L'hôpital - Jean-Philippe Accart https://www.jpaccart.ch/articles/l-hopital/feed/atom/ 2025-04-16T21:38:32+00:00 Jean-Philippe Accart bs@sturmundbraem.ch Joomla! - Open Source Content Management (2015) - État des lieux des bibliothèques hospitalières - Journée ENSSIB du 5 octobre 2015 2016-01-11T14:09:44+00:00 2016-01-11T14:09:44+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/2015-etat-des-lieux-des-bibliotheques-hospitalieres-journee-enssib-du-5-octobre-2015.html jpaccart info@jpaccart.ch <div class="page-intro"> </div> <div class="page-intro"> </div> (1995) - Médecine et santé à Cuba: la fin d'un mythe. 2007-04-10T12:43:18+00:00 2007-04-10T12:43:18+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1995-medecine-et-sante-a-cuba-la-fin-d-un-mythe.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Newsletter to european health librarians, 1995, n&deg; 30, pp. 19.</strong> </p><p><em>In Cuba there is a very low child death rate and long life expectancy; however, 132 drugs (like antibiotics and antihistamines) cannot be found there. To find a solution for this lack of drugs, Cuban authorities use traditional medicine: acupuncture, medicinal plants, etc. But how can a surgeon operate without anaesthesia, gloves, cotton? It seems that the myth of Cuba being a medical power is over.</em> </p><p>Cuba revendique le plus faible taux de mortalit&eacute; infantile du tiers-monde (10,7 pour mille en 1991), la plus grande esp&eacute;rance de vie (75 ans), un taux de m&eacute;decins dans la population sup&eacute;rieur &agrave; celui des pays d&eacute;velopp&eacute;s. Les Cubains sont des sur-consommateurs de sant&eacute; ; le moindre mal m&egrave;ne &agrave; l&#39;h&ocirc;pital (la visite chez le m&eacute;decin est le premier motif d&#39;absent&eacute;isme), car la m&eacute;decine hospitali&egrave;re est gratuite, seuls les m&eacute;dicaments achet&eacute;s en pharmacie &eacute;tant payants. </p><p>Le secteur m&eacute;dical a constitu&eacute;, depuis des d&eacute;cennies, l&#39;un des axes de la politique &eacute;conomique cubaine : d&eacute;veloppement d&#39;unit&eacute;s de recherche de pointe, mise en place d&#39;une exposition m&eacute;dicale &agrave; La Havane exposant les produits cubains propos&eacute;s &agrave; l&#39;&eacute;tranger (test antisida, interf&eacute;ron, coeur artificiel, machines &agrave; dialyse, ...). </p><p>Mais qu&#39;en est-il de cette &quot; p&eacute;riode sp&eacute;ciale &quot;, o&ugrave; la p&eacute;nurie est telle que la population ne s&#39;alimente plus normalement ? Les autorit&eacute;s cubaines rem&eacute;dient &agrave; la p&eacute;nurie avec des moyens non orthodoxes : l&#39;h&ocirc;pital de Matanzas use de l&#39;acupuncture en guise d&#39;anesth&eacute;sie pour des op&eacute;rations courtes (amygdales, cataractes, hernies) ; l&#39;h&ocirc;pital Carlos Finlay de La Havane organise un forum de m&eacute;decine alternative (utilisation de plantes contre le diab&egrave;te B). Neuf pharmacies de la capitale vendent des produits pr&eacute;par&eacute;s &agrave; partir de 51 plantes m&eacute;dicinales. Le corps m&eacute;dical s&#39;est adapt&eacute; lui aussi &agrave; la p&eacute;nurie : un moins bon fil est utilis&eacute; pour les sutures ; les plaques de radiologie sont divis&eacute;es ; 70% des op&eacute;rations non urgentes ne sont plus effectu&eacute;es par manque d&#39;anesth&eacute;sique, de gants, de coton. Mais comment op&eacute;rer quand il n&#39;y a plus de produits pour nettoyer les salles d&#39;op&eacute;ration ? </p><p>En ce qui concerne les m&eacute;dicaments, 132 m&eacute;dicaments sont introuvables tels les antiparasitaires, les antibiotiques, les antihistaminiques, etc... Le papier pour r&eacute;diger les ordonnances est lui-m&ecirc;me manquant ! </p><p>Autant se rendre &agrave; l&#39;&eacute;vidence, le mythe de Cuba en tant que puissance m&eacute;dicale a v&eacute;cu! </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Newsletter to european health librarians, 1995, n&deg; 30, pp. 19.</strong> </p><p><em>In Cuba there is a very low child death rate and long life expectancy; however, 132 drugs (like antibiotics and antihistamines) cannot be found there. To find a solution for this lack of drugs, Cuban authorities use traditional medicine: acupuncture, medicinal plants, etc. But how can a surgeon operate without anaesthesia, gloves, cotton? It seems that the myth of Cuba being a medical power is over.</em> </p><p>Cuba revendique le plus faible taux de mortalit&eacute; infantile du tiers-monde (10,7 pour mille en 1991), la plus grande esp&eacute;rance de vie (75 ans), un taux de m&eacute;decins dans la population sup&eacute;rieur &agrave; celui des pays d&eacute;velopp&eacute;s. Les Cubains sont des sur-consommateurs de sant&eacute; ; le moindre mal m&egrave;ne &agrave; l&#39;h&ocirc;pital (la visite chez le m&eacute;decin est le premier motif d&#39;absent&eacute;isme), car la m&eacute;decine hospitali&egrave;re est gratuite, seuls les m&eacute;dicaments achet&eacute;s en pharmacie &eacute;tant payants. </p><p>Le secteur m&eacute;dical a constitu&eacute;, depuis des d&eacute;cennies, l&#39;un des axes de la politique &eacute;conomique cubaine : d&eacute;veloppement d&#39;unit&eacute;s de recherche de pointe, mise en place d&#39;une exposition m&eacute;dicale &agrave; La Havane exposant les produits cubains propos&eacute;s &agrave; l&#39;&eacute;tranger (test antisida, interf&eacute;ron, coeur artificiel, machines &agrave; dialyse, ...). </p><p>Mais qu&#39;en est-il de cette &quot; p&eacute;riode sp&eacute;ciale &quot;, o&ugrave; la p&eacute;nurie est telle que la population ne s&#39;alimente plus normalement ? Les autorit&eacute;s cubaines rem&eacute;dient &agrave; la p&eacute;nurie avec des moyens non orthodoxes : l&#39;h&ocirc;pital de Matanzas use de l&#39;acupuncture en guise d&#39;anesth&eacute;sie pour des op&eacute;rations courtes (amygdales, cataractes, hernies) ; l&#39;h&ocirc;pital Carlos Finlay de La Havane organise un forum de m&eacute;decine alternative (utilisation de plantes contre le diab&egrave;te B). Neuf pharmacies de la capitale vendent des produits pr&eacute;par&eacute;s &agrave; partir de 51 plantes m&eacute;dicinales. Le corps m&eacute;dical s&#39;est adapt&eacute; lui aussi &agrave; la p&eacute;nurie : un moins bon fil est utilis&eacute; pour les sutures ; les plaques de radiologie sont divis&eacute;es ; 70% des op&eacute;rations non urgentes ne sont plus effectu&eacute;es par manque d&#39;anesth&eacute;sique, de gants, de coton. Mais comment op&eacute;rer quand il n&#39;y a plus de produits pour nettoyer les salles d&#39;op&eacute;ration ? </p><p>En ce qui concerne les m&eacute;dicaments, 132 m&eacute;dicaments sont introuvables tels les antiparasitaires, les antibiotiques, les antihistaminiques, etc... Le papier pour r&eacute;diger les ordonnances est lui-m&ecirc;me manquant ! </p><p>Autant se rendre &agrave; l&#39;&eacute;vidence, le mythe de Cuba en tant que puissance m&eacute;dicale a v&eacute;cu! </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1995) - Les métiers de l'hôpital: des métiers en pleine évolution! 2007-04-10T12:45:05+00:00 2007-04-10T12:45:05+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1995-les-metiers-de-l-hopital-des-metiers-en-pleine-evolution.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>&nbsp;Les M&eacute;decins des H&ocirc;pitaux Publics, 1995, 143, janv.-f&eacute;vr., pp. 12-13</strong>. En collab. avec N. PASTY.</p><h2>Analyse des m&eacute;tiers hospitaliers</h2><p>Actuellement, les m&eacute;tiers hospitaliers peuvent &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;s et class&eacute;s de diff&eacute;rentes fa&ccedil;ons: </p><ul> <li><em>les corps et grades</em> : le statut actuel des personnels de la Fonction publique hospitali&egrave;re distingue diff&eacute;rents corps d&#39;emplois au sein desquels se d&eacute;cline la pyramide des grades. Ce statut n&#39;est pas adapt&eacute; &agrave; l&#39;&eacute;volution des m&eacute;tiers, la preuve en est la disparit&eacute; entre l&#39;&eacute;volution des statuts et l&#39;&eacute;volution des fonctions. La pyramide des grades va probablement se resserrer et les t&acirc;che entre les grades se r&eacute;partir. </li> <li><em>les emplois-types</em> : tels qu&#39;ils ont &eacute;t&eacute; d&eacute;finis par 1&#39;ENSP dans &quot;1a Nomenclature des emplois-types de l&#39;hopital&quot;. <br /> L&#39;Assistance Publique- H&ocirc;pitaux de Paris, de son c&ocirc;t&eacute;, a recens&eacute; 109 em- plois - types. <br /> Jean-Philippe Accart et Nicole Pasty, dans leur ouvrage, &quot;Les M&eacute;tiers de l&#39;h&ocirc;pital&quot;, ont &eacute;tudi&eacute; 66 m&eacute;tiers et 130 grades hospitaliers. </li> <li><em>les emplois sensibles</em> : correspondent aux emplois soit nouveaux, soit strat&eacute;giques, soit &agrave; forte &eacute;volution quantitative ou qualitative. <br /> L&#39;AP-HP en a recens&eacute; 43 dans une &eacute;tude de 1989. </li></ul><h2>R&eacute;flexion sur l&#39;&eacute;volution des m&eacute;tiers</h2><p>Le probl&egrave;me de l&#39;&eacute;volution des m&eacute;tiers semble se poser, selon W. Souffir lors de la derni&egrave;re journ&eacute;e nationale de l&#39;AFMHA, de diff&eacute;rentes mani&egrave;res : - s&#39;agit-il de nouveaux m&eacute;tiers ou d&#39;&eacute;volution des champs d&#39;action des m&eacute;tiers existants ? </p><ul> <li>s&#39;agit-il de nouveaux m&eacute;tiers ou d&#39;&eacute;volution des fonctions li&eacute;es aux m&eacute;tiers ou li&eacute;es &agrave; une nouvelle organisation de l&#39;h&ocirc;pital et &agrave; la prise en compte d&#39;&eacute;l&eacute;ments jusqu&#39;alors n&eacute;glig&eacute;s ? </li> <li>s&#39;agit-il de nouveaux m&eacute;tiers qui surgissent face &agrave; l&#39;&eacute;mergence de nouveaux besoins ou qui comblent des vides jusqu&#39;alors mal rep&eacute;r&eacute;s ? </li></ul><p><br />Plusieurs tendances se dessinent &agrave; l&#39;heure actuelle : </p><ol> <li>la <em>globalisation de la prise en charge du malade</em> implique la notion d&#39;&eacute;quipe autour du malade hospitalis&eacute;. Cette &eacute;quipe sera non seulement soignante, mais aussi administrative et logistique. <br /> Un charg&eacute; de client&egrave;le devra prendre en compte tous les probl&egrave;mes administratifs aff&eacute;rants (&eacute;tat civil, admissions, frais de s&eacute;jour, caisse}. Le patient verra alors ses d&eacute;marches administratives simplifi&eacute;es et le recouvrement pour l&#39;h&ocirc;pital sera plus efficace. <br /> L&#39;environnement du malade devra &ecirc;tre mieux pris en compte par la cr&eacute;ation de v&eacute;ritable r&eacute;seau coordonn&eacute; de soins entre l&#39;h&ocirc;pital, le m&eacute;decin traitant les maisons de convalescence et de soins de suite... </li> <li><em>le recentrage</em> de l&#39;h&ocirc;pital <em>vers sa mission de soin</em> provoque : <ul> <li>l&#39;apparition de sp&eacute;cialisations et de nouvelles pratiques ce qui n&eacute;cessite une adaptabilit&eacute; et l&#39;acceptation d&#39;une requalification pour certaine cat&eacute;gories. Par exemple des infirmi&egrave;res se sont sp&eacute;cialis&eacute;es en coordination conseil, recherche, expertise (infirmi&egrave;re hygi&eacute;niste, clinicienne, stomath&eacute;rapeute, en soins palliatifs, de recherche clinique .. .) <p> &nbsp; </p> </li> <li>la disparition des cat&eacute;gories non qualifi&eacute;es avec par exemple une nouvelle r&eacute;partition des t&acirc;ches entre les ASH et les aides-soignantes. </li> </ul> </li> <li><em>I&#39;&eacute;volution des technologies</em> : <ul> <li>renforce la place du plateau technique et de ses acteurs au sein de l&#39;h&ocirc;pital et fait appara&icirc;tre la fonction de coordination de plateau technique, fonction &agrave; rapprocher de celle d&#39;infirmi&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale pour les services m&eacute;dico-techniques (laboratoires, imagerie m&eacute;dicale, radioth&eacute;rapie, explorations fonctionnelles . ..) <p> &nbsp; </p> </li> <li>demande une plus grande qualification des personnels techniques et ouvriers pour assurer les t&acirc;ches de maintenance, de r&eacute;glage, d&#39;entretien d&#39;appareils informatis&eacute;s et de contr&ocirc;le de qualit&eacute;. </li> </ul> </li> <li>les exigences de <em>gestion</em> demandent une &eacute;volution de la fonction de directeur gestionnaire &agrave; celle de dirigeant d&#39;entreprise et des sp&eacute;cialisations souvent tr&egrave;s pointues des personnels administratifs (analyse financi&egrave;re, gestion pr&eacute;visionnelle des emplois, &eacute;tude des march&eacute;s publics...) </li></ol> <h2>Strat&eacute;gie de l&#39;&eacute;volution des m&eacute;tiers</h2> <p> L&#39;h&ocirc;pital devra faire face &agrave; plusieurs exigences : </p> <ul> <li><em>exigence de client&egrave;le</em> : <br /> Le &quot;client&quot; n&#39;est plus un patient qui subit, mais qui, face &agrave; l&#39;offre de soins, sait exiger accueil, confort et qualit&eacute; des soins. L&#39;organisation des soins et des t&acirc;ches administratives n&eacute;cessitant conduite de projet et gestion de l&#39;information (archives, dossier m&eacute;dical, documentation) se fera autour du patient. Cela implique &eacute;galement le renforcement de communication interne pour augmenter la synergie des diff&eacute;rents acteurs (cr&eacute;ation de fonctions transversales) et de la communication externe avec les structures de soins extra-hospitali&egrave;res. </li> <li><em>exigence &eacute;conomique</em> : <br /> Le poids de l&#39;h&ocirc;pital dans les d&eacute;penses de sant&eacute; impose une plus grande rationalisation des moyens, avec en particulier une professionnalisation des personnels (surqualification, enrichissement des comp&eacute;tences...) et renforcement du r&ocirc;le propre de chacun des acteurs de sant&eacute;. </li> <li><em>exigence de technicit&eacute;</em> : <br /> L&#39;&eacute;volution rapide des techniques de soins n&eacute;cessite une grande adaptabilit&eacute; des personnels et des sp&eacute;cialisations tr&egrave;s pointues pour certains, avec pour corollaire une v&eacute;ritable politique de gestion des ressources humaines et de formation continue des personnels. Il semble &eacute;galement n&eacute;cessaire de cr&eacute;er des passerelles entre les m&eacute;tiers au travers de leurs missions et de leurs fonctions. </li> </ul> <p> La formation des personnels est le meilleur instrument du changement et de l&#39;&eacute;volution qui permettra &agrave; l&#39;h&ocirc;pital de relever les d&eacute;fis d&#39;exigence que les usagers sont en droit de demander. </p> <p> cop. JP Accart, 2007 </p> <p> &nbsp; </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>&nbsp;Les M&eacute;decins des H&ocirc;pitaux Publics, 1995, 143, janv.-f&eacute;vr., pp. 12-13</strong>. En collab. avec N. PASTY.</p><h2>Analyse des m&eacute;tiers hospitaliers</h2><p>Actuellement, les m&eacute;tiers hospitaliers peuvent &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;s et class&eacute;s de diff&eacute;rentes fa&ccedil;ons: </p><ul> <li><em>les corps et grades</em> : le statut actuel des personnels de la Fonction publique hospitali&egrave;re distingue diff&eacute;rents corps d&#39;emplois au sein desquels se d&eacute;cline la pyramide des grades. Ce statut n&#39;est pas adapt&eacute; &agrave; l&#39;&eacute;volution des m&eacute;tiers, la preuve en est la disparit&eacute; entre l&#39;&eacute;volution des statuts et l&#39;&eacute;volution des fonctions. La pyramide des grades va probablement se resserrer et les t&acirc;che entre les grades se r&eacute;partir. </li> <li><em>les emplois-types</em> : tels qu&#39;ils ont &eacute;t&eacute; d&eacute;finis par 1&#39;ENSP dans &quot;1a Nomenclature des emplois-types de l&#39;hopital&quot;. <br /> L&#39;Assistance Publique- H&ocirc;pitaux de Paris, de son c&ocirc;t&eacute;, a recens&eacute; 109 em- plois - types. <br /> Jean-Philippe Accart et Nicole Pasty, dans leur ouvrage, &quot;Les M&eacute;tiers de l&#39;h&ocirc;pital&quot;, ont &eacute;tudi&eacute; 66 m&eacute;tiers et 130 grades hospitaliers. </li> <li><em>les emplois sensibles</em> : correspondent aux emplois soit nouveaux, soit strat&eacute;giques, soit &agrave; forte &eacute;volution quantitative ou qualitative. <br /> L&#39;AP-HP en a recens&eacute; 43 dans une &eacute;tude de 1989. </li></ul><h2>R&eacute;flexion sur l&#39;&eacute;volution des m&eacute;tiers</h2><p>Le probl&egrave;me de l&#39;&eacute;volution des m&eacute;tiers semble se poser, selon W. Souffir lors de la derni&egrave;re journ&eacute;e nationale de l&#39;AFMHA, de diff&eacute;rentes mani&egrave;res : - s&#39;agit-il de nouveaux m&eacute;tiers ou d&#39;&eacute;volution des champs d&#39;action des m&eacute;tiers existants ? </p><ul> <li>s&#39;agit-il de nouveaux m&eacute;tiers ou d&#39;&eacute;volution des fonctions li&eacute;es aux m&eacute;tiers ou li&eacute;es &agrave; une nouvelle organisation de l&#39;h&ocirc;pital et &agrave; la prise en compte d&#39;&eacute;l&eacute;ments jusqu&#39;alors n&eacute;glig&eacute;s ? </li> <li>s&#39;agit-il de nouveaux m&eacute;tiers qui surgissent face &agrave; l&#39;&eacute;mergence de nouveaux besoins ou qui comblent des vides jusqu&#39;alors mal rep&eacute;r&eacute;s ? </li></ul><p><br />Plusieurs tendances se dessinent &agrave; l&#39;heure actuelle : </p><ol> <li>la <em>globalisation de la prise en charge du malade</em> implique la notion d&#39;&eacute;quipe autour du malade hospitalis&eacute;. Cette &eacute;quipe sera non seulement soignante, mais aussi administrative et logistique. <br /> Un charg&eacute; de client&egrave;le devra prendre en compte tous les probl&egrave;mes administratifs aff&eacute;rants (&eacute;tat civil, admissions, frais de s&eacute;jour, caisse}. Le patient verra alors ses d&eacute;marches administratives simplifi&eacute;es et le recouvrement pour l&#39;h&ocirc;pital sera plus efficace. <br /> L&#39;environnement du malade devra &ecirc;tre mieux pris en compte par la cr&eacute;ation de v&eacute;ritable r&eacute;seau coordonn&eacute; de soins entre l&#39;h&ocirc;pital, le m&eacute;decin traitant les maisons de convalescence et de soins de suite... </li> <li><em>le recentrage</em> de l&#39;h&ocirc;pital <em>vers sa mission de soin</em> provoque : <ul> <li>l&#39;apparition de sp&eacute;cialisations et de nouvelles pratiques ce qui n&eacute;cessite une adaptabilit&eacute; et l&#39;acceptation d&#39;une requalification pour certaine cat&eacute;gories. Par exemple des infirmi&egrave;res se sont sp&eacute;cialis&eacute;es en coordination conseil, recherche, expertise (infirmi&egrave;re hygi&eacute;niste, clinicienne, stomath&eacute;rapeute, en soins palliatifs, de recherche clinique .. .) <p> &nbsp; </p> </li> <li>la disparition des cat&eacute;gories non qualifi&eacute;es avec par exemple une nouvelle r&eacute;partition des t&acirc;ches entre les ASH et les aides-soignantes. </li> </ul> </li> <li><em>I&#39;&eacute;volution des technologies</em> : <ul> <li>renforce la place du plateau technique et de ses acteurs au sein de l&#39;h&ocirc;pital et fait appara&icirc;tre la fonction de coordination de plateau technique, fonction &agrave; rapprocher de celle d&#39;infirmi&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale pour les services m&eacute;dico-techniques (laboratoires, imagerie m&eacute;dicale, radioth&eacute;rapie, explorations fonctionnelles . ..) <p> &nbsp; </p> </li> <li>demande une plus grande qualification des personnels techniques et ouvriers pour assurer les t&acirc;ches de maintenance, de r&eacute;glage, d&#39;entretien d&#39;appareils informatis&eacute;s et de contr&ocirc;le de qualit&eacute;. </li> </ul> </li> <li>les exigences de <em>gestion</em> demandent une &eacute;volution de la fonction de directeur gestionnaire &agrave; celle de dirigeant d&#39;entreprise et des sp&eacute;cialisations souvent tr&egrave;s pointues des personnels administratifs (analyse financi&egrave;re, gestion pr&eacute;visionnelle des emplois, &eacute;tude des march&eacute;s publics...) </li></ol> <h2>Strat&eacute;gie de l&#39;&eacute;volution des m&eacute;tiers</h2> <p> L&#39;h&ocirc;pital devra faire face &agrave; plusieurs exigences : </p> <ul> <li><em>exigence de client&egrave;le</em> : <br /> Le &quot;client&quot; n&#39;est plus un patient qui subit, mais qui, face &agrave; l&#39;offre de soins, sait exiger accueil, confort et qualit&eacute; des soins. L&#39;organisation des soins et des t&acirc;ches administratives n&eacute;cessitant conduite de projet et gestion de l&#39;information (archives, dossier m&eacute;dical, documentation) se fera autour du patient. Cela implique &eacute;galement le renforcement de communication interne pour augmenter la synergie des diff&eacute;rents acteurs (cr&eacute;ation de fonctions transversales) et de la communication externe avec les structures de soins extra-hospitali&egrave;res. </li> <li><em>exigence &eacute;conomique</em> : <br /> Le poids de l&#39;h&ocirc;pital dans les d&eacute;penses de sant&eacute; impose une plus grande rationalisation des moyens, avec en particulier une professionnalisation des personnels (surqualification, enrichissement des comp&eacute;tences...) et renforcement du r&ocirc;le propre de chacun des acteurs de sant&eacute;. </li> <li><em>exigence de technicit&eacute;</em> : <br /> L&#39;&eacute;volution rapide des techniques de soins n&eacute;cessite une grande adaptabilit&eacute; des personnels et des sp&eacute;cialisations tr&egrave;s pointues pour certains, avec pour corollaire une v&eacute;ritable politique de gestion des ressources humaines et de formation continue des personnels. Il semble &eacute;galement n&eacute;cessaire de cr&eacute;er des passerelles entre les m&eacute;tiers au travers de leurs missions et de leurs fonctions. </li> </ul> <p> La formation des personnels est le meilleur instrument du changement et de l&#39;&eacute;volution qui permettra &agrave; l&#39;h&ocirc;pital de relever les d&eacute;fis d&#39;exigence que les usagers sont en droit de demander. </p> <p> cop. JP Accart, 2007 </p> <p> &nbsp; </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1995) - L'information médicale à l'heure européenne 2007-04-10T12:41:34+00:00 2007-04-10T12:41:34+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1995-l-information-medicale-a-l-heure-europeenne.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Revue de l&#39;Infirmi&egrave;re, 1995, n&deg; 5, pp. 11-13</strong> </p><p><em>L&rsquo;&eacute;change de donn&eacute;es informatis&eacute;es (EDI) dans le monde de la sant&eacute; est un imp&eacute;ratif. Ce que nous faisons localement devait s&rsquo;inscrire naturellement dans un cadre g&eacute;n&eacute;ral et bien &eacute;videmment europ&eacute;en.</em> </p><p>Le souci majeur des diff&eacute;rents acteurs dans le milieu de la sant&eacute;, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des personnels soignants ou des gestionnaires, est d&rsquo;am&eacute;liorer la qualit&eacute; et les co&ucirc;ts des soins pour l&rsquo;ensemble de la population. Certaines tentatives sont en cours et &agrave; titre d&rsquo;exemple on peut citer&nbsp;: </p><ul> <li><strong>La Carte sant&eacute;</strong>&nbsp;: elle vise &agrave; identifier les patients afin de mieux conna&icirc;tre leur situation administrative vis &agrave; vis des r&eacute;gimes d&rsquo;assurance maladie, leurs ant&eacute;c&eacute;dents m&eacute;dicaux ainsi que le mode de th&eacute;rapie pour certaines maladies chroniques. </li> <li><strong>Les r&eacute;seaux</strong> qui acheminent des informations m&eacute;dicales entre professionnels de sant&eacute; (diagnostics, images...), ou administratives (demande de remboursement dans le cadre du tiers-payant, accord de prise en charge...). </li></ul><br />Lorsque ces applications seront v&eacute;ritablement op&eacute;rationnelles, il sera n&eacute;cessaire qu&rsquo;elles soient comprises par les diff&eacute;rents interlocuteurs. D&eacute;finir des normes s&rsquo;av&egrave;re donc essentiel afin d&rsquo;&eacute;changer des informations. La non-normalisation entra&icirc;nerait forc&eacute;ment des co&ucirc;ts importants, des pertes de temps et d&rsquo;&eacute;nergie, et des erreurs tr&egrave;s dommageables en mati&egrave;re de sant&eacute;. <h2>Quelques chiffres sur la sant&eacute; en Europe</h2><p>L&rsquo;Europe de la sant&eacute; en chiffres donne les r&eacute;sultats suivants&nbsp;: 300 000 m&eacute;decins exercent dans l&rsquo;Union Europ&eacute;enne et 15 000 h&ocirc;pitaux sont dot&eacute;s de plus de 3 millions de lits. La sant&eacute; est appel&eacute; &agrave; devenir l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment n&deg; 1 des d&eacute;penses publiques en repr&eacute;sentant 5 &agrave; 10 % du PNB (produit national brut) des payes de l&rsquo;Union. Elle recouvre une multitude de partenaires qui dispensent les soins, fabriquent les mat&eacute;riels, &eacute;laborent les m&eacute;dicaments, g&egrave;rent les prestations sociales... <br />D&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent nous nous trouvons confront&eacute;s &agrave;&nbsp;: </p><ul> <li>la complexit&eacute; croissante des technologies m&eacute;dicales, </li> <li>l&rsquo;introduction sur les march&eacute;s de nouvelles sp&eacute;cialit&eacute;s pharmaceutiques, </li> <li>la g&eacute;n&eacute;ralisation de la pr&eacute;vention m&eacute;dicale, de l&rsquo;allongement des traitements, de la long&eacute;vit&eacute; et de ses cons&eacute;quences, </li> <li>la multiplicit&eacute; des syst&egrave;mes de financement, </li> <li>des mouvements migratoires dans l&rsquo;espace &eacute;conomique europ&eacute;en, </li> <li>la n&eacute;cessit&eacute; de continuer &agrave; offrir aux patients de demain les m&ecirc;mes prestations qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Le volume des informations devant &ecirc;tre trait&eacute; est important, les sources sont multiples et le rythme des &eacute;changes ne peut que s&rsquo;amplifier. </li></ul><h2>La complexit&eacute; de l&rsquo;information m&eacute;dicale</h2><p>L&rsquo;information m&eacute;dicale, qu&rsquo;elle concerne un produit, une proc&eacute;dure et surtout un malade, est constitu&eacute;e d&rsquo;un ensemble de documents dont il faut assurer la communicabilit&eacute; et la durabilit&eacute;. Ces documents d&rsquo;origine et de nature tr&egrave;s diverses vont devoir &ecirc;tre d&eacute;finis d&rsquo;une fa&ccedil;on pr&eacute;cise et incontestable. <br />Par ailleurs dans certains cas l&rsquo;efficacit&eacute; m&eacute;dicale est li&eacute;e &agrave; une coordination rapide entre diff&eacute;rentes &eacute;quipes (pose d&rsquo;un diagnostique, d&eacute;cision th&eacute;rapeutique, suivi d&rsquo;une &eacute;volution...). Par exemple, dans le cas du traitement du cancer, il est reconnu que c&rsquo;est l&rsquo;association des diverses techniques et la concertation des &eacute;quipes qui sont un facteur essentiel des succ&egrave;s. Cette coop&eacute;ration se traduit &eacute;videmment par des &eacute;changes d&rsquo;informations. </p><p>Comment traiter cet &eacute;norme volume d&rsquo;informations au niveau europ&eacute;en, le rendre coh&eacute;rent et harmonieux&nbsp;? La n&eacute;cessit&eacute; de communication s&rsquo;accompagne d&eacute;sormais en sant&eacute;, comme dans la plupart des activit&eacute;s humaines, du respect des proc&eacute;dures et protocoles, de l&rsquo;organisation des communications et des &eacute;changes dans le cadre d&rsquo;une activit&eacute; ou d&rsquo;un projet. En d&rsquo;autres termes ceci veut dire que le traitement de l&rsquo;information de sant&eacute; exige un processus normatif. </p><p>Comment rendre clair, net et pr&eacute;cis un &eacute;change d&rsquo;information sur des sujets divers sans en avoir cern&eacute; le vocabulaire et admis quelques consensus en mati&egrave;re de d&eacute;finition&nbsp;? Que veut dire pour les uns ET les autres &laquo;&nbsp;unit&eacute; de soins&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;unit&eacute; technique&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;protocole de soin&nbsp;&raquo; ...&nbsp;? On ne peut comparer que ce qui est comparable&nbsp;! </p><h3>Une question &eacute;pineuse&nbsp;: l&rsquo;identification des personnes</h3><p>Les syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;change informatis&eacute;s dans le secteur socio-sanitaire exigent que les personnes (assur&eacute;s, b&eacute;n&eacute;ficiaires, malades) soient clairement identifi&eacute;es. Cependant, cette identification n&rsquo;existe pas &agrave; l&rsquo;heure actuelle, car les difficult&eacute;s pratiques sont nombreuses pour identifier les patients et les sortants d&rsquo;une population quelle qu&rsquo;elle soit&nbsp;: naissance, d&eacute;c&egrave;s, changements de statuts, mouvements divers&hellip; En dehors des probl&egrave;mes pos&eacute;s par les patronymes et les adresses (redondances, changements, ambigu&iuml;t&eacute;s, v&eacute;rification), une contrainte fondamentale est de respecter la protection de la personne (r&eacute;gie en France par la loi Informatique et Libert&eacute;s). <br />Pour pallier cette difficult&eacute; la norme internationale NAD (nom et adresse) se compl&egrave;te d&rsquo;un nouvel &eacute;l&eacute;ment PID (personal identification details). La Caisse nationale d&rsquo;assurance maladie, la Direction des h&ocirc;pitaux, des mutuelles et l&rsquo;Assistance publique de Paris, Lyon et Marseille travaillent sur ce dossier. </p><h2>A nouveaux proc&eacute;d&eacute;s, nouvelles structures et d&eacute;nominations</h2><p><strong>EDI</strong>&nbsp;: Echanges de donn&eacute;es informatis&eacute;es <br /><strong>EMEDI (European Medical Electronic Data Interchange) </strong>&nbsp;: Groupe d&rsquo;utilisateurs de l&rsquo;EDI dans le monde europ&eacute;en de la sant&eacute;, cr&eacute;&eacute; en 1990. Ce groupe dont le pr&eacute;sident est le Docteur R&eacute;ginald Allouche, directeur de l&rsquo;&eacute;quipement et du syst&egrave;me d&rsquo;information de l&rsquo;Assistance Publique-H&ocirc;pitaux de Paris [<a href="https://www.jpaccart.ch/#1">1</a>] tient des r&eacute;unions annuelles et la derni&egrave;re a eu lieu &agrave; Paris en mai 1994. <br /><strong>EDISANTE</strong>&nbsp;: association EDI pour la France. EDISANTE a toute possibilit&eacute; de mettre en place des groupes de travail et de d&eacute;signer un expert-rapporteur. Celui-ci &eacute;tablit un document avec des propositions, des solutions et des actions soumis aux organismes nationaux, puis aux institutions internationales de normalisation. <br /><strong>EDIFACT</strong>&nbsp;: Echange de donn&eacute;es informatis&eacute;es pour l&rsquo;administration, le commerce, le transport&nbsp;: d&rsquo;envergure internationale, mis en place par L&rsquo;ONU et avec pour objectifs&nbsp;: <br /></p><ul> <li>La promotion des &eacute;changes informatis&eacute;s dans le syst&egrave;me socio-sanitaire, </li> <li>la d&eacute;finition et l&rsquo;adoption des normes pour les messages. </li></ul><h3>Q&rsquo;entend-on par message&nbsp;?</h3><p>Un message r&eacute;sulte de l&rsquo;action de codifier un texte, un r&eacute;sultat en chiffres et/ou en lettres. A titre d&rsquo;exemples&nbsp;: les messages li&eacute;s au remboursements par les mutuelles, aux demandes et r&eacute;sultats d&rsquo;examens biologiques, aux achats de produits pharmaceutiques et m&eacute;dicaux, aux &eacute;changes entre h&ocirc;pitaux publiques et comptabilit&eacute; publique, etc. </p><h3>Quelle sorte de message&nbsp;?</h3><p>La premi&egrave;re t&acirc;che du groupe EMEDI a port&eacute; sur la comparaison de messages internationaux&nbsp;: <br /></p><ul> <li>En Finlande, dans le contexte des laboratoires, </li> <li>en France, dans le cadre du projet Edipharm (&eacute;changes h&ocirc;pitaux/fournisseurs), </li> <li>aux Pays-Bas, les informations concernant les diagnostics entre g&eacute;n&eacute;ralistes/sp&eacute;cialistes, </li> <li>en Norv&egrave;ge, les r&eacute;sultats d&rsquo;analyses de laboratoires. </li></ul><p>Cinq messages EDIFACT/ONU ont gravi le premier &eacute;chelon du processus de normalisation&nbsp;: <br /></p><ul> <li>MEDPID : pr&eacute;cisions sur l&rsquo;identification d&rsquo;un patient, </li> <li>MEDPRE : ordonnance m&eacute;dicale (d&rsquo;un prescripteur &agrave; une officine par exemple), </li> <li>MEDREQ : demande et r&eacute;sultats d&rsquo;analyses de laboratoire, </li> <li>MEDRUC&nbsp;: utilisation/co&ucirc;t des prestations m&eacute;dicales. </li></ul>Echanges au moyen de messages peut-&ecirc;tre pas d&rsquo;allure tr&egrave;s conviviale mais qui dans l&rsquo;avenir montreront toute leur utilit&eacute; et n&eacute;cessit&eacute;. Un jeu de nouveaux messages m&eacute;dicaux est en cours de confection. D&rsquo;autres th&egrave;mes prennent forme comme&nbsp;: <br /><ul> <li>le projet de pharmacovigilance men&eacute; dans le cadre du programme &laquo;&nbsp;CARE&nbsp;&raquo; d&rsquo;ENS (European Nervous System) auquel participent l&rsquo;Espagne, la France et le Royaume-Uni, </li> <li>la Carte sant&eacute;, </li> <li>les identifications dans les syst&egrave;mes d&rsquo;information des h&ocirc;pitaux (men&eacute; par la Direction des h&ocirc;pitaux), </li> <li>les &eacute;changes entre les entreprises et le secteur social, ainsi qu&rsquo;entre les acteurs de la protection obligatoire et compl&eacute;mentaire. </li></ul><h2>L&rsquo;exemple du CHU de Montpellier&nbsp;: un &eacute;change de donn&eacute;es informatis&eacute;e h&ocirc;pital-mutuelle</h2><p>Le CHU de Montpellier assure des prestations informatiques et organisationnelles pour l&rsquo;ensemble des &eacute;tablissements hospitaliers publics de Montpellier avec la gestion des malades, du personnel et du mat&eacute;riel. <br />Depuis 1993, le CHU a modernis&eacute; ses moyens de communication (auparavant il faisait appel aux bandes magn&eacute;tiques et aux documents papiers) avec les centres informatiques de r&eacute;gimes obligatoires en &laquo;&nbsp;t&eacute;l&eacute;transmettant&nbsp;&raquo; les informations par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique. Des groupes de travail r&eacute;unissant douze mutuelles et trois h&ocirc;pitaux (Montpellier, Toulouse, Bordeaux) ont &eacute;t&eacute; mis en place afin de r&eacute;fl&eacute;chir sur diff&eacute;rents types de messages&nbsp;: celui sur la prise en charge du malade a &eacute;t&eacute; valid&eacute;, la prise en charge des frais d&rsquo;hospitalisation et la facturation vont suivre prochainement. </p><h2>Les cons&eacute;quences &eacute;conomiques de la normalisation des &eacute;changes</h2><p>Le resserrement des liens entre les acteurs de sant&eacute; autour de projets, appuy&eacute;s sur des outils techniques et un v&eacute;ritable support logistique informatis&eacute;, est donc un &eacute;l&eacute;ment essentiel en ce qui concerne l&rsquo;objectif central du syst&egrave;me&nbsp;: soigner. </p><p>Ces outils nouveaux d&rsquo;organisation et d&rsquo;information devraient aussi permettre au syst&egrave;me de soins de mieux satisfaire aux contraintes &eacute;conomiques et de contr&ocirc;le de gestion qui s&rsquo;imposent d&eacute;sormais &agrave; lui. Par la r&eacute;duction des d&eacute;lais et la bonne coordination des acteurs, les projets en cours seront un &eacute;l&eacute;ment important de la ma&icirc;trise des d&eacute;penses de sant&eacute;. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p>BASSET N., PAQUEL N. <em>EDISANTE&nbsp;: les enjeux</em>. EDISANTE Bulletin d&rsquo;&eacute;changes de l&rsquo;Association, 1993, mai-juin, n&deg; 1, p. 3-6. <br />EDIFACTS. UN/EDIFACTS News for Europe, 1994, jan. <br />GOSSE J. <em>EDI h&ocirc;pitaux-mutuelles</em>. EDISANTE Bulletin d&rsquo;&eacute;changes de l&rsquo;Association, 1994, jan 1993-dec 1994, n&deg; 3, p. 5-6. <br />KIEHL G. <em>Les dangers de la normalisation dans le milieu de la sant&eacute;</em>. EDISANTE Bulletin d&rsquo;&eacute;changes de l&rsquo;Association, 1994, jan 1993-dec 1994, n&deg; 3, p. 3-5. </p><h2>Lexique</h2><ul> <li><strong>EDI</strong>&nbsp;: Electronic Data Interchange. Service d&rsquo;&eacute;changes de donn&eacute;es &eacute;lectroniques qui remplace les documents papier. </li> <li><strong>Norme</strong>&nbsp;: donn&eacute;e de r&eacute;f&eacute;rence r&eacute;sultant d&rsquo;un choix collectif raisonn&eacute; en vue de servir de base d&rsquo;entente pour la solution de probl&egrave;mes r&eacute;p&eacute;titifs (d&eacute;finition de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de normalisation &ndash; l&rsquo;AFNOR). </li> <li><strong>R&eacute;seaux</strong>&nbsp;: d&eacute;signe un ou des r&eacute;seaux &eacute;lectroniques dits &laquo;&nbsp;large bande&nbsp;&raquo;, seuls &agrave; m&ecirc;me d&rsquo;assurer la distribution de services audiovisuels, t&eacute;l&eacute;matiques ou informatiques aux particuliers, entreprises, universit&eacute;s, centres de recherche, h&ocirc;pitaux, etc. </li> <li><strong>Protocole</strong>&nbsp;: ensemble de r&egrave;gles qui d&eacute;terminent la communication entre ordinateurs (ex. X25, X400, X500, TCP/IP). </li></ul><h2>Notes</h2><p><em><a name="1" title="1"></a>1 : EMEDI &ndash; European Medical Electronic Data Interchange, c/o Assistance Publique-H&ocirc;pitaux de Paris &ndash; DESI &ndash; Service Interface, 3 avenue Victoria, 75100 PARIS RP. Tel. : (1) 40 27 56 90. Fax : (1) 40 27 41 75.</em> </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Revue de l&#39;Infirmi&egrave;re, 1995, n&deg; 5, pp. 11-13</strong> </p><p><em>L&rsquo;&eacute;change de donn&eacute;es informatis&eacute;es (EDI) dans le monde de la sant&eacute; est un imp&eacute;ratif. Ce que nous faisons localement devait s&rsquo;inscrire naturellement dans un cadre g&eacute;n&eacute;ral et bien &eacute;videmment europ&eacute;en.</em> </p><p>Le souci majeur des diff&eacute;rents acteurs dans le milieu de la sant&eacute;, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des personnels soignants ou des gestionnaires, est d&rsquo;am&eacute;liorer la qualit&eacute; et les co&ucirc;ts des soins pour l&rsquo;ensemble de la population. Certaines tentatives sont en cours et &agrave; titre d&rsquo;exemple on peut citer&nbsp;: </p><ul> <li><strong>La Carte sant&eacute;</strong>&nbsp;: elle vise &agrave; identifier les patients afin de mieux conna&icirc;tre leur situation administrative vis &agrave; vis des r&eacute;gimes d&rsquo;assurance maladie, leurs ant&eacute;c&eacute;dents m&eacute;dicaux ainsi que le mode de th&eacute;rapie pour certaines maladies chroniques. </li> <li><strong>Les r&eacute;seaux</strong> qui acheminent des informations m&eacute;dicales entre professionnels de sant&eacute; (diagnostics, images...), ou administratives (demande de remboursement dans le cadre du tiers-payant, accord de prise en charge...). </li></ul><br />Lorsque ces applications seront v&eacute;ritablement op&eacute;rationnelles, il sera n&eacute;cessaire qu&rsquo;elles soient comprises par les diff&eacute;rents interlocuteurs. D&eacute;finir des normes s&rsquo;av&egrave;re donc essentiel afin d&rsquo;&eacute;changer des informations. La non-normalisation entra&icirc;nerait forc&eacute;ment des co&ucirc;ts importants, des pertes de temps et d&rsquo;&eacute;nergie, et des erreurs tr&egrave;s dommageables en mati&egrave;re de sant&eacute;. <h2>Quelques chiffres sur la sant&eacute; en Europe</h2><p>L&rsquo;Europe de la sant&eacute; en chiffres donne les r&eacute;sultats suivants&nbsp;: 300 000 m&eacute;decins exercent dans l&rsquo;Union Europ&eacute;enne et 15 000 h&ocirc;pitaux sont dot&eacute;s de plus de 3 millions de lits. La sant&eacute; est appel&eacute; &agrave; devenir l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment n&deg; 1 des d&eacute;penses publiques en repr&eacute;sentant 5 &agrave; 10 % du PNB (produit national brut) des payes de l&rsquo;Union. Elle recouvre une multitude de partenaires qui dispensent les soins, fabriquent les mat&eacute;riels, &eacute;laborent les m&eacute;dicaments, g&egrave;rent les prestations sociales... <br />D&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent nous nous trouvons confront&eacute;s &agrave;&nbsp;: </p><ul> <li>la complexit&eacute; croissante des technologies m&eacute;dicales, </li> <li>l&rsquo;introduction sur les march&eacute;s de nouvelles sp&eacute;cialit&eacute;s pharmaceutiques, </li> <li>la g&eacute;n&eacute;ralisation de la pr&eacute;vention m&eacute;dicale, de l&rsquo;allongement des traitements, de la long&eacute;vit&eacute; et de ses cons&eacute;quences, </li> <li>la multiplicit&eacute; des syst&egrave;mes de financement, </li> <li>des mouvements migratoires dans l&rsquo;espace &eacute;conomique europ&eacute;en, </li> <li>la n&eacute;cessit&eacute; de continuer &agrave; offrir aux patients de demain les m&ecirc;mes prestations qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Le volume des informations devant &ecirc;tre trait&eacute; est important, les sources sont multiples et le rythme des &eacute;changes ne peut que s&rsquo;amplifier. </li></ul><h2>La complexit&eacute; de l&rsquo;information m&eacute;dicale</h2><p>L&rsquo;information m&eacute;dicale, qu&rsquo;elle concerne un produit, une proc&eacute;dure et surtout un malade, est constitu&eacute;e d&rsquo;un ensemble de documents dont il faut assurer la communicabilit&eacute; et la durabilit&eacute;. Ces documents d&rsquo;origine et de nature tr&egrave;s diverses vont devoir &ecirc;tre d&eacute;finis d&rsquo;une fa&ccedil;on pr&eacute;cise et incontestable. <br />Par ailleurs dans certains cas l&rsquo;efficacit&eacute; m&eacute;dicale est li&eacute;e &agrave; une coordination rapide entre diff&eacute;rentes &eacute;quipes (pose d&rsquo;un diagnostique, d&eacute;cision th&eacute;rapeutique, suivi d&rsquo;une &eacute;volution...). Par exemple, dans le cas du traitement du cancer, il est reconnu que c&rsquo;est l&rsquo;association des diverses techniques et la concertation des &eacute;quipes qui sont un facteur essentiel des succ&egrave;s. Cette coop&eacute;ration se traduit &eacute;videmment par des &eacute;changes d&rsquo;informations. </p><p>Comment traiter cet &eacute;norme volume d&rsquo;informations au niveau europ&eacute;en, le rendre coh&eacute;rent et harmonieux&nbsp;? La n&eacute;cessit&eacute; de communication s&rsquo;accompagne d&eacute;sormais en sant&eacute;, comme dans la plupart des activit&eacute;s humaines, du respect des proc&eacute;dures et protocoles, de l&rsquo;organisation des communications et des &eacute;changes dans le cadre d&rsquo;une activit&eacute; ou d&rsquo;un projet. En d&rsquo;autres termes ceci veut dire que le traitement de l&rsquo;information de sant&eacute; exige un processus normatif. </p><p>Comment rendre clair, net et pr&eacute;cis un &eacute;change d&rsquo;information sur des sujets divers sans en avoir cern&eacute; le vocabulaire et admis quelques consensus en mati&egrave;re de d&eacute;finition&nbsp;? Que veut dire pour les uns ET les autres &laquo;&nbsp;unit&eacute; de soins&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;unit&eacute; technique&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;protocole de soin&nbsp;&raquo; ...