, chang&eacute; la mani&egrave;re dont l&#39;information est d&eacute;livr&eacute;e. Un exemple frappant a &eacute;t&eacute; donn&eacute;: des informations fournies &agrave; un m&eacute;decin par des biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;es n&eacute;fastes pour la sant&eacute; d&#39;un malade; celui-ci s&#39;est retourn&eacute; contre l&#39;h&ocirc;pital o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; soign&eacute;. Un tel probl&egrave;me soul&egrave;ve bien des questions, et l&#39;&eacute;tablissement d&#39;un <em>Code de d&eacute;ontologie professionnelle</em> semble &ecirc;tre une des pr&eacute;occupations &agrave; l&#39;ordre du jour. <br />Un profil type du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical se d&eacute;gage &eacute;galement mis en avant par l&#39;Association des biblioth&eacute;caires n&eacute;erlandais: celle-ci a formul&eacute; de mani&egrave;re pr&eacute;cise un syst&egrave;me d&#39;&eacute;valuation du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical ; celui-ci est bas&eacute; sur le savoir professionnel, la formation et l&#39;exp&eacute;rience. Il propose &eacute;galement un programme de remise &agrave; niveau professionnelle &agrave; raison de sessions de deux ou trois jours sur une p&eacute;riode de trois ann&eacute;es. Ceci afin de faire reconna&icirc;tre officiellement la profession, d&#39;&eacute;tablir une grille de salaires et un avancement possible. <br />D&#39;autre part, de conservateur de livres, le biblioth&eacute;caire a vu son r&ocirc;le &eacute;voluer en ceux de professeur, chercheur sur informatique, expert en information. Quel sera le futur ? De plus en plus probablement celui d&#39;un interm&eacute;diaire, d&#39;un consultant, ce qui signifierait, d&#39;une certaine mani&egrave;re, la fin des biblioth&egrave;ques telles que nous les connaissons. </p><h2>Les nouvelles technologies</h2><p>Le monde des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales a &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement boulevers&eacute; par l&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies. Pour citer un exemple, 60 % des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales am&eacute;ricaines sont &eacute;quip&eacute;es de lecteurs de CD-ROM. L&#39;Europe suit le m&ecirc;me chemin. Nul doute que la possibilit&eacute; d&#39;interroger une banque de donn&eacute;es &agrave; la fois en ligne et sur CDROM, ou que l&#39;arriv&eacute;e des banques de donn&eacute;es en texte int&eacute;gral (<em>full-text</em>) vont changer &eacute;galement l&#39;approche de la documentation m&eacute;dicale, ainsi que le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;ques : ces banques de donn&eacute;es peuvent fournir le texte complet d&#39;ouvrages, de communications &agrave; des congr&egrave;s, d&#39;articles de p&eacute;riodiques (le <em>New England Journal of Medicine</em> est maintenant accessible en ligne en <em>full-text</em> sur son propre serveur). Un groupe d&#39;&eacute;diteurs scientifiques proposent d&eacute;j&agrave; toute une s&eacute;rie de p&eacute;riodiques scientifiques sur CD-ROM (ADONIS du groupe Elzevier). <br />Le minitel (plus de 6 millions en France) ou le vid&eacute;otex en tant que nouveau mode de diffusion des informations en M&eacute;decine et Sant&eacute; publique offre &eacute;galement de grandes possibilit&eacute;s aux utilisateurs : deux cents services sont propos&eacute;s sous le th&egrave;me &laquo; Sant&eacute; &raquo;. <br />Enfin, le projet de l&#39;Ant&eacute;-serveur a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute; : c&#39;est un syst&egrave;me autonome qui met l&#39;utilisateur, par l&#39;interm&eacute;diaire direct de son micro-ordinateur (PC, Mac) ou de son minitel, en contact avec l&#39;ensemble des banques de donn&eacute;es disponibles. L&#39;utilisateur pose sa question, celle-ci est traduite par l&#39;Ant&eacute;-serveur (interface intelligente qui d&eacute;crypte et analyse la question, interroge les banques de donn&eacute;es) : la r&eacute;ponse peut provenir de plusieurs banques de donn&eacute;es interrog&eacute;es simultan&eacute;ment, en ligne et sur mode vid&eacute;otex. </p><h2>L&#39;information m&eacute;dicale au sein de l&#39;h&ocirc;pital</h2><p>La classique distinction entre l&#39;information m&eacute;dicale et l&#39;information administrative &agrave; l&#39;h&ocirc;pital est, en fait, relativement inconsistante. 