L'enseignement - Jean-Philippe Accarthttps://www.jpaccart.ch/articles/l-enseignement/feed/atom/2025-04-16T21:37:45+00:00Jean-Philippe Accartbs@sturmundbraem.chJoomla! - Open Source Content Management(2021) - Veille & actualité 6 (CNED) : Bibliothèque et démocratie2022-01-02T13:08:00+00:002022-01-02T13:08:00+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/2021-veille-actualite-6-cned-bibliotheque-et-democratie.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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</div>(2021) - Veille & actualité 4 (CNED) : La curation de données et les bibliothécaires2021-10-18T08:29:38+00:002021-10-18T08:29:38+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/2021-veille-actualite-4-cned-la-curation-de-donnees-et-les-bibliothecaires.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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</div>(2021) - Veille & actualité 3 (CNED) : Des bibliothèques vertes et écologiques2021-08-27T08:01:23+00:002021-08-27T08:01:23+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/2021-veille-actualite-3-cned-des-bibliotheques-vertes-et-ecologiques.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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</div>(2021) - Veille & actualité 2 (CNED) : La politique européenne de l’Open Access : un rôle pour les bibliothèques ?2021-06-25T11:02:08+00:002021-06-25T11:02:08+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/2021-veille-actualite-2-cned-la-politique-europeenne-de-l-open-access-un-role-pour-les-bibliotheques.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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</div>(2021) - Veille & actualité 1 (CNED) : L’intelligence artificielle (IA) dans le monde de la documentation et des bibliothèques2021-06-25T10:59:08+00:002021-06-25T10:59:08+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/2021-veille-actualite-1-cned-l-intelligence-artificielle-ia-dans-le-monde-de-la-documentation-et-des-bibliotheques.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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</div>(2017) - Compétences informationnelles et employabilité : y a-t-il un lien de cause à effet ? 2019-05-01T10:49:02+00:002019-05-01T10:49:02+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/2017-competences-informationnelles-et-employabilite-y-a-t-il-un-lien-de-cause-a-effet-2.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<div class="page-intro">
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</div>(2007) - Etat de la formation des bibliothécaires en Suisse 2007-12-27T10:23:57+00:002007-12-27T10:23:57+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/2007-etat-de-la-formation-des-bibliothecaires-en-suisse.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p>La dénomination communément admise en Suisse pour nos professions est « professionnel en information documentaire (I+D) » qui regroupe les bibliothécaires, les archivistes et les documentalistes. Il existe plusieurs niveaux de formation : <p>- <strong>le 1<sup>er</sup> niveau</strong> est celui d'Assistant I+D : la durée de l'apprentissage est de 3 ans (un certificat de fin de scolarité est obligatoire à l'entrée) et consiste en une formation pratique dans un service d'information documentaire et une formation théorique d'un jour et demi par semaine de cours dans une école professionnelle. Le certificat fédéral de capacité d'assistant(e) en information documentaire conclut ces 3 années. </p><p>La préparation d'une « maturité professionnelle » (l'équivalent du baccalauréat français) donne ensuite accès à la formation HES (Haute Ecole Spécialisée) en information et en documentation pour être « spécialiste en information et en documentation ». </p><p><strong>- le 2ème niveau</strong> est celui de « spécialiste en I+D » - suite à la « maturité professionnelle » - avec une formation sur 3 ans à temps plein délivrée par deux écoles : la Haute Ecole de Gestion de Genève, filière Information documentaire, et la Haute Ecole (HTW) de Coire. Le diplôme délivré est celui de « Bachelor spécialiste HES en information documentaire ». Un stage de 3 mois en 2<sup>ème</sup> année et un travail de diplôme en 3<sup>ème</sup> année sont exigés. Les titulaires du diplôme peuvent travailler dans les 3 branches du métier. </p><p>- <strong>le 3<sup>ème</sup> niveau</strong> est celui du Master avec 2 formations possibles : à Genève avec le Certificat de formation continue en information documentaire CESID et à Coire avec le Master of Advanced Studies in Information Science </p><p>Pour la Formation continue, plusieurs possibilités existent : </p><p>- le Certificat de formation continue en gestion de documentation et de bibliothèque à l'Université de Fribourg (sur une année, avec 24 jours de cours) </p><p>- le Certificat Bibliothécaire CLP pour les bibliothèques scolaires et communales à Lausanne (100 leçons) </p><p>- le Master of Advanced Studies in Archival and Information Science à l'Université de Berne (sur 2 années, avec un stage et un mémoire de maîtrise). </p><p><strong>Article publié dans le Bulletin des bibliothèques de France, 2007, t. 52, n° 5, in Panorama du Web, en ligne.</strong> </p><p>Jean-Philippe Accart </p><p>Cop. 2008<a href="mailto:jean-philippe.accart@nb.admin.ch"></a> </p><p>Voir : </p><p>- Délégation à la formation I+D : <a href="http://www.bda-aid.ch/">http://www.bda-aid.ch/</a> qui décrit de manière complète le cursus suisse en information-documentation </p></p><p></p><p> </p><p>La dénomination communément admise en Suisse pour nos professions est « professionnel en information documentaire (I+D) » qui regroupe les bibliothécaires, les archivistes et les documentalistes. Il existe plusieurs niveaux de formation : <p>- <strong>le 1<sup>er</sup> niveau</strong> est celui d'Assistant I+D : la durée de l'apprentissage est de 3 ans (un certificat de fin de scolarité est obligatoire à l'entrée) et consiste en une formation pratique dans un service d'information documentaire et une formation théorique d'un jour et demi par semaine de cours dans une école professionnelle. Le certificat fédéral de capacité d'assistant(e) en information documentaire conclut ces 3 années. </p><p>La préparation d'une « maturité professionnelle » (l'équivalent du baccalauréat français) donne ensuite accès à la formation HES (Haute Ecole Spécialisée) en information et en documentation pour être « spécialiste en information et en documentation ». </p><p><strong>- le 2ème niveau</strong> est celui de « spécialiste en I+D » - suite à la « maturité professionnelle » - avec une formation sur 3 ans à temps plein délivrée par deux écoles : la Haute Ecole de Gestion de Genève, filière Information documentaire, et la Haute Ecole (HTW) de Coire. Le diplôme délivré est celui de « Bachelor spécialiste HES en information documentaire ». Un stage de 3 mois en 2<sup>ème</sup> année et un travail de diplôme en 3<sup>ème</sup> année sont exigés. Les titulaires du diplôme peuvent travailler dans les 3 branches du métier. </p><p>- <strong>le 3<sup>ème</sup> niveau</strong> est celui du Master avec 2 formations possibles : à Genève avec le Certificat de formation continue en information documentaire CESID et à Coire avec le Master of Advanced Studies in Information Science </p><p>Pour la Formation continue, plusieurs possibilités existent : </p><p>- le Certificat de formation continue en gestion de documentation et de bibliothèque à l'Université de Fribourg (sur une année, avec 24 jours de cours) </p><p>- le Certificat Bibliothécaire CLP pour les bibliothèques scolaires et communales à Lausanne (100 leçons) </p><p>- le Master of Advanced Studies in Archival and Information Science à l'Université de Berne (sur 2 années, avec un stage et un mémoire de maîtrise). </p><p><strong>Article publié dans le Bulletin des bibliothèques de France, 2007, t. 52, n° 5, in Panorama du Web, en ligne.</strong> </p><p>Jean-Philippe Accart </p><p>Cop. 2008<a href="mailto:jean-philippe.accart@nb.admin.ch"></a> </p><p>Voir : </p><p>- Délégation à la formation I+D : <a href="http://www.bda-aid.ch/">http://www.bda-aid.ch/</a> qui décrit de manière complète le cursus suisse en information-documentation </p></p><p></p><p> </p>(2005) - La formation à l’information en Europe.2005-04-03T18:42:53+00:002005-04-03T18:42:53+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/2005-la-formation-a-l-information-en-europe.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><strong>Arbido, 2005, 3, pp. 14-15.</strong></p>
<p>La “formation à l’information” – traduction littérale d’Information Literacy – est une notion en débat parmi les professionnels de l’information et fait l’objet de nombreux séminaires ou congrès, le dernier en date étant celui de l’IFLA 2004. Chaque professionnel œuvre à cette tâche d’importance auprès de ses utilisateurs, l’objectif étant de leur donner le maximum d’autonomie par rapport à leur recherche d’information. Il existe plusieurs acceptations ou définitions de cette notion.</p>
<p>Dans un ouvrage paru en 2003 <a href="https://www.jpaccart.ch/#1">*</a>, le Conseil national de la recherche italien nous offre un panorama très complet sur la situation en Europe de la formation à l’information, avec une douzaine d’articles écrits par des enseignants, chercheurs ou bibliothécaires européens. Chaque article expose une situation particulière : nous les avons répartis par zone géographique (Europe du Nord, de l’Ouest et du Sud) permettant ainsi d’avoir un état global de la situation européenne.</p>
<p>L’introduction de Carla Basili (Université LUMSA de Rome) souligne le besoin d’une formation à l’information pour l’utilisateur, rappelant que la masse d’information disponible (notamment sur Internet), si elle présente un avantage certain, est aussi un facteur déroutant. L’Union européenne, au travers du programme eEurope, reconnaît que les notions d’e-government, e-education et e-content sont d’importance majeure à l’heure actuelle. La formation à l’information est à la croisée des chemins entre le social, l’éducation et l’information : les programmes européens consacrés à l’information (du programme « Impact 1 » lancé en 1988 à « eContent » pour 2005) montrent que l’Union européenne développe une véritable politique par rapport à l’information. La promotion d’une culture de l’information en fait partie intégrante. L’initiative EnIL (European network on Information Literacy) rassemble des experts avec pour objectif la mise en place d’une stratégie commune concernant la formation à l’information en Europe.</p>
<p>Certains pays d’Europe du Nord (Belgique, Hollande, Danemark, Finlande, Suède) exposent leur situation : en Belgique, suite à une enquête, il apparaît que la formation à l’information relève du niveau local et non pas national et qu’une initiative plus globale impliquant politiques et enseignants serait grandement profitable aux étudiants. La « Vrije Universiteit » de Bruxelles organise, pour sa part, des sessions de formation à destination des pays en voie de développement. En Hollande, le gouvernement a pris la mesure du problème et a inscrit la formation à l’information dans le cursus universitaire. Les professionnels hollandais souhaitent maintenant que cette question soit abordée dans le cursus scolaire. Au Danemark, il existe également une politique nationale de formation à l’information, avec le support de DEF (Danish Electronic Research Library). La Finlande apparaît comme un pays avancé en la matière avec de nombreuses collaborations universitaires et l’accent mis sur la formation à distance. En Suède, un organisme spécialisé a été créé, NORDINFOlit (Nordic Information Literacy Institute) : la formation à l’information est devenue la tâche prioritaire de NORDINFO (Nordic Council for Scientific Information).</p>
<p>En Europe de l’Ouest (France, Allemagne, Irlande, Grande-Bretagne), S. Chevillotte et E. Noël de l’Enssib estiment que la formation à l’information est une préoccupation qui remonte à une dizaine d’années. Avec FORMIST en France, l’objectif de mettre en lien un arsenal d’outils de formation à distance est rempli. J. Link-Pezet et et O. Ertzscheid présentent la recherche d’information comme un processus dynamique qui fait partie d’un concept plus global, la gestion des connaissances. Au travers de FoRSIC (plate-forme de gestion des connaissances), ils mettent en avant l’importance de mettre en place une ontologie, en l’absence d’autres outils de classification dans le champ qui nous occupe. Les universités allemandes offrent, pour leur part, des cours de formation à l’information, mais il semble que les qualifications pédagogiques pour cet enseignement doivent être réajustées ou complétées. Une étude sur l’utilisation des ressources électroniques réalisée dans ce cadre universitaire montre cependant que l’appropriation de ces ressources par les étudiants n’est pas si évidente. L’Irlande ne semble pas connaître la notion de formation à l’information, absente du vocabulaire : l’action politique est surtout concentrée sur l’aspect « technologie de l’information » (utilisée dans le contexte plus global de la société de l’information). En Grande-Bretagne, la situation est très différente de celle de l’Irlande, la formation à l’information étant prise en compte par un certain nombre d’acteurs : politiques, fournisseurs d’information, bibliothèques, enseignants.</p>
<p>L’Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal, Grèce) présente une situation contrastée : en Italie, ce champ est complètement pris en charge par les sciences de l’information. La formation à la technologie numérique à l’école ou en formation continue, la présence de deux réseaux nationaux (IRRE et EDA) sont autant d’initiatives pour diffuser cette méthodologie. La Grèce inscrit principalement la formation à l’information dans l’enseignement délivré aux étudiants en sciences de l’information. Le Portugal l’inclut dans le concept plus large de société de l’information. L’Espagne le voit comme un outil de benchmarking ou comme un modèle de management stratégique.</p>