&nbsp;? On ne peut comparer que ce qui est comparable&nbsp;! </p><h3>Une question &eacute;pineuse&nbsp;: l&rsquo;identification des personnes</h3><p>Les syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;change informatis&eacute;s dans le secteur socio-sanitaire exigent que les personnes (assur&eacute;s, b&eacute;n&eacute;ficiaires, malades) soient clairement identifi&eacute;es. Cependant, cette identification n&rsquo;existe pas &agrave; l&rsquo;heure actuelle, car les difficult&eacute;s pratiques sont nombreuses pour identifier les patients et les sortants d&rsquo;une population quelle qu&rsquo;elle soit&nbsp;: naissance, d&eacute;c&egrave;s, changements de statuts, mouvements divers&hellip; En dehors des probl&egrave;mes pos&eacute;s par les patronymes et les adresses (redondances, changements, ambigu&iuml;t&eacute;s, v&eacute;rification), une contrainte fondamentale est de respecter la protection de la personne (r&eacute;gie en France par la loi Informatique et Libert&eacute;s). <br />Pour pallier cette difficult&eacute; la norme internationale NAD (nom et adresse) se compl&egrave;te d&rsquo;un nouvel &eacute;l&eacute;ment PID (personal identification details). La Caisse nationale d&rsquo;assurance maladie, la Direction des h&ocirc;pitaux, des mutuelles et l&rsquo;Assistance publique de Paris, Lyon et Marseille travaillent sur ce dossier. </p><h2>A nouveaux proc&eacute;d&eacute;s, nouvelles structures et d&eacute;nominations</h2><p><strong>EDI</strong>&nbsp;: Echanges de donn&eacute;es informatis&eacute;es <br /><strong>EMEDI (European Medical Electronic Data Interchange) </strong>&nbsp;: Groupe d&rsquo;utilisateurs de l&rsquo;EDI dans le monde europ&eacute;en de la sant&eacute;, cr&eacute;&eacute; en 1990. Ce groupe dont le pr&eacute;sident est le Docteur R&eacute;ginald Allouche, directeur de l&rsquo;&eacute;quipement et du syst&egrave;me d&rsquo;information de l&rsquo;Assistance Publique-H&ocirc;pitaux de Paris [<a href="https://www.jpaccart.ch/#1">1</a>] tient des r&eacute;unions annuelles et la derni&egrave;re a eu lieu &agrave; Paris en mai 1994. <br /><strong>EDISANTE</strong>&nbsp;: association EDI pour la France. EDISANTE a toute possibilit&eacute; de mettre en place des groupes de travail et de d&eacute;signer un expert-rapporteur. Celui-ci &eacute;tablit un document avec des propositions, des solutions et des actions soumis aux organismes nationaux, puis aux institutions internationales de normalisation. <br /><strong>EDIFACT</strong>&nbsp;: Echange de donn&eacute;es informatis&eacute;es pour l&rsquo;administration, le commerce, le transport&nbsp;: d&rsquo;envergure internationale, mis en place par L&rsquo;ONU et avec pour objectifs&nbsp;: <br /></p><ul> <li>La promotion des &eacute;changes informatis&eacute;s dans le syst&egrave;me socio-sanitaire, </li> <li>la d&eacute;finition et l&rsquo;adoption des normes pour les messages. </li></ul><h3>Q&rsquo;entend-on par message&nbsp;?</h3><p>Un message r&eacute;sulte de l&rsquo;action de codifier un texte, un r&eacute;sultat en chiffres et/ou en lettres. A titre d&rsquo;exemples&nbsp;: les messages li&eacute;s au remboursements par les mutuelles, aux demandes et r&eacute;sultats d&rsquo;examens biologiques, aux achats de produits pharmaceutiques et m&eacute;dicaux, aux &eacute;changes entre h&ocirc;pitaux publiques et comptabilit&eacute; publique, etc. </p><h3>Quelle sorte de message&nbsp;?</h3><p>La premi&egrave;re t&acirc;che du groupe EMEDI a port&eacute; sur la comparaison de messages internationaux&nbsp;: <br /></p><ul> <li>En Finlande, dans le contexte des laboratoires, </li> <li>en France, dans le cadre du projet Edipharm (&eacute;changes h&ocirc;pitaux/fournisseurs), </li> <li>aux Pays-Bas, les informations concernant les diagnostics entre g&eacute;n&eacute;ralistes/sp&eacute;cialistes, </li> <li>en Norv&egrave;ge, les r&eacute;sultats d&rsquo;analyses de laboratoires. </li></ul><p>Cinq messages EDIFACT/ONU ont gravi le premier &eacute;chelon du processus de normalisation&nbsp;: <br /></p><ul> <li>MEDPID : pr&eacute;cisions sur l&rsquo;identification d&rsquo;un patient, </li> <li>MEDPRE : ordonnance m&eacute;dicale (d&rsquo;un prescripteur &agrave; une officine par exemple), </li> <li>MEDREQ : demande et r&eacute;sultats d&rsquo;analyses de laboratoire, </li> <li>MEDRUC&nbsp;: utilisation/co&ucirc;t des prestations m&eacute;dicales. </li></ul>Echanges au moyen de messages peut-&ecirc;tre pas d&rsquo;allure tr&egrave;s conviviale mais qui dans l&rsquo;avenir montreront toute leur utilit&eacute; et n&eacute;cessit&eacute;. Un jeu de nouveaux messages m&eacute;dicaux est en cours de confection. D&rsquo;autres th&egrave;mes prennent forme comme&nbsp;: <br /><ul> <li>le projet de pharmacovigilance men&eacute; dans le cadre du programme &laquo;&nbsp;CARE&nbsp;&raquo; d&rsquo;ENS (European Nervous System) auquel participent l&rsquo;Espagne, la France et le Royaume-Uni, </li> <li>la Carte sant&eacute;, </li> <li>les identifications dans les syst&egrave;mes d&rsquo;information des h&ocirc;pitaux (men&eacute; par la Direction des h&ocirc;pitaux), </li> <li>les &eacute;changes entre les entreprises et le secteur social, ainsi qu&rsquo;entre les acteurs de la protection obligatoire et compl&eacute;mentaire. </li></ul><h2>L&rsquo;exemple du CHU de Montpellier&nbsp;: un &eacute;change de donn&eacute;es informatis&eacute;e h&ocirc;pital-mutuelle</h2><p>Le CHU de Montpellier assure des prestations informatiques et organisationnelles pour l&rsquo;ensemble des &eacute;tablissements hospitaliers publics de Montpellier avec la gestion des malades, du personnel et du mat&eacute;riel. <br />Depuis 1993, le CHU a modernis&eacute; ses moyens de communication (auparavant il faisait appel aux bandes magn&eacute;tiques et aux documents papiers) avec les centres informatiques de r&eacute;gimes obligatoires en &laquo;&nbsp;t&eacute;l&eacute;transmettant&nbsp;&raquo; les informations par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique. Des groupes de travail r&eacute;unissant douze mutuelles et trois h&ocirc;pitaux (Montpellier, Toulouse, Bordeaux) ont &eacute;t&eacute; mis en place afin de r&eacute;fl&eacute;chir sur diff&eacute;rents types de messages&nbsp;: celui sur la prise en charge du malade a &eacute;t&eacute; valid&eacute;, la prise en charge des frais d&rsquo;hospitalisation et la facturation vont suivre prochainement. </p><h2>Les cons&eacute;quences &eacute;conomiques de la normalisation des &eacute;changes</h2><p>Le resserrement des liens entre les acteurs de sant&eacute; autour de projets, appuy&eacute;s sur des outils techniques et un v&eacute;ritable support logistique informatis&eacute;, est donc un &eacute;l&eacute;ment essentiel en ce qui concerne l&rsquo;objectif central du syst&egrave;me&nbsp;: soigner. </p><p>Ces outils nouveaux d&rsquo;organisation et d&rsquo;information devraient aussi permettre au syst&egrave;me de soins de mieux satisfaire aux contraintes &eacute;conomiques et de contr&ocirc;le de gestion qui s&rsquo;imposent d&eacute;sormais &agrave; lui. Par la r&eacute;duction des d&eacute;lais et la bonne coordination des acteurs, les projets en cours seront un &eacute;l&eacute;ment important de la ma&icirc;trise des d&eacute;penses de sant&eacute;. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p>BASSET N., PAQUEL N. <em>EDISANTE&nbsp;: les enjeux</em>. EDISANTE Bulletin d&rsquo;&eacute;changes de l&rsquo;Association, 1993, mai-juin, n&deg; 1, p. 3-6. <br />EDIFACTS. UN/EDIFACTS News for Europe, 1994, jan. <br />GOSSE J. <em>EDI h&ocirc;pitaux-mutuelles</em>. EDISANTE Bulletin d&rsquo;&eacute;changes de l&rsquo;Association, 1994, jan 1993-dec 1994, n&deg; 3, p. 5-6. <br />KIEHL G. <em>Les dangers de la normalisation dans le milieu de la sant&eacute;</em>. EDISANTE Bulletin d&rsquo;&eacute;changes de l&rsquo;Association, 1994, jan 1993-dec 1994, n&deg; 3, p. 3-5. </p><h2>Lexique</h2><ul> <li><strong>EDI</strong>&nbsp;: Electronic Data Interchange. Service d&rsquo;&eacute;changes de donn&eacute;es &eacute;lectroniques qui remplace les documents papier. </li> <li><strong>Norme</strong>&nbsp;: donn&eacute;e de r&eacute;f&eacute;rence r&eacute;sultant d&rsquo;un choix collectif raisonn&eacute; en vue de servir de base d&rsquo;entente pour la solution de probl&egrave;mes r&eacute;p&eacute;titifs (d&eacute;finition de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de normalisation &ndash; l&rsquo;AFNOR). </li> <li><strong>R&eacute;seaux</strong>&nbsp;: d&eacute;signe un ou des r&eacute;seaux &eacute;lectroniques dits &laquo;&nbsp;large bande&nbsp;&raquo;, seuls &agrave; m&ecirc;me d&rsquo;assurer la distribution de services audiovisuels, t&eacute;l&eacute;matiques ou informatiques aux particuliers, entreprises, universit&eacute;s, centres de recherche, h&ocirc;pitaux, etc. </li> <li><strong>Protocole</strong>&nbsp;: ensemble de r&egrave;gles qui d&eacute;terminent la communication entre ordinateurs (ex. X25, X400, X500, TCP/IP). </li></ul><h2>Notes</h2><p><em><a name="1" title="1"></a>1 : EMEDI &ndash; European Medical Electronic Data Interchange, c/o Assistance Publique-H&ocirc;pitaux de Paris &ndash; DESI &ndash; Service Interface, 3 avenue Victoria, 75100 PARIS RP. Tel. : (1) 40 27 56 90. Fax : (1) 40 27 41 75.</em> </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1994) - L'enseignement de la documentation en médecine. 2007-04-10T12:51:20+00:00 2007-04-10T12:51:20+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1994-l-enseignement-de-la-documentation-en-medecine.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1994, t. 39, n&deg; 4, pp. 111-112.</strong> </p><p>Une typologie des diff&eacute;rents professionnels de sant&eacute; int&eacute;ress&eacute;s par la documentation se dessine tr&egrave;s nettement avec le d&eacute;veloppement actuel des besoins en documentation m&eacute;dicale et en soins infirmiers et de son enseignement. Ecoles de biblioth&eacute;caires, facult&eacute;s de m&eacute;decine fran&ccedil;aises et francophones, instituts de formation en soins infirmiers (destin&eacute;s &agrave; former les infirmier(e)s), &eacute;coles de cadres infirmiers, formation continue des m&eacute;decins, sont des demandeurs potentiels pour cet enseignement. </p><h2>Les documentalistes</h2><h3>Les Ecoles de biblioth&eacute;caires</h3><p>Il est r&eacute;v&eacute;lateur de constater que certaines &eacute;coles de biblioth&eacute;caires (en l&#39;occurrence, l&#39;<em>ENSSIB</em>, l&#39;<em>INFB</em>, <em>M&eacute;diadix</em> ou l&#39;<em>Ecole de Biblioth&eacute;caires-Documentalistes</em> (EBD) de l&#39;Institut Catholique de Paris, par exemple) accordent, dans leur programme, une place non n&eacute;gligeable &agrave; l&#39;enseignement de la bibliographie m&eacute;dicale et scientifique, ainsi qu&#39;&agrave; l&#39;interrogation des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es telles <em>Medline</em>, <em>PASCAL</em>, <em>SCISearch</em>. Cet enseignement est, en fait, destin&eacute; &agrave; des &eacute;tudiants susceptibles de travailler en biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou en documentation pharmaceutique ; de nombreux d&eacute;bouch&eacute;s sont offerts dans cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e. L&#39;enseignement est dispens&eacute; sous la forme d&#39;une liste d&#39;ouvrages de base : une m&eacute;thodologie de recherche bibliographique en m&eacute;decine et en sciences est d&eacute;velopp&eacute;e avec, &agrave; l&#39;appui, des s&eacute;ances de travaux pratiques portant sur les outils papiers (type <em>Index Medicus</em>, <em>Current Contents</em>, <em>Science Citation Index</em>) et l&#39;interrogation en ligne des banques de donn&eacute;es correspondantes. </p><h3>Les biblioth&eacute;caires francophones</h3><p>Un certain nombre d&#39;organismes institutionnels, tels le <em>Centre International de l&#39;Enfance</em>, <em>la Conf&eacute;rence Internationale des Doyens des Facult&eacute;s de M&eacute;decine d&#39;Expression Fran&ccedil;aise</em>, d&eacute;livrent des stages de formation pour des biblioth&eacute;caires francophones travaillant dans le domaine de la sant&eacute;. Ces stages, d&#39;une dur&eacute;e de 15 jours &agrave; un mois, accueillent une vingtaine de biblioth&eacute;caires et permettent des &eacute;changes fructueux entre formateurs et &quot;form&eacute;s&quot;, bien que les niveaux d&#39;&eacute;tudes, les exp&eacute;riences professionnelles, les repr&eacute;sentations linguistiques (Afrique Noire, Maghreb, Asie, Europe de l&#39;Est, Cara&iuml;bes) soient pour le moins diff&eacute;rentes. Les besoins en documentation m&eacute;dicale sont &agrave; la fois tr&egrave;s pratiques (comment se procurer des ouvrages m&eacute;dicaux, comment s&#39;abonner &agrave; des revues scientifiques, qu&#39;est-ce-qu&#39;un r&eacute;seau etc...?) et tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rales (la gestion d&#39;une biblioth&egrave;que, son informatisation). L&#39;int&eacute;r&ecirc;t pour les nouvelles technologies est cependant tr&egrave;s fort, en mettant bien entendu l&#39;accent sur les avantages du CDROM et des banques de donn&eacute;es destin&eacute;es &agrave; ces pays, la plupart en voie de d&eacute;veloppement (<em>BIRD</em>, <em>PASCAL</em>, <em>MEDIDOC REDOSI</em>, <em>EXTRAMED</em>, etc...). </p><h3>Les biblioth&eacute;caires europ&eacute;ens de sant&eacute;</h3><p>Tous les deux ans, ou au cours de congr&egrave;s et s&eacute;minaires internationaux (<em>Section des Sciences Biologiques et M&eacute;dicales de l&#39;IFLA</em>), la jeune et dynamique <em>Assocation Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute;</em> (<em>AEIBS-Bruxelles</em>) , cr&eacute;&eacute;e en 1986 sous l&#39;&eacute;gide de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;, propose &agrave; ses membres (quelques 700 biblioth&eacute;caires de 23 pays diff&eacute;rents), des cours de formation continue en fran&ccedil;ais et en anglais dans le domaine de l&#39;information biom&eacute;dicale. Tr&egrave;s suivis, ces cours permettent &agrave; ces professionnels de l&#39;information de sant&eacute; d&#39;&ecirc;tre au courant des derniers d&eacute;veloppements de la technologie (CDROM et banques de donn&eacute;es) et de la biblioth&eacute;conomie (gestion, personnel). De plus en plus, mais c&#39;est aussi vrai dans les autres domaines de la documentation, l&#39;attention se porte sur le r&ocirc;le futur du biblioth&eacute;caire, le concept de &quot;biblioth&egrave;que virtuelle&quot; et sur les nouveaux r&eacute;seaux de la communication scientifique type <em>Internet</em>. </p><p>En ce qui concerne la formation continue, il existe &agrave; l&#39;heure actuelle, peu de formations organis&eacute;es sauf celle de l&#39;IMA-INSERM sur Medline et PASCAL, et celle des URFIST. </p><h2>Les m&eacute;decins </h2><h3>Les &eacute;tudiants en m&eacute;decine</h3><p>Outre le fait que certaines facult&eacute;s de m&eacute;decine (Nancy, Lyon par exemple) dispensent aux &eacute;tudiants des cours en documentation, les &eacute;tudiants en m&eacute;decine, afin de parfaire un enseignement magistral de plusieurs ann&eacute;es, effectuent des stages dans les h&ocirc;pitaux et font fonction d&#39;internes. Ils participent ainsi de fa&ccedil;on &eacute;troite &agrave; la vie des services m&eacute;dicaux. Les <em>staffs de bibliographie</em> d&eacute;j&agrave; nomm&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment, l&#39;&eacute;tude de cas m&eacute;dicaux et, finalement la constitution de leur bibliographie pour la th&egrave;se de doctorat sont autant de raisons pour les amener &agrave; utiliser la bibliographie m&eacute;dicale. Les biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux organisent des cours de bibliographie, qui sont &agrave; la fois l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie de la recherche bibliographique, et une approche des possibilit&eacute;s offertes par les banques de donn&eacute;es, et ce, quel que soit leur support. C&#39;est aussi, pour ces futurs praticiens, une mani&egrave;re de les amener &agrave; compl&eacute;ter et &agrave; faire &eacute;voluer efficacement, par la lecture, des connaissances th&eacute;oriques. </p><h3>Le corps m&eacute;dical</h3><p>Le corps m&eacute;dical, et les m&eacute;decins hospitaliers en particulier, ont pour obligation de mettre &agrave; jour de fa&ccedil;on constante leurs connaissances scientifiques afin d&#39;assurer des soins de qualit&eacute; : c&#39;est vrai de par la nature m&ecirc;me d&#39;un enseignement qui doit &ecirc;tre r&eacute;actualis&eacute;, par le fait que les d&eacute;couvertes scientifiques et m&eacute;dicales se p&eacute;riment au bout de cinq ann&eacute;es en moyenne ; et &eacute;galement qu&#39;un m&eacute;decin, s&#39;il veut &eacute;voluer dans sa carri&egrave;re, se doit d&#39;&eacute;crire un certain nombre d&#39;articles scientifiques, et si possible, dans des revues internationales index&eacute;es dans les banques de donn&eacute;es m&eacute;dicales (type <em>Medline</em> par exemple). </p><p>La formation continue des m&eacute;decins empreinte donc plusieurs chemins : </p><ul> <li><em>la lecture r&eacute;guli&egrave;re de la presse sp&eacute;cialis&eacute;e</em>, soit par abonnement personnel ou gr&acirc;ce &agrave; la fr&eacute;quentation d&#39;une biblioth&egrave;que (dans les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers g&eacute;n&eacute;raux, les facult&eacute;s de m&eacute;decine, les laboratoires de recherche) : cette lecture s&#39;av&egrave;re cependant de plus en plus difficile de par l&#39;abondance des publications (20 000 journaux biom&eacute;dicaux et 17 000 nouveaux ouvrages publi&eacute;s annuellement). Les <em>staffs de bibliographie</em> sont, en g&eacute;n&eacute;ral, un bon exercice pour le maintien des connaissances dans un domaine particulier au sein d&#39;un service hospitalier par exemple ; de nombreux m&eacute;decins r&eacute;alisent &eacute;galement des synth&egrave;ses bibliographiques pour une revue ou le bulletin bibliographique d&#39;un laboratoire pharmaceutique (dans ce cas, c&#39;est, pour eux, une voie d&#39;acc&egrave;s aux centres de documentation de l&#39;industrie pharmaceutique) </li> <li><em>la participation &agrave; des congr&egrave;s m&eacute;dicaux</em> : on ne dira jamais assez l&#39;importance des &eacute;changes personnels au cours de ces congr&egrave;s, une ou deux fois par an. Il existe, en g&eacute;n&eacute;ral, des congr&egrave;s pour chaque sp&eacute;cialit&eacute;. </li> <li>enfin, <em>des cours de formation continue</em> dans les facult&eacute;s de m&eacute;decine et les h&ocirc;pitaux avec l&#39;enseignement post-universitaire. </li></ul><p>D&#39;une mani&egrave;re ou d&#39;une autre, la formation continue est en interaction avec la documentation. L&#39;informatique, les nouvelles technologies (CDROM), les banques de donn&eacute;es (300 dans le domaine biom&eacute;dical) ont r&eacute;volutionn&eacute; l&#39;acc&egrave;s &agrave; la documentation m&eacute;dicale. Impuls&eacute;s par la n&eacute;cessit&eacute; pour les m&eacute;decins d&#39;&ecirc;tre inform&eacute; le plus rapidement et compl&egrave;tement possible, les biblioth&egrave;ques et centres de documentation ont tr&egrave;s vite adopt&eacute; ces technologies, et organisent des cours de formation &agrave; leur utilisation. </p><p>L&#39; <em>A.F.M.H.A</em> (Association pour la Formation des M&eacute;decins Hospitaliers &agrave; la gestion Administrative- H&ocirc;tel-Dieu-Paris), propose, depuis 1992, des sessions de formation avec pour th&egrave;me &quot;<em>Les Nouvelles Technologies au service de la Documentation M&eacute;dicale</em>&quot; : une douzaine de praticiens hospitaliers sont ainsi initi&eacute;s, durant deux jours, &agrave; tous les nouveaux produits offerts par la technologie actuelle : acc&egrave;s Minitel, banques de donn&eacute;es classiques ASCII ou sur disquettes, CDROM bibliographiques ou pr&eacute;sentant des p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral. </p><h3>Archives m&eacute;dicales et documentation</h3><p>Dans les h&ocirc;pitaux, le dossier du patient est g&eacute;r&eacute; par un service d&#39;Archives m&eacute;dicales en relation &eacute;troite avec les D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale (DIM). Ces DIM sont sous la responsabilit&eacute; d&#39;un m&eacute;decin et codifie toute l&#39;activit&eacute; hospitali&egrave;re : dur&eacute;e de s&eacute;jour, patients trait&eacute;s, pathologies. De plus en plus, DIM et documentation m&eacute;dicale sont coupl&eacute;s : la cons&eacute;quence d&#39;un tel regroupement est une meilleure circulation de l&#39;information de sant&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral centr&eacute;e autour du patient (avec une interaction possible entre la lecture d&#39;un article scientifique, son adaptation avec un cas trait&eacute; dans un service de soins et la codification de ce cas), et une approche originale, quasi exp&eacute;rimentale et compl&eacute;mentaire des m&eacute;tiers de documentaliste, biblioth&eacute;caire et archiviste dans un cadre institutionnel. </p><h2>Les infirmi&egrave;res</h2><p>Le biblioth&eacute;caire de sant&eacute; voit son r&ocirc;le &eacute;largi &agrave; d&#39;autres populations, celle des infirmier(e)s dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI, qui ont remplac&eacute; les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res), des cadres infirmiers et cadres infirmiers sup&eacute;rieurs dans les &eacute;coles de cadres. Pour les premiers, il s&#39;agit surtout, depuis la r&eacute;cente r&eacute;forme du dipl&ocirc;me d&#39;Etat en 1992, de s&#39;adapter au module obligatoire de recherche. Cela passe par des &eacute;tudes ponctuelles sur des sujets &eacute;tudi&eacute;s en cours et la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Pour les seconds, c&#39;est l&#39;&eacute;volution dans la carri&egrave;re qui est envisag&eacute; avec &eacute;galement la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire. Depuis peu, les Instituts et Ecoles ont int&eacute;gr&eacute; un module de recherche documentaire en faisant appel &agrave; des biblioth&eacute;caires ou documentalistes (c&#39;est le cas &agrave; l&#39;AP-HP, dans des &eacute;coles de cadres ou des instituts de formation en soins infirmiers). <br />A l&#39;instar de la population m&eacute;dicale, le corps infirmier, &agrave; toutes les &eacute;tapes de sa carri&egrave;re, se doit de se former et de s&#39;informer : les techniques &eacute;voluent, les rapports au malade &eacute;galement. Une r&eacute;flexion sur les soins infirmiers a &eacute;merg&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es, et cette r&eacute;flexion passe obligatoirement par un savoir bien int&eacute;gr&eacute;. </p><h2>Le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical, m&eacute;diateur de l&#39;information</h2><p>Ainsi, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical voit son champ d&#39;action s&#39;&eacute;largir en fonction de la diversit&eacute; des demandes et des types d&#39;utilisateurs, et &eacute;galement de l&#39;&eacute;volution des technologies qu&#39;il lui faut dominer et ma&icirc;triser. L&#39;impulsion donn&eacute;e par la connaissance scientifique est un des moteurs essentiels qui font de cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e de la documentation, un domaine &eacute;volutif, passionnant et ouvert sur un avenir prometteur. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1994, t. 39, n&deg; 4, pp. 111-112.</strong> </p><p>Une typologie des diff&eacute;rents professionnels de sant&eacute; int&eacute;ress&eacute;s par la documentation se dessine tr&egrave;s nettement avec le d&eacute;veloppement actuel des besoins en documentation m&eacute;dicale et en soins infirmiers et de son enseignement. Ecoles de biblioth&eacute;caires, facult&eacute;s de m&eacute;decine fran&ccedil;aises et francophones, instituts de formation en soins infirmiers (destin&eacute;s &agrave; former les infirmier(e)s), &eacute;coles de cadres infirmiers, formation continue des m&eacute;decins, sont des demandeurs potentiels pour cet enseignement. </p><h2>Les documentalistes</h2><h3>Les Ecoles de biblioth&eacute;caires</h3><p>Il est r&eacute;v&eacute;lateur de constater que certaines &eacute;coles de biblioth&eacute;caires (en l&#39;occurrence, l&#39;<em>ENSSIB</em>, l&#39;<em>INFB</em>, <em>M&eacute;diadix</em> ou l&#39;<em>Ecole de Biblioth&eacute;caires-Documentalistes</em> (EBD) de l&#39;Institut Catholique de Paris, par exemple) accordent, dans leur programme, une place non n&eacute;gligeable &agrave; l&#39;enseignement de la bibliographie m&eacute;dicale et scientifique, ainsi qu&#39;&agrave; l&#39;interrogation des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es telles <em>Medline</em>, <em>PASCAL</em>, <em>SCISearch</em>. Cet enseignement est, en fait, destin&eacute; &agrave; des &eacute;tudiants susceptibles de travailler en biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou en documentation pharmaceutique ; de nombreux d&eacute;bouch&eacute;s sont offerts dans cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e. L&#39;enseignement est dispens&eacute; sous la forme d&#39;une liste d&#39;ouvrages de base : une m&eacute;thodologie de recherche bibliographique en m&eacute;decine et en sciences est d&eacute;velopp&eacute;e avec, &agrave; l&#39;appui, des s&eacute;ances de travaux pratiques portant sur les outils papiers (type <em>Index Medicus</em>, <em>Current Contents</em>, <em>Science Citation Index</em>) et l&#39;interrogation en ligne des banques de donn&eacute;es correspondantes. </p><h3>Les biblioth&eacute;caires francophones</h3><p>Un certain nombre d&#39;organismes institutionnels, tels le <em>Centre International de l&#39;Enfance</em>, <em>la Conf&eacute;rence Internationale des Doyens des Facult&eacute;s de M&eacute;decine d&#39;Expression Fran&ccedil;aise</em>, d&eacute;livrent des stages de formation pour des biblioth&eacute;caires francophones travaillant dans le domaine de la sant&eacute;. Ces stages, d&#39;une dur&eacute;e de 15 jours &agrave; un mois, accueillent une vingtaine de biblioth&eacute;caires et permettent des &eacute;changes fructueux entre formateurs et &quot;form&eacute;s&quot;, bien que les niveaux d&#39;&eacute;tudes, les exp&eacute;riences professionnelles, les repr&eacute;sentations linguistiques (Afrique Noire, Maghreb, Asie, Europe de l&#39;Est, Cara&iuml;bes) soient pour le moins diff&eacute;rentes. Les besoins en documentation m&eacute;dicale sont &agrave; la fois tr&egrave;s pratiques (comment se procurer des ouvrages m&eacute;dicaux, comment s&#39;abonner &agrave; des revues scientifiques, qu&#39;est-ce-qu&#39;un r&eacute;seau etc...?) et tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rales (la gestion d&#39;une biblioth&egrave;que, son informatisation). L&#39;int&eacute;r&ecirc;t pour les nouvelles technologies est cependant tr&egrave;s fort, en mettant bien entendu l&#39;accent sur les avantages du CDROM et des banques de donn&eacute;es destin&eacute;es &agrave; ces pays, la plupart en voie de d&eacute;veloppement (<em>BIRD</em>, <em>PASCAL</em>, <em>MEDIDOC REDOSI</em>, <em>EXTRAMED</em>, etc...). </p><h3>Les biblioth&eacute;caires europ&eacute;ens de sant&eacute;</h3><p>Tous les deux ans, ou au cours de congr&egrave;s et s&eacute;minaires internationaux (<em>Section des Sciences Biologiques et M&eacute;dicales de l&#39;IFLA</em>), la jeune et dynamique <em>Assocation Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute;</em> (<em>AEIBS-Bruxelles</em>) , cr&eacute;&eacute;e en 1986 sous l&#39;&eacute;gide de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;, propose &agrave; ses membres (quelques 700 biblioth&eacute;caires de 23 pays diff&eacute;rents), des cours de formation continue en fran&ccedil;ais et en anglais dans le domaine de l&#39;information biom&eacute;dicale. Tr&egrave;s suivis, ces cours permettent &agrave; ces professionnels de l&#39;information de sant&eacute; d&#39;&ecirc;tre au courant des derniers d&eacute;veloppements de la technologie (CDROM et banques de donn&eacute;es) et de la biblioth&eacute;conomie (gestion, personnel). De plus en plus, mais c&#39;est aussi vrai dans les autres domaines de la documentation, l&#39;attention se porte sur le r&ocirc;le futur du biblioth&eacute;caire, le concept de &quot;biblioth&egrave;que virtuelle&quot; et sur les nouveaux r&eacute;seaux de la communication scientifique type <em>Internet</em>. </p><p>En ce qui concerne la formation continue, il existe &agrave; l&#39;heure actuelle, peu de formations organis&eacute;es sauf celle de l&#39;IMA-INSERM sur Medline et PASCAL, et celle des URFIST. </p><h2>Les m&eacute;decins </h2><h3>Les &eacute;tudiants en m&eacute;decine</h3><p>Outre le fait que certaines facult&eacute;s de m&eacute;decine (Nancy, Lyon par exemple) dispensent aux &eacute;tudiants des cours en documentation, les &eacute;tudiants en m&eacute;decine, afin de parfaire un enseignement magistral de plusieurs ann&eacute;es, effectuent des stages dans les h&ocirc;pitaux et font fonction d&#39;internes. Ils participent ainsi de fa&ccedil;on &eacute;troite &agrave; la vie des services m&eacute;dicaux. Les <em>staffs de bibliographie</em> d&eacute;j&agrave; nomm&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment, l&#39;&eacute;tude de cas m&eacute;dicaux et, finalement la constitution de leur bibliographie pour la th&egrave;se de doctorat sont autant de raisons pour les amener &agrave; utiliser la bibliographie m&eacute;dicale. Les biblioth&eacute;caires m&eacute;dicaux organisent des cours de bibliographie, qui sont &agrave; la fois l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie de la recherche bibliographique, et une approche des possibilit&eacute;s offertes par les banques de donn&eacute;es, et ce, quel que soit leur support. C&#39;est aussi, pour ces futurs praticiens, une mani&egrave;re de les amener &agrave; compl&eacute;ter et &agrave; faire &eacute;voluer efficacement, par la lecture, des connaissances th&eacute;oriques. </p><h3>Le corps m&eacute;dical</h3><p>Le corps m&eacute;dical, et les m&eacute;decins hospitaliers en particulier, ont pour obligation de mettre &agrave; jour de fa&ccedil;on constante leurs connaissances scientifiques afin d&#39;assurer des soins de qualit&eacute; : c&#39;est vrai de par la nature m&ecirc;me d&#39;un enseignement qui doit &ecirc;tre r&eacute;actualis&eacute;, par le fait que les d&eacute;couvertes scientifiques et m&eacute;dicales se p&eacute;riment au bout de cinq ann&eacute;es en moyenne ; et &eacute;galement qu&#39;un m&eacute;decin, s&#39;il veut &eacute;voluer dans sa carri&egrave;re, se doit d&#39;&eacute;crire un certain nombre d&#39;articles scientifiques, et si possible, dans des revues internationales index&eacute;es dans les banques de donn&eacute;es m&eacute;dicales (type <em>Medline</em> par exemple). </p><p>La formation continue des m&eacute;decins empreinte donc plusieurs chemins : </p><ul> <li><em>la lecture r&eacute;guli&egrave;re de la presse sp&eacute;cialis&eacute;e</em>, soit par abonnement personnel ou gr&acirc;ce &agrave; la fr&eacute;quentation d&#39;une biblioth&egrave;que (dans les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers g&eacute;n&eacute;raux, les facult&eacute;s de m&eacute;decine, les laboratoires de recherche) : cette lecture s&#39;av&egrave;re cependant de plus en plus difficile de par l&#39;abondance des publications (20 000 journaux biom&eacute;dicaux et 17 000 nouveaux ouvrages publi&eacute;s annuellement). Les <em>staffs de bibliographie</em> sont, en g&eacute;n&eacute;ral, un bon exercice pour le maintien des connaissances dans un domaine particulier au sein d&#39;un service hospitalier par exemple ; de nombreux m&eacute;decins r&eacute;alisent &eacute;galement des synth&egrave;ses bibliographiques pour une revue ou le bulletin bibliographique d&#39;un laboratoire pharmaceutique (dans ce cas, c&#39;est, pour eux, une voie d&#39;acc&egrave;s aux centres de documentation de l&#39;industrie pharmaceutique) </li> <li><em>la participation &agrave; des congr&egrave;s m&eacute;dicaux</em> : on ne dira jamais assez l&#39;importance des &eacute;changes personnels au cours de ces congr&egrave;s, une ou deux fois par an. Il existe, en g&eacute;n&eacute;ral, des congr&egrave;s pour chaque sp&eacute;cialit&eacute;. </li> <li>enfin, <em>des cours de formation continue</em> dans les facult&eacute;s de m&eacute;decine et les h&ocirc;pitaux avec l&#39;enseignement post-universitaire. </li></ul><p>D&#39;une mani&egrave;re ou d&#39;une autre, la formation continue est en interaction avec la documentation. L&#39;informatique, les nouvelles technologies (CDROM), les banques de donn&eacute;es (300 dans le domaine biom&eacute;dical) ont r&eacute;volutionn&eacute; l&#39;acc&egrave;s &agrave; la documentation m&eacute;dicale. Impuls&eacute;s par la n&eacute;cessit&eacute; pour les m&eacute;decins d&#39;&ecirc;tre inform&eacute; le plus rapidement et compl&egrave;tement possible, les biblioth&egrave;ques et centres de documentation ont tr&egrave;s vite adopt&eacute; ces technologies, et organisent des cours de formation &agrave; leur utilisation. </p><p>L&#39; <em>A.F.M.H.A</em> (Association pour la Formation des M&eacute;decins Hospitaliers &agrave; la gestion Administrative- H&ocirc;tel-Dieu-Paris), propose, depuis 1992, des sessions de formation avec pour th&egrave;me &quot;<em>Les Nouvelles Technologies au service de la Documentation M&eacute;dicale</em>&quot; : une douzaine de praticiens hospitaliers sont ainsi initi&eacute;s, durant deux jours, &agrave; tous les nouveaux produits offerts par la technologie actuelle : acc&egrave;s Minitel, banques de donn&eacute;es classiques ASCII ou sur disquettes, CDROM bibliographiques ou pr&eacute;sentant des p&eacute;riodiques scientifiques en texte int&eacute;gral. </p><h3>Archives m&eacute;dicales et documentation</h3><p>Dans les h&ocirc;pitaux, le dossier du patient est g&eacute;r&eacute; par un service d&#39;Archives m&eacute;dicales en relation &eacute;troite avec les D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale (DIM). Ces DIM sont sous la responsabilit&eacute; d&#39;un m&eacute;decin et codifie toute l&#39;activit&eacute; hospitali&egrave;re : dur&eacute;e de s&eacute;jour, patients trait&eacute;s, pathologies. De plus en plus, DIM et documentation m&eacute;dicale sont coupl&eacute;s : la cons&eacute;quence d&#39;un tel regroupement est une meilleure circulation de l&#39;information de sant&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral centr&eacute;e autour du patient (avec une interaction possible entre la lecture d&#39;un article scientifique, son adaptation avec un cas trait&eacute; dans un service de soins et la codification de ce cas), et une approche originale, quasi exp&eacute;rimentale et compl&eacute;mentaire des m&eacute;tiers de documentaliste, biblioth&eacute;caire et archiviste dans un cadre institutionnel. </p><h2>Les infirmi&egrave;res</h2><p>Le biblioth&eacute;caire de sant&eacute; voit son r&ocirc;le &eacute;largi &agrave; d&#39;autres populations, celle des infirmier(e)s dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI, qui ont remplac&eacute; les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res), des cadres infirmiers et cadres infirmiers sup&eacute;rieurs dans les &eacute;coles de cadres. Pour les premiers, il s&#39;agit surtout, depuis la r&eacute;cente r&eacute;forme du dipl&ocirc;me d&#39;Etat en 1992, de s&#39;adapter au module obligatoire de recherche. Cela passe par des &eacute;tudes ponctuelles sur des sujets &eacute;tudi&eacute;s en cours et la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Pour les seconds, c&#39;est l&#39;&eacute;volution dans la carri&egrave;re qui est envisag&eacute; avec &eacute;galement la r&eacute;daction d&#39;un m&eacute;moire. Depuis peu, les Instituts et Ecoles ont int&eacute;gr&eacute; un module de recherche documentaire en faisant appel &agrave; des biblioth&eacute;caires ou documentalistes (c&#39;est le cas &agrave; l&#39;AP-HP, dans des &eacute;coles de cadres ou des instituts de formation en soins infirmiers). <br />A l&#39;instar de la population m&eacute;dicale, le corps infirmier, &agrave; toutes les &eacute;tapes de sa carri&egrave;re, se doit de se former et de s&#39;informer : les techniques &eacute;voluent, les rapports au malade &eacute;galement. Une r&eacute;flexion sur les soins infirmiers a &eacute;merg&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es, et cette r&eacute;flexion passe obligatoirement par un savoir bien int&eacute;gr&eacute;. </p><h2>Le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical, m&eacute;diateur de l&#39;information</h2><p>Ainsi, le biblioth&eacute;caire m&eacute;dical voit son champ d&#39;action s&#39;&eacute;largir en fonction de la diversit&eacute; des demandes et des types d&#39;utilisateurs, et &eacute;galement de l&#39;&eacute;volution des technologies qu&#39;il lui faut dominer et ma&icirc;triser. L&#39;impulsion donn&eacute;e par la connaissance scientifique est un des moteurs essentiels qui font de cette branche sp&eacute;cialis&eacute;e de la documentation, un domaine &eacute;volutif, passionnant et ouvert sur un avenir prometteur. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1993) - Les nouvelles technologies et la documentation en soins infirmiers. 2007-04-10T12:58:02+00:00 2007-04-10T12:58:02+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1993-les-nouvelles-technologies-et-la-documentation-en-soins-infirmiers.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Revue de l&#39;infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 11, pp. 8-14.