60 % du budget de fonctionnement d&#39;un h&ocirc;pital est consacr&eacute; &agrave; la gestion de l&#39; information : en effet, l&#39; information m&eacute;dicale est recueillie et g&eacute;r&eacute;e par les soignants, ce qui demande un certain nombre de connaissances et de faits constat&eacute;s sur les patients (types de pathologies, d&eacute;cisions m&eacute;dicales, traitements employ&eacute;s). L&#39;information est ensuite administrative, elle est recueillie par les gestionnaires, pour le dossier m&eacute;dical et les frais d&#39;hospitalisation. En fait, les deux informations sont n&eacute;cessaires aux soins: un gestionnaire doit avoir une culture m&eacute;dicale, et un m&eacute;decin doit conna&icirc;tre les r&egrave;gles de gestion hospitali&egrave;re, l&#39;information m&eacute;dicale restant &eacute;videmment la plus complexe. <br />De fait, l&#39;h&ocirc;pital pr&eacute;sente une complexit&eacute; organisationnelle et sociologique: il y a deux mondes qui s&rsquo;ignorent (le m&eacute;dical et l&#39; administratif) s&eacute;par&eacute;s par la culture, le statut social. Le monde infirmier est coinc&eacute; entre les deux. <br />Il faut donc trouver un moyen terme afin que ces deux mondes puissent coexister et &eacute;changer les informations, car une gestion sans finalit&eacute;, par un syst&egrave;me purement comptable serait une erreur ; et une m&eacute;decine trop technique, &eacute;clat&eacute;e en de multiples sp&eacute;cialit&eacute;s sans efficience. <br />La mise en place du PMSI (Programme de m&eacute;dicalisation des syst&egrave;mes d&#39;information) et la cr&eacute;ation des DIM (D&eacute;partement d&#39;information m&eacute;dicale) sont les premi&egrave;res &eacute;tapes d&#39;une longue marche qui devrait conduire &agrave; une vision renouvel&eacute;e et partenariale de la gestion et de l&#39;&eacute;valuation hospitali&egrave;res. <br />De nombreux autres th&egrave;mes furent trait&eacute;s &agrave; Montpellier parmi lesquels la communication scientifique, la coop&eacute;ration nationale et internationale, le lecteur, l&#39;information dans l&#39;industrie pharmaceutique, l&#39;histoire de la m&eacute;decine, les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; et la documentation hospitali&egrave;re. Les Actes de la conf&eacute;rence seront publi&eacute;s prochainement. <a href="https://www.jpaccart.ch/#2">[2]</a> <br />Le prochain rendez-vous des biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux est fix&eacute; &agrave; Oslo, du 28 juin au 2 juillet 1994 sous le th&egrave;me: &laquo; L&#39;information de sant&eacute;: nouvelles possibilit&eacute;s &raquo;. Rendez-vous est pris ! </p><h3>Notes</h3><p><a name="1" title="1"></a>1. En 1993-1994, l&rsquo;AEIBS aura un nouveau pr&eacute;sident&#39; Tony MC SEAN, biblioth&eacute;caire de la British Medical Association Library &agrave; Londres, qui remplacera Monique CLELAND du Centre hospitalier universitaire Vaudois &agrave; Lausanne. Les deux membres d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la France aupr&egrave;s du Conseil sont Pierre-Marie BELBENOIT AVICH, conservateur &agrave; la Biblioth&egrave;que universitaire de Lyon et Jean-Philippe ACCART, biblioth&eacute;caire-documentaliste au Centre hospitalier d&#39;Argenteuil. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1992, t. 37, n&deg; 6, pp. 85-87.</strong> </p><p>BERCEAU de la m&eacute;decine en France, Montpellier poss&egrave;de la plus ancienne facult&eacute; de m&eacute;decine du monde actuellement en exercice. N&eacute; au Xlle si&egrave;cle, l&#39;enseignement de la m&eacute;decine a toujours fait partie des attributions les plus insignes de la ville. L&#39;universit&eacute; se trouvait, en effet, au carrefour de la m&eacute;decine gr&eacute;co-latine et de la m&eacute;decine jud&eacute;o-arabe : des &eacute;tudiants de toute l&#39;Europe y afflu&egrave;rent. <br />Il s&#39;y d&eacute;veloppa ainsi une m&eacute;decine humaniste. <br />En cette fin de XXe si&egrave;cle, Montpellier, technopole, accueille Eurom&eacute;decine, le Centre de calcul, d&eacute;veloppe le projet de l&#39; Ant&eacute;serveur, et va accueillir le futur Catalogue de France. </p><h2>L&#39;AEIBS</h2><p>C&#39;est donc apr&egrave;s Bruxelles en 1986 et Bologne en 1988, que la toute jeune et dynamique Association