<p>Le panorama donné ici montre combien la notion de « formation à l’information » est prise en compte différemment selon les pays européens, avec des conceptions parfois opposées ou approchantes. L’inscription dans une action politique, dans un programme d’enseignement apparaît comme la meilleure méthode. Le concept plus large de « société de l’information » auquel tous les pays sont sensibles, devrait cependant aider à dévelloper et appliquer la formation à l’information en Europe.</p>
<p>Ce texte paraît également dans la Rubrique « Notes de lecture » de la revue Documentaliste-Sciences de l’information, n° 41, 6, décembre 2004</p>
<p><a title="1"> </a>* Information Literacy in Europe : a first insight into the state of the art of Information Literacy in the European Union / ed. by Carla Basili. – Roma : Consiglio Nazionale delle Ricerche, 2003. – XIV-315 p. – (Note di bibliografia e di documentazione scientifica, ISSN 0085-2309 ; LXVI)</p>
<p>cop. JP Accart, 2007</p>
<p> </p>
<p> </p><p><strong>Arbido, 2005, 3, pp. 14-15.</strong></p>
<p>La “formation à l’information” – traduction littérale d’Information Literacy – est une notion en débat parmi les professionnels de l’information et fait l’objet de nombreux séminaires ou congrès, le dernier en date étant celui de l’IFLA 2004. Chaque professionnel œuvre à cette tâche d’importance auprès de ses utilisateurs, l’objectif étant de leur donner le maximum d’autonomie par rapport à leur recherche d’information. Il existe plusieurs acceptations ou définitions de cette notion.</p>
<p>Dans un ouvrage paru en 2003 <a href="https://www.jpaccart.ch/#1">*</a>, le Conseil national de la recherche italien nous offre un panorama très complet sur la situation en Europe de la formation à l’information, avec une douzaine d’articles écrits par des enseignants, chercheurs ou bibliothécaires européens. Chaque article expose une situation particulière : nous les avons répartis par zone géographique (Europe du Nord, de l’Ouest et du Sud) permettant ainsi d’avoir un état global de la situation européenne.</p>
<p>L’introduction de Carla Basili (Université LUMSA de Rome) souligne le besoin d’une formation à l’information pour l’utilisateur, rappelant que la masse d’information disponible (notamment sur Internet), si elle présente un avantage certain, est aussi un facteur déroutant. L’Union européenne, au travers du programme eEurope, reconnaît que les notions d’e-government, e-education et e-content sont d’importance majeure à l’heure actuelle. La formation à l’information est à la croisée des chemins entre le social, l’éducation et l’information : les programmes européens consacrés à l’information (du programme « Impact 1 » lancé en 1988 à « eContent » pour 2005) montrent que l’Union européenne développe une véritable politique par rapport à l’information. La promotion d’une culture de l’information en fait partie intégrante. L’initiative EnIL (European network on Information Literacy) rassemble des experts avec pour objectif la mise en place d’une stratégie commune concernant la formation à l’information en Europe.</p>
<p>Certains pays d’Europe du Nord (Belgique, Hollande, Danemark, Finlande, Suède) exposent leur situation : en Belgique, suite à une enquête, il apparaît que la formation à l’information relève du niveau local et non pas national et qu’une initiative plus globale impliquant politiques et enseignants serait grandement profitable aux étudiants. La « Vrije Universiteit » de Bruxelles organise, pour sa part, des sessions de formation à destination des pays en voie de développement. En Hollande, le gouvernement a pris la mesure du problème et a inscrit la formation à l’information dans le cursus universitaire. Les professionnels hollandais souhaitent maintenant que cette question soit abordée dans le cursus scolaire. Au Danemark, il existe également une politique nationale de formation à l’information, avec le support de DEF (Danish Electronic Research Library). La Finlande apparaît comme un pays avancé en la matière avec de nombreuses collaborations universitaires et l’accent mis sur la formation à distance. En Suède, un organisme spécialisé a été créé, NORDINFOlit (Nordic Information Literacy Institute) : la formation à l’information est devenue la tâche prioritaire de NORDINFO (Nordic Council for Scientific Information).</p>
<p>En Europe de l’Ouest (France, Allemagne, Irlande, Grande-Bretagne), S. Chevillotte et E. Noël de l’Enssib estiment que la formation à l’information est une préoccupation qui remonte à une dizaine d’années. Avec FORMIST en France, l’objectif de mettre en lien un arsenal d’outils de formation à distance est rempli. J. Link-Pezet et et O. Ertzscheid présentent la recherche d’information comme un processus dynamique qui fait partie d’un concept plus global, la gestion des connaissances. Au travers de FoRSIC (plate-forme de gestion des connaissances), ils mettent en avant l’importance de mettre en place une ontologie, en l’absence d’autres outils de classification dans le champ qui nous occupe. Les universités allemandes offrent, pour leur part, des cours de formation à l’information, mais il semble que les qualifications pédagogiques pour cet enseignement doivent être réajustées ou complétées. Une étude sur l’utilisation des ressources électroniques réalisée dans ce cadre universitaire montre cependant que l’appropriation de ces ressources par les étudiants n’est pas si évidente. L’Irlande ne semble pas connaître la notion de formation à l’information, absente du vocabulaire : l’action politique est surtout concentrée sur l’aspect « technologie de l’information » (utilisée dans le contexte plus global de la société de l’information). En Grande-Bretagne, la situation est très différente de celle de l’Irlande, la formation à l’information étant prise en compte par un certain nombre d’acteurs : politiques, fournisseurs d’information, bibliothèques, enseignants.</p>
<p>L’Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal, Grèce) présente une situation contrastée : en Italie, ce champ est complètement pris en charge par les sciences de l’information. La formation à la technologie numérique à l’école ou en formation continue, la présence de deux réseaux nationaux (IRRE et EDA) sont autant d’initiatives pour diffuser cette méthodologie. La Grèce inscrit principalement la formation à l’information dans l’enseignement délivré aux étudiants en sciences de l’information. Le Portugal l’inclut dans le concept plus large de société de l’information. L’Espagne le voit comme un outil de benchmarking ou comme un modèle de management stratégique.</p>
<p>Le panorama donné ici montre combien la notion de « formation à l’information » est prise en compte différemment selon les pays européens, avec des conceptions parfois opposées ou approchantes. L’inscription dans une action politique, dans un programme d’enseignement apparaît comme la meilleure méthode. Le concept plus large de « société de l’information » auquel tous les pays sont sensibles, devrait cependant aider à dévelloper et appliquer la formation à l’information en Europe.</p>
<p>Ce texte paraît également dans la Rubrique « Notes de lecture » de la revue Documentaliste-Sciences de l’information, n° 41, 6, décembre 2004</p>
<p><a title="1"> </a>* Information Literacy in Europe : a first insight into the state of the art of Information Literacy in the European Union / ed. by Carla Basili. – Roma : Consiglio Nazionale delle Ricerche, 2003. – XIV-315 p. – (Note di bibliografia e di documentazione scientifica, ISSN 0085-2309 ; LXVI)</p>
<p>cop. JP Accart, 2007</p>
<p> </p>
<p> </p>(1994) - L'enseignement de la documentation en médecine.1994-04-03T18:44:36+00:001994-04-03T18:44:36+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/1994-l-enseignement-de-la-documentation-en-medecine.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><strong>Bulletin des bibliothèques de France, 1994, t. 39, n° 4, pp. 111-112.</strong></p>
<p>Une typologie des différents professionnels de santé intéressés par la documentation se dessine très nettement avec le développement actuel des besoins en documentation médicale et en soins infirmiers et de son enseignement. Ecoles de bibliothécaires, facultés de médecine françaises et francophones, instituts de formation en soins infirmiers (destinés à former les infirmier(e)s), écoles de cadres infirmiers, formation continue des médecins, sont des demandeurs potentiels pour cet enseignement.</p>
<h2>Les documentalistes</h2>
<h3>Les Ecoles de bibliothécaires</h3>
<p>Il est révélateur de constater que certaines écoles de bibliothécaires (en l'occurrence, l'<em>ENSSIB</em>, l'<em>INFB</em>, <em>Médiadix</em> ou l'<em>Ecole de Bibliothécaires-Documentalistes</em> (EBD) de l'Institut Catholique de Paris, par exemple) accordent, dans leur programme, une place non négligeable à l'enseignement de la bibliographie médicale et scientifique, ainsi qu'à l'interrogation des banques de données spécialisées telles <em>Medline</em>, <em>PASCAL</em>, <em>SCISearch</em>. Cet enseignement est, en fait, destiné à des étudiants susceptibles de travailler en bibliothèque médicale ou en documentation pharmaceutique ; de nombreux débouchés sont offerts dans cette branche spécialisée. L'enseignement est dispensé sous la forme d'une liste d'ouvrages de base : une méthodologie de recherche bibliographique en médecine et en sciences est développée avec, à l'appui, des séances de travaux pratiques portant sur les outils papiers (type <em>Index Medicus</em>, <em>Current Contents</em>, <em>Science Citation Index</em>) et l'interrogation en ligne des banques de données correspondantes.</p>
<h3>Les bibliothécaires francophones</h3>
<p>Un certain nombre d'organismes institutionnels, tels le <em>Centre International de l'Enfance</em>, <em>la Conférence Internationale des Doyens des Facultés de Médecine d'Expression Française</em>, délivrent des stages de formation pour des bibliothécaires francophones travaillant dans le domaine de la santé. Ces stages, d'une durée de 15 jours à un mois, accueillent une vingtaine de bibliothécaires et permettent des échanges fructueux entre formateurs et "formés", bien que les niveaux d'études, les expériences professionnelles, les représentations linguistiques (Afrique Noire, Maghreb, Asie, Europe de l'Est, Caraïbes) soient pour le moins différentes. Les besoins en documentation médicale sont à la fois très pratiques (comment se procurer des ouvrages médicaux, comment s'abonner à des revues scientifiques, qu'est-ce-qu'un réseau etc...?) et très générales (la gestion d'une bibliothèque, son informatisation). L'intérêt pour les nouvelles technologies est cependant très fort, en mettant bien entendu l'accent sur les avantages du CDROM et des banques de données destinées à ces pays, la plupart en voie de développement (<em>BIRD</em>, <em>PASCAL</em>, <em>MEDIDOC REDOSI</em>, <em>EXTRAMED</em>, etc...).</p>
<h3>Les bibliothécaires européens de santé</h3>
<p>Tous les deux ans, ou au cours de congrès et séminaires internationaux (<em>Section des Sciences Biologiques et Médicales de l'IFLA</em>), la jeune et dynamique <em>Assocation Européenne pour l'Information et les Bibliothèques de Santé</em> (<em>AEIBS-Bruxelles</em>) , créée en 1986 sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Santé, propose à ses membres (quelques 700 bibliothécaires de 23 pays différents), des cours de formation continue en français et en anglais dans le domaine de l'information biomédicale. Très suivis, ces cours permettent à ces professionnels de l'information de santé d'être au courant des derniers développements de la technologie (CDROM et banques de données) et de la bibliothéconomie (gestion, personnel). De plus en plus, mais c'est aussi vrai dans les autres domaines de la documentation, l'attention se porte sur le rôle futur du bibliothécaire, le concept de "bibliothèque virtuelle" et sur les nouveaux réseaux de la communication scientifique type <em>Internet</em>.</p>
<p>En ce qui concerne la formation continue, il existe à l'heure actuelle, peu de formations organisées sauf celle de l'IMA-INSERM sur Medline et PASCAL, et celle des URFIST.</p>
<h2>Les médecins</h2>
<h3>Les étudiants en médecine</h3>
<p>Outre le fait que certaines facultés de médecine (Nancy, Lyon par exemple) dispensent aux étudiants des cours en documentation, les étudiants en médecine, afin de parfaire un enseignement magistral de plusieurs années, effectuent des stages dans les hôpitaux et font fonction d'internes. Ils participent ainsi de façon étroite à la vie des services médicaux. Les <em>staffs de bibliographie</em> déjà nommés précédemment, l'étude de cas médicaux et, finalement la constitution de leur bibliographie pour la thèse de doctorat sont autant de raisons pour les amener à utiliser la bibliographie médicale. Les bibliothécaires médicaux organisent des cours de bibliographie, qui sont à la fois l'apprentissage d'une méthodologie de la recherche bibliographique, et une approche des possibilités offertes par les banques de données, et ce, quel que soit leur support. C'est aussi, pour ces futurs praticiens, une manière de les amener à compléter et à faire évoluer efficacement, par la lecture, des connaissances théoriques.</p>
<h3>Le corps médical</h3>
<p>Le corps médical, et les médecins hospitaliers en particulier, ont pour obligation de mettre à jour de façon constante leurs connaissances scientifiques afin d'assurer des soins de qualité : c'est vrai de par la nature même d'un enseignement qui doit être réactualisé, par le fait que les découvertes scientifiques et médicales se périment au bout de cinq années en moyenne ; et également qu'un médecin, s'il veut évoluer dans sa carrière, se doit d'écrire un certain nombre d'articles scientifiques, et si possible, dans des revues internationales indexées dans les banques de données médicales (type <em>Medline</em> par exemple).</p>
<p>La formation continue des médecins empreinte donc plusieurs chemins :</p>
<ul>