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent article intitul&eacute;e &quot;La Documentation Appliqu&eacute;e aux Soins Infirmiers&quot;, plusieurs points ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s : </p><ul> <li>l&#39;importance de l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie documentaire en soins infimiers durant les &eacute;tudes, mais aussi au cours de pratique professionnelle ; </li> <li>l&#39;&eacute;laboration d&#39;une strat&eacute;gie de recherche rigoureuse </li> <li>et enfin, savoir o&ugrave; se documenter et quelles sont les sources de donn&eacute;es consultables. </li></ul><p>Ce sont, en fait, les m&eacute;thodes classiques de recherche qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;es. L&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies telles que les banques de donn&eacute;es, les CDROM, les didacticiels sont en train de faire &eacute;voluer de fa&ccedil;on significative la documentation. </p><h2>Les nouvelles technologies : d&eacute;finition</h2><p>Durant des si&egrave;cles, l&#39;enseignement a &eacute;t&eacute; fait par des ma&icirc;tres : ils repr&eacute;sentaient pour leurs &eacute;l&egrave;ves la seule source d&#39;information. Aujourd&#39;hui, tout un chacun a la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; de multiples informations, sp&eacute;cialis&eacute;es ou non : ma&icirc;triser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie. </p><p>Un acc&egrave;s rapide &agrave; ces sources est rendu possible &agrave; l&#39;heure actuelle : la sant&eacute; publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d&#39;avoir un acc&egrave;s facilit&eacute; aux connaissances . <br />La masse d&#39;informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces informations apr&egrave;s leur traitement, de la reproduire facilement, de la transmettre rapidement, sont des donn&eacute;es qui font &eacute;voluer la documentation et notamment la documentation appliqu&eacute;e aux soins infirmiers. </p><p>Qu&#39;est-ce qu&#39; une <em>interrogation en ligne</em> sur un sujet particulier ? Qu&#39;est-ce qu&#39;un <em>acc&egrave;s vid&eacute;otex</em> ? La <em>t&eacute;l&eacute;matique</em> ? Comment est constitu&eacute;e une <em>banque de donn&eacute;es</em> ? Ces termes peuvent para&icirc;tre barbares ; ils n&#39;en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines cl&eacute;s indispensables pour comprendre ce qu&#39;est la documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers. </p><h2>Th&eacute;orie et pratique de l&#39;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es (BDD) </h2><h3>1) Th&eacute;orie de l&#39;interrogation</h3><p>L&#39;interrogation d&#39;une BDD est l&#39;aboutissement d&#39;une recherche documentaire. Sur un sujet donn&eacute;, il faut d&#39;abord commencer par consulter les supports papier tels qu&#39;ouvrages g&eacute;n&eacute;raux, dictionnaires, encyclop&eacute;dies, p&eacute;riodiques, trait&eacute;s, m&eacute;moires : en terme de documentation, c&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents primaires</em>. C&#39;&eacute;tait le th&egrave;me d&eacute;velopp&eacute; dans le 1er article. <br />Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, d&#39;&eacute;tablir une bibliographie r&eacute;trospective (remontant &agrave; plusieurs ann&eacute;es) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours &agrave; <em>une banque de donn&eacute;es</em> : celle-ci donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents secondaires</em>. </p><h4>D&eacute;finition d&#39;une banque de donn&eacute;es</h4><p>Comme le d&eacute;montre le sch&eacute;ma n&deg;1, une banque de donn&eacute;es est construite &agrave; partir de documents originaux (livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents photos etc) ; le producteur de la banque se charge, &agrave; l&#39;aide d&#39;une &eacute;quipe de documentalistes et/ou d&#39;indexeurs, de d&eacute;pouiller ces documents, d&#39;en extraire les r&eacute;f&eacute;rences et de les indexer selon les termes d&eacute;finis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un <em>thesaurus</em> ou un <em>lexique</em>. <br />C&#39;est un <em>fichier informatis&eacute;</em>. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatis&eacute;s. Tous les champs de la notice (auteur, titre, p&eacute;riodique) sont interrogeables : la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magn&eacute;tiques, ou CDROM (Compact-Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin. </p><h4>Les diff&eacute;rents acc&egrave;s aux BDD</h4><p>Les deux principaux acc&egrave;s aux BDD sont : </p><ul> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>en ligne</em> &agrave; partir d&#39;un ordinateur </li> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>vid&eacute;otex</em> &agrave; partir d&#39;un Minitel </li></ul><p>Les donn&eacute;es informatiques, m&eacute;moris&eacute;es sur ordinateur, transitent par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique : c&#39;est en 1980 que la France acc&egrave;de &agrave; l&#39;interrogation des BDD gr&acirc;ce &agrave; l&#39;ouverture du r&eacute;seau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n&#39;ont cess&eacute; de se d&eacute;velopper dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD : disquette, CDROM, disque optique num&eacute;rique (DON). </p><p>On distingue 4 types de BDD : </p><p><table > <tbody> <tr> <td> <h4>Quatre types de banques de donn&eacute;es : </h4> <ul> <li>les banques <strong>factuelles</strong> ou <strong>num&eacute;riques</strong> : elles fournissent des informations brutes, des donn&eacute;es chiffr&eacute;es (par exemple les statistiques de l&#39; INSEE, les cours de la Bourse) </li> <li>les banques <strong>textuelles</strong> : extraits de presse (APM = Agence de Presse M&eacute;dicale), ou textes de lois (Lexis) </li> <li>les banques <strong>bibliographiques</strong> qui recensent des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, de p&eacute;riodiques ou de monographies. On les interroge &agrave; l&#39;aide d&#39;&eacute;quations de recherches bool&eacute;ennes et on les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique </li> <li>les BDD en <strong>texte int&eacute;gral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherch&eacute; (le journal Le Monde depuis janvier 1987) </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><p>Nous n&#39;aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilis&eacute;es en documentation. </p><h3>2) La pratique de l&#39;interrogation</h3><h4>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h4><p>Elles sont constitu&eacute;es de <strong>notices bibliographiques</strong> : celles-ci se pr&eacute;sentent comme une suite d&#39;informations sur le document analys&eacute;, et sont organis&eacute;es en <strong>champs</strong>. </p><p><br /><em>Exemple de notice dans une BDD bibliographique (Medline) apr&egrave;s une recherche sur &quot;les biblioth&egrave;ques d&#39;infirmi&egrave;res en France &quot; (en anglais : &quot;libraries, nursing&quot; and &quot;France&quot;) :</em> </p><table > <tbody> <tr> <td> <table > <tbody> <tr> <td>NR : 902084400 <p> TI : A nursing school librarian (interview) </p> <p> TT : Le documentaliste dans l&#39;&eacute;cole d&#39;infirmi&egrave;res </p> <p> LA : Fre </p> <p> AU : Pupier M </p> <p> LP : FRANCE </p> <p> SO : Soins ; 1990 Feb (533) : 57-8 </p> <p> LO : CNRS </p> <p> DEA : France ; Human ; Libraries ; nursing </p> </td> </tr> </tbody> </table> </td> <td>le n&deg; de notice dans la banque <p> le titre de l&#39;article en anglais </p> <p> le titre de l&#39;article en fran&ccedil;ais </p> <p> la langue de l&#39;article </p> <p> l&#39;auteur </p> <p> le lieu de pubication </p> <p> la revue </p> <p> la localisation de la revue </p> <p> les mots-cl&eacute;s de l&#39;article </p> </td> </tr> </tbody></table><h4>Comment interroger une banque de donn&eacute;es ? </h4><h5>Intellectuellement</h5><p>Il faut reprendre la strat&eacute;gie d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e lors d&#39;une recherche sur support papier : d&eacute;limitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts &agrave; ceux d&eacute;finis par la banque de donn&eacute;es dans le thesaurus ou le lexique. La banque de donn&eacute;es va permettre d&#39;effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets crois&eacute;s et sur une p&eacute;riode de temps d&eacute;finie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier : </p><p><em>Exemple : le sujet &eacute;tant &quot; la m&eacute;ningite chez l&#39;enfant &quot; sur une p&eacute;riode allant de 1985 &agrave; 1992, vous pourrez gr&acirc;ce &agrave; des <strong>op&eacute;rateurs bool&eacute;ens</strong> (ET, OU, SAUF) obtenir l&#39;&eacute;quation de recherche suivante</em> : </p><blockquote> Question 1 : M&eacute;ningite <em>ET</em> Enfant <br /> Question 2 : 1 <em>ET</em> 1985-1992 </blockquote><p>La banque de donn&eacute;es va vous donner un certain nombre de r&eacute;ponses sous forme de notices (cf sch&eacute;ma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander aupr&egrave;s du serveur. </p><h5>Mat&eacute;riellement</h5><p>Pour acc&eacute;der &agrave; des banques de donn&eacute;es bibliographiques, le mat&eacute;riel suivant est souhaitable : </p><ul> <li>un micro-ordinateur </li> <li>un logiciel de communication </li> <li>un modem qui permet d&#39;avoir acc&egrave;s au serveur de la banque de donn&eacute;es en passant par une ligne t&eacute;l&eacute;phonique </li> <li>une imprimante pour imprimer les r&eacute;ponses </li></ul><br />L&#39;acc&egrave;s &quot;<em>en ligne</em>&quot; aux BDD est conditionn&eacute; par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir &eacute;galement que les interrogations peuvent &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;. Seules des biblioth&egrave;ques ou des centres de documentation ont la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services &eacute;quivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CDROM. <h2>Les sources de donn&eacute;es en soins infirmiers</h2><h3>Les acc&egrave;s en ligne aux banques de donn&eacute;es</h3><p>Ces BDD r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Cependant, il existe peu de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en soins infirmiers. Voici les principales BDD : </p><dl><dt><strong>Pascal</strong> </dt><dd>est une BDD multidisciplinaire d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique - Centre National de la Recherche Scientifique). La moiti&eacute; des documents sont en langue anglaise, 10% en fran&ccedil;ais. Deux rubriques sont consacr&eacute;es &agrave; la Sant&eacute; publique : &quot;Sant&eacute; publique. Hygi&egrave;ne&quot; (&eacute;pid&eacute;miologie, organisation, enseignement, l&eacute;gislation et hygi&egrave;ne) et &quot;Informatique et statistique biom&eacute;dicales&quot;. </dd><dt><strong>Francis</strong> </dt><dd>d&eacute;veloppe les aspects juridiques, &eacute;conomiques, sociologiques, psychologiques, d&eacute;mographiques et historiques de la sant&eacute;. 13000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1977. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable de PASCAL. </dd><dt><strong>Bird</strong> </dt><dd>est produite par le Centre International de l&#39;Enfance et concerne tous les aspects de l&#39;enfance de la conception &agrave; l&#39;adolescence. 74 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1981. </dd><dt><strong>Ramis</strong> </dt><dd>pr&eacute;sente des r&eacute;f&eacute;rences en sant&eacute; publique, en &eacute;ducation de la sant&eacute;. Son volume est de 8000 r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Nursing and allied health</strong> </dt><dd>s&#39;int&eacute;resse aux soins m&eacute;dicaux, &agrave; la formation du personnel , sant&eacute;, m&eacute;decine. 89 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1983. </dd><dt><strong>Medline</strong> </dt><dd>BDD am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la m&eacute;decine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3000 p&eacute;riodiques du monde entier sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1971, ce qui repr&eacute;sente plus de 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Bioethics</strong> </dt><dd>&eacute;galement produite par la NLM, est orient&eacute;e sur les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et de d&eacute;ontologie . </dd></dl><h3>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (acc&egrave;s vid&eacute;otex Minitel)</h3><p>Les proc&eacute;dures de connexion sont simples : il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la BDD. L&#39;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les BDD (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel : </p><dl><dt><strong>3614 ANFH</strong> </dt><dd>service de l&#39;Association Nationale de Formation permanente du personnel hospitalier </dd><dt><strong>3616 KSP</strong> </dt><dd>&agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes </dd><dt><strong>3616 REDATEL</strong> </dt><dd>la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s </dd><dt><strong>3615 SIDA</strong> </dt><dd>des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage </dd><dt><strong>36 29 00 14</strong> : la BDD <strong>JURISANTE</strong> </dt><dd>droit hospitalier, actualit&eacute;s </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>MEDLINE</strong> </dt><dd>bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>BIOETHICS</strong> </dt><dd>26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute; </dd><dt><strong>3614 APHP</strong> </dt><dd>Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris </dd><dt><strong>3616 EMC</strong> </dt><dd>service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 r&eacute;f&eacute;rences parmi lesquelles le personnel param&eacute;dical peut trouver des informations : techniques chirurgicales, th&eacute;rapeutique, SIDA, Urgences </dd><dt><strong>3616 INFMAG</strong> </dt><dd>service de la revue &quot;Infirmi&egrave;re magazine&quot; </dd><dt><strong>3616 VIDAL</strong> </dt><dd>consultation du dictionnaire Vidal </dd></dl><h3>Les banques de donn&eacute;es sur CDROM (Compact-disc Read Only Memory) </h3><h4>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM ? </h4><p>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente<br />de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante : <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graphiques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &quot;en ligne&quot; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un interm&eacute;diaire : le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de BDD envisage une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infirmi&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <strong>Medline</strong>, <strong>Pascal</strong>, <strong>Bird</strong> sont disponibles sur ce support. </p><p>On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le <strong>Vidal</strong>), des annuaires, des catalogues et des revues m&eacute;dicales. Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier ; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une BDD interrogeable en ligne : croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte : le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2, 50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). </p><p>La documentation informatis&eacute;e fait donc appel &agrave; de nombreux supports d&eacute;velopp&eacute;s par les nouvelles technologies. L&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO) &agrave; l&#39;aide de didacticiels est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de se former &agrave; la fois durant les &eacute;tudes et tout au long de la vie professionnelle. </p><h2>L&#39;enseignement assist&eacute; par ordinateur (EAO) </h2><h3>Qu&#39;est-ce que l&#39;EAO ? </h3><p>D&eacute;j&agrave; abord&eacute; dans le pr&eacute;c&eacute;dent article, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur permet, soit &agrave; l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), soit &agrave; l&#39;infirmier(e) confirm&eacute;(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise &agrave; jour des connaissances sans l&#39;intervention d&#39;un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel n&eacute;cessite un micro-ordinateur pour &ecirc;tre utilis&eacute;; il est con&ccedil;u &agrave; l&#39;aide d&#39;un programme informatique et sa pr&eacute;sentation ressemble &agrave; celle des jeux vid&eacute;os. L&#39;utilisateur n&#39;a besoin que d&#39;appuyer sur des touches ou d&#39;utiliser une souris pour progresser, en r&eacute;pondant par oui ou par non, ou choisissant une r&eacute;ponse parmi d&#39;autres. Il ne pourra progresser que si les r&eacute;ponses sont positives. On le voit, le c&ocirc;t&eacute; ludique n&#39;a pas &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;, alli&eacute; &agrave; une mise en images souvent tr&egrave;s soign&eacute;e. <br />Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans les h&ocirc;pitaux par l&#39;interm&eacute;diaire du service de la formation continue. </p><h3>Quelques exp&eacute;riences hospitali&egrave;res</h3><p>L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale : une &quot;Formath&egrave;que&quot; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital, proposant un catalogue de didacticiels . <br />Le Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil , pour sa part, r&eacute;fl&eacute;chit sur la question. <br />Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne a d&eacute;velopp&eacute; ce m&ecirc;me type de structure de formation pour le personnel param&eacute;dical, et les heures de formation se chiffrent &agrave; plus d&#39;un millier par an. Fort de cette exp&eacute;rience, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1983, le SHIP (Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique) : ce service con&ccedil;oit et r&eacute;alise des didacticiels de sant&eacute;. Parmi ceux-ci : &quot;Le Coeur c&ocirc;t&eacute; pile&quot; destin&eacute; aux infirmi&egrave;res de salles d&#39;op&eacute;ration afin d&#39;&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments de connaissances anatomo-physio-pathologiques qui conduisent &agrave; l&#39;implantation d&#39;un stimulateur cardiaque, et les &eacute;tapes de l&#39;hospitalisation d&#39;un malade simul&eacute;. <br />D&#39;autres didacticiels concernent &quot;l&#39;Hygi&egrave;ne dans les services de soins&quot;, &quot;la S&eacute;curit&eacute; dans les blocs op&eacute;ratoires&quot;... </p><p>Cette forme d&#39;apprentissage, totalement nouvelle et qui tend &agrave; se d&eacute;velopper, est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de placer l&#39;infirmier(e) devant l&#39;&eacute;tat de ses connaissances, et de les faire ainsi &eacute;voluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en m&eacute;decine. La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette a d&eacute;velopp&eacute; une didacth&egrave;que professionnelle accessible &agrave; tout un chacun. </p><h2>Conclusion</h2><p>Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation, en Ecole d&#39;Infirmier(e)s ou &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, ne sont plus seulement des lieux o&ugrave; l&#39;on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d&#39;articles. Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de v&eacute;ritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l&#39;ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e. Pour que ce m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne touche la France, les besoins doivent s&#39;exprimer. Cet article, en d&eacute;montrant les acc&egrave;s possibles gr&acirc;ce &agrave; l&#39;informatique aux sources de donn&eacute;es, devrait y contribuer. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p>1. <em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>. Paris : A Jour, 1992. <br />2. BATIFOULIER C., PASQUIER M.H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d&#39;autres sources</em>. Paris : CFPJ, 1990. <br />3. BARRE F. <em>Les nouvelles technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale : CDROM et EAO</em> : rapport de stage. Lyon : ENSSIB, 1990. <br />4. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />5. HOUPIER J.CH. <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales : acc&egrave;s minitel et terminal informatique</em>. Paris : Mediscript, 1991. <br />6. <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles 1990</em>. Paris : ADBS, ANRT, 1990. <br />7. SUTTER E. <em>Le disque optique compact (CDROM), l&#39;usage au quotidien : dossier documentaire</em>. Paris : ADBS, 1991. </p><h2>Adresses</h2><p>1. La Formath&egrave;que, H&ocirc;pital de Colombes, 178 rue des Renouillers, 92701 COLOMBES Cedex. T&eacute;l. : (1) 47.60.64.71 (Mr A. PRESCHEL) <br />2. Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique (SHIP), H&ocirc;pital de Bellevue - Pavillon 54, 25 bd Pasteur, 42023 SAINT-ETIENNE Cedex 2. T&eacute;l. : 77.42.77.68 (Mr J.C. BANET) <br />3. Didacth&egrave;que professionnelle, Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie, 30 avenue Corentin Cariou 75930 PARIS Cedex 19 (R&eacute;servation au (1) 40.05.82.91 ou Mme J. MULLER t&eacute;l. 40.05.70.54) <br />4. Centre de Documentation-Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, 69 rue du Lt-Cl Prudhon, 95107 ARGENTEUIL Cedex. T&eacute;l. : (1) 34.23.24.69. (Mr J.P. ACCART, Melle A. LOURY) </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Revue de l&#39;infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 11, pp. 8-14.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent article intitul&eacute;e &quot;La Documentation Appliqu&eacute;e aux Soins Infirmiers&quot;, plusieurs points ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s : </p><ul> <li>l&#39;importance de l&#39;apprentissage d&#39;une m&eacute;thodologie documentaire en soins infimiers durant les &eacute;tudes, mais aussi au cours de pratique professionnelle ; </li> <li>l&#39;&eacute;laboration d&#39;une strat&eacute;gie de recherche rigoureuse </li> <li>et enfin, savoir o&ugrave; se documenter et quelles sont les sources de donn&eacute;es consultables. </li></ul><p>Ce sont, en fait, les m&eacute;thodes classiques de recherche qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;es. L&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies telles que les banques de donn&eacute;es, les CDROM, les didacticiels sont en train de faire &eacute;voluer de fa&ccedil;on significative la documentation. </p><h2>Les nouvelles technologies : d&eacute;finition</h2><p>Durant des si&egrave;cles, l&#39;enseignement a &eacute;t&eacute; fait par des ma&icirc;tres : ils repr&eacute;sentaient pour leurs &eacute;l&egrave;ves la seule source d&#39;information. Aujourd&#39;hui, tout un chacun a la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; de multiples informations, sp&eacute;cialis&eacute;es ou non : ma&icirc;triser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie. </p><p>Un acc&egrave;s rapide &agrave; ces sources est rendu possible &agrave; l&#39;heure actuelle : la sant&eacute; publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d&#39;avoir un acc&egrave;s facilit&eacute; aux connaissances . <br />La masse d&#39;informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces informations apr&egrave;s leur traitement, de la reproduire facilement, de la transmettre rapidement, sont des donn&eacute;es qui font &eacute;voluer la documentation et notamment la documentation appliqu&eacute;e aux soins infirmiers. </p><p>Qu&#39;est-ce qu&#39; une <em>interrogation en ligne</em> sur un sujet particulier ? Qu&#39;est-ce qu&#39;un <em>acc&egrave;s vid&eacute;otex</em> ? La <em>t&eacute;l&eacute;matique</em> ? Comment est constitu&eacute;e une <em>banque de donn&eacute;es</em> ? Ces termes peuvent para&icirc;tre barbares ; ils n&#39;en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines cl&eacute;s indispensables pour comprendre ce qu&#39;est la documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers. </p><h2>Th&eacute;orie et pratique de l&#39;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es (BDD) </h2><h3>1) Th&eacute;orie de l&#39;interrogation</h3><p>L&#39;interrogation d&#39;une BDD est l&#39;aboutissement d&#39;une recherche documentaire. Sur un sujet donn&eacute;, il faut d&#39;abord commencer par consulter les supports papier tels qu&#39;ouvrages g&eacute;n&eacute;raux, dictionnaires, encyclop&eacute;dies, p&eacute;riodiques, trait&eacute;s, m&eacute;moires : en terme de documentation, c&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents primaires</em>. C&#39;&eacute;tait le th&egrave;me d&eacute;velopp&eacute; dans le 1er article. <br />Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, d&#39;&eacute;tablir une bibliographie r&eacute;trospective (remontant &agrave; plusieurs ann&eacute;es) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours &agrave; <em>une banque de donn&eacute;es</em> : celle-ci donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents secondaires</em>. </p><h4>D&eacute;finition d&#39;une banque de donn&eacute;es</h4><p>Comme le d&eacute;montre le sch&eacute;ma n&deg;1, une banque de donn&eacute;es est construite &agrave; partir de documents originaux (livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents photos etc) ; le producteur de la banque se charge, &agrave; l&#39;aide d&#39;une &eacute;quipe de documentalistes et/ou d&#39;indexeurs, de d&eacute;pouiller ces documents, d&#39;en extraire les r&eacute;f&eacute;rences et de les indexer selon les termes d&eacute;finis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un <em>thesaurus</em> ou un <em>lexique</em>. <br />C&#39;est un <em>fichier informatis&eacute;</em>. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatis&eacute;s. Tous les champs de la notice (auteur, titre, p&eacute;riodique) sont interrogeables : la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magn&eacute;tiques, ou CDROM (Compact-Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin. </p><h4>Les diff&eacute;rents acc&egrave;s aux BDD</h4><p>Les deux principaux acc&egrave;s aux BDD sont : </p><ul> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>en ligne</em> &agrave; partir d&#39;un ordinateur </li> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>vid&eacute;otex</em> &agrave; partir d&#39;un Minitel </li></ul><p>Les donn&eacute;es informatiques, m&eacute;moris&eacute;es sur ordinateur, transitent par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique : c&#39;est en 1980 que la France acc&egrave;de &agrave; l&#39;interrogation des BDD gr&acirc;ce &agrave; l&#39;ouverture du r&eacute;seau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n&#39;ont cess&eacute; de se d&eacute;velopper dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD : disquette, CDROM, disque optique num&eacute;rique (DON). </p><p>On distingue 4 types de BDD : </p><p><table > <tbody> <tr> <td> <h4>Quatre types de banques de donn&eacute;es : </h4> <ul> <li>les banques <strong>factuelles</strong> ou <strong>num&eacute;riques</strong> : elles fournissent des informations brutes, des donn&eacute;es chiffr&eacute;es (par exemple les statistiques de l&#39; INSEE, les cours de la Bourse) </li> <li>les banques <strong>textuelles</strong> : extraits de presse (APM = Agence de Presse M&eacute;dicale), ou textes de lois (Lexis) </li> <li>les banques <strong>bibliographiques</strong> qui recensent des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, de p&eacute;riodiques ou de monographies. On les interroge &agrave; l&#39;aide d&#39;&eacute;quations de recherches bool&eacute;ennes et on les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique </li> <li>les BDD en <strong>texte int&eacute;gral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherch&eacute; (le journal Le Monde depuis janvier 1987) </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><p>Nous n&#39;aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilis&eacute;es en documentation. </p><h3>2) La pratique de l&#39;interrogation</h3><h4>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h4><p>Elles sont constitu&eacute;es de <strong>notices bibliographiques</strong> : celles-ci se pr&eacute;sentent comme une suite d&#39;informations sur le document analys&eacute;, et sont organis&eacute;es en <strong>champs</strong>. </p><p><br /><em>Exemple de notice dans une BDD bibliographique (Medline) apr&egrave;s une recherche sur &quot;les biblioth&egrave;ques d&#39;infirmi&egrave;res en France &quot; (en anglais : &quot;libraries, nursing&quot; and &quot;France&quot;) :</em> </p><table > <tbody> <tr> <td> <table > <tbody> <tr> <td>NR : 902084400 <p> TI : A nursing school librarian (interview) </p> <p> TT : Le documentaliste dans l&#39;&eacute;cole d&#39;infirmi&egrave;res </p> <p> LA : Fre </p> <p> AU : Pupier M </p> <p> LP : FRANCE </p> <p> SO : Soins ; 1990 Feb (533) : 57-8 </p> <p> LO : CNRS </p> <p> DEA : France ; Human ; Libraries ; nursing </p> </td> </tr> </tbody> </table> </td> <td>le n&deg; de notice dans la banque <p> le titre de l&#39;article en anglais </p> <p> le titre de l&#39;article en fran&ccedil;ais </p> <p> la langue de l&#39;article </p> <p> l&#39;auteur </p> <p> le lieu de pubication </p> <p> la revue </p> <p> la localisation de la revue </p> <p> les mots-cl&eacute;s de l&#39;article </p> </td> </tr> </tbody></table><h4>Comment interroger une banque de donn&eacute;es ? </h4><h5>Intellectuellement</h5><p>Il faut reprendre la strat&eacute;gie d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e lors d&#39;une recherche sur support papier : d&eacute;limitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts &agrave; ceux d&eacute;finis par la banque de donn&eacute;es dans le thesaurus ou le lexique. La banque de donn&eacute;es va permettre d&#39;effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets crois&eacute;s et sur une p&eacute;riode de temps d&eacute;finie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier : </p><p><em>Exemple : le sujet &eacute;tant &quot; la m&eacute;ningite chez l&#39;enfant &quot; sur une p&eacute;riode allant de 1985 &agrave; 1992, vous pourrez gr&acirc;ce &agrave; des <strong>op&eacute;rateurs bool&eacute;ens</strong> (ET, OU, SAUF) obtenir l&#39;&eacute;quation de recherche suivante</em> : </p><blockquote> Question 1 : M&eacute;ningite <em>ET</em> Enfant <br /> Question 2 : 1 <em>ET</em> 1985-1992 </blockquote><p>La banque de donn&eacute;es va vous donner un certain nombre de r&eacute;ponses sous forme de notices (cf sch&eacute;ma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander aupr&egrave;s du serveur. </p><h5>Mat&eacute;riellement</h5><p>Pour acc&eacute;der &agrave; des banques de donn&eacute;es bibliographiques, le mat&eacute;riel suivant est souhaitable : </p><ul> <li>un micro-ordinateur </li> <li>un logiciel de communication </li> <li>un modem qui permet d&#39;avoir acc&egrave;s au serveur de la banque de donn&eacute;es en passant par une ligne t&eacute;l&eacute;phonique </li> <li>une imprimante pour imprimer les r&eacute;ponses </li></ul><br />L&#39;acc&egrave;s &quot;<em>en ligne</em>&quot; aux BDD est conditionn&eacute; par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir &eacute;galement que les interrogations peuvent &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;. Seules des biblioth&egrave;ques ou des centres de documentation ont la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services &eacute;quivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CDROM. <h2>Les sources de donn&eacute;es en soins infirmiers</h2><h3>Les acc&egrave;s en ligne aux banques de donn&eacute;es</h3><p>Ces BDD r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Cependant, il existe peu de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en soins infirmiers. Voici les principales BDD : </p><dl><dt><strong>Pascal</strong> </dt><dd>est une BDD multidisciplinaire d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique - Centre National de la Recherche Scientifique). La moiti&eacute; des documents sont en langue anglaise, 10% en fran&ccedil;ais. Deux rubriques sont consacr&eacute;es &agrave; la Sant&eacute; publique : &quot;Sant&eacute; publique. Hygi&egrave;ne&quot; (&eacute;pid&eacute;miologie, organisation, enseignement, l&eacute;gislation et hygi&egrave;ne) et &quot;Informatique et statistique biom&eacute;dicales&quot;. </dd><dt><strong>Francis</strong> </dt><dd>d&eacute;veloppe les aspects juridiques, &eacute;conomiques, sociologiques, psychologiques, d&eacute;mographiques et historiques de la sant&eacute;. 13000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1977. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable de PASCAL. </dd><dt><strong>Bird</strong> </dt><dd>est produite par le Centre International de l&#39;Enfance et concerne tous les aspects de l&#39;enfance de la conception &agrave; l&#39;adolescence. 74 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1981. </dd><dt><strong>Ramis</strong> </dt><dd>pr&eacute;sente des r&eacute;f&eacute;rences en sant&eacute; publique, en &eacute;ducation de la sant&eacute;. Son volume est de 8000 r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Nursing and allied health</strong> </dt><dd>s&#39;int&eacute;resse aux soins m&eacute;dicaux, &agrave; la formation du personnel , sant&eacute;, m&eacute;decine. 89 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1983. </dd><dt><strong>Medline</strong> </dt><dd>BDD am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la m&eacute;decine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3000 p&eacute;riodiques du monde entier sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1971, ce qui repr&eacute;sente plus de 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Bioethics</strong> </dt><dd>&eacute;galement produite par la NLM, est orient&eacute;e sur les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et de d&eacute;ontologie . </dd></dl><h3>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (acc&egrave;s vid&eacute;otex Minitel)</h3><p>Les proc&eacute;dures de connexion sont simples : il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la BDD. L&#39;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les BDD (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel : </p><dl><dt><strong>3614 ANFH</strong> </dt><dd>service de l&#39;Association Nationale de Formation permanente du personnel hospitalier </dd><dt><strong>3616 KSP</strong> </dt><dd>&agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes </dd><dt><strong>3616 REDATEL</strong> </dt><dd>la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s </dd><dt><strong>3615 SIDA</strong> </dt><dd>des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage </dd><dt><strong>36 29 00 14</strong> : la BDD <strong>JURISANTE</strong> </dt><dd>droit hospitalier, actualit&eacute;s </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>MEDLINE</strong> </dt><dd>bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>BIOETHICS</strong> </dt><dd>26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute; </dd><dt><strong>3614 APHP</strong> </dt><dd>Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris </dd><dt><strong>3616 EMC</strong> </dt><dd>service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 r&eacute;f&eacute;rences parmi lesquelles le personnel param&eacute;dical peut trouver des informations : techniques chirurgicales, th&eacute;rapeutique, SIDA, Urgences </dd><dt><strong>3616 INFMAG</strong> </dt><dd>service de la revue &quot;Infirmi&egrave;re magazine&quot; </dd><dt><strong>3616 VIDAL</strong> </dt><dd>consultation du dictionnaire Vidal </dd></dl><h3>Les banques de donn&eacute;es sur CDROM (Compact-disc Read Only Memory) </h3><h4>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM ? </h4><p>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente<br />de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante : <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graphiques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &quot;en ligne&quot; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un interm&eacute;diaire : le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de BDD envisage une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infirmi&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <strong>Medline</strong>, <strong>Pascal</strong>, <strong>Bird</strong> sont disponibles sur ce support. </p><p>On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le <strong>Vidal</strong>), des annuaires, des catalogues et des revues m&eacute;dicales. Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier ; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une BDD interrogeable en ligne : croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte : le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2, 50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). </p><p>La documentation informatis&eacute;e fait donc appel &agrave; de nombreux supports d&eacute;velopp&eacute;s par les nouvelles technologies. L&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO) &agrave; l&#39;aide de didacticiels est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de se former &agrave; la fois durant les &eacute;tudes et tout au long de la vie professionnelle. </p><h2>L&#39;enseignement assist&eacute; par ordinateur (EAO) </h2><h3>Qu&#39;est-ce que l&#39;EAO ? </h3><p>D&eacute;j&agrave; abord&eacute; dans le pr&eacute;c&eacute;dent article, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur permet, soit &agrave; l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), soit &agrave; l&#39;infirmier(e) confirm&eacute;(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise &agrave; jour des connaissances sans l&#39;intervention d&#39;un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel n&eacute;cessite un micro-ordinateur pour &ecirc;tre utilis&eacute;; il est con&ccedil;u &agrave; l&#39;aide d&#39;un programme informatique et sa pr&eacute;sentation ressemble &agrave; celle des jeux vid&eacute;os. L&#39;utilisateur n&#39;a besoin que d&#39;appuyer sur des touches ou d&#39;utiliser une souris pour progresser, en r&eacute;pondant par oui ou par non, ou choisissant une r&eacute;ponse parmi d&#39;autres. Il ne pourra progresser que si les r&eacute;ponses sont positives. On le voit, le c&ocirc;t&eacute; ludique n&#39;a pas &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;, alli&eacute; &agrave; une mise en images souvent tr&egrave;s soign&eacute;e. <br />Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans les h&ocirc;pitaux par l&#39;interm&eacute;diaire du service de la formation continue. </p><h3>Quelques exp&eacute;riences hospitali&egrave;res</h3><p>L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale : une &quot;Formath&egrave;que&quot; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital, proposant un catalogue de didacticiels . <br />Le Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil , pour sa part, r&eacute;fl&eacute;chit sur la question. <br />Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne a d&eacute;velopp&eacute; ce m&ecirc;me type de structure de formation pour le personnel param&eacute;dical, et les heures de formation se chiffrent &agrave; plus d&#39;un millier par an. Fort de cette exp&eacute;rience, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1983, le SHIP (Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique) : ce service con&ccedil;oit et r&eacute;alise des didacticiels de sant&eacute;. Parmi ceux-ci : &quot;Le Coeur c&ocirc;t&eacute; pile&quot; destin&eacute; aux infirmi&egrave;res de salles d&#39;op&eacute;ration afin d&#39;&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments de connaissances anatomo-physio-pathologiques qui conduisent &agrave; l&#39;implantation d&#39;un stimulateur cardiaque, et les &eacute;tapes de l&#39;hospitalisation d&#39;un malade simul&eacute;. <br />D&#39;autres didacticiels concernent &quot;l&#39;Hygi&egrave;ne dans les services de soins&quot;, &quot;la S&eacute;curit&eacute; dans les blocs op&eacute;ratoires&quot;... </p><p>Cette forme d&#39;apprentissage, totalement nouvelle et qui tend &agrave; se d&eacute;velopper, est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de placer l&#39;infirmier(e) devant l&#39;&eacute;tat de ses connaissances, et de les faire ainsi &eacute;voluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en m&eacute;decine. La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette a d&eacute;velopp&eacute; une didacth&egrave;que professionnelle accessible &agrave; tout un chacun. </p><h2>Conclusion</h2><p>Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation, en Ecole d&#39;Infirmier(e)s ou &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, ne sont plus seulement des lieux o&ugrave; l&#39;on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d&#39;articles. Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de v&eacute;ritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l&#39;ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e. Pour que ce m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne touche la France, les besoins doivent s&#39;exprimer. Cet article, en d&eacute;montrant les acc&egrave;s possibles gr&acirc;ce &agrave; l&#39;informatique aux sources de donn&eacute;es, devrait y contribuer. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p>1. <em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>. Paris : A Jour, 1992. <br />2. BATIFOULIER C., PASQUIER M.H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d&#39;autres sources</em>. Paris : CFPJ, 1990. <br />3. BARRE F. <em>Les nouvelles technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale : CDROM et EAO</em> : rapport de stage. Lyon : ENSSIB, 1990. <br />4. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />5. HOUPIER J.CH. <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales : acc&egrave;s minitel et terminal informatique</em>. Paris : Mediscript, 1991. <br />6. <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles 1990</em>. Paris : ADBS, ANRT, 1990. <br />7. SUTTER E. <em>Le disque optique compact (CDROM), l&#39;usage au quotidien : dossier documentaire</em>. Paris : ADBS, 1991. </p><h2>Adresses</h2><p>1. La Formath&egrave;que, H&ocirc;pital de Colombes, 178 rue des Renouillers, 92701 COLOMBES Cedex. T&eacute;l. : (1) 47.60.64.71 (Mr A. PRESCHEL) <br />2. Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique (SHIP), H&ocirc;pital de Bellevue - Pavillon 54, 25 bd Pasteur, 42023 SAINT-ETIENNE Cedex 2. T&eacute;l. : 77.42.77.68 (Mr J.C. BANET) <br />3. Didacth&egrave;que professionnelle, Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie, 30 avenue Corentin Cariou 75930 PARIS Cedex 19 (R&eacute;servation au (1) 40.05.82.91 ou Mme J. MULLER t&eacute;l. 40.05.70.54) <br />4. Centre de Documentation-Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, 69 rue du Lt-Cl Prudhon, 95107 ARGENTEUIL Cedex. T&eacute;l. : (1) 34.23.24.69. (Mr J.P. ACCART, Melle A. LOURY) </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1993) - Les métiers de l'hôpital: infirmier(e) de bloc opératoire. 2007-04-12T06:01:09+00:00 2007-04-12T06:01:09+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1993-les-metiers-de-l-hopital-infirmier-e-de-bloc-operatoire.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Interbloc, 1993, t. 12, n&deg; 3, pp. 35-37.</strong> </p><h2>D&eacute;finition</h2><p>L&#39;infirmier(e) de Bloc Op&eacute;ratoire est un(e) infirmier(e) dipl&ocirc;m&eacute;(e) d&#39;Etat ayant suivi une formation compl&eacute;mentaire dans le but de se sp&eacute;cialiser. </p><p>Elle (il) assure de par ce fait, envers les patients, la responsabilit&eacute; d&#39;un ensemble de soins personalis&eacute;s au sein d&#39;une &eacute;quipe pluridisciplinaire. </p><p>Cet ensemble de soins infirmiers d&eacute;finis par la profession infirmi&egrave;re sont, au Bloc Op&eacute;ratoire, &agrave; conjuguer avec les imp&eacute;ratifs techniques et technologiques de l&#39;intervention. </p><p>L&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire pr&eacute;voit l&#39;instrumentation et le mat&eacute;riel n&eacute;cessaire au bon d&eacute;roulement de chaque intervention chirurgicale, accueille le malade, le pr&eacute;pare et assure son installation. Il pr&eacute;sente au chirurgien ce dont il a besoin, assure le contr&ocirc;le du nettoyage et de la st&eacute;rilisation du mat&eacute;riel utilis&eacute; pendant l&#39;intervention. </p><p>La fonction d&#39;infirmier(e) de Bloc Op&eacute;ratoire dipl&ocirc;m&eacute;(e) peut s&#39;exercer &eacute;galement : </p><ul> <li>dans les unit&eacute;s o&ugrave; des actes op&eacute;ratoires &agrave; vis&eacute;e th&eacute;rapeutique ou diagnostics s&#39;effectuent (ex. : radiologie) ; </li> <li>dans les st&eacute;rilisations centrales. </li></ul><h2>Les qualit&eacute;s requises</h2><p>Bonne sant&eacute; et robustesse sont n&eacute;cessaires pour faire face &agrave; une station debout souvent p&eacute;nible ainsi qu&#39;une attention soutenue pour pr&eacute;voir les demandes du chirurgien. </p><p><strong>Autres qualit&eacute;s requises</strong> : </p><ul> <li>calme, ma&icirc;trise de soi ; </li> <li>pers&eacute;v&eacute;rance, t&eacute;nacit&eacute; ; </li> <li>esprit critique ; </li> <li>autonomie professionnelle et responsabilit&eacute; dans ses actes ; </li> <li>r&eacute;sistance au stress ; </li> <li>sens des relations humaines et communication ; </li> <li>&ecirc;tre capable, &agrave; tout moment de g&eacute;n&eacute;rer calme et silence dans la salle d&#39;op&eacute;ration et le bloc op&eacute;ratoire. </li></ul><h2>Les secteurs d&#39;activit&eacute; </h2><h3>La pr&eacute;paration de l&#39;intervention</h3><p>L&#39;infirmier, en fonction du type d&#39;op&eacute;ration pr&eacute;vue : </p><ul> <li>pr&eacute;pare les plateaux d&#39;instruments et les champs st&eacute;riles en s&#39;assurant que la st&eacute;rilisation a &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e correctement ; </li> <li>pr&eacute;pare les compresses, fils et autres fournitures n&eacute;cessaires et s&#39;assure que les m&eacute;dicaments sont disponibles en quantit&eacute; suffisante ; </li> <li>pr&eacute;pare les appareils qui seront utilis&eacute;s en cours d&#39;intervention ; </li> <li>pr&eacute;pare la table d&#39;op&eacute;ration. </li></ul><h3>Au cours de l&#39;intervention</h3><ul> <li>r&eacute;ceptionne le malade, v&eacute;rifie son identit&eacute; et le dossier post-op&eacute;ratoire ; </li> <li>installe le malade sur la table d&#39;op&eacute;ration et pr&eacute;pare le champ op&eacute;ratoire ; </li> <li>proc&egrave;de &agrave; l&#39;habillage du chirurgien ; </li> <li>pr&eacute;sente les instruments au chirurgien au fur et &agrave; mesure des besoins ; </li> <li>contr&ocirc;le le champ st&eacute;rile et les r&egrave;gles d&#39;hygi&egrave;ne ; </li> <li>contr&ocirc;le les compresses et les instruments ; </li> <li>l&#39;infirmier effectue les pansements de fin d&#39;intervention, et surveille que l&#39;&eacute;vacuation &agrave; partir des drains soit correcte. </li></ul><h3>Apr&egrave;s l&#39;intervention</h3><ul> <li>transmission &agrave; l&#39;infirmier qui reprend en charge le malade apr&egrave;s l&#39;intervention ; </li> <li>transmission des pr&eacute;l&egrave;vements effectu&eacute;s durant l&#39;intervention au laboratoire d&#39;analyses ; </li> <li>consignation sur un registre de l&#39;identit&eacute; du chirurgien et de l&#39;anesth&eacute;siste, de l&#39;heure d&#39;op&eacute;ration, sa nature et sa dur&eacute;e. </li></ul><h3>Nettoyage et st&eacute;rilisation avec l&#39;aide-soignante</h3><ul> <li>&eacute;vacuation du linge et du mat&eacute;riel souill&eacute;s en respectant les circuits ; </li> <li>&eacute;change, communication au niveau des commissions de travail sur la qualit&eacute; des soins avec l&#39;&eacute;quipe infirmiers(e) des unit&eacute;s de soins, de st&eacute;rilisation centrale, infirmiers(e) anesth&eacute;sistes, chirurgiers, m&eacute;decins anesth&eacute;sistes, bact&eacute;riologistes, hygi&eacute;nistes, pharmaciens, ing&eacute;nieurs biom&eacute;dicaux, techniciens et informaticiens ; </li> <li>rangement de la salle, d&eacute;sinfection et pr&eacute;paration pour une nouvelle intervention ; </li> <li>nettoyage, contr&ocirc;le et pr&eacute;paration de la st&eacute;rilisation. </li></ul><h3>Rythme du travail</h3><p>Le travail s&#39;effectue dans la journ&eacute;e, quelquefois en 2 x 8, avec week-end de garde par roulement et service de nuit dans les blocs d&#39;urgence. </p><h2>La r&eacute;mun&eacute;ration (au 01-02-92) </h2><p><strong>Brut</strong> mensuel : <strong>9 230 F</strong> <br /><strong>Net</strong> mensuel : <strong>8 258 F</strong> <br />(s&#39;y ajoute une prime de service de 551 F). </p><h2>L&#39;&eacute;volution de la carri&egrave;re</h2><p>L&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire peut devenir cadre infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire, puis cadre sup&eacute;rieur infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire. Pour plus de renseignements, se reporter aux fiches Cadre infirmier et Infirmier g&eacute;n&eacute;ral. Le cadre infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire peut aussi &ecirc;tre infirmier enseignant dans les &eacute;coles d&#39;infirmiers(es) de Bloc Op&eacute;ratoire. </p><h2>La formation</h2><p><em>Dipl&ocirc;me d&#39;infirmier(e) de Bloc Op&eacute;ratoire dipl&ocirc;m&eacute;(e) d&#39;&amp;EACUTE;tat</em> : d&eacute;cret n&deg; 92-48 du 13 janvier 1992 (modifiant le d&eacute;cret nO 71-388 du 21 mai 1971). </p><p>Pour &ecirc;tre admis &agrave; suivre l&#39;enseignement sanctionn&eacute; par le dipl&ocirc;me d&#39;Etat d&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire, le candidat doit &ecirc;tre titulaire du D.E. d&#39;infirmier, soit du D.E. de sage-femme, en justifiant de 2 ann&eacute;es d&#39;exercice dans ces deux professions. Il faut &eacute;galement subir avec succ&egrave;s les &eacute;preuves d&#39;admission &agrave; la formation pr&eacute;parant au D.E. d&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire. Cette formation est dispens&eacute;e durant 1 ann&eacute;e scolaire. </p><p>Ce concours comprend les &eacute;preuves suivantes : </p><ul> <li>une &eacute;preuve &eacute;crite compos&eacute;e de 40 questions courtes portant sur le programme de la formation sanctionn&eacute;e par le dipl&ocirc;me d&#39;Etat d&#39;infirmier. Elle &eacute;value les connaissances acquises en anatomie, physiologie, hygi&egrave;ne, chirugie et l&eacute;gislation ; </li> <li>une &eacute;preuve orale sur un sujet d&#39;ordre professionnel faisant appel &agrave; des connaissances cliniques ; </li> <li>une &eacute;preuve d&#39;admission sur dossier (mars-avril). Ce concours a lieu g&eacute;n&eacute;ralement entre janvier et juin. Pour tout renseignement compl&eacute;mentaire on s&#39;adressera aux instituts, ou &agrave; la Direction D&eacute;partementale des Affaires Sanitaires et Sociales de son d&eacute;partement. </li></ul><h3>Les &eacute;tudes</h3><p>Les &eacute;tudes ont une dur&eacute;e de 1 500 heures incluant 500 heures d&#39;enseignement th&eacute;orique et pratique et 1 000 heures de stage. </p><p><em>Contenu th&eacute;orique</em> : hygi&egrave;ne hospitali&egrave;re, administration, l&eacute;gislation et sant&eacute; publique, anesth&eacute;sie, r&eacute;animation, techniques chirurgicales, technologies chirurgicales et nouvelles. <br /><em>Contenu pratique</em> : le total des stages est de 26 semaines (1000 heures) se r&eacute;partissant ainsi : </p><p>1) les stages obligatoires : </p><ul> <li>en chirurgie traumatologique et orthop&eacute;dique (6 semaines) ; </li> <li>en chirurgie visc&eacute;rale et digestive (6 semaines) ; </li> <li>en chirurgie cardiovasculaire et thoracique (3 semaines) ; </li> <li>en urologie (3 semaines) ; </li> <li>en neurochirurgie (3 semaines) ; </li></ul>2) les stages optionnels : de 5 semaines chacun et incluant au moins deux des disciplines suivantes : <ul> <li>gyn&eacute;cologie-obst&eacute;trique ; </li> <li>ORL et stomatologie ; </li> <li>ophtalmologie ; </li> <li>chirurgie plastique et r&eacute;paratrice ; </li> <li>chirurgie infantile. </li></ul><h3>L&#39;&eacute;valuation continue</h3><p><em>L&#39;&eacute;valuation th&eacute;orique</em> porte sur les 5 mati&egrave;res du programme et donne lieu &agrave; 5 &eacute;valuations not&eacute;e sur 20. Une moyenne entre 7 et 10 sur 20 donne lieu &agrave; une &eacute;preuve de rattrapage. Une note en dessous de 7 donne lieu &agrave; exclusion. (Administration, anesth&eacute;sie, hygi&egrave;ne et st&eacute;rilisation, technologie, techniques chirurgicales.) </p><p><em>L&#39;&eacute;valuation pratique</em> : chacune des mises en situation professionnelle est not&eacute;e sur 20. La moyenne de 10 sur 20 est exig&eacute;e pour l&#39;ensemble. Une note en dessous de 7 donne lieu &agrave; exclusion. </p><p><em>La validation des stages</em> : chaque stage est not&eacute; sur 20. Il est valid&eacute; si la note est au moins &eacute;gale &agrave; 10 sur 20. </p><h3>L&#39;obtention du dipl&ocirc;me d&#39;&amp;EACUTE;tat d&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire</h3><p>Les &eacute;preuves sont organis&eacute;es chaque ann&eacute;e au mois de juin. </p><p>Les &eacute;preuves portent sur l&#39;ensemble du programme de la formation et comprennent : </p><ul> <li><em>une &eacute;preuve de synth&egrave;se</em> sur les connaissances en chirugie traumatologique et orthop&eacute;dique ou en chirurgie visc&eacute;rale et digestive. Cette &eacute;preuve &eacute;crite et anonyme d&#39;une dur&eacute;e de 2 heures est not&eacute;e sur 20 ; </li> <li><em>une &eacute;preuve comprenant 5 questions courtes &agrave; r&eacute;ponses rapides</em> portant sur des mati&egrave;res autres que celles cit&eacute;es pr&eacute;c&eacute;demment. La dur&eacute;e est de 1 h 30 et est not&eacute;e sur 20 points ; </li> <li><em>une &eacute;preuve de mise en situation professionnelle</em> comprise entre 1 et 4 heures. </li></ul><p><em>La notation globale</em> </p><p>Aux notes des deux &eacute;preuves &eacute;crites et de l&#39;&eacute;preuve de mise en situation professionnelle est ajout&eacute;e la note sur 40 de l&#39; &eacute;valuation continue r&eacute;sultant des notes des &eacute;valuations th&eacute;oriques, des notes des 3 mises en situations professionnelles accomplies au cours de la scolarit&eacute; et des notes de stages. </p><p>Pour l&#39;obtention du dipl&ocirc;me, la note de 60 sur 120 est exig&eacute;e. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Interbloc, 1993, t. 12, n&deg; 3, pp. 35-37.</strong> </p><h2>D&eacute;finition</h2><p>L&#39;infirmier(e) de Bloc Op&eacute;ratoire est un(e) infirmier(e) dipl&ocirc;m&eacute;(e) d&#39;Etat ayant suivi une formation compl&eacute;mentaire dans le but de se sp&eacute;cialiser. </p><p>Elle (il) assure de par ce fait, envers les patients, la responsabilit&eacute; d&#39;un ensemble de soins personalis&eacute;s au sein d&#39;une &eacute;quipe pluridisciplinaire. </p><p>Cet ensemble de soins infirmiers d&eacute;finis par la profession infirmi&egrave;re sont, au Bloc Op&eacute;ratoire, &agrave; conjuguer avec les imp&eacute;ratifs techniques et technologiques de l&#39;intervention. </p><p>L&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire pr&eacute;voit l&#39;instrumentation et le mat&eacute;riel n&eacute;cessaire au bon d&eacute;roulement de chaque intervention chirurgicale, accueille le malade, le pr&eacute;pare et assure son installation. Il pr&eacute;sente au chirurgien ce dont il a besoin, assure le contr&ocirc;le du nettoyage et de la st&eacute;rilisation du mat&eacute;riel utilis&eacute; pendant l&#39;intervention. </p><p>La fonction d&#39;infirmier(e) de Bloc Op&eacute;ratoire dipl&ocirc;m&eacute;(e) peut s&#39;exercer &eacute;galement : </p><ul> <li>dans les unit&eacute;s o&ugrave; des actes op&eacute;ratoires &agrave; vis&eacute;e th&eacute;rapeutique ou diagnostics s&#39;effectuent (ex. : radiologie) ; </li> <li>dans les st&eacute;rilisations centrales. </li></ul><h2>Les qualit&eacute;s requises</h2><p>Bonne sant&eacute; et robustesse sont n&eacute;cessaires pour faire face &agrave; une station debout souvent p&eacute;nible ainsi qu&#39;une attention soutenue pour pr&eacute;voir les demandes du chirurgien. </p><p><strong>Autres qualit&eacute;s requises</strong> : </p><ul> <li>calme, ma&icirc;trise de soi ; </li> <li>pers&eacute;v&eacute;rance, t&eacute;nacit&eacute; ; </li> <li>esprit critique ; </li> <li>autonomie professionnelle et responsabilit&eacute; dans ses actes ; </li> <li>r&eacute;sistance au stress ; </li> <li>sens des relations humaines et communication ; </li> <li>&ecirc;tre capable, &agrave; tout moment de g&eacute;n&eacute;rer calme et silence dans la salle d&#39;op&eacute;ration et le bloc op&eacute;ratoire. </li></ul><h2>Les secteurs d&#39;activit&eacute; </h2><h3>La pr&eacute;paration de l&#39;intervention</h3><p>L&#39;infirmier, en fonction du type d&#39;op&eacute;ration pr&eacute;vue : </p><ul> <li>pr&eacute;pare les plateaux d&#39;instruments et les champs st&eacute;riles en s&#39;assurant que la st&eacute;rilisation a &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e correctement ; </li> <li>pr&eacute;pare les compresses, fils et autres fournitures n&eacute;cessaires et s&#39;assure que les m&eacute;dicaments sont disponibles en quantit&eacute; suffisante ; </li> <li>pr&eacute;pare les appareils qui seront utilis&eacute;s en cours d&#39;intervention ; </li> <li>pr&eacute;pare la table d&#39;op&eacute;ration. </li></ul><h3>Au cours de l&#39;intervention</h3><ul> <li>r&eacute;ceptionne le malade, v&eacute;rifie son identit&eacute; et le dossier post-op&eacute;ratoire ; </li> <li>installe le malade sur la table d&#39;op&eacute;ration et pr&eacute;pare le champ op&eacute;ratoire ; </li> <li>proc&egrave;de &agrave; l&#39;habillage du chirurgien ; </li> <li>pr&eacute;sente les instruments au chirurgien au fur et &agrave; mesure des besoins ; </li> <li>contr&ocirc;le le champ st&eacute;rile et les r&egrave;gles d&#39;hygi&egrave;ne ; </li> <li>contr&ocirc;le les compresses et les instruments ; </li> <li>l&#39;infirmier effectue les pansements de fin d&#39;intervention, et surveille que l&#39;&eacute;vacuation &agrave; partir des drains soit correcte. </li></ul><h3>Apr&egrave;s l&#39;intervention</h3><ul> <li>transmission &agrave; l&#39;infirmier qui reprend en charge le malade apr&egrave;s l&#39;intervention ; </li> <li>transmission des pr&eacute;l&egrave;vements effectu&eacute;s durant l&#39;intervention au laboratoire d&#39;analyses ; </li> <li>consignation sur un registre de l&#39;identit&eacute; du chirurgien et de l&#39;anesth&eacute;siste, de l&#39;heure d&#39;op&eacute;ration, sa nature et sa dur&eacute;e. </li></ul><h3>Nettoyage et st&eacute;rilisation avec l&#39;aide-soignante</h3><ul> <li>&eacute;vacuation du linge et du mat&eacute;riel souill&eacute;s en respectant les circuits ; </li> <li>&eacute;change, communication au niveau des commissions de travail sur la qualit&eacute; des soins avec l&#39;&eacute;quipe infirmiers(e) des unit&eacute;s de soins, de st&eacute;rilisation centrale, infirmiers(e) anesth&eacute;sistes, chirurgiers, m&eacute;decins anesth&eacute;sistes, bact&eacute;riologistes, hygi&eacute;nistes, pharmaciens, ing&eacute;nieurs biom&eacute;dicaux, techniciens et informaticiens ; </li> <li>rangement de la salle, d&eacute;sinfection et pr&eacute;paration pour une nouvelle intervention ; </li> <li>nettoyage, contr&ocirc;le et pr&eacute;paration de la st&eacute;rilisation. </li></ul><h3>Rythme du travail</h3><p>Le travail s&#39;effectue dans la journ&eacute;e, quelquefois en 2 x 8, avec week-end de garde par roulement et service de nuit dans les blocs d&#39;urgence. </p><h2>La r&eacute;mun&eacute;ration (au 01-02-92) </h2><p><strong>Brut</strong> mensuel : <strong>9 230 F</strong> <br /><strong>Net</strong> mensuel : <strong>8 258 F</strong> <br />(s&#39;y ajoute une prime de service de 551 F). </p><h2>L&#39;&eacute;volution de la carri&egrave;re</h2><p>L&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire peut devenir cadre infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire, puis cadre sup&eacute;rieur infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire. Pour plus de renseignements, se reporter aux fiches Cadre infirmier et Infirmier g&eacute;n&eacute;ral. Le cadre infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire peut aussi &ecirc;tre infirmier enseignant dans les &eacute;coles d&#39;infirmiers(es) de Bloc Op&eacute;ratoire. </p><h2>La formation</h2><p><em>Dipl&ocirc;me d&#39;infirmier(e) de Bloc Op&eacute;ratoire dipl&ocirc;m&eacute;(e) d&#39;&amp;EACUTE;tat</em> : d&eacute;cret n&deg; 92-48 du 13 janvier 1992 (modifiant le d&eacute;cret nO 71-388 du 21 mai 1971). </p><p>Pour &ecirc;tre admis &agrave; suivre l&#39;enseignement sanctionn&eacute; par le dipl&ocirc;me d&#39;Etat d&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire, le candidat doit &ecirc;tre titulaire du D.E. d&#39;infirmier, soit du D.E. de sage-femme, en justifiant de 2 ann&eacute;es d&#39;exercice dans ces deux professions. Il faut &eacute;galement subir avec succ&egrave;s les &eacute;preuves d&#39;admission &agrave; la formation pr&eacute;parant au D.E. d&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire. Cette formation est dispens&eacute;e durant 1 ann&eacute;e scolaire. </p><p>Ce concours comprend les &eacute;preuves suivantes : </p><ul> <li>une &eacute;preuve &eacute;crite compos&eacute;e de 40 questions courtes portant sur le programme de la formation sanctionn&eacute;e par le dipl&ocirc;me d&#39;Etat d&#39;infirmier. Elle &eacute;value les connaissances acquises en anatomie, physiologie, hygi&egrave;ne, chirugie et l&eacute;gislation ; </li> <li>une &eacute;preuve orale sur un sujet d&#39;ordre professionnel faisant appel &agrave; des connaissances cliniques ; </li> <li>une &eacute;preuve d&#39;admission sur dossier (mars-avril). Ce concours a lieu g&eacute;n&eacute;ralement entre janvier et juin. Pour tout renseignement compl&eacute;mentaire on s&#39;adressera aux instituts, ou &agrave; la Direction D&eacute;partementale des Affaires Sanitaires et Sociales de son d&eacute;partement. </li></ul><h3>Les &eacute;tudes</h3><p>Les &eacute;tudes ont une dur&eacute;e de 1 500 heures incluant 500 heures d&#39;enseignement th&eacute;orique et pratique et 1 000 heures de stage. </p><p><em>Contenu th&eacute;orique</em> : hygi&egrave;ne hospitali&egrave;re, administration, l&eacute;gislation et sant&eacute; publique, anesth&eacute;sie, r&eacute;animation, techniques chirurgicales, technologies chirurgicales et nouvelles. <br /><em>Contenu pratique</em> : le total des stages est de 26 semaines (1000 heures) se r&eacute;partissant ainsi : </p><p>1) les stages obligatoires : </p><ul> <li>en chirurgie traumatologique et orthop&eacute;dique (6 semaines) ; </li> <li>en chirurgie visc&eacute;rale et digestive (6 semaines) ; </li> <li>en chirurgie cardiovasculaire et thoracique (3 semaines) ; </li> <li>en urologie (3 semaines) ; </li> <li>en neurochirurgie (3 semaines) ; </li></ul>2) les stages optionnels : de 5 semaines chacun et incluant au moins deux des disciplines suivantes : <ul> <li>gyn&eacute;cologie-obst&eacute;trique ; </li> <li>ORL et stomatologie ; </li> <li>ophtalmologie ; </li> <li>chirurgie plastique et r&eacute;paratrice ; </li> <li>chirurgie infantile. </li></ul><h3>L&#39;&eacute;valuation continue</h3><p><em>L&#39;&eacute;valuation th&eacute;orique</em> porte sur les 5 mati&egrave;res du programme et donne lieu &agrave; 5 &eacute;valuations not&eacute;e sur 20. Une moyenne entre 7 et 10 sur 20 donne lieu &agrave; une &eacute;preuve de rattrapage. Une note en dessous de 7 donne lieu &agrave; exclusion. (Administration, anesth&eacute;sie, hygi&egrave;ne et st&eacute;rilisation, technologie, techniques chirurgicales.) </p><p><em>L&#39;&eacute;valuation pratique</em> : chacune des mises en situation professionnelle est not&eacute;e sur 20. La moyenne de 10 sur 20 est exig&eacute;e pour l&#39;ensemble. Une note en dessous de 7 donne lieu &agrave; exclusion. </p><p><em>La validation des stages</em> : chaque stage est not&eacute; sur 20. Il est valid&eacute; si la note est au moins &eacute;gale &agrave; 10 sur 20. </p><h3>L&#39;obtention du dipl&ocirc;me d&#39;&amp;EACUTE;tat d&#39;infirmier de Bloc Op&eacute;ratoire</h3><p>Les &eacute;preuves sont organis&eacute;es chaque ann&eacute;e au mois de juin. </p><p>Les &eacute;preuves portent sur l&#39;ensemble du programme de la formation et comprennent : </p><ul> <li><em>une &eacute;preuve de synth&egrave;se</em> sur les connaissances en chirugie traumatologique et orthop&eacute;dique ou en chirurgie visc&eacute;rale et digestive. Cette &eacute;preuve &eacute;crite et anonyme d&#39;une dur&eacute;e de 2 heures est not&eacute;e sur 20 ; </li> <li><em>une &eacute;preuve comprenant 5 questions courtes &agrave; r&eacute;ponses rapides</em> portant sur des mati&egrave;res autres que celles cit&eacute;es pr&eacute;c&eacute;demment. La dur&eacute;e est de 1 h 30 et est not&eacute;e sur 20 points ; </li> <li><em>une &eacute;preuve de mise en situation professionnelle</em> comprise entre 1 et 4 heures. </li></ul><p><em>La notation globale</em> </p><p>Aux notes des deux &eacute;preuves &eacute;crites et de l&#39;&eacute;preuve de mise en situation professionnelle est ajout&eacute;e la note sur 40 de l&#39; &eacute;valuation continue r&eacute;sultant des notes des &eacute;valuations th&eacute;oriques, des notes des 3 mises en situations professionnelles accomplies au cours de la scolarit&eacute; et des notes de stages. </p><p>Pour l&#39;obtention du dipl&ocirc;me, la note de 60 sur 120 est exig&eacute;e. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1993) - Les infirmières et l'Europe 2007-04-12T06:04:32+00:00 2007-04-12T06:04:32+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1993-les-infirmieres-et-l-europe.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Revue de l&#39;Infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 20, pp. 36-39.</strong> </p><h2>Les infirmi&egrave;res et l&#39;Europe: le r&ocirc;le de l&#39;information documentaire</h2><h2>L&#39;information de sant&eacute; en Europe</h2><p>Le monde infirmier se situe dans une histoire, une communaut&eacute; qui d&eacute;passe le cadre de la France. L&#39;Europe, en effet, se construit, et tous les professionnels de sant&eacute; sont concern&eacute;s. Cependant, de nombreux probl&egrave;mes d&#39;actualit&eacute; se posent &agrave; tous les partenaires europ&eacute;ens : les r&eacute;&eacute;valuations des politiques de sant&eacute;, l&#39;accroissement constant des d&eacute;penses de sant&eacute;, les crises &agrave; r&eacute;p&eacute;tition du personnel soignant, une technicit&eacute; de plus en plus grande. Comment appr&eacute;hender ces changements ? <br />La r&eacute;alisation d&#39;un v&eacute;ritable march&eacute; de l&#39;information &agrave; l&#39;&eacute;chelle europ&eacute;enne est ressentie comme un facteur important d&#39;innovation et de d&eacute;veloppement. <br />Dans le domaine de la sant&eacute; en Europe, le probl&egrave;me de l&#39;accessibilit&eacute; &agrave; l&#39;information se pose r&eacute;ellement pour le personnel de sant&eacute; ainsi que pour le public: ceci est vrai surtout quand il s&#39;agit d&#39;institutions ou d&#39;&eacute;tablissements qui ne sont pas dans le champ universitaire, notamment les h&ocirc;pitaux g&eacute;n&eacute;raux. En effet, alors que les conditions pour la diffusion de l&#39;information m&eacute;dicale sont r&eacute;unies dans des centres universitaires, en dehors de ces centres, beaucoup de pays europ&eacute;ens n&#39;ont pas les structures n&eacute;cessaires pour diffuser l&#39;information sp&eacute;cialis&eacute;e directement aupr&egrave;s de leurs personnels de sant&eacute;. </p><h2>La dynamique de l&#39;information</h2><p>Notre &egrave;re est une &egrave;re d&#39;information, et il s&#39;agit d&#39;en saisir toutes les composantes: l&#39;information est un &eacute;l&eacute;ment fondamental de la prise de d&eacute;cision et de l&#39;action. La ma&icirc;trise de l&#39;information permet de confronter ses pratiques, de les &eacute;valuer, d&#39;actualiser ses connaissances par rapport, en particulier, aux avanc&eacute;es technologiques: l&#39;infirmier(e), comme tout professionnel de sant&eacute;, doit, en effet, constamment remettre ses connaissances &agrave; jour ; une adaptation rapide aux changements devient n&eacute;cessaire pour optimiser les soins, et satisfaire ainsi un nombre croissant d&#39;usagers. L&#39;information dynamise cette adaptation. </p><h2>Les lieux de recherche de l&#39;information</h2><p>Si l&#39;information est partout pr&eacute;sente, il reste cependant qu&#39;elle peut &ecirc;tre &eacute;v&eacute;nementielle, incompl&egrave;te, passag&egrave;re. Des lieux sont n&eacute;cessaires o&ugrave; pouvoir la rechercher, 1&#39;approfondir, la compl&eacute;ter. <br />Ces lieux, biblioth&egrave;ques ou centres de documentation, sont plus ou moins sp&eacute;cialis&eacute;s, plus ou moins accessibles aux professionnels de sant&eacute; qu&#39;ils soient m&eacute;dicaux ou param&eacute;dicaux. Les biblioth&egrave;ques des facult&eacute;s de m&eacute;decine, les biblioth&egrave;ques d&#39;h&ocirc;pitaux repr&eacute;sentent des ressources documentaires importantes pour le corps m&eacute;dical ; malheureusement, elles sont, la plupart du temps en France, peu accessibles au personnel infirmier, pour des raisons institutionnelles et/ou &eacute;conomiques et ne disposent g&eacute;n&eacute;ralement pas de fonds sp&eacute;cifiques en soins infirmiers. </p><h2>L&#39;information documentaire en Europe : &eacute;tats des lieux</h2><p>Plusieurs r&eacute;alisations en mati&egrave;re d&#39;information documentaire au service du personnel infirmier ont &eacute;t&eacute; faites en Europe. En voici quelques exemples : </p><p>- <strong>En Norv&egrave;ge</strong>, il existe 100 h&ocirc;pitaux g&eacute;n&eacute;raux dont 50 % &eacute;quip&eacute;s d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, accessibles &agrave; tous les personnels soignants. Les plus importantes sont celles relevant de l&#39;universit&eacute; ainsi que celles de l&#39;H&ocirc;pital National. Une politique de coop&eacute;ration pour l&#39;acquisition de p&eacute;riodiques biom&eacute;dicaux et l&#39;&eacute;laboration d&#39;un catalogue collectif a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;e. </p><p>- <strong>En Espagne</strong>, les biblioth&egrave;ques souffrent d&#39;un grand &eacute;parpillement et d&#39;un manque de coordination. Les personnels sont souvent peu qualifi&eacute;s, les collections et les &eacute;quipements inad&eacute;quats, ce qui implique une qualit&eacute; de service peu satisfaisante pour l&#39;usager. Sur 100 biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, seulement un tiers peut fournir des recherches bibliographiques sur CD-ROM. </p><p>- <strong>En Italie</strong>, il existe 673 unit&eacute;s de sant&eacute; r&eacute;parties en 20 r&eacute;gions. Une unit&eacute; repr&eacute;sente plusieurs h&ocirc;pitaux, cliniques et services de pr&eacute;vention; elle est cens&eacute;e &ecirc;tre &eacute;quip&eacute;e d&#39;un service de documentation m&eacute;dicale, ce qui n&#39;est pas toujours le cas. Rome puss&egrave;de le plus grand nombre de biblioth&egrave;ques de sant&eacute;. Dans le domaine biom&eacute;dical, il existe une banque de donn&eacute;es nationale des p&eacute;riodiques et 1 782 biblioth&egrave;ques y participent. </p><p>- <strong>En Belgique</strong>, &agrave; Li&egrave;ge, on d&eacute;nombrait avant 1983, au sein de la Facult&eacute; de M&eacute;decine, environ 50 biblioth&egrave;ques de services, de taille et de fonctionnement variables, d&#39;acc&egrave;s parfois malais&eacute;. En 1982, un regroupement de quelques-unes de ces biblioth&egrave;ques a permis de constituer une unit&eacute; de documentation m&eacute;dicale ayant pour but d&#39;am&eacute;liorer l&#39;acc&egrave;s pour tous &agrave; la documentation. Cette unit&eacute; se d&eacute;veloppa et s&#39;installa en 1987 dans de nouveaux locaux, devenant la Biblioth&egrave;que de la Facult&eacute; de M&eacute;decine. Les nouveaux lecteurs en nombre croissant, appartiennent &agrave; des cat&eacute;gories qui fr&eacute;quentaient peu ou pas les biblioth&egrave;ques de services. Le secteur param&eacute;dical est bien repr&eacute;sent&eacute;. </p><p>- <strong>En Suisse</strong>, un exemple significatif est celui de la biblioth&egrave;que de la Facult&eacute; de M&eacute;decine de Lausanne : celle-ci est ouverte au personnel soignant et aux &eacute;l&egrave;ves. Une enqu&ecirc;te men&eacute;e aupr&egrave;s de ce public a montr&eacute; que la fr&eacute;quentation baissait apr&egrave;s l&#39;obtention du dipl&ocirc;me, mais augmentait ensuite proportionnellement avec les ann&eacute;es post-dipl&ocirc;me ; les raisons pourraient en &ecirc;tre la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;une formation permanente pour exercer dans certains services sp&eacute;cialis&eacute;s. Le personnel infirmier qui ne vient pas &agrave; la biblioth&egrave;que centrale, fr&eacute;quente des mini-biblioth&egrave;ques con&ccedil;ues pour lui au sein de l&#39;h&ocirc;pital. </p><p>- <strong>En Grande-Bretagne</strong>, la situation est diff&eacute;rente: &agrave; part les professionnels travaillant dans les h&ocirc;pitaux priv&eacute;s (ceux-ci repr&eacute;sentent 5 &agrave; 6 % du nombre total d&#39;h&ocirc;pitaux), les personnels m&eacute;dicaux et param&eacute;dicaux, dans tous types d&#39;h&ocirc;pitaux, ont acc&egrave;s &agrave; des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales et &agrave; des services d&#39;information. Le fait que 95 % des h&ocirc;pitaux britanniques fassent partie du National Health Service (le Service national de Sant&eacute;) est d&#39;importance. Cela signifie que la majorit&eacute; des professionnels de sant&eacute; britanniques ont acc&egrave;s &agrave; l&#39;information. <br />A Londres, la biblioth&egrave;que la plus importante en soins infirmiers est celle du &laquo;Royal College of Nursing&raquo;, r&eacute;serv&eacute;e aux membres (leur nombre s&#39;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 257 000, soit environ la moiti&eacute; du personnel infirmier en activit&eacute;). <br />Fond&eacute;e en 1921, elle poss&egrave;de un fonds de 40 000 volumes et de 350 p&eacute;riodiques sur les soins infirmiers et les sujets s&#39;y rattachant. <br />Cette biblioth&egrave;que offre des services multiples &agrave; ses adh&eacute;rents : pr&ecirc;t, recherches bibliographiques, fournitures de photocopies; cette derni&egrave;re prestation est accessible aux non-membres &agrave; des prix diff&eacute;rents, de m&ecirc;me que la plupart des services aux autres biblioth&egrave;ques de sant&eacute; ou d&#39;&eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res. Les recherches bibliographiques effectu&eacute;es sont pass&eacute;es d&#39;une centaine par mois en 1988, &agrave; une centaine par semaine en 1990. La biblioth&egrave;que du &laquo;Royal College ofNursing&raquo; &eacute;dite un r&eacute;pertoire &laquo; Nursing bibliography&quot; disponible &agrave; la vente et qui repr&eacute;sente un inventaire permanent, en langue anglaise, des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques en soins infirmiers. Elle a le projet de constituer, &agrave; partir de ce r&eacute;pertoire, une banque de donn&eacute;es sur les soins infirmiers disponible sur CD-ROM. <br />Ce dynamisme de la Grande-Bretagne, s&#39;il provient d&#39;une longue tradition, proc&egrave;de aussi d&#39;une volont&eacute; gouvernementale. Au niveau de l&#39;information de l&#39;usager, les initiatives se succ&egrave;dent dans les diff&eacute;rentes r&eacute;gions. La plus ancienne, cit&eacute;e comme mod&egrave;le national et m&ecirc;me international, est le centre d&#39;information &laquo; Help for Health &raquo;. <br />&laquo; Help for Health &raquo; a &eacute;t&eacute; fond&eacute; pour mettre &agrave; la disposition de tous les professionnels de sant&eacute;, les r&eacute;f&eacute;rences des ouvrages, brochures, d&eacute;pliants en sant&eacute;, avec &eacute;galement un fichier informatis&eacute; d&#39;adresses des associations nationales et r&eacute;gionales et des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques. Un service question-r&eacute;ponse, auquel s&#39;ajoute depuis quelques mois un service sp&eacute;cial sur le sida, fonctionne &eacute;galement; les personnels soignants, mais aussi le public sont les utilisateurs des prestations offertes par &laquo; Help for Health &raquo; dont le directeur est Robert Gann. </p><p>- <strong>En France</strong>, nous sommes loin d&#39;un tel dynamisme. La situation est, en effet, tr&egrave;s in&eacute;gale selon les h&ocirc;pitaux. Il existe plusieurs types de biblioth&egrave;ques r&eacute;serv&eacute;es &agrave; des cat&eacute;gories de personnels diff&eacute;rentes : <br />Les instituts de formation en soins infirmiers, tr&egrave;s nombreux en France, ont chacun une biblioth&egrave;que pour leurs &eacute;tudiants. G&eacute;r&eacute;es en g&eacute;n&eacute;ral par une monitrice ou un(e) documentaliste, ces biblioth&egrave;ques appliquent les normes en vigueur : d&eacute;pouillement des revues, fichiers th&eacute;matiques, classifications. R&eacute;serv&eacute;es en g&eacute;n&eacute;ral aux &eacute;tudiants, ces biblioth&egrave;ques sont parfois ouvertes aux personnels soignants. <br />Rares, cependant, sont les structures organis&eacute;es pour le personnel soignant; mais il n&#39;y a pas, non plus, une demande tr&egrave;s importante de la part de celui-ci dans ce sens. Les initiatives sont donc individuelles, ou prises par le service de soins lui-m&ecirc;me (abonnement &agrave; quelques revues et achat d&#39;ouvrages). La r&egrave;gle reste l&#39;&eacute;clatement de la documentation param&eacute;dicale au sein de l&#39;h&ocirc;pital. <br />Une tendance semble se dessiner dans certains h&ocirc;pitaux: des biblioth&egrave;ques ou centre de documentation centralisant la documentation. L&#39;Assistance publique de Paris a mis en place le Centre de documentation p&eacute;dagogique &agrave; l&#39;H&ocirc;pital de la Piti&eacute;-Salp&ecirc;tri&egrave;re. Au Centre hospitalier d&rsquo;Argenteuil, un Centre de documentation pluri-disciplinaire (comportant les domaines m&eacute;dical, param&eacute;dical, administratif et technique) destin&eacute; &agrave; tous les professionnels de sant&eacute;, hospitaliers et lib&eacute;raux, a &eacute;t&eacute; ouvert d&eacute;but juin 1993. </p><h2>L&#39;exemple de la cit&eacute; des sciences et de l&#39;industrie de la villette</h2><p>Cependant dans le domaine de l&#39;information de sant&eacute; et de sa diffusion dans le grand public, l&#39;exemple de la Cit&eacute; des Sciences de la Villette reste le plus probant: en 1986, la Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie ouvre ses portes au public. Elle a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e avec la volont&eacute; politique d&#39;aider le public &agrave; se familiariser avec le d&eacute;veloppement de la science et des applications techniques, &agrave; comprendre et &agrave; les utiliser ces derni&egrave;res, lui faire r&eacute;aliser qu&#39;il est acteur aussi bien qu&#39;utilisateur. <br />La M&eacute;diath&egrave;que, biblioth&egrave;que multim&eacute;dia en libre acc&egrave;s, propose des livres et revues, qu&#39;il est possible d&#39;emprunter (moyennant un abonnement annuel de 200 F), ainsi que des documents audiovisuels, des logiciels &eacute;ducatifs et des dictaticiels. Dans ce contexte, pour la premi&egrave;re fois en France, une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale est accessible &agrave; tous et non seulement aux professionnels de la sant&eacute;. <br />Le service M&eacute;decine-Sant&eacute; de la M&eacute;diath&egrave;que offre &agrave; ses usagers, environ 7 000 titres d&#39;ouvrages (20 000 volumes) en majorit&eacute; de langue fran&ccedil;aise et 500 titres de p&eacute;riodiques en biom&eacute;decine. &amp;AGRAVE; c&ocirc;t&eacute; des documents de base, pr&eacute;sents &eacute;galement dans d&#39;autres biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, figurent des ouvrages de vulgarisation choisis selon certains crit&egrave;res objectifs, des t&eacute;moignages de malades, des documents de formation et de pratique des disciplines param&eacute;dicales. <br />L&#39;accent est mis &eacute;galement sur les documents traitant des nouvelles technologies et de l&#39;&eacute;thique biom&eacute;dicale. Les aspects &eacute;conomiques, sociaux, anthropologiques de la sant&eacute;, qui d&eacute;passent l&#39;aspect clinique d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, permettent d&#39;aborder l&#39;information sociale de sant&eacute;. </p><h2>Conclusion: de l&#39;importance de s&#39;informer</h2><p>En terme d&#39;information documentaire et de personnels de sant&eacute;, les r&eacute;alisations europ&eacute;ennes sont visibles, nous avons pu le constater: de l&#39;Espagne &agrave; la Suisse, &agrave; la Grande-Bretagne et &agrave; la France, les disparit&eacute;s sont cependant tr&egrave;s grandes. Plusieurs raisons &agrave; cela: les volont&eacute;s politiques, les diff&eacute;rences culturelles, les politiques &eacute;conomiques, la volont&eacute; des personnels eux-m&ecirc;mes et leur capacit&eacute; de mobilisation. Le manque de coordination, d&#39;unification, d&#39;&eacute;changes en sont d&#39;autres. <br />Pour l&#39;infirmier(e), il est cependant primordial de comprendre la place de l&#39;information &agrave; l&#39;heure actuelle dans l&#39;&eacute;volution de la soci&eacute;t&eacute;. S&#39;informer sur sa profession constitue un imp&eacute;ratif: c&#39;est un enjeu personnel important. Surtout &agrave; l&#39;heure de l&#39;Europe ! </p><p><em><br /></em></p><h2><em>L&#39;Association Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute; (AEIBS) </em></h2><p><em>Constitu&eacute;e en 1987 &agrave; Brighton sous l&#39;&eacute;gide de la Communaut&eacute; europ&eacute;enne et de l&#39;Organisation mondiale de la Sant&eacute;, l&#39;Association europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute; (AEIBS) s&#39;est d&eacute;finie plusieurs buts dont le principal est de mettre les services des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; &agrave; la disposition des profession<br />els de sant&eacute; par la coop&eacute;ration et le partage des exp&eacute;riences au-del&agrave; des fronti&egrave;res. Concr&egrave;tement, cela se traduit, cette ann&eacute;e, par la mise en place d&#39;un r&eacute;seau d&#39;&eacute;changes de photocopies d&#39;articles m&eacute;dicaux en faveur des pays de l&#39;Est: un certain nombre de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales europ&eacute;ennes ont d&eacute;j&agrave; donn&eacute; leur accord pour l&#39;envoi gratuit de ces photocopies. </em></p><p><em>Un autre but d&eacute;fini dans les statuts de l&#39;Association est de tenir les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; inform&eacute;s professionnellement, et ce, de plusieurs mani&egrave;res : </em></p><p><em>- en publiant une &laquo; Newsletter &raquo; trimestrielle en anglais et en fran&ccedil;ais, les deux langues officielles de l&#39;Association; des informations sont donn&eacute;es, gr&acirc;ce &agrave; des correspondants europ&eacute;ens : </em></p><ul> <li><em>sur les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de sant&eacute; en Europe, </em></li> <li><em>les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; en Espagne, en Italie ou en Norv&egrave;ge, </em></li> <li><em>le devenir des CD-ROM m&eacute;dicaux, </em></li> <li><em>ou les derni&egrave;res publications sur la sant&eacute;. </em></li></ul><em><br />Cette &laquo; Newsletter &raquo; se veut &ecirc;tre le lien entre les quelque 500 membres de l&#39;Association &agrave; travers l&#39;Europe. </em><p><em>- en encourageant la mobilit&eacute; professionnelle dans le cadre &eacute;largi que repr&eacute;sente l&#39;Europe de 1993 : des &eacute;changes professionnels sont propos&eacute;s entre institutions, </em></p><p><em>- en offrant des cours d&#39;&eacute;ducation continue: chaque conf&eacute;rence donne lieu, en effet, &agrave; une s&eacute;rie de cours professionnels sur des sujets aussi divers que le management d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, l&#39;utilisation de CD-ROM en r&eacute;seaux, la pratique du t&eacute;l&eacute;d&eacute;chargement ou la bibliom&eacute;trie. </em></p><p><em>Le troisi&egrave;me but de l&#39;Association est de repr&eacute;senter les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; &agrave; un niveau europ&eacute;en, en particulier aupr&egrave;s de la CEE et de l&#39;OMS, en vue, par exemple, que des recommandations soient faites &agrave; un niveau europ&eacute;en pour une plus grande diffusion de l&#39;information de sant&eacute;. </em></p><p><em>En outre, l&#39;AEIBS organise des ateliers de travail et des s&eacute;minaires; elle est repr&eacute;sent&eacute;e au niveau de l&#39;International Federation of Library Associations (IFLA) et de la Medical Library Association (MLA aux &amp;EACUTE;tats-Unis). Enfin, elle publie un &laquo; Annuaire des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en Europe &quot; , et les actes des conf&eacute;rences. </em></p><p><em>L&#39;Association a d&eacute;j&agrave; tenu 3 conf&eacute;rences: &agrave; Bruxelles (1986), Bologne (1988) et Montpellier (1992) ce qui a donn&eacute; l&#39;occasion &agrave; quelques centaines de documentalistes m&eacute;dicaux europ&eacute;ens de se rencontrer. La prochaine conf&eacute;rence est pr&eacute;vue &agrave; Oslo du 28 juin au 2 juillet 1994 ; elle aura pour th&egrave;me : &laquo; Information de la sant&eacute; - Nouvelles possibilit&eacute;s &raquo;. <br />Rendez-vous est pris. </em></p><p><em>cop. JP Accart, 2007</em> </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Revue de l&#39;Infirmi&egrave;re, 1993, n&deg; 20, pp. 36-39.