europ&eacute;enne pour l&#39;information et les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; (AEIBS) a tenu sa conf&eacute;rence, du 22 au 26 septembre, dans cette ville symbole pour la m&eacute;decine que repr&eacute;sente Montpellier. Quelques mots, tout d&#39;abord, sur l&#39;Association avant d&#39;aborder la conf&eacute;rence elle-m&ecirc;me. <br />Constitu&eacute;e officiellement &agrave; Brighton en 1987 -c&#39;est-&agrave;-dire un an apr&egrave;s la conf&eacute;rence de Bruxelles -sous l&#39;&eacute;gide de la Communaut&eacute; europ&eacute;enne et de l&#39;Organisation mondiale de la sant&eacute;, l&#39;AEIBS s&#39;est d&eacute;fini plusieurs buts dont le principal est de mettre les services des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; &agrave; la disposition des professionnels de sant&eacute; par la coop&eacute;ration et le partage des exp&eacute;riences au-del&agrave; des fronti&egrave;res. Concr&egrave;tement, cela se traduit, cette ann&eacute;e, par la mise en place d&#39;un r&eacute;seau d&#39;&eacute;changes de photocopies d&#39;articles m&eacute;dicaux en faveur des pays de l&#39;Est: un certain nombre de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales europ&eacute;ennes ont d&eacute;j&agrave; donn&eacute; leur accord pour l&#39;envoi gratuit de ces photocopies. <br />Un autre but d&eacute;fini dans les statuts de l&#39;Association est de tenir les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; inform&eacute;s professionnellement, et ce, de plusieurs mani&egrave;res : <br />- en publiant une Newsletter trimestrielle en anglais et en fran&ccedil;ais, les deux langues officielles de l&#39;Association ; des informations sont donn&eacute;es, gr&acirc;ce &agrave; des correspondants europ&eacute;ens: sur les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de sant&eacute; en Europe ; les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; en Espagne, en Italie ou en Norv&egrave;ge; le devenir des CD-ROM m&eacute;dicaux; ou les derni&egrave;res publications sur la sant&eacute; ; <br />Cette Newsletter se veut &ecirc;tre le lien entre les quelque 500 membres de l&#39;Association ; <br />- en encourageant la mobilit&eacute; professionnelle dans le cadre &eacute;largi que repr&eacute;sente l&#39;Europe de 1992 : des &eacute;changes professionnels sont propos&eacute;s entre institutions; <br />- en offrant des cours d&#39;&eacute;ducation continue: chaque conf&eacute;rence donne lieu, en effet, &agrave; une s&eacute;rie de cours professionnels sur des sujets aussi divers que le management d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, l&#39;utilisation de CD-ROM en r&eacute;seaux, la pratique du t&eacute;l&eacute;d&eacute;chargement ou la bibliom&eacute;trie. </p><h2>Un niveau europ&eacute;en</h2><p>Le troisi&egrave;me but de l&#39;Association est de repr&eacute;senter les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; &agrave; un niveau europ&eacute;en, en particulier aupr&egrave;s de la CEE et de l&#39;Office mondial de la sant&eacute; (OMS), afin, par exemple, que des recommandations soient faites &agrave; un niveau europ&eacute;en pour une plus grande diffusion de l&#39;information de sant&eacute;. <br />En outre, l&#39;AEIBS organise des ateliers de travail et des s&eacute;minaires; elle est repr&eacute;sent&eacute;e au niveau de l&#39;International Federation of Library Associations (IFLA) et de la Medical Library Association (MLA aux Etats-Unis). <br />Enfin, elle publie un <em>Annuaire des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en Europe</em> et les actes des conf&eacute;rences. <br />L&#39;ann&eacute;e 1992 &eacute;tait l&#39;occasion d&#39;&eacute;lections afin de renouveler le pr&eacute;sident, le bureau et le conseil de l&#39;Association <a href="https://www.jpaccart.ch/#1">[1]</a>. <br />La 3e Conf&eacute;rence europ&eacute;enne des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; avait pour th&egrave;me: &laquo; Le transfert de l&#39;information : temps nouveaux, m&eacute;thodes nouvelles &raquo;. <br />Comment conna&icirc;tre et partager des exp&eacute;riences communes ? Se tenir au courant de l&#39;&eacute;volution des recherches dans le domaine m&eacute;dical ? Quel sera le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical ? Quelle est la nature des besoins &agrave; satisfaire ? Quelle