<li><em>la lecture régulière de la presse spécialisée</em>, soit par abonnement personnel ou grâce à la fréquentation d'une bibliothèque (dans les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers généraux, les facultés de médecine, les laboratoires de recherche) : cette lecture s'avère cependant de plus en plus difficile de par l'abondance des publications (20 000 journaux biomédicaux et 17 000 nouveaux ouvrages publiés annuellement). Les <em>staffs de bibliographie</em> sont, en général, un bon exercice pour le maintien des connaissances dans un domaine particulier au sein d'un service hospitalier par exemple ; de nombreux médecins réalisent également des synthèses bibliographiques pour une revue ou le bulletin bibliographique d'un laboratoire pharmaceutique (dans ce cas, c'est, pour eux, une voie d'accès aux centres de documentation de l'industrie pharmaceutique)</li>
<li><em>la participation à des congrès médicaux</em> : on ne dira jamais assez l'importance des échanges personnels au cours de ces congrès, une ou deux fois par an. Il existe, en général, des congrès pour chaque spécialité.</li>
<li>enfin, <em>des cours de formation continue</em> dans les facultés de médecine et les hôpitaux avec l'enseignement post-universitaire.</li>
</ul>
<p>D'une manière ou d'une autre, la formation continue est en interaction avec la documentation. L'informatique, les nouvelles technologies (CDROM), les banques de données (300 dans le domaine biomédical) ont révolutionné l'accès à la documentation médicale. Impulsés par la nécessité pour les médecins d'être informé le plus rapidement et complètement possible, les bibliothèques et centres de documentation ont très vite adopté ces technologies, et organisent des cours de formation à leur utilisation.</p>
<p>L' <em>A.F.M.H.A</em> (Association pour la Formation des Médecins Hospitaliers à la gestion Administrative- Hôtel-Dieu-Paris), propose, depuis 1992, des sessions de formation avec pour thème "<em>Les Nouvelles Technologies au service de la Documentation Médicale</em>" : une douzaine de praticiens hospitaliers sont ainsi initiés, durant deux jours, à tous les nouveaux produits offerts par la technologie actuelle : accès Minitel, banques de données classiques ASCII ou sur disquettes, CDROM bibliographiques ou présentant des périodiques scientifiques en texte intégral.</p>
<h3>Archives médicales et documentation</h3>
<p>Dans les hôpitaux, le dossier du patient est géré par un service d'Archives médicales en relation étroite avec les Départements d'Information Médicale (DIM). Ces DIM sont sous la responsabilité d'un médecin et codifie toute l'activité hospitalière : durée de séjour, patients traités, pathologies. De plus en plus, DIM et documentation médicale sont couplés : la conséquence d'un tel regroupement est une meilleure circulation de l'information de santé en général centrée autour du patient (avec une interaction possible entre la lecture d'un article scientifique, son adaptation avec un cas traité dans un service de soins et la codification de ce cas), et une approche originale, quasi expérimentale et complémentaire des métiers de documentaliste, bibliothécaire et archiviste dans un cadre institutionnel.</p>
<h2>Les infirmières</h2>
<p>Le bibliothécaire de santé voit son rôle élargi à d'autres populations, celle des infirmier(e)s dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI, qui ont remplacé les écoles d'infirmières), des cadres infirmiers et cadres infirmiers supérieurs dans les écoles de cadres. Pour les premiers, il s'agit surtout, depuis la récente réforme du diplôme d'Etat en 1992, de s'adapter au module obligatoire de recherche. Cela passe par des études ponctuelles sur des sujets étudiés en cours et la rédaction d'un mémoire de fin d'études. Pour les seconds, c'est l'évolution dans la carrière qui est envisagé avec également la rédaction d'un mémoire. Depuis peu, les Instituts et Ecoles ont intégré un module de recherche documentaire en faisant appel à des bibliothécaires ou documentalistes (c'est le cas à l'AP-HP, dans des écoles de cadres ou des instituts de formation en soins infirmiers). <br />A l'instar de la population médicale, le corps infirmier, à toutes les étapes de sa carrière, se doit de se former et de s'informer : les techniques évoluent, les rapports au malade également. Une réflexion sur les soins infirmiers a émergé ces dernières années, et cette réflexion passe obligatoirement par un savoir bien intégré.</p>
<h2>Le bibliothécaire médical, médiateur de l'information</h2>
<p>Ainsi, le bibliothécaire médical voit son champ d'action s'élargir en fonction de la diversité des demandes et des types d'utilisateurs, et également de l'évolution des technologies qu'il lui faut dominer et maîtriser. L'impulsion donnée par la connaissance scientifique est un des moteurs essentiels qui font de cette branche spécialisée de la documentation, un domaine évolutif, passionnant et ouvert sur un avenir prometteur.</p>
<p>cop. JP Accart, 2007</p>
<p> </p>
<p> </p><p><strong>Bulletin des bibliothèques de France, 1994, t. 39, n° 4, pp. 111-112.</strong></p>
<p>Une typologie des différents professionnels de santé intéressés par la documentation se dessine très nettement avec le développement actuel des besoins en documentation médicale et en soins infirmiers et de son enseignement. Ecoles de bibliothécaires, facultés de médecine françaises et francophones, instituts de formation en soins infirmiers (destinés à former les infirmier(e)s), écoles de cadres infirmiers, formation continue des médecins, sont des demandeurs potentiels pour cet enseignement.</p>
<h2>Les documentalistes</h2>
<h3>Les Ecoles de bibliothécaires</h3>
<p>Il est révélateur de constater que certaines écoles de bibliothécaires (en l'occurrence, l'<em>ENSSIB</em>, l'<em>INFB</em>, <em>Médiadix</em> ou l'<em>Ecole de Bibliothécaires-Documentalistes</em> (EBD) de l'Institut Catholique de Paris, par exemple) accordent, dans leur programme, une place non négligeable à l'enseignement de la bibliographie médicale et scientifique, ainsi qu'à l'interrogation des banques de données spécialisées telles <em>Medline</em>, <em>PASCAL</em>, <em>SCISearch</em>. Cet enseignement est, en fait, destiné à des étudiants susceptibles de travailler en bibliothèque médicale ou en documentation pharmaceutique ; de nombreux débouchés sont offerts dans cette branche spécialisée. L'enseignement est dispensé sous la forme d'une liste d'ouvrages de base : une méthodologie de recherche bibliographique en médecine et en sciences est développée avec, à l'appui, des séances de travaux pratiques portant sur les outils papiers (type <em>Index Medicus</em>, <em>Current Contents</em>, <em>Science Citation Index</em>) et l'interrogation en ligne des banques de données correspondantes.</p>
<h3>Les bibliothécaires francophones</h3>
<p>Un certain nombre d'organismes institutionnels, tels le <em>Centre International de l'Enfance</em>, <em>la Conférence Internationale des Doyens des Facultés de Médecine d'Expression Française</em>, délivrent des stages de formation pour des bibliothécaires francophones travaillant dans le domaine de la santé. Ces stages, d'une durée de 15 jours à un mois, accueillent une vingtaine de bibliothécaires et permettent des échanges fructueux entre formateurs et "formés", bien que les niveaux d'études, les expériences professionnelles, les représentations linguistiques (Afrique Noire, Maghreb, Asie, Europe de l'Est, Caraïbes) soient pour le moins différentes. Les besoins en documentation médicale sont à la fois très pratiques (comment se procurer des ouvrages médicaux, comment s'abonner à des revues scientifiques, qu'est-ce-qu'un réseau etc...?) et très générales (la gestion d'une bibliothèque, son informatisation). L'intérêt pour les nouvelles technologies est cependant très fort, en mettant bien entendu l'accent sur les avantages du CDROM et des banques de données destinées à ces pays, la plupart en voie de développement (<em>BIRD</em>, <em>PASCAL</em>, <em>MEDIDOC REDOSI</em>, <em>EXTRAMED</em>, etc...).</p>
<h3>Les bibliothécaires européens de santé</h3>
<p>Tous les deux ans, ou au cours de congrès et séminaires internationaux (<em>Section des Sciences Biologiques et Médicales de l'IFLA</em>), la jeune et dynamique <em>Assocation Européenne pour l'Information et les Bibliothèques de Santé</em> (<em>AEIBS-Bruxelles</em>) , créée en 1986 sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Santé, propose à ses membres (quelques 700 bibliothécaires de 23 pays différents), des cours de formation continue en français et en anglais dans le domaine de l'information biomédicale. Très suivis, ces cours permettent à ces professionnels de l'information de santé d'être au courant des derniers développements de la technologie (CDROM et banques de données) et de la bibliothéconomie (gestion, personnel). De plus en plus, mais c'est aussi vrai dans les autres domaines de la documentation, l'attention se porte sur le rôle futur du bibliothécaire, le concept de "bibliothèque virtuelle" et sur les nouveaux réseaux de la communication scientifique type <em>Internet</em>.</p>
<p>En ce qui concerne la formation continue, il existe à l'heure actuelle, peu de formations organisées sauf celle de l'IMA-INSERM sur Medline et PASCAL, et celle des URFIST.</p>
<h2>Les médecins</h2>
<h3>Les étudiants en médecine</h3>
<p>Outre le fait que certaines facultés de médecine (Nancy, Lyon par exemple) dispensent aux étudiants des cours en documentation, les étudiants en médecine, afin de parfaire un enseignement magistral de plusieurs années, effectuent des stages dans les hôpitaux et font fonction d'internes. Ils participent ainsi de façon étroite à la vie des services médicaux. Les <em>staffs de bibliographie</em> déjà nommés précédemment, l'étude de cas médicaux et, finalement la constitution de leur bibliographie pour la thèse de doctorat sont autant de raisons pour les amener à utiliser la bibliographie médicale. Les bibliothécaires médicaux organisent des cours de bibliographie, qui sont à la fois l'apprentissage d'une méthodologie de la recherche bibliographique, et une approche des possibilités offertes par les banques de données, et ce, quel que soit leur support. C'est aussi, pour ces futurs praticiens, une manière de les amener à compléter et à faire évoluer efficacement, par la lecture, des connaissances théoriques.</p>
<h3>Le corps médical</h3>
<p>Le corps médical, et les médecins hospitaliers en particulier, ont pour obligation de mettre à jour de façon constante leurs connaissances scientifiques afin d'assurer des soins de qualité : c'est vrai de par la nature même d'un enseignement qui doit être réactualisé, par le fait que les découvertes scientifiques et médicales se périment au bout de cinq années en moyenne ; et également qu'un médecin, s'il veut évoluer dans sa carrière, se doit d'écrire un certain nombre d'articles scientifiques, et si possible, dans des revues internationales indexées dans les banques de données médicales (type <em>Medline</em> par exemple).</p>
<p>La formation continue des médecins empreinte donc plusieurs chemins :</p>
<ul>
<li><em>la lecture régulière de la presse spécialisée</em>, soit par abonnement personnel ou grâce à la fréquentation d'une bibliothèque (dans les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers généraux, les facultés de médecine, les laboratoires de recherche) : cette lecture s'avère cependant de plus en plus difficile de par l'abondance des publications (20 000 journaux biomédicaux et 17 000 nouveaux ouvrages publiés annuellement). Les <em>staffs de bibliographie</em> sont, en général, un bon exercice pour le maintien des connaissances dans un domaine particulier au sein d'un service hospitalier par exemple ; de nombreux médecins réalisent également des synthèses bibliographiques pour une revue ou le bulletin bibliographique d'un laboratoire pharmaceutique (dans ce cas, c'est, pour eux, une voie d'accès aux centres de documentation de l'industrie pharmaceutique)</li>
<li><em>la participation à des congrès médicaux</em> : on ne dira jamais assez l'importance des échanges personnels au cours de ces congrès, une ou deux fois par an. Il existe, en général, des congrès pour chaque spécialité.</li>
<li>enfin, <em>des cours de formation continue</em> dans les facultés de médecine et les hôpitaux avec l'enseignement post-universitaire.</li>
</ul>
<p>D'une manière ou d'une autre, la formation continue est en interaction avec la documentation. L'informatique, les nouvelles technologies (CDROM), les banques de données (300 dans le domaine biomédical) ont révolutionné l'accès à la documentation médicale. Impulsés par la nécessité pour les médecins d'être informé le plus rapidement et complètement possible, les bibliothèques et centres de documentation ont très vite adopté ces technologies, et organisent des cours de formation à leur utilisation.</p>
<p>L' <em>A.F.M.H.A</em> (Association pour la Formation des Médecins Hospitaliers à la gestion Administrative- Hôtel-Dieu-Paris), propose, depuis 1992, des sessions de formation avec pour thème "<em>Les Nouvelles Technologies au service de la Documentation Médicale</em>" : une douzaine de praticiens hospitaliers sont ainsi initiés, durant deux jours, à tous les nouveaux produits offerts par la technologie actuelle : accès Minitel, banques de données classiques ASCII ou sur disquettes, CDROM bibliographiques ou présentant des périodiques scientifiques en texte intégral.</p>
<h3>Archives médicales et documentation</h3>
<p>Dans les hôpitaux, le dossier du patient est géré par un service d'Archives médicales en relation étroite avec les Départements d'Information Médicale (DIM). Ces DIM sont sous la responsabilité d'un médecin et codifie toute l'activité hospitalière : durée de séjour, patients traités, pathologies. De plus en plus, DIM et documentation médicale sont couplés : la conséquence d'un tel regroupement est une meilleure circulation de l'information de santé en général centrée autour du patient (avec une interaction possible entre la lecture d'un article scientifique, son adaptation avec un cas traité dans un service de soins et la codification de ce cas), et une approche originale, quasi expérimentale et complémentaire des métiers de documentaliste, bibliothécaire et archiviste dans un cadre institutionnel.</p>
<h2>Les infirmières</h2>