</strong> </p><h2>Les infirmi&egrave;res et l&#39;Europe: le r&ocirc;le de l&#39;information documentaire</h2><h2>L&#39;information de sant&eacute; en Europe</h2><p>Le monde infirmier se situe dans une histoire, une communaut&eacute; qui d&eacute;passe le cadre de la France. L&#39;Europe, en effet, se construit, et tous les professionnels de sant&eacute; sont concern&eacute;s. Cependant, de nombreux probl&egrave;mes d&#39;actualit&eacute; se posent &agrave; tous les partenaires europ&eacute;ens : les r&eacute;&eacute;valuations des politiques de sant&eacute;, l&#39;accroissement constant des d&eacute;penses de sant&eacute;, les crises &agrave; r&eacute;p&eacute;tition du personnel soignant, une technicit&eacute; de plus en plus grande. Comment appr&eacute;hender ces changements ? <br />La r&eacute;alisation d&#39;un v&eacute;ritable march&eacute; de l&#39;information &agrave; l&#39;&eacute;chelle europ&eacute;enne est ressentie comme un facteur important d&#39;innovation et de d&eacute;veloppement. <br />Dans le domaine de la sant&eacute; en Europe, le probl&egrave;me de l&#39;accessibilit&eacute; &agrave; l&#39;information se pose r&eacute;ellement pour le personnel de sant&eacute; ainsi que pour le public: ceci est vrai surtout quand il s&#39;agit d&#39;institutions ou d&#39;&eacute;tablissements qui ne sont pas dans le champ universitaire, notamment les h&ocirc;pitaux g&eacute;n&eacute;raux. En effet, alors que les conditions pour la diffusion de l&#39;information m&eacute;dicale sont r&eacute;unies dans des centres universitaires, en dehors de ces centres, beaucoup de pays europ&eacute;ens n&#39;ont pas les structures n&eacute;cessaires pour diffuser l&#39;information sp&eacute;cialis&eacute;e directement aupr&egrave;s de leurs personnels de sant&eacute;. </p><h2>La dynamique de l&#39;information</h2><p>Notre &egrave;re est une &egrave;re d&#39;information, et il s&#39;agit d&#39;en saisir toutes les composantes: l&#39;information est un &eacute;l&eacute;ment fondamental de la prise de d&eacute;cision et de l&#39;action. La ma&icirc;trise de l&#39;information permet de confronter ses pratiques, de les &eacute;valuer, d&#39;actualiser ses connaissances par rapport, en particulier, aux avanc&eacute;es technologiques: l&#39;infirmier(e), comme tout professionnel de sant&eacute;, doit, en effet, constamment remettre ses connaissances &agrave; jour ; une adaptation rapide aux changements devient n&eacute;cessaire pour optimiser les soins, et satisfaire ainsi un nombre croissant d&#39;usagers. L&#39;information dynamise cette adaptation. </p><h2>Les lieux de recherche de l&#39;information</h2><p>Si l&#39;information est partout pr&eacute;sente, il reste cependant qu&#39;elle peut &ecirc;tre &eacute;v&eacute;nementielle, incompl&egrave;te, passag&egrave;re. Des lieux sont n&eacute;cessaires o&ugrave; pouvoir la rechercher, 1&#39;approfondir, la compl&eacute;ter. <br />Ces lieux, biblioth&egrave;ques ou centres de documentation, sont plus ou moins sp&eacute;cialis&eacute;s, plus ou moins accessibles aux professionnels de sant&eacute; qu&#39;ils soient m&eacute;dicaux ou param&eacute;dicaux. Les biblioth&egrave;ques des facult&eacute;s de m&eacute;decine, les biblioth&egrave;ques d&#39;h&ocirc;pitaux repr&eacute;sentent des ressources documentaires importantes pour le corps m&eacute;dical ; malheureusement, elles sont, la plupart du temps en France, peu accessibles au personnel infirmier, pour des raisons institutionnelles et/ou &eacute;conomiques et ne disposent g&eacute;n&eacute;ralement pas de fonds sp&eacute;cifiques en soins infirmiers. </p><h2>L&#39;information documentaire en Europe : &eacute;tats des lieux</h2><p>Plusieurs r&eacute;alisations en mati&egrave;re d&#39;information documentaire au service du personnel infirmier ont &eacute;t&eacute; faites en Europe. En voici quelques exemples : </p><p>- <strong>En Norv&egrave;ge</strong>, il existe 100 h&ocirc;pitaux g&eacute;n&eacute;raux dont 50 % &eacute;quip&eacute;s d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, accessibles &agrave; tous les personnels soignants. Les plus importantes sont celles relevant de l&#39;universit&eacute; ainsi que celles de l&#39;H&ocirc;pital National. Une politique de coop&eacute;ration pour l&#39;acquisition de p&eacute;riodiques biom&eacute;dicaux et l&#39;&eacute;laboration d&#39;un catalogue collectif a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;e. </p><p>- <strong>En Espagne</strong>, les biblioth&egrave;ques souffrent d&#39;un grand &eacute;parpillement et d&#39;un manque de coordination. Les personnels sont souvent peu qualifi&eacute;s, les collections et les &eacute;quipements inad&eacute;quats, ce qui implique une qualit&eacute; de service peu satisfaisante pour l&#39;usager. Sur 100 biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, seulement un tiers peut fournir des recherches bibliographiques sur CD-ROM. </p><p>- <strong>En Italie</strong>, il existe 673 unit&eacute;s de sant&eacute; r&eacute;parties en 20 r&eacute;gions. Une unit&eacute; repr&eacute;sente plusieurs h&ocirc;pitaux, cliniques et services de pr&eacute;vention; elle est cens&eacute;e &ecirc;tre &eacute;quip&eacute;e d&#39;un service de documentation m&eacute;dicale, ce qui n&#39;est pas toujours le cas. Rome puss&egrave;de le plus grand nombre de biblioth&egrave;ques de sant&eacute;. Dans le domaine biom&eacute;dical, il existe une banque de donn&eacute;es nationale des p&eacute;riodiques et 1 782 biblioth&egrave;ques y participent. </p><p>- <strong>En Belgique</strong>, &agrave; Li&egrave;ge, on d&eacute;nombrait avant 1983, au sein de la Facult&eacute; de M&eacute;decine, environ 50 biblioth&egrave;ques de services, de taille et de fonctionnement variables, d&#39;acc&egrave;s parfois malais&eacute;. En 1982, un regroupement de quelques-unes de ces biblioth&egrave;ques a permis de constituer une unit&eacute; de documentation m&eacute;dicale ayant pour but d&#39;am&eacute;liorer l&#39;acc&egrave;s pour tous &agrave; la documentation. Cette unit&eacute; se d&eacute;veloppa et s&#39;installa en 1987 dans de nouveaux locaux, devenant la Biblioth&egrave;que de la Facult&eacute; de M&eacute;decine. Les nouveaux lecteurs en nombre croissant, appartiennent &agrave; des cat&eacute;gories qui fr&eacute;quentaient peu ou pas les biblioth&egrave;ques de services. Le secteur param&eacute;dical est bien repr&eacute;sent&eacute;. </p><p>- <strong>En Suisse</strong>, un exemple significatif est celui de la biblioth&egrave;que de la Facult&eacute; de M&eacute;decine de Lausanne : celle-ci est ouverte au personnel soignant et aux &eacute;l&egrave;ves. Une enqu&ecirc;te men&eacute;e aupr&egrave;s de ce public a montr&eacute; que la fr&eacute;quentation baissait apr&egrave;s l&#39;obtention du dipl&ocirc;me, mais augmentait ensuite proportionnellement avec les ann&eacute;es post-dipl&ocirc;me ; les raisons pourraient en &ecirc;tre la n&eacute;cessit&eacute; d&#39;une formation permanente pour exercer dans certains services sp&eacute;cialis&eacute;s. Le personnel infirmier qui ne vient pas &agrave; la biblioth&egrave;que centrale, fr&eacute;quente des mini-biblioth&egrave;ques con&ccedil;ues pour lui au sein de l&#39;h&ocirc;pital. </p><p>- <strong>En Grande-Bretagne</strong>, la situation est diff&eacute;rente: &agrave; part les professionnels travaillant dans les h&ocirc;pitaux priv&eacute;s (ceux-ci repr&eacute;sentent 5 &agrave; 6 % du nombre total d&#39;h&ocirc;pitaux), les personnels m&eacute;dicaux et param&eacute;dicaux, dans tous types d&#39;h&ocirc;pitaux, ont acc&egrave;s &agrave; des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales et &agrave; des services d&#39;information. Le fait que 95 % des h&ocirc;pitaux britanniques fassent partie du National Health Service (le Service national de Sant&eacute;) est d&#39;importance. Cela signifie que la majorit&eacute; des professionnels de sant&eacute; britanniques ont acc&egrave;s &agrave; l&#39;information. <br />A Londres, la biblioth&egrave;que la plus importante en soins infirmiers est celle du &laquo;Royal College of Nursing&raquo;, r&eacute;serv&eacute;e aux membres (leur nombre s&#39;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 257 000, soit environ la moiti&eacute; du personnel infirmier en activit&eacute;). <br />Fond&eacute;e en 1921, elle poss&egrave;de un fonds de 40 000 volumes et de 350 p&eacute;riodiques sur les soins infirmiers et les sujets s&#39;y rattachant. <br />Cette biblioth&egrave;que offre des services multiples &agrave; ses adh&eacute;rents : pr&ecirc;t, recherches bibliographiques, fournitures de photocopies; cette derni&egrave;re prestation est accessible aux non-membres &agrave; des prix diff&eacute;rents, de m&ecirc;me que la plupart des services aux autres biblioth&egrave;ques de sant&eacute; ou d&#39;&eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res. Les recherches bibliographiques effectu&eacute;es sont pass&eacute;es d&#39;une centaine par mois en 1988, &agrave; une centaine par semaine en 1990. La biblioth&egrave;que du &laquo;Royal College ofNursing&raquo; &eacute;dite un r&eacute;pertoire &laquo; Nursing bibliography&quot; disponible &agrave; la vente et qui repr&eacute;sente un inventaire permanent, en langue anglaise, des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques en soins infirmiers. Elle a le projet de constituer, &agrave; partir de ce r&eacute;pertoire, une banque de donn&eacute;es sur les soins infirmiers disponible sur CD-ROM. <br />Ce dynamisme de la Grande-Bretagne, s&#39;il provient d&#39;une longue tradition, proc&egrave;de aussi d&#39;une volont&eacute; gouvernementale. Au niveau de l&#39;information de l&#39;usager, les initiatives se succ&egrave;dent dans les diff&eacute;rentes r&eacute;gions. La plus ancienne, cit&eacute;e comme mod&egrave;le national et m&ecirc;me international, est le centre d&#39;information &laquo; Help for Health &raquo;. <br />&laquo; Help for Health &raquo; a &eacute;t&eacute; fond&eacute; pour mettre &agrave; la disposition de tous les professionnels de sant&eacute;, les r&eacute;f&eacute;rences des ouvrages, brochures, d&eacute;pliants en sant&eacute;, avec &eacute;galement un fichier informatis&eacute; d&#39;adresses des associations nationales et r&eacute;gionales et des r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques. Un service question-r&eacute;ponse, auquel s&#39;ajoute depuis quelques mois un service sp&eacute;cial sur le sida, fonctionne &eacute;galement; les personnels soignants, mais aussi le public sont les utilisateurs des prestations offertes par &laquo; Help for Health &raquo; dont le directeur est Robert Gann. </p><p>- <strong>En France</strong>, nous sommes loin d&#39;un tel dynamisme. La situation est, en effet, tr&egrave;s in&eacute;gale selon les h&ocirc;pitaux. Il existe plusieurs types de biblioth&egrave;ques r&eacute;serv&eacute;es &agrave; des cat&eacute;gories de personnels diff&eacute;rentes : <br />Les instituts de formation en soins infirmiers, tr&egrave;s nombreux en France, ont chacun une biblioth&egrave;que pour leurs &eacute;tudiants. G&eacute;r&eacute;es en g&eacute;n&eacute;ral par une monitrice ou un(e) documentaliste, ces biblioth&egrave;ques appliquent les normes en vigueur : d&eacute;pouillement des revues, fichiers th&eacute;matiques, classifications. R&eacute;serv&eacute;es en g&eacute;n&eacute;ral aux &eacute;tudiants, ces biblioth&egrave;ques sont parfois ouvertes aux personnels soignants. <br />Rares, cependant, sont les structures organis&eacute;es pour le personnel soignant; mais il n&#39;y a pas, non plus, une demande tr&egrave;s importante de la part de celui-ci dans ce sens. Les initiatives sont donc individuelles, ou prises par le service de soins lui-m&ecirc;me (abonnement &agrave; quelques revues et achat d&#39;ouvrages). La r&egrave;gle reste l&#39;&eacute;clatement de la documentation param&eacute;dicale au sein de l&#39;h&ocirc;pital. <br />Une tendance semble se dessiner dans certains h&ocirc;pitaux: des biblioth&egrave;ques ou centre de documentation centralisant la documentation. L&#39;Assistance publique de Paris a mis en place le Centre de documentation p&eacute;dagogique &agrave; l&#39;H&ocirc;pital de la Piti&eacute;-Salp&ecirc;tri&egrave;re. Au Centre hospitalier d&rsquo;Argenteuil, un Centre de documentation pluri-disciplinaire (comportant les domaines m&eacute;dical, param&eacute;dical, administratif et technique) destin&eacute; &agrave; tous les professionnels de sant&eacute;, hospitaliers et lib&eacute;raux, a &eacute;t&eacute; ouvert d&eacute;but juin 1993. </p><h2>L&#39;exemple de la cit&eacute; des sciences et de l&#39;industrie de la villette</h2><p>Cependant dans le domaine de l&#39;information de sant&eacute; et de sa diffusion dans le grand public, l&#39;exemple de la Cit&eacute; des Sciences de la Villette reste le plus probant: en 1986, la Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie ouvre ses portes au public. Elle a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e avec la volont&eacute; politique d&#39;aider le public &agrave; se familiariser avec le d&eacute;veloppement de la science et des applications techniques, &agrave; comprendre et &agrave; les utiliser ces derni&egrave;res, lui faire r&eacute;aliser qu&#39;il est acteur aussi bien qu&#39;utilisateur. <br />La M&eacute;diath&egrave;que, biblioth&egrave;que multim&eacute;dia en libre acc&egrave;s, propose des livres et revues, qu&#39;il est possible d&#39;emprunter (moyennant un abonnement annuel de 200 F), ainsi que des documents audiovisuels, des logiciels &eacute;ducatifs et des dictaticiels. Dans ce contexte, pour la premi&egrave;re fois en France, une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale est accessible &agrave; tous et non seulement aux professionnels de la sant&eacute;. <br />Le service M&eacute;decine-Sant&eacute; de la M&eacute;diath&egrave;que offre &agrave; ses usagers, environ 7 000 titres d&#39;ouvrages (20 000 volumes) en majorit&eacute; de langue fran&ccedil;aise et 500 titres de p&eacute;riodiques en biom&eacute;decine. &amp;AGRAVE; c&ocirc;t&eacute; des documents de base, pr&eacute;sents &eacute;galement dans d&#39;autres biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales, figurent des ouvrages de vulgarisation choisis selon certains crit&egrave;res objectifs, des t&eacute;moignages de malades, des documents de formation et de pratique des disciplines param&eacute;dicales. <br />L&#39;accent est mis &eacute;galement sur les documents traitant des nouvelles technologies et de l&#39;&eacute;thique biom&eacute;dicale. Les aspects &eacute;conomiques, sociaux, anthropologiques de la sant&eacute;, qui d&eacute;passent l&#39;aspect clinique d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, permettent d&#39;aborder l&#39;information sociale de sant&eacute;. </p><h2>Conclusion: de l&#39;importance de s&#39;informer</h2><p>En terme d&#39;information documentaire et de personnels de sant&eacute;, les r&eacute;alisations europ&eacute;ennes sont visibles, nous avons pu le constater: de l&#39;Espagne &agrave; la Suisse, &agrave; la Grande-Bretagne et &agrave; la France, les disparit&eacute;s sont cependant tr&egrave;s grandes. Plusieurs raisons &agrave; cela: les volont&eacute;s politiques, les diff&eacute;rences culturelles, les politiques &eacute;conomiques, la volont&eacute; des personnels eux-m&ecirc;mes et leur capacit&eacute; de mobilisation. Le manque de coordination, d&#39;unification, d&#39;&eacute;changes en sont d&#39;autres. <br />Pour l&#39;infirmier(e), il est cependant primordial de comprendre la place de l&#39;information &agrave; l&#39;heure actuelle dans l&#39;&eacute;volution de la soci&eacute;t&eacute;. S&#39;informer sur sa profession constitue un imp&eacute;ratif: c&#39;est un enjeu personnel important. Surtout &agrave; l&#39;heure de l&#39;Europe ! </p><p><em><br /></em></p><h2><em>L&#39;Association Europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute; (AEIBS) </em></h2><p><em>Constitu&eacute;e en 1987 &agrave; Brighton sous l&#39;&eacute;gide de la Communaut&eacute; europ&eacute;enne et de l&#39;Organisation mondiale de la Sant&eacute;, l&#39;Association europ&eacute;enne pour l&#39;Information et les Biblioth&egrave;ques de Sant&eacute; (AEIBS) s&#39;est d&eacute;finie plusieurs buts dont le principal est de mettre les services des biblioth&egrave;ques de sant&eacute; &agrave; la disposition des profession<br />els de sant&eacute; par la coop&eacute;ration et le partage des exp&eacute;riences au-del&agrave; des fronti&egrave;res. Concr&egrave;tement, cela se traduit, cette ann&eacute;e, par la mise en place d&#39;un r&eacute;seau d&#39;&eacute;changes de photocopies d&#39;articles m&eacute;dicaux en faveur des pays de l&#39;Est: un certain nombre de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales europ&eacute;ennes ont d&eacute;j&agrave; donn&eacute; leur accord pour l&#39;envoi gratuit de ces photocopies. </em></p><p><em>Un autre but d&eacute;fini dans les statuts de l&#39;Association est de tenir les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; inform&eacute;s professionnellement, et ce, de plusieurs mani&egrave;res : </em></p><p><em>- en publiant une &laquo; Newsletter &raquo; trimestrielle en anglais et en fran&ccedil;ais, les deux langues officielles de l&#39;Association; des informations sont donn&eacute;es, gr&acirc;ce &agrave; des correspondants europ&eacute;ens : </em></p><ul> <li><em>sur les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de sant&eacute; en Europe, </em></li> <li><em>les biblioth&egrave;ques de sant&eacute; en Espagne, en Italie ou en Norv&egrave;ge, </em></li> <li><em>le devenir des CD-ROM m&eacute;dicaux, </em></li> <li><em>ou les derni&egrave;res publications sur la sant&eacute;. </em></li></ul><em><br />Cette &laquo; Newsletter &raquo; se veut &ecirc;tre le lien entre les quelque 500 membres de l&#39;Association &agrave; travers l&#39;Europe. </em><p><em>- en encourageant la mobilit&eacute; professionnelle dans le cadre &eacute;largi que repr&eacute;sente l&#39;Europe de 1993 : des &eacute;changes professionnels sont propos&eacute;s entre institutions, </em></p><p><em>- en offrant des cours d&#39;&eacute;ducation continue: chaque conf&eacute;rence donne lieu, en effet, &agrave; une s&eacute;rie de cours professionnels sur des sujets aussi divers que le management d&#39;une biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, l&#39;utilisation de CD-ROM en r&eacute;seaux, la pratique du t&eacute;l&eacute;d&eacute;chargement ou la bibliom&eacute;trie. </em></p><p><em>Le troisi&egrave;me but de l&#39;Association est de repr&eacute;senter les biblioth&eacute;caires de sant&eacute; &agrave; un niveau europ&eacute;en, en particulier aupr&egrave;s de la CEE et de l&#39;OMS, en vue, par exemple, que des recommandations soient faites &agrave; un niveau europ&eacute;en pour une plus grande diffusion de l&#39;information de sant&eacute;. </em></p><p><em>En outre, l&#39;AEIBS organise des ateliers de travail et des s&eacute;minaires; elle est repr&eacute;sent&eacute;e au niveau de l&#39;International Federation of Library Associations (IFLA) et de la Medical Library Association (MLA aux &amp;EACUTE;tats-Unis). Enfin, elle publie un &laquo; Annuaire des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en Europe &quot; , et les actes des conf&eacute;rences. </em></p><p><em>L&#39;Association a d&eacute;j&agrave; tenu 3 conf&eacute;rences: &agrave; Bruxelles (1986), Bologne (1988) et Montpellier (1992) ce qui a donn&eacute; l&#39;occasion &agrave; quelques centaines de documentalistes m&eacute;dicaux europ&eacute;ens de se rencontrer. La prochaine conf&eacute;rence est pr&eacute;vue &agrave; Oslo du 28 juin au 2 juillet 1994 ; elle aura pour th&egrave;me : &laquo; Information de la sant&eacute; - Nouvelles possibilit&eacute;s &raquo;. <br />Rendez-vous est pris. </em></p><p><em>cop. JP Accart, 2007</em> </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1992) - Le monde infirmier et la documentation. 2007-04-12T06:08:39+00:00 2007-04-12T06:08:39+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1992-le-monde-infirmier-et-la-documentation.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Interbloc, 1992, vol. 11, n&deg; 3, pp. 330-32.</strong> </p><p>A l&#39;heure actuelle, il devient indispensable de ma&icirc;triser l&#39;information, la comprendre, et la faire partager. Cette ma&icirc;trise entre pour une part importante dans la r&eacute;flexion, l&#39;autonomie et finalement la prise de d&eacute;cision . <br />Les pr&eacute;occupations du monde infirmier, hormis les questions de statut et de reconnaissance, s&#39;attachent &agrave; des points sp&eacute;cifiques tels que l&#39;&eacute;thique, l&#39;accueil au malade, la douleur, ou les nouvelles th&eacute;rapeutiques en cours. Le besoin d&#39;information est manifeste : la presse infirmi&egrave;re est florissante, et on d&eacute;nombre beaucoup d&#39;ouvrages paraissant sur ces sujets pointus. Des centres de documentation ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s, des m&eacute;thodes d&#39;investigations sp&eacute;cifiques d&eacute;velopp&eacute;es ainsi que des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es. </p><p>Cet article vise &agrave; faire le point sur la documentation et le monde infirmier d&#39;un point de vue pratique, &agrave; donner des cl&eacute;s pour comprendre et appr&eacute;hender les biblioth&egrave;ques param&eacute;dicales. Dans une premi&egrave;re partie, nous aborderons la documentation durant les &eacute;tudes d&#39;infirmi&egrave;res, les m&eacute;thodes propos&eacute;es, et dans une deuxi&egrave;me partie, l&#39;importance de la documentation personnelle ou commune &agrave; un service de soins dans l&#39;&eacute;volution professionnelle et intellectuelle des infirmi&egrave;res. </p><h2>Documentation et &eacute;cole</h2><h3>Les &eacute;coles param&eacute;dicales</h3><p>Un certain nombre d&#39;h&ocirc;pitaux ont cr&eacute;&eacute; dans leur sein leur propre &eacute;cole d&#39;infimi&egrave;res, d&#39;infirmi&egrave;res sp&eacute;cialis&eacute;es ou &eacute;coles des cadres hospitaliers. Pour sa part, l&#39;Assistance Publique des H&ocirc;pitaux de Paris g&egrave;re des &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res, de cadres, de sages-femmes, diss&eacute;min&eacute;es dans ses divers &eacute;tablissements. <br />Le service de la biblioth&egrave;que y est en g&eacute;n&eacute;ral int&eacute;gr&eacute;, car un travail personnel important est demand&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves et n&eacute;cessitent certaines ressources documentaires sp&eacute;cifiques comme &quot;l&#39;Encyclop&eacute;die de l&#39;Infirmi&egrave;re&quot;, des abonnements &agrave; &quot;La Revue de l&#39;Infimi&egrave;re&quot; , &agrave; &quot;Soins&quot;, &agrave; &quot;l&#39;Aide-soignante&quot; . <br />Ces structures sont bien organis&eacute;es et r&eacute;pondent g&eacute;n&eacute;ralement aux normes biblioth&eacute;conomiques en vigueur. </p><h3>L&#39;apprentissage : les &eacute;tudes d&#39;infirmier(e)s</h3><p>Au cours de la premi&egrave;re ann&eacute;e, le programme pr&eacute;voit l&#39;approfondissement des m&eacute;thodes de travail, de la d&eacute;marche de soins. Tout au long de la formation, la r&eacute;alisation de travaux dirig&eacute;s sur des th&egrave;mes d&#39;int&eacute;r&ecirc;t professionnel comme l&#39;&eacute;laboration d&#39;affiches th&eacute;matiques, un projet de groupe &agrave; vis&eacute;e pr&eacute;ventive ou &eacute;ducative, des dossiers sur la sant&eacute; de l&#39;homme et son environnement est demand&eacute;e aux &eacute;tudiant(e)s et compte pour l&#39;&eacute;valuation continue des connaissances et des aptitudes : les futur(e)s infirmi&egrave;r(e)s apprennent ainsi &agrave; travailler en groupe. <br />La recherche documentaire en vue de la r&eacute;alisation du travail de fin d&#39;&eacute;tudes permet d&#39;&eacute;largir le domaine de la r&eacute;flexion. Elle impose &eacute;galement de pr&eacute;ciser les limites d&#39;un travail, oblige &agrave; &eacute;crire et &agrave; organiser sa documentation, de mobiliser les connaissances, de les compl&eacute;ter, les approfondir . </p><h3>La biblioth&egrave;que de l&#39;&eacute;cole</h3><p>Afin d&#39;appr&eacute;hender correctement le monde particulier que constitue la biblioth&egrave;que de l&#39; &eacute;cole, et mettre &agrave; profit toutes ses ressources, l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infimier(e) doit savoir que : </p><ul> <li>le biblioth&eacute;caire-documentaliste (ou la personne ayant en charge la biblioth&egrave;que, le plus souvent une monitrice) est la premi&egrave;re personne &agrave; aborder : il lui apprendra le fonctionnement de la biblioth&egrave;que et son classement, comment se servir des diff&eacute;rents fichiers ou &agrave; quelles biblioth&egrave;ques ou centres de documentation s&#39;adresser. </li> <li>une biblioth&egrave;que est constitu&eacute;e d&#39;ouvrages, de revues et d&#39;encyclop&eacute;dies. Chacun de ces supports contient des index par sujet, en fin de volume pour les livres et les encyclop&eacute;dies, et dans le dernier num&eacute;ro de l&#39;ann&eacute;e en cours pour les revues. Ce sont les premi&egrave;res sources &agrave; consulter. </li></ul><p>Dans un deuxi&egrave;me temps, il conviendra de se r&eacute;f&eacute;rer au fichier par sujets (ou mati&egrave;res) de la biblioth&egrave;que. Le type de classement employ&eacute; est diff&eacute;rent suivant les &eacute;coles, mais en g&eacute;n&eacute;ral un classement alpha-num&eacute;rique est employ&eacute; : pour chaque document sont d&eacute;gag&eacute;s un ou plusieurs mots-cl&eacute; ( &quot;Anatomie&quot; pour un livre portant sur le corps humain par exemple) et un num&eacute;ro (dans la classification &quot;CANDO&quot; le terme d&#39;Anatomie porte le num&eacute;ro 16). Il est possible ainsi de combiner plusieurs notions. Ce type de classement permet de regrouper sous un m&ecirc;me num&eacute;ro tout ce que la biblioth&egrave;que poss&egrave;de sur l&#39;anatomie par exemple.L&#39;indexation des documents se fait gr&acirc;ce &agrave; plusieurs syst&egrave;mes : le &quot;CANDO&quot; de J. CHEVALLIER, la Classification du Centre International de l&#39;Enfance, ou celle de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;. <br />Pour chaque document recens&eacute;, une fiche dactylographique est compos&eacute;e selon des normes tr&egrave;s pr&eacute;cises : elle comporte tout ce qu&#39;il est n&eacute;cessaire de savoir sur un document. En voici un exemple: Cote </p><p><em>Exemple d&#39;une fiche &eacute;tablie &agrave; partir d&#39;un ouvrage, selon des normes pr&eacute;cises, fiche int&eacute;gr&eacute;e dans un fichier sujets</em> </p><p>Ces fiches sont ensuite class&eacute;es dans le fichier par sujets (ou mati&egrave;res). Ce fichier sera la base m&ecirc;me de toute recherche th&eacute;matique sur un sujet donn&eacute;. L&agrave; encore, le biblioth&eacute;caire-documentaliste peut &ecirc;tre une aide pr&eacute;cieuse &agrave; la recherche. </p><h3>La d&eacute;marche bibliographique</h3><p>L&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), apr&egrave;s avoir compris le fonctionnement de la biblioth&egrave;que de son &eacute;cole et son classement, doit &ecirc;tre capable d&#39;&eacute;laborer lui-m&ecirc;me sa propre strat&eacute;gie de recherche : cette strat&eacute;gie lui servira durant toute sa carri&egrave;re lorsqu&#39;il devra travailler sur un sujet particulier, ou s&#39;il veut se former pour pr&eacute;parer l&#39;Ecole des Cadres et conduire ensuite l&#39;&eacute;quipe de soignants dont il aura la charge. </p><p><strong>La 1&egrave;re &eacute;tape</strong> consiste dans la formulation de la question, la mise &agrave; plat de ses propres connaissances : est-ce une recherche dans le temps (r&eacute;trospective), est-ce une information locale, r&eacute;gionale, &eacute;trang&egrave;re ?. S&#39;agit-il d&#39;un probl&egrave;me d&#39;actualit&eacute;, r&eacute;glementaire, statistique, technique ?. Quel est le contexte de la question, le d&eacute;lai pour y r&eacute;pondre, faut-il des documents audiovisuels, des images ? </p><p><strong>La 2&egrave;me &eacute;tape</strong> s&#39;appuiera sur l&#39;inventaire des sources documentaires pr&eacute;sentes dans la biblioth&egrave;que de l&#39;&eacute;cole ou dans un autre centre de documentation : </p><ul> <li>le fichier par mati&egrave;res de la biblioth&egrave;que </li> <li>les m&eacute;moires et th&egrave;ses d&#39;&eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res et de cadres infirmiers qui sont des documents r&eacute;pertori&eacute;s seulement au niveau d&#39;une &eacute;cole </li> <li>des brochures (sur le SIDA par exemple) </li> <li>des encyclop&eacute;dies, ouvrages et dictionnaires </li> <li>les revues et leurs index annuels par sujets </li></ul><p><strong>Une &eacute;tape compl&eacute;mentaire</strong>, mais importante, consiste &agrave; consulter les personnes comp&eacute;tentes sur l&#39;h&ocirc;pital m&ecirc;me dans le domaine investi : prendre rendez-vous avec le chef de service ou un m&eacute;decin du service concern&eacute;. Il sera &agrave; m&ecirc;me de vous indiquer la marche &agrave; suivre, les articles importants &agrave; lire. Certains points qui n&#39;apparaissaient pas clairs au premier abord deviendront alors plus &eacute;vident &agrave; saisir. Il n&#39;est pas inutile d&#39;insister sur l&#39;importance des rapports personnels au sein de l&#39;h&ocirc;pital. </p><p>Les documents ainsi recens&eacute;s, lus, analys&eacute;s devront &ecirc;tre class&eacute;s par dossier et par th&egrave;me. La recherche n&#39;en sera que facilit&eacute;e. </p><p>Cette d&eacute;marche bibliographique, qui doit &ecirc;tre rigoureuse pour &ecirc;tre r&eacute;ussie, permettra ainsi de gagner un temps pr&eacute;cieux, de mieux connaitre les objectifs &agrave; atteindre, de mieux s&#39;organiser. Elle sera utile non seulement durant la p&eacute;riode des &eacute;tudes mais aussi durant toute la pratique infirmi&egrave;re. </p><h2>Documentation et pratique infirmi&egrave;re</h2><h3>La pratique infirmi&egrave;re</h3><p>Une fois les &eacute;tudes termin&eacute;es, il faut donc passer &agrave; la pratique quotidienne d&#39;un m&eacute;tier qui devient de plus en plus technique et sp&eacute;cialis&eacute;. <br />Ainsi peut-on d&eacute;terminer un certain nombre de comp&eacute;tences de bases demand&eacute;es aux infirmi&egrave;res : </p><ul> <li>l&#39;identification d&#39;un probl&egrave;me clinique et faire appel &agrave; la personne comp&eacute;tente pour le traiter </li> <li>poser un diagnostic infirmier chez une personne </li> <li>&eacute;laborer un projet de soins pour une personne </li> <li>dispenser les soins infirmiers <ol> <li>sur prescription m&eacute;dicale </li> <li>de la zone d&#39;autonomie </li></ol></li> <li>identifier un probl&egrave;me de sant&eacute; au niveau d&#39;une population </li> <li>participer &agrave; un projet d&#39;actions en partenariat favorisant la gestion de sant&eacute; d&#39;un groupe </li> <li>conduire une relation soignant/soign&eacute; et soignant/famille </li> <li>organiser le travail et l&#39;&eacute;valuer </li> <li>travailler en &eacute;quipe pluridisciplinaire </li> <li>se former et former autrui </li> <li>participer &agrave; une recherche en soin infirmier et produire du savoir infimier </li> <li>participer &agrave; la conduite d&#39;une politique de soins et de sant&eacute;. </li> </ul> <p> Se tenir inform&eacute; est un des ma&icirc;tres-mots de notre &eacute;poque. La d&eacute;marche bibliographique apprise et appliqu&eacute;e durant les &eacute;tudes va trouver l&agrave; tout son sens. Lire r&eacute;guli&egrave;rement ce qui concerne son m&eacute;tier est une des mani&egrave;res de progresser et d&#39;&eacute;voluer. </p> <h3>Le personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital</h3> <p> Avec &agrave; sa t&ecirc;te les Infirmi&egrave;res G&eacute;n&eacute;rales, il b&eacute;n&eacute;ficie de peu de moyens de s&#39;autoformer. Quelques abonnements peuvent &ecirc;tre achet&eacute;s en commun pour le service. Le responsable du service, en l&#39;occurrence la surveillante, a un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable &agrave; jouer en la mati&egrave;re : elle peut d&eacute;cider la mise en commun de plusieurs abonnements et l&#39;acc&egrave;s facilit&eacute; &agrave; ces documents en les entreposant dans un endroit ouvert. La responsabilit&eacute; de ces t&acirc;ches peut &ecirc;tre confi&eacute;e &agrave; un des membres de l&#39;&eacute;quipe, &agrave; tour de r&ocirc;le. Des r&eacute;unions sur des th&egrave;mes peuvent &eacute;galement &ecirc;tre organis&eacute;es . <br /> Plus tard, l&#39;infirmi&egrave;re peut &ecirc;tre amen&eacute;e &agrave; assurer la formation des cadres de sa profession, apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de pratique hospitali&egrave;re. Des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (le Centre de Documentation P&eacute;dagogique de l&#39;Assistance Publique par exemple), l&#39;acc&egrave;s &agrave; des banques de donn&eacute;es (&quot;Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature&quot;) r&eacute;pondent &agrave; des questions aussi vari&eacute;es que : la th&eacute;rapeutique, l&#39;&eacute;thique, l&#39;&eacute;pid&eacute;miologie, le SIDA, l&#39;hygi&egrave;ne, la qualit&eacute; des soins, la douleur ou les infections nosocomiales. </p> <p> L&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO), permet, &agrave; l&#39;aide de logiciels d&#39;auto-apprentissage, ou didacticiels, une remise &agrave; niveau des connaissances (en techniques chirugicales par exemple) du personnel soignant. Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans certains h&ocirc;pitaux. L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale : une &quot;Formath&egrave;que&quot; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital. Fonctionnant sur rendez-vous, cette structure permet la formation continue professionnelle &agrave; l&#39;aide de didacticiels. </p> <p> Afin de rechercher, d&#39;approfondir, de compl&eacute;ter l&#39;information, les biblioth&egrave;ques et centres de documentation des h&ocirc;pitaux sont l&agrave; pour r&eacute;pondre &agrave; ces questions. Voici quelques adresses utiles pour approfondir un sujet. </p> <h3>O&ugrave; se documenter ?</h3> <p> Les ressources propos&eacute;es par la biblioth&egrave;que de l&#39;&eacute;cole ne seront peut-&ecirc;tre pas suffisantes pour approfondir le sujet trait&eacute;. A Paris, il est possible de se documenter dans plusieurs endroits : </p> <ul> <li>le <strong>Centre de Documentation P&eacute;dagogique de l&#39;Assistance Publique de Paris</strong> : Centre de Formation en Soins Infirmiers Groupe Piti&eacute;-Salp&ecirc;tri&egrave;re, 47 bd de l&#39;H&ocirc;pital, 75651 PARIS Cedex 13. Le fonds documentaire propos&eacute; (5200 ouvrages, 180 titres de p&eacute;riodiques) est &agrave; caract&egrave;re encyclop&eacute;dique avec des th&egrave;mes majeurs : gestion et management hospitalier, soins infirmiers et service infirmier, m&eacute;decine et sant&eacute;, sciences humaines, p&eacute;dagogie et formation, droit. </li> <li>la <strong>M&eacute;diath&egrave;que de la Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette</strong>, service M&eacute;decine-Sant&eacute;, 30 avenue Corentin Cariou, 75930 PARIS Cedex 19 . Le service M&eacute;decine-Sant&eacute; est ouvert au grand public, aux m&eacute;decins et au personnel soignant. Il propose, en acc&egrave;s libre et en pr&ecirc;t, plusieurs milliers d&#39;ouvrages et 500 abonnements &agrave; des revues m&eacute;dicales dont des p&eacute;riodiques infirmiers. La documentation est informatis&eacute;e sur le syst&egrave;me GEAC (sur le mod&egrave;le de la Biblioth&egrave;que Publique de Beaubourg), il existe une salle d&#39;Enseignement Assist&eacute;e par Ordinateur et un atelier informatique, &quot;la Com&egrave;te&quot;, afin d&#39;interroger les banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es. </li> <li>le <strong>Centre International de l&#39;Enfance</strong>, Ch&acirc;teau de Longchamp, Bois de Boulogne, 75016 PARIS </li> <li>le <strong>Centre R&eacute;gional d&#39;Information et de Pr&eacute;vention du SIDA</strong> (<strong>CRIPS)</strong>, 3, 5 rue de Ridder, 75014 PARIS </li> <li>le <strong>Centre de Documentation et d&#39;Information d&#39;Ethique</strong>, INSERM, 101 rue de Tolbiac, 75013 PARIS </li> </ul> <h2>Conclusion</h2>Nous l&#39;avons vu, l&#39;information est un &eacute;l&eacute;ment fondamental de la prise de d<br />eacute;cision et de l&#39;action. Elle permet au professionnel de sant&eacute; de se situer dans une histoire, une communaut&eacute;, de confronter ses pratiques avec d&#39;autres, de les &eacute;valuer, d&#39;actualiser ses connaissances en approfondissant par exemple les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et d&#39;&eacute;conomie d&eacute;coulant des avanc&eacute;es technologiques. Il est n&eacute;cessaire pour cela d&#39;apprendre une certaine d&eacute;marche bibliographique, de devenir autonome par rapport &agrave; des m&eacute;thodes de recherches particuli&egrave;res, de savoir g&eacute;rer l&#39;information. <h2>Bibliographie</h2> <p> 1. <em>Biblioth&egrave;ques et vie hospitali&egrave;re</em>. L&#39;H&ocirc;pital &agrave; Paris, 1981, n&deg; 65, sept-oct, pp. 419-443. <br /> 2. BORDES M. <em>La Biblioth&egrave;que en &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res : moyen p&eacute;dagogique</em>. Infirmi&egrave;re enseignante, 1989, n&deg; 1, pp. 21-245. <br /> 3. CHAINTRON E. <em>L&#39;utilisation des revues professionnelles dans la p&eacute;dagogie des &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res : table ronde</em>. Soins, 1984, n&deg; 427, avril, pp. 54-58. <br /> 4. DAUBAN M. <em>La documentation dans les &eacute;tablissements hospitaliers g&eacute;n&eacute;raux de la banlieue parisienne</em>. Paris : IUT Paris V, 1987. <br /> 5. NOBLET O. <em>Apprendre &agrave; apprendre</em>. Infirmi&egrave;re enseignante, 1990, n&deg; 10, pp. 24-25. <br /> 6. STAMMINGER J. <em>A propos de la biblioth&egrave;que ... en &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res</em>. Soins, 1982, vol. 27, n&deg; 5, pp. 41- 45. <br /> 7. TCHASSOU DP. <em>La visite documentaire dans la formation infirmi&egrave;re : une approche syst&eacute;matis&eacute;e</em>. Symbiose, 1987, vol. 54, mai-juin, pp. 15-18. </p> <p> cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Interbloc, 1992, vol. 11, n&deg; 3, pp. 330-32.