information diffuser et sous quelle forme ? La biblioth&egrave;que du futur &eacute;tait donc au centre du d&eacute;bat. <br />Toutes ces interrogations des professionnels de sant&eacute; ont trouv&eacute; des r&eacute;ponses gr&acirc;ce aux quelque 80 communications faites &agrave; Montpellier, &agrave; une exposition de posters et &agrave; la tenue de tables rondes: l&#39;une sur l&#39;industrie pharmaceutique et l&#39;autre sur la documentation hospitali&egrave;re. Parmi les th&egrave;mes pr&eacute;sent&eacute;s, trois ont retenu l&#39;attention. </p><h2>Le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical</h2><p>Mis &agrave; part les probl&egrave;mes de statut et de reconnaissance du m&eacute;tier qui sont communs &agrave; l&#39;ensemble de la profession, la question de l&#39;&eacute;thique et de la d&eacute;ontologie du m&eacute;tier a &eacute;t&eacute; abord&eacute;e. Les nouvelles technologies, tr&egrave;s employ&eacute;es dans les biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, ont, en effet, chang&eacute; la mani&egrave;re dont l&#39;information est d&eacute;livr&eacute;e. Un exemple frappant a &eacute;t&eacute; donn&eacute;: des informations fournies &agrave; un m&eacute;decin par des biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;es n&eacute;fastes pour la sant&eacute; d&#39;un malade; celui-ci s&#39;est retourn&eacute; contre l&#39;h&ocirc;pital o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; soign&eacute;. Un tel probl&egrave;me soul&egrave;ve bien des questions, et l&#39;&eacute;tablissement d&#39;un <em>Code de d&eacute;ontologie professionnelle</em> semble &ecirc;tre une des pr&eacute;occupations &agrave; l&#39;ordre du jour. <br />Un profil type du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical se d&eacute;gage &eacute;galement mis en avant par l&#39;Association des biblioth&eacute;caires n&eacute;erlandais: celle-ci a formul&eacute; de mani&egrave;re pr&eacute;cise un syst&egrave;me d&#39;&eacute;valuation du biblioth&eacute;caire m&eacute;dical ; celui-ci est bas&eacute; sur le savoir professionnel, la formation et l&#39;exp&eacute;rience. Il propose &eacute;galement un programme de remise &agrave; niveau professionnelle &agrave; raison de sessions de deux ou trois jours sur une p&eacute;riode de trois ann&eacute;es. Ceci afin de faire reconna&icirc;tre officiellement la profession, d&#39;&eacute;tablir une grille de salaires et un avancement possible. <br />D&#39;autre part, de conservateur de livres, le biblioth&eacute;caire a vu son r&ocirc;le &eacute;voluer en ceux de professeur, chercheur sur informatique, expert en information. Quel sera le futur ? De plus en plus probablement celui d&#39;un interm&eacute;diaire, d&#39;un consultant, ce qui signifierait, d&#39;une certaine mani&egrave;re, la fin des biblioth&egrave;ques telles que nous les connaissons. </p><h2>Les nouvelles technologies</h2><p>Le monde des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales a &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement boulevers&eacute; par l&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies. Pour citer un exemple, 60 % des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales am&eacute;ricaines sont &eacute;quip&eacute;es de lecteurs de CD-ROM. L&#39;Europe suit le m&ecirc;me chemin. Nul doute que la possibilit&eacute; d&#39;interroger une banque de donn&eacute;es &agrave; la fois en ligne et sur CDROM, ou que l&#39;arriv&eacute;e des banques de donn&eacute;es en texte int&eacute;gral (<em>full-text</em>) vont changer &eacute;galement l&#39;approche de la documentation m&eacute;dicale, ainsi que le pr&ecirc;t interbiblioth&egrave;ques : ces banques de donn&eacute;es peuvent fournir le texte complet d&#39;ouvrages, de communications &agrave; des congr&egrave;s, d&#39;articles de p&eacute;riodiques (le <em>New England Journal of Medicine</em> est maintenant accessible en ligne en <em>full-text</em> sur son propre serveur). Un groupe d&#39;&eacute;diteurs scientifiques proposent d&eacute;j&agrave; toute une s&eacute;rie de p&eacute;riodiques scientifiques sur CD-ROM (ADONIS du groupe Elzevier). <br />Le minitel (plus de 6 millions en France) ou le vid&eacute;otex en tant que nouveau mode de diffusion des informations en M&eacute;decine et Sant&eacute; publique offre &eacute;galement de grandes possibilit&eacute;s aux utilisateurs : deux cents services sont propos&eacute;s sous le th&egrave;me &laquo; Sant&eacute; &raquo;. <br />Enfin, le projet de l&#39;Ant&eacute;-serveur a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute; : c&#39;est un syst&egrave;me autonome qui met l&#39;utilisateur, par l&#39;interm&eacute;diaire direct de son micro-ordinateur (PC, Mac) ou de son minitel, en contact avec l&#39;ensemble des banques de donn&eacute;es disponibles. L&#39;utilisateur pose sa question, celle-ci est traduite par l&#39;Ant&eacute;-serveur (interface intelligente qui d&eacute;crypte et analyse la question, interroge les banques de donn&eacute;es) : la r&eacute;ponse peut provenir de plusieurs banques de donn&eacute;es interrog&eacute;es simultan&eacute;ment, en ligne et sur mode vid&eacute;otex. </p><h2>L&#39;information m&eacute;dicale au sein de l&#39;h&ocirc;pital</h2><p>La classique distinction entre l&#39;information m&eacute;dicale et l&#39;information administrative &agrave; l&#39;h&ocirc;pital est, en fait, relativement inconsistante. 60 % du budget de fonctionnement d&#39;un h&ocirc;pital est consacr&eacute; &agrave; la gestion de l&#39; information : en effet, l&#39; information m&eacute;dicale est recueillie et g&eacute;r&eacute;e par les soignants, ce qui demande un certain nombre de connaissances et de faits constat&eacute;s sur les patients (types de pathologies, d&eacute;cisions m&eacute;dicales, traitements employ&eacute;s). L&#39;information est ensuite administrative, elle est recueillie par les gestionnaires, pour le dossier m&eacute;dical et les frais d&#39;hospitalisation. En fait, les deux informations sont n&eacute;cessaires aux soins: un gestionnaire doit avoir une culture m&eacute;dicale, et un m&eacute;decin doit conna&icirc;tre les r&egrave;gles de gestion hospitali&egrave;re, l&#39;information m&eacute;dicale restant &eacute;videmment la plus complexe. <br />De fait, l&#39;h&ocirc;pital pr&eacute;sente une complexit&eacute; organisationnelle et sociologique: il y a deux mondes qui s&rsquo;ignorent (le m&eacute;dical et l&#39; administratif) s&eacute;par&eacute;s par la culture, le statut social. Le monde infirmier est coinc&eacute; entre les deux. <br />Il faut donc trouver un moyen terme afin que ces deux mondes puissent coexister et &eacute;changer les informations, car une gestion sans finalit&eacute;, par un syst&egrave;me purement comptable serait une erreur ; et une m&eacute;decine trop technique, &eacute;clat&eacute;e en de multiples sp&eacute;cialit&eacute;s sans efficience. <br />La mise en place du PMSI (Programme de m&eacute;dicalisation des syst&egrave;mes d&#39;information) et la cr&eacute;ation des DIM (D&eacute;partement d&#39;information m&eacute;dicale) sont les premi&egrave;res &eacute;tapes d&#39;une longue marche qui devrait conduire &agrave; une vision renouvel&eacute;e et partenariale de la gestion et de l&#39;&eacute;valuation hospitali&egrave;res. <br />De nombreux autres th&egrave;mes furent trait&eacute;s &agrave; Montpellier parmi lesquels la communication scientifique, la coop&eacute;ration nationale et internationale, le lecteur, l&#39;information dans l&#39;industrie pharmaceutique, l&#39;histoire de la m&eacute;decine, les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; et la documentation hospitali&egrave;re. Les Actes de la conf&eacute;rence seront publi&eacute;s prochainement. <a href="https://www.jpaccart.ch/#2">[2]</a> <br />Le prochain rendez-vous des biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux est fix&eacute; &agrave; Oslo, du 28 juin au 2 juillet 1994 sous le th&egrave;me: &laquo; L&#39;information de sant&eacute;: nouvelles possibilit&eacute;s &raquo;. Rendez-vous est pris ! </p><h3>Notes</h3><p><a name="1" title="1"></a>1. En 1993-1994, l&rsquo;AEIBS aura un nouveau pr&eacute;sident&#39; Tony MC SEAN, biblioth&eacute;caire de la British Medical Association Library &agrave; Londres, qui remplacera Monique CLELAND du Centre hospitalier universitaire Vaudois &agrave; Lausanne. Les deux membres d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la France aupr&egrave;s du Conseil sont Pierre-Marie BELBENOIT AVICH, conservateur &agrave; la Biblioth&egrave;que universitaire de Lyon et Jean-Philippe ACCART, biblioth&eacute;caire-documentaliste au Centre hospitalier d&#39;Argenteuil. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p>