<p>Le bibliothécaire de santé voit son rôle élargi à d'autres populations, celle des infirmier(e)s dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI, qui ont remplacé les écoles d'infirmières), des cadres infirmiers et cadres infirmiers supérieurs dans les écoles de cadres. Pour les premiers, il s'agit surtout, depuis la récente réforme du diplôme d'Etat en 1992, de s'adapter au module obligatoire de recherche. Cela passe par des études ponctuelles sur des sujets étudiés en cours et la rédaction d'un mémoire de fin d'études. Pour les seconds, c'est l'évolution dans la carrière qui est envisagé avec également la rédaction d'un mémoire. Depuis peu, les Instituts et Ecoles ont intégré un module de recherche documentaire en faisant appel à des bibliothécaires ou documentalistes (c'est le cas à l'AP-HP, dans des écoles de cadres ou des instituts de formation en soins infirmiers). <br />A l'instar de la population médicale, le corps infirmier, à toutes les étapes de sa carrière, se doit de se former et de s'informer : les techniques évoluent, les rapports au malade également. Une réflexion sur les soins infirmiers a émergé ces dernières années, et cette réflexion passe obligatoirement par un savoir bien intégré.</p>
<h2>Le bibliothécaire médical, médiateur de l'information</h2>
<p>Ainsi, le bibliothécaire médical voit son champ d'action s'élargir en fonction de la diversité des demandes et des types d'utilisateurs, et également de l'évolution des technologies qu'il lui faut dominer et maîtriser. L'impulsion donnée par la connaissance scientifique est un des moteurs essentiels qui font de cette branche spécialisée de la documentation, un domaine évolutif, passionnant et ouvert sur un avenir prometteur.</p>
<p>cop. JP Accart, 2007</p>
<p> </p>
<p> </p>(1993) - Les nouvelles technologies et la documentation en soins infirmiers.1993-04-03T18:48:24+00:001993-04-03T18:48:24+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/1993-les-nouvelles-technologies-et-la-documentation-en-soins-infirmiers.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><strong>Revue de l'infirmière, 1993, n° 11, pp. 8-14.</strong></p>
<p>Dans un précédent article intitulée "La Documentation Appliquée aux Soins Infirmiers", plusieurs points ont été développés :</p>
<ul>
<li>l'importance de l'apprentissage d'une méthodologie documentaire en soins infimiers durant les études, mais aussi au cours de pratique professionnelle ;</li>
<li>l'élaboration d'une stratégie de recherche rigoureuse</li>
<li>et enfin, savoir où se documenter et quelles sont les sources de données consultables.</li>
</ul>
<p>Ce sont, en fait, les méthodes classiques de recherche qui ont été développées. L'arrivée des nouvelles technologies telles que les banques de données, les CDROM, les didacticiels sont en train de faire évoluer de façon significative la documentation.</p>
<h2>Les nouvelles technologies : définition</h2>
<p>Durant des siècles, l'enseignement a été fait par des maîtres : ils représentaient pour leurs élèves la seule source d'information. Aujourd'hui, tout un chacun a la possibilité d'accéder à de multiples informations, spécialisées ou non : maîtriser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie.</p>
<p>Un accès rapide à ces sources est rendu possible à l'heure actuelle : la santé publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d'avoir un accès facilité aux connaissances . <br />La masse d'informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), d'accéder à ces informations après leur traitement, de la reproduire facilement, de la transmettre rapidement, sont des données qui font évoluer la documentation et notamment la documentation appliquée aux soins infirmiers.</p>
<p>Qu'est-ce qu' une <em>interrogation en ligne</em> sur un sujet particulier? Qu'est-ce qu'un <em>accès vidéotex</em>? La <em>télématique</em>? Comment est constituée une <em>banque de données</em> ? Ces termes peuvent paraître barbares ; ils n'en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines clés indispensables pour comprendre ce qu'est la documentation informatisée en soins infirmiers.</p>
<h2>Théorie et pratique de l'interrogation d'une banque de données (BDD)</h2>
<h3>1) Théorie de l'interrogation</h3>
<p>L'interrogation d'une BDD est l'aboutissement d'une recherche documentaire. Sur un sujet donné, il faut d'abord commencer par consulter les supports papier tels qu'ouvrages généraux, dictionnaires, encyclopédies, périodiques, traités, mémoires : en terme de documentation, c'est ce qu'on appelle l'accès aux <em>documents primaires</em>. C'était le thème développé dans le 1er article. <br />Puis, en vue d'approfondir sa recherche, d'établir une bibliographie rétrospective (remontant à plusieurs années) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours à <em>une banque de données</em> : celle-ci donnera accès à des références d'articles de revues et parfois à des résumés de ces articles. C'est ce qu'on appelle l'accès aux <em>documents secondaires</em>.</p>
<h4>Définition d'une banque de données</h4>
<p>Comme le démontre le schéma n°1, une banque de données est construite à partir de documents originaux (livres, articles de revues, thèses, documents photos etc) ; le producteur de la banque se charge, à l'aide d'une équipe de documentalistes et/ou d'indexeurs, de dépouiller ces documents, d'en extraire les références et de les indexer selon les termes définis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un <em>thesaurus</em> ou un <em>lexique</em>. <br />C'est un <em>fichier informatisé</em>. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatisés. Tous les champs de la notice (auteur, titre, périodique) sont interrogeables : la présentation est normalisée, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magnétiques, ou CDROM (Compact-Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin.</p>
<h4>Les différents accès aux BDD</h4>
<p>Les deux principaux accès aux BDD sont :</p>
<ul>
<li>l'accès <em>en ligne</em> à partir d'un ordinateur</li>
<li>l'accès <em>vidéotex</em> à partir d'un Minitel</li>
</ul>
<p>Les données informatiques, mémorisées sur ordinateur, transitent par le réseau téléphonique : c'est en 1980 que la France accède à l'interrogation des BDD grâce à l'ouverture du réseau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n'ont cessé de se développer dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD : disquette, CDROM, disque optique numérique (DON).</p>
<p>On distingue 4 types de BDD :</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>
<h4>Quatre types de banques de données :</h4>
<ul>
<li>les banques <strong>factuelles</strong> ou <strong>numériques</strong> : elles fournissent des informations brutes, des données chiffrées (par exemple les statistiques de l' INSEE, les cours de la Bourse)</li>
<li>les banques <strong>textuelles</strong> : extraits de presse (APM = Agence de Presse Médicale), ou textes de lois (Lexis)</li>
<li>les banques <strong>bibliographiques</strong> qui recensent des références d'articles, de périodiques ou de monographies. On les interroge à l'aide d'équations de recherches booléennes et on les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique</li>
<li>les BDD en <strong>texte intégral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherché (le journal Le Monde depuis janvier 1987)</li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous n'aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilisées en documentation.</p>
<h3>2) La pratique de l'interrogation</h3>
<h4>Les banques de données bibliographiques</h4>
<p>Elles sont constituées de <strong>notices bibliographiques</strong> : celles-ci se présentent comme une suite d'informations sur le document analysé, et sont organisées en <strong>champs</strong>.</p>
<p><br /><em>Exemple de notice dans une BDD bibliographique (Medline) après une recherche sur "les bibliothèques d'infirmières en France " (en anglais : "libraries, nursing" and "France") :</em></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>NR : 902084400
<p>TI : A nursing school librarian (interview)</p>
<p>TT : Le documentaliste dans l'école d'infirmières</p>
<p>LA : Fre</p>
<p>AU : Pupier M</p>
<p>LP : FRANCE</p>
<p>SO : Soins ; 1990 Feb (533) : 57-8</p>
<p>LO : CNRS</p>
<p>DEA : France ; Human ; Libraries ; nursing</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</td>
<td>le n° de notice dans la banque
<p>le titre de l'article en anglais</p>
<p>le titre de l'article en français</p>
<p>la langue de l'article</p>
<p>l'auteur</p>
<p>le lieu de pubication</p>
<p>la revue</p>
<p>la localisation de la revue</p>
<p>les mots-clés de l'article</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>Comment interroger une banque de données?</h4>
<h5>Intellectuellement</h5>
<p>Il faut reprendre la stratégie déjà appliquée lors d'une recherche sur support papier : délimitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts à ceux définis par la banque de données dans le thesaurus ou le lexique. La banque de données va permettre d'effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets croisés et sur une période de temps définie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier :</p>
<p><em>Exemple : le sujet étant " la méningite chez l'enfant " sur une période allant de 1985 à 1992, vous pourrez grâce à des <strong>opérateurs booléens</strong> (ET, OU, SAUF) obtenir l'équation de recherche suivante</em> :</p>
<blockquote>Question 1 : Méningite <em>ET</em> Enfant <br /> Question 2 : 1 <em>ET</em> 1985-1992</blockquote>
<p>La banque de données va vous donner un certain nombre de réponses sous forme de notices (cf schéma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander auprès du serveur.</p>
<h5>Matériellement</h5>
<p>Pour accéder à des banques de données bibliographiques, le matériel suivant est souhaitable :</p>
<ul>
<li>un micro-ordinateur</li>
<li>un logiciel de communication</li>
<li>un modem qui permet d'avoir accès au serveur de la banque de données en passant par une ligne téléphonique</li>
<li>une imprimante pour imprimer les réponses</li>
</ul>
<p><br />L'accès "<em>en ligne</em>" aux BDD est conditionné par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir également que les interrogations peuvent être d'un coût élevé. Seules des bibliothèques ou des centres de documentation ont la possibilité d'accéder à ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services équivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CDROM.</p>
<h2>Les sources de données en soins infirmiers</h2>
<h3>Les accès en ligne aux banques de données</h3>
<p>Ces BDD répondent plus aux besoins de chercheurs ou d'enseignants. Mais par la diversité des notions abordées, il est toujours possible de trouver des références sur le sujet étudié. Cependant, il existe peu de banques de données spécialisées en soins infirmiers. Voici les principales BDD :</p>
<dl><dt><strong>Pascal</strong></dt><dd>est une BDD multidisciplinaire développée depuis 1973 par l'INIST-CNRS (Institut National de l'Information Scientifique et Technique - Centre National de la Recherche Scientifique). La moitié des documents sont en langue anglaise, 10% en français. Deux rubriques sont consacrées à la Santé publique : "Santé publique. Hygiène" (épidémiologie, organisation, enseignement, législation et hygiène) et "Informatique et statistique biomédicales".</dd><dt><strong>Francis</strong></dt><dd>développe les aspects juridiques, économiques, sociologiques, psychologiques, démographiques et historiques de la santé. 13000 références depuis 1977. C'est le complément indispensable de PASCAL.</dd><dt><strong>Bird</strong></dt><dd>est produite par le Centre International de l'Enfance et concerne tous les aspects de l'enfance de la conception à l'adolescence. 74 000 références depuis 1981.</dd><dt><strong>Ramis</strong></dt><dd>présente des références en santé publique, en éducation de la santé. Son volume est de 8000 références.</dd><dt><strong>Nursing and allied health</strong></dt><dd>s'intéresse aux soins médicaux, à la formation du personnel , santé, médecine. 89 000 références depuis 1983.</dd><dt><strong>Medline</strong></dt><dd>BDD américaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la médecine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3000 périodiques du monde entier sont dépouillés depuis 1971, ce qui représente plus de 5 millions de références.</dd><dt><strong>Bioethics</strong></dt><dd>également produite par la NLM, est orientée sur les problèmes d'éthique et de déontologie .</dd></dl>
<h3>Les accès télématiques (accès vidéotex Minitel)</h3>
<p>Les procédures de connexion sont simples : il suffit d'allumer son Minitel, de composer le numéro d'appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d'appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la BDD. L'interrogation est guidée, sélectionnez votre choix parmi ceux proposés. Les coûts sont très variables selon les BDD (jusqu'à 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en début d'interrogation, le prix de celle-ci s'affichera régulièrement. <br />A titre d'exemples, voici un certain nombre de services développés sur Minitel :</p>
<dl><dt><strong>3614 ANFH</strong></dt><dd>service de l'Association Nationale de Formation permanente du personnel hospitalier</dd><dt><strong>3616 KSP</strong></dt><dd>à l'attention des kinésithérapeutes</dd><dt><strong>3616 REDATEL</strong></dt><dd>la rééducation des handicapés</dd><dt><strong>3615 SIDA</strong></dt><dd>des informations sur le SIDA ainsi qu'un Annuaire des centres de dépistage</dd><dt><strong>36 29 00 14</strong> : la BDD <strong>JURISANTE</strong></dt><dd>droit hospitalier, actualités</dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>MEDLINE</strong></dt><dd>bibliographique, la plus importante dans le domaine biomédical possédant des rubriques intéressant le domaine paramédical. A la différence de l'interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l'objectif est de toucher un public large, non-initié aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel</dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>BIOETHICS</strong></dt><dd>26000 références sur l'éthique, la déontologie de la santé</dd><dt><strong>3614 APHP</strong></dt><dd>Annuaire des hôpitaux et services de l'Assistance Publique de Paris</dd><dt><strong>3616 EMC</strong></dt><dd>service de l'Encyclopédie Médico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 références parmi lesquelles le personnel paramédical peut trouver des informations : techniques chirurgicales, thérapeutique, SIDA, Urgences</dd><dt><strong>3616 INFMAG</strong></dt><dd>service de la revue "Infirmière magazine"</dd><dt><strong>3616 VIDAL</strong></dt><dd>consultation du dictionnaire Vidal</dd></dl>