</strong> </p><p>A l&#39;heure actuelle, il devient indispensable de ma&icirc;triser l&#39;information, la comprendre, et la faire partager. Cette ma&icirc;trise entre pour une part importante dans la r&eacute;flexion, l&#39;autonomie et finalement la prise de d&eacute;cision . <br />Les pr&eacute;occupations du monde infirmier, hormis les questions de statut et de reconnaissance, s&#39;attachent &agrave; des points sp&eacute;cifiques tels que l&#39;&eacute;thique, l&#39;accueil au malade, la douleur, ou les nouvelles th&eacute;rapeutiques en cours. Le besoin d&#39;information est manifeste : la presse infirmi&egrave;re est florissante, et on d&eacute;nombre beaucoup d&#39;ouvrages paraissant sur ces sujets pointus. Des centres de documentation ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s, des m&eacute;thodes d&#39;investigations sp&eacute;cifiques d&eacute;velopp&eacute;es ainsi que des banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es. </p><p>Cet article vise &agrave; faire le point sur la documentation et le monde infirmier d&#39;un point de vue pratique, &agrave; donner des cl&eacute;s pour comprendre et appr&eacute;hender les biblioth&egrave;ques param&eacute;dicales. Dans une premi&egrave;re partie, nous aborderons la documentation durant les &eacute;tudes d&#39;infirmi&egrave;res, les m&eacute;thodes propos&eacute;es, et dans une deuxi&egrave;me partie, l&#39;importance de la documentation personnelle ou commune &agrave; un service de soins dans l&#39;&eacute;volution professionnelle et intellectuelle des infirmi&egrave;res. </p><h2>Documentation et &eacute;cole</h2><h3>Les &eacute;coles param&eacute;dicales</h3><p>Un certain nombre d&#39;h&ocirc;pitaux ont cr&eacute;&eacute; dans leur sein leur propre &eacute;cole d&#39;infimi&egrave;res, d&#39;infirmi&egrave;res sp&eacute;cialis&eacute;es ou &eacute;coles des cadres hospitaliers. Pour sa part, l&#39;Assistance Publique des H&ocirc;pitaux de Paris g&egrave;re des &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res, de cadres, de sages-femmes, diss&eacute;min&eacute;es dans ses divers &eacute;tablissements. <br />Le service de la biblioth&egrave;que y est en g&eacute;n&eacute;ral int&eacute;gr&eacute;, car un travail personnel important est demand&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves et n&eacute;cessitent certaines ressources documentaires sp&eacute;cifiques comme &quot;l&#39;Encyclop&eacute;die de l&#39;Infirmi&egrave;re&quot;, des abonnements &agrave; &quot;La Revue de l&#39;Infimi&egrave;re&quot; , &agrave; &quot;Soins&quot;, &agrave; &quot;l&#39;Aide-soignante&quot; . <br />Ces structures sont bien organis&eacute;es et r&eacute;pondent g&eacute;n&eacute;ralement aux normes biblioth&eacute;conomiques en vigueur. </p><h3>L&#39;apprentissage : les &eacute;tudes d&#39;infirmier(e)s</h3><p>Au cours de la premi&egrave;re ann&eacute;e, le programme pr&eacute;voit l&#39;approfondissement des m&eacute;thodes de travail, de la d&eacute;marche de soins. Tout au long de la formation, la r&eacute;alisation de travaux dirig&eacute;s sur des th&egrave;mes d&#39;int&eacute;r&ecirc;t professionnel comme l&#39;&eacute;laboration d&#39;affiches th&eacute;matiques, un projet de groupe &agrave; vis&eacute;e pr&eacute;ventive ou &eacute;ducative, des dossiers sur la sant&eacute; de l&#39;homme et son environnement est demand&eacute;e aux &eacute;tudiant(e)s et compte pour l&#39;&eacute;valuation continue des connaissances et des aptitudes : les futur(e)s infirmi&egrave;r(e)s apprennent ainsi &agrave; travailler en groupe. <br />La recherche documentaire en vue de la r&eacute;alisation du travail de fin d&#39;&eacute;tudes permet d&#39;&eacute;largir le domaine de la r&eacute;flexion. Elle impose &eacute;galement de pr&eacute;ciser les limites d&#39;un travail, oblige &agrave; &eacute;crire et &agrave; organiser sa documentation, de mobiliser les connaissances, de les compl&eacute;ter, les approfondir . </p><h3>La biblioth&egrave;que de l&#39;&eacute;cole</h3><p>Afin d&#39;appr&eacute;hender correctement le monde particulier que constitue la biblioth&egrave;que de l&#39; &eacute;cole, et mettre &agrave; profit toutes ses ressources, l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infimier(e) doit savoir que : </p><ul> <li>le biblioth&eacute;caire-documentaliste (ou la personne ayant en charge la biblioth&egrave;que, le plus souvent une monitrice) est la premi&egrave;re personne &agrave; aborder : il lui apprendra le fonctionnement de la biblioth&egrave;que et son classement, comment se servir des diff&eacute;rents fichiers ou &agrave; quelles biblioth&egrave;ques ou centres de documentation s&#39;adresser. </li> <li>une biblioth&egrave;que est constitu&eacute;e d&#39;ouvrages, de revues et d&#39;encyclop&eacute;dies. Chacun de ces supports contient des index par sujet, en fin de volume pour les livres et les encyclop&eacute;dies, et dans le dernier num&eacute;ro de l&#39;ann&eacute;e en cours pour les revues. Ce sont les premi&egrave;res sources &agrave; consulter. </li></ul><p>Dans un deuxi&egrave;me temps, il conviendra de se r&eacute;f&eacute;rer au fichier par sujets (ou mati&egrave;res) de la biblioth&egrave;que. Le type de classement employ&eacute; est diff&eacute;rent suivant les &eacute;coles, mais en g&eacute;n&eacute;ral un classement alpha-num&eacute;rique est employ&eacute; : pour chaque document sont d&eacute;gag&eacute;s un ou plusieurs mots-cl&eacute; ( &quot;Anatomie&quot; pour un livre portant sur le corps humain par exemple) et un num&eacute;ro (dans la classification &quot;CANDO&quot; le terme d&#39;Anatomie porte le num&eacute;ro 16). Il est possible ainsi de combiner plusieurs notions. Ce type de classement permet de regrouper sous un m&ecirc;me num&eacute;ro tout ce que la biblioth&egrave;que poss&egrave;de sur l&#39;anatomie par exemple.L&#39;indexation des documents se fait gr&acirc;ce &agrave; plusieurs syst&egrave;mes : le &quot;CANDO&quot; de J. CHEVALLIER, la Classification du Centre International de l&#39;Enfance, ou celle de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;. <br />Pour chaque document recens&eacute;, une fiche dactylographique est compos&eacute;e selon des normes tr&egrave;s pr&eacute;cises : elle comporte tout ce qu&#39;il est n&eacute;cessaire de savoir sur un document. En voici un exemple: Cote </p><p><em>Exemple d&#39;une fiche &eacute;tablie &agrave; partir d&#39;un ouvrage, selon des normes pr&eacute;cises, fiche int&eacute;gr&eacute;e dans un fichier sujets</em> </p><p>Ces fiches sont ensuite class&eacute;es dans le fichier par sujets (ou mati&egrave;res). Ce fichier sera la base m&ecirc;me de toute recherche th&eacute;matique sur un sujet donn&eacute;. L&agrave; encore, le biblioth&eacute;caire-documentaliste peut &ecirc;tre une aide pr&eacute;cieuse &agrave; la recherche. </p><h3>La d&eacute;marche bibliographique</h3><p>L&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), apr&egrave;s avoir compris le fonctionnement de la biblioth&egrave;que de son &eacute;cole et son classement, doit &ecirc;tre capable d&#39;&eacute;laborer lui-m&ecirc;me sa propre strat&eacute;gie de recherche : cette strat&eacute;gie lui servira durant toute sa carri&egrave;re lorsqu&#39;il devra travailler sur un sujet particulier, ou s&#39;il veut se former pour pr&eacute;parer l&#39;Ecole des Cadres et conduire ensuite l&#39;&eacute;quipe de soignants dont il aura la charge. </p><p><strong>La 1&egrave;re &eacute;tape</strong> consiste dans la formulation de la question, la mise &agrave; plat de ses propres connaissances : est-ce une recherche dans le temps (r&eacute;trospective), est-ce une information locale, r&eacute;gionale, &eacute;trang&egrave;re ?. S&#39;agit-il d&#39;un probl&egrave;me d&#39;actualit&eacute;, r&eacute;glementaire, statistique, technique ?. Quel est le contexte de la question, le d&eacute;lai pour y r&eacute;pondre, faut-il des documents audiovisuels, des images ? </p><p><strong>La 2&egrave;me &eacute;tape</strong> s&#39;appuiera sur l&#39;inventaire des sources documentaires pr&eacute;sentes dans la biblioth&egrave;que de l&#39;&eacute;cole ou dans un autre centre de documentation : </p><ul> <li>le fichier par mati&egrave;res de la biblioth&egrave;que </li> <li>les m&eacute;moires et th&egrave;ses d&#39;&eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res et de cadres infirmiers qui sont des documents r&eacute;pertori&eacute;s seulement au niveau d&#39;une &eacute;cole </li> <li>des brochures (sur le SIDA par exemple) </li> <li>des encyclop&eacute;dies, ouvrages et dictionnaires </li> <li>les revues et leurs index annuels par sujets </li></ul><p><strong>Une &eacute;tape compl&eacute;mentaire</strong>, mais importante, consiste &agrave; consulter les personnes comp&eacute;tentes sur l&#39;h&ocirc;pital m&ecirc;me dans le domaine investi : prendre rendez-vous avec le chef de service ou un m&eacute;decin du service concern&eacute;. Il sera &agrave; m&ecirc;me de vous indiquer la marche &agrave; suivre, les articles importants &agrave; lire. Certains points qui n&#39;apparaissaient pas clairs au premier abord deviendront alors plus &eacute;vident &agrave; saisir. Il n&#39;est pas inutile d&#39;insister sur l&#39;importance des rapports personnels au sein de l&#39;h&ocirc;pital. </p><p>Les documents ainsi recens&eacute;s, lus, analys&eacute;s devront &ecirc;tre class&eacute;s par dossier et par th&egrave;me. La recherche n&#39;en sera que facilit&eacute;e. </p><p>Cette d&eacute;marche bibliographique, qui doit &ecirc;tre rigoureuse pour &ecirc;tre r&eacute;ussie, permettra ainsi de gagner un temps pr&eacute;cieux, de mieux connaitre les objectifs &agrave; atteindre, de mieux s&#39;organiser. Elle sera utile non seulement durant la p&eacute;riode des &eacute;tudes mais aussi durant toute la pratique infirmi&egrave;re. </p><h2>Documentation et pratique infirmi&egrave;re</h2><h3>La pratique infirmi&egrave;re</h3><p>Une fois les &eacute;tudes termin&eacute;es, il faut donc passer &agrave; la pratique quotidienne d&#39;un m&eacute;tier qui devient de plus en plus technique et sp&eacute;cialis&eacute;. <br />Ainsi peut-on d&eacute;terminer un certain nombre de comp&eacute;tences de bases demand&eacute;es aux infirmi&egrave;res : </p><ul> <li>l&#39;identification d&#39;un probl&egrave;me clinique et faire appel &agrave; la personne comp&eacute;tente pour le traiter </li> <li>poser un diagnostic infirmier chez une personne </li> <li>&eacute;laborer un projet de soins pour une personne </li> <li>dispenser les soins infirmiers <ol> <li>sur prescription m&eacute;dicale </li> <li>de la zone d&#39;autonomie </li></ol></li> <li>identifier un probl&egrave;me de sant&eacute; au niveau d&#39;une population </li> <li>participer &agrave; un projet d&#39;actions en partenariat favorisant la gestion de sant&eacute; d&#39;un groupe </li> <li>conduire une relation soignant/soign&eacute; et soignant/famille </li> <li>organiser le travail et l&#39;&eacute;valuer </li> <li>travailler en &eacute;quipe pluridisciplinaire </li> <li>se former et former autrui </li> <li>participer &agrave; une recherche en soin infirmier et produire du savoir infimier </li> <li>participer &agrave; la conduite d&#39;une politique de soins et de sant&eacute;. </li> </ul> <p> Se tenir inform&eacute; est un des ma&icirc;tres-mots de notre &eacute;poque. La d&eacute;marche bibliographique apprise et appliqu&eacute;e durant les &eacute;tudes va trouver l&agrave; tout son sens. Lire r&eacute;guli&egrave;rement ce qui concerne son m&eacute;tier est une des mani&egrave;res de progresser et d&#39;&eacute;voluer. </p> <h3>Le personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital</h3> <p> Avec &agrave; sa t&ecirc;te les Infirmi&egrave;res G&eacute;n&eacute;rales, il b&eacute;n&eacute;ficie de peu de moyens de s&#39;autoformer. Quelques abonnements peuvent &ecirc;tre achet&eacute;s en commun pour le service. Le responsable du service, en l&#39;occurrence la surveillante, a un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable &agrave; jouer en la mati&egrave;re : elle peut d&eacute;cider la mise en commun de plusieurs abonnements et l&#39;acc&egrave;s facilit&eacute; &agrave; ces documents en les entreposant dans un endroit ouvert. La responsabilit&eacute; de ces t&acirc;ches peut &ecirc;tre confi&eacute;e &agrave; un des membres de l&#39;&eacute;quipe, &agrave; tour de r&ocirc;le. Des r&eacute;unions sur des th&egrave;mes peuvent &eacute;galement &ecirc;tre organis&eacute;es . <br /> Plus tard, l&#39;infirmi&egrave;re peut &ecirc;tre amen&eacute;e &agrave; assurer la formation des cadres de sa profession, apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de pratique hospitali&egrave;re. Des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (le Centre de Documentation P&eacute;dagogique de l&#39;Assistance Publique par exemple), l&#39;acc&egrave;s &agrave; des banques de donn&eacute;es (&quot;Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature&quot;) r&eacute;pondent &agrave; des questions aussi vari&eacute;es que : la th&eacute;rapeutique, l&#39;&eacute;thique, l&#39;&eacute;pid&eacute;miologie, le SIDA, l&#39;hygi&egrave;ne, la qualit&eacute; des soins, la douleur ou les infections nosocomiales. </p> <p> L&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO), permet, &agrave; l&#39;aide de logiciels d&#39;auto-apprentissage, ou didacticiels, une remise &agrave; niveau des connaissances (en techniques chirugicales par exemple) du personnel soignant. Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans certains h&ocirc;pitaux. L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale : une &quot;Formath&egrave;que&quot; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital. Fonctionnant sur rendez-vous, cette structure permet la formation continue professionnelle &agrave; l&#39;aide de didacticiels. </p> <p> Afin de rechercher, d&#39;approfondir, de compl&eacute;ter l&#39;information, les biblioth&egrave;ques et centres de documentation des h&ocirc;pitaux sont l&agrave; pour r&eacute;pondre &agrave; ces questions. Voici quelques adresses utiles pour approfondir un sujet. </p> <h3>O&ugrave; se documenter ?</h3> <p> Les ressources propos&eacute;es par la biblioth&egrave;que de l&#39;&eacute;cole ne seront peut-&ecirc;tre pas suffisantes pour approfondir le sujet trait&eacute;. A Paris, il est possible de se documenter dans plusieurs endroits : </p> <ul> <li>le <strong>Centre de Documentation P&eacute;dagogique de l&#39;Assistance Publique de Paris</strong> : Centre de Formation en Soins Infirmiers Groupe Piti&eacute;-Salp&ecirc;tri&egrave;re, 47 bd de l&#39;H&ocirc;pital, 75651 PARIS Cedex 13. Le fonds documentaire propos&eacute; (5200 ouvrages, 180 titres de p&eacute;riodiques) est &agrave; caract&egrave;re encyclop&eacute;dique avec des th&egrave;mes majeurs : gestion et management hospitalier, soins infirmiers et service infirmier, m&eacute;decine et sant&eacute;, sciences humaines, p&eacute;dagogie et formation, droit. </li> <li>la <strong>M&eacute;diath&egrave;que de la Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette</strong>, service M&eacute;decine-Sant&eacute;, 30 avenue Corentin Cariou, 75930 PARIS Cedex 19 . Le service M&eacute;decine-Sant&eacute; est ouvert au grand public, aux m&eacute;decins et au personnel soignant. Il propose, en acc&egrave;s libre et en pr&ecirc;t, plusieurs milliers d&#39;ouvrages et 500 abonnements &agrave; des revues m&eacute;dicales dont des p&eacute;riodiques infirmiers. La documentation est informatis&eacute;e sur le syst&egrave;me GEAC (sur le mod&egrave;le de la Biblioth&egrave;que Publique de Beaubourg), il existe une salle d&#39;Enseignement Assist&eacute;e par Ordinateur et un atelier informatique, &quot;la Com&egrave;te&quot;, afin d&#39;interroger les banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es. </li> <li>le <strong>Centre International de l&#39;Enfance</strong>, Ch&acirc;teau de Longchamp, Bois de Boulogne, 75016 PARIS </li> <li>le <strong>Centre R&eacute;gional d&#39;Information et de Pr&eacute;vention du SIDA</strong> (<strong>CRIPS)</strong>, 3, 5 rue de Ridder, 75014 PARIS </li> <li>le <strong>Centre de Documentation et d&#39;Information d&#39;Ethique</strong>, INSERM, 101 rue de Tolbiac, 75013 PARIS </li> </ul> <h2>Conclusion</h2>Nous l&#39;avons vu, l&#39;information est un &eacute;l&eacute;ment fondamental de la prise de d<br />eacute;cision et de l&#39;action. Elle permet au professionnel de sant&eacute; de se situer dans une histoire, une communaut&eacute;, de confronter ses pratiques avec d&#39;autres, de les &eacute;valuer, d&#39;actualiser ses connaissances en approfondissant par exemple les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et d&#39;&eacute;conomie d&eacute;coulant des avanc&eacute;es technologiques. Il est n&eacute;cessaire pour cela d&#39;apprendre une certaine d&eacute;marche bibliographique, de devenir autonome par rapport &agrave; des m&eacute;thodes de recherches particuli&egrave;res, de savoir g&eacute;rer l&#39;information. <h2>Bibliographie</h2> <p> 1. <em>Biblioth&egrave;ques et vie hospitali&egrave;re</em>. L&#39;H&ocirc;pital &agrave; Paris, 1981, n&deg; 65, sept-oct, pp. 419-443. <br /> 2. BORDES M. <em>La Biblioth&egrave;que en &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res : moyen p&eacute;dagogique</em>. Infirmi&egrave;re enseignante, 1989, n&deg; 1, pp. 21-245. <br /> 3. CHAINTRON E. <em>L&#39;utilisation des revues professionnelles dans la p&eacute;dagogie des &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res : table ronde</em>. Soins, 1984, n&deg; 427, avril, pp. 54-58. <br /> 4. DAUBAN M. <em>La documentation dans les &eacute;tablissements hospitaliers g&eacute;n&eacute;raux de la banlieue parisienne</em>. Paris : IUT Paris V, 1987. <br /> 5. NOBLET O. <em>Apprendre &agrave; apprendre</em>. Infirmi&egrave;re enseignante, 1990, n&deg; 10, pp. 24-25. <br /> 6. STAMMINGER J. <em>A propos de la biblioth&egrave;que ... en &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res</em>. Soins, 1982, vol. 27, n&deg; 5, pp. 41- 45. <br /> 7. TCHASSOU DP. <em>La visite documentaire dans la formation infirmi&egrave;re : une approche syst&eacute;matis&eacute;e</em>. Symbiose, 1987, vol. 54, mai-juin, pp. 15-18. </p> <p> cop. JP Accart, 2007 </p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1992) - La documentation informatisée en soins infirmiers. 2007-04-12T06:11:37+00:00 2007-04-12T06:11:37+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1992-la-documentation-informatisee-en-soins-infirmiers.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Interbloc, 1992, t.11, n&deg; 4, pp. 31-34.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent article paru dans INTERBLOC intitul&eacute; &quot;<em>Le Monde infirmier et la documentation</em>&quot;, plusieurs points ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s : </p><ul> <li>l&#39;importance de l&#39;apprentissage d&#39;une certaine d&eacute;marche bibliographique en soins infimiers durant les &eacute;tudes, mais aussi au cours de la vie professionnelle ; </li> <li>l&#39;&eacute;laboration d&#39;une strat&eacute;gie de recherche rigoureuse </li> <li>et enfin, savoir o&ugrave; se documenter et quelles sont les sources de donn&eacute;es consultables. </li></ul><p>Durant des si&egrave;cles, l&#39;enseignement a &eacute;t&eacute; fait par des ma&icirc;tres : ils repr&eacute;sentaient pour leurs &eacute;l&egrave;ves la seule source d&#39;information. Aujourd&#39;hui, tout un chacun a la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; de multiples informations, sp&eacute;cialis&eacute;es ou non : ma&icirc;triser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie. </p><p>Un acc&egrave;s rapide &agrave; ces sources est rendu possible &agrave; l&#39;heure actuelle : la sant&eacute; publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d&#39;avoir un acc&egrave;s facilit&eacute; aux connaissances . <br />La masse d&#39;informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces informations apr&egrave;s leur traitement, de la reproduire facilement, de la transmettre rapidement, sont des donn&eacute;es qui font &eacute;voluer la documentation et notamment la documentation appliqu&eacute;e aux soins infirmiers. </p><p>Qu&#39;est-ce qu&#39; une <em>interrogation en ligne</em> sur un sujet particulier ? Qu&#39;est-ce qu&#39;un <em>acc&egrave;s vid&eacute;otex</em> ? La <em>t&eacute;l&eacute;matique</em> ? Comment est constitu&eacute;e une <em>banque de donn&eacute;es</em> ? Ces termes peuvent para&icirc;tre barbares ; ils n&#39;en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines cl&eacute;s indispensables pour comprendre ce qu&#39;est la documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers. </p><h2>Th&eacute;orie et pratique de l&#39;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es (BDD) </h2><h3>1) Th&eacute;orie de l&#39;interrogation</h3><p>L&#39;interrogation d&#39;une BDD est l&#39;aboutissement d&#39;une recherche documentaire. Sur un sujet donn&eacute;, il faut d&#39;abord commencer par consulter les supports papier tels qu&#39;ouvrages g&eacute;n&eacute;raux, dictionnaires, encyclop&eacute;dies, p&eacute;riodiques, trait&eacute;s, m&eacute;moires : en terme de documentation, c&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents primaires</em>. C&#39;&eacute;tait le th&egrave;me d&eacute;velopp&eacute; dans le 1er article. <br />Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, d&#39;&eacute;tablir une bibliographie r&eacute;trospective (remontant &agrave; plusieurs ann&eacute;es) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours &agrave; <em>une banque de donn&eacute;es</em> : celle-ci donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents secondaires</em>. </p><h4>D&eacute;finition d&#39;une banque de donn&eacute;es</h4><p>Comme le d&eacute;montre le sch&eacute;ma n&deg;1, une banque de donn&eacute;es est construite &agrave; partir de documents originaux (livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents photos etc) ; le producteur de la banque se charge, &agrave; l&#39;aide d&#39;une &eacute;quipe de documentalistes et/ou d&#39;indexeurs, de d&eacute;pouiller ces documents, d&#39;en extraire les r&eacute;f&eacute;rences et de les indexer selon les termes d&eacute;finis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un <em>thesaurus</em> ou un <em>lexique</em>. <br />C&#39;est un <em>fichier informatis&eacute;</em>. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatis&eacute;s. Tous les champs de la notice (auteur, titre, p&eacute;riodique) sont interrogeables : la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magn&eacute;tiques, ou CDROM (Compact-Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin. </p><h4>Les diff&eacute;rents acc&egrave;s aux BDD</h4><p>Les deux principaux acc&egrave;s aux BDD sont : </p><ul> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>en ligne</em> &agrave; partir d&#39;un ordinateur </li> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>vid&eacute;otex</em> &agrave; partir d&#39;un Minitel </li></ul><p>Les donn&eacute;es informatiques, m&eacute;moris&eacute;es sur ordinateur, transitent par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique : c&#39;est en 1980 que la France acc&egrave;de &agrave; l&#39;interrogation des BDD gr&acirc;ce &agrave; l&#39;ouverture du r&eacute;seau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n&#39;ont cess&eacute; de se d&eacute;velopper dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD : disquette, CDROM, disque optique num&eacute;rique (DON). </p><p>On distingue 4 types de BDD : </p><p><table > <tbody> <tr> <td> <h4>Quatre types de banques de donn&eacute;es : </h4> <ul> <li>les banques <strong>factuelles</strong> ou <strong>num&eacute;riques</strong> : elles fournissent des informations brutes, des donn&eacute;es chiffr&eacute;es (par exemple les statistiques de l&#39; INSEE, les cours de la Bourse) </li> <li>les banques <strong>textuelles</strong> : extraits de presse (APM = Agence de Presse M&eacute;dicale), ou textes de lois (Lexis) </li> <li>les banques <strong>bibliographiques</strong> qui recensent des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, de p&eacute;riodiques ou de monographies. On les interroge &agrave; l&#39;aide d&#39;&eacute;quations de recherches bool&eacute;ennes et on les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique </li> <li>les BDD en <strong>texte int&eacute;gral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherch&eacute; (le journal Le Monde depuis janvier 1987) </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><p>Nous n&#39;aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilis&eacute;es en documentation. </p><h3>2) La pratique de l&#39;interrogation</h3><h4>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h4><p>Elles sont constitu&eacute;es de <strong>notices bibliographiques</strong> : celles-ci se pr&eacute;sentent comme une suite d&#39;informations sur le document analys&eacute;, et sont organis&eacute;es en <strong>champs</strong>. </p><p><em>Exemple de notice dans une BDD bibliographique (Medline) apr&egrave;s une recherche sur &quot;les biblioth&egrave;ques d&#39;infirmi&egrave;res en France &quot; (en anglais : &quot;libraries, nursing&quot; and &quot;France&quot;) :</em> </p><table > <tbody> <tr> <td> <table > <tbody> <tr> <td>NR : 902084400 <p> TI : A nursing school librarian (interview) </p> <p> TT : Le documentaliste dans l&#39;&eacute;cole d&#39;infirmi&egrave;res </p> <p> LA : Fre </p> <p> AU : Pupier M </p> <p> LP : FRANCE </p> <p> SO : Soins ; 1990 Feb (533) : 57-8 </p> <p> LO : CNRS </p> <p> DEA : France ; Human ; Libraries ; nursing </p> </td> </tr> </tbody> </table> </td> <td>le n&deg; de notice dans la banque <p> le titre de l&#39;article en anglais </p> <p> le titre de l&#39;article en fran&ccedil;ais </p> <p> la langue de l&#39;article </p> <p> l&#39;auteur </p> <p> le lieu de pubication </p> <p> la revue </p> <p> la localisation de la revue </p> <p> les mots-cl&eacute;s de l&#39;article </p> </td> </tr> </tbody></table><h4>Comment interroger une banque de donn&eacute;es ? </h4><h5>Intellectuellement</h5><p>Il faut reprendre la strat&eacute;gie d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e lors d&#39;une recherche sur support papier : d&eacute;limitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts &agrave; ceux d&eacute;finis par la banque de donn&eacute;es dans le thesaurus ou le lexique. La banque de donn&eacute;es va permettre d&#39;effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets crois&eacute;s et sur une p&eacute;riode de temps d&eacute;finie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier : </p><p><em>Exemple : le sujet &eacute;tant &quot; la m&eacute;ningite chez l&#39;enfant &quot; sur une p&eacute;riode allant de 1985 &agrave; 1992, vous pourrez gr&acirc;ce &agrave; des <strong>op&eacute;rateurs bool&eacute;ens</strong> (ET, OU, SAUF) obtenir l&#39;&eacute;quation de recherche suivante</em> : </p><blockquote> Question 1 : M&eacute;ningite <em>ET</em> Enfant <br /> Question 2 : 1 <em>ET</em> 1985-1992 </blockquote><p>La banque de donn&eacute;es va vous donner un certain nombre de r&eacute;ponses sous forme de notices (cf sch&eacute;ma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander aupr&egrave;s du serveur. </p><h5>Mat&eacute;riellement</h5><p>Pour acc&eacute;der &agrave; des banques de donn&eacute;es bibliographiques, le mat&eacute;riel suivant est souhaitable : </p><ul> <li>un micro-ordinateur </li> <li>un logiciel de communication </li> <li>un modem qui permet d&#39;avoir acc&egrave;s au serveur de la banque de donn&eacute;es en passant par une ligne t&eacute;l&eacute;phonique </li> <li>une imprimante pour imprimer les r&eacute;ponses </li></ul><br />L&#39;acc&egrave;s &quot;<em>en ligne</em>&quot; aux BDD est conditionn&eacute; par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir &eacute;galement que les interrogations peuvent &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;. Seules des biblioth&egrave;ques ou des centres de documentation ont la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services &eacute;quivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CDROM. <h2>Les sources de donn&eacute;es en soins infirmiers</h2><h3>Les acc&egrave;s en ligne aux banques de donn&eacute;es</h3><p>Ces BDD r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Cependant, il existe peu de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en soins infirmiers. Voici les principales BDD : </p><dl><dt><strong>Pascal</strong> </dt><dd>est une BDD multidisciplinaire d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique - Centre National de la Recherche Scientifique). La moiti&eacute; des documents sont en langue anglaise, 10% en fran&ccedil;ais. Deux rubriques sont consacr&eacute;es &agrave; la Sant&eacute; publique : &quot;Sant&eacute; publique. Hygi&egrave;ne&quot; (&eacute;pid&eacute;miologie, organisation, enseignement, l&eacute;gislation et hygi&egrave;ne) et &quot;Informatique et statistique biom&eacute;dicales&quot;. </dd><dt><strong>Francis</strong> </dt><dd>d&eacute;veloppe les aspects juridiques, &eacute;conomiques, sociologiques, psychologiques, d&eacute;mographiques et historiques de la sant&eacute;. 13000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1977. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable de PASCAL. </dd><dt><strong>Bird</strong> </dt><dd>est produite par le Centre International de l&#39;Enfance et concerne tous les aspects de l&#39;enfance de la conception &agrave; l&#39;adolescence. 74 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1981. </dd><dt><strong>Ramis</strong> </dt><dd>pr&eacute;sente des r&eacute;f&eacute;rences en sant&eacute; publique, en &eacute;ducation de la sant&eacute;. Son volume est de 8000 r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Nursing and allied health</strong> </dt><dd>s&#39;int&eacute;resse aux soins m&eacute;dicaux, &agrave; la formation du personnel , sant&eacute;, m&eacute;decine. 89 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1983. </dd><dt><strong>Medline</strong> </dt><dd>BDD am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la m&eacute;decine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3000 p&eacute;riodiques du monde entier sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1971, ce qui repr&eacute;sente plus de 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Bioethics</strong> </dt><dd>&eacute;galement produite par la NLM, est orient&eacute;e sur les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et de d&eacute;ontologie . </dd></dl><h3>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (acc&egrave;s vid&eacute;otex Minitel)</h3><p>Les proc&eacute;dures de connexion sont simples : il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la BDD. L&#39;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les BDD (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel : </p><dl><dt><strong>3614 ANFH</strong> </dt><dd>service de l&#39;Association Nationale de Formation permanente du personnel hospitalier </dd><dt><strong>3616 KSP</strong> </dt><dd>&agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes </dd><dt><strong>3616 REDATEL</strong> </dt><dd>la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s </dd><dt><strong>3615 SIDA</strong> </dt><dd>des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage </dd><dt><strong>36 29 00 14</strong> : la BDD <strong>JURISANTE</strong> </dt><dd>droit hospitalier, actualit&eacute;s </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>MEDLINE</strong> </dt><dd>bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>BIOETHICS</strong> </dt><dd>26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute; </dd><dt><strong>3614 APHP</strong> </dt><dd>Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris </dd><dt><strong>3616 EMC</strong> </dt><dd>service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 r&eacute;f&eacute;rences parmi lesquelles le personnel param&eacute;dical peut trouver des informations : techniques chirurgicales, th&eacute;rapeutique, SIDA, Urgences </dd><dt><strong>3616 INFMAG</strong> </dt><dd>service de la revue &quot;Infirmi&egrave;re magazine&quot; </dd><dt><strong>3616 VIDAL</strong> </dt><dd>consultation du dictionnaire Vidal </dd></dl><h3>Les banques de donn&eacute;es sur CDROM (Compact-disc Read Only Memory) </h3><h4>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM ? </h4><p>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante : <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graph<br />ques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &quot;en ligne&quot; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un interm&eacute;diaire : le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de BDD envisage une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infirmi&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <strong>Medline</strong>, <strong>Pascal</strong>, <strong>Bird</strong> sont disponibles sur ce support. </p><p>On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le <strong>Vidal</strong>), des annuaires, des catalogues et des revues m&eacute;dicales. Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier ; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une BDD interrogeable en ligne : croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte : le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2, 50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). </p><p>La documentation informatis&eacute;e fait donc appel &agrave; de nombreux supports d&eacute;velopp&eacute;s par les nouvelles technologies. L&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO) &agrave; l&#39;aide de didacticiels est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de se former &agrave; la fois durant les &eacute;tudes et tout au long de la vie professionnelle. </p><h2>L&#39;enseignement assist&eacute; par ordinateur (EAO) </h2><h3>Qu&#39;est-ce que l&#39;EAO ? </h3><p>D&eacute;j&agrave; abord&eacute; dans le pr&eacute;c&eacute;dent article, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur permet, soit &agrave; l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), soit &agrave; l&#39;infirmier(e) confirm&eacute;(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise &agrave; jour des connaissances sans l&#39;intervention d&#39;un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel n&eacute;cessite un micro-ordinateur pour &ecirc;tre utilis&eacute;; il est con&ccedil;u &agrave; l&#39;aide d&#39;un programme informatique et sa pr&eacute;sentation ressemble &agrave; celle des jeux vid&eacute;os. L&#39;utilisateur n&#39;a besoin que d&#39;appuyer sur des touches ou d&#39;utiliser une souris pour progresser, en r&eacute;pondant par oui ou par non, ou choisissant une r&eacute;ponse parmi d&#39;autres. Il ne pourra progresser que si les r&eacute;ponses sont positives. On le voit, le c&ocirc;t&eacute; ludique n&#39;a pas &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;, alli&eacute; &agrave; une mise en images souvent tr&egrave;s soign&eacute;e. <br />Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans les h&ocirc;pitaux par l&#39;interm&eacute;diaire du service de la formation continue. </p><h3>Quelques exp&eacute;riences hospitali&egrave;res</h3><p>L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale : une &quot;Formath&egrave;que&quot; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital, proposant un catalogue de didacticiels . <br />Le Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil , pour sa part, r&eacute;fl&eacute;chit sur la question. <br />Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne a d&eacute;velopp&eacute; ce m&ecirc;me type de structure de formation pour le personnel param&eacute;dical, et les heures de formation se chiffrent &agrave; plus d&#39;un millier par an. Fort de cette exp&eacute;rience, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1983, le SHIP (Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique) : ce service con&ccedil;oit et r&eacute;alise des didacticiels de sant&eacute;. Parmi ceux-ci : &quot;Le Coeur c&ocirc;t&eacute; pile&quot; destin&eacute; aux infirmi&egrave;res de salles d&#39;op&eacute;ration afin d&#39;&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments de connaissances anatomo-physio-pathologiques qui conduisent &agrave; l&#39;implantation d&#39;un stimulateur cardiaque, et les &eacute;tapes de l&#39;hospitalisation d&#39;un malade simul&eacute;. <br />D&#39;autres didacticiels concernent &quot;l&#39;Hygi&egrave;ne dans les services de soins&quot;, &quot;la S&eacute;curit&eacute; dans les blocs op&eacute;ratoires&quot;... </p><p>Cette forme d&#39;apprentissage, totalement nouvelle et qui tend &agrave; se d&eacute;velopper, est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de placer l&#39;infirmier(e) devant l&#39;&eacute;tat de ses connaissances, et de les faire ainsi &eacute;voluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en m&eacute;decine. La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette a d&eacute;velopp&eacute; une didacth&egrave;que professionnelle accessible &agrave; tout un chacun. </p><h2>Conclusion</h2><p>Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation, en Ecole d&#39;Infirmier(e)s ou &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, ne sont plus seulement des lieux o&ugrave; l&#39;on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d&#39;articles. Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de v&eacute;ritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l&#39;ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e. Pour que ce m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne touche la France, les besoins doivent s&#39;exprimer. Cet article, en d&eacute;montrant les acc&egrave;s possibles gr&acirc;ce &agrave; l&#39;informatique aux sources de donn&eacute;es, devrait y contribuer. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p>1. <em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>. Paris : A Jour, 1992. <br />2. BATIFOULIER C., PASQUIER M.H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d&#39;autres sources</em>. Paris : CFPJ, 1990. <br />3. BARRE F. <em>Les Nouvelles technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale : CDROM et EAO</em> : rapport de stage. Lyon : ENSSIB, 1990. <br />4. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;Informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />5. HOUPIER J.CH. <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales : acc&egrave;s minitel et terminal informatique</em>. Paris : Mediscript, 1991. <br />6. <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles 1990</em>. Paris : ADBS, ANRT, 1990 <br />7. SUTTER E. <em>Le Disque optique compact (CDROM), l&#39;usage au quotidien : dossier documentaire</em>. Paris : ADBS, 1991. </p><h2>Adresses</h2><p>1. La Formath&egrave;que, H&ocirc;pital de Colombes, 178 rue des Renouillers, 92701 COLOMBES Cedex. T&eacute;l. : (1) 47.60.64.71 (Mr A. PRESCHEL) </p><p>2. Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique (SHIP), H&ocirc;pital de Bellevue - Pavillon 54, 25 bd Pasteur, 42023 SAINT-ETIENNE Cedex 2. T&eacute;l. : 77.42.77.68 (Mr J.C. BANET) </p><p>3. Didacth&egrave;que professionnelle, Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie, 30 avenue Corentin Cariou 75930 PARIS Cedex 19 (R&eacute;servation au (1) 40.05.82.91 ou Mme J. MULLER t&eacute;l. 40.05.70.54) </p><p>4. Centre de Documentation-Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, 69 rue du Lt-Cl Prudhon, 95107 ARGENTEUIL Cedex. T&eacute;l. : (1) 34.23.24.69. (Mr J.P. ACCART, Melle A. LOURY) </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Interbloc, 1992, t.11, n&deg; 4, pp. 31-34.