<h3>Les banques de données sur CDROM (Compact-disc Read Only Memory)</h3>
<h4>Qu'est-ce qu'un CDROM?</h4>
<p>Né en 1984, il se présente de l<br /> même manière qu'un disque compact musical. Mais ce sont des données qui sont enregistrées au lieu de notes de musique. La capacité de stockage d'un seul disque est impressionnante : <em>un disque compact, de 12 cm de diamètre, peut contenir jusqu'à 280.000 pages dactylographiées, ainsi que des images, des graphiques et des sons</em>. <br />La majorité des banques de données desservies "en ligne" sont accessibles le plus souvent grâce à un intermédiaire : le bibliothécaire-documentaliste. Les producteurs des banques de données, conscients des difficultés d'accès à ces outils, commencent à diffuser des supports mieux adaptés. A peu près 40% des fournisseurs de BDD envisage une édition supplémentaire sur CDROM. De plus, au bout d'un certain temps de pratique, l'utilisateur (médecin, infirmière, documentaliste) doit trouver son autonomie. <strong>Medline</strong>, <strong>Pascal</strong>, <strong>Bird</strong> sont disponibles sur ce support.</p>
<p>On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le <strong>Vidal</strong>), des annuaires, des catalogues et des revues médicales. Le CDROM n'est pas la simple restitution sur support informatique d'un texte papier ; grâce à un logiciel d'interrogation, il offre les mêmes possibilités qu'une BDD interrogeable en ligne : croisement de différents mots-clés grâce aux opérateurs booléens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM désiré sont nécessaires à la consultation. <br />L'intérêt d'un tel support, surtout pour les bibliothèques et centres de documentation, est que l'interrogation d'un CDROM n'est pas prise en compte : le prix à payer étant l'abonnement global, des économies substantielles sont réalisées par rapport à l'interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2, 50 F la minute sur Medline par exemple) et aux références affichées (1 F la référence Medline).</p>
<p>La documentation informatisée fait donc appel à de nombreux supports développés par les nouvelles technologies. L'Enseignement Assisté par Ordinateur (EAO) à l'aide de didacticiels est une manière différente de se former à la fois durant les études et tout au long de la vie professionnelle.</p>
<h2>L'enseignement assisté par ordinateur (EAO)</h2>
<h3>Qu'est-ce que l'EAO?</h3>
<p>Déjà abordé dans le précédent article, l'Enseignement Assisté par Ordinateur permet, soit à l'élève-infirmier(e), soit à l'infirmier(e) confirmé(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise à jour des connaissances sans l'intervention d'un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel nécessite un micro-ordinateur pour être utilisé; il est conçu à l'aide d'un programme informatique et sa présentation ressemble à celle des jeux vidéos. L'utilisateur n'a besoin que d'appuyer sur des touches ou d'utiliser une souris pour progresser, en répondant par oui ou par non, ou choisissant une réponse parmi d'autres. Il ne pourra progresser que si les réponses sont positives. On le voit, le côté ludique n'a pas été négligé, allié à une mise en images souvent très soignée. <br />Cette formule se met en place petit à petit dans les hôpitaux par l'intermédiaire du service de la formation continue.</p>
<h3>Quelques expériences hospitalières</h3>
<p>L'hôpital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une expérience originale : une "Formathèque" est à la disposition du personnel soignant de l'hôpital, proposant un catalogue de didacticiels . <br />Le Centre Hospitalier d'Argenteuil , pour sa part, réfléchit sur la question. <br />Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne a développé ce même type de structure de formation pour le personnel paramédical, et les heures de formation se chiffrent à plus d'un millier par an. Fort de cette expérience, a été créé en 1983, le SHIP (Service Hospitalier d'Ingéniérie Pédagogique) : ce service conçoit et réalise des didacticiels de santé. Parmi ceux-ci : "Le Coeur côté pile" destiné aux infirmières de salles d'opération afin d'étudier les éléments de connaissances anatomo-physio-pathologiques qui conduisent à l'implantation d'un stimulateur cardiaque, et les étapes de l'hospitalisation d'un malade simulé. <br />D'autres didacticiels concernent "l'Hygiène dans les services de soins", "la Sécurité dans les blocs opératoires"...</p>
<p>Cette forme d'apprentissage, totalement nouvelle et qui tend à se développer, est une manière différente de placer l'infirmier(e) devant l'état de ses connaissances, et de les faire ainsi évoluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en médecine. La Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette a développé une didacthèque professionnelle accessible à tout un chacun.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Une bibliothèque ou un centre de documentation, en Ecole d'Infirmier(e)s ou à l'hôpital, ne sont plus seulement des lieux où l'on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d'articles. Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de véritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l'ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est très développée. Pour que ce même phénomène touche la France, les besoins doivent s'exprimer. Cet article, en démontrant les accès possibles grâce à l'informatique aux sources de données, devrait y contribuer.</p>
<h2>Références</h2>
<p>1. <em>Annuaire des services télématiques</em>. Paris : A Jour, 1992. <br />2. BATIFOULIER C., PASQUIER M.H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d'autres sources</em>. Paris : CFPJ, 1990. <br />3. BARRE F. <em>Les nouvelles technologies en bibliothèque universitaire médicale : CDROM et EAO</em> : rapport de stage. Lyon : ENSSIB, 1990. <br />4. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S'informer, se documenter : guides des sources de données en santé publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />5. HOUPIER J.CH. <em>Répertoire des bases de données médicales : accès minitel et terminal informatique</em>. Paris : Mediscript, 1991. <br />6. <em>Répertoire des banques de données professionnelles 1990</em>. Paris : ADBS, ANRT, 1990. <br />7. SUTTER E. <em>Le disque optique compact (CDROM), l'usage au quotidien : dossier documentaire</em>. Paris : ADBS, 1991.</p>
<h2>Adresses</h2>
<p>1. La Formathèque, Hôpital de Colombes, 178 rue des Renouillers, 92701 COLOMBES Cedex. Tél. : (1) 47.60.64.71 (Mr A. PRESCHEL) <br />2. Service Hospitalier d'Ingéniérie Pédagogique (SHIP), Hôpital de Bellevue - Pavillon 54, 25 bd Pasteur, 42023 SAINT-ETIENNE Cedex 2. Tél. : 77.42.77.68 (Mr J.C. BANET) <br />3. Didacthèque professionnelle, Cité des Sciences et de l'Industrie, 30 avenue Corentin Cariou 75930 PARIS Cedex 19 (Réservation au (1) 40.05.82.91 ou Mme J. MULLER tél. 40.05.70.54) <br />4. Centre de Documentation-Bibliothèque médicale, Centre Hospitalier d'Argenteuil, 69 rue du Lt-Cl Prudhon, 95107 ARGENTEUIL Cedex. Tél. : (1) 34.23.24.69. (Mr J.P. ACCART, Melle A. LOURY)</p>
<p>cop. JP Accart, 2007</p>
<p> </p>
<p> </p><p><strong>Revue de l'infirmière, 1993, n° 11, pp. 8-14.</strong></p>
<p>Dans un précédent article intitulée "La Documentation Appliquée aux Soins Infirmiers", plusieurs points ont été développés :</p>
<ul>
<li>l'importance de l'apprentissage d'une méthodologie documentaire en soins infimiers durant les études, mais aussi au cours de pratique professionnelle ;</li>
<li>l'élaboration d'une stratégie de recherche rigoureuse</li>
<li>et enfin, savoir où se documenter et quelles sont les sources de données consultables.</li>
</ul>
<p>Ce sont, en fait, les méthodes classiques de recherche qui ont été développées. L'arrivée des nouvelles technologies telles que les banques de données, les CDROM, les didacticiels sont en train de faire évoluer de façon significative la documentation.</p>
<h2>Les nouvelles technologies : définition</h2>
<p>Durant des siècles, l'enseignement a été fait par des maîtres : ils représentaient pour leurs élèves la seule source d'information. Aujourd'hui, tout un chacun a la possibilité d'accéder à de multiples informations, spécialisées ou non : maîtriser cette information documentaire constitue un atout majeur et permet ainsi de trouver sa propre autonomie.</p>
<p>Un accès rapide à ces sources est rendu possible à l'heure actuelle : la santé publique est une discipline de recherche, et cela suppose donc d'avoir un accès facilité aux connaissances . <br />La masse d'informations produites et le fait que la technologie actuelle permet leur stockage dans un faible volume (sur disquette ou sur disque compact), d'accéder à ces informations après leur traitement, de la reproduire facilement, de la transmettre rapidement, sont des données qui font évoluer la documentation et notamment la documentation appliquée aux soins infirmiers.</p>
<p>Qu'est-ce qu' une <em>interrogation en ligne</em> sur un sujet particulier? Qu'est-ce qu'un <em>accès vidéotex</em>? La <em>télématique</em>? Comment est constituée une <em>banque de données</em> ? Ces termes peuvent paraître barbares ; ils n'en sont pas moins devenus usuels dans le langage actuel. La lecture de cet article va vous donner certaines clés indispensables pour comprendre ce qu'est la documentation informatisée en soins infirmiers.</p>
<h2>Théorie et pratique de l'interrogation d'une banque de données (BDD)</h2>
<h3>1) Théorie de l'interrogation</h3>
<p>L'interrogation d'une BDD est l'aboutissement d'une recherche documentaire. Sur un sujet donné, il faut d'abord commencer par consulter les supports papier tels qu'ouvrages généraux, dictionnaires, encyclopédies, périodiques, traités, mémoires : en terme de documentation, c'est ce qu'on appelle l'accès aux <em>documents primaires</em>. C'était le thème développé dans le 1er article. <br />Puis, en vue d'approfondir sa recherche, d'établir une bibliographie rétrospective (remontant à plusieurs années) ou de travailler sur un sujet pointu, il faut avoir recours à <em>une banque de données</em> : celle-ci donnera accès à des références d'articles de revues et parfois à des résumés de ces articles. C'est ce qu'on appelle l'accès aux <em>documents secondaires</em>.</p>
<h4>Définition d'une banque de données</h4>
<p>Comme le démontre le schéma n°1, une banque de données est construite à partir de documents originaux (livres, articles de revues, thèses, documents photos etc) ; le producteur de la banque se charge, à l'aide d'une équipe de documentalistes et/ou d'indexeurs, de dépouiller ces documents, d'en extraire les références et de les indexer selon les termes définis pour le classement de la BDD. Il constitue ainsi un <em>thesaurus</em> ou un <em>lexique</em>. <br />C'est un <em>fichier informatisé</em>. Comme il existe des fichiers manuels par sujets, il existe des fichiers informatisés. Tous les champs de la notice (auteur, titre, périodique) sont interrogeables : la présentation est normalisée, et ces fichiers sont inscrits sur des supports informatiques, bandes magnétiques, ou CDROM (Compact-Disc Read Only Memory) que nous verrons plus loin.</p>
<h4>Les différents accès aux BDD</h4>
<p>Les deux principaux accès aux BDD sont :</p>
<ul>
<li>l'accès <em>en ligne</em> à partir d'un ordinateur</li>
<li>l'accès <em>vidéotex</em> à partir d'un Minitel</li>
</ul>
<p>Les données informatiques, mémorisées sur ordinateur, transitent par le réseau téléphonique : c'est en 1980 que la France accède à l'interrogation des BDD grâce à l'ouverture du réseau TRANSPAC. Depuis lors, les BDD professionnelles n'ont cessé de se développer dans tous les domaines. <br />De plus, les nouvelles technologies proposent de nouveaux supports pour la diffusion des BDD : disquette, CDROM, disque optique numérique (DON).</p>
<p>On distingue 4 types de BDD :</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>
<h4>Quatre types de banques de données :</h4>
<ul>
<li>les banques <strong>factuelles</strong> ou <strong>numériques</strong> : elles fournissent des informations brutes, des données chiffrées (par exemple les statistiques de l' INSEE, les cours de la Bourse)</li>
<li>les banques <strong>textuelles</strong> : extraits de presse (APM = Agence de Presse Médicale), ou textes de lois (Lexis)</li>
<li>les banques <strong>bibliographiques</strong> qui recensent des références d'articles, de périodiques ou de monographies. On les interroge à l'aide d'équations de recherches booléennes et on les trouve surtout dans le domaine scientifique et technique</li>
<li>les BDD en <strong>texte intégral</strong> qui donnent, en ligne, le texte complet du document recherché (le journal Le Monde depuis janvier 1987)</li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Nous n'aborderons cependant que les BDD bibliographiques, car ce sont elles les plus utilisées en documentation.</p>
<h3>2) La pratique de l'interrogation</h3>
<h4>Les banques de données bibliographiques</h4>
<p>Elles sont constituées de <strong>notices bibliographiques</strong> : celles-ci se présentent comme une suite d'informations sur le document analysé, et sont organisées en <strong>champs</strong>.</p>
<p><br /><em>Exemple de notice dans une BDD bibliographique (Medline) après une recherche sur "les bibliothèques d'infirmières en France " (en anglais : "libraries, nursing" and "France") :</em></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>NR : 902084400
<p>TI : A nursing school librarian (interview)</p>
<p>TT : Le documentaliste dans l'école d'infirmières</p>
<p>LA : Fre</p>
<p>AU : Pupier M</p>
<p>LP : FRANCE</p>
<p>SO : Soins ; 1990 Feb (533) : 57-8</p>
<p>LO : CNRS</p>
<p>DEA : France ; Human ; Libraries ; nursing</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</td>
<td>le n° de notice dans la banque
<p>le titre de l'article en anglais</p>
<p>le titre de l'article en français</p>
<p>la langue de l'article</p>
<p>l'auteur</p>
<p>le lieu de pubication</p>
<p>la revue</p>
<p>la localisation de la revue</p>
<p>les mots-clés de l'article</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4>Comment interroger une banque de données?</h4>