</strong> </p><p>Dans un pr&eacute;c&eacute;dent article paru dans INTERBLOC intitul&eacute; &quot;<em>Le Monde infirmier et la documentation</em>&quot;, plusieurs points ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s : </p><ul> <li>l&#39;importance de l&#39;apprentissage d&#39;une certaine d&eacute;marche bibliographique en soins infimiers durant les &eacute;tudes, mais aussi au cours de la vie professionnelle ; </li> <li>l&#39;&eacute;laboration d&#39;une strat&eacute;gie de recherche rigoureuse </li> <li>et enfin, savoir o&ugrave; se documenter et quelles sont les sources de donn&eacute;es consultables. </li></ul><p>Durant des si&egrave;cles, l&#39;enseignement a &eacute;t&eacute; fait par des ma&icirc;tres : ils repr&eacute;sentaient pour leurs &eacute;l&egrave;ves la seule source d&#39;information. Aujourd&#39;hui, tout un chacun a la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; de multiples informations, sp&eacute;cialis&eacute;es ou non : ma&icirc;triser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie. </p><p>Un acc&egrave;s rapide &agrave; ces sources est rendu possible &agrave; l&#39;heure actuelle : la sant&eacute; publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d&#39;avoir un acc&egrave;s facilit&eacute; aux connaissances . <br />La masse d&#39;informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces informations apr&egrave;s leur traitement, de la reproduire facilement, de la transmettre rapidement, sont des donn&eacute;es qui font &eacute;voluer la documentation et notamment la documentation appliqu&eacute;e aux soins infirmiers. </p><p>Qu&#39;est-ce qu&#39; une <em>interrogation en ligne</em> sur un sujet particulier ? Qu&#39;est-ce qu&#39;un <em>acc&egrave;s vid&eacute;otex</em> ? La <em>t&eacute;l&eacute;matique</em> ? Comment est constitu&eacute;e une <em>banque de donn&eacute;es</em> ? Ces termes peuvent para&icirc;tre barbares ; ils n&#39;en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines cl&eacute;s indispensables pour comprendre ce qu&#39;est la documentation informatis&eacute;e en soins infirmiers. </p><h2>Th&eacute;orie et pratique de l&#39;interrogation d&#39;une banque de donn&eacute;es (BDD) </h2><h3>1) Th&eacute;orie de l&#39;interrogation</h3><p>L&#39;interrogation d&#39;une BDD est l&#39;aboutissement d&#39;une recherche documentaire. Sur un sujet donn&eacute;, il faut d&#39;abord commencer par consulter les supports papier tels qu&#39;ouvrages g&eacute;n&eacute;raux, dictionnaires, encyclop&eacute;dies, p&eacute;riodiques, trait&eacute;s, m&eacute;moires : en terme de documentation, c&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents primaires</em>. C&#39;&eacute;tait le th&egrave;me d&eacute;velopp&eacute; dans le 1er article. <br />Puis, en vue d&#39;approfondir sa recherche, d&#39;&eacute;tablir une bibliographie r&eacute;trospective (remontant &agrave; plusieurs ann&eacute;es) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours &agrave; <em>une banque de donn&eacute;es</em> : celle-ci donnera acc&egrave;s &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles de revues et parfois &agrave; des r&eacute;sum&eacute;s de ces articles. C&#39;est ce qu&#39;on appelle l&#39;acc&egrave;s aux <em>documents secondaires</em>. </p><h4>D&eacute;finition d&#39;une banque de donn&eacute;es</h4><p>Comme le d&eacute;montre le sch&eacute;ma n&deg;1, une banque de donn&eacute;es est construite &agrave; partir de documents originaux (livres, articles de revues, th&egrave;ses, documents photos etc) ; le producteur de la banque se charge, &agrave; l&#39;aide d&#39;une &eacute;quipe de documentalistes et/ou d&#39;indexeurs, de d&eacute;pouiller ces documents, d&#39;en extraire les r&eacute;f&eacute;rences et de les indexer selon les termes d&eacute;finis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un <em>thesaurus</em> ou un <em>lexique</em>. <br />C&#39;est un <em>fichier informatis&eacute;</em>. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatis&eacute;s. Tous les champs de la notice (auteur, titre, p&eacute;riodique) sont interrogeables : la pr&eacute;sentation est normalis&eacute;e, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magn&eacute;tiques, ou CDROM (Compact-Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin. </p><h4>Les diff&eacute;rents acc&egrave;s aux BDD</h4><p>Les deux principaux acc&egrave;s aux BDD sont : </p><ul> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>en ligne</em> &agrave; partir d&#39;un ordinateur </li> <li>l&#39;acc&egrave;s <em>vid&eacute;otex</em> &agrave; partir d&#39;un Minitel </li></ul><p>Les donn&eacute;es informatiques, m&eacute;moris&eacute;es sur ordinateur, transitent par le r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique : c&#39;est en 1980 que la France acc&egrave;de &agrave; l&#39;interrogation des BDD gr&acirc;ce &agrave; l&#39;ouverture du r&eacute;seau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n&#39;ont cess&eacute; de se d&eacute;velopper dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD : disquette, CDROM, disque optique num&eacute;rique (DON). </p><p>On distingue 4 types de BDD : </p><p><table > <tbody> <tr> <td> <h4>Quatre types de banques de donn&eacute;es : </h4> <ul> <li>les banques <strong>factuelles</strong> ou <strong>num&eacute;riques</strong> : elles fournissent des informations brutes, des donn&eacute;es chiffr&eacute;es (par exemple les statistiques de l&#39; INSEE, les cours de la Bourse) </li> <li>les banques <strong>textuelles</strong> : extraits de presse (APM = Agence de Presse M&eacute;dicale), ou textes de lois (Lexis) </li> <li>les banques <strong>bibliographiques</strong> qui recensent des r&eacute;f&eacute;rences d&#39;articles, de p&eacute;riodiques ou de monographies. On les interroge &agrave; l&#39;aide d&#39;&eacute;quations de recherches bool&eacute;ennes et on les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique </li> <li>les BDD en <strong>texte int&eacute;gral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherch&eacute; (le journal Le Monde depuis janvier 1987) </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table></p><p>Nous n&#39;aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilis&eacute;es en documentation. </p><h3>2) La pratique de l&#39;interrogation</h3><h4>Les banques de donn&eacute;es bibliographiques</h4><p>Elles sont constitu&eacute;es de <strong>notices bibliographiques</strong> : celles-ci se pr&eacute;sentent comme une suite d&#39;informations sur le document analys&eacute;, et sont organis&eacute;es en <strong>champs</strong>. </p><p><em>Exemple de notice dans une BDD bibliographique (Medline) apr&egrave;s une recherche sur &quot;les biblioth&egrave;ques d&#39;infirmi&egrave;res en France &quot; (en anglais : &quot;libraries, nursing&quot; and &quot;France&quot;) :</em> </p><table > <tbody> <tr> <td> <table > <tbody> <tr> <td>NR : 902084400 <p> TI : A nursing school librarian (interview) </p> <p> TT : Le documentaliste dans l&#39;&eacute;cole d&#39;infirmi&egrave;res </p> <p> LA : Fre </p> <p> AU : Pupier M </p> <p> LP : FRANCE </p> <p> SO : Soins ; 1990 Feb (533) : 57-8 </p> <p> LO : CNRS </p> <p> DEA : France ; Human ; Libraries ; nursing </p> </td> </tr> </tbody> </table> </td> <td>le n&deg; de notice dans la banque <p> le titre de l&#39;article en anglais </p> <p> le titre de l&#39;article en fran&ccedil;ais </p> <p> la langue de l&#39;article </p> <p> l&#39;auteur </p> <p> le lieu de pubication </p> <p> la revue </p> <p> la localisation de la revue </p> <p> les mots-cl&eacute;s de l&#39;article </p> </td> </tr> </tbody></table><h4>Comment interroger une banque de donn&eacute;es ? </h4><h5>Intellectuellement</h5><p>Il faut reprendre la strat&eacute;gie d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e lors d&#39;une recherche sur support papier : d&eacute;limitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts &agrave; ceux d&eacute;finis par la banque de donn&eacute;es dans le thesaurus ou le lexique. La banque de donn&eacute;es va permettre d&#39;effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets crois&eacute;s et sur une p&eacute;riode de temps d&eacute;finie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier : </p><p><em>Exemple : le sujet &eacute;tant &quot; la m&eacute;ningite chez l&#39;enfant &quot; sur une p&eacute;riode allant de 1985 &agrave; 1992, vous pourrez gr&acirc;ce &agrave; des <strong>op&eacute;rateurs bool&eacute;ens</strong> (ET, OU, SAUF) obtenir l&#39;&eacute;quation de recherche suivante</em> : </p><blockquote> Question 1 : M&eacute;ningite <em>ET</em> Enfant <br /> Question 2 : 1 <em>ET</em> 1985-1992 </blockquote><p>La banque de donn&eacute;es va vous donner un certain nombre de r&eacute;ponses sous forme de notices (cf sch&eacute;ma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander aupr&egrave;s du serveur. </p><h5>Mat&eacute;riellement</h5><p>Pour acc&eacute;der &agrave; des banques de donn&eacute;es bibliographiques, le mat&eacute;riel suivant est souhaitable : </p><ul> <li>un micro-ordinateur </li> <li>un logiciel de communication </li> <li>un modem qui permet d&#39;avoir acc&egrave;s au serveur de la banque de donn&eacute;es en passant par une ligne t&eacute;l&eacute;phonique </li> <li>une imprimante pour imprimer les r&eacute;ponses </li></ul><br />L&#39;acc&egrave;s &quot;<em>en ligne</em>&quot; aux BDD est conditionn&eacute; par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir &eacute;galement que les interrogations peuvent &ecirc;tre d&#39;un co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;. Seules des biblioth&egrave;ques ou des centres de documentation ont la possibilit&eacute; d&#39;acc&eacute;der &agrave; ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services &eacute;quivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CDROM. <h2>Les sources de donn&eacute;es en soins infirmiers</h2><h3>Les acc&egrave;s en ligne aux banques de donn&eacute;es</h3><p>Ces BDD r&eacute;pondent plus aux besoins de chercheurs ou d&#39;enseignants. Mais par la diversit&eacute; des notions abord&eacute;es, il est toujours possible de trouver des r&eacute;f&eacute;rences sur le sujet &eacute;tudi&eacute;. Cependant, il existe peu de banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es en soins infirmiers. Voici les principales BDD : </p><dl><dt><strong>Pascal</strong> </dt><dd>est une BDD multidisciplinaire d&eacute;velopp&eacute;e depuis 1973 par l&#39;INIST-CNRS (Institut National de l&#39;Information Scientifique et Technique - Centre National de la Recherche Scientifique). La moiti&eacute; des documents sont en langue anglaise, 10% en fran&ccedil;ais. Deux rubriques sont consacr&eacute;es &agrave; la Sant&eacute; publique : &quot;Sant&eacute; publique. Hygi&egrave;ne&quot; (&eacute;pid&eacute;miologie, organisation, enseignement, l&eacute;gislation et hygi&egrave;ne) et &quot;Informatique et statistique biom&eacute;dicales&quot;. </dd><dt><strong>Francis</strong> </dt><dd>d&eacute;veloppe les aspects juridiques, &eacute;conomiques, sociologiques, psychologiques, d&eacute;mographiques et historiques de la sant&eacute;. 13000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1977. C&#39;est le compl&eacute;ment indispensable de PASCAL. </dd><dt><strong>Bird</strong> </dt><dd>est produite par le Centre International de l&#39;Enfance et concerne tous les aspects de l&#39;enfance de la conception &agrave; l&#39;adolescence. 74 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1981. </dd><dt><strong>Ramis</strong> </dt><dd>pr&eacute;sente des r&eacute;f&eacute;rences en sant&eacute; publique, en &eacute;ducation de la sant&eacute;. Son volume est de 8000 r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Nursing and allied health</strong> </dt><dd>s&#39;int&eacute;resse aux soins m&eacute;dicaux, &agrave; la formation du personnel , sant&eacute;, m&eacute;decine. 89 000 r&eacute;f&eacute;rences depuis 1983. </dd><dt><strong>Medline</strong> </dt><dd>BDD am&eacute;ricaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la m&eacute;decine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3000 p&eacute;riodiques du monde entier sont d&eacute;pouill&eacute;s depuis 1971, ce qui repr&eacute;sente plus de 5 millions de r&eacute;f&eacute;rences. </dd><dt><strong>Bioethics</strong> </dt><dd>&eacute;galement produite par la NLM, est orient&eacute;e sur les probl&egrave;mes d&#39;&eacute;thique et de d&eacute;ontologie . </dd></dl><h3>Les acc&egrave;s t&eacute;l&eacute;matiques (acc&egrave;s vid&eacute;otex Minitel)</h3><p>Les proc&eacute;dures de connexion sont simples : il suffit d&#39;allumer son Minitel, de composer le num&eacute;ro d&#39;appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d&#39;appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la BDD. L&#39;interrogation est guid&eacute;e, s&eacute;lectionnez votre choix parmi ceux propos&eacute;s. Les co&ucirc;ts sont tr&egrave;s variables selon les BDD (jusqu&#39;&agrave; 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en d&eacute;but d&#39;interrogation, le prix de celle-ci s&#39;affichera r&eacute;guli&egrave;rement. <br />A titre d&#39;exemples, voici un certain nombre de services d&eacute;velopp&eacute;s sur Minitel : </p><dl><dt><strong>3614 ANFH</strong> </dt><dd>service de l&#39;Association Nationale de Formation permanente du personnel hospitalier </dd><dt><strong>3616 KSP</strong> </dt><dd>&agrave; l&#39;attention des kin&eacute;sith&eacute;rapeutes </dd><dt><strong>3616 REDATEL</strong> </dt><dd>la r&eacute;&eacute;ducation des handicap&eacute;s </dd><dt><strong>3615 SIDA</strong> </dt><dd>des informations sur le SIDA ainsi qu&#39;un Annuaire des centres de d&eacute;pistage </dd><dt><strong>36 29 00 14</strong> : la BDD <strong>JURISANTE</strong> </dt><dd>droit hospitalier, actualit&eacute;s </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>MEDLINE</strong> </dt><dd>bibliographique, la plus importante dans le domaine biom&eacute;dical poss&eacute;dant des rubriques int&eacute;ressant le domaine param&eacute;dical. A la diff&eacute;rence de l&#39;interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l&#39;objectif est de toucher un public large, non-initi&eacute; aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel </dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>BIOETHICS</strong> </dt><dd>26000 r&eacute;f&eacute;rences sur l&#39;&eacute;thique, la d&eacute;ontologie de la sant&eacute; </dd><dt><strong>3614 APHP</strong> </dt><dd>Annuaire des h&ocirc;pitaux et services de l&#39;Assistance Publique de Paris </dd><dt><strong>3616 EMC</strong> </dt><dd>service de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 r&eacute;f&eacute;rences parmi lesquelles le personnel param&eacute;dical peut trouver des informations : techniques chirurgicales, th&eacute;rapeutique, SIDA, Urgences </dd><dt><strong>3616 INFMAG</strong> </dt><dd>service de la revue &quot;Infirmi&egrave;re magazine&quot; </dd><dt><strong>3616 VIDAL</strong> </dt><dd>consultation du dictionnaire Vidal </dd></dl><h3>Les banques de donn&eacute;es sur CDROM (Compact-disc Read Only Memory) </h3><h4>Qu&#39;est-ce qu&#39;un CDROM ? </h4><p>N&eacute; en 1984, il se pr&eacute;sente de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&#39;un disque compact musical. Mais ce sont des donn&eacute;es qui sont enregistr&eacute;es au lieu de notes de musique. La capacit&eacute; de stockage d&#39;un seul disque est impressionnante : <em>un disque compact, de 12 cm de diam&egrave;tre, peut contenir jusqu&#39;&agrave; 280.000 pages dactylographi&eacute;es, ainsi que des images, des graph<br />ques et des sons</em>. <br />La majorit&eacute; des banques de donn&eacute;es desservies &quot;en ligne&quot; sont accessibles le plus souvent gr&acirc;ce &agrave; un interm&eacute;diaire : le biblioth&eacute;caire-documentaliste. Les producteurs des banques de donn&eacute;es, conscients des difficult&eacute;s d&#39;acc&egrave;s &agrave; ces outils, commencent &agrave; diffuser des supports mieux adapt&eacute;s. A peu pr&egrave;s 40% des fournisseurs de BDD envisage une &eacute;dition suppl&eacute;mentaire sur CDROM. De plus, au bout d&#39;un certain temps de pratique, l&#39;utilisateur (m&eacute;decin, infirmi&egrave;re, documentaliste) doit trouver son autonomie. <strong>Medline</strong>, <strong>Pascal</strong>, <strong>Bird</strong> sont disponibles sur ce support. </p><p>On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le <strong>Vidal</strong>), des annuaires, des catalogues et des revues m&eacute;dicales. Le CDROM n&#39;est pas la simple restitution sur support informatique d&#39;un texte papier ; gr&acirc;ce &agrave; un logiciel d&#39;interrogation, il offre les m&ecirc;mes possibilit&eacute;s qu&#39;une BDD interrogeable en ligne : croisement de diff&eacute;rents mots-cl&eacute;s gr&acirc;ce aux op&eacute;rateurs bool&eacute;ens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM d&eacute;sir&eacute; sont n&eacute;cessaires &agrave; la consultation. <br />L&#39;int&eacute;r&ecirc;t d&#39;un tel support, surtout pour les biblioth&egrave;ques et centres de documentation, est que l&#39;interrogation d&#39;un CDROM n&#39;est pas prise en compte : le prix &agrave; payer &eacute;tant l&#39;abonnement global, des &eacute;conomies substantielles sont r&eacute;alis&eacute;es par rapport &agrave; l&#39;interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2, 50 F la minute sur Medline par exemple) et aux r&eacute;f&eacute;rences affich&eacute;es (1 F la r&eacute;f&eacute;rence Medline). </p><p>La documentation informatis&eacute;e fait donc appel &agrave; de nombreux supports d&eacute;velopp&eacute;s par les nouvelles technologies. L&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO) &agrave; l&#39;aide de didacticiels est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de se former &agrave; la fois durant les &eacute;tudes et tout au long de la vie professionnelle. </p><h2>L&#39;enseignement assist&eacute; par ordinateur (EAO) </h2><h3>Qu&#39;est-ce que l&#39;EAO ? </h3><p>D&eacute;j&agrave; abord&eacute; dans le pr&eacute;c&eacute;dent article, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur permet, soit &agrave; l&#39;&eacute;l&egrave;ve-infirmier(e), soit &agrave; l&#39;infirmier(e) confirm&eacute;(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise &agrave; jour des connaissances sans l&#39;intervention d&#39;un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel n&eacute;cessite un micro-ordinateur pour &ecirc;tre utilis&eacute;; il est con&ccedil;u &agrave; l&#39;aide d&#39;un programme informatique et sa pr&eacute;sentation ressemble &agrave; celle des jeux vid&eacute;os. L&#39;utilisateur n&#39;a besoin que d&#39;appuyer sur des touches ou d&#39;utiliser une souris pour progresser, en r&eacute;pondant par oui ou par non, ou choisissant une r&eacute;ponse parmi d&#39;autres. Il ne pourra progresser que si les r&eacute;ponses sont positives. On le voit, le c&ocirc;t&eacute; ludique n&#39;a pas &eacute;t&eacute; n&eacute;glig&eacute;, alli&eacute; &agrave; une mise en images souvent tr&egrave;s soign&eacute;e. <br />Cette formule se met en place petit &agrave; petit dans les h&ocirc;pitaux par l&#39;interm&eacute;diaire du service de la formation continue. </p><h3>Quelques exp&eacute;riences hospitali&egrave;res</h3><p>L&#39;h&ocirc;pital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une exp&eacute;rience originale : une &quot;Formath&egrave;que&quot; est &agrave; la disposition du personnel soignant de l&#39;h&ocirc;pital, proposant un catalogue de didacticiels . <br />Le Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil , pour sa part, r&eacute;fl&eacute;chit sur la question. <br />Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne a d&eacute;velopp&eacute; ce m&ecirc;me type de structure de formation pour le personnel param&eacute;dical, et les heures de formation se chiffrent &agrave; plus d&#39;un millier par an. Fort de cette exp&eacute;rience, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; en 1983, le SHIP (Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique) : ce service con&ccedil;oit et r&eacute;alise des didacticiels de sant&eacute;. Parmi ceux-ci : &quot;Le Coeur c&ocirc;t&eacute; pile&quot; destin&eacute; aux infirmi&egrave;res de salles d&#39;op&eacute;ration afin d&#39;&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments de connaissances anatomo-physio-pathologiques qui conduisent &agrave; l&#39;implantation d&#39;un stimulateur cardiaque, et les &eacute;tapes de l&#39;hospitalisation d&#39;un malade simul&eacute;. <br />D&#39;autres didacticiels concernent &quot;l&#39;Hygi&egrave;ne dans les services de soins&quot;, &quot;la S&eacute;curit&eacute; dans les blocs op&eacute;ratoires&quot;... </p><p>Cette forme d&#39;apprentissage, totalement nouvelle et qui tend &agrave; se d&eacute;velopper, est une mani&egrave;re diff&eacute;rente de placer l&#39;infirmier(e) devant l&#39;&eacute;tat de ses connaissances, et de les faire ainsi &eacute;voluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en m&eacute;decine. La Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie de la Villette a d&eacute;velopp&eacute; une didacth&egrave;que professionnelle accessible &agrave; tout un chacun. </p><h2>Conclusion</h2><p>Une biblioth&egrave;que ou un centre de documentation, en Ecole d&#39;Infirmier(e)s ou &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, ne sont plus seulement des lieux o&ugrave; l&#39;on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d&#39;articles. Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de v&eacute;ritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l&#39;ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e. Pour que ce m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne touche la France, les besoins doivent s&#39;exprimer. Cet article, en d&eacute;montrant les acc&egrave;s possibles gr&acirc;ce &agrave; l&#39;informatique aux sources de donn&eacute;es, devrait y contribuer. </p><h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2><p>1. <em>Annuaire des services t&eacute;l&eacute;matiques</em>. Paris : A Jour, 1992. <br />2. BATIFOULIER C., PASQUIER M.H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d&#39;autres sources</em>. Paris : CFPJ, 1990. <br />3. BARRE F. <em>Les Nouvelles technologies en biblioth&egrave;que universitaire m&eacute;dicale : CDROM et EAO</em> : rapport de stage. Lyon : ENSSIB, 1990. <br />4. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;Informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />5. HOUPIER J.CH. <em>R&eacute;pertoire des bases de donn&eacute;es m&eacute;dicales : acc&egrave;s minitel et terminal informatique</em>. Paris : Mediscript, 1991. <br />6. <em>R&eacute;pertoire des banques de donn&eacute;es professionnelles 1990</em>. Paris : ADBS, ANRT, 1990 <br />7. SUTTER E. <em>Le Disque optique compact (CDROM), l&#39;usage au quotidien : dossier documentaire</em>. Paris : ADBS, 1991. </p><h2>Adresses</h2><p>1. La Formath&egrave;que, H&ocirc;pital de Colombes, 178 rue des Renouillers, 92701 COLOMBES Cedex. T&eacute;l. : (1) 47.60.64.71 (Mr A. PRESCHEL) </p><p>2. Service Hospitalier d&#39;Ing&eacute;ni&eacute;rie P&eacute;dagogique (SHIP), H&ocirc;pital de Bellevue - Pavillon 54, 25 bd Pasteur, 42023 SAINT-ETIENNE Cedex 2. T&eacute;l. : 77.42.77.68 (Mr J.C. BANET) </p><p>3. Didacth&egrave;que professionnelle, Cit&eacute; des Sciences et de l&#39;Industrie, 30 avenue Corentin Cariou 75930 PARIS Cedex 19 (R&eacute;servation au (1) 40.05.82.91 ou Mme J. MULLER t&eacute;l. 40.05.70.54) </p><p>4. Centre de Documentation-Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale, Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, 69 rue du Lt-Cl Prudhon, 95107 ARGENTEUIL Cedex. T&eacute;l. : (1) 34.23.24.69. (Mr J.P. ACCART, Melle A. LOURY) </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> (1992) - Bibliothèque et documentation à l'hôpital 2007-04-12T06:07:03+00:00 2007-04-12T06:07:03+00:00 https://www.jpaccart.ch/l-hopital/1992-bibliotheque-et-documentation-a-l-hopital.html jpaccart info@jpaccart.ch <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1992, t. 37, n&deg; 6, pp. 46-50.</strong> </p><h2>R&eacute;sum&eacute;</h2><p>En cette fin de XX&egrave;me si&egrave;cle, la documentation hospitali&egrave;re est, comme l&#39;h&ocirc;pital, en pleine mutation. Multidisciplinaire (m&eacute;dicale, mais aussi param&eacute;dicale, administrative, financi&egrave;re, juridique, technique), elle est le plus souvent d&eacute;centralis&eacute;e, a recours en grande partie aux nouvelles technologies et r&eacute;pond aux besoins d&#39;utilisateurs aussi diversifi&eacute;s qu&#39;exigeants : m&eacute;decins, param&eacute;dicaux, administratifs. Actuellement, une tendance se manifeste vers une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e facilitant la d&eacute;livrance d&#39;informations sp&eacute;cialis&eacute;es. </p><h2>Abstract</h2><p>At the end of the XXth century, documentation within public hospitals is fully developing. It is becoming more and more multidisciplinary in the fields of law, administration, nursing, medicine, sciences and technics. The documentation is more often not centralized, it is a wide user of the new technologies and is acting in accordance with the demands of varied and exacting customers like doctors, nurses or administrative agents. At the present time, an increasing tendancy towards a centralized hospital library, delivering technical and specialised documentation, is noticeable. </p><p>L&#39;emploi de termes tels que &quot;biblioth&egrave;que&quot; et &quot;h&ocirc;pital&quot; fait imm&eacute;diatement songer aux biblioth&egrave;ques pour les malades telles que l&#39;Assistance Publique des H&ocirc;pitaux de Paris a d&eacute;velopp&eacute;. De nombreux articles ont &eacute;t&eacute; &eacute;crits sur ce sujet et nous n&#39;y reviendrons pas. Nous aborderons un domaine moins connu, la documentation hospitali&egrave;re, afin d&#39; approfondir les diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&#39; utilisateurs des biblioth&egrave;ques et centres de documentation au sein des h&ocirc;pitaux : leur diversit&eacute;, la pluralit&eacute; des disciplines et des domaines abord&eacute;s, et les moyens mis en oeuvre pour r&eacute;pondre aux besoins exprim&eacute;s. </p><h2>Photographie de l&#39;h&ocirc;pital en 1992</h2><p>L&#39;h&ocirc;pital, en 1992, offre une image en pleine mutation : les plateaux techniques des h&ocirc;pitaux deviennent de plus en plus performants et les &eacute;quipes m&eacute;dicales et soignantes sont de mieux en mieux form&eacute;es. La gestion de l&#39;h&ocirc;pital est dor&eacute;navant confi&eacute;e &agrave; des cadres de direction, qui ont suivi une formation sp&eacute;cifique &agrave; l&#39;Ecole Nationale de la Sant&eacute; Publique (ENSP) de Rennes : les attach&eacute;s de direction, aux finances (budget, investissements), au personnel, aux services &eacute;conomiques (&quot;intendance&quot; de l&#39;h&ocirc;pital) par exemple. Plus rien n&#39;est laiss&eacute; au hasard : l&#39;h&ocirc;pital, de nos jours, se g&egrave;re comme une v&eacute;ritable entreprise. Etudes de march&eacute;, planification &agrave; long terme, informatisation des services sont devenus des outils courants. </p><p>C&#39;est sous cet &eacute;clairage nouveau qu&#39;il faut consid&eacute;rer l&#39;h&ocirc;pital : non pas comme un monde clos, mais un lieu composite, diversifi&eacute; et riche, &agrave; l&#39;image de notre soci&eacute;t&eacute;, s&#39;ouvrant de plus en plus sur l&#39;ext&eacute;rieur ; le biblioth&eacute;caire documentaliste hospitalier se doit de l&#39;appr&eacute;hender de mani&egrave;re appropri&eacute;e, et de comprendre cette r&eacute;alit&eacute; particuli&egrave;re. <br />Les acteurs de l&#39;h&ocirc;pital des ann&eacute;es 1990 sont vari&eacute;s, exigeants : il y a, en effet, toujours une urgence &agrave; soigner, tout en raccourcissant la dur&eacute;e de s&eacute;jour des malades, et en r&eacute;duisant les co&ucirc;ts de fonctionnement. </p><p>Cette urgence se traduit souvent dans le domaine de la documentation : avec l&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies, la diffusion de l&#39;information en temps r&eacute;el, la constitution de r&eacute;seaux locaux, de catalogues collectifs, le biblioth&eacute;caire documentaliste est &agrave; m&ecirc;me de r&eacute;pondre efficacement &agrave; tout type de demandes. <br /><em>La Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale est devenue partie int&eacute;grante de la vie hospitali&egrave;re.</em> </p><br /><table > <tbody> <tr> <td> <h2>L&#39;organisation des h&ocirc;pitaux en bref</h2> <p> Les h&ocirc;pitaux publics se divisent en 3 cat&eacute;gories d&#39;&eacute;tablissements : </p> <ul> <li>la premi&egrave;re cat&eacute;gorie concerne <em>le centre hospitalier r&eacute;gional</em> (CHR) et <em>le centre hospitalier universitaire</em> (CHU) qui assurent des activit&eacute;s de soins, d&#39;enseignement et de recherche dans des domaines tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;s. </li> <li>la deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie concerne <em>le centre hospitalier g&eacute;n&eacute;ral</em> (CHG) ayant une fonction d&#39;h&ocirc;pital de secteur, et qui peut &eacute;galement &ecirc;tre sp&eacute;cialis&eacute; (h&ocirc;pital psychiatrique, h&ocirc;pital p&eacute;diatrique) </li> <li>la troisi&egrave;me cat&eacute;gorie concerne <em>l&#39;h&ocirc;pital local</em> qui regroupe l&#39;h&ocirc;pital-hospice et l&#39;h&ocirc;pital rural. Il dessert la population de petites villes &eacute;loign&eacute;es des grandes agglom&eacute;rations. Ces h&ocirc;pitaux sont g&eacute;r&eacute;s par une &eacute;quipe de direction et pr&eacute;sid&eacute; par un conseil d&#39;administration ayant lui-m&ecirc;me &agrave; sa t&ecirc;te le Pr&eacute;sident du Conseil G&eacute;n&eacute;ral si l&#39;h&ocirc;pital est d&eacute;partemental, ou le Maire de la ville si l&#39;h&ocirc;pital est municipal. </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table><p>Qu&#39;ils proviennent des personnels m&eacute;dicaux, param&eacute;dicaux, administratifs ou techniques, les besoins documentaires sont permanents et multidisiplinaires : de l&#39;&eacute;conomie de la sant&eacute; aux soins infirmiers en passant par le traitement d&#39;une pathologie, le biblioth&eacute;caire a donc en face de lui des interlocuteurs vari&eacute;s et exigeants. Deux grands groupes d&#39;utilisateurs ont &eacute;t&eacute; d&eacute;gag&eacute;s. </p><h2>1er groupe d&#39;utilisateurs de la documentation hospitali&egrave;re : la population m&eacute;dicale</h2><p>Le corps m&eacute;dical, bien qu&#39;ayant suivi un cursus universitaire de dix &agrave; quinze ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes, n&#39;a pas de formation particuli&egrave;re en ce qui concerne la documentation ou la recherche bibliographique. Les banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es ne vont pas toujours r&eacute;soudre ses probl&egrave;mes. <br />Malgr&eacute; des r&eacute;unions de service r&eacute;guli&egrave;res, les &quot; staffs de bibliographie&quot;, il existe peu d&#39;&eacute;changes d&#39;informations entre membres du corps m&eacute;dical &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. <br />Conscients de cette r&eacute;alit&eacute;, de nombreux praticiens hospitaliers ont r&eacute;agi et ont &eacute;t&eacute; &agrave; l&#39;origine de la cr&eacute;ation de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales hospitali&egrave;res (mis &agrave; part les biblioth&egrave;ques universitaires des Centres Hospitaliers Universitaires) &agrave; partir des ann&eacute;es 1975-1980. C&#39;est un ph&eacute;nom&egrave;ne en pleine expansion &agrave; l&#39;heure actuelle. <br /><em>La biblioth&egrave;que m&eacute;dicale hospitali&egrave;re devient de plus en plus un centre de recherches bibliographiques int&eacute;gr&eacute; : elle permet aux praticiens hospitaliers de se tenir inform&eacute;s. A Argenteuil, comme dans d&#39;autres h&ocirc;pitaux, l&#39;exploitation des ressources documentaires passent par exemple par des cours de bibliographie m&eacute;dicale donn&eacute;s aux internes. </em></p><p>On distingue donc , dans le premier groupe, 4 types d&#39;utilisateurs potentiels : </p><ul> <li><em>L&#39;interne ou l&#39;&eacute;tudiant en m&eacute;decine ou en pharmacie</em>, qui, au cours de ses &eacute;tudes, utilise essentiellement les ressources propos&eacute;es par la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale de son h&ocirc;pital, (quand celle-ci existe), pour r&eacute;diger sa th&egrave;se. Parall&egrave;lement, il s&#39;abonne personnellement &agrave; un ou deux titres de revues, ou &agrave; une sp&eacute;cialit&eacute; de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-Chirurgicale (EMC). Il est de plus en plus attir&eacute; par l&#39;informatique ; l&#39;utilisation des banques de donn&eacute;es et de CDROM m&eacute;dicaux (PASCAL, Medline) pour ses recherches est d&#39;un grand int&eacute;r&ecirc;t pour lui. Une initiation &agrave; ces outils documentaires performants est souvent n&eacute;cessaire. <br /> A Paris, la Biblioth&egrave;que de l&#39;Internat (ADDM, Association pour le D&eacute;veloppement de la Documentation M&eacute;dicale) et la Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de M&eacute;decine (BIUM) sont des outils pr&eacute;cieux pour approfondir ses connaissances. Il peut ainsi acc&eacute;der &agrave; la litt&eacute;rature primaire relative &agrave; son domaine d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. <p> &nbsp; </p> </li> <li><em>Le professeur et le m&eacute;decin-chef de service</em>, dans un Centre Hospitalier Universitaire ou un Centre Hospitalier G&eacute;n&eacute;ral. Il a recours &agrave; des monographies, des comptes rendus de congr&egrave;s, des recueils de revues g&eacute;n&eacute;rales telles qu&#39;en offre le chapitre &quot;Bibliography of Medical Reviews&quot; de l&#39;Index Medicus ou les revues de synth&egrave;se. Il d&eacute;pouille les bibliographies analytiques dans sa sp&eacute;cialit&eacute; (type Bulletin signal&eacute;tique du CNRS) ou des sommaires des revues (Current contents, Medexpress ou Medactua). <p> &nbsp; </p> </li> <li><em>Le chercheur</em> : il fait une recherche bibliographique r&eacute;trospective sur un sujet pointu &agrave; l&#39;aide de l&#39;Index Medicus, qui est la bibliographie de base en m&eacute;decine, des Bulletins signal&eacute;tiques du CNRS, des &quot;Chemical Abstracts&quot;. Les banques de donn&eacute;es (Medline et PASCAL) lui sont tr&egrave;s utiles pour affiner et approfondir ses recherches. Il utilise les m&ecirc;mes outils que le professeur ou le m&eacute;decin-chef de service. <br /> La Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de M&eacute;decine de Paris a re&ccedil;u la charge d&#39;un CADIST (Centre d&#39;Acquisition et de Diffusion de l&#39;Information Scientifique et Technique) pour la m&eacute;decine et la Biblioth&egrave;que Universitaire de Lyon I, section sant&eacute;, pour la pharmacie ; elles sont devenues des p&ocirc;les tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;s pour la recherche. <br /> Environ 80 % de l&#39;information qui est n&eacute;cessaire au chercheur lui est apport&eacute;e par les p&eacute;riodiques anglo-saxons. Il peut ainsi se tenir au courant des nouvelles techniques et des derniers r&eacute;sultats parus dans son domaine. Ayant int&eacute;gr&eacute; la micro-informatique, de nombreux produits de gestion documentaire ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s par et pour le chercheur : un des derniers, test&eacute; par l&#39;INSERM, est &quot;BIBLIOMAC&quot; sur MACINTOSH ; g&eacute;rer, classer, indexer sa documentation personnelle et professionnelle est d&eacute;sormais possible. <p> &nbsp; </p> </li> <li><em>Le m&eacute;decin-praticien hospitalier</em> : pour sa formation permanente &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, il a recours aux Encyclop&eacute;dies (EMC), aux p&eacute;riodiques de m&eacute;decine interne, aux revues de sp&eacute;cialit&eacute;s, aux &quot;clinics&quot; qui font le point sur un sujet sp&eacute;cifique (il existe un &quot;clinics&quot; par sp&eacute;cialit&eacute; : dermatologie, gastroent&eacute;rologie, m&eacute;decine interne...). Il a recours &eacute;galement aux banques de donn&eacute;es. Il attend des r&eacute;ponses rapides et pr&eacute;cises pour affiner un diagnostic, conna&icirc;tre les nouvelles th&eacute;rapeutiques pour une pathologie. Il peut &eacute;galement d&eacute;cider d&#39;entreprendre un travail de r&eacute;flexion ou de recherche dans le cadre de sa participation &agrave; une enqu&ecirc;te &eacute;pid&eacute;miologique : le CREDES (Centre de Recherche d&#39;Etude et de Documentation en Economie de la Sant&eacute;) et la banque de donn&eacute;es RHESUS peuvent r&eacute;pondre &agrave; ses questions. <br /> Il compte beaucoup sur les relations professionnelles, les rencontres, les colloques, la formation m&eacute;dicale continue pour s&#39;informer. <p> &nbsp; </p> </li> <li><em>le m&eacute;decin-praticien lib&eacute;ral</em> : de plus en plus, l&#39;h&ocirc;pital montre une volont&eacute; d&#39;ouverture sur &quot;la m&eacute;decine de ville&quot;. Cette ouverture passe par l&#39;acc&egrave;s aux ressources documentaires de l&#39;h&ocirc;pital. Ses besoins en la mati&egrave;re sont ponctuels, &eacute;pisodiques. Il re&ccedil;oit g&eacute;n&eacute;ralement un certain nombre de revues &agrave; son cabinet. L&#39;h&ocirc;pital peut cependant lui &ecirc;tre utile pour sa documentation g&eacute;n&eacute;rale ou pour r&eacute;soudre un cas sp&eacute;cifique qui lui est pos&eacute; en mettant &agrave; sa disposition des outils qui sont trop on&eacute;reux pour lui. La biblioth&egrave;que m&eacute;dicale peut aussi &ecirc;tre un lieu de rencontre avec ses coll&egrave;gues hospitaliers. </li></ul><p>Nous l&#39;avons vu, les m&eacute;decins sont donc preneurs d&#39;informations documentaires : la connaissance scientifique est un des moteurs de la m&eacute;decine, et une bonne appr&eacute;hension et un savoir int&eacute;gr&eacute; rejaillissent forc&eacute;ment sur les malades soign&eacute;s &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. Il ne faut pas oublier que la m&eacute;decine du XXI&egrave; si&egrave;cle sera une m&eacute;decine de l&#39;information, d&eacute;cloisonant les sp&eacute;cialit&eacute;s, et s&#39;effor&ccedil;ant de partager plus largement le savoir scientifique. </p><h2>Les m&eacute;d&eacute;cins et l&#39;&eacute;crit scientifique</h2><p>A la fin de leur cursus, les &eacute;tudiants r&eacute;digent un m&eacute;moire d&#39;&eacute;tudes sp&eacute;cialis&eacute;es ou une th&egrave;se. Puis, au cours de leur carri&egrave;re, les m&eacute;decins, et plus particuli&egrave;rement les praticiens hospitaliers, sont amen&eacute;s &agrave; faire part de leurs conclusions sur un cas qui leur est soumis &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, sur un sujet qu&#39;ils &eacute;tudient plus particuli&egrave;rement dans leur service. Il est fr&eacute;quent que plusieurs m&eacute;decins de services diff&eacute;rents, voire de plusieurs centres hospitaliers, r&eacute;digent un article en commun. Publier dans une revue sp&eacute;cialis&eacute;e d&#39;un certain renom rejaillit automatiquement sur son auteur ou l&#39;&eacute;quipe qui l&#39;entoure. Si l&#39;article est publi&eacute; dans une revue index&eacute;e par une banque de donn&eacute;es, cet article n&#39;en aura que plus d&#39;importance et sa diffusion n&#39;en sera que plus grande : l&#39;indexation et la citation dans une banque de donn&eacute;es (am&eacute;ricaine type Medline ou fran&ccedil;aise PASCAL) constituent la reconnaissance d&#39;un travail, d&#39;une &eacute;tude. Cela peut ainsi faire r&eacute;f&eacute;rence sur un sujet donn&eacute;. La qualit&eacute; et l&#39;importance des publications est primordiale dans le curriculum vitae du m&eacute;decin, et donc dans la progression de sa carri&egrave;re. </p><p><em><strong>En conclusion</strong>, la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou le centre de documentation de l&#39; h&ocirc;pital sont donc une ressource pr&eacute;cieuse pour les m&eacute;decins : recherche d&#39;articles ou de tir&eacute;s &agrave; part, de r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, aide &agrave; la r&eacute;daction scientifique, &agrave; la r&eacute;daction d&#39;&quot;abstracts&quot;, &agrave; la r&eacute;alisation de posters ou de diapositives en vue d&#39;une pr&eacute;sentation &agrave; un congr&egrave;s par exemple. Dans ce domaine, la Biblioth&egrave;que M&eacute;dicale de l&#39;H&ocirc;pital d<br />#39;Argenteuil poss&egrave;de un service de PAO (Pr&eacute;sentation Assist&eacute;e sur Ordinateur) : le mat&eacute;riel est mis &agrave; la disposition du corps m&eacute;dical ; les documentalistes ont un r&ocirc;le de conseil quant &agrave; son utilisation. Cette exp&eacute;rience, originale pour un service de documentation, est un prolongement de l&#39;aide &agrave; la communication scientifique.</em> </p><h2>2&egrave;me groupe : les autres types d&#39;utilisateurs</h2><p>Devant la croissance exponentielle de l&#39;information sous toutes ses formes, les h&ocirc;pitaux publics r&eacute;agissent de diverses mani&egrave;res. L&#39;Assistance Publique de Paris (AP-HP) a d&eacute;velopp&eacute; des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s dans des domaines bien s&eacute;ri&eacute;s : la formation professionnelle continue, le domaine param&eacute;dical, la Biblioth&egrave;que de l&#39;Internat (ADDM). D&#39;autres h&ocirc;pitaux, en dehors de l&#39;AP-HP, ont coupl&eacute; biblioth&egrave;que m&eacute;dicale et formation continue. La r&egrave;gle commune est rest&eacute;e tr&egrave;s longtemps le d&eacute;veloppement de petites unit&eacute;s documentaires dans les services de soins, de mini-biblioth&egrave;ques dans les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res, et enfin de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales centralis&eacute;es. La documentation s&#39;est d&eacute;velopp&eacute;e de mani&egrave;re empirique, chaque service a g&eacute;r&eacute; de fa&ccedil;on plus ou moins organis&eacute;e sa propre documentation. <br /><em>Actuellement, la tendance va vers une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e permettant une diffusion plus large &agrave; tous les niveaux de l&#39;information.