<h5>Intellectuellement</h5>
<p>Il faut reprendre la stratégie déjà appliquée lors d'une recherche sur support papier : délimitation du sujet, formulation des concepts, et adaptation de ces concepts à ceux définis par la banque de données dans le thesaurus ou le lexique. La banque de données va permettre d'effectuer une recherche sur un, deux ou trois sujets croisés et sur une période de temps définie, ce que ne permet pas un fichier manuel ou un support papier :</p>
<p><em>Exemple : le sujet étant " la méningite chez l'enfant " sur une période allant de 1985 à 1992, vous pourrez grâce à des <strong>opérateurs booléens</strong> (ET, OU, SAUF) obtenir l'équation de recherche suivante</em> :</p>
<blockquote>Question 1 : Méningite <em>ET</em> Enfant <br /> Question 2 : 1 <em>ET</em> 1985-1992</blockquote>
<p>La banque de données va vous donner un certain nombre de réponses sous forme de notices (cf schéma notice bibliographique), que vous pourrez visualiser et sortir sur imprimante, ou commander auprès du serveur.</p>
<h5>Matériellement</h5>
<p>Pour accéder à des banques de données bibliographiques, le matériel suivant est souhaitable :</p>
<ul>
<li>un micro-ordinateur</li>
<li>un logiciel de communication</li>
<li>un modem qui permet d'avoir accès au serveur de la banque de données en passant par une ligne téléphonique</li>
<li>une imprimante pour imprimer les réponses</li>
</ul>
<p><br />L'accès "<em>en ligne</em>" aux BDD est conditionné par un abonnement et un mot de passe. Il faut savoir également que les interrogations peuvent être d'un coût élevé. Seules des bibliothèques ou des centres de documentation ont la possibilité d'accéder à ces outils documentaires. <br />Le Minitel offre cependant un certain nombre de services équivalents, avec ou sans contrat selon les BDD. <br />De plus, de nombreuses BDD sont maintenant consultables sur CDROM.</p>
<h2>Les sources de données en soins infirmiers</h2>
<h3>Les accès en ligne aux banques de données</h3>
<p>Ces BDD répondent plus aux besoins de chercheurs ou d'enseignants. Mais par la diversité des notions abordées, il est toujours possible de trouver des références sur le sujet étudié. Cependant, il existe peu de banques de données spécialisées en soins infirmiers. Voici les principales BDD :</p>
<dl><dt><strong>Pascal</strong></dt><dd>est une BDD multidisciplinaire développée depuis 1973 par l'INIST-CNRS (Institut National de l'Information Scientifique et Technique - Centre National de la Recherche Scientifique). La moitié des documents sont en langue anglaise, 10% en français. Deux rubriques sont consacrées à la Santé publique : "Santé publique. Hygiène" (épidémiologie, organisation, enseignement, législation et hygiène) et "Informatique et statistique biomédicales".</dd><dt><strong>Francis</strong></dt><dd>développe les aspects juridiques, économiques, sociologiques, psychologiques, démographiques et historiques de la santé. 13000 références depuis 1977. C'est le complément indispensable de PASCAL.</dd><dt><strong>Bird</strong></dt><dd>est produite par le Centre International de l'Enfance et concerne tous les aspects de l'enfance de la conception à l'adolescence. 74 000 références depuis 1981.</dd><dt><strong>Ramis</strong></dt><dd>présente des références en santé publique, en éducation de la santé. Son volume est de 8000 références.</dd><dt><strong>Nursing and allied health</strong></dt><dd>s'intéresse aux soins médicaux, à la formation du personnel , santé, médecine. 89 000 références depuis 1983.</dd><dt><strong>Medline</strong></dt><dd>BDD américaine produite par la National Library of Medicine (NLM), couvre la médecine clinique, la pharmacologie, la toxicologie, la nutrition, la psychologie. 3000 périodiques du monde entier sont dépouillés depuis 1971, ce qui représente plus de 5 millions de références.</dd><dt><strong>Bioethics</strong></dt><dd>également produite par la NLM, est orientée sur les problèmes d'éthique et de déontologie .</dd></dl>
<h3>Les accès télématiques (accès vidéotex Minitel)</h3>
<p>Les procédures de connexion sont simples : il suffit d'allumer son Minitel, de composer le numéro d'appel choisi (36.13 par exemple), au signal sonore d'appuyer sur la touche de fonction CONNEXION/FIN, et de taper le code de la BDD. L'interrogation est guidée, sélectionnez votre choix parmi ceux proposés. Les coûts sont très variables selon les BDD (jusqu'à 9 F la minute). En appuyant sur la touche SOMMAIRE en début d'interrogation, le prix de celle-ci s'affichera régulièrement. <br />A titre d'exemples, voici un certain nombre de services développés sur Minitel :</p>
<dl><dt><strong>3614 ANFH</strong></dt><dd>service de l'Association Nationale de Formation permanente du personnel hospitalier</dd><dt><strong>3616 KSP</strong></dt><dd>à l'attention des kinésithérapeutes</dd><dt><strong>3616 REDATEL</strong></dt><dd>la rééducation des handicapés</dd><dt><strong>3615 SIDA</strong></dt><dd>des informations sur le SIDA ainsi qu'un Annuaire des centres de dépistage</dd><dt><strong>36 29 00 14</strong> : la BDD <strong>JURISANTE</strong></dt><dd>droit hospitalier, actualités</dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>MEDLINE</strong></dt><dd>bibliographique, la plus importante dans le domaine biomédical possédant des rubriques intéressant le domaine paramédical. A la différence de l'interrogation en ligne qui demande une connaissance du logiciel pour interroger la BDD, l'objectif est de toucher un public large, non-initié aux techniques documentaires. Pour cela, il existe un guide Medline/Minitel</dd><dt><strong>36 29 00 36</strong> : la BDD <strong>BIOETHICS</strong></dt><dd>26000 références sur l'éthique, la déontologie de la santé</dd><dt><strong>3614 APHP</strong></dt><dd>Annuaire des hôpitaux et services de l'Assistance Publique de Paris</dd><dt><strong>3616 EMC</strong></dt><dd>service de l'Encyclopédie Médico-chirurgicale (EMC) comprenant 300 000 références parmi lesquelles le personnel paramédical peut trouver des informations : techniques chirurgicales, thérapeutique, SIDA, Urgences</dd><dt><strong>3616 INFMAG</strong></dt><dd>service de la revue "Infirmière magazine"</dd><dt><strong>3616 VIDAL</strong></dt><dd>consultation du dictionnaire Vidal</dd></dl>
<h3>Les banques de données sur CDROM (Compact-disc Read Only Memory)</h3>
<h4>Qu'est-ce qu'un CDROM?</h4>
<p>Né en 1984, il se présente de l<br /> même manière qu'un disque compact musical. Mais ce sont des données qui sont enregistrées au lieu de notes de musique. La capacité de stockage d'un seul disque est impressionnante : <em>un disque compact, de 12 cm de diamètre, peut contenir jusqu'à 280.000 pages dactylographiées, ainsi que des images, des graphiques et des sons</em>. <br />La majorité des banques de données desservies "en ligne" sont accessibles le plus souvent grâce à un intermédiaire : le bibliothécaire-documentaliste. Les producteurs des banques de données, conscients des difficultés d'accès à ces outils, commencent à diffuser des supports mieux adaptés. A peu près 40% des fournisseurs de BDD envisage une édition supplémentaire sur CDROM. De plus, au bout d'un certain temps de pratique, l'utilisateur (médecin, infirmière, documentaliste) doit trouver son autonomie. <strong>Medline</strong>, <strong>Pascal</strong>, <strong>Bird</strong> sont disponibles sur ce support.</p>
<p>On peut trouver maintenant sur CDROM des dictionnaires (le <strong>Vidal</strong>), des annuaires, des catalogues et des revues médicales. Le CDROM n'est pas la simple restitution sur support informatique d'un texte papier ; grâce à un logiciel d'interrogation, il offre les mêmes possibilités qu'une BDD interrogeable en ligne : croisement de différents mots-clés grâce aux opérateurs booléens, interrogation dans tous les champs de la notice (auteur, titre, etc). <br />Un micro-ordinateur, un lecteur de CDROM, et un abonnement au CDROM désiré sont nécessaires à la consultation. <br />L'intérêt d'un tel support, surtout pour les bibliothèques et centres de documentation, est que l'interrogation d'un CDROM n'est pas prise en compte : le prix à payer étant l'abonnement global, des économies substantielles sont réalisées par rapport à l'interrogation en ligne, qui elle, se paye en temps de connexion (2, 50 F la minute sur Medline par exemple) et aux références affichées (1 F la référence Medline).</p>
<p>La documentation informatisée fait donc appel à de nombreux supports développés par les nouvelles technologies. L'Enseignement Assisté par Ordinateur (EAO) à l'aide de didacticiels est une manière différente de se former à la fois durant les études et tout au long de la vie professionnelle.</p>
<h2>L'enseignement assisté par ordinateur (EAO)</h2>
<h3>Qu'est-ce que l'EAO?</h3>
<p>Déjà abordé dans le précédent article, l'Enseignement Assisté par Ordinateur permet, soit à l'élève-infirmier(e), soit à l'infirmier(e) confirmé(e) un apprentissage de nouvelles techniques, ou une remise à jour des connaissances sans l'intervention d'un tiers, monitrice ou enseignant. Le didacticiel nécessite un micro-ordinateur pour être utilisé; il est conçu à l'aide d'un programme informatique et sa présentation ressemble à celle des jeux vidéos. L'utilisateur n'a besoin que d'appuyer sur des touches ou d'utiliser une souris pour progresser, en répondant par oui ou par non, ou choisissant une réponse parmi d'autres. Il ne pourra progresser que si les réponses sont positives. On le voit, le côté ludique n'a pas été négligé, allié à une mise en images souvent très soignée. <br />Cette formule se met en place petit à petit dans les hôpitaux par l'intermédiaire du service de la formation continue.</p>
<h3>Quelques expériences hospitalières</h3>
<p>L'hôpital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une expérience originale : une "Formathèque" est à la disposition du personnel soignant de l'hôpital, proposant un catalogue de didacticiels . <br />Le Centre Hospitalier d'Argenteuil , pour sa part, réfléchit sur la question. <br />Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne a développé ce même type de structure de formation pour le personnel paramédical, et les heures de formation se chiffrent à plus d'un millier par an. Fort de cette expérience, a été créé en 1983, le SHIP (Service Hospitalier d'Ingéniérie Pédagogique) : ce service conçoit et réalise des didacticiels de santé. Parmi ceux-ci : "Le Coeur côté pile" destiné aux infirmières de salles d'opération afin d'étudier les éléments de connaissances anatomo-physio-pathologiques qui conduisent à l'implantation d'un stimulateur cardiaque, et les étapes de l'hospitalisation d'un malade simulé. <br />D'autres didacticiels concernent "l'Hygiène dans les services de soins", "la Sécurité dans les blocs opératoires"...</p>
<p>Cette forme d'apprentissage, totalement nouvelle et qui tend à se développer, est une manière différente de placer l'infirmier(e) devant l'état de ses connaissances, et de les faire ainsi évoluer. Il existe des didacticiels dans de nombreux domaines, et surtout en médecine. La Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette a développé une didacthèque professionnelle accessible à tout un chacun.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Une bibliothèque ou un centre de documentation, en Ecole d'Infirmier(e)s ou à l'hôpital, ne sont plus seulement des lieux où l'on emprunte des ouvrages, consulte des revues ou effectue des photocopies d'articles. Avec les nouvelles technologies, ils deviennent de véritables centres de recherches bibliographiques. Les pays anglo-saxons l'ont compris depuis longtemps, et la documentation en soins infirmiers y est très développée. Pour que ce même phénomène touche la France, les besoins doivent s'exprimer. Cet article, en démontrant les accès possibles grâce à l'informatique aux sources de données, devrait y contribuer.</p>
<h2>Références</h2>
<p>1. <em>Annuaire des services télématiques</em>. Paris : A Jour, 1992. <br />2. BATIFOULIER C., PASQUIER M.H. du. <em>Organiser sa documentation et savoir consulter d'autres sources</em>. Paris : CFPJ, 1990. <br />3. BARRE F. <em>Les nouvelles technologies en bibliothèque universitaire médicale : CDROM et EAO</em> : rapport de stage. Lyon : ENSSIB, 1990. <br />4. GUENOT C., GOUPIL M. <em>S'informer, se documenter : guides des sources de données en santé publique</em>. Rennes : ENSP, 1990. <br />5. HOUPIER J.CH. <em>Répertoire des bases de données médicales : accès minitel et terminal informatique</em>. Paris : Mediscript, 1991. <br />6. <em>Répertoire des banques de données professionnelles 1990</em>. Paris : ADBS, ANRT, 1990. <br />7. SUTTER E. <em>Le disque optique compact (CDROM), l'usage au quotidien : dossier documentaire</em>. Paris : ADBS, 1991.</p>
<h2>Adresses</h2>
<p>1. La Formathèque, Hôpital de Colombes, 178 rue des Renouillers, 92701 COLOMBES Cedex. Tél. : (1) 47.60.64.71 (Mr A. PRESCHEL) <br />2. Service Hospitalier d'Ingéniérie Pédagogique (SHIP), Hôpital de Bellevue - Pavillon 54, 25 bd Pasteur, 42023 SAINT-ETIENNE Cedex 2. Tél. : 77.42.77.68 (Mr J.C. BANET) <br />3. Didacthèque professionnelle, Cité des Sciences et de l'Industrie, 30 avenue Corentin Cariou 75930 PARIS Cedex 19 (Réservation au (1) 40.05.82.91 ou Mme J. MULLER tél. 40.05.70.54) <br />4. Centre de Documentation-Bibliothèque médicale, Centre Hospitalier d'Argenteuil, 69 rue du Lt-Cl Prudhon, 95107 ARGENTEUIL Cedex. Tél. : (1) 34.23.24.69. (Mr J.P. ACCART, Melle A. LOURY)</p>
<p>cop. JP Accart, 2007</p>
<p> </p>
<p> </p>(1992) - Le monde infirmier et la documentation.1992-04-03T18:50:44+00:001992-04-03T18:50:44+00:00https://www.jpaccart.ch/l-enseignement/1992-le-monde-infirmier-et-la-documentation.htmljpaccartinfo@jpaccart.ch<p><strong>Interbloc, 1992, vol. 11, n° 3, pp. 330-32.</strong></p>
<p>A l'heure actuelle, il devient indispensable de maîtriser l'information, la comprendre, et la faire partager. Cette maîtrise entre pour une part importante dans la réflexion, l'autonomie et finalement la prise de décision. <br />Les préoccupations du monde infirmier, hormis les questions de statut et de reconnaissance, s'attachent à des points spécifiques tels que l'éthique, l'accueil au malade, la douleur, ou les nouvelles thérapeutiques en cours. Le besoin d'information est manifeste : la presse infirmière est florissante, et on dénombre beaucoup d'ouvrages paraissant sur ces sujets pointus. Des centres de documentation ont été créés, des méthodes d'investigations spécifiques développées ainsi que des banques de données spécialisées.</p>
<p>Cet article vise à faire le point sur la documentation et le monde infirmier d'un point de vue pratique, à donner des clés pour comprendre et appréhender les bibliothèques paramédicales. Dans une première partie, nous aborderons la documentation durant les études d'infirmières, les méthodes proposées, et dans une deuxième partie, l'importance de la documentation personnelle ou commune à un service de soins dans l'évolution professionnelle et intellectuelle des infirmières.</p>
<h2>Documentation et école</h2>
<h3>Les écoles paramédicales</h3>
<p>Un certain nombre d'hôpitaux ont créé dans leur sein leur propre école d'infimières, d'infirmières spécialisées ou écoles des cadres hospitaliers. Pour sa part, l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris gère des écoles d'infirmières, de cadres, de sages-femmes, disséminées dans ses divers établissements. <br />Le service de la bibliothèque y est en général intégré, car un travail personnel important est demandé aux élèves et nécessitent certaines ressources documentaires spécifiques comme "l'Encyclopédie de l'Infirmière", des abonnements à "La Revue de l'Infimière" , à "Soins", à "l'Aide-soignante". <br />Ces structures sont bien organisées et répondent généralement aux normes bibliothéconomiques en vigueur.</p>
<h3>L'apprentissage : les études d'infirmier(e)s</h3>
<p>Au cours de la première année, le programme prévoit l'approfondissement des méthodes de travail, de la démarche de soins. Tout au long de la formation, la réalisation de travaux dirigés sur des thèmes d'intérêt professionnel comme l'élaboration d'affiches thématiques, un projet de groupe à visée préventive ou éducative, des dossiers sur la santé de l'homme et son environnement est demandée aux étudiant(e)s et compte pour l'évaluation continue des connaissances et des aptitudes : les futur(e)s infirmièr(e)s apprennent ainsi à travailler en groupe. <br />La recherche documentaire en vue de la réalisation du travail de fin d'études permet d'élargir le domaine de la réflexion. Elle impose également de préciser les limites d'un travail, oblige à écrire et à organiser sa documentation, de mobiliser les connaissances, de les compléter, les approfondir.</p>
<h3>La bibliothèque de l'école</h3>
<p>Afin d'appréhender correctement le monde particulier que constitue la bibliothèque de l' école, et mettre à profit toutes ses ressources, l'élève-infimier(e) doit savoir que :</p>
<ul>
<li>le bibliothécaire-documentaliste (ou la personne ayant en charge la bibliothèque, le plus souvent une monitrice) est la première personne à aborder : il lui apprendra le fonctionnement de la bibliothèque et son classement, comment se servir des différents fichiers ou à quelles bibliothèques ou centres de documentation s'adresser.</li>
<li>une bibliothèque est constituée d'ouvrages, de revues et d'encyclopédies. Chacun de ces supports contient des index par sujet, en fin de volume pour les livres et les encyclopédies, et dans le dernier numéro de l'année en cours pour les revues. Ce sont les premières sources à consulter.</li>
</ul>
<p>Dans un deuxième temps, il conviendra de se référer au fichier par sujets (ou matières) de la bibliothèque. Le type de classement employé est différent suivant les écoles, mais en général un classement alpha-numérique est employé : pour chaque document sont dégagés un ou plusieurs mots-clé ( "Anatomie" pour un livre portant sur le corps humain par exemple) et un numéro (dans la classification "CANDO" le terme d'Anatomie porte le numéro 16). Il est possible ainsi de combiner plusieurs notions. Ce type de classement permet de regrouper sous un même numéro tout ce que la bibliothèque possède sur l'anatomie par exemple.L'indexation des documents se fait grâce à plusieurs systèmes : le "CANDO" de J. CHEVALLIER, la Classification du Centre International de l'Enfance, ou celle de l'Organisation Mondiale de la Santé. <br />Pour chaque document recensé, une fiche dactylographique est composée selon des normes très précises : elle comporte tout ce qu'il est nécessaire de savoir sur un document. En voici un exemple: Cote</p>
<p><em>Exemple d'une fiche établie à partir d'un ouvrage, selon des normes précises, fiche intégrée dans un fichier sujets</em></p>
<p>Ces fiches sont ensuite classées dans le fichier par sujets (ou matières). Ce fichier sera la base même de toute recherche thématique sur un sujet donné. Là encore, le bibliothécaire-documentaliste peut être une aide précieuse à la recherche.</p>
<h3>La démarche bibliographique</h3>
<p>L'élève-infirmier(e), après avoir compris le fonctionnement de la bibliothèque de son école et son classement, doit être capable d'élaborer lui-même sa propre stratégie de recherche : cette stratégie lui servira durant toute sa carrière lorsqu'il devra travailler sur un sujet particulier, ou s'il veut se former pour préparer l'Ecole des Cadres et conduire ensuite l'équipe de soignants dont il aura la charge.</p>
<p><strong>La 1ère étape</strong> consiste dans la formulation de la question, la mise à plat de ses propres connaissances : est-ce une recherche dans le temps (rétrospective), est-ce une information locale, régionale, étrangère ?. S'agit-il d'un problème d'actualité, réglementaire, statistique, technique ?. Quel est le contexte de la question, le délai pour y répondre, faut-il des documents audiovisuels, des images ?</p>
<p><strong>La 2ème étape</strong> s'appuiera sur l'inventaire des sources documentaires présentes dans la bibliothèque de l'école ou dans un autre centre de documentation :</p>
<ul>
<li>le fichier par matières de la bibliothèque</li>
<li>les mémoires et thèses d'écoles d'infirmières et de cadres infirmiers qui sont des documents répertoriés seulement au niveau d'une école</li>
<li>des brochures (sur le SIDA par exemple)</li>
<li>des encyclopédies, ouvrages et dictionnaires</li>
<li>les revues et leurs index annuels par sujets</li>
</ul>
<p><strong>Une étape complémentaire</strong>, mais importante, consiste à consulter les personnes compétentes sur l'hôpital même dans le domaine investi : prendre rendez-vous avec le chef de service ou un médecin du service concerné. Il sera à même de vous indiquer la marche à suivre, les articles importants à lire. Certains points qui n'apparaissaient pas clairs au premier abord deviendront alors plus évident à saisir. Il n'est pas inutile d'insister sur l'importance des rapports personnels au sein de l'hôpital.</p>
<p>Les documents ainsi recensés, lus, analysés devront être classés par dossier et par thème. La recherche n'en sera que facilitée.</p>
<p>Cette démarche bibliographique, qui doit être rigoureuse pour être réussie, permettra ainsi de gagner un temps précieux, de mieux connaitre les objectifs à atteindre, de mieux s'organiser. Elle sera utile non seulement durant la période des études mais aussi durant toute la pratique infirmière.</p>
<h2>Documentation et pratique infirmière</h2>
<h3>La pratique infirmière</h3>
<p>Une fois les études terminées, il faut donc passer à la pratique quotidienne d'un métier qui devient de plus en plus technique et spécialisé. <br />Ainsi peut-on déterminer un certain nombre de compétences de bases demandées aux infirmières :</p>
<ul>
<li>l'identification d'un problème clinique et faire appel à la personne compétente pour le traiter</li>
<li>poser un diagnostic infirmier chez une personne</li>
<li>élaborer un projet de soins pour une personne</li>
<li>dispenser les soins infirmiers<ol>
<li>sur prescription médicale</li>
<li>de la zone d'autonomie</li>
</ol></li>
<li>identifier un problème de santé au niveau d'une population</li>
<li>participer à un projet d'actions en partenariat favorisant la gestion de santé d'un groupe</li>
<li>conduire une relation soignant/soigné et soignant/famille</li>
<li>organiser le travail et l'évaluer</li>
<li>travailler en équipe pluridisciplinaire</li>
<li>se former et former autrui</li>
<li>participer à une recherche en soin infirmier et produire du savoir infimier</li>
<li>participer à la conduite d'une politique de soins et de santé.</li>
</ul>
<p>Se tenir informé est un des maîtres-mots de notre époque. La démarche bibliographique apprise et appliquée durant les études va trouver là tout son sens. Lire régulièrement ce qui concerne son métier est une des manières de progresser et d'évoluer.</p>
<h3>Le personnel soignant de l'hôpital</h3>
<p>Avec à sa tête les Infirmières Générales, il bénéficie de peu de moyens de s'autoformer. Quelques abonnements peuvent être achetés en commun pour le service. Le responsable du service, en l'occurrence la surveillante, a un rôle non négligeable à jouer en la matière : elle peut décider la mise en commun de plusieurs abonnements et l'accès facilité à ces documents en les entreposant dans un endroit ouvert. La responsabilité de ces tâches peut être confiée à un des membres de l'équipe, à tour de rôle. Des réunions sur des thèmes peuvent également être organisées. <br /> Plus tard, l'infirmière peut être amenée à assurer la formation des cadres de sa profession, après plusieurs années de pratique hospitalière. Des centres de documentation spécialisés (le Centre de Documentation Pédagogique de l'Assistance Publique par exemple), l'accès à des banques de données ("Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature") répondent à des questions aussi variées que : la thérapeutique, l'éthique, l'épidémiologie, le SIDA, l'hygiène, la qualité des soins, la douleur ou les infections nosocomiales.</p>
<p>L'Enseignement Assisté par Ordinateur (EAO), permet, à l'aide de logiciels d'auto-apprentissage, ou didacticiels, une remise à niveau des connaissances (en techniques chirugicales par exemple) du personnel soignant. Cette formule se met en place petit à petit dans certains hôpitaux. L'hôpital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une expérience originale : une "Formathèque" est à la disposition du personnel soignant de l'hôpital. Fonctionnant sur rendez-vous, cette structure permet la formation continue professionnelle à l'aide de didacticiels.</p>
<p>Afin de rechercher, d'approfondir, de compléter l'information, les bibliothèques et centres de documentation des hôpitaux sont là pour répondre à ces questions. Voici quelques adresses utiles pour approfondir un sujet.</p>
<h3>Où se documenter ?</h3>
<p>Les ressources proposées par la bibliothèque de l'école ne seront peut-être pas suffisantes pour approfondir le sujet traité. A Paris, il est possible de se documenter dans plusieurs endroits :</p>
<ul>
<li>le <strong>Centre de Documentation Pédagogique de l'Assistance Publique de Paris</strong> : Centre de Formation en Soins Infirmiers Groupe Pitié-Salpêtrière, 47 bd de l'Hôpital, 75651 PARIS Cedex 13. Le fonds documentaire proposé (5200 ouvrages, 180 titres de périodiques) est à caractère encyclopédique avec des thèmes majeurs : gestion et management hospitalier, soins infirmiers et service infirmier, médecine et santé, sciences humaines, pédagogie et formation, droit.</li>
<li>la <strong>Médiathèque de la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette</strong>, service Médecine-Santé, 30 avenue Corentin Cariou, 75930 PARIS Cedex 19 . Le service Médecine-Santé est ouvert au grand public, aux médecins et au personnel soignant. Il propose, en accès libre et en prêt, plusieurs milliers d'ouvrages et 500 abonnements à des revues médicales dont des périodiques infirmiers. La documentation est informatisée sur le système GEAC (sur le modèle de la Bibliothèque Publique de Beaubourg), il existe une salle d'Enseignement Assistée par Ordinateur et un atelier informatique, "la Comète", afin d'interroger les banques de données spécialisées.</li>
<li>le <strong>Centre International de l'Enfance</strong>, Château de Longchamp, Bois de Boulogne, 75016 PARIS</li>
<li>le <strong>Centre Régional d'Information et de Prévention du SIDA</strong> (<strong>CRIPS)</strong>, 3, 5 rue de Ridder, 75014 PARIS</li>
<li>le <strong>Centre de Documentation et d'Information d'Ethique</strong>, INSERM, 101 rue de Tolbiac, 75013 PARIS</li>
</ul>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Nous l'avons vu, l'information est un élément fondamental de la prise de d&eac<br />te;cision et de l'action. Elle permet au professionnel de santé de se situer dans une histoire, une communauté, de confronter ses pratiques avec d'autres, de les évaluer, d'actualiser ses connaissances en approfondissant par exemple les problèmes d'éthique et d'économie découlant des avancées technologiques. Il est nécessaire pour cela d'apprendre une certaine démarche bibliographique, de devenir autonome par rapport à des méthodes de recherches particulières, de savoir gérer l'information.</p>
<h2>Bibliographie</h2>
<p>1. <em>Bibliothèques et vie hospitalière</em>. L'Hôpital à Paris, 1981, n° 65, sept-oct, pp. 419-443. <br /> 2. BORDES M. <em>La Bibliothèque en écoles d'infirmières : moyen pédagogique</em>. Infirmière enseignante, 1989, n° 1, pp. 21-245. <br /> 3. CHAINTRON E. <em>L'utilisation des revues professionnelles dans la pédagogie des écoles d'infirmières : table ronde</em>. Soins, 1984, n° 427, avril, pp. 54-58. <br /> 4. DAUBAN M. <em>La documentation dans les établissements hospitaliers généraux de la banlieue parisienne</em>. Paris : IUT Paris V, 1987. <br /> 5. NOBLET O. <em>Apprendre à apprendre</em>. Infirmière enseignante, 1990, n° 10, pp. 24-25. <br /> 6. STAMMINGER J. <em>A propos de la bibliothèque... en écoles d'infirmières</em>. Soins, 1982, vol. 27, n° 5, pp. 41- 45. <br /> 7. TCHASSOU DP. <em>La visite documentaire dans la formation infirmière : une approche systématisée</em>. Symbiose, 1987, vol. 54, mai-juin, pp. 15-18.</p>
<p>cop. JP Accart, 2007</p>
<p> </p>
<p> </p><p><strong>Interbloc, 1992, vol. 11, n° 3, pp. 330-32.</strong></p>