</em> </p><p><strong>Dans l&#39;Equipe de direction et les services administratifs</strong>, ce r&ocirc;le est encore d&eacute;volu aux secr&eacute;taires qui r&eacute;ceptionnent, d&eacute;pouillent, classent les Journaux Officiels, les Bulletins Officiels de la Sant&eacute; Publique, et toutes les revues traitant de la gestion hospitali&egrave;re (Techniques hospitali&egrave;res, Gestions hospitali&egrave;res, Technologies et sant&eacute;, la Revue du Tr&eacute;sor). Les recherches documentaires sont faites le plus souvent en fonction des demandes de l&#39;&eacute;quipe de direction en ayant recours &agrave; la t&eacute;l&eacute;matique (banques de donn&eacute;es juridiques &quot;JOEL&quot;, &quot;LEXIS&quot;, ou &quot;JURISANTE&quot; d&eacute;velopp&eacute;e par le Centre National de l&#39;Equipement Hospitalier) ; les abonnements papier ou sur microfiches correspondants repr&eacute;sentent la meilleure fa&ccedil;on de s&#39;informer. Des revues de presse th&eacute;matiques sont le plus souvent produites par les Centres de Documentation administratifs pour diffuser l&#39;information. </p><p><strong>Les Ecoles param&eacute;dicales</strong> : beaucoup d&#39;h&ocirc;pitaux ont ouvert leur propre &eacute;cole d&#39;infimi&egrave;res, d&#39;infirmi&egrave;res sp&eacute;cialis&eacute;es. Une biblioth&egrave;que y est en g&eacute;n&eacute;ral int&eacute;gr&eacute;e, un travail personnel important &eacute;tant demand&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves qui n&eacute;cessite certaines ressources documentaires sp&eacute;cifiques : &quot;l&#39;Encyclop&eacute;die de l&#39;Infirmi&egrave;re&quot;, des abonnements &agrave; &quot;La Revue de l&#39;Infimi&egrave;re&quot; , &agrave; &quot;Soins&quot;, &agrave; &quot;l&#39;Aide-soignante&quot; etc.... L&#39;indexation des documents se fait gr&acirc;ce &agrave; plusieurs syst&egrave;mes : le &quot;CANDO&quot; de J. CHEVALLIER, la Classification du Centre International de l&#39;Enfance, ou celle de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;. Ces structures sont bien g&eacute;r&eacute;es et r&eacute;pondent g&eacute;n&eacute;ralement aux normes biblioth&eacute;conomiques en vigueur. </p><p><strong>Les personnels soignants</strong>, avec &agrave; leur t&ecirc;te les Infirmi&egrave;res G&eacute;n&eacute;rales, b&eacute;n&eacute;ficient de peu de moyens de s&#39;autoformer. Quelques abonnements sont achet&eacute;s en commun par et pour le service de soins infirmiers. Le cadre infirmier responsable du service (en l&#39;occurrence la Surveillante) a un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable &agrave; jouer en mati&egrave;re de documentation et d&#39;autoformation. Elle peut &eacute;galement &ecirc;tre amen&eacute;e &agrave; assurer la formation des cadres de sa profession, apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de pratique hospitali&egrave;re. Des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (le Centre de Documentation P&eacute;dagogique de l&#39;Assistance Publique par exemple), l&#39;acc&egrave;s, gr&acirc;ce &agrave; une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e ou &agrave; une autre structure ext&eacute;rieure, &agrave; des banques de donn&eacute;es (&quot;Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature&quot;) r&eacute;pondent &agrave; des questions aussi vari&eacute;es que : la th&eacute;rapeutique, l&#39;&eacute;thique, l&#39;&eacute;pid&eacute;miologie, le SIDA, l&#39;hygi&egrave;ne, la qualit&eacute; des soins, la douleur ou les infections nosocomiales. <br />A Argenteuil, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO), &agrave; l&#39;aide de didacticiels, peut &ecirc;tre offert pour une remise &agrave; niveau des connaissances (en techniques chirurgicales par exemple) aux personnels soignants. </p><p><strong>Le Service Social</strong> et le <strong>personnel hospitalier de l&#39;h&ocirc;pital</strong> en g&eacute;n&eacute;ral ont une demande en ce qui concerne les textes de lois, les d&eacute;crets, arr&ecirc;t&eacute;s minist&eacute;riels, et bien s&ucirc;r les actualit&eacute;s sociales ainsi que des outils permettant la formation professionnelle continue de tous les agents. C&#39;est le r&ocirc;le normalement d&eacute;volu &agrave; une biblioth&egrave;que administrative. </p><p><strong>Les Services Informatiques et Techniques</strong> pr&eacute;sentent &eacute;galement des besoins sp&eacute;cifiques en documentation sp&eacute;cialis&eacute;e, ainsi qu&#39;une profession nouvellement apparue &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : les ing&eacute;nieurs bio-m&eacute;dicaux. Le d&eacute;veloppement de plateaux techniques de pointe, la mise en r&eacute;seaux informatiques de tous les services de soins d&#39;un m&ecirc;me h&ocirc;pital sont des donn&eacute;es qui modifient profond&eacute;ment la gestion de l&#39;h&ocirc;pital en cette fin de si&egrave;cle . Les informations sont en g&eacute;n&eacute;ral trait&eacute;es par la macro-informatique (syst&egrave;mes IBM, Bull...) : la gestion du personnel et des horaires, la gestion administrative des malades, la facturation, les services &eacute;conomiques. La micro-informatique, pour sa part, g&egrave;re le dossier m&eacute;dical du patient, en passant par la feuille de soins informatis&eacute;e . </p><p>Des <strong>D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale</strong> (DIM), souvent coupl&eacute;s avec le centre de documentation, ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s pour conna&icirc;tre et &eacute;valuer l&#39;activit&eacute; m&eacute;dicale. </p><p>Une connexion du centre de documentation aux services m&eacute;dicaux, administratifs ou techniques peut &ecirc;tre envisag&eacute;e : le fonds documentaire serait donc interrogeable gr&acirc;ce &agrave; un serveur. C&#39;est le cas notamment de l&#39;H&ocirc;pital Saint-Louis &agrave; Paris, o&ugrave; les services m&eacute;dicaux interrogent &agrave; partir de leur minitel, la Biblioth&egrave;que Henri Feulard sp&eacute;cialis&eacute;e en dermatologie. Au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, cette connexion fait l&#39;objet d&#39;une r&eacute;flexion. </p><h2>En conclusion</h2><p>L&#39;h&ocirc;pital a essay&eacute;, qu&#39;elle qu&#39;en soit l&#39;&eacute;poque, et aujourd&#39;hui plus encore de trouver des r&eacute;ponses face &agrave; l&#39;angoisse de l&#39;homme devant la souffrance et la mort. A l&#39;heure actuelle, la majorit&eacute; de la population na&icirc;t et meurt &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : cette donn&eacute;e sociologique doit &ecirc;tre prise en compte car elle soutient la qualit&eacute; et l&#39;offre de soins, le co&ucirc;t de la Sant&eacute; publique et l&#39;&eacute;tat de la recherche scientifique et m&eacute;dicale. <br />En milieu hospitalier, les besoins d&#39;information sont donc multiples : ponctuels pour certains, permanents pour d&#39;autres. Dans la plupart des cas, ce sont aussi des besoins de rapidit&eacute;, de pr&eacute;cision, d&#39;exhaustivit&eacute; et d&#39;actualit&eacute;. </p><p><strong>Depuis les trente derni&egrave;res ann&eacute;es</strong>, la fonction de documentaliste a beaucoup &eacute;volu&eacute;. La gestion des documents est devenu primordiale dans un monde o&ugrave; l&#39;information est pr&eacute;pond&eacute;rante, et pour cela, les h&ocirc;pitaux n&#39;y &eacute;chappent pas ; la fonction de documentaliste a donc pris tout son sens, son caract&egrave;re utile, voire indispensable, n&#39;est plus &agrave; d&eacute;montrer &agrave; l&#39;heure actuelle. <br />De plus en plus sp&eacute;cialis&eacute; et sp&eacute;cifique, ce m&eacute;tier n&eacute;cessite pourtant un niveau d&#39;&eacute;tudes sup&eacute;rieures devant s&#39;exercer dans le cadre d&#39; un poste de cat&eacute;gorie A de la Fonction Publique. </p><p>Comme le sch&eacute;ma ci-contre le d&eacute;montre, le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire documentaliste hospitalier est primordial dans la d&eacute;livrance d&#39;informations sp&eacute;cialis&eacute;es. Ce r&ocirc;le est appel&eacute; &agrave; se d&eacute;velopper. La demande est tr&egrave;s forte dans toutes sortes de domaines et montre ainsi la richesse, la diversit&eacute; et les diff&eacute;rentes interactions possibles de la documentation hospitali&egrave;re. <br />Certains h&ocirc;pitaux l&#39;ont compris et font appel &agrave; des professionnels, sp&eacute;cialistes de l&#39;information, biblioth&eacute;caires documentalistes hospitaliers. </p><p>Une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e, ou un centre de documentation pluridisciplinaire, r&eacute;pondant aux besoins des diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&#39;utilisateurs, d&eacute;veloppant des techniques documentaires de pointe, joue un r&ocirc;le essentiel dans la d&eacute;livrance de l&#39;information &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. La tendance actuelle va vers le d&eacute;veloppement de telles structures. </p><h2>Bibliographie</h2><p>1. ACCART J.P. <em>La mise en place d&#39;un centre de documentation pluridisciplinaire et informatis&eacute; au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil</em>. Techniques hospitali&egrave;res, 1992, n&deg; 556, pp. 48-51. <br />2. ALPTUNA F. <em>Des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en bonne sant&eacute; : l&#39;exemple am&eacute;ricain</em>. Bulletin des Biblioth&egrave;ques de France, 1990, t. 35, n&deg; 4, pp. 306-311. <br />3. ARCHIMBAUD J. <em>Bibliographie et recherche documentaire en m&eacute;decine et en pharmacie</em>. Rueil-Malmaison : Laboratoires Sandoz, 1970. <br />4. ARCHIMBAUD J. <em>Introduction &agrave; la bibliographie dans les sciences biom&eacute;dicales</em>. Rueil-Malmaison : Laboratoires Sandoz, 1973. <br />5. BELBENOIT-AVICH P.M. <em>La Documentation m&eacute;dicale en France</em>. Newsletter to european health librarians, 1992, n&deg; 19, pp. 10-11. <br />6. BLONDEL F. <em>Une Gestion des ressources documentaires innovantes</em>. Gestions hospitali&egrave;res, 1991, n&deg; 311, pp. 914-917. <br />7. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />8. MATHIEU-CAPDEROU C. <em>La Documentation hospitali&egrave;re : &eacute;tat de la situation actuelle et proposition pour une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re int&eacute;gr&eacute;e</em> : m&eacute;moire. Paris : Institut National des Techniques de la Documentation, 1982. <br />9. PARRET T.T. <em>La Documentation m&eacute;dicale &agrave; Paris</em> : m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Lyon : Ecole Nationale Sup&eacute;rieure des Biblioth&egrave;ques, 1982. <br />10. <em>L&#39;information biom&eacute;dicale pour tous : un objectif commun</em>. Acte de la 2&egrave;me Conf&eacute;rence Europ&eacute;enne des Biblioth&egrave;ques M&eacute;dicales, 2-6 nov. 1988, Bologne, Italie. Munich : K.G. SAUR, 1989. <br />11. <em>La Science et l&#39;&eacute;crit : la machine folle</em>. Le Nouvel Observateur, 1991, 17-23 octobre, pp. 49. <br />12. <em>Les Nouvelles sources d&#39;information</em>. Le Monde Dossiers et Documents, 1991, dec., n&deg; 194. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p> <p><p><strong>Bulletin des biblioth&egrave;ques de France, 1992, t. 37, n&deg; 6, pp. 46-50.</strong> </p><h2>R&eacute;sum&eacute;</h2><p>En cette fin de XX&egrave;me si&egrave;cle, la documentation hospitali&egrave;re est, comme l&#39;h&ocirc;pital, en pleine mutation. Multidisciplinaire (m&eacute;dicale, mais aussi param&eacute;dicale, administrative, financi&egrave;re, juridique, technique), elle est le plus souvent d&eacute;centralis&eacute;e, a recours en grande partie aux nouvelles technologies et r&eacute;pond aux besoins d&#39;utilisateurs aussi diversifi&eacute;s qu&#39;exigeants : m&eacute;decins, param&eacute;dicaux, administratifs. Actuellement, une tendance se manifeste vers une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e facilitant la d&eacute;livrance d&#39;informations sp&eacute;cialis&eacute;es. </p><h2>Abstract</h2><p>At the end of the XXth century, documentation within public hospitals is fully developing. It is becoming more and more multidisciplinary in the fields of law, administration, nursing, medicine, sciences and technics. The documentation is more often not centralized, it is a wide user of the new technologies and is acting in accordance with the demands of varied and exacting customers like doctors, nurses or administrative agents. At the present time, an increasing tendancy towards a centralized hospital library, delivering technical and specialised documentation, is noticeable. </p><p>L&#39;emploi de termes tels que &quot;biblioth&egrave;que&quot; et &quot;h&ocirc;pital&quot; fait imm&eacute;diatement songer aux biblioth&egrave;ques pour les malades telles que l&#39;Assistance Publique des H&ocirc;pitaux de Paris a d&eacute;velopp&eacute;. De nombreux articles ont &eacute;t&eacute; &eacute;crits sur ce sujet et nous n&#39;y reviendrons pas. Nous aborderons un domaine moins connu, la documentation hospitali&egrave;re, afin d&#39; approfondir les diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&#39; utilisateurs des biblioth&egrave;ques et centres de documentation au sein des h&ocirc;pitaux : leur diversit&eacute;, la pluralit&eacute; des disciplines et des domaines abord&eacute;s, et les moyens mis en oeuvre pour r&eacute;pondre aux besoins exprim&eacute;s. </p><h2>Photographie de l&#39;h&ocirc;pital en 1992</h2><p>L&#39;h&ocirc;pital, en 1992, offre une image en pleine mutation : les plateaux techniques des h&ocirc;pitaux deviennent de plus en plus performants et les &eacute;quipes m&eacute;dicales et soignantes sont de mieux en mieux form&eacute;es. La gestion de l&#39;h&ocirc;pital est dor&eacute;navant confi&eacute;e &agrave; des cadres de direction, qui ont suivi une formation sp&eacute;cifique &agrave; l&#39;Ecole Nationale de la Sant&eacute; Publique (ENSP) de Rennes : les attach&eacute;s de direction, aux finances (budget, investissements), au personnel, aux services &eacute;conomiques (&quot;intendance&quot; de l&#39;h&ocirc;pital) par exemple. Plus rien n&#39;est laiss&eacute; au hasard : l&#39;h&ocirc;pital, de nos jours, se g&egrave;re comme une v&eacute;ritable entreprise. Etudes de march&eacute;, planification &agrave; long terme, informatisation des services sont devenus des outils courants. </p><p>C&#39;est sous cet &eacute;clairage nouveau qu&#39;il faut consid&eacute;rer l&#39;h&ocirc;pital : non pas comme un monde clos, mais un lieu composite, diversifi&eacute; et riche, &agrave; l&#39;image de notre soci&eacute;t&eacute;, s&#39;ouvrant de plus en plus sur l&#39;ext&eacute;rieur ; le biblioth&eacute;caire documentaliste hospitalier se doit de l&#39;appr&eacute;hender de mani&egrave;re appropri&eacute;e, et de comprendre cette r&eacute;alit&eacute; particuli&egrave;re. <br />Les acteurs de l&#39;h&ocirc;pital des ann&eacute;es 1990 sont vari&eacute;s, exigeants : il y a, en effet, toujours une urgence &agrave; soigner, tout en raccourcissant la dur&eacute;e de s&eacute;jour des malades, et en r&eacute;duisant les co&ucirc;ts de fonctionnement. </p><p>Cette urgence se traduit souvent dans le domaine de la documentation : avec l&#39;arriv&eacute;e des nouvelles technologies, la diffusion de l&#39;information en temps r&eacute;el, la constitution de r&eacute;seaux locaux, de catalogues collectifs, le biblioth&eacute;caire documentaliste est &agrave; m&ecirc;me de r&eacute;pondre efficacement &agrave; tout type de demandes. <br /><em>La Biblioth&egrave;que m&eacute;dicale est devenue partie int&eacute;grante de la vie hospitali&egrave;re.</em> </p><br /><table > <tbody> <tr> <td> <h2>L&#39;organisation des h&ocirc;pitaux en bref</h2> <p> Les h&ocirc;pitaux publics se divisent en 3 cat&eacute;gories d&#39;&eacute;tablissements : </p> <ul> <li>la premi&egrave;re cat&eacute;gorie concerne <em>le centre hospitalier r&eacute;gional</em> (CHR) et <em>le centre hospitalier universitaire</em> (CHU) qui assurent des activit&eacute;s de soins, d&#39;enseignement et de recherche dans des domaines tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;s. </li> <li>la deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie concerne <em>le centre hospitalier g&eacute;n&eacute;ral</em> (CHG) ayant une fonction d&#39;h&ocirc;pital de secteur, et qui peut &eacute;galement &ecirc;tre sp&eacute;cialis&eacute; (h&ocirc;pital psychiatrique, h&ocirc;pital p&eacute;diatrique) </li> <li>la troisi&egrave;me cat&eacute;gorie concerne <em>l&#39;h&ocirc;pital local</em> qui regroupe l&#39;h&ocirc;pital-hospice et l&#39;h&ocirc;pital rural. Il dessert la population de petites villes &eacute;loign&eacute;es des grandes agglom&eacute;rations. Ces h&ocirc;pitaux sont g&eacute;r&eacute;s par une &eacute;quipe de direction et pr&eacute;sid&eacute; par un conseil d&#39;administration ayant lui-m&ecirc;me &agrave; sa t&ecirc;te le Pr&eacute;sident du Conseil G&eacute;n&eacute;ral si l&#39;h&ocirc;pital est d&eacute;partemental, ou le Maire de la ville si l&#39;h&ocirc;pital est municipal. </li> </ul> </td> </tr> </tbody></table><p>Qu&#39;ils proviennent des personnels m&eacute;dicaux, param&eacute;dicaux, administratifs ou techniques, les besoins documentaires sont permanents et multidisiplinaires : de l&#39;&eacute;conomie de la sant&eacute; aux soins infirmiers en passant par le traitement d&#39;une pathologie, le biblioth&eacute;caire a donc en face de lui des interlocuteurs vari&eacute;s et exigeants. Deux grands groupes d&#39;utilisateurs ont &eacute;t&eacute; d&eacute;gag&eacute;s. </p><h2>1er groupe d&#39;utilisateurs de la documentation hospitali&egrave;re : la population m&eacute;dicale</h2><p>Le corps m&eacute;dical, bien qu&#39;ayant suivi un cursus universitaire de dix &agrave; quinze ann&eacute;es d&#39;&eacute;tudes, n&#39;a pas de formation particuli&egrave;re en ce qui concerne la documentation ou la recherche bibliographique. Les banques de donn&eacute;es sp&eacute;cialis&eacute;es ne vont pas toujours r&eacute;soudre ses probl&egrave;mes. <br />Malgr&eacute; des r&eacute;unions de service r&eacute;guli&egrave;res, les &quot; staffs de bibliographie&quot;, il existe peu d&#39;&eacute;changes d&#39;informations entre membres du corps m&eacute;dical &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. <br />Conscients de cette r&eacute;alit&eacute;, de nombreux praticiens hospitaliers ont r&eacute;agi et ont &eacute;t&eacute; &agrave; l&#39;origine de la cr&eacute;ation de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales hospitali&egrave;res (mis &agrave; part les biblioth&egrave;ques universitaires des Centres Hospitaliers Universitaires) &agrave; partir des ann&eacute;es 1975-1980. C&#39;est un ph&eacute;nom&egrave;ne en pleine expansion &agrave; l&#39;heure actuelle. <br /><em>La biblioth&egrave;que m&eacute;dicale hospitali&egrave;re devient de plus en plus un centre de recherches bibliographiques int&eacute;gr&eacute; : elle permet aux praticiens hospitaliers de se tenir inform&eacute;s. A Argenteuil, comme dans d&#39;autres h&ocirc;pitaux, l&#39;exploitation des ressources documentaires passent par exemple par des cours de bibliographie m&eacute;dicale donn&eacute;s aux internes. </em></p><p>On distingue donc , dans le premier groupe, 4 types d&#39;utilisateurs potentiels : </p><ul> <li><em>L&#39;interne ou l&#39;&eacute;tudiant en m&eacute;decine ou en pharmacie</em>, qui, au cours de ses &eacute;tudes, utilise essentiellement les ressources propos&eacute;es par la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale de son h&ocirc;pital, (quand celle-ci existe), pour r&eacute;diger sa th&egrave;se. Parall&egrave;lement, il s&#39;abonne personnellement &agrave; un ou deux titres de revues, ou &agrave; une sp&eacute;cialit&eacute; de l&#39;Encyclop&eacute;die M&eacute;dico-Chirurgicale (EMC). Il est de plus en plus attir&eacute; par l&#39;informatique ; l&#39;utilisation des banques de donn&eacute;es et de CDROM m&eacute;dicaux (PASCAL, Medline) pour ses recherches est d&#39;un grand int&eacute;r&ecirc;t pour lui. Une initiation &agrave; ces outils documentaires performants est souvent n&eacute;cessaire. <br /> A Paris, la Biblioth&egrave;que de l&#39;Internat (ADDM, Association pour le D&eacute;veloppement de la Documentation M&eacute;dicale) et la Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de M&eacute;decine (BIUM) sont des outils pr&eacute;cieux pour approfondir ses connaissances. Il peut ainsi acc&eacute;der &agrave; la litt&eacute;rature primaire relative &agrave; son domaine d&#39;int&eacute;r&ecirc;t. <p> &nbsp; </p> </li> <li><em>Le professeur et le m&eacute;decin-chef de service</em>, dans un Centre Hospitalier Universitaire ou un Centre Hospitalier G&eacute;n&eacute;ral. Il a recours &agrave; des monographies, des comptes rendus de congr&egrave;s, des recueils de revues g&eacute;n&eacute;rales telles qu&#39;en offre le chapitre &quot;Bibliography of Medical Reviews&quot; de l&#39;Index Medicus ou les revues de synth&egrave;se. Il d&eacute;pouille les bibliographies analytiques dans sa sp&eacute;cialit&eacute; (type Bulletin signal&eacute;tique du CNRS) ou des sommaires des revues (Current contents, Medexpress ou Medactua). <p> &nbsp; </p> </li> <li><em>Le chercheur</em> : il fait une recherche bibliographique r&eacute;trospective sur un sujet pointu &agrave; l&#39;aide de l&#39;Index Medicus, qui est la bibliographie de base en m&eacute;decine, des Bulletins signal&eacute;tiques du CNRS, des &quot;Chemical Abstracts&quot;. Les banques de donn&eacute;es (Medline et PASCAL) lui sont tr&egrave;s utiles pour affiner et approfondir ses recherches. Il utilise les m&ecirc;mes outils que le professeur ou le m&eacute;decin-chef de service. <br /> La Biblioth&egrave;que Interuniversitaire de M&eacute;decine de Paris a re&ccedil;u la charge d&#39;un CADIST (Centre d&#39;Acquisition et de Diffusion de l&#39;Information Scientifique et Technique) pour la m&eacute;decine et la Biblioth&egrave;que Universitaire de Lyon I, section sant&eacute;, pour la pharmacie ; elles sont devenues des p&ocirc;les tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;s pour la recherche. <br /> Environ 80 % de l&#39;information qui est n&eacute;cessaire au chercheur lui est apport&eacute;e par les p&eacute;riodiques anglo-saxons. Il peut ainsi se tenir au courant des nouvelles techniques et des derniers r&eacute;sultats parus dans son domaine. Ayant int&eacute;gr&eacute; la micro-informatique, de nombreux produits de gestion documentaire ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s par et pour le chercheur : un des derniers, test&eacute; par l&#39;INSERM, est &quot;BIBLIOMAC&quot; sur MACINTOSH ; g&eacute;rer, classer, indexer sa documentation personnelle et professionnelle est d&eacute;sormais possible. <p> &nbsp; </p> </li> <li><em>Le m&eacute;decin-praticien hospitalier</em> : pour sa formation permanente &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, il a recours aux Encyclop&eacute;dies (EMC), aux p&eacute;riodiques de m&eacute;decine interne, aux revues de sp&eacute;cialit&eacute;s, aux &quot;clinics&quot; qui font le point sur un sujet sp&eacute;cifique (il existe un &quot;clinics&quot; par sp&eacute;cialit&eacute; : dermatologie, gastroent&eacute;rologie, m&eacute;decine interne...). Il a recours &eacute;galement aux banques de donn&eacute;es. Il attend des r&eacute;ponses rapides et pr&eacute;cises pour affiner un diagnostic, conna&icirc;tre les nouvelles th&eacute;rapeutiques pour une pathologie. Il peut &eacute;galement d&eacute;cider d&#39;entreprendre un travail de r&eacute;flexion ou de recherche dans le cadre de sa participation &agrave; une enqu&ecirc;te &eacute;pid&eacute;miologique : le CREDES (Centre de Recherche d&#39;Etude et de Documentation en Economie de la Sant&eacute;) et la banque de donn&eacute;es RHESUS peuvent r&eacute;pondre &agrave; ses questions. <br /> Il compte beaucoup sur les relations professionnelles, les rencontres, les colloques, la formation m&eacute;dicale continue pour s&#39;informer. <p> &nbsp; </p> </li> <li><em>le m&eacute;decin-praticien lib&eacute;ral</em> : de plus en plus, l&#39;h&ocirc;pital montre une volont&eacute; d&#39;ouverture sur &quot;la m&eacute;decine de ville&quot;. Cette ouverture passe par l&#39;acc&egrave;s aux ressources documentaires de l&#39;h&ocirc;pital. Ses besoins en la mati&egrave;re sont ponctuels, &eacute;pisodiques. Il re&ccedil;oit g&eacute;n&eacute;ralement un certain nombre de revues &agrave; son cabinet. L&#39;h&ocirc;pital peut cependant lui &ecirc;tre utile pour sa documentation g&eacute;n&eacute;rale ou pour r&eacute;soudre un cas sp&eacute;cifique qui lui est pos&eacute; en mettant &agrave; sa disposition des outils qui sont trop on&eacute;reux pour lui. La biblioth&egrave;que m&eacute;dicale peut aussi &ecirc;tre un lieu de rencontre avec ses coll&egrave;gues hospitaliers. </li></ul><p>Nous l&#39;avons vu, les m&eacute;decins sont donc preneurs d&#39;informations documentaires : la connaissance scientifique est un des moteurs de la m&eacute;decine, et une bonne appr&eacute;hension et un savoir int&eacute;gr&eacute; rejaillissent forc&eacute;ment sur les malades soign&eacute;s &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. Il ne faut pas oublier que la m&eacute;decine du XXI&egrave; si&egrave;cle sera une m&eacute;decine de l&#39;information, d&eacute;cloisonant les sp&eacute;cialit&eacute;s, et s&#39;effor&ccedil;ant de partager plus largement le savoir scientifique. </p><h2>Les m&eacute;d&eacute;cins et l&#39;&eacute;crit scientifique</h2><p>A la fin de leur cursus, les &eacute;tudiants r&eacute;digent un m&eacute;moire d&#39;&eacute;tudes sp&eacute;cialis&eacute;es ou une th&egrave;se. Puis, au cours de leur carri&egrave;re, les m&eacute;decins, et plus particuli&egrave;rement les praticiens hospitaliers, sont amen&eacute;s &agrave; faire part de leurs conclusions sur un cas qui leur est soumis &agrave; l&#39;h&ocirc;pital, sur un sujet qu&#39;ils &eacute;tudient plus particuli&egrave;rement dans leur service. Il est fr&eacute;quent que plusieurs m&eacute;decins de services diff&eacute;rents, voire de plusieurs centres hospitaliers, r&eacute;digent un article en commun. Publier dans une revue sp&eacute;cialis&eacute;e d&#39;un certain renom rejaillit automatiquement sur son auteur ou l&#39;&eacute;quipe qui l&#39;entoure. Si l&#39;article est publi&eacute; dans une revue index&eacute;e par une banque de donn&eacute;es, cet article n&#39;en aura que plus d&#39;importance et sa diffusion n&#39;en sera que plus grande : l&#39;indexation et la citation dans une banque de donn&eacute;es (am&eacute;ricaine type Medline ou fran&ccedil;aise PASCAL) constituent la reconnaissance d&#39;un travail, d&#39;une &eacute;tude. Cela peut ainsi faire r&eacute;f&eacute;rence sur un sujet donn&eacute;. La qualit&eacute; et l&#39;importance des publications est primordiale dans le curriculum vitae du m&eacute;decin, et donc dans la progression de sa carri&egrave;re. </p><p><em><strong>En conclusion</strong>, la biblioth&egrave;que m&eacute;dicale ou le centre de documentation de l&#39; h&ocirc;pital sont donc une ressource pr&eacute;cieuse pour les m&eacute;decins : recherche d&#39;articles ou de tir&eacute;s &agrave; part, de r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, aide &agrave; la r&eacute;daction scientifique, &agrave; la r&eacute;daction d&#39;&quot;abstracts&quot;, &agrave; la r&eacute;alisation de posters ou de diapositives en vue d&#39;une pr&eacute;sentation &agrave; un congr&egrave;s par exemple. Dans ce domaine, la Biblioth&egrave;que M&eacute;dicale de l&#39;H&ocirc;pital d<br />#39;Argenteuil poss&egrave;de un service de PAO (Pr&eacute;sentation Assist&eacute;e sur Ordinateur) : le mat&eacute;riel est mis &agrave; la disposition du corps m&eacute;dical ; les documentalistes ont un r&ocirc;le de conseil quant &agrave; son utilisation. Cette exp&eacute;rience, originale pour un service de documentation, est un prolongement de l&#39;aide &agrave; la communication scientifique.</em> </p><h2>2&egrave;me groupe : les autres types d&#39;utilisateurs</h2><p>Devant la croissance exponentielle de l&#39;information sous toutes ses formes, les h&ocirc;pitaux publics r&eacute;agissent de diverses mani&egrave;res. L&#39;Assistance Publique de Paris (AP-HP) a d&eacute;velopp&eacute; des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s dans des domaines bien s&eacute;ri&eacute;s : la formation professionnelle continue, le domaine param&eacute;dical, la Biblioth&egrave;que de l&#39;Internat (ADDM). D&#39;autres h&ocirc;pitaux, en dehors de l&#39;AP-HP, ont coupl&eacute; biblioth&egrave;que m&eacute;dicale et formation continue. La r&egrave;gle commune est rest&eacute;e tr&egrave;s longtemps le d&eacute;veloppement de petites unit&eacute;s documentaires dans les services de soins, de mini-biblioth&egrave;ques dans les &eacute;coles d&#39;infirmi&egrave;res, et enfin de biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales centralis&eacute;es. La documentation s&#39;est d&eacute;velopp&eacute;e de mani&egrave;re empirique, chaque service a g&eacute;r&eacute; de fa&ccedil;on plus ou moins organis&eacute;e sa propre documentation. <br /><em>Actuellement, la tendance va vers une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e permettant une diffusion plus large &agrave; tous les niveaux de l&#39;information.</em> </p><p><strong>Dans l&#39;Equipe de direction et les services administratifs</strong>, ce r&ocirc;le est encore d&eacute;volu aux secr&eacute;taires qui r&eacute;ceptionnent, d&eacute;pouillent, classent les Journaux Officiels, les Bulletins Officiels de la Sant&eacute; Publique, et toutes les revues traitant de la gestion hospitali&egrave;re (Techniques hospitali&egrave;res, Gestions hospitali&egrave;res, Technologies et sant&eacute;, la Revue du Tr&eacute;sor). Les recherches documentaires sont faites le plus souvent en fonction des demandes de l&#39;&eacute;quipe de direction en ayant recours &agrave; la t&eacute;l&eacute;matique (banques de donn&eacute;es juridiques &quot;JOEL&quot;, &quot;LEXIS&quot;, ou &quot;JURISANTE&quot; d&eacute;velopp&eacute;e par le Centre National de l&#39;Equipement Hospitalier) ; les abonnements papier ou sur microfiches correspondants repr&eacute;sentent la meilleure fa&ccedil;on de s&#39;informer. Des revues de presse th&eacute;matiques sont le plus souvent produites par les Centres de Documentation administratifs pour diffuser l&#39;information. </p><p><strong>Les Ecoles param&eacute;dicales</strong> : beaucoup d&#39;h&ocirc;pitaux ont ouvert leur propre &eacute;cole d&#39;infimi&egrave;res, d&#39;infirmi&egrave;res sp&eacute;cialis&eacute;es. Une biblioth&egrave;que y est en g&eacute;n&eacute;ral int&eacute;gr&eacute;e, un travail personnel important &eacute;tant demand&eacute; aux &eacute;l&egrave;ves qui n&eacute;cessite certaines ressources documentaires sp&eacute;cifiques : &quot;l&#39;Encyclop&eacute;die de l&#39;Infirmi&egrave;re&quot;, des abonnements &agrave; &quot;La Revue de l&#39;Infimi&egrave;re&quot; , &agrave; &quot;Soins&quot;, &agrave; &quot;l&#39;Aide-soignante&quot; etc.... L&#39;indexation des documents se fait gr&acirc;ce &agrave; plusieurs syst&egrave;mes : le &quot;CANDO&quot; de J. CHEVALLIER, la Classification du Centre International de l&#39;Enfance, ou celle de l&#39;Organisation Mondiale de la Sant&eacute;. Ces structures sont bien g&eacute;r&eacute;es et r&eacute;pondent g&eacute;n&eacute;ralement aux normes biblioth&eacute;conomiques en vigueur. </p><p><strong>Les personnels soignants</strong>, avec &agrave; leur t&ecirc;te les Infirmi&egrave;res G&eacute;n&eacute;rales, b&eacute;n&eacute;ficient de peu de moyens de s&#39;autoformer. Quelques abonnements sont achet&eacute;s en commun par et pour le service de soins infirmiers. Le cadre infirmier responsable du service (en l&#39;occurrence la Surveillante) a un r&ocirc;le non n&eacute;gligeable &agrave; jouer en mati&egrave;re de documentation et d&#39;autoformation. Elle peut &eacute;galement &ecirc;tre amen&eacute;e &agrave; assurer la formation des cadres de sa profession, apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de pratique hospitali&egrave;re. Des centres de documentation sp&eacute;cialis&eacute;s (le Centre de Documentation P&eacute;dagogique de l&#39;Assistance Publique par exemple), l&#39;acc&egrave;s, gr&acirc;ce &agrave; une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e ou &agrave; une autre structure ext&eacute;rieure, &agrave; des banques de donn&eacute;es (&quot;Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature&quot;) r&eacute;pondent &agrave; des questions aussi vari&eacute;es que : la th&eacute;rapeutique, l&#39;&eacute;thique, l&#39;&eacute;pid&eacute;miologie, le SIDA, l&#39;hygi&egrave;ne, la qualit&eacute; des soins, la douleur ou les infections nosocomiales. <br />A Argenteuil, l&#39;Enseignement Assist&eacute; par Ordinateur (EAO), &agrave; l&#39;aide de didacticiels, peut &ecirc;tre offert pour une remise &agrave; niveau des connaissances (en techniques chirurgicales par exemple) aux personnels soignants. </p><p><strong>Le Service Social</strong> et le <strong>personnel hospitalier de l&#39;h&ocirc;pital</strong> en g&eacute;n&eacute;ral ont une demande en ce qui concerne les textes de lois, les d&eacute;crets, arr&ecirc;t&eacute;s minist&eacute;riels, et bien s&ucirc;r les actualit&eacute;s sociales ainsi que des outils permettant la formation professionnelle continue de tous les agents. C&#39;est le r&ocirc;le normalement d&eacute;volu &agrave; une biblioth&egrave;que administrative. </p><p><strong>Les Services Informatiques et Techniques</strong> pr&eacute;sentent &eacute;galement des besoins sp&eacute;cifiques en documentation sp&eacute;cialis&eacute;e, ainsi qu&#39;une profession nouvellement apparue &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : les ing&eacute;nieurs bio-m&eacute;dicaux. Le d&eacute;veloppement de plateaux techniques de pointe, la mise en r&eacute;seaux informatiques de tous les services de soins d&#39;un m&ecirc;me h&ocirc;pital sont des donn&eacute;es qui modifient profond&eacute;ment la gestion de l&#39;h&ocirc;pital en cette fin de si&egrave;cle . Les informations sont en g&eacute;n&eacute;ral trait&eacute;es par la macro-informatique (syst&egrave;mes IBM, Bull...) : la gestion du personnel et des horaires, la gestion administrative des malades, la facturation, les services &eacute;conomiques. La micro-informatique, pour sa part, g&egrave;re le dossier m&eacute;dical du patient, en passant par la feuille de soins informatis&eacute;e . </p><p>Des <strong>D&eacute;partements d&#39;Information M&eacute;dicale</strong> (DIM), souvent coupl&eacute;s avec le centre de documentation, ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s pour conna&icirc;tre et &eacute;valuer l&#39;activit&eacute; m&eacute;dicale. </p><p>Une connexion du centre de documentation aux services m&eacute;dicaux, administratifs ou techniques peut &ecirc;tre envisag&eacute;e : le fonds documentaire serait donc interrogeable gr&acirc;ce &agrave; un serveur. C&#39;est le cas notamment de l&#39;H&ocirc;pital Saint-Louis &agrave; Paris, o&ugrave; les services m&eacute;dicaux interrogent &agrave; partir de leur minitel, la Biblioth&egrave;que Henri Feulard sp&eacute;cialis&eacute;e en dermatologie. Au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil, cette connexion fait l&#39;objet d&#39;une r&eacute;flexion. </p><h2>En conclusion</h2><p>L&#39;h&ocirc;pital a essay&eacute;, qu&#39;elle qu&#39;en soit l&#39;&eacute;poque, et aujourd&#39;hui plus encore de trouver des r&eacute;ponses face &agrave; l&#39;angoisse de l&#39;homme devant la souffrance et la mort. A l&#39;heure actuelle, la majorit&eacute; de la population na&icirc;t et meurt &agrave; l&#39;h&ocirc;pital : cette donn&eacute;e sociologique doit &ecirc;tre prise en compte car elle soutient la qualit&eacute; et l&#39;offre de soins, le co&ucirc;t de la Sant&eacute; publique et l&#39;&eacute;tat de la recherche scientifique et m&eacute;dicale. <br />En milieu hospitalier, les besoins d&#39;information sont donc multiples : ponctuels pour certains, permanents pour d&#39;autres. Dans la plupart des cas, ce sont aussi des besoins de rapidit&eacute;, de pr&eacute;cision, d&#39;exhaustivit&eacute; et d&#39;actualit&eacute;. </p><p><strong>Depuis les trente derni&egrave;res ann&eacute;es</strong>, la fonction de documentaliste a beaucoup &eacute;volu&eacute;. La gestion des documents est devenu primordiale dans un monde o&ugrave; l&#39;information est pr&eacute;pond&eacute;rante, et pour cela, les h&ocirc;pitaux n&#39;y &eacute;chappent pas ; la fonction de documentaliste a donc pris tout son sens, son caract&egrave;re utile, voire indispensable, n&#39;est plus &agrave; d&eacute;montrer &agrave; l&#39;heure actuelle. <br />De plus en plus sp&eacute;cialis&eacute; et sp&eacute;cifique, ce m&eacute;tier n&eacute;cessite pourtant un niveau d&#39;&eacute;tudes sup&eacute;rieures devant s&#39;exercer dans le cadre d&#39; un poste de cat&eacute;gorie A de la Fonction Publique. </p><p>Comme le sch&eacute;ma ci-contre le d&eacute;montre, le r&ocirc;le du biblioth&eacute;caire documentaliste hospitalier est primordial dans la d&eacute;livrance d&#39;informations sp&eacute;cialis&eacute;es. Ce r&ocirc;le est appel&eacute; &agrave; se d&eacute;velopper. La demande est tr&egrave;s forte dans toutes sortes de domaines et montre ainsi la richesse, la diversit&eacute; et les diff&eacute;rentes interactions possibles de la documentation hospitali&egrave;re. <br />Certains h&ocirc;pitaux l&#39;ont compris et font appel &agrave; des professionnels, sp&eacute;cialistes de l&#39;information, biblioth&eacute;caires documentalistes hospitaliers. </p><p>Une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re centralis&eacute;e, ou un centre de documentation pluridisciplinaire, r&eacute;pondant aux besoins des diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&#39;utilisateurs, d&eacute;veloppant des techniques documentaires de pointe, joue un r&ocirc;le essentiel dans la d&eacute;livrance de l&#39;information &agrave; l&#39;h&ocirc;pital. La tendance actuelle va vers le d&eacute;veloppement de telles structures. </p><h2>Bibliographie</h2><p>1. ACCART J.P. <em>La mise en place d&#39;un centre de documentation pluridisciplinaire et informatis&eacute; au Centre Hospitalier d&#39;Argenteuil</em>. Techniques hospitali&egrave;res, 1992, n&deg; 556, pp. 48-51. <br />2. ALPTUNA F. <em>Des biblioth&egrave;ques m&eacute;dicales en bonne sant&eacute; : l&#39;exemple am&eacute;ricain</em>. Bulletin des Biblioth&egrave;ques de France, 1990, t. 35, n&deg; 4, pp. 306-311. <br />3. ARCHIMBAUD J. <em>Bibliographie et recherche documentaire en m&eacute;decine et en pharmacie</em>. Rueil-Malmaison : Laboratoires Sandoz, 1970. <br />4. ARCHIMBAUD J. <em>Introduction &agrave; la bibliographie dans les sciences biom&eacute;dicales</em>. Rueil-Malmaison : Laboratoires Sandoz, 1973. <br />5. BELBENOIT-AVICH P.M. <em>La Documentation m&eacute;dicale en France</em>. Newsletter to european health librarians, 1992, n&deg; 19, pp. 10-11. <br />6. BLONDEL F. <em>Une Gestion des ressources documentaires innovantes</em>. Gestions hospitali&egrave;res, 1991, n&deg; 311, pp. 914-917. <br />7. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S&#39;informer, se documenter : guides des sources de donn&eacute;es en sant&eacute; publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />8. MATHIEU-CAPDEROU C. <em>La Documentation hospitali&egrave;re : &eacute;tat de la situation actuelle et proposition pour une biblioth&egrave;que hospitali&egrave;re int&eacute;gr&eacute;e</em> : m&eacute;moire. Paris : Institut National des Techniques de la Documentation, 1982. <br />9. PARRET T.T. <em>La Documentation m&eacute;dicale &agrave; Paris</em> : m&eacute;moire de fin d&#39;&eacute;tudes. Lyon : Ecole Nationale Sup&eacute;rieure des Biblioth&egrave;ques, 1982. <br />10. <em>L&#39;information biom&eacute;dicale pour tous : un objectif commun</em>. Acte de la 2&egrave;me Conf&eacute;rence Europ&eacute;enne des Biblioth&egrave;ques M&eacute;dicales, 2-6 nov. 1988, Bologne, Italie. Munich : K.G. SAUR, 1989. <br />11. <em>La Science et l&#39;&eacute;crit : la machine folle</em>. Le Nouvel Observateur, 1991, 17-23 octobre, pp. 49. <br />12. <em>Les Nouvelles sources d&#39;information</em>. Le Monde Dossiers et Documents, 1991, dec., n&deg; 194. </p><p>cop. JP Accart, 2007</p></p><p></p><p>&nbsp;</p>