<p>A l'heure actuelle, il devient indispensable de maîtriser l'information, la comprendre, et la faire partager. Cette maîtrise entre pour une part importante dans la réflexion, l'autonomie et finalement la prise de décision. <br />Les préoccupations du monde infirmier, hormis les questions de statut et de reconnaissance, s'attachent à des points spécifiques tels que l'éthique, l'accueil au malade, la douleur, ou les nouvelles thérapeutiques en cours. Le besoin d'information est manifeste : la presse infirmière est florissante, et on dénombre beaucoup d'ouvrages paraissant sur ces sujets pointus. Des centres de documentation ont été créés, des méthodes d'investigations spécifiques développées ainsi que des banques de données spécialisées.</p>
<p>Cet article vise à faire le point sur la documentation et le monde infirmier d'un point de vue pratique, à donner des clés pour comprendre et appréhender les bibliothèques paramédicales. Dans une première partie, nous aborderons la documentation durant les études d'infirmières, les méthodes proposées, et dans une deuxième partie, l'importance de la documentation personnelle ou commune à un service de soins dans l'évolution professionnelle et intellectuelle des infirmières.</p>
<h2>Documentation et école</h2>
<h3>Les écoles paramédicales</h3>
<p>Un certain nombre d'hôpitaux ont créé dans leur sein leur propre école d'infimières, d'infirmières spécialisées ou écoles des cadres hospitaliers. Pour sa part, l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris gère des écoles d'infirmières, de cadres, de sages-femmes, disséminées dans ses divers établissements. <br />Le service de la bibliothèque y est en général intégré, car un travail personnel important est demandé aux élèves et nécessitent certaines ressources documentaires spécifiques comme "l'Encyclopédie de l'Infirmière", des abonnements à "La Revue de l'Infimière" , à "Soins", à "l'Aide-soignante". <br />Ces structures sont bien organisées et répondent généralement aux normes bibliothéconomiques en vigueur.</p>
<h3>L'apprentissage : les études d'infirmier(e)s</h3>
<p>Au cours de la première année, le programme prévoit l'approfondissement des méthodes de travail, de la démarche de soins. Tout au long de la formation, la réalisation de travaux dirigés sur des thèmes d'intérêt professionnel comme l'élaboration d'affiches thématiques, un projet de groupe à visée préventive ou éducative, des dossiers sur la santé de l'homme et son environnement est demandée aux étudiant(e)s et compte pour l'évaluation continue des connaissances et des aptitudes : les futur(e)s infirmièr(e)s apprennent ainsi à travailler en groupe. <br />La recherche documentaire en vue de la réalisation du travail de fin d'études permet d'élargir le domaine de la réflexion. Elle impose également de préciser les limites d'un travail, oblige à écrire et à organiser sa documentation, de mobiliser les connaissances, de les compléter, les approfondir.</p>
<h3>La bibliothèque de l'école</h3>
<p>Afin d'appréhender correctement le monde particulier que constitue la bibliothèque de l' école, et mettre à profit toutes ses ressources, l'élève-infimier(e) doit savoir que :</p>
<ul>
<li>le bibliothécaire-documentaliste (ou la personne ayant en charge la bibliothèque, le plus souvent une monitrice) est la première personne à aborder : il lui apprendra le fonctionnement de la bibliothèque et son classement, comment se servir des différents fichiers ou à quelles bibliothèques ou centres de documentation s'adresser.</li>
<li>une bibliothèque est constituée d'ouvrages, de revues et d'encyclopédies. Chacun de ces supports contient des index par sujet, en fin de volume pour les livres et les encyclopédies, et dans le dernier numéro de l'année en cours pour les revues. Ce sont les premières sources à consulter.</li>
</ul>
<p>Dans un deuxième temps, il conviendra de se référer au fichier par sujets (ou matières) de la bibliothèque. Le type de classement employé est différent suivant les écoles, mais en général un classement alpha-numérique est employé : pour chaque document sont dégagés un ou plusieurs mots-clé ( "Anatomie" pour un livre portant sur le corps humain par exemple) et un numéro (dans la classification "CANDO" le terme d'Anatomie porte le numéro 16). Il est possible ainsi de combiner plusieurs notions. Ce type de classement permet de regrouper sous un même numéro tout ce que la bibliothèque possède sur l'anatomie par exemple.L'indexation des documents se fait grâce à plusieurs systèmes : le "CANDO" de J. CHEVALLIER, la Classification du Centre International de l'Enfance, ou celle de l'Organisation Mondiale de la Santé. <br />Pour chaque document recensé, une fiche dactylographique est composée selon des normes très précises : elle comporte tout ce qu'il est nécessaire de savoir sur un document. En voici un exemple: Cote</p>
<p><em>Exemple d'une fiche établie à partir d'un ouvrage, selon des normes précises, fiche intégrée dans un fichier sujets</em></p>
<p>Ces fiches sont ensuite classées dans le fichier par sujets (ou matières). Ce fichier sera la base même de toute recherche thématique sur un sujet donné. Là encore, le bibliothécaire-documentaliste peut être une aide précieuse à la recherche.</p>
<h3>La démarche bibliographique</h3>
<p>L'élève-infirmier(e), après avoir compris le fonctionnement de la bibliothèque de son école et son classement, doit être capable d'élaborer lui-même sa propre stratégie de recherche : cette stratégie lui servira durant toute sa carrière lorsqu'il devra travailler sur un sujet particulier, ou s'il veut se former pour préparer l'Ecole des Cadres et conduire ensuite l'équipe de soignants dont il aura la charge.</p>
<p><strong>La 1ère étape</strong> consiste dans la formulation de la question, la mise à plat de ses propres connaissances : est-ce une recherche dans le temps (rétrospective), est-ce une information locale, régionale, étrangère ?. S'agit-il d'un problème d'actualité, réglementaire, statistique, technique ?. Quel est le contexte de la question, le délai pour y répondre, faut-il des documents audiovisuels, des images ?</p>
<p><strong>La 2ème étape</strong> s'appuiera sur l'inventaire des sources documentaires présentes dans la bibliothèque de l'école ou dans un autre centre de documentation :</p>
<ul>
<li>le fichier par matières de la bibliothèque</li>
<li>les mémoires et thèses d'écoles d'infirmières et de cadres infirmiers qui sont des documents répertoriés seulement au niveau d'une école</li>
<li>des brochures (sur le SIDA par exemple)</li>
<li>des encyclopédies, ouvrages et dictionnaires</li>
<li>les revues et leurs index annuels par sujets</li>
</ul>
<p><strong>Une étape complémentaire</strong>, mais importante, consiste à consulter les personnes compétentes sur l'hôpital même dans le domaine investi : prendre rendez-vous avec le chef de service ou un médecin du service concerné. Il sera à même de vous indiquer la marche à suivre, les articles importants à lire. Certains points qui n'apparaissaient pas clairs au premier abord deviendront alors plus évident à saisir. Il n'est pas inutile d'insister sur l'importance des rapports personnels au sein de l'hôpital.</p>
<p>Les documents ainsi recensés, lus, analysés devront être classés par dossier et par thème. La recherche n'en sera que facilitée.</p>
<p>Cette démarche bibliographique, qui doit être rigoureuse pour être réussie, permettra ainsi de gagner un temps précieux, de mieux connaitre les objectifs à atteindre, de mieux s'organiser. Elle sera utile non seulement durant la période des études mais aussi durant toute la pratique infirmière.</p>
<h2>Documentation et pratique infirmière</h2>
<h3>La pratique infirmière</h3>
<p>Une fois les études terminées, il faut donc passer à la pratique quotidienne d'un métier qui devient de plus en plus technique et spécialisé. <br />Ainsi peut-on déterminer un certain nombre de compétences de bases demandées aux infirmières :</p>
<ul>
<li>l'identification d'un problème clinique et faire appel à la personne compétente pour le traiter</li>
<li>poser un diagnostic infirmier chez une personne</li>
<li>élaborer un projet de soins pour une personne</li>
<li>dispenser les soins infirmiers<ol>
<li>sur prescription médicale</li>
<li>de la zone d'autonomie</li>
</ol></li>
<li>identifier un problème de santé au niveau d'une population</li>
<li>participer à un projet d'actions en partenariat favorisant la gestion de santé d'un groupe</li>
<li>conduire une relation soignant/soigné et soignant/famille</li>
<li>organiser le travail et l'évaluer</li>
<li>travailler en équipe pluridisciplinaire</li>
<li>se former et former autrui</li>
<li>participer à une recherche en soin infirmier et produire du savoir infimier</li>
<li>participer à la conduite d'une politique de soins et de santé.</li>
</ul>
<p>Se tenir informé est un des maîtres-mots de notre époque. La démarche bibliographique apprise et appliquée durant les études va trouver là tout son sens. Lire régulièrement ce qui concerne son métier est une des manières de progresser et d'évoluer.</p>
<h3>Le personnel soignant de l'hôpital</h3>
<p>Avec à sa tête les Infirmières Générales, il bénéficie de peu de moyens de s'autoformer. Quelques abonnements peuvent être achetés en commun pour le service. Le responsable du service, en l'occurrence la surveillante, a un rôle non négligeable à jouer en la matière : elle peut décider la mise en commun de plusieurs abonnements et l'accès facilité à ces documents en les entreposant dans un endroit ouvert. La responsabilité de ces tâches peut être confiée à un des membres de l'équipe, à tour de rôle. Des réunions sur des thèmes peuvent également être organisées. <br /> Plus tard, l'infirmière peut être amenée à assurer la formation des cadres de sa profession, après plusieurs années de pratique hospitalière. Des centres de documentation spécialisés (le Centre de Documentation Pédagogique de l'Assistance Publique par exemple), l'accès à des banques de données ("Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature") répondent à des questions aussi variées que : la thérapeutique, l'éthique, l'épidémiologie, le SIDA, l'hygiène, la qualité des soins, la douleur ou les infections nosocomiales.</p>
<p>L'Enseignement Assisté par Ordinateur (EAO), permet, à l'aide de logiciels d'auto-apprentissage, ou didacticiels, une remise à niveau des connaissances (en techniques chirugicales par exemple) du personnel soignant. Cette formule se met en place petit à petit dans certains hôpitaux. L'hôpital de Colombes (AP-HP) a ainsi mis sur pied une expérience originale : une "Formathèque" est à la disposition du personnel soignant de l'hôpital. Fonctionnant sur rendez-vous, cette structure permet la formation continue professionnelle à l'aide de didacticiels.</p>
<p>Afin de rechercher, d'approfondir, de compléter l'information, les bibliothèques et centres de documentation des hôpitaux sont là pour répondre à ces questions. Voici quelques adresses utiles pour approfondir un sujet.</p>
<h3>Où se documenter ?</h3>
<p>Les ressources proposées par la bibliothèque de l'école ne seront peut-être pas suffisantes pour approfondir le sujet traité. A Paris, il est possible de se documenter dans plusieurs endroits :</p>
<ul>
<li>le <strong>Centre de Documentation Pédagogique de l'Assistance Publique de Paris</strong> : Centre de Formation en Soins Infirmiers Groupe Pitié-Salpêtrière, 47 bd de l'Hôpital, 75651 PARIS Cedex 13. Le fonds documentaire proposé (5200 ouvrages, 180 titres de périodiques) est à caractère encyclopédique avec des thèmes majeurs : gestion et management hospitalier, soins infirmiers et service infirmier, médecine et santé, sciences humaines, pédagogie et formation, droit.</li>
<li>la <strong>Médiathèque de la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette</strong>, service Médecine-Santé, 30 avenue Corentin Cariou, 75930 PARIS Cedex 19 . Le service Médecine-Santé est ouvert au grand public, aux médecins et au personnel soignant. Il propose, en accès libre et en prêt, plusieurs milliers d'ouvrages et 500 abonnements à des revues médicales dont des périodiques infirmiers. La documentation est informatisée sur le système GEAC (sur le modèle de la Bibliothèque Publique de Beaubourg), il existe une salle d'Enseignement Assistée par Ordinateur et un atelier informatique, "la Comète", afin d'interroger les banques de données spécialisées.</li>
<li>le <strong>Centre International de l'Enfance</strong>, Château de Longchamp, Bois de Boulogne, 75016 PARIS</li>
<li>le <strong>Centre Régional d'Information et de Prévention du SIDA</strong> (<strong>CRIPS)</strong>, 3, 5 rue de Ridder, 75014 PARIS</li>
<li>le <strong>Centre de Documentation et d'Information d'Ethique</strong>, INSERM, 101 rue de Tolbiac, 75013 PARIS</li>
</ul>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Nous l'avons vu, l'information est un élément fondamental de la prise de d&eac<br />te;cision et de l'action. Elle permet au professionnel de santé de se situer dans une histoire, une communauté, de confronter ses pratiques avec d'autres, de les évaluer, d'actualiser ses connaissances en approfondissant par exemple les problèmes d'éthique et d'économie découlant des avancées technologiques. Il est nécessaire pour cela d'apprendre une certaine démarche bibliographique, de devenir autonome par rapport à des méthodes de recherches particulières, de savoir gérer l'information.</p>
<h2>Bibliographie</h2>
<p>1. <em>Bibliothèques et vie hospitalière</em>. L'Hôpital à Paris, 1981, n° 65, sept-oct, pp. 419-443. <br /> 2. BORDES M. <em>La Bibliothèque en écoles d'infirmières : moyen pédagogique</em>. Infirmière enseignante, 1989, n° 1, pp. 21-245. <br /> 3. CHAINTRON E. <em>L'utilisation des revues professionnelles dans la pédagogie des écoles d'infirmières : table ronde</em>. Soins, 1984, n° 427, avril, pp. 54-58. <br /> 4. DAUBAN M. <em>La documentation dans les établissements hospitaliers généraux de la banlieue parisienne</em>. Paris : IUT Paris V, 1987. <br /> 5. NOBLET O. <em>Apprendre à apprendre</em>. Infirmière enseignante, 1990, n° 10, pp. 24-25. <br /> 6. STAMMINGER J. <em>A propos de la bibliothèque... en écoles d'infirmières</em>. Soins, 1982, vol. 27, n° 5, pp. 41- 45. <br /> 7. TCHASSOU DP. <em>La visite documentaire dans la formation infirmière : une approche systématisée</em>. Symbiose, 1987, vol. 54, mai-juin, pp. 15-18.</p>
<p>cop. JP Accart, 2007</p>
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